Vue lecture

6 Heures d’Imola (WEC) : le grand bloc-notes et les coulisses

Match Toyota/Ferrari

Constructeur champion en titre et dominateur au prologue, favori des tifosi en tribune, Ferrari faisait figure d’épouvantail à l’approche de de ces 6 Heures d’Imola. « Nous ne sommes pas favoris », assurait devant nous Miguel Molina, pilote de la Ferrari n°50, entre deux séances d’essais libres. 

Son message fut accueilli avec scepticisme, mais il n’avait pas entièrement tort. Dimanche soir, c’est la Toyota n°8 de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa qui remportait un intense duel stratégique de six heures.  

Sur la ligne d’arrivée, la Toy’ précédait de 13 secondes la Ferrari n°51 des champions du monde sortants, Antonio Giovinazzi, James Calado et Alessandro Pier Guidi. 

La Toyota n°7 (Conway / Kobayashi / de Vries) figurait sur la troisième marche du podium à l’arrivée. La marque nipponne fêtait ainsi avec panache sa 100eparticipation en championnat du monde d’endurance et les débuts de sa nouvelle TR010 Hybrid. 

Stratégie payante

L’une des clés de la course fut la gestion pneumatique. La Toyota n°8 effectua ses trois premiers relais sur le même train de pneus quand Ferrari opta pour un remplacement. Ceci donna l’avantage au clan nippon en fin d’épreuve, lorsque Sébastien Buemi s’installa aux commandes de la voiture de tête. 

« Je dois féliciter mes équipiers parce que c’est eux qui ont eu le travail le plus difficile, réagissait le Suisse dimanche soir. Quand il commence à pleuvoir, il est toujours difficile de savoir quelle marge de sécurité adopter et à quel moment les pneus vont lâcher. Et ici, il y a des bacs à gravier partout, alors il ne faut surtout pas freiner trop tard… »

Ferrari a concédé la victoire sans contester : « Nous avons ensuite été un peu malchanceux avec l’intervention de la voiture de sécurité virtuelle qui, lors de l’arrêt aux stands, nous a fait perdre la tête de la course, disait Alessandro Pier Guidi après l’arrivée. Cependant, nous avons continué à faire de notre mieux et avons finalement réussi à décrocher la deuxième place, un résultat dont nous sommes très satisfaits ».

La course de la n°50 fut plus difficile, avec notamment une pénalité en début de course.

Ciel taquin aux 6 Heures d’Imola

La météo a d’ailleurs joué un rôle important pendant ces 6 Heures d’Imola. Au fil de l’après-midi, de lourds nuages en chou-fleur ont bourgeonné au-dessus de la colline de Rivazza. 

En fin de course, des gouttes ont humecté l’asphalte, abaissant la température de piste et, poussant certaines équipes à tenter des paris. 

Par exemple, conserver des pneus tendres en espérant qu’une prochaine averse contraindrait tout le monde à un arrêt supplémentaire. Mais l’orage n’éclata qu’après l’arrivée.

De la tendresse chez Michelin

C’était d’ailleurs un week-end important côté gommes. Bibendum étrennait à Imola ses nouveaux pneumatiques Pilot Sport Endurance 2026 pour piste sèche. C’était leur première sortie en compétition en WEC, trois mois après leurs débuts en IMSA. 

« La nouvelle gamme fonctionne différemment, décrypte pour nous Pierre Alves, responsable de l’Endurance chez Michelin Motorsport. Lors de récents essais, on a vu le pneu soft fonctionner jusqu’à des températures de pistes de 25 à 27°C. Ce composé va devenir un vrai choix en course là où le medium était jusqu’ici le choix par défaut des équipes ». 

Cela s’est vu pendant ces 6 Heures d’Imola. Certaines équipes ont choisi le mélange tendre, d’autres le medium. Certaines voitures ont même opté pour des montes panachées, avec des pneus divergents à gauche et à droite. Le but ? Alimenter les bases de données en vue de Spa et du Mans. 

« Nous avons fait le choix d’être agressifs dans notre approche, notamment en travaillant presque exclusivement avec les pneumatiques tendres afin d’en comprendre le comportement sur la durée tout en anticipant des conditions potentiellement plus fraîches et incertaines », confirmait à l’arrivée Philippe Sinault, team principal de l’Alpine Endurance Team. 

Alpine garde le moral

Le moral des Bleurs reste bon, notamment avec la 4e place finale de la n°35 de « Ferdi » Habsbourg, Charles Milesi et Antonio Félix da Costa. 

On le sait depuis plusieurs semaines : le programme du groupe Renault en endurance se clôturera fin 2026. « On essaie de ne pas penser à cela », expliquait vendredi le pilote portugais, dernière recrue des Bleus. Il avait signé son contrat avant l’annonce. 

Ce résultat positif montre aussi que les évolutions aérodynamiques portées cet hiver sur l’A424 portent leurs fruits. « Les trois premiers étaient un cran au-dessus aujourd’hui et ce résultat correspond sans doute au maximum que nous pouvions viser », jugeait Charles Milesi à l’arrivée.

L’équipage n°36 a moins brillé, notamment en raison d’une pénalité reçue pendant une neutralisation. La voiture fut classée à la 11e place finale. Dernier arrivé dans l’équipe, le jeune Victor Martins (24 ans) tire un bilan positif de sa première course en Hypercar. 

