Si elle obtient plus de 10 % au premier tour, la tête de liste de LFI pourrait se maintenir au second, si aucune fusion n’est possible avec Emmanuel Grégoire. Au risque de précipiter une victoire de la droite.
«Bertrand Delanoë, c’est pour nous une référence, celle de la conquête symbolique de Paris» il y a 25 ans, a dit devant les journalistes Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo, qui n’a pas apporté son soutien à son ancien dauphin dans la campagne.
Emmanuel Grégoire, député du Parti socialiste (PS) et candidat à la mairie de Paris, avec l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, lors d’une visite électorale dans le 13e arrondissement de Paris, le 11 janvier 2026.
Entre l’irruption de Sarah Knafo (Reconquête) dans la course à la mairie de Paris et les attaques répétées de Pierre-Yves Bournazel (Horizons), la candidate LR se pose en rassembleuse dans une élection où les sondages situent la droite non loin des 60% au premier tour.
Selon un sondage Ifop pour L’Opinion et Sud Radio paru samedi, la liste menée sans LFI par le socialiste Emmanuel Grégoire arriverait légèrement en tête du premier tour des municipales à Paris, devant la candidate de droite.
«J’ai souhaité être dans une liste d’union de la gauche la plus large possible», a expliqué Philippe Martinez, qui n’est encarté dans aucun parti mais souhaite que le PCF rejoigne la liste conduite par un socialiste.
«Informé vendredi de posts à caractère antisémite», le comité électoral de la France insoumise «a retiré immédiatement son investiture à Yves Bouteiller à Romilly-sur-Seine», écrit LFI dans un communiqué.