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Hyundai investit massivement en Corée du Sud

Hyundai prépare un investissement de plusieurs milliards en Corée du Sud, axé sur l’IA, la robotique et l’hydrogène.

Hyundai Motor Group s’apprête à dévoiler un investissement de plusieurs milliards de dollars sur la côte ouest de la Corée du Sud, selon une source proche du dossier. Ce projet stratégique intervient dans un contexte d’accélération technologique pour le constructeur automobile, qui intensifie ses efforts dans l’intelligence artificielle, la conduite autonome, la robotique et les infrastructures liées à l’hydrogène.

L’annonce a immédiatement soutenu les marchés financiers. Les actions de Hyundai Motor Co. ont progressé de 10,5 %, tandis que celles de sa filiale Kia Corp. ont bondi de 15 %. Ces hausses font suite à des informations évoquant un investissement potentiel de 10 000 milliards de wons, soit environ 7 milliards de dollars, dans la région de Saemangeum au cours des cinq prochaines années. Un porte-parole du groupe a toutefois refusé de commenter ces éléments.

Un projet tourné vers l’IA et la robotique

Selon une seconde source, cet investissement viserait à développer plusieurs axes stratégiques : la robotique, la création d’un centre de données dédié à l’intelligence artificielle et la mise en place d’infrastructures liées à l’hydrogène. Ces orientations confirment la transformation progressive du constructeur automobile en acteur technologique, au-delà de la seule production de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

L’intégration de l’IA embarquée et des systèmes de conduite autonome constitue un levier central pour l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs investissent massivement dans les logiciels, les semi-conducteurs et les plateformes numériques afin d’améliorer l’assistance à la conduite, la sécurité active et les performances des véhicules. Dans cette optique, le groupe Hyundai Motor avait annoncé en octobre un accord avec Nvidia pour l’achat de jusqu’à 50 000 puces dédiées à l’intelligence artificielle. L’objectif est de bâtir une « usine d’IA » destinée à accélérer le développement de technologies embarquées, de solutions de conduite autonome, d’usines intelligentes et d’applications robotiques.

Cette stratégie s’inscrit dans une logique d’intégration verticale, où le constructeur automobile cherche à maîtriser à la fois le hardware, le software et les infrastructures numériques nécessaires aux véhicules de nouvelle génération.

Un engagement financier déjà annoncé jusqu’en 2030

Ce nouveau plan s’ajoute à un engagement financier plus large. En novembre, le groupe Hyundai Motor avait annoncé un investissement total de 125 200 milliards de wons en Corée du Sud sur la période 2026-2030. Cette décision intervenait après la finalisation d’un accord commercial entre Séoul et Washington réduisant les droits de douane américains sur les automobiles sud-coréennes de 25 % à 15 %.

À cette occasion, le président exécutif Euisun Chung avait évoqué le développement d’une « ville à hydrogène et IA » dans cette région côtière riche en énergies renouvelables. L’hydrogène représente en effet un axe stratégique pour le constructeur, notamment dans le cadre de la transition énergétique et de la diversification des motorisations alternatives.

Le projet prend également une dimension politique et territoriale. La région concernée constitue une base de soutien importante pour le président sud-coréen Lee Jae Myung, qui encourage les entreprises et les agences publiques à investir hors de Séoul afin de rééquilibrer le développement économique du pays.

Robotique et production industrielle

Au-delà de l’automobile, le groupe renforce son positionnement dans la robotique avancée. Propriétaire de Boston Dynamics, spécialiste des robots humanoïdes, Hyundai Motor a annoncé en janvier viser une capacité de production annuelle de 30 000 robots d’ici 2028. Cette montée en puissance industrielle illustre la convergence croissante entre industrie automobile, automatisation et technologies intelligentes.

Dans un contexte de transformation profonde du secteur automobile — électrification, connectivité, digitalisation des usines et conduite autonome — les investissements dans l’IA et la robotique deviennent déterminants. Les centres de données, les infrastructures énergétiques bas carbone et les capacités de production automatisées sont désormais au cœur de la compétitivité des constructeurs mondiaux.

Avec ce projet de plusieurs milliards de dollars, Hyundai Motor confirme son ambition de renforcer son ancrage industriel en Corée du Sud tout en accélérant sa mutation vers un modèle technologique intégrant intelligence artificielle, hydrogène et robotique. Les réactions boursières témoignent de l’attention des investisseurs à ces orientations stratégiques, perçues comme essentielles pour l’avenir du groupe dans un marché automobile mondial en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

Cet investissement confirme la transformation de Hyundai en acteur technologique global, au-delà du simple constructeur automobile. L’accent mis sur l’IA, la robotique et l’hydrogène s’inscrit dans les tendances lourdes du secteur. L’ampleur des montants engagés traduit une volonté de sécuriser l’innovation et la production sur le long terme. Reste à observer l’impact concret de ces projets sur la compétitivité et les volumes du groupe d’ici la fin de la décennie.

Crédit illustration : Hyundai.

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Marché auto février 2026 : -14,70 %, Renault décroche, les deux Clio devant la 208

Le marché automobile français n’est toujours pas sorti de son hiver. En février 2026, selon les chiffres AAA Data relayés par la PFA, 120 764 immatriculations ont été enregistrées. Cela représente une baisse de 14,70 % par rapport à février 2025 ! Et ce, bien que le nombre de jours ouvrés fut le même sur les deux années. Le constat est sans appel : la mécanique cale.

Dacia fait tousser Renault, Toyota et Volkswagen dans le dur

Parmi les groupes automobiles qui sous-performent le marché, le groupe Renault affiche un inquiétant -23,54 %, en total décalage avec les dynamiques observées ces derniers mois. Dacia, notamment, perd un tiers (!) de ses immatriculations par rapport à il y a un an. Et pourtant, la gamme a été renouvelée. Même Alpine recule lourdement, à -37,21 % !

Le « partenaire » de l’Alliance, Nissan, décroche carrément de 48 %. Moitié moins d’immatriculations en février 2026 qu’en février 2025 : une véritable claque. BMW ne fait guère mieux avec -24 %, pas plus que Toyota à -19,16 % ou encore le groupe Volkswagen à -16,79 %. La vague est large, et elle n’épargne presque personne.

Ce n’est pas le beau fixe chez Stellantis, mais c’est « moins pire »

Du côté de Stellantis, on observe un inversement de tendance. Les immatriculations reculent toujours, mais « seulement » de 7,33 %. Le groupe regagne donc des parts de marché dans un contexte dégradé. DS et Alfa Romeo, en revanche, chutent respectivement de 22,29 et 26,59 %.