« J’ai beaucoup appris, notamment sur des aspects de l’Endurance qui m’étaient totalement inconnus. Le trafic en course est très différent de celui des essais, et c’était clairement l’un des points clés aujourd’hui. Notre rythme était compétitif et j’ai le sentiment d’avoir bien fait les choses ». 

Pas de Pâques

Le circuit d’Imola a annoncé la présence de 92 175 spectateurs ce week-end. Les allées du tracé romagnol étaient nettement mieux garnies que l’an dernier, où la course avait été disputée à Pâques. Une fête que l’on passe habituellement, en Italie, avec ses proches, plutôt que sur un circuit… Les habitudes des locaux, ça compte.

Genesis au premier jour

C’est plus que prometteur. Pour sa première sortie en WEC, la marque coréenne du groupe Hyundai était évidemment exemptée de pression côté résultats. En réalité, la GMR-001 n’était qu’à quelques dixièmes des meilleures LMDh. 

En course, André Lotterer, pilote de la n°17, restait dans le sillage de l’Aston Martin n°009 pendant les deux premières heures. Puis un petit coup de poker stratégique permit même au jeune Mathys Jaubert de figurer dans la top 10, synonyme de points pour le championnat du monde. 

L’absence de pluie en fin de course a laissé une dure mission damier à Luis-Felipe Derani. La 15e place finale à l’issue d’une course sans avarie est tout de même encourageante. 

Dans la n°19, un capteur récalcitrant a inquiété l’équipe. « On savait dès le tour de formation qu’il y avait un souci », nous confirmait dimanche soir Paul-Loup Chatin. Resets et manipulations du volant ne permirent pas de retrouver l’origine du bug. 

Par prudence, la voiture fut stoppée au garage pour une grosse demi-heure de contrôles du faisceau électrique. Elle reprit ensuite la piste pour une séance d’essai de cinq heures. Tout kilomètre est bon à prendre. 

Un peu plus tôt dans le week-end, le patron du programme, Cyril Abiteboul, évoquait devant un parterre de notables sud-coréens des « évolutions du règlement en vue de la prochaine décennie ». La marque voit loin… 

Du nouveau chez Peugeot

Une autre première fut moins souriante. Si Peugeot Sport engage une 9X8 quasi semblable à l’an passé, l’effort est désormais piloté par Emmanuel Esnault. 

Samedi, Malthe Jakobsen avait réalisé un épatant quatrième chrono en Hyperpole à bord de la n°94. « Un tour absolument extraordinaire », jugeait Emmanuel Esnault. La cote de ce Danois (22 ans) – qui parle presqu’aussi vite qu’il roule – ne cesse de grimper dans le paddock. 

Dimanche, ce fut nettement plus compliqué pour les Lions. « Notre stratégie a été moins optimisée que celle des autres » nous expliquait le nouveau team manager. La n°94 a reculé jusqu’à la 12e place finale. 

Sur la n°93, Nick Cassidy faisait ses débuts en compétition sur la 9X8 à l’occasion de ces 6 Heures d’Imola. Déjà mal engagée après une qualification décevante, la course fut gâchée par une erreur du néo-zélandais, à la sortie des stands, en pneus froids. Plantée dans le bac à gravier de Tamburello, la Peugeot dut attendre la dépanneuse. « C’est une erreur de pilote qui pousse au maximum, pardonnait Emmanuel Esnault. Ça arrive ».  

Peugeot repart avec zéro point de son expédition en Romagne. « On a un peu de détail pour essayer de comprendre exactement, pour aller dans le détail, estimait le nouveau patron du programme. Pas seulement en termes de réglages, mais aussi de fonctionnement ». 

On en saura bientôt plus sur la « patte » Esnault. 

BoP secrète

La balance de performance, visant à « donner le même potentiel de performance à toutes les voitures » a évolué cet hiver. 

Mais le secret est désormais à l’ordre du jour, puisque les données de poids ou de puissance ne seront plus publiques. Les organisateurs entendent éviter les « incompréhensions« . Le lexique des allusions utilisé par les pilotes, équipes et médias s’enrichira encore… Est-ce que ce sera plus clair pour le public ?

BMW renoue avec la victoire

Dans la catégorie LMGT3, la BMW n°69 alignée par l’équipe WRT s’est imposée d’un cheveu – 0,265 seconde pour être précis – face à la Corvette n°33. Longtemps en ballotage favorable, la McLaren n°10 engagée par Garage59 avait connu un souci dans la dernière demi-heure.

Fait notable : les trois pilotes de la Béhème étaient novices en championnat du monde. L’équipage victorieux était constitué de Parker Thompson, Dan Harper et Anthony McIntosh. 

Cela faisait deux ans qu’une M4 GT3 n’avait pas gagné en mondial, donnant le sourire à Vincent Vosse, le patron de l’équipe WRT. Mais il était nettement moins content de la prestation des Hypercar à l’Hélice, 5e et 7e sous le damier. 

« C’est bien, mais ce n’est pas ce que nous visons », jugeait devant nous le dirigeant belge dimanche soir. BMW n’a toujours pas gagné dans la catégorie reine du WEC.

La vie, la mort

Le moment le plus émouvant (et inattendu) de ces 6 Heures d’Imola eût lieu lors de la conférence de presse suivant l’arrivée. Et il concerne justement la BMW victorieuse en LMGT3.  

Un confrère italien interrogea les pilotes sur l’accident mortel survenu à l’occasion de la première course de qualification des 24 Heures du Nürburgring, ce samedi. 

