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J’ai transféré mes bitcoins à des escrocs pendant que je préparais une purée de pommes de terre

Je suis journaliste tech depuis 20 ans, j'ai écrit quantité d’articles sur la cybersécurité. Et je me suis quand même fait arnaquer comme un bleu par un faux conseiller Binance. Témoignage d'une escroquerie par téléphone d'une redoutable efficacité (et d'une humiliation personnelle cuisante).

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Portrait de ville : Nantes, la désenchantée

Longtemps, j’ai caracolé en tête des classements des villes où il fait bon vivre. « Tu es la plus belle, la plus verte et la plus attractive », me disaient labels et palmarès. Aujourd’hui, à me regarder de plus près dans le miroir des indicateurs publics, le reflet s’assombrit.

Je suis cette ville que le peuple gaulois des Namnètes fonda vers le Ier siècle avant notre ère. Cette ancienne cité industrielle meurtrie par la fermeture de ses chantiers navals, qui a su opérer une mue spectaculaire. Cette ville que tout le monde voulait habiter et qui compte aujourd’hui environ 330 000 personnes.

Me voilà, comme les autres communes françaises, devant passer le test des élections municipales (15 et 22 mars). Elles verront ma maire sortante, favorite du scrutin, la socialiste Johanna Rolland, briguer un troisième mandat, à la tête d’une liste d’union de la gauche, hors LFI. Elle sera confrontée à Foulques Chombart de Lauwe, candidat de la droite et du centre soutenu par LR, Horizons, Renaissance et Modem, mais aussi à l’insoumis William Aucant, à Jean-Claude Hulot pour le Rassemblement national, à Margot Medkour, se présentant sous les couleurs de Nantes populaire (extrême gauche), et au centriste Mounir Belhamiti.

Niveau indicateurs économiques, ma croissance reste flatteuse, affichant +1,1 % par an sur les 10 dernières années, quatre fois plus que la moyenne nationale. Chaque semaine, je vois arriver près de 80 nouveaux venus.

Ce dynamisme tient à la jeunesse que j’aimante (âge médian : 33 ans), à mon pôle universitaire et à un marché tertiaire attractif. Mais si j’attire, je ne retiens plus forcément. Une partie significative des familles et des seniors s’éloigne vers la seconde couronne métropolitaine ou les départements voisins, chassée par le coût du logement.

Très cher logement

Car ici comme ailleurs, le logement est devenu un nœud gordien. Mon parc social est saturé. Seules 19 % des demandes aboutissent, et à peine 12 % pour les ménages dont les revenus sont inférieurs à 500 euros par mois. Cette tension résulte d’un effet ciseau désormais bien établi : une baisse durable de la production de logements sociaux, conjuguée à une flambée des prix de l’immobilier ancien, qui ont progressé quatre fois plus vite que les revenus en vingt ans.

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"Ça m'a fait flipper" : un informaticien français pirate involontairement 7 000 aspirateurs robots | France Inter

« Samy Azdoufal découvre alors qu'il a non seulement accès aux données de son aspirateur, mais à celles de 7 000 autres ; niveau de batterie, accès à la caméra, au micro et à la localisation des appareils. »
MAIS PURIN DE BORDEL. Ces fabricants méritent des baffes, c'est pas possible.
Je vous le dis: Pas d'objets connectés chez moi. C'est hors de question.
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ENQUETE FRANCETV. Une fuite de données médicales inquiète en France, entre 11 et 15 millions de personnes touchées - franceinfo

Oh bordel : « Dans certains cas, la base fait état du dossier médical du patient, de manière détaillée. On y retrouve des informations sensibles remplies par des professionnels de santé : "porteuse sida !!! !!!!", "serait homosexuelle d'après sa mère", "mère musulmane voilée", ou encore "catholique non pratiquante car ses 2 frères sont suicidés". »
😱 Oh mais non...

EDIT: C'est confirmé : https://www.franceinfo.fr/sante/le-ministere-de-la-sante-confirme-que-les-donnees-administratives-de-15-millions-de-francais-ont-fuite-au-lendemain-des-revelations-de-france-televisions_7833605.html
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La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité - Next

La DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) veut réduire notre sécurité. Cherchez l'erreur.