Ce sont Fiat et Opel qui compensent, en voyant leurs immatriculations croître. Citroën limite la casse en maintenant des chiffres constants, contrairement à Peugeot qui recule de 20,71 %. Quand la marque principale en France tousse, c’est tout le groupe qui s’enrhume !

Quelques percées toutes symboliques

Daimler et Hyundai résistent aussi, bon an mal an, avec un recul d’environ 8 %. Parmi les rares hausses, Tesla retrouve un niveau plus conforme à ses standards avec 3 715 immatriculations. On peut également noter Geely à +14,52 %. Toutefois, les volumes restent symboliques pour l’instant, avec 784 Volvo immatriculées.

Depuis le début de l’année (2 mois), le marché automobile français se contracte de 11,1 % à 227 921 immatriculations. Le ralentissement s’installe.

Peugeot 208 ou la doublette Renault Clio V et Clio VI ?

Sur ces deux premiers mois de 2026, la (vieille) Peugeot 208 reste en tête des immatriculations avec 11 265 unités. À elle seule, elle représente un tout petit peu moins de 5 % de part de marché. En février, elle ajoute 4 828 mises à la route. La dauphine est la Clio V, encore bien présente dans les immatriculations, avec 8 281 unités sur les deux mois.

Toutefois, il faut y ajouter les 5 322 Clio VI, soit un total de 13 603 unités. Au final, la Clio est en réalité en tête. Le temps que le groupe Renault finisse d’écouler les Clio V, et la Clio VI devrait logiquement s’installer devant. En attendant, la Peugeot 2008 monte sur le podium avec 8 172 unités, contre 7 119 pour la Citroën C3 et 6 595 pour la Dacia Sandero. Coup de mou pour le best-seller de la marque roumaine, même talonné à 4 unités près par la Renault 5.

Un marché franco-français qui pédale dans la semoule

Fait notable : dans le TOP 10 provisoire, aucun groupe étranger. Toyota occupe les 11e et 12e places avec la Yaris et la Yaris Cross. Dans le TOP 15, seuls ces deux modèles percent ; tout le reste est composé de Peugeot, Renault, Citroën et Dacia. La Tesla Model Y, très loin en janvier avec 613 unités, effectue un spectaculaire rapproché grâce à un mois de février à 3 034 immatriculations. C’est plus que les 2 639 R5 E-Tech.

Encore anecdotiques, quelques modèles chinois apparaissent dans le top 100 par modèle : la MG ZS avec 1 253 unités (49e), la MG EHS (763 immatriculations), la XPeng G6 à 570 unités et 100e, ou encore la BYD Seal U avec 467 mises à la route sur les deux premiers mois de 2026. Des signaux faibles, mais à surveiller.

Immatriculations de VP neuves par marque

MarqueVolume février 2026Volume février 2025%Var
TOTAL MARCHE120 764141 570-14,70
STELLANTIS37 68840 669-7,33
ABARTH1996-80,21
ALFA ROMEO472643-26,59
CITROEN11 68011 576+0,90
DS9621 238-22,29
FIAT2 5661 598+60,58
JEEP825869-5,06
LANCIA12986+50,00
MASERATI711-36,36
OPEL3 2822 172+51,10
PEUGEOT17 74622 380-20,71
GROUPE RENAULT28 97537 898-23,54
ALPINE400637-37,21
DACIA8 15812 815-36,34
RENAULT20 41724 446-16,48
GROUPE VOLKSWAGEN17 30520 796-16,79
AUDI3 1333 504-10,59
BENTLEY27-71,43
CUPRA1 3371 847-27,61
LAMBORGHIN813-38,46
PORSCHE139329-57,75
SEAT8191 300-37,00
SKODA3 8043 593+5,87
VOLKSWAGEN8 06310 203-20,97
GROUPE B.M.W5 8547 715-24,12
B.M.W.3 9665 445-27,16
MINI1 8872 270-16,87
ROLLS ROYC10
GROUPE TOYOTA8 15410 086-19,16
LEXUS347445-22,02
TOYOTA7 8079 641-19,02
GROUPE FORD2 4633 135-21,44
FORD2 4633 135-21,44
GROUPE NISSAN1 6173 131-48,36
NISSAN1 6173 131-48,36
GROUPE DAIMLER2 3612 586-8,70
MERCEDES2 3352 528-7,63
SMART2658-55,17
GROUPE HYUNDAI5 6926 240-8,78
HYUNDAI3 3103 622-8,61
KIA2 3822 618-9,01
GROUPE GEELY836730+14,52
VOLVO784715+9,65
LOTUS48-50,00
POLESTAR360
LYNK CO127+71,43
GROUPE TATA8413+546,15
JAGUAR02-100,00
LAND ROVER8411+663,64
GROUPE SUZUKI1 2461 812-31,24
SUZUKI1 2461 812-31,24
GROUPE MITSUBISHI4085-52,94
MITSUBISHI4085-52,94
TESLA3 7152 395+55,11
AUTRES4 7344 279+10,63

Top 25 France par modèle de janvier à février 2026

RangModèleVolume
1PEUGEOT 208 II11265
2RENAULT CLIO V8281
3PEUGEOT 2008 II8172
4CITROEN C3 IV7119
5DACIA SANDERO 36595
6RENAULT RENAULT 56591
7PEUGEOT 3008 III6071
8RENAULT CLIO VI5322
9PEUGEOT 308 III5314
10RENAULT CAPTUR II5269
11TOYOTA YARIS4838
12TOYOTA YARIS CRO4745
13DACIA DUSTER 34164
14RENAULT SCENIC V4072
15RENAULT SYMBIOZ4002
16TOYOTA C-HR II3654
17TESLA MODEL Y3647
18CITROEN C5 AIR II3584
19PEUGEOT 5008 III3318
20CITROEN C3 AIRCR.3124
21VOLKSWAGEN POLO VI3096
22CITROEN E-C32790
23OPEL CORSA2549
24DACIA BIGSTER2414
25FORD PUMA2401

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Podcast 370: L’essentiel de la semaine 9

Marché auto européen : l’électrique progresse malgré un recul global des immatriculations

Le marché automobile européen marque le pas avec un recul des immatriculations. Pourtant, au milieu de cette morosité, l’électrique continue sa progression. Les constructeurs accélèrent leur transition malgré un contexte économique tendu. Une dynamique contrastée qui confirme que la mutation du secteur est bel et bien engagée.