Impliqué dans un accrochage en début d’épreuve sur la Nordschleife, le pilote amateur finlandais Juha Miettinen n’a pas survécu à ses blessures. 

Dirigeant d’entreprise dans le civil et gentleman driver le week-end, l’Américain Anthony McIntosh se saisit du micro de la salle de presse. Son message détonait au milieu des banalités habituelles des sports mécaniques. 

« J’ai commencé la course automobile parce que j’ai failli mourir. J’étais à l’hôpital et je pensais que c’était la fin. J’ai dit adieu à mes enfants, ce qui est très douloureux, et c’était vraiment tragique ».

Il était alors atteint d’une infection bactérienne attaquant son système nerveux, générant des douleurs insupportables et la perte de l’ouïe ou de la vue. Pour vaincre la douleur, l’entrepreneur songeait à ce qu’il ferait s’il sortait un jour vivant de cette épreuve.

Le traitement préconisé par les médecins porta ses fruits. McIntosh rembobina : « J’ai cherché sur Google comment obtenir une licence de pilote simplement parce que je voulais conduire une voiture de course sur circuit, et ça m’a entraîné dans l’univers de l’IMSA et a lancé ma carrière de pilote ». 

« Alors, je pense qu’en course automobile, une passion qui me tient tant à cœur, on est sur un fil : si c’est quelque chose qu’on aime vraiment, si j’étais dans cette situation, oui, je serais très triste pour tous ceux qui m’entourent. »

« Je suis tellement passionné que si je devais mourir – je parle en mon nom –, je sais au fond de moi que j’aurais accompli quelque chose d’important. Je suis tellement chanceux et reconnaissant de faire ce que j’aime vraiment et qui me passionne ». 

Un ange passa. Puis des applaudissements claquèrent. 

A lire sur Le Blog Auto :

Le grand bloc-notes des 12 Heures de Sebring

L’article 6 Heures d’Imola (WEC) : le grand bloc-notes et les coulisses est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

WEC 2026 : Toyota remporte les 6 heures d’Imola sur les terres de Ferrari

Pour les débuts de la nouvelle GR010, mais aussi sa 100e course en championnat WEC, Toyota a réussi à battre Ferrari à domicile, à Imola. 6 heures d’une course intense avec en plus le suspense de la pluie. Le championnat WEC est lancé de fort belle manière.

Avant-course

La saison du WEC championnat mondial d’endurance 2026 débute enfin. Le Qatar a été repoussé à octobre quand les missiles auront (peut-être cessé de tomber) et c’est donc Imola qui ouvre le bal. En qualification, Ferrari l’emporte pour une poignée de centièmes devant Toyota et l’autre Ferrari. La Peugeot 94 fait une belle perf avec la 4e place. Mais, cela pourrait masquer un rythme de course plus compliqué (déchargée aérodynamiquement ?).

Beaucoup de voitures ont des améliorations par rapport à 2025, ou sont nouvelles comme la GR010 de Toyota. Le tracé d’Emilie Romagne va montrer les forces en présence. A noter que l’ACO/WEC ont décidé de ne plus donner la balance de performance (pourquoi ?). Comme la Genesis est un nouvel entrant, elle a le poids maximum et devrait souffrir en course, le temps de se faire rattraper par la BoP.

Ce dimanche, la pluie pourrait s’inviter, ou tomber juste à côté du circuit. A voir. Cela pourrait rebattre les cartes en cas d’ondée, ou même de baisse des températures.

Départ – 6 heures

Départ la 2e Ferrari double la Toyota et fait le doublé en piste, sans doute aidé par ses pneus tendres. La 51, la 7 et la 94 partent en médium, les autres en softs, puis la 7 en mediums. Certains partent « panachés » mediums et softs (?). Derrière, la Peugeot #94 perd rapidement deux places, puis résiste à la Toyota #7. La Peugeot use ses pneus arrière mais se rattrape en ligne droite. On a dû baisser l’appui (la traînée) pour la Vmax. Après quelques tours, on revient déjà sur les LMGT3. Une Genesis est au stand. Cela commence mal chez Hyundai. Après 40 minutes, la #51 compte près de 4 secondes sur la #50 qui a elle-même 3 secondes sur la Toyota #7.

La Toyota #8 s’arrête après 50 minutes, avant la Peugeot. Que va faire Duval et Peugeot ? Duval et la Peugeot sont vraiment en mode « survie » avec 13 secondes de retard sur l’Alpine #35. Alors que l’on ressort la Genesis #19 après de longues minutes au stand. Si Duval reste en piste, il devrait se faire passer par la Toyota en « undercut ». La 007 chez Aston Martin (non hybride) rentre aussi pour son ravitaillement attendu. Voilà la #50 et la #7 après 53 minutes. La Toyota #8 a dépassé la Ferrari #50 dans les stands ! Bien joué. On a mis moins d’énergie pour un prochain relais plus court. La #94 rentre aussi. Cela permet à Hanson et la #83 de prendre la tête temporairement.

Avec les arrêts, Duval a perdu deux places à la faveur de Conway pour Toyota et Rast pour BMW. Alors qu’on doit rentrer une Lexus dans le garage pour un souci de ravitaillement. Et la deuxième Lexus est arrêté en piste ! Voiture de sécurité virtuelle ! Tout le monde à 80 km/h. Faison le point après 1 heure : Ferrari #51, Toyota #8, Ferrari #50, Cadillac #12, Alpine #35, Ferrari #83, Toyota #8, BMW #20, BMW #15, Peugeot #94 pour le top 10.