Notez bien aussi : "La DGSI ne parviendrait en effet à pirater que 25 à 30 % des smartphones seulement."
Ce qui veut dire qu'Apple et les fabricants de smartphone Android ont fait des efforts pour améliorer la sécurité. (Et c'est malheureusement aussi pour ça qu'il vaut mieux ne pas se traîner des smartphones avec de vieilles versions d'Android qui ne recoivent plus de mises à jour.)
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Claude a transformé la modernisation d’un langage zombie

Des centaines de milliards de lignes de COBOL tournent encore dans les systèmes critiques des banques et des gouvernements. Problème : les développeurs capables de les maintenir disparaissent, à la retraite ou trop âgés. Claude, l'IA d'Anthropic, promet de résoudre l'équation impossible -- moderniser sans tout casser.

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Bug OpenClaw : quand l’agent IA efface les mails d’une directrice de Meta

Ce 23 février 2026, Summer Yue est au centre des discussions tech sur X. La responsable de l’alignement IA chez Meta a raconté comment son agent autonome OpenClaw lui a désobéi, supprimant sans autorisation des emails de sa boîte Gmail. Un incident qui soulève de sérieuses questions sur la fiabilité des agents IA.

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Panique en bourse : les marchés financiers ont-ils vraiment compris Claude Code Security ?

Le 20 février 2026, la société américaine Anthropic annonçait le lancement de Claude Code Security, une nouvelle brique de cybersécurité automatisée intégrée directement à son outil de génération de code. L’annonce a provoqué un vent de panique sur les marchés : les valeurs des grandes sociétés de cybersécurité ont vacillé, certains y voyant une rupture brutale du modèle existant. Pourtant, la réalité technique se révèle beaucoup plus nuancée.

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A Botnet Accidentally Destroyed I2P (The Full Story)

Woao... alors j'ignorais ça.
Le réseau I2P est en quelques sorte le cousin du réseau TOR : un réseau en onion-routing pour contourner la censure. Il comporte habituellement environ 20 000 nœuds.
Le 3 février, 700 000 nouveaux nœuds sont apparus et ont inondé le réseau de données.
Une attaque ?  Non. En fait un logiciel malveillant Kitbot avait, dans son code, l'instruction d'utiliser I2P comme réseau de secours au cas où ses serveurs principaux seraient coupés.
Or les spécialistes en cybersécurité on réussit à couper 550 de ces serveurs principaux, poussant le botnet vers I2P.
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Simple farce ou vrai signal d’alarme ? OpenClaw s’est invité de force chez 4 000 développeurs

Le 17 février 2026, l'assistant de code IA Cline a annoncé qu'une de ses mises à jour, publiée en son nom, avait en réalité été compromise par des hackers. Si cette version aurait pu intégrer des malwares ou causer de gros dégâts, elle a au contraire discrètement installé OpenClaw sur les machines infectées.

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DNS-PERSIST-01: A New Model for DNS-based Challenge Validation - Let's Encrypt

Pas eu le temps de regarder en détail, mais a priori on va pouvoir mettre en place une validation permanente des certificats Let's Encrypt sans avoir à bidouiller du certbot tout le temps. On pouvait déjà faire une valation Let's Encrypt via DNS, mais cette nouvelle procédure évite de toucher tout le temps aux enregistrements DNS.
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IDMerit, spécialiste du KYC, aurait exposé les données d’1 milliard de personnes - Next

Un spécialiste de la vérification d'identité aurait laissé fuiter les données d’1 milliard de personnes... donc 52 millions de français (!).
Extrait : "Selon Cybernews, l’instance contenait en effet des informations personnelles détaillées, avec coordonnées complètes, date de naissance et pièces d’identité. Dans certains jeux de données apparaissaient aussi des métadonnées liées à la ligne téléphonique ou d’autres critères que les auteurs de la découverte n’explicitent pas tels que des « annotations de profil social ». "

Il y a encore des gens qui pensent que la vérification d'identité/âge en ligne est une bonne idée ?
Le pseudonymat est important pas seulement pour se protéger des personnes dangereuses/toxiques et du harcèlement, mais aussi des fuites de données et de toutes leurs conséquences.
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Vol de données, RIB et IBAN dans la nature, quels risques ?

