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Les mineurs australiens visent une hausse de production de lithium

Les producteurs australiens de lithium prévoient d’augmenter leur production face à la forte hausse des prix et à la demande mondiale.

Une hausse des prix stimule les ambitions des mineurs

Deux des principaux producteurs de lithium d’Australie envisagent d’accroître leur production pour profiter de la flambée des prix du métal de batterie. Mineral Resources Ltd. a relevé ses prévisions pour l’ensemble de l’année et examine la possibilité de relancer sa mine de Bald Hill, mise en veille fin 2024. De son côté, Liontown Ltd., partiellement détenue par la milliardaire Gina Rinehart, étudie une expansion de son site de Kathleen Valley si les prix restent soutenus.

La production et les prix du spodumène — un minerai riche en lithium — ont connu une augmentation trimestrielle notable. Le lithium a vu son prix doubler depuis novembre, porté par la demande croissante des installations de stockage d’énergie et par des inquiétudes sur l’approvisionnement en Chine, un centre majeur de production. Selon Tony Ottaviano, directeur général de Liontown, le marché du lithium « réécrit les règles » et la société se prépare à investir rapidement dès que les conditions seront jugées favorables.

Des projets d’expansion ambitieux pour répondre à la demande

Liontown prévoit de porter le débit annuel de Kathleen Valley à 4 millions de tonnes, contre 2,8 millions de tonnes d’ici juin 2027. La décision finale d’expansion dépendra de l’évolution durable des prix et des fondamentaux du marché, a précisé Ottaviano.

Mineral Resources, pour sa part, a ajusté ses prévisions de production pour ses mines de Wodgina et Mt Marion afin de tirer parti de l’amélioration des prix. La société étudie également le redémarrage potentiel de sa mine de Bald Hill, qui avait été fermée après un effondrement des prix. Mark Wilson, directeur financier, a indiqué que ces mesures visaient à maximiser les revenus et à répondre à la demande croissante de lithium dans les batteries électriques et le stockage d’énergie.

IGO Ltd., un autre producteur australien, a également rapporté une production accrue de concentré de spodumène au dernier trimestre. L’entreprise a souligné le potentiel d’une hausse de génération de trésorerie grâce aux prix au comptant élevés, tout en avertissant que les prix pourraient se modérer à mesure que l’offre se rééquilibre.

Une performance boursière en hausse malgré la volatilité

Les actions des producteurs de lithium cotés à Sydney ont enregistré des gains importants cette année. Liontown a vu son action grimper de 30 %, Mineral Resources de 12 % et IGO de près de 5 %, malgré un léger recul récent. Cette performance reflète l’optimisme des investisseurs face à la reprise du marché et à la forte demande mondiale de lithium, notamment pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie.

L’intérêt des investisseurs pour le lithium reste alimenté par la transition énergétique mondiale et la nécessité de sécuriser l’approvisionnement pour les batteries électriques, un secteur stratégique en pleine expansion. Les sociétés australiennes semblent bien positionnées pour répondre à cette demande tout en adaptant leurs capacités de production selon la dynamique des prix.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Australie confirme son rôle central dans l’approvisionnement mondial en lithium, essentiel pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie. Les projets d’expansion de Liontown et Mineral Resources montrent une réactivité rapide face à la volatilité des prix. Cependant, le marché reste sensible aux fluctuations et à l’évolution de l’offre en Chine, ce qui pourrait influencer la rentabilité future. La stratégie des mineurs australiens illustre la manière dont les producteurs s’adaptent aux besoins croissants de la transition énergétique mondiale.

Crédit illustration : carriervibrating.

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Toyota reste n°1 mondial avec des ventes record en 2025

Toyota conserve sa place de n°1 mondial en 2025 avec 11,3 millions de ventes malgré tarifs américains et concurrence chinoise.

Toyota confirme sa position de leader mondial

Toyota Motor Corp. a conservé son statut de plus grand constructeur automobile au monde en 2025, enregistrant des ventes record malgré un environnement commercial complexe et la montée en puissance des constructeurs chinois. Les ventes mondiales du groupe, incluant les filiales Daihatsu Motor Co. et Hino Motors Ltd., ont atteint 11,3 millions d’unités, en hausse de 4,6 % par rapport à 2024, tandis que la production a augmenté de 5,7 % à 11,2 millions de véhicules. Cette performance permet à Toyota de renforcer son avance sur Volkswagen AG, dont les ventes ont reculé de 0,5 % pour s’établir à 9 millions d’unités.

Malgré les tensions commerciales engendrées par la guerre tarifaire du président américain Donald Trump, Toyota a réussi à maintenir sa croissance. Les véhicules Toyota et Lexus ont vu leurs ventes augmenter de 8 % aux États-Unis, accompagnées d’une hausse de près de 10 % de la production locale, soutenues notamment par la popularité croissante des hybrides essence-électricité. Au Japon, marché représentant environ 18 % des ventes mondiales, Toyota a enregistré une progression de 12 %, consolidant sa position sur son marché domestique.

Croissance soutenue malgré les droits de douane américains

Les droits de douane imposés par Washington ont pesé sur l’ensemble des constructeurs japonais, avec un tarif de 15 % sur toutes les voitures et pièces importées des États-Unis. Si le pire scénario a été évité grâce à des négociations diplomatiques, les marques japonaises ont néanmoins supporté des pertes collectives de plusieurs milliards de yens. La stratégie de Toyota pour atténuer ces effets a consisté à accroître la production sur le sol américain tout en maintenant une partie significative de ses opérations au Japon.

En comparaison, les autres constructeurs japonais ont enregistré des performances contrastées. Honda Motor Co. a vu ses ventes mondiales chuter de 7,5 % à 3,5 millions de véhicules, avec une baisse particulièrement marquée en Chine (-24 %), et sa production a diminué de 9 %. Nissan Motor Co. a quant à elle vendu 3,2 millions de véhicules, soit une baisse de 4,4 % par rapport à 2024.

Défis des véhicules électriques face à la concurrence chinoise

Sur le marché chinois, Toyota a conservé une certaine stabilité, contrairement à ses concurrents confrontés à la domination des marques locales de véhicules électriques, notamment BYD Co., qui a livré 4,6 millions de véhicules en 2025, dont près de la moitié étaient entièrement électriques. Toyota, de son côté, a vendu moins de 200 000 véhicules électriques à batterie, avec seulement 4 227 unités distribuées au Japon, où le marché de la mobilité électrique reste émergent.

Cette performance souligne la résilience du groupe japonais face aux turbulences économiques mondiales, aux tarifs douaniers et à la concurrence accrue des véhicules électriques chinois. Toyota reste ainsi un acteur central de l’industrie automobile mondiale, combinant croissance sur les marchés traditionnels avec un développement progressif de ses modèles hybrides et électriques, tout en s’adaptant aux contraintes géopolitiques et commerciales actuelles.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota confirme sa solidité sur les marchés mondiaux grâce à ses ventes de véhicules hybrides et à sa production stratégique aux États-Unis.
La société résiste mieux que ses concurrents japonais aux droits de douane et aux fluctuations du marché chinois. Les ventes limitées de véhicules électriques montrent que Toyota reste prudente sur ce segment encore émergent. La stratégie globale combine croissance traditionnelle et préparation progressive à l’électrification, garantissant sa position de leader mondial.

Crédit illustration : Toyota.

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Production auto britannique au plus bas depuis 1956

La production automobile britannique chute à 717 000 unités en 2025, impactée par JLR, cyberattaques et tarifs américains.

La production automobile britannique a atteint son plus bas niveau en près de 70 ans en 2025, plongeant l’industrie dans une situation critique. Selon le groupe de pression Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), la fabrication a reculé de 8 % à 717 371 unités, un chiffre comparable à celui de 1956, époque où des modèles emblématiques comme la Morris Minor et la Ford Popular étaient produits. Cette baisse marque un point d’inflexion historique pour le secteur, illustrant la combinaison de facteurs externes et internes qui ont pesé sur les constructeurs automobiles britanniques.

Impact des fermetures et cyberattaques

La baisse de production est particulièrement marquée pour les véhicules commerciaux, qui affichent une chute de 16 % par rapport à l’année précédente, la plus forte depuis 1952. Plusieurs événements expliquent cette contraction : la fermeture de l’usine de fourgonnettes Vauxhall à Luton par Stellantis NV, mais surtout l’arrêt de l’activité de Jaguar Land Rover (JLR) pendant près de six semaines suite à une cyberattaque majeure. Ces interruptions ont eu un impact direct sur la chaîne d’approvisionnement et les volumes de production annuels, illustrant la vulnérabilité des constructeurs face aux risques numériques et aux perturbations opérationnelles.

Les tarifs américains sur les véhicules importés ont également contribué à cette contraction, en pesant sur la compétitivité des exportations britanniques. Ces droits de douane affectent particulièrement les marques de luxe et les véhicules haut de gamme, dont JLR, qui dépend fortement des marchés étrangers pour ses ventes. La combinaison de cybermenaces, de contraintes tarifaires et de pénuries de semi-conducteurs a transformé 2025 en une année particulièrement difficile pour l’industrie automobile au Royaume-Uni.

Transition vers les véhicules électriques

La transition vers les véhicules électriques (VE) ajoute une dimension supplémentaire aux défis du secteur. Bien que le Royaume-Uni se tienne à des objectifs ambitieux — imposant aux constructeurs d’augmenter progressivement la part de VE pour atteindre 100 % des ventes d’ici 2035 — la mise en œuvre reste cahoteuse. La croissance plus lente des véhicules électriques, couplée à des coûts de production élevés et à la concurrence internationale, rend la transition encore plus exigeante pour les constructeurs de véhicules commerciaux et les marques traditionnelles.

Malgré ces obstacles, la SMMT prévoit un rebond de la production en 2026, estimant une hausse de plus de 10 %. Cette progression pourrait être portée par l’introduction de nouveaux modèles à batterie, comme la dernière Nissan Leaf, ainsi que par une stabilisation des chaînes d’approvisionnement et une adaptation accrue aux normes environnementales. La transformation vers les VE reste donc un élément clé de la stratégie de survie et de compétitivité des fabricants britanniques.