1 heure de course

Certains décident de repasser par les stands pour ajouter du carburant. Théoriquement un arrêt « gratuit » sous VSC. Chez Cadillac, on a fait un premier arrêt carburant, puis un deuxième, un tour plus tard pour les pneus. La Cadillac #12 ressort devant la #83. Bien joué chez Cadillac. On va désormais faire rentrer la voiture de sécurité « réelle » et tout le monde va se caller derrière. On va avoir une Porsche en tête de la course… Allez, il reste 4h43 et la voiture de sécurité a éteint la rampe de feux.

Tout le monde repart pied au plancher. Hanson a dû patienter car il était derrière une Ford Mustang LMGT3 sans pouvoir dépasser avant la ligne. Belle passe d’arme entre la McLaren et la BMW en LMGT3. McIntosh profite du dépassement d’une hypercar pour plonger à la corde sur la McLaren. Grâce à son passage par les stands sous VSC, la Cadillac est remontée sur la Ferrari et on se bagarre. Il passe à la faveur de la ligne « droite ». Merci aux LMGT3 de nous offrir des bagarres.

Après bientôt 40 minutes d’arrêt, la Lexus #78 va repartir. L’Alpine #35 avec Habsburg dépasse la Toyota #8 de Conway et va s’attaquer à la Ferrari #83 de Hanson. Ah tiens, la Lexus #78 repart dans son garage pour un souci sur le train avant visiblement. Est-ce que Conway tente d’économiser de l’énergie sur sa Toyota ? BMW avec Rast le passe. Ah pas de chance pour Rast il a visiblement enfreint le règlement sous VSC et prend un « drive through ». Le passage par les stands lui coûte cher et il chute au 16e rang.

Juste avant les 2h de course, on connait de nouveaux ravitaillements ! La Toyota de Conway ouvre le bal.

2 heures de course

Chez Toyota on maîtrise les arrêts aux stands et voilà les #8 et#7 devant la #50 et la #83. La #51 rentre un peu après. Elle ressort derrière la Toyota #8. La Cadillac #12 se retrouve de nouveau en tête suite à son décalage de stratégie sous VSC.

Catastrophe pour la Peugeot #93. Cassidy sort des stands, en pneus froids plus compliqués à priori à mettre en température, et perd la voiture dans la chicane. VSC de nouveau. Ce n’est pas passé loin pour que Cadillac fasse un nouveau hold-up. Enfin bon, la #12 et la #50 prenant un drive through de pénalité… On va récupérer la Peugeot et on relancera la course. Les écuries en profitent pour des passages aux stands et le classement change régulièrement. On y verra plus clair à la relance même si la #8 est virtuellement en tête devant la #50 et l’Alpine #35. Sauf que Cassidy en repartant a mis des graviers partout et il faut nettoyer.

La voiture de sécurité vient d’éteindre ses lumières. Il reste 3 min 27 de course et c’est drapeau vert. Après un tour lancé, la Cadillac #12 et la Ferrari #50 servent leur pénalité. La Toyota #8 retrouve la tête de la course, devant la Ferrari #51 et l’Alpine #35 (Da Costa). Dans la #36 on retrouve Victor Martins, dans la Peugeot #94 Théo Pouchaire, deux anciens potentiels pilotes en F1.

3 heures de course

On est à la mi-course et Hirakawa dans la Toyota #8 et Pier Guidi dans la Ferrari #51 sont dans un mouchoir de poche. Le soleil se cache derrière les nuages. Pas de pluie, mais une température qui va chuter. L’Alpine #36 prend un drive through pour une infraction aux procédures VSC. Ouch ! Martins était 9e, on verra où il ressortira. 15e.

Le classement évolue avec les passages aux stands. De Vries sur la #7 tente un « undercut » et était bien remonté dans le classement. La #8 devrait suivre. La Ferrari #51 a ravitaillé un tour avant et remonte désormais au classement avec les pits. La #8 rentre à son tour. On conserve aussi les pneus chez Toyota. La Toyota repart devant la Ferrari qui arrive vent du bas. Frinjs dans la BMW #20 dépasse Pourchaire dans la Peugeot #94 après un très beau freinage. A 2h30 de la fin de course, on a Toyota devant Ferrari, Toyota, Ferrari, BMW et Alpine.

La course est complexe à suivre puisque les équipes peuvent décider de ne changer qu’un côté pour les pneus, ou les 4 ou aucun. Cela joue directement sur le temps d’arrêt car contrairement à la F1 où on pouvait (à l’époque) faire le plein d’essence et changer les pneus, en WEC on doit attendre la fin du plein pour changer d’abord un côté, puis l’autre des pneus. Ah, à 2h12 de la fin de la course, certains pilotes indiquent que des gouttes de pluie tombent. On a tout de même le temps avant de voir les pneus pluie. Mais il faut rester prudent.

Allez ! Encore un freinage tardif pour Cassidy. Décidément, les débuts en Hypercar sont compliqués pour lui. Un pilote Mercedes LMGT3 touche Bourdais dans l’Hypercar Cadillac. On atteint les 4h de course et la fin des relais. La fatigue se fait sentir dans le trafic.

4 heures de course

On constate que les stratégies se sont décalées et on commence à voir qui va profiter de cela en fin de course. La pluie fait son apparition par épisodes, sans pour autant demander les pneus pluie. On change les pilotes pour le 3e de l’équipage. Chez Toyota, on va finir par Buemi dans la #8. Avant, le Suisse faisait les départs. Toyota a changé les 4 pneus, un tour après la Ferrari #51 qui a le poleman, Giovinazzi désormais à son volant.