Droits de douane : Trump contré par la Cour suprême, quel impact pour l’automobile ?

Coup de théâtre aux États-Unis : la Cour suprême des États-Unis annule des droits de douane instaurés sous l’ère Donald Trump. Une décision aux répercussions potentielles majeures pour l’industrie automobile mondiale. Les chaînes d’approvisionnement et les stratégies industrielles pourraient être revues. Un signal fort dans un contexte de tensions commerciales persistantes.

Allemagne – Chine : l’automobile au cœur du virage stratégique

Les relations entre Berlin et Pékin évoluent, et l’automobile se retrouve au centre du jeu. Entre dépendance industrielle et rivalité technologique, l’équilibre est fragile. Les constructeurs allemands doivent jongler entre opportunités commerciales et enjeux politiques. Un virage stratégique qui pourrait redessiner les flux industriels mondiaux.

22 milliards de perte pour Stellantis : Antonio Filosa règle-t-il ses comptes avec l’ère Tavares ?

Coup dur pour Stellantis avec 22 milliards d’euros de pertes. En toile de fond, la stratégie passée de Carlos Tavares est questionnée. Antonio Filosa amorce-t-il un changement de cap ? L’heure semble être à la remise à plat et à la clarification stratégique.

Pourquoi faire un décalaminage du moteur de votre voiture ?

Place à la pratique : le décalaminage moteur peut améliorer les performances et réduire la consommation. Cette opération vise à éliminer les dépôts de calamine accumulés avec le temps. Elle peut prolonger la durée de vie du moteur et limiter certaines pannes. Un entretien parfois méconnu mais potentiellement bénéfique.

Nissan révolutionne la batterie des véhicules électriques

Nissan annonce une avancée majeure dans la technologie des batteries. Objectif : plus d’autonomie, des coûts réduits et une meilleure sécurité. Une innovation qui pourrait accélérer l’adoption massive des véhicules électriques. La bataille technologique entre constructeurs s’intensifie.

Cette batterie révolutionnaire charge une moto électrique en 7 minutes seulement

Une recharge complète en 7 minutes pour une moto électrique : voilà qui change la donne ! Cette nouvelle génération de batterie promet un temps de charge quasi équivalent à un plein d’essence. Si la technologie se généralise, elle pourrait lever l’un des principaux freins à l’électrique. Une avancée spectaculaire à surveiller de près.

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22 milliards de perte pour Stellantis : Antonio Filosa règle-t-il ses comptes avec l’ère Tavares ?

filosa

Après une année 2025 marquée par une perte nette historique, Stellantis annonce un “reset” stratégique. Le nouveau directeur général, Antonio Filosa, évoque le coût d’une surestimation du rythme de la transition énergétique. Le groupe veut désormais élargir son offre entre électrique, hybride et thermique.

Des résultats 2025 lourdement affectés

En 2025, le chiffre d’affaires de Stellantis s’établit à 153,5 milliards d’euros, en recul de 2 % par rapport à 2024. Le groupe explique cette baisse par une évolution défavorable des taux de change et par une diminution des prix nets au premier semestre.

La perte nette atteint 22,3 milliards d’euros. Elle résulte principalement de 25,4 milliards d’euros de charges exceptionnelles enregistrées sur l’année. Ces éléments sont liés à un changement stratégique présenté comme un recentrage sur les attentes des clients.

La perte opérationnelle courante s’élève à 842 millions d’euros, avec une marge opérationnelle ajustée négative de 0,5 %. Le free cash-flow industriel est lui aussi dans le rouge, à -4,5 milliards d’euros.

Un second semestre en amélioration

Le deuxième semestre 2025, premier entièrement piloté par la nouvelle équipe de direction, montre une évolution différente selon le communiqué.

Le chiffre d’affaires progresse de 10 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le free cash-flow industriel reste négatif à -1,5 milliard d’euros, mais il s’améliore d’environ 50 % par rapport au premier semestre 2025 et de 73 % par rapport au second semestre 2024.

Stellantis indique disposer de 46 milliards d’euros de liquidités industrielles à la fin de 2025. Pour préserver la solidité du bilan, le conseil d’administration a autorisé la suspension du dividende 2026 et la possibilité d’émettre jusqu’à 5 milliards d’euros d’obligations hybrides.

Un “reset” stratégique assumé

Antonio Filosa, directeur général, estime que les résultats 2025 traduisent le coût d’une surestimation du rythme de la transition énergétique. En gros, il « charge la barque » de son prédécesseur Carlos Tavares pourtant très prudent sur le véhicule électrique.

Le groupe annonce un repositionnement visant à replacer la liberté de choix des clients au centre de son offre, avec une gamme couvrant véhicules électriques, hybrides et thermiques. En clair, comme d’autres constructeurs ayant cru finalement aux sirènes européennes et californienne du VE, Stellantis va de nouveau faire du thermique.

Stellantis met également en avant une nouvelle vague de lancements produits et l’introduction de nouvelles options de groupes motopropulseurs. L’objectif est d’élargir la couverture du marché dans plusieurs régions : Amérique du Nord, Europe élargie, Amérique du Sud, Moyen-Orient et Afrique.

Malgré une perte historique en 2025, cap maintenu sur 2026

Malgré les pertes enregistrées en 2025, Stellantis confirme ses perspectives financières pour 2026.

Le groupe prévoit une amélioration progressive du chiffre d’affaires net, de la marge opérationnelle ajustée et du free cash-flow industriel. Il anticipe également une progression entre le premier et le second semestre 2026.

La priorité affichée pour l’année à venir est l’exécution opérationnelle.

Notre avis, par leblogauto.com

C’est une opération somme toute classique que de charger son prédécesseur de tous les maux. En passant une grosse charge exceptionnelle, on met le groupe sous alerte. On peut ainsi plus facilement présenter un bilan mirifique l’année suivante.

Dans ces annonces, on a tout de même une bonne nouvelle, on devrait retrouver des groupes motopropulseurs modernisés, et même du diesel. Enfin.

Pour ceux qui regardent le cours de bourse, l’action STLA est passé de près de 27 € en mars 2024 à 6,50 € aujourd’hui deux ans plus tard. C’est peut-être le bon moment pour se positionner sur l’action. Si 2026 voit les comptes se redresser comme prévu, l’action pourrait bien retrouver de bons niveaux.