Opportunités et coopération internationale

L’industrie britannique explore également des opportunités de collaboration internationale pour relancer sa production. La popularité croissante des marques chinoises au Royaume-Uni suscite l’espoir que certaines pourraient établir des usines locales. Dans ce contexte, le Premier ministre Keir Starmer devrait discuter avec la société Chery Automobile Co. de projets visant à exploiter une usine britannique liée à JLR. Ces initiatives pourraient renforcer l’investissement étranger dans le secteur et stimuler l’emploi tout en diversifiant l’offre de véhicules électriques et traditionnels produits localement.

En résumé, la production automobile britannique en 2025 reflète les défis structurels et conjoncturels auxquels le secteur est confronté : cyberattaques, fermetures d’usines, tarifs internationaux et transition vers l’électrique. L’année 2026 pourrait marquer un tournant si les investissements et nouvelles collaborations permettent de relancer la production et de répondre aux objectifs environnementaux.

Notre avis, par leblogauto.com

La chute historique de la production automobile britannique souligne la fragilité du secteur face aux crises numériques et aux contraintes commerciales internationales. Les fermetures de JLR et Vauxhall ont eu un impact direct, mais la transition vers les véhicules électriques reste un enjeu majeur pour les constructeurs. Les discussions avec les marques chinoises montrent que l’ouverture à l’investissement étranger pourrait compenser partiellement les pertes locales. À long terme, le rebond de la production dépendra de la capacité du Royaume-Uni à sécuriser ses chaînes d’approvisionnement et à accélérer la transition énergétique dans l’automobile.

Crédit illustration : JLR.

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McLaren célèbre son dixième titre avec Artura Spider aux couleurs de l’écurie

L’écurie McLaren est revenue au sommet de la hiérarchie de la F1. Son dixième titre est célébré par une édition limitée de l’Artura Spider. 10 exemplaires seulement.

En 2024, McLaren a mis fin à 25 ans sans titre en F1 et réalise le doublé en 2025 avec son dixième titre, doublé du titre pilote pour Lando Norris. Un résultat qui mérite bien une petite célébration qui prend la forme de l’Artura Spider MCL39 Championship Edition.

La supercar découvrable arbore bien évidemment la couleur orange associée à la marque. Sa combinaison avec un noir profond évoque la monoplace MCL39. Sur les flancs, chaque exemplaire exhibe le nombre 10, entouré par autant d’étoiles. Un motif que l’on retrouvera à bord sur les sièges. Sur chaque seuil de portes, la liste des 14 Grand Prix remportés par Lando Norris et Oscar Piastri durant la saison 2025.

Dommage que cette édition limitée qui sera forcément très recherchée ne repose que sur des éléments de style. Aucune amélioration des performances n’est à l’ordre du jour pour le V6 3.0 hybride de 680 ch.

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Tesla investit 20 milliards pour l’IA et la robotique

Tesla prévoit 20 milliards de dollars en 2026 pour IA, robots et nouvelles lignes de production, transformant son activité automobile.

Tesla Inc. a annoncé un plan d’investissement massif de plus de 20 milliards de dollars pour 2026, visant à réorganiser ses lignes de production et à soutenir les ambitions d’intelligence artificielle et de robotique de l’entreprise. Ce budget dépasse largement les dépenses de l’an dernier et presque double les attentes des analystes de Wall Street. Elon Musk a indiqué que ces fonds seront utilisés pour augmenter la production de véhicules électriques, de batteries et de robots dans une demi-douzaine d’usines à travers le monde. Dans le cadre de cette réorganisation, Tesla prévoit de retirer de la production ses deux modèles les plus anciens, la berline Model S et le SUV Model X, afin de libérer de l’espace pour le développement des humanoïdes Optimus.

Une transition vers l’intelligence artificielle et la robotique

Cette réorientation stratégique illustre la volonté de Tesla de s’affirmer comme un acteur majeur de l’IA et de la technologie autonome. L’entreprise a annoncé un investissement supplémentaire de 2 milliards de dollars dans xAI, la startup d’intelligence artificielle d’Elon Musk, qui demeure déficitaire. Les deux entreprises collaborent déjà, Tesla ayant fourni des systèmes de stockage d’énergie Megapack à xAI et intégrant le chatbot Grok dans certains véhicules. L’accord vise à renforcer la capacité de Tesla à développer et à déployer des produits d’IA dans le monde physique, notamment pour la future génération de robots humanoïdes. Selon Andrew Rocco, analyste chez Zacks Investment Research, Tesla amorce ainsi un virage majeur, passant « d’une entreprise de véhicules électriques à un pari total sur les robotaxis, l’énergie et Optimus ».

Implications pour la production automobile

Le plan de réorganisation aura des conséquences directes sur la production automobile. L’arrêt des Model S et Model X marque la fin d’une ère pour Tesla, mais ouvre la voie à des lignes de production plus flexibles et adaptées aux nouvelles technologies. La société prévoit d’augmenter la fabrication de batteries et de véhicules électriques dans ses usines existantes, tout en explorant la construction possible d’une usine de semi-conducteurs. Ces initiatives visent à soutenir la demande croissante pour ses véhicules tout en réduisant la dépendance à l’ancienne gamme, qui affichait des ventes en baisse ces dernières années.

Résultats financiers et soutien des investisseurs

Malgré un bénéfice ajusté de 50 cents par action au quatrième trimestre, Tesla a dépassé les attentes des analystes et met fin à une série de résultats trimestriels inférieurs aux prévisions. L’investissement dans xAI et les projets de robotique ont été largement bien accueillis par les investisseurs, qui voient dans ces initiatives un potentiel de croissance à long terme. Matt Maley, stratège chez Miller Tabak + Co., souligne que « si Tesla doit réussir selon les projections des haussiers, ce sera grâce au robotaxi et à la robotique ». L’orientation vers l’IA et les systèmes autonomes pourrait ainsi devenir le principal moteur de rentabilité, parallèlement à l’activité traditionnelle de véhicules électriques.

Avec ces investissements, Tesla cherche non seulement à accroître sa capacité de production et à moderniser ses lignes, mais également à repositionner l’entreprise au cœur de la révolution technologique dans le secteur automobile, en combinant innovation dans les batteries, véhicules autonomes et robots humanoïdes.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla marque un tournant stratégique majeur en réorientant son modèle vers l’intelligence artificielle et la robotique. L’investissement de 20 milliards de dollars reflète l’ambition de Musk de transformer l’entreprise au-delà des véhicules électriques traditionnels. L’arrêt des Model S et Model X montre que Tesla priorise l’innovation sur les anciennes gammes, tout en cherchant à renforcer sa production et ses capacités technologiques. Cette transition pourrait redéfinir la compétitivité de Tesla sur le marché automobile mondial tout en consolidant sa position dans les technologies de demain.

Crédit illustration : Tesla.

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Mozambique : une usine de graphite clé pour les batteries

Le Mozambique inaugure une usine de graphite stratégique, renforçant son rôle dans la chaîne mondiale des batteries et des véhicules électriques.

Le président du Mozambique, Daniel Chapo, a inauguré vendredi dernier une nouvelle usine de traitement de graphite d’une capacité annuelle de 200 000 tonnes métriques. L’installation est située sur une mine exploitée par une entreprise chinoise et s’inscrit dans la stratégie du pays visant à accroître la valeur ajoutée de ses ressources minières. Cette inauguration intervient dans un contexte de hausse de la demande mondiale de graphite, un matériau essentiel pour les batteries lithium-ion utilisées notamment dans les véhicules électriques et l’électronique mobile.

Une capacité industrielle tournée vers la transformation locale

L’usine inaugurée est implantée sur la mine de graphite de Nipepe, dans la province de Niassa, au nord du Mozambique. Elle appartient à la société chinoise DH Mining, active sur le site depuis 2014. Selon l’entreprise, 200 millions de dollars ont été investis dans les infrastructures minières et les installations de traitement, illustrant l’ampleur industrielle du projet. Avec une capacité de 200 000 tonnes métriques par an, le site vise à renforcer la production transformée localement, au-delà de la simple extraction de minerai brut.

Lors de la cérémonie, le président Daniel Chapo a souligné la volonté du Mozambique de mieux exploiter ses ressources naturelles. Il a déclaré que le pays n’entendait plus se limiter à un rôle de fournisseur de matières premières, mais ambitionnait de devenir un acteur industriel capable de produire, transformer et exporter des matériaux stratégiques. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large de développement industriel et d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Le graphite, un matériau stratégique pour l’automobile électrique

Le graphite est un minéral reconnu pour ses excellentes propriétés de conductivité thermique et électrique. Il est un composant clé des batteries lithium-ion, largement utilisées dans les véhicules électriques, mais aussi dans les téléphones portables et d’autres équipements électroniques. Selon les estimations de l’United States Geological Survey, la production mondiale annuelle de graphite extrait s’élève à environ 1,6 million de tonnes métriques.

Dans ce contexte, le Mozambique figure parmi les principaux producteurs mondiaux de graphite. L’augmentation de ses capacités de traitement renforce sa position sur un marché étroitement lié à la transition énergétique et à l’essor de la mobilité électrique. Le développement de l’industrie automobile électrique mondiale accroît en effet la demande en matières premières critiques, dont le graphite est un élément central pour la fabrication des batteries.

La Chine, qui possède les plus grandes réserves de graphite au monde, domine également l’extraction et la transformation de ce minéral. La présence d’acteurs chinois au Mozambique illustre l’importance stratégique de l’Afrique australe dans l’approvisionnement mondial en matériaux nécessaires aux technologies de stockage d’énergie.

Investissements étrangers et retombées économiques locales

DH Mining a indiqué que la mine de Nipepe emploie actuellement 890 travailleurs. Ce chiffre devrait atteindre environ 2 000 employés lors de la deuxième phase du projet, traduisant un impact significatif sur l’emploi local. Ces investissements étrangers contribuent à structurer le secteur minier mozambicain et à renforcer les capacités industrielles du pays.