A 1h30 de la fin de la course, on trouve la Toyota #8 devant la #7 avec moins de 10 secondes d’avance. En troisième position, on trouve Giovinazzi sur la Ferrari #51. Marciello et la BMW #15 devance Kubica et la « 3e » Ferrari #83. L’Alpine #35 avec Milesi est en 6e position, devant Rast et la BMW #7, Fuoco sur la Ferrari #50, Bamber sur la Cadillac #38 et Sorensen sur l’Aston Martin #007. La Peugeot #94 est 14e, devant l’Alpine #36 et la Peugeot #93. Miles est déchaîné et est remonté à la 4e place après avoir dépassé Kubica et Marciello !

Désormais on a de la pluie d’un côté du circuit, mais pas de l’autre. Mais on ne voit pas encore de freinages loupés ou de figure de style. Kobayashi fait le jeu d’équipe en bouchonnant Giovinazzi. Pour repartir devant au dernier ravitaillement, on n’a pas changé les 4 pneus chez Toyota mais uniquement un côté. Ce faisant, la #7 protège la #8. Nul doute que Giovinazzi reviendrait sur Buemi sans cela. Buemi prend peu à peu le large avec plus de 7 secondes désormais.

5 heures de course

Allez, on rentre dans la dernière heure de course. On va avoir un ultime arrêt en théorie (sauf incident de course). Kubica ouvre le bal pour le top 10. Il reste 56 minutes de course. La Peugeot 94 rentre également. Pendant ce temps, Fuoco dépasse Marciello pour le gain de la 6e place. Sans le drive through, leur course serait différente. Milesi peut entrevoir le podium, mais cela sera tendu face à Kobayashi. Surtout que Toyota veut garder les pneus pour Kobayashi pour couvrir l’Alpine.

A 51 minutes la Toyota #7 et la Ferrari #51 plongent dans les stands ! La Ferrari repart sans changement de pneus alors que pour Toyota on change 3 pneus. Il y a eu une petite perte de temps. A voir avec Alpine ! La Toyota #8 et l’Alpine #35 rentrent un tour plus tard. On n’a pas mis tout à fait « le plein » chez Alpine. Il repart 7 secondes derrière Kobayashi à la 4e place. Buemi de son côté repart largement devant la Ferrari : 16 secondes. Il reste 46 minutes.

Après la dernière vague des ravitaillements on a Toyota, Ferrari, Toyota, Alpine, BMW, Ferrari, BMW, Cadillac, Aston Martin et Ferrari. Rebondissement ! En LMGT3, la McLaren Garage 59 qui était en tête et voyait la victoire en catégorie pour la première course WEC de l’écurie, connait des coupures électriques visiblement. Elle repart mais hoquète. Cela donne la 1e place à BMW et Harper devant Catsburg pour Corvette et Ferrari. Coquin de sort ! Chez Ferrari, on a une crevaison lente à priori en GT et on repasse aux stands et perd son podium. Invisibles toute la course, les deux Porsche 911 #92 et #91 sont 3 et 4e.

Dernier quart d’heure

Fuoco est revenu sur Rast qui lâche un peu la veste de Milesi. Cela peut se traduire par une belle 4e place pour Alpine. Chez Peugeot on navigue toujours loin du top 10 malgré les promesses des qualifications. Buemi gère son avance. Il compte 12 secondes à 6 minutes de la fin de la course. Sauf rebondissement de dernière minute, on ne devrait plus avoir de changement de position.

Ah ben Jules Gounon manque de perdre l’Alpine 36 au freinage et doit passer par les graviers. Comme quoi rien n’est fini jusqu’au drapeau à damier. Fuoco est tout proche Rast pour la 5e place.

Résultats des 6 heures d’Imola 2026

Pour sa 100e course WEC, et surtout pour la 1e course de la nouvelle GR010, Toyota remporte les 6 heures d’Imola chez, et devant Ferrari ! C’est la 50e victoire sur 100 courses. La 8 devance la Ferrari 51 et la Toyota 7. Alpine signe une prometteuse 4e place pour sa dernière saison officielle. BMW (la 20) a conservé sa 5e place devant la Ferrari 50. L’autre BMW, la 15 est 7e. Puis on trouve la Cadillac 38, l’Aston Martin 007 et la Ferrari 83.

En LMGT3, le Team WRT impose la BMW 69 devant TF Sport et la Corvette 33, puis la Manthey Porsche 92.

Prochaine course à Spa Francorchamps le 9 mai, pour une nouvelle course de 6 heures.

Classement Hypercar

Pos.Team / Drivers
1#8TOYOTA RACING
2#51FERRARI AF CORSE
3#7TOYOTA RACING
4#35ALPINE ENDURANCE TEAM
5#20BMW M TEAM WRT
6#50FERRARI AF CORSE
7#15BMW M TEAM WRT
8#38CADILLAC HERTZ TEAM JOTA
9#007ASTON MARTIN THOR TEAM
10#83AF CORSE
11#36ALPINE ENDURANCE TEAM
12#94PEUGEOT TOTALENERGIES
13#12CADILLAC HERTZ TEAM JOTA
14#009ASTON MARTIN THOR TEAM
15#17GENESIS MAGMA RACING
16#93PEUGEOT TOTALENERGIES
17#19GENESIS MAGMA RACING

