Les propos de la chef de file des députés insoumis ont suscité de vives réactions dans les rangs de la droite nationaliste, revendiquant «le droit de s’exprimer sans risquer sa vie».
RÉCIT - Si l’eurodéputé a jugé « impensable » que son camp « cultive le moindre doute » sur une « possible alliance » avec Jean-Luc Mélenchon à l’avenir, le PS, dont il est proche, ne s’est pas exprimé lundi.
DÉCRYPTAGE - La stratégie assumée de brutalisation et de polarisation du débat politique vaut au chef de file de LFI de concentrer les critiques après l’agression mortelle d’un jeune étudiant nationaliste à Lyon.
Jean-Luc Mélenchon (ici en meeting à Roubaix le 31 janvier 2026) et LFI sont accusés par le gouvernement d’avoir une « responsabilité morale » dans la mort de l’étudiant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.
DÉCRYPTAGE - La porte-parole du gouvernement a mis en cause « une responsabilité morale de LFI » après le passage à tabac mortel de l’étudiant. Mais le rapport au mouvement mélenchoniste reste source d’ambiguïtés dans le camp macroniste.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a ciblé « l’ultragauche » sans pouvoir préciser si des membres de la Jeune Garde ont passé à tabac Quentin Deranque.
TRIBUNE - Si les Insoumis rejettent tout lien avec les meurtriers présumés de Quentin, lynché en marge d’une conférence de Rima Hassan, ils ne peuvent pas s’étonner que leur violence verbale et la théorisation de la violence révolutionnaire conduisent au pire, analyse la philosophe.
«Monsieur Grégoire vous envoie des gens pour essayer de vous agresser ou d’agresser les gens avec lesquels vous vous réunissez», avait déclaré un peu plus tôt Dati.
Deux jours après la mort du militant nationaliste Quentin à Lyon, la porte-parole du gouvernement accuse LFI «d’encourager depuis des années un climat de violence» et dénonce «la responsabilité lorsque l’on glisse un bulletin LFI dans l’urne».
Dimanche soir, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a affirmé que «manifestement c’est l’ultragauche qui était à la manoeuvre» et a pointé du doigt la possible implication du groupe antifasciste «La Jeune Garde».
INFOGRAPHIES – À un mois des élections municipales 2026, prévues les 15 et 22 mars, les derniers sondages et intentions de vote dessinent des rapports de force très serrés dans plusieurs grandes villes. Qui est en tête à Paris ? La droite peut-elle reconquérir Marseille ? Lyon basculera-t-elle ? Le Figaro fait le point, ville par ville, sur les sondages des municipales 2026.