Glossaire technique

Free cash-flow industriel (IFCF)
Flux de trésorerie généré par l’activité industrielle du groupe. Il mesure la capacité de l’entreprise à financer ses investissements et son activité avec ses propres ressources.

Perte opérationnelle courante (AOI)
Résultat opérationnel ajusté. Il reflète la performance de l’activité avant éléments exceptionnels ou non récurrents.

Charges exceptionnelles
Dépenses ou dépréciations ponctuelles, liées à des décisions stratégiques ou à des événements spécifiques, qui ne relèvent pas de l’activité normale.

Obligations hybrides
Titres financiers à mi-chemin entre dette et capitaux propres. Ils permettent de lever des fonds tout en renforçant la structure financière.

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Renault Group : comment expliquer un bénéfice hors Nissan mais une perte nette record en 2025 ?

Malgré une activité en croissance et un free cash-flow positif, Renault Group affiche une perte nette de 10,9 milliards d’euros en 2025. En cause : l’impact comptable lié à Nissan.
Le constructeur maintient toutefois ses objectifs pour 2026 et vise une amélioration progressive de sa rentabilité à moyen terme.

Une activité en hausse dans un marché difficile

En 2025, Renault Group a vendu 2 336 807 véhicules dans le monde, soit une hausse de 3,2 % dans un marché en progression de 1,6 %. En cela, c’est un bon exercice.

Le chiffre d’affaires atteint 57,9 milliards d’euros, en croissance de 3,0 % (+4,5 % à taux de change constants). Les trois marques du groupe — Renault, Dacia et Alpine — progressent toutes.

Selon le communiqué, en Europe, Renault se positionne comme première marque française dans le monde et deuxième sur le marché VP + VU. Dacia atteint la deuxième place des ventes à particuliers. La Sandero devient le véhicule particulier le plus vendu en Europe tous canaux confondus. Ce n’est pas une première pour Dacia, c’est la confirmation d’un marché automobile à deux vitesses.

À l’international, la marque Renault enregistre une hausse de 11,7 %, notamment en Amérique latine, en Corée du Sud et au Maroc.

Une électrification en forte accélération

Le groupe poursuit son offensive sur les motorisations électrifiées. Attention, on parle de véhicules électrifiés et pas uniquement des 100 % électriques. Ainsi :

  • Ventes de véhicules électriques : +77,3 %
  • Ventes de véhicules hybrides : +35,2 %
  • Mix électrique : 14 % des ventes totales
  • Mix hybride : 30 %

La marque Renault atteint un mix électrique de 20,3 %. La Renault 5 a porté ce segment 100 % électrique.
Chez Dacia, les ventes d’hybrides progressent de 122 %.

Parmi les lancements récents cités figurent notamment la Renault 5 (leader du segment B électrique en Europe), la Renault Symbioz, la Dacia Bigster ou encore l’Alpine A290.

Une marge solide, mais un résultat net plombé par Nissan

La marge opérationnelle du groupe s’établit à 3,6 milliards d’euros, soit 6,3 % du chiffre d’affaires (contre 7,6 % en 2024). Une marge en recul, symptôme d’efforts consentis pour baisser les prix tout en augmentant les dotations des véhicules, a priori.

En revanche, le résultat net part du groupe ressort à -10,9 milliards d’euros. Un chiffre qui fait forcément peur. Cependant, il faut relativiser.

En effet, cette perte s’explique principalement par :

  • Une perte non cash de -9,3 milliards d’euros liée à l’évolution du traitement comptable de la participation dans Nissan
  • Une contribution négative de -2,3 milliards d’euros des entreprises associées

Hors impacts de Nissan, le résultat net s’élève à 715 millions d’euros. Ce n’est pas Byzance, mais c’est positif. Renault continue de payer la réorganisation de l’Alliance et le retraitement de la participation dans le constructeur japonais.

Un free cash-flow élevé et une trésorerie record

Le free cash-flow de l’Automobile atteint 1,5 milliard d’euros en 2025. Il inclut 300 millions d’euros de dividendes versés par Mobilize Financial Services.

La position financière nette de l’Automobile atteint un niveau record de 7,4 milliards d’euros au 31 décembre 2025.

Les stocks totaux s’établissent à 539 000 véhicules, considérés comme équilibrés par le groupe.

Objectifs 2026 : marge attendue à 5,5 %

Pour 2026, Renault Group vise :

  • Une marge opérationnelle d’environ 5,5 % traduisant un marché mondial compliqué
  • Un free cash-flow d’environ 1 milliard d’euros

Le groupe prévoit une croissance du chiffre d’affaires, portée par :

  • L’international
  • Les ventes à partenaires
  • La hausse du mix électrique
  • L’intégration complète de RNAIPL (Inde)

À moyen terme, Renault Group cible :

  • Une marge opérationnelle comprise entre 5 % et 7 %
  • Un free cash-flow moyen d’au moins 1,5 milliard d’euros par an

Une note de crédit relevée

Le 18 décembre 2025, S&P Global Ratings a relevé la note long terme de Renault SA au statut « BBB- » (investment grade), avec perspective stable.

Un dividende de 2,20 euros par action sera soumis à l’assemblée générale du 30 avril 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

Le bilan 2025 peut paraître très mauvais à première vue. Mais, si on ôte le poids négatif de Nissan, ce bilan n’est pas si mauvais. Toutefois, il semble demander quelques « ajustements » de la part de la direction et de François Provost. Ces ajustements risquent de « piquer » un peu avec des coupes budgétaires.

Du côté d’Alpine, l’avenir est – pour le moment – toujours 100 % électrique. La prochaine A110 sera un VEB et partagera sa plateforme avec la Renault 5 Turbo 3E. De la puissance, mais hélas du poids. Est-ce que ce sera la bonne équation ? Sans parler de survie de la marque, on ne peut s’empêcher de penser qu’il faudra que les ventes suivent sous peine de prises de décision radicales éventuelles.

Pour Dacia, la transformation d’une marque low cost en « achat malin » semble fonctionner. De quoi se dire qu’il y a de la place pour une déclinaison « entry » ou une nouvelle / ancienne marque pour remplacer les Logan et Sandero à moins de 8 000 € à l’époque.

Glossaire

Marge opérationnelle
Indicateur de rentabilité. Elle correspond au résultat d’exploitation rapporté au chiffre d’affaires.

Free cash-flow
Flux de trésorerie disponible après investissements. Il mesure la capacité d’une entreprise à générer du cash.