Classement LM GT3

Pos.Team / Drivers
1#69TEAM WRT
2#33TF SPORT
3#92THE BEND MANTHEY
4#91MANTHEY DK ENGINEERING
5#32TEAM WRT
6#21VISTA AF CORSE
7#58GARAGE 59
8#88PROTON COMPETITION
9#23HEART OF RACING TEAM
10#77PROTON COMPETITION
11#54VISTA AF CORSE
12#79IRON LYNX
13#10GARAGE 59
14#78AKKODIS ASP TEAM
15#61IRON LYNX
16#34RACING TEAM TURKEY BY TF
17#27HEART OF RACING TEAM
18#87AKKODIS ASP TEAM

L’article WEC 2026 : Toyota remporte les 6 heures d’Imola sur les terres de Ferrari est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

WRC Croatie 2026 : Katsuta l’emporte sur le fil, Lancia frôle le podium !

Qu’il a été cassant ce rallye de Croatie 2026. Jusqu’à la fin ! On pensait que Neuville avait course gagnée quand une erreur l’a envoyé sur une roche et lui a ouvert le train avant dans la dernière spéciale ! Katsuta remporte son deuxième rally d’affilé et on a failli avoir une WRC2 sur le podium avec Yohan Rossel /Arnaud Dunand sur Lancia Ypsilon.

Au final, ils ne sont que 3 WRC dans le top 10. Il faut même aller à la 15e place pour trouver la 4e WRC avec McErlean. Devant, il y a eu de la casse avec Solberg qui se sort et ne peut repartir, ou même Evans. Pour Jon Armstrong sur Puma, cela n’ira pas plus loin que l’ES3. Sur le vendredi, on a perdu 3 concurrents WRC.

Sami Pajari, pilote Toyota « supplémentaire » (il n’est pas compté pour l’équipe) prend alors la tête et résiste à Neuville et Katsuta. Derrière, on retrouve Paddon et Fourmaux sur Hyundai. Mais déjà les WRC se comptent sur les doigts d’une main samedi matin. Hélas, on perd Fourmaux dans l’ES12.

Late, late drama 🤯

Thierry Neuville crashed out of the lead on the Wolf Power Stage in dramatic fashion, handing victory to Takamoto Katsuta & Aaron Johnston!#WRC | #CroatiaRally 🇭🇷 pic.twitter.com/2283l0P6tx

— FIA World Rally Championship (@OfficialWRC) April 12, 2026

Une première depuis 1994

Yohan Rossel et la Lancia Ypsilon est alors le meilleur des autres, à la 5e place. Il est suivi par son frère Léo Rossel qui lui court sur Citroën C3. Le deuxième pilote Lancia Nicolay Griazin est 7e.

Ce dimanche, il n’y avait « plus que » 3 spéciales et Neuville avait plus d’une minute d’avance à gérer ! Easy se dit-on. Sauf que…pim poum la cata et voilà Neuville repris par ses vieux démons dans la dernière spéciale, bonifiée. Il doit abandonner et offre littéralement la victoire à Katsuta.

Le Japonais l’emporte devant Sami Pajari et Hayden Paddon. Même quand ils sont en difficulté, les Toyota l’emportent. Dingue.

Ce qui est dingue, c’est donc la 4e place d’une Lancia en WRC. Pour les pros des statistiques, c’est la 1re victoire de Lancia en WRC2. C’est aussi le premier top 5 d’une Lancia en WRC depuis le rallye d’Accopolis 1994 et la 4e place d’Alessandro Fiorio et Vittorio Brambilla sur une Lancia Delta HF Integrale privée puisque dès la fin 1991 Lancia s’était officiellement retirée du WRC (même si titrée largement en 1992).

Yohan Rossel (crédit WRC)
Léo Rossel (crédit WRC)

Résultats du rallye WRC de Croatie 2026

Katsuta remporte son 2d rallye WRC. C’est le Mister Magoo du WRC. Toujours placé, il a désormais deux victoires à son palmarès. Si la 1e ne souffrait pas vraiment de critiques, ici certains diront que c’est surtout Neuville qui a perdu le rallye. C’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses !

A noter que pour la dernière spéciale, bonifiée, Solberg l’emporte devant Evans, Armstrong, Pajari et Katsuta. Sur le « Super Sunday », Solberg marque 5 points, devant Evans, Armstrong, Fourmaux et Pajari. Ils sauvent quelques points. Pas Neuville.

POSDRIVERCO-DRIVERCARELIGIBILITY
1Takamoto KATSUTAAaron JOHNSTONGR Yaris Rally1M
2Sami PAJARIMarko SALMINENGR Yaris Rally1M/T
3Hayden PADDONJohn KENNARDi20 N Rally1M
4Yohan ROSSELArnaud DUNANDYpsilon HFWRC2 (T/D/C)
5Léo ROSSELGuillaume MERCOIRETC3WRC2 (DC/CC)
6Nikolay GRYAZINKonstantin ALEKSANDROVYpsilon HFWRC2 (T/DC/CC)
7Alejandro CACHÓNBorja ROZADAGR YarisWRC2 (DC/C)
8Roope KORHONENAnssi VIINIKKAGR YarisWRC2 (DC/CC)
9Roberto DAPRÀLuca GUGLIELMETTIFabia RSWRC2 (DC/CC)
10Emil LINDHOLMGabriel MORALESFabia RSWRC2 (T/D/C)
11Kajetan KAJETANOWICZMaciej SZCZEPANIAKGR YarisWRC2 (DC/C)
12Taylor GILLDaniel BRKICGR YarisWRC2 (DC/CC)
13Romet JÜRGENSONSiim OJAFiesta Mk IIWRC2 (T/DC/CC)
14Andreas MIKKELSENJørn LISTERUDFabia RSWRC2 (T/D/C)
15Joshua MCERLEANEoin TREACYPuma Rally1M

Classement pilotes WRC 2026

Katsuta va découvrir une position inédite pour lui : ouvrir un rallye car en tête du championnat. Malgré un rallye à 2 points en Croatie, Fourmaux reste 5e et meilleur des « non Toyota ».