Le Mozambique accueille également d’autres acteurs internationaux du graphite. La société australienne Syrah Resources et le groupe néerlandais AMG exploitent des opérations d’extraction dans la province voisine de Cabo Delgado. Par ailleurs, le groupe australien Triton Minerals poursuit le développement de son projet Ancuabe, également situé à Cabo Delgado. Cette concentration d’activités minières souligne le potentiel géologique du pays et son rôle croissant dans l’approvisionnement mondial en matériaux stratégiques.

Plus largement, cette inauguration intervient alors que le Mozambique cherche à tirer parti de ses ressources naturelles dans plusieurs secteurs, notamment l’énergie. Le pays accueille par exemple la reprise de la construction d’un projet de gaz naturel liquéfié de 20 milliards de dollars mené par le groupe français TotalEnergies, signe d’un regain d’activité dans les grands projets industriels.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette usine de traitement de graphite marque une étape importante pour le Mozambique dans la chaîne de valeur des batteries destinées aux véhicules électriques. En développant la transformation locale, le pays renforce son positionnement industriel face à la croissance du marché automobile électrifié. La présence d’investisseurs chinois et internationaux confirme l’importance stratégique du graphite mozambicain. Reste à observer comment cette montée en puissance industrielle s’inscrira durablement dans l’économie locale et régionale.

Crédit illustration : Syrah Resources.

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Le Renault Captur GPL gagne en puissance : pour quels usages ?

Renault introduit une nouvelle motorisation Eco-G de 120 ch sur le Captur. Ce moteur GPL remplace l’Eco-G 100, sans changement de prix d’accès, et vise à combiner autonomie élevée, émissions contenues et coûts d’usage maîtrisés.

Un nouveau moteur GPL pour le Captur

Renault élargit l’offre du Captur avec l’arrivée du moteur Eco-G 120 ch. De fait, cette motorisation bicarburation essence/GPL succède à l’Eco-G 100. Elle est basée sur le moteur essence TCe 115 1,2 litre turbo à injection directe, à trois cylindres.

La puissance progresse à 120 ch, soit un gain de 20 ch. Le couple atteint désormais 200 Nm, en hausse de 30 Nm par rapport à la version précédente. Le moteur est proposé avec une boîte manuelle à six rapports.

Autonomie et émissions en baisse

Le Captur Eco-G 120 dispose de deux réservoirs distincts : 48 litres pour l’essence et 50 litres pour le GPL. La capacité du réservoir GPL augmente de 25 %, passant de 40 à 50 litres.

Selon les données communiquées, l’autonomie cumulée peut atteindre jusqu’à 1 400 km. En fonctionnement GPL, les émissions de CO₂ sont annoncées à partir de 117 g/km, contre 133 g/km en essence. La consommation débute à 7,2 l/100 km en GPL et 5,9 l/100 km en essence.

Le 0 à 100 km/h est réalisé en 12 ou 12,6 secondes, soit un gain d’une seconde par rapport à l’Eco-G 100.

Un positionnement tarifaire inchangé

Le Captur équipé du moteur Eco-G 120 est proposé à partir de 26 400 € en finition Evolution. Ce tarif est identique à celui de la motorisation Eco-G 100 qu’il remplace.

La gamme Captur reste également disponible avec un moteur essence TCe de 115 ch et une motorisation full hybrid E-Tech de 160 ch.

Un intérêt coût du carburant indéniable !

En France, le GPL bénéficie d’un avantage fiscal. Plus exactement il est moins taxé sur l’essence. Ce faisant, il est en moyenne, à date, à 0,964 €/l. La consommation en GPL est intrinsèquement plus élevée qu’avec de l’essence. Cela donne 6,94 € les 100 km GPL contre 10,10 € les 100 kmSP95 E10.

Les performances sur le papier, sont désormais équivalentes entre le Eco-G 120 et le TCe 115. Mais en plus, ici, Renault positionne le Captur Eco-G 120 ch 600 € moins cher que la version TCe 115 toujours en finition Evolution. Ainsi, dès le premier kilomètre, on économise. Pourquoi prendre le TCe 115 ?

Niveau économies de carburant, le GPL ne vaut pas l’éthanol E85, ni en termes de répartition géographique des pompes compatibles. Cependant comme peu de constructeurs proposent des véhicules flex-fuel en première monte…

Une technologie GPL intégrée en usine

La motorisation Eco-G, elle, est développée en première monte par Renault. Le moteur est conçu dès l’origine pour fonctionner au GPL, avec une intégration réalisée directement en usine. Le réservoir de GPL prend la place de la roue de secours, sans modification du réservoir d’essence.

Niveau usage, au quotidien, si on peut rouler au GPL, le coût d’utilisation chute énormément. Sur long trajet, en partant avec le double plein, on s’évite potentiellement de devoir faire l’appoint en station d’autoroute. On a l’autonomie d’une grande routière gazole. Reste la question de la roue de secours absente.

Évolutions d’équipements et aides à la conduite

En parallèle de cette nouvelle motorisation, la gamme Captur bénéficie d’évolutions en matière d’équipements. Ainsi, de nouveaux rétroviseurs, issus de la Clio 6, affichent un design retravaillé visant à réduire les bruits d’air et à améliorer légèrement l’aérodynamisme. Une projection de logo au sol est proposée en option dans le cadre du pack parking.

Captur et Symbioz intègrent également une caméra intérieure placée sur le montant du pare-brise. Elle permet de détecter les signes de fatigue et de distraction du conducteur.

En conduite semi-autonome, un système d’assistance à l’arrêt d’urgence peut intervenir si le conducteur ne réagit plus, en ralentissant le véhicule jusqu’à l’arrêt complet.

Les aides au stationnement évoluent avec l’arrivée de caméras haute définition pour la caméra de recul et la vision 3D à 360°. Sur les versions à boîte automatique, le mode Perso est remplacé par un mode Smart, qui ajuste automatiquement les réglages entre les modes Eco, Confort et Sport selon le style de conduite.

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GM anticipe 2 milliards de bénéfices supplémentaires en 2026

GM prévoit jusqu’à 2 milliards de dollars de bénéfices en 2026 et renforce dividendes et rachats d’actions pour ses actionnaires.

General Motors prévoit un bond significatif de ses bénéfices pour 2026, stimulé par la forte demande pour ses véhicules les plus rentables et un environnement réglementaire favorable. Le constructeur automobile basé à Detroit anticipe que ses bénéfices ajustés avant intérêts et impôts se situeront entre 13 et 15 milliards de dollars, en hausse par rapport aux 12,7 milliards de l’année précédente. Ces prévisions illustrent la solidité des ventes de modèles haut de gamme, en particulier les camions et SUV tels que le GMC Sierra et le Cadillac Escalade, qui représentent les marges les plus élevées pour l’entreprise.

Des bénéfices en hausse malgré les défis du marché

Au quatrième trimestre, GM a enregistré un bénéfice par action de 2,51 $, dépassant largement les attentes des analystes qui tablaient sur 2,28 $. Cette performance démontre que le groupe tire parti de la demande pour ses véhicules à forte marge, même alors que le marché américain des voitures neuves pourrait se contracter légèrement cette année. Les droits de douane sur certains véhicules importés représentent toutefois un défi, avec des coûts estimés entre 3 et 4 milliards de dollars pour l’exercice 2026, contre 3,1 milliards l’an dernier.

L’année 2025 avait été marquée par des dépréciations massives dans le segment des véhicules électriques, entraînant une perte nette de 3,3 milliards de dollars au quatrième trimestre. Malgré ces charges, GM prévoit que ses revenus nets pour 2026 atteindront entre 10,3 et 11,7 milliards de dollars, illustrant un rebond significatif et la résilience de son portefeuille de véhicules traditionnels.

Rachats d’actions et dividendes renforcés

GM entend redistribuer une part importante de ses gains aux actionnaires. La société a autorisé de nouveaux rachats d’actions pour un montant de 6 milliards de dollars et a annoncé une augmentation de son dividende trimestriel de 3 cents, le portant à 18 cents par action. Au cours des dernières années, le constructeur a racheté plus de 20 milliards de dollars d’actions, contribuant à soutenir le cours de l’action à des niveaux records.

Selon Alexander Potter, analyste chez Piper Sandler, GM « exécute à un niveau élevé » et le renouvellement de l’autorisation de rachat montre la confiance du groupe dans sa capacité à générer des flux de trésorerie importants, malgré les charges liées aux véhicules électriques. Cette stratégie souligne l’importance accordée aux modèles haut de gamme, qui assurent des marges plus importantes et financent la redistribution de valeur aux actionnaires.

Les perspectives pour les véhicules électriques et les services connectés

GM continue de se concentrer sur la rentabilité de son portefeuille de véhicules électriques. La directrice générale, Mary Barra, a confirmé que l’entreprise travaillait à réduire les coûts afin de rendre les véhicules électriques plus compétitifs et prévoit de lancer « une poignée » de modèles hybrides essence-électrique. Néanmoins, la demande pour les véhicules entièrement électriques reste incertaine, notamment après la fin des subventions fédérales américaines, ce qui complique les prévisions pour le marché EV.

En parallèle, GM enregistre une croissance dans ses services télématiques, notamment Onstar et le système de conduite mains libres Super Cruise. Les revenus différés de ces services, reconnus sur trois ans, devraient augmenter de 2,1 milliards de dollars cette année pour atteindre 7,5 milliards de dollars, contribuant à diversifier les sources de revenus au-delà des ventes de véhicules.