Taux de change constants
Comparaison financière neutralisant l’impact des variations de devises.

Mix produit / mix électrique
Répartition des ventes par type de véhicules (segments, motorisations).

Besoin en fonds de roulement (BFR)
Montant nécessaire pour financer le cycle d’exploitation (stocks, créances, dettes fournisseurs).

Investment grade
Notation financière indiquant qu’une entreprise présente un risque de crédit modéré.

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Podcast 369: L’essentiel de la semaine 8

Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenue dans votre rendez-vous hebdomadaire avec l’actualité automobile. Cette semaine : géopolitique et importations détournées, retour des modèles abordables, révolution des interfaces, bras de fer industriels et grands plans d’économies. Le monde auto est en pleine recomposition… et on vous décrypte tout ça !

Russie : les voitures passent par la Chine

Sous l’effet des sanctions, la Russie réorganise ses importations automobiles en transitant massivement par la Chine. Les flux commerciaux se redessinent, favorisant les constructeurs chinois. Ce contournement illustre la nouvelle géographie industrielle du secteur. Un bouleversement durable pour le marché russe.

La Chine interdit le volant yoke et met fin au tout tactile

La Chine durcit sa réglementation en interdisant les volants type “yoke” et en limitant le tout tactile. Pékin privilégie des commandes physiques pour des raisons de sécurité. Un signal fort envoyé aux constructeurs adeptes d’intérieurs minimalistes. L’ergonomie redevient un enjeu réglementaire majeur.

USA : retour en force des modèles de base

Aux États-Unis, les versions d’entrée de gamme retrouvent la faveur des consommateurs. Inflation et taux élevés poussent à la rationalité budgétaire. Les constructeurs réintroduisent des finitions plus simples et abordables. Le low-cost redevient stratégique sur le premier marché mondial.

L’État utilise enfin les radars pour traquer les non-assurés… mais seulement dans certains cas

En France, l’État exploite désormais certains radars pour identifier les véhicules non assurés. Le dispositif reste toutefois limité à des situations précises. Objectif : lutter contre un phénomène en hausse. Une évolution technologique au service de la sécurité routière.

Ford dépassé par BYD : un tournant mondial

Le constructeur américain Ford est dépassé en volumes par le géant chinois BYD. Un symbole fort du basculement industriel mondial vers l’Asie. L’électrique redistribue les cartes. La hiérarchie historique du secteur est en pleine mutation.

Bilan Volkswagen Group 2025 : nos entretiens exclusifs avec les dirigeants

Le Volkswagen Group dresse le bilan 2025 dans une série d’entretiens exclusifs. Entre transition électrique, pression concurrentielle et enjeux de rentabilité, les défis sont nombreux. Les dirigeants détaillent leur feuille de route stratégique. Un moment clé pour le premier groupe européen.

De la citadine à la familiale : Nissan propose une gamme électrique complète

Nissan déploie une offre électrique couvrant tous les segments, de la citadine à la familiale. La marque japonaise renforce sa position sur un marché ultra concurrentiel. L’objectif : capter un public élargi en quête d’alternatives thermiques. Une stratégie de couverture totale pour rester dans la course.

Entre recomposition géopolitique, montée en puissance chinoise, retour au pragmatisme budgétaire et grands plans d’économies européens, l’automobile vit une période charnière. Les équilibres historiques vacillent et de nouveaux лидeurs émergent.

C’était La semaine automobile par Leblogauto.com.
Merci de votre écoute, et à très vite pour une nouvelle plongée au cœur de l’actualité automobile ! 

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Droits de douane Trump annulés : quel impact réel pour les voitures importées ?

La Cour suprême des États-Unis vient d’infliger un revers majeur à Donald Trump en annulant une large partie des droits de douane qu’il avait imposés via une loi d’urgence. Une décision à forte portée politique et économique.
Mais pour le secteur automobile, la réalité est plus nuancée : les voitures et pièces détachées sont-elles réellement concernées ?

Une annulation… partielle

La Cour a estimé que l’exécutif ne pouvait pas utiliser l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour imposer des droits de douane généralisés sans validation claire du Congrès.

Résultat : les droits de douane “globaux” ou “réciproques” sont invalidés.
Mais les droits sectoriels, notamment ceux qui touchent l’automobile, ne reposaient pas sur ce même fondement juridique.

Pourquoi l’automobile est (pour l’instant) peu affectée

Les droits de douane visant les véhicules et pièces importés avaient été instaurés sous d’autres bases légales, notamment les mesures liées à la sécurité nationale (Section 232 du Trade Expansion Act). Ces annonces avaient créé pas mal d’émoi dans l’industrie automobile mondiale, surtout au Canada et au Mexique qui exportent énormément vers les USA.

Certains constructeurs ont alors lancé des programmes pour voir si une production aux USA était envisageable, d’autres préférant le bras de fer, quitte à prendre en charge la surtaxe.

Concrètement :

  • Les 25 % appliqués sur certains véhicules importés restent en vigueur.
  • Les pièces détachées et composants continuent d’être taxés.
  • Les chaînes d’approvisionnement ne bénéficient pas d’un allègement immédiat.

Cependant, le Président Trump a immédiatement réagit en prenant un nouveau décret instaurant 10 % de droits de douane applicable à tous les pays [Mise à jour : le Président Trump a même remonté le taux à 15 %]. Pas de droits réciproques, mais un droit pour tout le monde. Sauf que la loi sur laquelle s’appuie Trump cette fois, limite la décision à 150 jours. Passé ce délai, il faudra demander au Congrès, ce que se refuse de faire le Président. En effet, il est incertain d’avoir un vote favorable.

Ce que cela change quand même

Même si les droits auto restent en place, la décision pourrait :

  • Limiter la capacité future d’un président à imposer rapidement de nouveaux tarifs douaniers globaux.
  • Réduire l’incertitude réglementaire pour les industriels.
  • Influencer les négociations commerciales internationales.

Pour les consommateurs américains, cela ne signifie pas une baisse immédiate du prix des véhicules importés.

En revanche, pour les sociétés qui ont vu leurs biens être surtaxés par la décision jugée illégale de Trump, elles vont pouvoir réclamer le remboursement de centaines de millions, voire milliards de dollars. Une claque.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision est spectaculaire sur le plan politique, mais dans les concessions automobiles américaines, le changement ne sera ni immédiat ni radical. Pour l’industrie automobile mondiale qui exporte vers les USA, il est urgent d’attendre. Surtout qu’en novembre prochain, il y a les « midterms ». Ces élections de mi-mandat promettent, pour le moment, un revers pour Trump.