Prochain rallye aux Canaries pour le rallye d’Espagne du 23 au 26 avril 2026.

POSDRIVERTEAMTOTAL
1Takamoto KATSUTAtoyota81
2Elfyn EVANStoyota74
3Oliver SOLBERGtoyota68
4Sami PAJARItoyota52
5Adrien FOURMAUXhyundai49
6Sébastien OGIERtoyota26
7Thierry NEUVILLEhyundai25
8Esapekka LAPPIhyundai21
9Yohan ROSSELlancia18
10Léo ROSSELcitroen18
11Hayden PADDONhyundai15
12Robert VIRVESskoda10
13Jon ARMSTRONGford10
14Nikolay GRYAZINlancia8
15Gus GREENSMITHtoyota8

Toyota prend le large au championnat constructeur. En WRC2, Léo Rossel décroche Korhonen.

L’article WRC Croatie 2026 : Katsuta l’emporte sur le fil, Lancia frôle le podium ! est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

La F1 des débuts d’Ayrton Senna, en vente à Monaco fin avril

Au grand prix du Brésil 1984, un jeune brésilien encore chétif fait ses débuts : il se nomme Ayrton Senna. Révélé par son titre de champion d’Angleterre de Formule 3 l’année précédente, il débute au sein de la modeste écurie Toleman et doit se résigner à abandonner cette course. Pourtant, la légende est en marche !  Le samedi 25 avril prochain se tiendra, en marge du grand prix historique de Monaco, la vente aux enchères de RM Sotheby’s, au forum Grimaldi. L’attraction de la vente sera sans nul doute la Toleman TG183B de 1984 , châssis n°5, pilotée par “Magic”.  

Trois ailerons et une faute d’orthographe

Le châssis n° 5 correspond à la monoplace qui prend part aux trois premières courses de la saison. La voiture de course à trois ailerons arbore une livrée rouge, blanche et bleue du plus bel effet, ornée des autocollants de ses sponsors, tels que le café Segafredo Zanetti, les pneus Pirelli et les vêtements de sport Sergio Tacchini. Dessinée par Rory Byrne (qui remportera sept titres de champion du monde des constructeurs chez Benetton et Ferrari) et John Gentry, elle était immédiatement reconnaissable à son radiateur avant distinctif et à ses deux ailerons arrière. 

La TG183B est propulsée par un moteur Hart 415 T quatre cylindres turbocompressé de 1,5 litre, capable de développer environ 750 ch à sa sortie d’usine et d’atteindre une vitesse supérieure à 300 km/h. La voiture a aujourd’hui plus de 42 ans, mais a été parfaitement entretenue et sa boîte de vitesses a été entièrement refaite. Elle conserve de nombreux éléments d’origine, notamment son levier et son pommeau de vitesse, ainsi que l’inscription « Aryton » (orthographiée incorrectement) sur le repose-pied. 

Monaco, chargé de symboles

Contraint à l’abandon dès la première course, il termine sixième des deuxième et troisième courses, marquant des points à chaque fois, avant de manquer les qualifications pour la quatrième à Imola, à cause d’un différent contractuel entre Toleman et son fournisseur pneumatique Pirelli. Après cette course, Toleman remplace la TG183B par une nouvelle monoplace, la TG184. C’est avec cette évolution qu’il réalise ainsi son premier grand exploit, en terminant sur les talons d’Alain Prost au grand prix de Monaco. 

Ce n’est évidemment pas anodin si la vente se déroule en principauté. Monaco occupe une place à part dans la saga du champion brésilien, qui y détient le record absolu de victoires (6 foixs, en 1987 puis cinq autres consécutivement de 1989 à 1993), sans oublier d’autres moments mémorables comme sa prestation sous la pluie en 1984 ou encore les pole-positions “stratosphériques”. 

Un prix « magic » ?

D’après l’annonce de la vente aux enchères, elle est prête à prendre la piste. Pierre Gasly, pilote Alpine, l’a pilotée à Silverstone en 2024 pour commémorer les 40 ans des débuts de Senna en F1 et les 30 ans de sa disparition tragique. Elle est également éligible pour le Grand Prix Historique de Monaco et d’autres événements de Formule 1 classique. Le français avait évoqué une expérience incroyable, saluant la « pureté du pilotage » de ces F1 des années 80. Ah c’est sûr, on était très loin des batteries et du bouton Overtake…

La maison de vente aux enchères estime que la voiture pourrait atteindre un prix compris entre 3,25 et 4,4 millions de dollars. Un record pour une monoplace d’une écurie de “milieu de plateau”, alors que ces sommes sont plutôt dévolues à des Williams, McLaren et Merrari. Mais l’empreinte historique d’Ayrton Senna est passée par là.   Parmi les autres monoplaces mises aux enchères, on trouve une Fittipaldi FA/6 de 1979, une Ferrari 312T3 de 1978, pilotée par Carlos Reutemann et Gilles Villeneueve, ainsi qu’une Ferrari 641 de 1991, qui fit office de voiture de réserve pour Alain Prost et Jean Alesi au Brésil et à Imola.  