Le marché chinois reste un point sensible pour GM, avec des pertes de 513 millions de dollars au quatrième trimestre et 316 millions sur l’ensemble de l’année 2025, liées à la restructuration de ses activités. Malgré ces défis internationaux, la société anticipe que la solidité du marché américain et les ventes de véhicules haut de gamme soutiendront la croissance des bénéfices et les flux de trésorerie en 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

GM montre une résilience notable en capitalisant sur ses modèles à forte marge et sur un environnement réglementaire favorable aux véhicules énergivores. Les rachats d’actions et l’augmentation du dividende reflètent la confiance du groupe dans ses perspectives financières. La rentabilité des véhicules électriques reste un défi, mais les services connectés et hybrides offrent de nouvelles sources de revenus. À court terme, la croissance des bénéfices repose sur les camions, SUV et la demande américaine, malgré les incertitudes liées aux tarifs douaniers et au marché chinois.

Crédit illustration : GM.

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Marché français janvier 2026: Renault sur un nuage

Le marché français démarre aussi mal l’année 2026 qu’il avait terminé la précédente. Le bon score de Renault, mais aussi ceux de Mercedes, de Volvo et de Fiat contrastent avec la morosité ambiante. Le marché est en baisse de 6,55% comparé à l’an dernier et de 30,9% comparé à 2019, année de référence avant Covid.

Opel, Fiat et Citroën plus que Peugeot

Opel, Citroën et surtout Fiat démarrent l’année sous de bons  auspices. C’est le mauvais score de Peugeot qui fait baisser le groupe. Chez Fiat, la Panda fait mieux que le 500 et permet à la marque de retrouver des couleurs. Alfa Romeo fait une pause alors que DS est toujours apathique. Citroën retrouve sa médaille de bronze se positionne devant Toyota, Dacia et Volkswagen. Enfin si la 208 gagne la couronne de reine du marché, elle ne devrait pas la conserver bien longtemps. 

Renault sur un nuage, Dacia à la traine

Renault est sur un nuage. La Clio V garde la cote, la VI démarre fort et la R5 se porte à merveille. Et le losange flirte avec les 20% du marché. C’est heureux, car les nouvelles ne sont pas bonnes du côté de chez Dacia. La marque recule assez nettement depuis plusieurs mois et sa part de marché dégringole. 

Fiat, Volvo et Mercedes à l’avantage

Fiat comme on l’a vu plus haut, mais également Mercedes, démarrent l’année sur les chapeaux de roues. Mini tout comme Skoda continuent sur leur bonne lancée avec des fondamentaux solides. Volvo est de retour aux affaires, en compagnie de Polestar qui fait ses débuts. Cupra passe devant Seat. On notera les 307 X-Peng G6 vendues et la bonne progression de ce dernier, tout comme celle de BYD

Tesla en tête des perdants

Les ventes de Tesla continuent à chuter vertigineusement. L’abandon de certains modèles d’une part et les priorités du patron d’autres part Tesla ne sera plus S3XY…Le début d’année n’est pas bon pour BMW, il est vrai habitué aux records depuis des mois. Même flottement coté Porsche. Pour Ford et le groupe Hyundai, les chiffres sont inquiétants quand Toyota continue à patiner. MG marque le pas et pourrait bien se faire rattraper par BYD prochainement.

Carton électrique

Avec 28,3% des ventes les modèles 100% électrique font un carton. C’est deux fois plus que les motorisations à essence. Le Diesel au plus bas est même dépassé par le GPL. Avec plus de 80% des ventes, les modèles à batterie ont plié le match dès le premier mois de l’année. Le marché du neuf a basculé en faveur des modèles électrifiés. Mais les acheteurs se font toujours attendre. La baisse de près de 10% du marché de l’occasion en témoigne. Il est devenu urgent de ne pas changer de voiture et de conserver son ancien véhicule.

Top 10 marques. Volume et part de marché janvier 2026

Renault21 40219,97%
Peugeot17 70716,52%
Citroën9 4938,86%
Toyota9 1648,55%
Volkswagen6 9216,80%
Dacia6 5966,15%
Skoda3 0752,87%
Audi2 6982,51%
BMW2 6802,50%
Hyundai2 3922,23%

Top 10 modèles – janvier 2026

Peugeot 208   6 437
Renault Clio V   4 429
Peugeot 2008   4 015
Renault 5   3 952
Peugeot 3008   2 876
Clio VI   2 849
Dacia Sandero   2 829
Citroën C3   2 817
Renault Captur   2 684
Toyota Yaris   2 684

VIA AAA Data et PFA

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La Lamborghini Miura se réinvente dans une version radicale SVR

La Lamborghini Miura se réinvente dans une version radicale SVR

La Lamborghini Miura est un monument de l’histoire automobile. Première vraie supercar de série, elle incarne à elle seule la naissance du mythe Lamborghini dès les années 60. Insaisissable, sacrée, presque intouchable, cette légende n’a jamais été réellement réinterprétée d’une manière qui fasse l’unanimité. Mais cela pourrait bien changer.

Andrea Sassano, designer automobile italien à la tête de Sassano Design, a dévoilé sa vision d’une Miura moderne façon « SVR ». Entre hommage respectueux et audace stylistique, ce restomod numérique fait tourner toutes les têtes.

La Lamborghini Miura se réinvente dans une version radicale SVR

Un restomod digne de Singer, signé Sassano Design

Réinterpréter une icône comme la Miura sans la trahir, c’est l’ambitieux défi qu’a relevé Andrea Sassano. À travers une série de rendus ultra-détaillés, le designer imagine ce que pourrait être une Miura contemporaine, si Lamborghini la confiait à sa division la plus radicale : SVR (Sport Veloci Racing).

Loin d’un simple lifting ou d’un concept rétro, cette Miura SVR est pensée comme une supercar millimétrée et agressive, dans l’ADN des Aventador SVR ou Diablo SVR. Le résultat : un bolide spectaculaire qui conserve les proportions iconiques du modèle original — ligne basse, cockpit reculé, poupe fuselée — tout en intégrant des éléments ultra-modernes comme les LEDs, les jantes aérodynamiques et une signature lumineuse réinventée à l’arrière.

Sassano a su préserver les incontournables : les célèbres persiennes noires à l’arrière de l’habitacle, les larges phares ronds et l’allure en forme de coin qui ont fait de la Miura une référence du design automobile. Chaque angle du véhicule respire la performance pure, sans tomber dans le piège du pastiche.

La Lamborghini Miura se réinvente dans une version radicale SVR

Une interprétation moderne d’une icône intouchable

Andrea Sassano ne cache pas son admiration pour la Miura originale. Dans un échange avec le média Motor1, il résume ainsi son approche : « La Miura est une icône intemporelle, où le design a primé sur l’ingénierie. C’est ce caractère unique qui m’a poussé à vouloir la réinterpréter avec les codes d’aujourd’hui. »

Pour lui, chaque coup de crayon du projet Miura SVR a été guidé par un objectif clair : préserver l’essence stylistique de la voiture tout en y insufflant une nouvelle âme, plus radicale et tournée vers la performance. Un pari visuel réussi, tant cette proposition moderne conserve l’âme de l’originale.

Mais Sassano reste lucide : « Ressusciter la Miura serait une décision fascinante, mais extrêmement complexe pour Lamborghini. Ce n’est pas juste une voiture : c’est un symbole fort de l’histoire de la marque. » Et il n’a pas tort. Même Lamborghini s’y est essayé en 2006 avec un concept Miura stylisé par Walter de’Silva. Si séduisante qu’elle ait été, l’idée fut rapidement enterrée par le PDG de l’époque, Stephan Winkelmann, qui déclarait : “La Miura était un hommage au passé. Lamborghini regarde vers l’avenir.”

Ce refus du rétro chez Lamborghini rend le projet de Sassano d’autant plus intrigant. Il ne s’agit pas d’un produit officiel, mais d’une œuvre de passion, pensée par un designer pour qui la Miura n’a pas besoin d’un successeur physique pour continuer à rayonner. « La flamme allumée par la Miura brûle encore. Elle continue d’inspirer les passionnés du monde entier », conclut Sassano.

Alors que certaines icônes comme la Countach ou la GTO ont récemment fait leur retour, cette Miura SVR ne verra peut-être jamais le jour. Mais ce qu’a imaginé Andrea Sassano n’est pas qu’un simple exercice de style. C’est une lettre d’amour au plus mythique des taureaux de Sant’Agata.

Et comme souvent dans ces projets non officiels, l’impact visuel remue plus de choses qu’un concept marketing. Car au fond, ce qui rend cette vision aussi forte, c’est qu’elle parvient à faire rêver tout en respectant un mythe que personne n’ose toucher.

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Comment une Renault 4L a-t-elle pu frôler les 100.000 euros aux enchères ?

Le marché des voitures anciennes continue de surprendre. Lors d’une vente Artcurial Motorcars en marge de Rétromobile, une Renault 4L Plein Air a été adjugée 95 360 euros, bien au-delà de son estimation initiale.

Une estimation largement dépassée

Estimée entre 20 000 et 30 000 euros, cette Renault 4L a finalement été vendue plus de trois fois au-dessus de sa fourchette annoncée. Le résultat tranche avec les standards habituels du modèle, pourtant très diffusé à l’origine.

La vente s’est tenue dans le cadre d’Artcurial Motorcars, organisé en parallèle du salon Rétromobile, un rendez-vous majeur pour les amateurs de véhicules anciens.

Une version particulière de la 4L

Le modèle concerné n’était pas une 4L classique, mais une 4L Plein Air. Cette déclinaison décapotable se distingue par l’absence de toit et de portes latérales. Elle fait partie des versions limitées et atypiques développées autour de la 4L.

Selon les estimations, environ 600 exemplaires de cette version auraient été produits. Aussi, cela contribue à sa rareté sur le marché des collectionneurs.

Un record pour la Renault 4L

Avec un prix final de 95.360 euros, cette 4L Plein Air établit un record : celui de la Renault 4L la plus chère jamais vendue. Cependant elle n’atteint toute fois pas le montant fou de plus de 140 000 € déboursés pour acquérir une Citroën 2CV Charleston.

Ce résultat intervient dans une vente comprenant pourtant des modèles beaucoup plus prestigieux. Il y avait une Mercedes 300 SL Gullwing adjugée à plus de 4,4 millions d’euros. A noter que cet exemplaire est dans son jus, recouvert de poussière grasse et avec des bosses.

