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Ferrari électrique : elle s’appelle « Luce »…et son cockpit est trop clinique

Ferrari

Ferrari a dévoilé aujourd’hui le design intérieur et annoncé le nom de sa nouvelle voiture de sport 100 % électrique : Ferrari Luce, marquant le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire de Ferrari. Un tournant délicat, avec une voiture dont la sortie a été décalée à 2026.  Votre humble serviteur est profondément sceptique et déçu par le résultat, même si ce jugement est subjectif et n’engage que moi… 

Ferrari Luce ou Apple Car ?

Oui, on ne s’est pas contenté du nom “Elettrica” qui a circulé un temps. Ce sera finalement « Luce » qui doit, selon Ferrari, incarner une nouvelle philosophie « Simple, pure et évocatrice”. Le reste du communiqué officiel utilise d’ailleurs un vocable qui fait penser à un communiqué d’une keynote de la Silicon Valley, et vous allez comprendre pourquoi. 

Le lancement a été organisé à San Francisco par Ferrari et LoveFrom, un collectif créatif fondé par Sir Jony Ive et le designer Marc Newson, qui collabore avec Ferrari depuis cinq ans sur tous les aspects de la conception de la nouvelle voiture. Et Sir Jony Ive est tout simplement…le designer de l’IPhone. Tout se tient ! LoveFrom a bénéficié d’une totale liberté créative pour définir dès le départ l’orientation du design, afin de traduire un “nouveau langage stylistique”

Un “volume unique et épuré, aux formes simplifiées et rationalisées” au service de la conduite, « créant un environnement à la fois calme, propice à la concentration et spacieux”. C’est la description d’un open space de Mountain View ? Non, un cockpit Ferrari. Mais Ferrari n’est pas Tesla, à priori ?  On se demande où est passée l’émotion quasi charnelle…

épure high-tech et inspiration F1

Les éléments essentiels, tels que le combiné d’instruments, le panneau de commande et la console centrale, sont autonomes et clairement organisés autour des entrées (commandes) et des sorties (affichages), tandis que les matériaux ont été choisis pour leur durabilité et leur intégrité. Les concepteurs ont privilégié l’aluminium pour son aptitude à l’usinage de précision. 

Bon point : on a privilégié les commandes physiques, à contre-courant des idées reçues selon lesquelles les voitures électriques doivent être dominées par de grands écrans tactiles. Les nombreuses commandes de la Ferrari Luce sont mécaniques et conçues avec précision pour être intuitives et agréables, en simplifiant et en optimisant chaque interaction. Inspirée des voitures de sport classiques et des monoplaces de Formule 1, l’interface est clairement organisée et réduite à l’essentiel.  

Clin d’oeils au classicisme

Comme il se doit, les designers, tout en célébrant le design clinique high-tech tendance depuis une dizaine d’années, parsèment leurs créations de clins d’oeils au passé, histoire de montrer qu’ils ont révisé un catalogue Pininfarina. Le volant de la Ferrari Luce adopte une forme épurée à trois branches, réinterprétant l’emblématique volant Nardi en bois des années 1950 et 1960.  Fabriqué à partir d’aluminium 100 % recyclé, l’alliage a été développé spécifiquement pour la Ferrari Luce afin de garantir une résistance mécanique optimale .

 Les commandes au volant sont organisées en deux modules analogiques, avec une disposition rappellant celle des monoplaces de Formule 1. Chaque bouton a été développé pour offrir une combinaison optimale de retours mécaniques et acoustiques, fruit de plus de 20 tests réalisés avec les pilotes d’essai Ferrari.  

Les commandes s’inspirent à la fois des codes esthétiques de l’automobile historique et de l’ergonomie aéronautique, notamment celle des hélicoptères et des avions. Le design du cadran s’inspire des cadrans d’instruments historiques, notamment ceux de Veglia et Jaeger des années 1950 et 1960.  

Ergonomie

Les trois écrans de la Ferrari Luce – combiné d’instruments, panneau de commande et panneau de commande arrière – ont été conçus afin de rendre l’expérience utilisateur intuitive et facile à parcourir. Une nouvelle police de caractères personnalisée et sobre confère à l’interface et à l’identité visuelle une cohérence typographique, inspirée des caractères historiques de Ferrari et de l’ingénierie italienne.   Le combiné d’instruments se déplace avec le volant, optimisant ainsi la visibilité du conducteur et améliorant ses performances.

Une première pour une Ferrari : le combiné d’instruments monté sur la colonne de direction. Il intègre deux écrans OLED superposés offrant des graphismes nets, des couleurs éclatantes et un contraste infini pour une expérience visuelle inédite. Le panneau de commande est monté sur une rotule, permettant d’orienter l’écran vers le conducteur ou le passager.

