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Podcast 366:  La Semaine Automobile 5

Bienvenue dans La semaine automobile par Leblogauto.com !
Au programme aujourd’hui : stratégies électriques à long terme, virages industriels majeurs, décisions politiques qui bousculent le marché, innovations parfois déroutantes… et même des voitures bientôt bridées. Allez, on démarre !

 Mazda adopte une stratégie électrique à long terme

Mazda confirme sa transition électrique, mais à son rythme, avec une stratégie progressive jusqu’en 2030.
Le constructeur mise sur des plateformes dédiées, des partenariats industriels et une montée en puissance maîtrisée.
Une approche prudente, fidèle à l’ADN Mazda, loin du tout-électrique précipité.

Renault Cléon : assemblage de 120 000 moteurs électriques chinois dès 2027

Renault va assembler à Cléon des moteurs électriques conçus en Chine, dès 2027.
Objectif : réduire les coûts tout en maintenant une activité industrielle en France.
Un choix pragmatique, révélateur de la pression économique qui pèse sur la filière électrique européenne.

Coup de tonnerre chez Tesla : les Model S et Model X vont disparaître

Tesla s’apprête à tourner la page de ses modèles historiques, les Model S et Model X.
La marque se recentre sur des véhicules plus rentables et à plus forts volumes.
Un signal fort : même chez Tesla, l’électrique premium n’est plus intouchable.

L’Allemagne élargit ses subventions aux VE avec prolongateur

Berlin étend ses aides aux véhicules électriques équipés de prolongateurs d’autonomie.
Une manière de rassurer les automobilistes encore hésitants face au 100 % électrique.
Un compromis technologique assumé pour soutenir les ventes.

Subaru invente la boîte manuelle pour voitures électriques

Subaru surprend avec une boîte manuelle pour véhicule électrique, pédale d’embrayage comprise.
Objectif : préserver le plaisir de conduite à l’ancienne, même sans moteur thermique.
Une innovation aussi audacieuse que clivante.

Une Citroën ë-C3 à 8 000 € : prix record, mais pas en France

Citroën frappe fort avec une ë-C3 affichée à 8 000 €, aides comprises… mais réservée à certains marchés.
Un symbole fort du potentiel de démocratisation de l’électrique.
Et un rappel frustrant des écarts persistants entre pays européens.

Et si nos voitures neuves n’avaient bientôt plus le droit de dépasser 118 km/h ?

L’idée d’un bridage automatique de la vitesse maximale refait surface en Europe.
Sécurité, émissions, consommation : les arguments sont nombreux.
Mais l’acceptabilité par les conducteurs reste très incertaine.

En conclusion, l’actualité automobile montre une industrie en pleine mutation, entre rationalisation, innovations parfois inattendues et arbitrages économiques difficiles.
L’électrique avance, mais chacun choisit sa voie, entre pragmatisme industriel et paris technologiques.
On se retrouve très vite pour un nouveau numéro de La semaine automobile par Leblogauto.com 

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Rétromobile 2026 : Alfa Romeo, entre valorisation du passé et construction de l’avenir

Alfa Romeo

La valorisation du patrimoine

Alfa Romeo est présent sur l’évènement Rétromobile à plus d’un titre.  En lien avec le département Stellantis Heritage et la division Alfa Romeo Classiche, le stand de la marque, hall 7.2, expose trois précieux modèles historiques ainsi que le Tonale restylé, tous présentés dans une livrée rouge, couleur emblématique du Biscione et teinte de référence des voitures de course italiennes.  Les marques emblématiques doivent s’appuyer sur ce patrimoine pour valoriser leur image et donner un supplément d’âme à leurs produits.

En plus des véhicules exposés, les visiteurs auront l’occasion de découvrir le programme Alfa Romeo Classiche, l’initiative de Stellantis Heritage visant à préserver, certifier et valoriser le patrimoine historique de la marque. Destiné aux propriétaires de voitures anciennes ou de collection, le programme met à disposition plusieurs services de haut niveau dont le Certificat d’Origine, obtenu grâce à la consultation des archives de production originales ; la Certification d’Authenticité, délivrée à l’issue de contrôles techniques rigoureux menés par des experts Heritage, ainsi que des interventions de restauration, de maintenance et de réparation.

Cheveux au vent

Au programme, nous avons d’abord une Alfa Romeo 1600 Spider « Duetto » (1966), qui célèbre cette année son soixantième anniversaire. Dessiné par Pininfarina, le Duetto a dû finalement troquer son nom avec Spider, à cause d’une homonymie avec un goûter de la société Pavesi, qui avait eu gain de cause. Néanmoins, le nom “Duetto” est resté ancré dans l’imaginaire des amoureux de cette version découvrable de la Giulia, l’un des emblèmes de la “dolce vita”.  