Dans la même vente « Automobile Legends » d’autres véhicules n’ont pas atteint leur cote. C’est le cas d’une Jaguar Type E Série 1 vendue à 59 600 €. Elle était estimée entre 70 et 90 000 € ! La Ferrari F92A de Jean Alesi a atteint 2,9 millions pour une cote entre 3 et 5 millions.

D’autres enchères ont en revanche dépassées les attentes.

Un historique et un état recherchés

La valeur atteinte par cet exemplaire s’explique aussi par son historique. La voiture est restée dans la même famille depuis sa sortie d’usine et affiche un kilométrage très faible. Deux critères particulièrement prisés par les collectionneurs de véhicules anciens.

Pour autant, elle n’est pas « état concours » puisqu’elle a presque sa patine d’origine. Artcurial précise qu’elle a reçu un « voile de peinture » pour la rafraîchir un peu. Le tachymètre ne fonctionne plus et donc, le kilométrage ne peut être certifié.

Récemment, elle avait reçu pour 5 000 € d’entretien. Un très bon investissement qui a dû permettre aux enchères de s’envoler encore un peu plus.

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Thaïlande : les ventes auto explosent grâce aux véhicules électriques

Les ventes automobiles en Thaïlande atteignent 621 000 unités en 2025, portées par la forte demande de véhicules électriques.

La Thaïlande a enregistré en 2025 un rebond significatif des ventes automobiles, atteignant un sommet inédit depuis deux ans. Cette progression intervient malgré un contexte économique modeste et reflète la montée en puissance des véhicules électriques (VE) sur le marché intérieur. Selon la Fédération des Industries Thaïlandaises (FTI), la demande de véhicules électriques a largement contribué à la croissance du secteur, confirmant un tournant stratégique vers la mobilité durable dans le pays.

Une croissance portée par les véhicules électriques

L’année 2025 a été marquée par un dynamisme exceptionnel du marché automobile thaïlandais. Les ventes totales de véhicules ont atteint 621 166 unités, soit une hausse de 8,5 % par rapport à 2024, a déclaré Surapong Paisitpattanapong, porte-parole du groupe de l’industrie automobile de la FTI. Cette progression s’explique principalement par la demande accrue pour les véhicules électriques, qui ont représenté 45 % des ventes totales, soit 276 697 unités.

Le segment des véhicules électriques à batterie (BEV) a particulièrement connu un essor spectaculaire. Les ventes ont bondi de 80 % par rapport à l’année précédente, atteignant 120 301 unités. Ce succès a été largement alimenté par des stratégies commerciales agressives des constructeurs chinois. Par exemple, BYD Co. a proposé des rabais allant jusqu’à 38 % sur sa berline électrique Seal, entraînant une augmentation des ventes de plus de 20 % en fin d’année. Ces mesures ont non seulement stimulé la demande domestique mais ont également accentué la compétitivité des véhicules électriques sur le marché thaïlandais.

Production et perspectives pour 2026

La production automobile en Thaïlande en 2025 a légèrement diminué, atteignant 1,46 million d’unités, soit une baisse de 1 % par rapport à 2024. Cette contraction s’explique principalement par le recul de 29 % de la production de véhicules à moteur à combustion interne (ICE), tandis que la production de véhicules électriques continue de progresser. Les projections pour 2026 sont ambitieuses : la Thaïlande prévoit de produire 1,5 million de véhicules, dont 950 000 destinés à l’exportation et 550 000 pour le marché intérieur. Ces chiffres confirment le rôle stratégique du pays comme hub automobile régional, en particulier dans la fabrication de véhicules électriques.

Cependant, la production de véhicules électriques à l’export pourrait rencontrer des obstacles. Selon Surapong, la concurrence des véhicules électriques chinois fabriqués dans d’autres pays, combinée aux tarifs américains sur certaines productions, pourrait limiter la part des VE destinés à l’exportation. Néanmoins, la demande intérieure reste soutenue, portée par les politiques post-électorales et les mesures de relance économique, qui devraient continuer à stimuler les ventes de véhicules électriques sur le marché thaïlandais.

Une transition énergétique marquée et durable

La montée en puissance des véhicules électriques illustre la transition énergétique progressive du secteur automobile en Thaïlande. Alors que la production de véhicules à combustion recule, le marché se tourne vers des solutions plus durables et moins polluantes. Cette tendance s’inscrit dans un contexte régional où l’Asie du Sud-Est devient un acteur majeur de la mobilité électrique, avec des investissements soutenus dans les technologies de batteries, les infrastructures de recharge et les incitations gouvernementales.

Le succès des VE sur le marché domestique reflète également une évolution des habitudes de consommation. Les acheteurs thaïlandais montrent un intérêt croissant pour les véhicules à zéro émission, stimulé par les rabais et les avantages fiscaux. Cette dynamique favorise l’essor des constructeurs locaux et étrangers spécialisés dans les technologies électriques et devrait continuer à influencer la production et la commercialisation de véhicules en Thaïlande dans les années à venir.

Notre avis, par leblogauto.com

La Thaïlande confirme son rôle de marché clé pour les véhicules électriques en Asie du Sud-Est. La part croissante des VE dans les ventes totales reflète une transition rapide vers une mobilité durable. Les rabais agressifs des constructeurs chinois ont accéléré cette tendance, tandis que la production de véhicules à combustion recule. À moyen terme, la compétitivité des véhicules électriques et la demande intérieure devraient soutenir la croissance du secteur, malgré les contraintes liées à l’exportation.

Crédit illustration : leblogauto.

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Ces Porsche 356 sont construites sur une base de Boxster moderne

Ces Porsche 356 sont construites sur une base de Boxster moderne

Deux visions rétro-futuristes de la mythique Porsche 356 viennent secouer l’univers des restomods. En quelques heures seulement, Signature Autosports et Stärke Motor Company ont dévoilé deux projets spectaculaires, chacun basé sur un châssis moderne de Porsche Boxster. Un retour aux formes iconiques des années 50… mais avec les performances et la fiabilité d’aujourd’hui. Les amateurs de voitures de caractère ne seront pas déçus.

Signature Autosports : la 387 Speedster Heritage

Ces Porsche 356 sont construites sur une base de Boxster moderne

Premier à dégainer, Signature Autosports frappe fort avec sa 387 Speedster Heritage. Le nom s’inspire du mariage entre la mythique 356 et la Porsche Boxster 987, produite entre 2004 et 2012. Sous le capot, on retrouve le flat-six 3,4 L de 310 chevaux de la version S, avec au choix une boîte manuelle à 6 rapports ou l’excellente double embrayage PDK à 7 rapports.

Signature remplace la plupart des panneaux de carrosserie d’origine par ses propres pièces en fibre de verre, tout en conservant les portes et cadres de vitres d’origine Porsche. À l’arrière, un nouveau panneau inspiré des grilles de refroidissement des anciens moteurs refroidis par air vient renforcer le style rétro. Les feux arrière en goutte d’eau, les pare-chocs tubulaires fins et les phares très droits accentuent le look néo-vintage.

L’intérieur reste proche de celui d’origine, mais quelques touches personnalisées comme des nouvelles selleries et des bossages derrière les sièges viennent rappeler l’esprit Speedster. Le tout donne une voiture unique en son genre, à mi-chemin entre passé et performance moderne. Côté tarifs, Signature annonce un prix de départ à 199 950 dollars, voiture donneuse incluse, hors options de personnalisation.

Stärke Gen 2 Speedster : la technologie Porsche 718 avec un look fifties

Ces Porsche 356 sont construites sur une base de Boxster moderne

Quelques heures après Signature, c’est Stärke Motor Company qui dévoile son tout nouveau Gen 2 Speedster. Cette fois-ci, c’est sur la base d’un Porsche 718 Boxster, millésime 2017 ou plus récent, que ce roadster rétro prend vie. Grâce à la modélisation 3D et au design assisté par ordinateur (CAD), chaque panneau s’ajuste parfaitement à la plateforme moderne tout en respectant les proportions du modèle originel des années 50.

Sous la carrosserie au look vintage se cachent toutes les qualités de la dernière génération de Boxster : châssis rigide, système de freinage moderne, suspensions sportives et aides à la conduite dernier cri. Le Gen 2 conserve même airbags et contrôle de stabilité, à condition de garder les rétroviseurs d’origine.

Côté motorisation, Stärke propose plusieurs configurations selon le modèle de 718 utilisé comme base :

  • Un 2,0 litres turbo flat-four de 300 ch,
  • Un 2,5 litres turbo flat-four de 350 ch,
  • Et le prestigieux 4,0 litres atmo flat-six de 394 ch issu de la 718 Cayman GT4.

Boîte mécanique à 6 rapports ou PDK à 7 rapports avec palettes au volant sont au programme.

Le tarif commence à 135 000 dollars (hors voiture donneuse) pour la conversion, ou 189 000 dollars si Stärke fournit la base. Chaque exemplaire est assemblé à la main dans l’atelier du constructeur, à Grandview dans le Missouri. Le délai de livraison varie entre six à douze mois selon le niveau de personnalisation choisi.

Ces deux projets débarquent à un moment stratégique pour la gamme Porsche 718, en plein virage vers l’électrification. L’initiative de Stärke donne ainsi une deuxième vie à ces Boxster thermiques bêton, en offrant aux puristes une vraie alternative au silence des moteurs électriques à venir.

Avec ces deux bolides, un nouveau courant émerge : celui des « néo-rétro performants », à mi-chemin entre hommage stylistique et dynamique de conduite moderne. Ni kits approximatifs ni restomods hors de prix à sept chiffres, les 387 Speedster Heritage et Gen 2 Speedster de Stärke tracent leur propre route. Un mix parfait entre nostalgie automobile et plaisir de conduite au goût du jour.

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Chine : le boom des camions électriques menace le GNL

La croissance des camions électriques en Chine pèse sur la demande de GNL et transforme le transport routier de marchandises.