Les puristes vont détester

Au final, qu’en penser ? Ce design épuré l’est, à notre avis, bien trop pour une Ferrari qui doit véhiculer de l’émotion et une chaleur latine. Ou alors, quitte à pousser le concept cyberpunk plus loin comme l’ont initié les dernières supercars du cheval cabré, pourquoi ne pas avoir imaginé un cockpit vraiment futuriste, délirant et audacieux ? l’effet « wouah » est inexistant ici.

L’ergonomie certes est utile, mais pas l’épure clinique des produits tech de la Silicon Valley. Au premier regard, l’ensemble ferait même penser ironiquement aux simulateurs pour enfants des années 80 comme le Tomy Turbo. Cela manque de premium, d’exclusivité et de caractère. Le design rétro-futuriste adopté depuis quelques temps par l’équipe de Flavio Manzoni avait de quoi dérouter, comme pour les récentes F80 et 849 Testarossa, mais là, la patte « smartphone » est un peu visible à notre goût.

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Polestar sécurise 400 millions de dollars pour renforcer sa trésorerie

Polestar obtient 400 millions de dollars en financement en actions pour consolider sa liquidité dans un contexte difficile pour le marché des véhicules électriques.

Polestar, spécialisé dans les véhicules électriques, a annoncé avoir obtenu un financement en actions de 400 millions de dollars. Cette opération financière marque une nouvelle étape dans les efforts du fabricant pour renforcer sa situation de trésorerie et stabiliser son bilan, alors que le marché mondial de l’automobile électrique traverse une période de ralentissement de la demande.

Un nouvel apport en capital pour Polestar

Cet investissement de 400 millions de dollars provient de Feathertop Funding Limited, une entité à vocation spéciale consolidée par deux grandes institutions bancaires internationales : Sumitomo Mitsui Banking Corporation et Standard Chartered Bank. Polestar a précisé que, une fois la transaction finalisée, aucune de ces deux banques ne détiendra plus de 10 % des actions en circulation du constructeur automobile.

Ce nouveau financement intervient dans un contexte de forte pression financière pour le fabricant de voitures électriques. L’entreprise a en effet multiplié les opérations de financement afin de soutenir ses activités industrielles et commerciales, dans un environnement où les besoins en capitaux restent élevés pour atteindre une échelle de production suffisante et maintenir la compétitivité de ses modèles électriques.

Une série d’opérations financières rapprochées

L’annonce de ce nouvel apport en capital fait suite à plusieurs opérations conclues en décembre. Polestar avait alors obtenu un investissement en actions de 300 millions de dollars auprès de deux établissements bancaires européens, l’espagnol BBVA et le français Natixis. Dans le même temps, le constructeur avait également conclu un accord de prêt pouvant atteindre 600 millions de dollars avec Geely Holding, son actionnaire majoritaire chinois.

Selon le directeur général de Polestar, Michael Lohscheller, ces différentes annonces s’inscrivent dans une stratégie globale visant à améliorer la position de liquidité du groupe et à renforcer son bilan. Le dirigeant souligne également le rôle central joué par le soutien de Geely Holding dans la poursuite de ces objectifs financiers.

L’enchaînement de ces financements met en lumière la dépendance de nombreux acteurs du secteur automobile électrique à des apports de capitaux réguliers, notamment pour absorber les coûts élevés liés au développement technologique, à l’industrialisation et à la commercialisation de véhicules zéro émission.

Des tensions de trésorerie dans un marché plus lent

Polestar traverse actuellement une crise de trésorerie, dans un contexte où la demande mondiale de véhicules électriques a globalement ralenti. Comme d’autres startups spécialisées dans l’électromobilité, le constructeur suédois a consommé d’importantes liquidités dans sa tentative d’atteindre un volume de production suffisant pour améliorer sa rentabilité.

Cette situation a régulièrement mis l’entreprise sous pression vis-à-vis de ses engagements financiers. Polestar a longtemps risqué de ne pas respecter certaines clauses de sa dette, ce qui l’a conduite à négocier à plusieurs reprises des amendements avec ses prêteurs. La société a ainsi conclu des accords avec ses créanciers afin de réviser certaines clauses et de rester en conformité tout au long de l’année.

Ces difficultés illustrent les défis structurels auxquels sont confrontés de nombreux constructeurs automobiles électriques, pris entre des investissements massifs, des marges encore fragiles et une évolution plus lente que prévu du marché.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce nouveau financement en actions confirme que Polestar reste fortement dépendant de soutiens financiers externes pour assurer sa continuité opérationnelle. L’implication d’acteurs bancaires internationaux et du groupe Geely témoigne néanmoins d’une confiance persistante dans le constructeur. La multiplication des opérations de financement souligne aussi les tensions actuelles sur le modèle économique des fabricants de véhicules électriques. Polestar dispose désormais de marges de manœuvre accrues à court terme, mais reste confronté aux mêmes défis structurels que l’ensemble du secteur.