Mise à jour du 19/02/2026 : Suite au vol de données bancaires d’1.2 million de comptes annoncé par le ministère de l’Économie, la Direction générale des finances publiques indique un ensemble important d’informations. Dans ces éléments dérobés, on note la présence des coordonnées bancaires (RIB et IBAN, ainsi que l’identité du titulaire, son adresse et même parfois son identifiant fiscal. La même DGFIP indique que ces données ne permettent pas de consulter les soldes des comptes bancaires ni de faire des opérations. C’est vrai, en l’absence de mot de passe pour accéder aux comptes, la consultation de ceux-ci est impossible.

Reste qu’en croisant ces données avec d’autres et si vous utilisez le même mot de passe partout, cela devient très dangereux. Et, surtout, cela me rappelle la mésaventure que j’ai vécu en 2024. Je remonte donc ce billet des entrailles du blog. D’autant que vu le nombre de fuites récentes que recense le site Bonjourlafuite.eu.org, il devient possible de créer des intitulés de prélèvements extrêmement ciblés.

Billet original du 24/10/2024 : Depuis des mois, le vol de données est devenu un sujet récurrent. Ils se succèdent en France, chez des marchands en ligne, des organisations variées et dernièrement des opérateurs et même des agences gouvernementales. À chaque fois, les mêmes éléments sont récupérés par des groupes et organisations variés qui vont en faire commerce ou opérer avec.

J’entends souvent les utilisateurs râler après un vol de données. Pester – à juste titre – contre le partenaire qui a laissé une faille suffisante dans son système. Prestataire qui ne s’encombre souvent même pas d’excuses minimales d’ailleurs. Je ne vois toutefois pas grand monde faire quelque chose pour se prémunir d’une catastrophe. Je connais même des utilisateurs qui n’ont pas changé de mot de passe après avoir reçu l’information d’une fuite. Mot de passe qu’ils ont pourtant utilisé de manière identique sur des dizaines et des dizaines d’autres services. La problématique est connue, le commun des mortels n’a pas envie de changer ses habitudes pour chaque site. Même s’il sait pertinemment que c’est comme s’il écrivait le code d’ouverture de sa porte affiché sur sa maison. Un manque de courage dangereux mais dont certains font l’impasse.

L’idéal est comme toujours d’avoir une technique de mémorisation permettant de créer un mot de passe différent facilement pour chaque site ou d’utiliser une application de gestion de mot de passe multiplateforme. Ce n’est souvent pas gratuit (encore que KeePass soit libre, open source, léger et gratuit) mais c’est peu cher par rapport à un vol de données effectivement utilisé par un groupe mafieux. L’emploi d’un Passkey est également une solution très intéressante dans laquelle investir du temps.

Le vol de données bancaire est inquiétant

Si je vous parle de tout cela, c’est parce que la présence d’IBAN ou de RIB dans les dernières affaires de ce genre me rappelle une mésaventure qui m’est arrivée il y a quelques temps. Je n’ai jamais su d’où venait le problème, mais toujours est-il qu’un malandrin s’est retrouvé en possession de mes coordonnées personnelles et de mon IBAN. Et s’il avait été plus malin et moins gourmand, il aurait pu ponctionner mon compte pendant longtemps.

Les RIB sont des outils dangereux en cas de vol de données

Je me suis rendu compte d’un souci avec mon compte bancaire suite à un débit de 120€ dont je n’avais absolument aucun souvenir. L’intitulé indiquait une formation étrange depuis un service tout aussi bizarre. Évidemment, j’ai mené ma petite enquête et je me suis rendu compte que depuis trois mois des débits du même genre apparaissaient dans mes relevés pour des montants de 9.90€.

En analysant mes relevés, je suis remonté jusqu’à un service de vente de formations en ligne, un site a priori légitime, exploité de manière tout à fait illégitime par des escrocs. Ce site permet de proposer des formations à n’importe qui, sur n’importe quel sujet. C’est juste une de ces fameuses plateformes de « mise en relation » entre divers acteurs. Plateforme qui prend bien sûr une commission au passage en tenant le rôle de tiers de confiance. Problème, cette plateforme n’a aucun moyen de vérifier si la formation est réelle et même si elle est simplement délivrée. 