La Chine connaît une transition rapide vers les camions électriques, un phénomène qui pourrait bouleverser le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) utilisé dans le transport routier. L’adoption massive de véhicules lourds alimentés par batteries et autres énergies nouvelles a dépassé pour la première fois les ventes de véhicules à essence l’an dernier, selon les données locales. Cette évolution met en lumière la vulnérabilité des fournisseurs de combustibles fossiles et reflète les efforts du pays pour réduire la pollution et accélérer la transition énergétique.

Un marché des camions électriques en pleine expansion

Les ventes de camions lourds électriques et à nouvelles énergies ont atteint un record en décembre, portant le total annuel à plus de 230 000 unités, selon CVNews, une plateforme spécialisée dans les véhicules commerciaux. Cette croissance spectaculaire représente 20 % des ventes totales de camions en Chine, un chiffre inédit qui illustre l’ampleur du changement. Le boom des camions électriques complète la tendance déjà observée dans le secteur des voitures particulières, où l’adoption des véhicules électriques a contribué à réduire la demande d’essence et de diesel.

Le gaz naturel, qui a traditionnellement trouvé une place importante dans le transport de marchandises pour ses émissions plus propres, se retrouve désormais confronté à une concurrence accrue. Environ la moitié de la consommation chinoise de GNL provient du secteur des transports. La forte pénétration des camions électriques pourrait donc réduire significativement la demande de ce carburant, un signal préoccupant pour les fournisseurs et importateurs de GNL.

Le GNL toujours compétitif mais menacé

La majorité des camions en Chine fonctionnent encore au diesel ou à l’essence, et les véhicules au GNL continuent de se développer, bien que plus lentement. Les ventes de camions GNL ont augmenté de 12 % en 2025, atteignant près de 200 000 véhicules, selon CVWorld. Cependant, les politiques gouvernementales favorisent désormais une transition plus rapide vers les moteurs zéro émission. Le soutien étatique se traduit notamment par des subventions pour la mise au rebut des vieux camions et par des normes environnementales alignées sur les standards internationaux.

Selon BloombergNEF, les subventions de mise à la casse ont stimulé les ventes de camions électriques l’an dernier. Même sans ces aides, le GNL conserve un avantage économique par rapport aux modèles électriques, mais cette dynamique pourrait évoluer avec les réductions de coûts des batteries et les innovations dans les technologies vertes. Les prix mondiaux du gaz devraient également baisser à mesure que l’offre s’élargit, intensifiant la compétition entre solutions énergétiques.

Impacts économiques et perspectives du transport

La montée en puissance des camions électriques modifie profondément les équilibres du transport routier en Chine. Les constructeurs et opérateurs de flotte doivent désormais anticiper une diminution de la demande de carburants fossiles, tandis que les fournisseurs de GNL voient leur marché potentiel menacé. Cette évolution reflète la stratégie chinoise de transition énergétique, où le gouvernement privilégie les technologies à faible émission et les véhicules zéro carbone.

En parallèle, la dynamique économique globale, y compris les prix des matières premières et l’innovation technologique, continuera de déterminer l’équilibre entre GNL et véhicules électriques. Si la baisse des coûts des batteries se poursuit, le GNL pourrait perdre davantage de parts de marché dans le transport lourd. Dans ce contexte, les investissements dans la mobilité électrique et les infrastructures de recharge deviennent des facteurs clés pour les acteurs du secteur automobile et énergétique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le boom des camions électriques en Chine illustre la vitesse à laquelle la transition énergétique transforme le transport routier. La demande de GNL, longtemps en croissance, pourrait se stabiliser ou décroître si la tendance électrique se maintient. Les politiques gouvernementales et les subventions jouent un rôle majeur dans l’accélération de cette transformation. À terme, la concurrence entre GNL et véhicules électriques dépendra autant de l’évolution des prix du gaz que des progrès technologiques dans le secteur des batteries.

Crédit illustration : globalenergyprize.

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Ultimate Supercar Garage : l’alter ego de Rétromobile, dédié au prestige et à la performance

Le salon Rétromobile a fêté ses 50 ans et demeure le rendez-vous incontournable du « Classique », même si les constructeurs ont pris l’habitude d’y exposer des concepts car et des nouveautés qui font ainsi le lien intergénérationnel entre les modèles. Mais Rétromobile a désormais un nouveau voisin, qui a pris place dans le Hall 4 du Parc des expositions de Versailles : le salon Ultimate Supercar Garage.

Pour cette première édition, le salon ambitionne de « devenir la plus belle vitrine de l’innovation, du design et de la performance automobile actuelle ». Autrement dit, constructeurs de prestige, clubs et autres préparateurs haut de gamme se retrouvent dans un espace chic et choc pour exposer leurs nouveautés axées sur le luxe, la performance et la modernité.

L’ambiance change de Rétromobile, avec un éclairage plus tamisé et contrasté, des sols plus chics et une mise en valeur par la lumière des carrosseries polies : chaque voiture est comme sur un piédestal. De nombreux modèles ont aussi bénéficié d’une mise en scène sur une grande estrade, avec interviews, démarrages de moteurs et défilé. Petit tour, non exhaustif, de ce salon exclusif.

BottegaFuoriserie à l’honneur

Alfa Romeo a lancé le programme Bottega en 2023 pour produire des voitures d’exception en très petite série. Maserati de son côté a développé son département Fuoriserie dédié à la personnalisation de ses modèles. Le rapprochement du Biscione et du Trident, opéré depuis 2024 par une direction commune, a abouti également à la fusion des deux départements d’élite avec la BottegaFuoriserie, dont le stand trônait en plein coeur de ce Hall 4.

Alfa Romeo y exposait la Nuova 33 Stradale, dans une teinte Verde Montréal, ainsi que la Giulia QV « Luna Rossa », limitée à 10 exemplaires et développée en partenariat avec l’équipe de course de voile éponyme. La 33 Stradale reste stupéfiante, avec ses portes en elytre, son intérieur inspiré de l’aviation et la signature magnifique de ses feux arrière.

De son côté, Maserati exposait la GT2 Stradale, version radicale de la MC20 inspirée de la GT2 de course, ainsi que la MCXtrema « Track Day », homologuée uniquement pour la route, avec un aérodynamisme de course poussé à son paroxysme.

On espère rapidement des nouveautés pour appuyer cet élan d’exclusivité qui sied parfaitement aux deux blasons. Une seconde Alfa « Bottega » est déjà dans les cartons, mais pour l’instant rien n’a vraiment fuité. Pour Maserati, on attend un plan clair après deux ans de flou artistique…

Les artisans italien en force

Les Italiens sont réputés pour leurs artisans de haut niveau spécialisés dans le restomod ou la préparation. Plusieurs d’entre eux étaient présents : Officine Fioravanti exposait son Alfa Romeo « Disco Volante » à boîte manuelle et utilisant le moteur 4.7 litres de l’Alfa 8C, Eccentrica mettant en exergue sa « V12 », réinterprétation modernisée de la Diablo avec un moteur de toute beauté, ou encore le célèbre carrossier Zagato qui présentant la Capricorn 01, sa première voiture entièrement maison.

On ne peut oublier évidemment le concessionnaire Charles Pozzi, qui avait apporté plusieurs monstres du cheval cabré comme une Monza SP1 ou une SF90 Stradale. Un nouveau venu, Automobili Mignatta, présentait pour sa part la « Rina », une barquette italienne au style néo-rétro, avec V8 et boîte manuelle. Bertone pour sa part assoit son statut de constructeur à part entière avec la GB110 ainsi que la Runabout (sur base de Lotus Exige) qui s’inspire du concept futuristico-bateau Autobianchi Runabout de 1969.

Lamborghini exposait pour sa part la Fenomeno, une série très limitée de 29 exemplaires embarquant un V12 6.5 litres hybride de 1080 CV, en faisant le bolide du Taureau le plus puissant jamais construit à ce jour.

Eccentrica V12
Disco Volante
Bertone GB110
Automobili Mignatta
Automobili Mignatta
Lamborghini Fenomeno

Lotus, Bugatti et consorts

Si Bugatti était l’une des vedettes de Rétromobile, avec l’exposition de plusieurs modèles anciens et de l’Autorail de 1934, la firme de Molsheim était évidement de la partie au rang des supercars. La nouvelle F.K.P. Hommage, fruit du programme Solitaire de Bugatti, est un one-off façonné sur la base technique d’une Chiron Super Sport et réinterprète les lignes iconiques de la Veyron tout en les sublimant avec une touche contemporaine.

Lotus était présent avec une Evija, sa supercar électrique dépassant les 2000 CV. Le modèle exposé était une série spéciale « Fittipaldi », qui rendait hommage évidemment au pilote brésilien, champion du monde de F1 en 1972. L’Evija reprend pour l’occasion la fameuse livrée noir et or caractéristique des Lotus F1 (jusqu’en 1985), et, pour couronner le tout, une Lotus Cosworth 72 a fait le déplacement afin de trôner aux côtés de l’Evija.

Evija Fittipaldi

Parmi les curiosités, on peut également citer Praga, un constructeur tchèque qui exposait la Bohemia, dotée d’un compartiment bagage original intégré dans les ailes, ou encore la Laffite LM1 Hypercar, que nous avons déjà croisé à Top Marques en 2025. Fondée par Bruno Laffitte, le neveu de Jacques, la LM1 porte bien son nom, semblant sortie tout droit des Hunaudières !

Praga Bohemia

Motorsport !

L’évocation des grandes heures du sport automobile allemand s’incarnait dans deux créations assez incroyables : d’abord, les anglais de RML, bien connus dans le sport automobile, exposaient la GTH (H pour Hypercar). Il s’agit d’une Porsche 911 GT3 Type 992 rhabillée à la façon de la 911 GT1 de la fin des années 90. La livrée rouge et or lui donnait une allure très élégante.

RML GTH

Un autre nom connu du sport auto est le préparateur HWA (pour Hans Werner Auftrecht, co-fondateur d’AMG), qui a développé la HWA EVO. Cette berline musclée est une réinterprétation de la Mercedes 190E Evolution 2, la berline pour « papas pressés » du début des années 90.