Il pourrait perdre la main mise sur certaines parties de l’Etat et être plus muselé dans ces décisions bravaches.

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[VIDÉO] Bilan Volkswagen Group 2025: nos entretiens exclusifs avec les dirigeants

En Europe, cœur battant du groupe, les performances se consolident tandis que la France enregistre un bilan record avec 15,3% de part de marché. L’électrification s’accélère fortement, portée par des succès commerciaux en hausse et des investissements massifs programmés jusqu’en 2030.

Le groupe Volkswagen progresse fort sur l’électrique 

Le groupe livre des volumes stables à l’échelle mondiale malgré une conjoncture morose. En Europe, le Volkswagen Group affiche une part de marché record consolidant sa suprématie continentale. L’électrification progresse avec 983 000 véhicules 100% électriques en 2025,m. L’investissement de 160 milliards € jusqu’en 2030 vise à consolider la transformation majeure avec PowerCo produisant les cellules en Europe notamment. Marc Meurer, Président de Volkswagen Group France nous donne plus de précisions sur le contenu du bilan 2025, et le futur de géant allemand. Cliquez juste en-dessous pour visionner son interview. 

Audi 9ème en France

Audi traverse une année d’ajustement sur le marché premium français en conservant sa 9e place. En Europe, l’électrification progresse avec 40% de croissance sur les modèles 100% électriques. Mondialement, on note une baisse modérée mais la marque progresse sur le marché français et conserve sa 2e place du segment premium. Robert Breschkow, directeur d’Audi France nous en donne les contours. Cliquez juste en-dessous pour visionner son interview. 

CUPRA et SEAT dépassent le million

SEAT et CUPRA concluent 2025 avec un nouveau record de 586 300 véhicules. CUPRA s’impose comme moteur de croissance en surpassant pour la 1ère fois SEAT avec 328 800 unités. Les marques célèbrent le franchissement d’1 million de véhicules cumulés. En France, CUPRA affiche une explosion de croissance à 1,4% de part de marché tandis que SEAT enregistre 1%. L’électrification représente 24,2% des ventes CUPRA. Pedro Fondevilla nous donne quelques indications sur le bilan et le plan pour l’avenir. Cliquez juste en-dessous pour visionner son interview. 

Škoda solide 3ème en Europe

Škoda franchit pour la 1ère fois le cap d’1 million de véhicules livrés globalement, propulsant la marque au 3e rang en Europe. Le succès repose sur le triomphe du segment électrique avec l’Elroq qui se classe 2e meilleur véhicule 100% électrique du marché européen. En France, Škoda dépasse pour la 1ère fois les 50 000 immatriculations et s’inscrit à la 8e position avec 3,1% de part de marché. Julien Bessière nous éclaire sur le bilan et les perspectives 2026. Cliquez juste en-dessous pour visionnet son interview. 

Volkswagen consolide son leadership européen

Volkswagen limite ses pertes mondiales avec des volumes quasi stables malgré la contraction générale. En Europe, la marque enregistre une progression marquée, portée par le succès du nouveau T-Roc entre autres. En France, elle maintient 6,8% de part de marché. Le segment électrique occupe une place croissante dans le mix produit avec une trajectoire de croissance soutenue. Sylvain Charbonnier directeur de Volkswagen nous donne plus de précisions sur le bilan 2025 et la stratégie de la marque dans les mois à venir. Cliquez juste en-dessous pour visionner son interview.

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Ferrari verse 14 900 euros de bonus à ses salariés : la recette d’une réussite exemplaire

Ferrari verse 14 900 euros de bonus à ses salariés : la recette d'une réussite exemplaire

Ferrari vient de démontrer une nouvelle fois que l’excellence industrielle va de pair avec la reconnaissance des talents. En 2025, malgré une production légèrement inférieure à 2024 avec 13 640 véhicules livrés (soit 112 unités de moins), la marque au Cheval Cabré a généré des revenus nets de 7,1 milliards d’euros, en hausse de 7% par rapport à l’année précédente. Cette performance exceptionnelle se traduit directement dans les poches des employés avec des primes annuelles record.

Ferrari verse 14 900 euros de bonus à ses salariés : la recette d'une réussite exemplaire
Crédit : Crédit Ferrari

Des bonus salariés qui atteignent des sommets

Benedetto Vigna, PDG de Ferrari, a révélé lors de la présentation des résultats du quatrième trimestre que les 5 000 employés italiens de la marque peuvent prétendre à une prime compétitive annuelle pouvant atteindre 14 900 euros. Cette somme, suffisante pour acquérir une voiture neuve, récompense directement la contribution de chaque salarié au succès de l’entreprise.

Cette politique de redistribution s’appuie sur des fondamentaux financiers solides. Le profit opérationnel de Ferrari a bondi de 12% pour atteindre 2,1 milliards d’euros, tandis que l’EBITDA ajusté du quatrième trimestre a progressé de 9% à 700 millions d’euros, dépassant les attentes des analystes fixées à 668 millions d’euros.

Ferrari verse 14 900 euros de bonus à ses salariés : la recette d'une réussite exemplaire
Crédit : Crédit Ferrari

Un modèle économique qui inspire le monde des affaires

La stratégie Ferrari illustre parfaitement comment une marque de luxe peut maintenir sa croissance tout en préservant son exclusivité. Contrairement aux constructeurs traditionnels qui misent sur les volumes, Maranello privilégie les marges bénéficiaires élevées grâce à des véhicules parmi les plus chers du marché.

Cette approche porte ses fruits : les carnets de commandes sont complets pour 2026 et quasiment saturés pour 2027. La demande reste « très solide » selon Vigna, qui gère cette affluence pour protéger le caractère exclusif de la marque sur tous les marchés.

Pour 2026, Ferrari prévoit une hausse d’au moins 6% de ses bénéfices, avec un EBITDA attendu de plus de 2,93 milliards d’euros contre 2,77 milliards en 2025. La génération de cash des activités industrielles a atteint plus de 1,5 milliard d’euros en 2025, soit une progression de 50% sur un an.

Une vision stratégique qui équilibre tradition et innovation

Ferrari prépare l’avenir avec prudence et ambition. La marque dévoilera sa première voiture entièrement électrique, la Luce, le 25 mai prochain à Rome. Cependant, l’entreprise maintient un équilibre réfléchi dans sa gamme future : 40% de modèles à moteur thermique, 40% d’hybrides et 20% de véhicules électriques à l’horizon 2030.