Une sportive rare

La rarissime Alfa Romeo 750 Competizione (1955) est restée au stade de prototype avec seulement deux exemplaires produits. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, 750 n’était pas la cylindrée évidemment, mais le nom de code interne identifiant la Giulietta. Abarth s’est chargé du développement châssis et moteur, tandis que Boana a signé la belle robe aérodynamique. Abarth va à contre-courant par rapport aux voitures de compétition de l’époque qui utilisent des châssis tubulaires, en proposant un corps porteur en tôle d’acier, tandis que la position avant du moteur est combinée à la propulsion. 

La cylindrée du bialbero passe à 1488 cm3 et, avec l’adoption de la tête à double allumage, pour une puissance de145 chevaux à plus de 8 000 tr/min. La boîte est à cinq vitesses et la vitesse maximale dépasse 220 km/h. Bien que la voiture ait été testée avec succès et présente de bonnes qualités dynamiques, le projet est abandonné car Alfa décide de ne plus participer à des courses. 

La pionnière

Enfin, le stand expose l’Alfa Romeo 33/2 Periscopica (1966/67), ancêtre de la lignée « 33 » qui a gagné plusieurs titres de championnat du monde de sport-prototypes. La Periscopa, surnommée ainsi en raison de sa prise d’air caractéristique, a été engagée à partir de 1966 pour concurrencer Porsche dans les courses de voitures de sport. Si son succès a été limité, elle a servi de base pour la lignée des 33 qui ont ensuite gagné sur tous les circuits du monde. Les performances étaient bluffantes :  implanté longitudinalement en position centrale, le moteur développait une puissance maximum de 270 cv à 9600 t/mn. Avec 580 kg à vide, la barquette atteignait 260 Km/heure ! 

Tonale restylé

À leurs côtés, le nouvel Alfa Romeo Tonale restylé illustre l’évolution du premier C‑SUV de la marque, qui gagne en caractère et en sportivité grâce à un affinage de ses qualités dynamiques et un design de calandre revisité. Nous vous invitons à relire notre test, réalisé quelques mois auparavant dans les environs de Pise.  

D’une 33 à l’autre

Enfin, Alfa Romeo participe au nouveau salon Ultimate Supercar Garage avec l’exposition de la nouvelle Alfa Romeo 33, dans une teinte Verde Montreal qui change de l’habituel Rosso Alfa avec lequel on a pu l’admirer. La boucle est ainsi bouclée entre la 33 Periscopa Spider de 1966 et celle-ci ! La supercar, sortie en 2023, est en binôme avec la Maserati MCXTrema pour mettre en exergue la nouvelle entité BottegaFuoriserie, le département exclusif et sur-mesure lancé en 2025, qui resserre les liens entre le Biscione et les cousins du Trident de Maserati.  

L’espace Alfa Romeo du salon Supercars expose aussi la toute dernière série limitée de la Giulia Quadrifoglio, la « Luna Rossa » qui a été développée en partenariat avec l’équipe engagée en coupe de l’America. La berline, avec son nouvel aileron arrière caractéristique inspiré des « foils » des catamarans, côtoie ainsi la 33 Stradale.

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Trump a voulu faire de Mercedes un constructeur américain

L'étoile sur les toits de l'usine historique de Mercedes à Stuttgart - Untertürkheim

Donald Trump n’a pas que des vues sur le Groenland. Il en a aussi sur Mercedes. Le Directeur Général du constructeur a révélé qu’il avait reçu une offre du gouvernement américain lui proposant de transférer le siège de la marque à l’étoile aux États-Unis. Une offre rapidement écartée bien entendu.

Le Président étasunien a-t-il honte de ses constructeurs nationaux ? Est-il jaloux de l’industrie allemande ? Toujours est-il que le gouvernement américain, par la voix du Secrétaire au Commerce Howard Lutnick, a vraisemblablement proposé à Mercedes de déplacer son siège historique de Stuttgart vers les États-Unis. Proposition associée à des offres d’économies fiscales variées. Ola Källenius a confié cette anecdote lors d’un entretien avec le magazine allemand The Pioneer.

Il va sans dire que l’offre n’a même pas été étudiée, ni de près ni de loin. Hormis par simple politesse. Les racines de la marque sont ancrées à Stuttgart depuis plus de 130 ans. Depuis la fondation de la Daimler Motoren Gesellschaft en 1890. L’entreprise est installée sur le site actuel d’Untertürkheim depuis 1903. Un quartier de la capitale du Land de Bade-Wurtemberg qui accueille le siège et le musée. Mais aussi l’usine historique qui produit encore différents modèles. Dont le navire amiral, la Classe-S. Les origines de l’étoile elle-même sont ancrées dans la région souabe.

Difficile d’imaginer Mercedes quitter Stuttgart, et encore moins l’Allemagne… Mais la manœuvre souligne à quel point le gouvernement étasunien est prêt à tout pour déstabiliser et détruire l’Europe.

Le moment est peut-être bien choisi pour sortir une des répliques cultes écrite par Michel Audiard et prononcée par Lino Ventura dans le film « Les tontons flingueurs »… Et ce n’est pas « On ne devrait jamais quitter Montauban », ou Stuttgart.

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