HWA a connu la gloire en DTM avec Mercedes et Klaus Ludwig, ce qui a inspiré cette berline « restomod » survitaminée au kit carrosserie très large. L’esprit DTM se retrouve pleinement, mais, à la différence la 190 Evolution 2 de l’époque qui disposait d’un 4 cylindres, la EVO embarque un V6 3.0 litres turbo.

HWA EVO

La France a son mot à dire

Dans cet univers des supercars dominé par les italiennes, les allemandes ou encore les anglaises (Aston Martin était là avec la Valkyrie et la Valkyrie LMH engagée en WEC), la France était représentée par Renault. Le losange exposait la nouvelle R5 Turbo-E aux côtés de la R5 maxi Turbo ex-Jean Ragnotti. Pas de V6 ou de V8, mais une motorisation électrique qui envoie 555 CV !

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Islamo-gauchisme : «Mélenchon est un homme intelligent mais incapable de comprendre ce qu’est la religion», lance Marcel Gauchet

LE FIGARO TV - Invité de l’émission «Points de Vue», Marcel Gauchet est revenu sur la notion d’islamo-gauchisme. Une alliance contre-nature selon le sociologue qui existe grâce à l’inculture de «la totalité» des militants gauchistes.

© Le Figaro TV

Marcel Gauchet
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Tarifs américains : Audi gèle son projet d’usine aux États-Unis

Volkswagen suspend le projet d’usine Audi aux États-Unis, pénalisé par les droits de douane américains et un contexte économique incertain.

Volkswagen AG revoit ses ambitions industrielles en Amérique du Nord. Le groupe automobile allemand a confirmé que ses projets de construction d’une usine Audi aux États-Unis étaient actuellement à l’arrêt. En cause : l’impact financier des droits de douane imposés par l’administration du président Donald Trump sur les constructeurs automobiles européens, ainsi que l’absence d’accord satisfaisant concernant d’éventuelles incitations locales. Cette décision illustre les difficultés croissantes rencontrées par les groupes automobiles mondiaux fortement dépendants de chaînes de production internationales.

Un projet ancien fragilisé par le contexte commercial

Volkswagen réfléchit depuis plusieurs années à l’implantation d’un second site de production sur le sol américain. Dès 2018, lors du premier mandat de Donald Trump, le constructeur envisageait déjà une usine destinée à la marque Audi. À l’époque, les discussions avaient été encouragées par la perspective de subventions et d’aides publiques susceptibles de rendre l’investissement économiquement viable.

Selon Oliver Blume, président-directeur général de Volkswagen AG, ce calcul économique a profondément changé. L’instauration de droits de douane sur les importations de véhicules européens a lourdement pesé sur la rentabilité du groupe. Le dirigeant a indiqué que les coûts liés à ces tarifs douaniers ont atteint 2,1 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2025. Dans ces conditions, la capacité de financement de nouveaux investissements industriels majeurs s’en trouve réduite.

Le dirigeant souligne que, sans évolution du cadre tarifaire, il devient difficile de justifier de lourds engagements financiers. Volkswagen insiste désormais sur la nécessité de réduire les coûts à court terme et d’obtenir des conditions commerciales stables et prévisibles à long terme avant d’envisager toute nouvelle implantation industrielle.

Le marché américain, un enjeu stratégique difficile

Les États-Unis représentent le deuxième plus grand marché automobile mondial et constituent un objectif stratégique pour Volkswagen. Le groupe cherche depuis plusieurs années à y renforcer sa présence, mais peine à rivaliser avec des acteurs bien implantés comme Toyota Motor Corp. Les difficultés sont particulièrement marquées sur le segment des grands SUV de luxe, très prisés par une clientèle aisée américaine, où Audi accuse un certain retard.

Face à ces obstacles, Oliver Blume est revenu sur un objectif antérieur visant une part de marché de 10 % aux États-Unis. Désormais, la stratégie du groupe se veut plus progressive. L’an dernier, la part de marché de Volkswagen aux États-Unis s’élevait à environ 4 %, un niveau qui souligne les défis persistants rencontrés par le constructeur sur ce territoire.

Les droits de douane ont également mis en lumière les vulnérabilités des constructeurs dépendants de réseaux de production mondiaux. Contrairement à BMW et Mercedes-Benz, qui produisent certains SUV directement aux États-Unis, Audi assemble des modèles clés comme le SUV Q5 dans son usine mexicaine. Ces véhicules ne bénéficient pas d’importations en franchise de droits, ce qui réduit leur compétitivité sur le marché américain.

Des options industrielles toujours à l’étude

Malgré la suspension actuelle du projet, Volkswagen n’abandonne pas totalement l’idée d’une usine Audi aux États-Unis. Le groupe dispose déjà d’une présence industrielle dans le pays, notamment avec son site de Chattanooga, dans le Tennessee, où sont produits des véhicules de la marque Volkswagen. Par ailleurs, une nouvelle usine de 2 milliards de dollars est en cours de construction en Caroline du Sud. Ce site sera dédié à la production de véhicules tout-terrain robustes sous la marque relancée South Motors.

Oliver Blume a également mentionné que Volkswagen possède un vaste terrain en Caroline du Sud, qui pourrait potentiellement accueillir une future usine Audi. D’autres États américains auraient également manifesté leur intérêt. Toutefois, aucune décision concrète n’a été prise à ce stade, les discussions n’ayant pas encore abouti à une solution jugée économiquement satisfaisante.

Le dirigeant insiste sur la logique économique qui guide ces choix industriels. Selon lui, les investisseurs qui créent des emplois et de la valeur ajoutée ont besoin d’avantages compétitifs en matière de coûts. Bien que les échanges avec les autorités locales aient été décrits comme équitables et constructifs, aucun compromis n’a encore permis de relancer le projet.

Parallèlement, Volkswagen finalise les détails de son plan quinquennal d’investissement. Celui-ci a été revu à la baisse, passant de 180 milliards d’euros à 160 milliards d’euros par rapport à il y a deux ans. Ce budget couvre les dépenses liées aux usines, au développement de nouveaux modèles et aux technologies émergentes, notamment les logiciels. Le plan devrait être présenté en mars, en même temps que la publication des résultats financiers annuels du groupe.

Notre avis, par leblogauto.com

La suspension du projet d’usine Audi aux États-Unis illustre l’impact direct des politiques commerciales sur les stratégies industrielles des constructeurs automobiles. Volkswagen se retrouve contraint d’arbitrer entre ambition de croissance et discipline financière dans un contexte de droits de douane élevés. Cette situation met également en évidence l’importance croissante de la production locale pour rester compétitif sur le marché américain. À court terme, le groupe semble privilégier la consolidation de ses investissements existants plutôt qu’une expansion industrielle risquée.

Crédit illustration : Audi.

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Chery rachète l’usine Nissan en Afrique du Sud

Chery renforce sa présence mondiale en rachetant l’usine Nissan de Rosslyn, en Afrique du Sud, symbole de l’essor des constructeurs chinois.

Chery, premier exportateur automobile chinois, franchit une nouvelle étape majeure dans son développement international. Le constructeur a accepté de racheter l’usine de production de Nissan située à Rosslyn, près de Pretoria, en Afrique du Sud. Cette opération illustre la montée en puissance rapide des marques automobiles chinoises sur la scène mondiale, en particulier sur les marchés émergents, et marque un tournant pour l’industrie automobile sud-africaine.

Une acquisition stratégique sur un marché clé

Dans un communiqué officiel, Chery a confirmé l’achat du terrain, des bâtiments et des actifs associés aux installations de Nissan à Rosslyn. La transaction inclut également une usine d’estampage voisine, utilisée pour la fabrication de pièces de carrosserie telles que les portes. L’opération devrait être finalisée à la mi-2026, sous réserve de la satisfaction de certaines conditions. Ce rachat constitue l’une des initiatives les plus significatives entreprises par un constructeur chinois en Afrique du Sud à ce jour.

L’Afrique du Sud représente le plus grand marché automobile du continent africain et occupe une position stratégique pour les industriels. Le pays offre notamment un accès régional facilité grâce à l’Accord de libre-échange continental africain. Pour Chery, cette implantation industrielle renforce une présence déjà en forte progression, alors que le constructeur a su s’imposer rapidement sur le marché local.

L’ascension rapide de Chery en Afrique du Sud

Chery a connu une croissance remarquable depuis son retour sur le marché sud-africain il y a quatre ans. En décembre dernier, le constructeur chinois a dépassé Suzuki Motor Corp. pour devenir le deuxième plus grand vendeur de voitures particulières dans le pays. Cette performance souligne la capacité des marques chinoises à concurrencer des acteurs historiques grâce à des véhicules compétitifs en termes de prix et de contenu technologique.

Tony Liu, directeur général de l’unité locale de Chery, avait souligné lors d’une interview en octobre le caractère stratégique de l’Afrique du Sud. Selon lui, le pays constitue une porte d’entrée idéale vers le reste du continent. Il a également mis en avant le potentiel de croissance de l’Afrique, dont la population est comparable à celle de l’Inde. Le continent se distingue par une démographie jeune et un marché automobile encore peu mature, avec l’un des taux de possession de voitures les plus faibles au monde.

Chery voit dans ce contexte une opportunité de long terme, alors que la demande pourrait fortement progresser au cours des prochaines décennies. Contacté après l’annonce officielle, Tony Liu a toutefois refusé de commenter davantage l’opération.

La restructuration de Nissan et la pression concurrentielle

La vente de l’usine de Rosslyn s’inscrit dans le cadre d’une vaste restructuration menée par Nissan. Le constructeur japonais traverse sa pire crise financière depuis des décennies. Pour tenter de redresser la situation, Nissan a engagé une série de mesures drastiques, incluant la fermeture de sites industriels, la suppression de 20 000 emplois, la réduction des volumes de production et même la vente de son siège social.