Cette stratégie révisée témoigne d’une écoute attentive du marché. Ferrari estime que les moteurs à combustion n’ont pas encore atteint leur apogée et continue d’optimiser ses V6, V8 et V12 pour offrir davantage de performances tout en respectant les réglementations environnementales de plus en plus strictes.

Avec 20 nouveaux modèles prévus d’ici fin 2030, Ferrari diversifie son offre pour satisfaire une clientèle élargie tout en conservant son ADN. Cette vision à long terme, couplée à une politique salariale généreuse, positionne la marque comme une référence absolue en matière de gestion d’entreprise de luxe.

  • Prime maximale : 14 900 euros par employé italien
  • Nombre d’employés concernés : 5 000 en Italie
  • Revenus nets 2025 : 7,1 milliards d’euros (+7%)
  • Profit opérationnel : 2,1 milliards d’euros (+12%)
  • Production 2025 : 13 640 véhicules
  • Prévisions EBITDA 2026 : Plus de 2,93 milliards d’euros
  • Carnets de commandes : Complets jusqu’en 2027

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Bilan 2025: Honda

Honda CR-V, modèle d cela marque le plus vendu au monde

Malgré une bonne tenue des ventes en Amérique du Nord, une croissance en Amérique du Sud, en Océanie et en Europe de l’ouest, l’année 2025 a été morose pour Honda. C’est particulièrement vraie en Asie. Au Japon et dans de nombreux pays de la région, Honda trébuche. En Chine, c’est une chute.  Le constructeur recule de la 8ème à la 9ème place et perd 5% de ses volumes. 

Le CR-V reste  le modèle plus vendu dans le monde, à la 5ème place, avec plus de 700 000 exemplaires commercialisés. Derrière la Civic reste un maillon fort. Ces deux modèles ont la particularité d’être disponibles sur tous les marchés et d’exister en version hybride. Le WR-V, SUV compacte, rustique et 100% thermique est apprécié, notamment en Amérique du Sud. Côté 100% électrique Honda reste en phase d’approche et n’a pas lâché les chevaux.

Le constructeur a prudemment  infléchi sa production durant l’année 2025. Elle est passée de 3 727 513 unités en 2024 à 3 396 057 l’an dernier. Un chiffre en corrélation avec l’objectif de 3 340 000 ventes sur l’exercice fiscal 2025/2026 qui se termine fin mars.

Japon, une année sans

Honda recule de 7,3% dans un marché en hausse de 3,3%. Le marché des Kei progresse plus encore de 7%, Honda limite la casse avec une baisse de 3,6%. La N-Box conserve sa couronne de voiture la plus vendue au Japon, la N-one fait de bons débuts, mais la N-Wgn recule.
C’est du côté des véhicules classiques que le bât blesse. Le Freed joue toujours les locomotives et progresse de 6% avec plus de 90 000 unités vendues. Le Step Wgn continue sur sa bonne lancée mais deux autres modèles de poids reculent. Le Vezel vendu sous le nom de HR-V chez nous baisse de 12%. Plus embêtante est la situation de la Fit, alias Jazz, dont les ventes chutent de 30%. Il faut peut-être y voir le poids des ans. La compacte lancée en 2001 a été renouvelée en 2007, 2013, 2019. Soit tous les 6 ans. Mais rien n’est arrivé en 2025.  

L’Amérique, le moteur de Honda

Honda conserve ses volumes aux Etats Unis et progresse de 4% au Canada. Mais la marque est impactée par les  taxes douanières de 15% imposées par Washington. Le bénéfice d’exploitation est en forte chute. Le CR-V  et le HR-V se maintiennent, l’Odyssey et le Ridgeline progressent,  le Passport plus encore. On notera une nouvelle fois le bon score de l’électrique Prologue. Les Accord et Civic gardent des niveaux de ventes  élevés. La Civic est toujours la voiture préférée des canadiens.
La moitié des clients de CR-V ou d’Accord optent pour l’hybride, motorisation qui fait 35% des ventes totales. Mais certains modèles restent  100% thermiques.
La division Acura reste un mystère pour les non-initiés. Les berlines, dont l’Integra, n’ont plus la côte, l’expansion se poursuit côté SUV notamment avec l’ADX. C’est une version luxueuse de notre ZR-V, disponible uniquement en motorisation 100% thermique. Mais c’est l’arrivée de modèles électriques performants  qui pourraient redonner un vrai second souffle au label, à l’image de la RSX.

En Amérique du Sud, Honda affiche sa plus forte progression. Avec plus de 100 000 unités vendues, le Brésil est désormais le 5ème marché de Honda. L’arrivée du WR-V dans le plus grand pays du continent en octobre et en Argentine en décembre vient conforter les bons résultats.  Le petit SUV lancé en Inde il y a 2 ans est attendu dans tous les pays d’Amerique du Sud. Son gabarit est  proche de celui du HR-V européen, mais il est plus rustique et 100% thermique. Adapté au climat et aux routes les plus difficiles, il séduit sur tous les marchés d’Amérique du Sud  et devrait permettre à Honda d’y affirmer sa présence. Cette région est la seconde implantation « Moto » du constructeur après l’Asie du Sud Est. Un gage de notoriété.

Chine, une chute inquiétante

Avec 24% de baisse de ses ventes, Honda connait de sérieuses difficultés en Chine. C’est la deuxième année consécutive de fort recul alors que le marché chinois bondit de 9%. La moitié de ce marché est occupé par les NEV, c’est-à-dire les véhicules entièrement électriques ou hybrides rechargeables. C’est un segment ou Honda est un acteur récent. Les «  e :NS1 » (notre e :NY1) et « e :NS2 » (qui devrait quitter le Chine sous le patronyme d’Insight) sont accompagnées des Ye  P7 et S7. Des modèles en phase avec un marché  de plus en plus difficile.  Le retrait récent de Dongfeng de sa coentreprise d’assemblage de moteurs avec Honda est un signe. Le moteur thermique est Chine, c’est fini. 