Résultat, une formation peut très bien s’intituler « ENERGIE » ou « ASSURANCE » pour tromper les relevés. Et comme il est également très simple de savoir quel est le nom de votre établissement bancaire à partir de votre IBAN, un escroc peut parfaitement générer un intitulé autour de ce nom pour les faire passer pour des frais de gestion. Aucune limitation sur le nom de la formation n’est imposée et on peut choisir n’importe quel intitulé qui sera automatiquement lié avec le mois en cours dans votre relevé bancaire. Mais, le pire, c’est que le margoulin qui lance la formation bidon peut ensuite utiliser ce même site et vous créer un profil à votre nom, prénom et adresse, en changeant évidemment juste votre email pour le sien. Pour le paiement de la formation, rien de plus simple, il suffit d’entrer… votre RIB ou votre IBAN.

Voilà comment une personne peut commencer à prélever régulièrement des sommes sur votre compte de manière totalement anonyme et en proposant un intitulé discret si vous ne faites pas attention à votre compte. En se faisant simplement passer pour vous qui demandez un service en ligne. Et le vol de données bancaires complètes telles qu’on les rencontre aujourd’hui, peut grandement faciliter ces opérations.

C'est amusant cette iconographie du piratage non ? C'est devenu l'image d'illustration classique pour les histoires de vol de données. Comme si les voleurs éteignaient la lumière avant de pirater un serveur à plusieurs milliers de kilomètres de distance...

C’est amusant cette iconographie du piratage non ? C’est devenu l’image d’illustration classique pour les histoires de vol de données. Comme si les voleurs éteignaient la lumière avant de pirater un serveur à plusieurs milliers de kilomètres de distance…

Contactée, ma banque a récupéré les sommes prélevées et a recrédité mon compte. Le problème est que si la personne qui avait récupéré mes informations et mon RIB avait été un peu plus précautionneuse, je n’aurais probablement pas fait attention à ces débits pendant des mois. Le temps pour cette personne de ponctionner mon compte et pour moi de perdre pas mal de sous.

La réglementation bancaire impose à toutes les banques de rembourser jusqu’à 13 mois après le prélèvement une opération de prélèvement de ce type effectuée sans autorisation validée de votre part. C’est-à-dire un prélèvement qui utilise simplement un RIB ou un IBAN sans une signature et un contrat. Techniquement, la banque n’a pas besoin de cette autorisation de prélèvement pour opérer. Et assez peu de banques vont réellement réclamer cette autorisation de manière systématique.

Surtout pour les petites sommes comme les prélèvements d’abonnements variés que nous avons tous. Pour autant, avec un intitulé de prélèvement qui peut changer de mois en mois, en modifiant simplement le nom de la prestation de formation ou avec un terme ressemblant à des prélèvements légitimes, la traque aux opérations frauduleuses peut s’avérer complexe et chronophage.

Un conseil donc, si votre RIB ou votre IBAN a fuité, n’hésitez pas à éplucher vos comptes de manière systématique pendant les mois qui viennent. Et traquez vos prélèvements d’un mois sur l’autre pour détecter toute anomalie. Et, si vous avez des proches qui ne font pas attention à ce genre de détails, n’hésitez pas à leur demander si vous pouvez jeter un coup d’œil à leurs comptes. Vous pourriez être surpris.

Vol de données, RIB et IBAN dans la nature, quels risques ? © MiniMachines.net. 2026

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Comment empêcher les prélèvements SEPA frauduleux suite au piratage de la DGFiP

Suite au piratage du fichier FICOBA de la DGFiP annoncé le 18 février 2026, les coordonnées bancaires (IBAN) d'environ 1,2 million de contribuables se retrouvent compromises. Cette faille de sécurité majeure ouvre la porte à un risque bien précis : la fraude au prélèvement bancaire. Voici les bons réflexes à adopter dès aujourd'hui pour sécuriser votre compte et empêcher la mise en place de prélèvements SEPA non autorisés.

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