Crédit illustration : leblogauto.

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BYD entraîne le secteur électrique chinois dans la tourmente

La chute des ventes de janvier secoue les constructeurs chinois de véhicules électriques, BYD en tête, sur fond de fin de subventions.

Le marché chinois du véhicule électrique a connu un net accès de faiblesse en janvier, illustré par une forte correction boursière touchant plusieurs constructeurs automobiles majeurs. En tête de ce mouvement, BYD Co. a entraîné l’ensemble du secteur dans une vente massive à la Bourse de Hong Kong, après la publication de chiffres de ventes en recul. Ces données ont ravivé les craintes d’un ralentissement de la demande sur le plus grand marché automobile mondial, alors que la transition vers l’électromobilité semblait jusqu’ici soutenue par des volumes en forte croissance.

Des ventes de janvier en net recul

BYD, désormais premier constructeur mondial de véhicules électriques, a annoncé une baisse de 30 % de ses ventes en janvier par rapport à la même période de l’année précédente. Cette contre-performance a immédiatement été sanctionnée par les marchés financiers : le titre BYD a perdu jusqu’à 5,1 % en début de séance, enregistrant ainsi son plus fort repli en trois mois. Cette chute n’a pas été un cas isolé. D’autres acteurs chinois spécialisés dans les voitures électriques, comme Xpeng Inc. et Nio Inc., ont également publié des résultats décevants pour le mois de janvier, entraînant des baisses de plus de 6 % de leurs actions respectives.

La correction boursière s’est étendue à l’ensemble du secteur automobile chinois, y compris à des groupes dont les volumes de ventes ont pourtant été supérieurs. Geely Automobile Holdings Ltd., qui a écoulé environ 60 000 véhicules de plus que BYD sur le mois, a vu son titre reculer de 2,6 %. Cette réaction montre que les investisseurs ne se focalisent pas uniquement sur les performances individuelles, mais sur la dynamique globale du marché des véhicules électriques et hybrides rechargeables en Chine.

Fin des subventions et effet d’anticipation

Le ralentissement observé en janvier s’inscrit dans un contexte plus large décrit par les analystes comme une « gueule de bois de livraison ». La fin de plusieurs subventions locales en faveur des voitures dites vertes à la fin du mois de décembre a incité de nombreux consommateurs à avancer leurs achats. Cette anticipation de la demande a mécaniquement vidé les carnets de commandes au début de l’année suivante, laissant les constructeurs automobiles face à un mois de janvier particulièrement faible.

À ce phénomène s’est ajoutée l’introduction d’une nouvelle taxe d’achat de 5 % sur les véhicules électriques. Cette mesure a pesé sur l’appétit des consommateurs, notamment pour les modèles de milieu de gamme, segment clé du marché chinois. L’environnement réglementaire et fiscal a ainsi contribué à freiner les immatriculations, malgré une offre toujours plus large de berlines électriques, SUV zéro émission et modèles à batteries de dernière génération.

Une stratégie internationale sous pression

Dans ce contexte de marché intérieur plus tendu, BYD s’appuie de plus en plus sur son expansion internationale pour soutenir sa valorisation et ses perspectives de croissance. Toutefois, cette stratégie a également montré des signes de fragilité en début d’année. Les expéditions du constructeur vers l’étranger ont chuté de 25 % d’un mois sur l’autre en janvier. Selon l’analyste Tim Hsiao de Morgan Stanley, cette baisse serait « probablement due à un chargement anticipé », suggérant que des livraisons ont été avancées sur les mois précédents.

Malgré ce recul ponctuel, BYD affiche des objectifs ambitieux pour l’année en cours. Le constructeur a indiqué vouloir augmenter ses livraisons hors de Chine de près de 25 %, afin d’atteindre un volume de 1,3 million de véhicules exportés. À l’échelle globale, les analystes anticipent une progression des ventes totales à plus de 5 millions d’unités cette année, contre 4,6 millions l’an passé. Ces prévisions témoignent d’une confiance persistante dans la capacité de BYD à maintenir sa trajectoire de croissance, malgré un début d’année chahuté pour l’ensemble du secteur automobile électrique chinois.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres de janvier mettent en lumière la forte dépendance du marché chinois des véhicules électriques aux incitations publiques et au calendrier réglementaire. La baisse simultanée des ventes et des cours boursiers souligne un ajustement conjoncturel plus qu’un retournement structurel. Pour BYD, la diversification géographique reste un levier clé, même si les exportations peuvent elles aussi subir des effets de calendrier. Le début d’année rappelle enfin la volatilité persistante d’un secteur automobile en pleine mutation.

Crédit illustration : leblogauto.

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