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Gray Zone Warfare s’enfonce dans son erreur en réaffirmant la place centrale du PvE

Dans quelques jours/semaines, le patch 0.4 Dark Revelation de Gray Zone Warfare, initialement prévu à l’automne 2025, devrait être publié. Il devrait apporter de nouvelles missions ainsi que des éléments de lore. Ils l’avaient annoncé il y a presque un an, et on était restés dubitatifs. En effet, l’amélioration de l’IA – pourtant catastrophique depuis le début de l’accès anticipé en avril 2024 – n’était toujours pas au programme. Pour autant, le patch 0.3 s’était concentré sur le PvP avec les avant-postes à défendre et capturer, et on se disait que les développeurs avaient enfin trouvé leur voie. La semaine dernière, on s’est rendus compte que ce virage entamé au printemps dernier s’était finalement terminé dans le mur, puisque le site officiel affiche dorénavant un magnifique « PVE-first open-world tactical shooter ». En jetant un œil sur Wayback Machine, on peut voir que le slogan du 15 janvier était encore « A genre-elevating tactical sandbox extraction FPS » et si on remonte encore quelques mois avant, on avait un très explicite « A tactical open-world MMOFPS where every move matters ». Une décision sans doute prise après avoir jeté un œil sur le nombre de joueurs simultanés, qui continue de stagner autour d’un bon millier. Malheureusement, avoir de la volonté ne suffit pas pour rendre les IA moins débiles. À titre de comparaison, celles d’Arma Reforger, pourtant pas les couteaux les plus affutés du tiroir, paraissent presque brillantes à côté.

On ne sait toujours pas grand-chose du prochain patch, mais comme on s’est relancés dans l’aventure avec quelques membres de la communauté, on essaiera de voir si c’est un peu moins mauvais après le déploiement. Attention, avoir une IA pourrie ne rend pas l’expérience complètement à chier : en coopération, n’importe quel jeu peut être amusant. Et dans Gray Zone Warfare, l’environnement est franchement chouette, tout comme pas mal d’éléments de gameplay. En attendant, si vous voulez tirer sur les plots qui gueulent au milieu de la route et profiter d’un temps pluvieux les trois quarts du temps, vous pouvez retrouver le jeu chez notre partenaire Gamesplanet à –10 %, soit 36 €.

Édit du 27/02 : MADFINGER Games a publié une vidéo dans la journée pour détailler le contenu du prochain patch, et annoncer sa sortie pour le mois de mars :

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Ubisoft prend conseil auprès de son voisin Cooperl Montfort pour sa restructuration

Vous n’avez pas pu y échapper, vous avez sans doute vu qu’Ubisoft avait tranché dans le lard. Six jeux annulés dont un très attendu, de nombreux reports, des studios fermés, une restructuration et une annonce prévue le 12 février prochain vécue comme une épée de Damoclès par les employés, voici le fabuleux programme déroulé mercredi en conférence de presse par le géant breton. L’objectif serait d’économiser 200 millions d’euros en deux ans, et ainsi réduire les coûts fixes annuels à 1,25 milliards d’euros à l’horizon 2028, au lieu de 1,75 milliards dépensés sur l’année fiscale 2022/2023. Les investisseurs, quant à eux, ont pris acte en paniquant comme il faut, puisque le titre a chuté en bourse de près de 40 %.

D’après les économies prévues, Insider Gaming estime le nombre de licenciements à venir à environ 2 400, ce qui amènerait le nombre d’employés autour des 15 000. Cela s’accompagnera de fermetures de studios un peu partout, comme celui d’Ubisoft Stockholm, mais l’information sur les autres n’a pas encore été communiquée. Et pour éviter d’avoir à trop mettre la main au portefeuille, surtout en France, Ubisoft choisit de couper toute possibilité de télétravail, afin de dégrader la qualité de vie des salariés et les pousser doucement vers la sortie. Une relation saine et équilibrée entre employeur et employés. Un appel à la grève pour une demi-journée a été lancé par Solidaires Informatique, pour un rendez-vous moins de 24 h après les annonces, sans doute pour marquer le coup. On n’a pas trouvé de bilan de la mobilisation, mais elle devrait être suivie de nouvelles journées de débrayage, si l’on en croit les syndicats.

Du côté des jeux, l’annonce de la restructuration en cinq « maisons créatives » permet de voir quelles sont les licences qui subsistent, mais on ne peut pas dire que ça donne spécialement envie. Et surtout, il n’y a que Vantage Studio qui travaille sur un FPS, l’ancêtre Rainbow Six: Siege qui vient de fêter ses 10 ans. Heureusement, le géant breton nous annonce qu’il se focalisera désormais sur ce qui compte réellement pour les joueurs : les mondes ouverts, les GAAS (Game As a Service) et l’IA générative. Miam.

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Splitgate Arena Reloaded : pleurer comme un bébé semble ne pas attirer plus de joueurs

Vous vous souvenez de Splitgate 2, récemment renommé Splitgate Arena Reloaded lors de sa ressortie après cinq mois de retour en bêta ? Il y a quelques jours, les développeurs de chez 1047 Games ont souhaité s’exprimer sur les chiffres assez peu impressionnants de leur jeu sur Steam. Ils expliquent que les « chiffres Steam ne mesurent pas le fun » et qu’ils ne donnent pas la vision globale de la communauté. Ils terminent leur petit laïus en implorant les joueurs de venir tester, parce que c’est gratuit ! Mais contrairement à un titre plus ou moins inconnu qui pourrait rencontrer un nouveau public grâce à ce genre de message, ce n’est pas un problème de visibilité. En effet, il est fort probable que toute personne potentiellement intéressée ait déjà entendu parler du projet, ne serait-ce que grâce à la formidable intervention du CEO lors des conférences de juin 2025. Et au lancement, le résultat n’était pas honteux, puisqu’il y avait eu plus de 25 000 joueurs simultanés sur Steam. S’ils n’y jouent plus aujourd’hui, c’est simplement parce qu’ils ont trouvé mieux à faire de leur temps.

Splitgate 2 - skin à 20 balles
Qui n’aurait pas envie de jouer à Splitgate Arena Reloaded en voyant ce skin, facturé seulement 20 € ?

On a vraiment l’impression que les développeurs viennent pleurnicher sur le réseau de tonton Elon pour dire que les chiffres Steam, c’est vraiment trop injuste. Malheureusement, la majorité des commentateurs semblent davantage se moquer de la situation plutôt que de compatir avec le studio. Étonnant. Pourtant, le jeu en lui-même n’est pas nul : le feeling est correct, les mouvements sont sympas, et le principe de portail fonctionne bien. Reste que le titre n’accroche pas suffisamment pour conserver ses joueurs, malgré la présence d’un battlepass à 10 €, de magnifiques skins à 20 € et de pages captives au démarrage pour forcer le partage à un ami.

Si vous voulez vous faire un avis et contribuer à tenter d’égaler le nom du studio en nombre de joueurs, vous pouvez retrouver Splitgate Arena Reloaded sur Steam ou l’Epic Games Store.

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