Dans ce contexte, la cession d’actifs industriels apparaît comme un levier pour alléger les coûts et recentrer les activités. L’arrivée de Chery à la place de Nissan est perçue de manière relativement positive par certains acteurs locaux. Irvin Jim, secrétaire général du Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud, a déclaré que tout changement de propriété devrait permettre de protéger les emplois existants. Il a estimé qu’un repreneur prêt à investir représentait une opportunité, compte tenu des difficultés rencontrées par Nissan.

Le responsable syndical a néanmoins réitéré ses appels au gouvernement sud-africain pour un durcissement des droits de douane à l’encontre des entreprises qui inondent le marché local de véhicules importés à bas coût. Cette prise de position reflète les inquiétudes persistantes face à la concurrence accrue des importations, notamment en provenance de Chine et d’Inde, qui grignotent les parts de marché des constructeurs japonais, européens et américains.

Parallèlement, les constructeurs chinois poursuivent leur expansion globale afin de compenser un ralentissement de la demande et une surcapacité sur leur marché domestique. Ils gagnent déjà du terrain en Europe, y compris sur le segment des véhicules électriques, malgré les barrières tarifaires, en proposant des modèles riches en logiciels à des prix difficiles à égaler pour les acteurs traditionnels.

Notre avis, par leblogauto.com

Le rachat de l’usine Nissan par Chery illustre clairement le déplacement du centre de gravité de l’industrie automobile mondiale vers les constructeurs chinois. Cette opération combine opportunisme industriel et vision stratégique à long terme sur un marché africain encore sous-équipé. Elle met également en lumière les difficultés structurelles de Nissan face à une concurrence mondiale de plus en plus agressive. Enfin, la question de l’impact sur l’emploi et sur l’équilibre du marché local restera centrale dans les années à venir.

Crédit illustration : Chery.

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Une Toyota Sienna de 2000 affiche plus d’un million de kilomètres au compteur et roule toujours

Une Toyota Sienna de 2000 affiche plus d’un million de kilomètres au compteur et roule toujours

Une minivan de plus d’un million de kilomètres ? C’est possible, et c’est même tout à fait réel. Alors que les véhicules hybrides et électriques gagnent du terrain, une Toyota Sienna de l’an 2000 vient rappeler la fiabilité légendaire des moteurs atmosphériques classiques. En Ontario, au Canada, un homme prénommé Marko Intihar a vu son fidèle monospace franchir la barre symbolique du million de kilomètres. Son histoire est une véritable ode à l’entretien rigoureux… et à la robustesse japonaise.

Une Toyota Sienna de 2000 affiche plus d’un million de kilomètres au compteur et roule toujours

Une Sienna de première génération toujours en configuration d’origine

Baptisée affectueusement « Betsy », cette Toyota Sienna est issue de la toute première génération du modèle. Sortie en 2000, elle est dotée d’un moteur V6 atmosphérique de 3,0 litres développant 194 chevaux, couplé à une boîte automatique à 4 rapports envoyant la puissance aux roues avant. À l’époque, la transmission intégrale n’était pas encore au programme pour ce modèle, contrairement à la deuxième génération lancée à partir de 2004.

Ce que cette Sienna a d’absolument remarquable, c’est qu’elle conserve encore aujourd’hui sa configuration d’origine, sans modification ni remplacement majeur du groupe motopropulseur. Selon CTV News, le véhicule est dans un état de fonctionnement étonnant malgré son kilométrage démentiel. Le compteur kilométrique lui-même a cessé de fonctionner après avoir affiché 999 999 — la limite atteinte par cette génération de Sienna.

Pour Intihar, c’était « un objectif familial » d’amener Betsy à ce cap mythique. Et le rêve de son père, à l’origine de l’achat du véhicule, a fini par se concrétiser vingt-trois ans plus tard. « Toyota peut être fière. C’est un exploit impressionnant », a-t-il déclaré.

Un entretien minutieux, clé de la longévité

La réussite d’un tel exploit n’a rien de magique. Intihar a simplement suivi un mot d’ordre : respecter scrupuleusement les délais de maintenance. Vidanges d’huile régulières, vidange de la transmission tous les 100 000 kilomètres et surveillance proactive de l’état du véhicule ont été les piliers d’une longévité exceptionnelle.

La performance de « Betsy » remet en perspective les défis posés par les motorisations modernes. Les véhicules hybrides, tout en étant plus sobres et performants, présentent une complexité technique accrue. Les batteries haute tension, les systèmes de refroidissement de puissance, ou encore les calculateurs électroniques sont tous des éléments susceptibles d’augmenter les coûts d’entretien à long terme, surtout hors période de garantie.

Quant aux moteurs turbo, s’ils offrent un rapport puissance/consommation très avantageux, leur durabilité peut être affectée par la pression exercée sur les composants internes, et par les risques liés à la fiabilité de certaines pièces périphériques comme les intercoolers, wastegates et tuyaux de suralimentation.

Faut-il en conclure que les moteurs atmosphériques sont supérieurs ? Pas forcément. Chaque type de motorisation a ses avantages : sobriété et performance pour les hybrides et turbos, simplicité et endurance pour les moteurs atmosphériques.

Mais une chose est sûre : quel que soit le type de moteur, la clé reste l’entretien. L’histoire de cette Toyota Sienna est la preuve qu’un véhicule, traité avec soin, peut parcourir plusieurs centaines de milliers de kilomètres sans faillir. Et comme souvent, c’est la carrosserie – rongée par la rouille – qui a eu raison de cette vieille guerrière, bien plus que le moteur lui-même.

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Tesla lance ses premiers robotaxis sans supervision humaine

Tesla débute à Austin ses trajets en robotaxi sans moniteur humain, une étape clé pour ses ambitions de conduite autonome.

Tesla Inc. franchit une nouvelle étape dans le développement de la conduite autonome en lançant à Austin ses premiers trajets en robotaxi sans moniteurs de sécurité à bord. Cette évolution marque un tournant pour le constructeur automobile américain, qui proposait jusqu’ici un service reposant sur la présence de superviseurs humains installés sur les sièges avant. Après plusieurs mois de tests encadrés, Tesla amorce ainsi une phase plus avancée de son programme de véhicules autonomes.

Une étape clé dans le programme Robotaxi de Tesla

L’annonce a été mise en avant par Elon Musk, PDG de Tesla, dans une publication sur le réseau social X. Il y a partagé une vidéo mettant en scène un ancien ingénieur en intelligence artificielle de l’entreprise, soulignant la portée symbolique de ce premier trajet sans supervision humaine. Le dirigeant avait déjà indiqué, le mois précédent, que des essais étaient en cours avec des véhicules circulant sans aucun occupant à bord.

Dans un autre message, Ashok Elluswamy, responsable de l’intelligence artificielle chez Tesla, a précisé que seuls « quelques » véhicules de la flotte Robotaxi fonctionneront dans un premier temps sans moniteurs de sécurité. Cette proportion est toutefois appelée à augmenter progressivement. Cette approche graduelle illustre la stratégie prudente adoptée par le constructeur, qui cherche à valider les capacités de son système de conduite autonome dans des conditions réelles de circulation urbaine.

L’intelligence artificielle au cœur de la stratégie de Tesla

Ces développements s’inscrivent dans un contexte où Elon Musk met de plus en plus l’accent sur l’intelligence artificielle et les services de mobilité autonome. Cette orientation intervient alors que Tesla fait face à une baisse de ses ventes de véhicules, dans un marché automobile de plus en plus concurrentiel. La perspective de proposer des trajets entièrement autonomes sans assistance humaine est présentée comme un levier stratégique pour renforcer la perception technologique de la marque et diversifier ses sources de revenus.

Cependant, cette avancée technologique s’accompagne de défis importants. Tesla a informé les autorités de régulation que sa flotte de robotaxis opérant à Austin avait été impliquée dans neuf accidents sur une période de six mois l’année dernière. Bien que le nombre de véhicules concernés reste limité, ces incidents rappellent les enjeux de sécurité routière liés à l’automatisation de la conduite et à l’intégration de véhicules autonomes dans le trafic quotidien.

Austin, terrain d’expérimentation unique pour Tesla

À ce stade, Austin demeure la seule ville où Tesla propose un service de robotaxi. Le choix de la capitale du Texas s’explique notamment par un cadre réglementaire plus favorable aux expérimentations de conduite autonome. L’entreprise avait pourtant lancé un service de taxi dans la région de la baie de San Francisco l’an dernier, mais elle n’a pas encore sollicité les autorisations nécessaires pour y tester des véhicules autonomes sans conducteurs de sécurité.

Elon Musk a réaffirmé à plusieurs reprises en 2025 que Tesla proposerait des trajets non supervisés avant la fin de l’année. Certaines de ses prévisions passées se sont toutefois révélées trop optimistes. En juillet, il estimait par exemple que la moitié de la population américaine pourrait avoir accès à des trajets autonomes en Tesla d’ici la fin de l’année, une échéance qui apparaît aujourd’hui difficile à atteindre.

Sur le plan concurrentiel, Tesla reste en retrait par rapport à Waymo, filiale d’Alphabet Inc. Cette dernière propose des trajets sans conducteur depuis la fin de 2018 dans la région de Phoenix et opère désormais des services de transport autonome payants dans plusieurs grandes villes américaines, dont Austin, Los Angeles, San Francisco, Atlanta et Miami. Waymo dispose ainsi d’une flotte de plusieurs milliers de véhicules et d’une expérience opérationnelle plus étendue dans le domaine de la mobilité autonome.

Notre avis, par leblogauto.com

Le passage à des robotaxis sans moniteurs de sécurité constitue une étape symbolique importante pour Tesla, mais elle reste limitée en volume et en périmètre géographique. Les incidents déclarés à Austin rappellent que la fiabilité des systèmes de conduite autonome demeure un enjeu central. Face à des concurrents déjà bien implantés, Tesla devra démontrer la robustesse de sa technologie sur la durée. Cette phase d’expérimentation sera déterminante pour crédibiliser ses ambitions dans le transport autonome.

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