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F1 : Face à la fronde des motoristes, la FIA entérine le nouveau contrôle des moteurs

f1 moteur

A moins d’une semaine du début du Grand Prix d’Australie, le feuilleton de l’hiver touche à sa fin (à priori).   La levée de boucliers des motoristes, sauf Mercedes évidemment, a porté ses fruits.

Un contrôlé renforcé et anticipé

Comme cela avait été évoqué quelques jours plus tôt, suite à une réunion de la commission F1, la FIA a annoncé “une mesure de compromis” sur ce qui a cristallisé les tensions depuis décembre, à savoir la mesure du taux de compression (le rapport entre le volume du cylindre quand le piston est au point le plus bas et le volume restant lorsqu’il est en position haute). Sa conformité est fixée à la limite maximum de 16:1. Ce contrôle se fera, à compter du 1er juin 2026, à la fois à température ambiante – ce qui était déjà prévu dans le règlement- mais également à chaud, à la température de 130°. 

Les sept premiers Grands Prix de la saison se courront avec une vérification du taux de compression uniquement lieu « à froid », avant que les contrôles ne soient renforcés à compter du Grand Prix de Monaco, début juin. Pour 2027, en revanche, la FIA a annoncé que ce taux serait uniquement contrôlé dans les conditions de fonctionnement du moteur, soit à une température indiquée de 130°C. 

Un avantage réel ou fantasmé ?

On rappelle que Mercedes a trouvé une parade au règlement, avec un moteur qui, à chaud, dépasse la limite du taux de compression, permettant, selon la concurrence, un gain de puissance non négligeable. Le règlement initial n’ayant prévu qu’un contrôle à froid, d’aucuns estimaient que Mercedes avait obtenu un gain considérable. Mercedes a toujours minimisé ce gain, mais les essais hivernaux ont semblé confirmé la vélocité du bloc allemand.  Le constructeur et Toto Wolff ont fait profil bas tout au long de cette affaire, mais ont dû évidemment se plier à l’unité de tous les autres motoristes, y compris Red Bull-Ford qui avait visiblement exploré le même chemin (mais avec moins de succès).

Cette date du 1er juin est plus avancée que ce qui avait originellement été envisagé, puisque le contrôle à chaud devait être introduit pour août 2026, au moment de la trêve estivale. Il faut imaginer que la pression conjointe de Ferrari, Audi et Honda a fonctionné pour que le supposé « avantage » de Mercedes soit mis à mal au plus vite. Le trauma de 2014 est encore dans les mémoires !)

D’autres modifications réglementaires ont été approuvées par la FIA, via un vote électronique du Conseil Mondial du Sport Automobile. 

Monaco : fin de la règle spécifique des arrêts au stand

D’abord, la règle spécifique à Monaco – deux arrêts minimum – a été supprimée. L’an passé, les instances sportives avaient introduit cette obligation pour essayer de créer un peu plus de spectacle, mais le déroulement de la course n’a absolument pas donné raison au bien-fondé de cette règle. Surtout, cette règle n’apportait rien au principal problème de Monaco, à savoir la quasi-impossibilité de doubler.  

Racing Bulls et Williams avaient trouvé et exploité la faille : une voiture ralentissait délibérément le peloton pour créer une fenêtre d’arrêt aux stands pour l’autre monoplace de l’écurie, afin que celle-ci bénéficie d’un arrêt quasiment “gratuit”. Les pilotes ont ainsi roulé jusqu’à quatre secondes au tour plus lentement que leur rythme normal, transformant la course en exercice de gestion plutôt qu’en compétition. 

Cela avait même suscité la colère de certains pilotes, dont George Russell qui avait délibérément doublé en coupant la chicane afin d’afficher son mécontentement, quitte à prendre une pénalité.  

Une minute supplémentaire en Q3 

La dernière partie de la séance de qualifications, la Q3, a été rallongée d’une minute passant de 12 à 13 minutes pour la course à la pole position entre les dix pilotes encore en lice à ce stade. Cette minute supplémentaire doit sans doute permettre aux pilotes de réaliser deux “runs”, sachant que la recherche d’une position de piste idéale amène souvent les pilotes dans leur dernière tentative à rouler doucement pour se ménager un écart avecles autres voitures, afin de ne pas être gêné.  

Pour rappel, avec l’arrivée de Cadillac en F1 et le passage à 11 écuries, six voitures seront éliminées en Q1 et en Q2, contre cinq aupravant.

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Essais F1 annulés à Bahreïn : la saison 2026 déjà perturbée par les tensions au Moyen-Orient ?

Pirelli a annulé un test pneumatique prévu à Bahreïn en raison de la situation sécuritaire liée aux tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Cette décision intervient après une frappe revendiquée par des forces iraniennes contre une base navale américaine dans le pays. Des conséquences logistiques sont également évoquées pour le début de saison 2026 de Formule 1.

Un test pneumatique annulé pour raisons de sécurité

Le manufacturier italien Pirelli a annulé un test pneumatique de deux jours prévu les 28 février et 1er mars sur le circuit de Sakhir, à Bahrain International Circuit.

Ce test portait sur le développement de pneus pluie. Il devait se dérouler à l’aide d’arroseurs pour simuler des conditions humides. Les écuries Mercedes et McLaren étaient impliquées.

La décision fait suite à l’évolution de la situation internationale entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Samedi, des forces iraniennes ont déclaré avoir frappé une base navale américaine à Bahreïn.

Pirelli indique que ses employés présents à Manama sont en sécurité dans leurs hôtels. L’entreprise travaille à organiser leur retour vers l’Italie et le Royaume-Uni.

Des impacts logistiques avant le Grand Prix d’Australie

La situation pourrait également affecter les déplacements vers le Grand Prix d’ouverture de la saison 2026 à Melbourne, en Australie.

Le Moyen-Orient constitue un hub de transit fréquent pour les équipes et le personnel voyageant depuis le Royaume-Uni vers l’Australie. Des trajets passent notamment par Abou Dhabi et le Qatar, dont l’espace aérien est actuellement fermé. Dubaï aurait également été visé par un drone iranien en ce 28 février.

À ce stade, il reste du temps pour réorganiser les déplacements. Mais si la situation perdure au début de la semaine prochaine, certaines équipes pourraient rencontrer des difficultés pour rejoindre l’Australie dans les délais. Ou alors il faudra changer par une route alternative, mais ces envois de fret se décident des semaines à l’avance.

Les courses au Moyen-Orient sous surveillance

La Formule 1 doit se rendre à Bahreïn puis en Arabie saoudite en avril prochain. Or, les deux pays ont actuellement fermé leur espace aérien.

Il est jugé prématuré d’affirmer que ces épreuves sont menacées. Néanmoins, la situation est suivie à un niveau élevé par les instances concernées, compte tenu des frappes militaires en cours dans la région.

La Formule 1 a déjà dû composer par le passé avec des tensions géopolitiques et des événements extérieurs à son organisation. La priorité reste cependant la sécurité des personnes présentes sur place. On se rappellera la Covid-19 et la drôle de saison 2020, ou en 2022 le missile Houthi qui a explosé à quelques kilomètres du circuit de Jeddah en Arabie Saoudite.

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