Asie Pacifique, une zone sous influence

Sur ses plus gros marchés,  l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et l’Inde, Honda est en baisse.  La pression des constructeurs chinois rend les choses difficiles. En Thaïlande et en Indonésie, c’est la montée en puissance des modèles 100% électriques qui en est la cause principale. Sur d’autres marchés, c’est l’offre qui n’est pas toujours adaptée. La Brio, plus compacte que la Jazz ne connait qu’un succès d’estime, même si sa déclinaison à 4 portes Amaze se vend mieux, notamment  en Inde. Quant à la situation en Australie et en Nouvelle Zélande, elle s’apparente à celle de l’Europe. Après des années de recul, Honda reprend des couleurs. La gamme est d’ailleurs similaire à celle du vieux continent. Mais les volumes sont la aussi modestes.

Europe, croissance confirmée

Sur les marchés de la communauté européenne,  Honda progresse de plus de 12,6% dans un marché à +1,8%. La marque affiche une belle progression en Italie, Espagne et en France. La gamme hybride est en phase avec la demande dans les pays où  ces motorisations sont au cœur du marché. A contrario dans les pays très électrophiles, ceux du nord de l’Europe en particulier, Honda n’a pas une offre en phase. L’arrivée de la Super One pourrait changer les choses. Mais en Grande Bretagne uniquement.

France, le troisième marché européen

Honda France repasse la barre des 5000 unités. Un chiffre modeste dans l’absolu mais qui remet la marque en selle dans l’hexagone. Une bonne nouvelle dans un marché français en panne et qui devrait permettre à Honda d’affirmer sa position, dans des volumes comparables à veux d’Alfa Romeo ou de Mazda. A l’évidence, une petite voiture électrique distinguée  comme la Sustaina-C  aurait sa place dans l’hexagone, comme des de nombreux pays d’Europe.

En Conclusion

Honda conserve sa place d’outsider et son indépendance. Deux éléments clefs, auxquels le constructeur est attaché.  Leader mondial de la moto et motoriste incontournable, Honda doit cependant  renforcer sa présence dans le domaine du tout électrique.  Le retour du développement automobile au sein de la R&D est un signe annonciateur d’autres nouveautés à venir.
La marque est sur plusieurs fronts, avec des technologies différentes. Des petits modèles  urbains, de moins de 3m60, dérivés des N-One et N-Van, comme la Super One disponible à Singapour. Des grands SUV de plus de 4m75, à l’image des Ye S7 et P7, de la Prologue ou de l’Acura RSX. Le chainon manquant, ce sont les zéro series. L’arrivée du premier modèle est prévu cette année. Honda n’oublie pas pour autant l’hybride, avec une technologie bien rodée, diffusée dans tous les pays. C’est à moyen terme le cheval de bataille de la marque. La Prelude en est l’original porte drapeau.

via ACEA et sites nationaux

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Marché français janvier 2026: Renault sur un nuage

Le marché français démarre aussi mal l’année 2026 qu’il avait terminé la précédente. Le bon score de Renault, mais aussi ceux de Mercedes, de Volvo et de Fiat contrastent avec la morosité ambiante. Le marché est en baisse de 6,55% comparé à l’an dernier et de 30,9% comparé à 2019, année de référence avant Covid.

Opel, Fiat et Citroën plus que Peugeot

Opel, Citroën et surtout Fiat démarrent l’année sous de bons  auspices. C’est le mauvais score de Peugeot qui fait baisser le groupe. Chez Fiat, la Panda fait mieux que le 500 et permet à la marque de retrouver des couleurs. Alfa Romeo fait une pause alors que DS est toujours apathique. Citroën retrouve sa médaille de bronze se positionne devant Toyota, Dacia et Volkswagen. Enfin si la 208 gagne la couronne de reine du marché, elle ne devrait pas la conserver bien longtemps. 

Renault sur un nuage, Dacia à la traine

Renault est sur un nuage. La Clio V garde la cote, la VI démarre fort et la R5 se porte à merveille. Et le losange flirte avec les 20% du marché. C’est heureux, car les nouvelles ne sont pas bonnes du côté de chez Dacia. La marque recule assez nettement depuis plusieurs mois et sa part de marché dégringole. 

Fiat, Volvo et Mercedes à l’avantage

Fiat comme on l’a vu plus haut, mais également Mercedes, démarrent l’année sur les chapeaux de roues. Mini tout comme Skoda continuent sur leur bonne lancée avec des fondamentaux solides. Volvo est de retour aux affaires, en compagnie de Polestar qui fait ses débuts. Cupra passe devant Seat. On notera les 307 X-Peng G6 vendues et la bonne progression de ce dernier, tout comme celle de BYD

Tesla en tête des perdants

Les ventes de Tesla continuent à chuter vertigineusement. L’abandon de certains modèles d’une part et les priorités du patron d’autres part Tesla ne sera plus S3XY…Le début d’année n’est pas bon pour BMW, il est vrai habitué aux records depuis des mois. Même flottement coté Porsche. Pour Ford et le groupe Hyundai, les chiffres sont inquiétants quand Toyota continue à patiner. MG marque le pas et pourrait bien se faire rattraper par BYD prochainement.

Carton électrique

Avec 28,3% des ventes les modèles 100% électrique font un carton. C’est deux fois plus que les motorisations à essence. Le Diesel au plus bas est même dépassé par le GPL. Avec plus de 80% des ventes, les modèles à batterie ont plié le match dès le premier mois de l’année. Le marché du neuf a basculé en faveur des modèles électrifiés. Mais les acheteurs se font toujours attendre. La baisse de près de 10% du marché de l’occasion en témoigne. Il est devenu urgent de ne pas changer de voiture et de conserver son ancien véhicule.

Top 10 marques. Volume et part de marché janvier 2026

Renault21 40219,97%
Peugeot17 70716,52%
Citroën9 4938,86%
Toyota9 1648,55%
Volkswagen6 9216,80%
Dacia6 5966,15%
Skoda3 0752,87%
Audi2 6982,51%
BMW2 6802,50%
Hyundai2 3922,23%

Top 10 modèles – janvier 2026

Peugeot 208   6 437
Renault Clio V   4 429
Peugeot 2008   4 015
Renault 5   3 952
Peugeot 3008   2 876
Clio VI   2 849
Dacia Sandero   2 829
Citroën C3   2 817
Renault Captur   2 684
Toyota Yaris   2 684

VIA AAA Data et PFA

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Chez Renault, l’aventure Ampère s’achève. Fin de la filiale dédiée aux véhicules électriques et aux logiciels

C’était l’un des symboles de la « Renaulution » et de la réorganisation du groupe Renault. La filiale dédiée aux véhicules électriques et au logiciels, Ampère, va [...]

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