L’article La F1 des débuts d’Ayrton Senna, en vente à Monaco fin avril est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

La F1 en crise : des pilotes montent au créneau contre la règlementation 2026 et sa dangerosité

« Le talent du pilote n’est plus nécessaire »

Fernando Alonso avait plaisanté à Bahrein, jugeant que même le chef cuisinier de l’écurie pourrait prendre le virage 12 du circuit de Bahreïn, qui se passe désormais bien moins vite pour optimiser la gestion de batterie et son déploiement en ligne droite. L’espagnol avait ensuite expliqué que le défi des virages rapides allait disparaître.

Une autre séquence a fait jaser à Suzuka: la diffusion en caméra embarquée du tour de qualification de Kimi Antonelli, qui a décroché la pole position, a coupé pour « incident technique » et basculé sur des caméras extérieures au moment où le pilote Mercedes abordait le fameux virage 130 R de Suzuka. C’était peut-être bien un souci technique, mais les esprits taquins n’ont pas laissé passer l’occasion. Et pour cause : les essais du grand prix du Japon ont révélé l’ampleur du « super clipping » affectant les monoplaces dans ce virage mythique du circuit japonais, dont le passage ne se fait plus à fond. Des compilations ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, soulignant la fadeur des passages en décélération des F1 2026 dans ce virage mythique.

A Suzuka, nous avons été habitués à voir les pilotes aborder ce 130R avec audace. Le 130R, c’est un monument, aussi célèbre que le raidillon de l’eau rouge à Spa. Les F1 modernes, à l’appui démentiel, le prenaient à fond. Plus loin dans le temps, avec des F1 plus nerveuses et moins collées au sol, il demandait un certain courage. On se rappelle évidemment les caméras embarquées d’Ayrton Senna se battant au volant de sa McLaren Honda pour tenir le cap dans cette courbe délicate. Voir les F1 décélérer et prendre ce virage à « vitesse réduite », dans les 250-260 Km/h, contre 310 auparavant, sans oublier les passages « gestion énergétique » dans les esses ou à Spoon, enlève non seulement le défi de pilotage mais une grande part de la magie de Suzuka, rendant la qualification totalement insipide.

https://www.instagram.com/p/DWY8nGqFvD-

Pour rappel, le super-clipping est un phénomène nouveau et très médiatisé des F1 sauce 2026 : lorsque le pilote fait du « super clipping« , il maintient l’accélérateur à fond, mais une partie de l’énergie générée par le moteur thermique est transférée directement vers la batterie, pour la recharger, à la place des roues arrières de la voiture. Ce qui a pour effet direct de réduire la vitesse de pointe, de manière assez brutale.

L’ADN de la F1 atteint ?

Cette anecdote ne fait qu’illustrer le malaise qui a gagné la F1 et une partie des fans avec cette nouvelle règlementation. Melbourne avait l’excuse d’essuyer les plâtres en tant que course d’ouverture sur un circuit peu adapté aux contraintes des F1 électrifiées. Shanghai a envoyé un signal positif contraire, grâce à la configuration de son circuit et à la bataille des Ferrari qui a fait office de poudre aux yeux. A Suzuka, circuit historique et juge de paix du pilotage, composé de nombreuses courbes moyennes et rapides, les travers inhérents à la nouvelle règlementation ont sauté au visage de tout le monde.

Dépassements « d’autoroute » artificiels façon Mario Kart, effacement des styles de pilotage et standardisation des tactiques, perte d’intérêt de la qualification où l’attaque paroxystique a disparu : les commentaires négatifs des pilotes s’accumulent. Si Max Verstappen semblait être le seul en début de saison à dénoncer ouvertement cette « Formule E sous stéroïdes » et une F1 devenue « sans émotion » – des critiques acerbes qui ont été bottées en touche par certains qui y voyaient le signe d’une frustration liée aux déboires de la Red Bull Ford – d’autres depuis ont rejoint la fronde.

Charles Leclerc, plutôt satisfait des batailles en course, a littéralement « pété un boulon » lors de la qualification, Fernando Alonso a déploré des virages rapides transformés en « bornes de recharge » alors qu’avant on s’y « battait pour sa vie », tandis que Lando Norris a considéré que les dépassements yo-yo à coup de boosts de batterie « n’étaient pas de la course ». Le champion du monde a même avoué qu’il ne voulait pas dépasser à un moment donné Lewis Hamilton : « « Je suis à la merci du déploiement de la batterie, sur lequel je n’ai aucun contrôle. » Bref, c’est la philosophie même de la course qui est atteinte au cœur.

La sécurité : un signal d’alarme ?

A cela s’ajoute désormais la question de la sécurité. Les craintes, émises très tôt par les pilotes, se sont matérialisées à Suzuka par le crash de Bearman. On avait frôlé le pire à Melbourne quand Hamilton avait évité de justesse un Colapinto quasiment « arrêté » dans la ligne droite. Cette fois-ci, Oliver Bearman a été pris au piège du différentiel de vitesse énorme qui peut survenir entre un pilote qui déploie sa batterie en mode « overtake » et un autre qui fait du super-clipping : 50, 60 voire 70 Km/h de différence. Pour Bearman, cela s’est traduit par une cabriole, un choc de 50G et une sortie de monoplace en claudiquant.

La puissance du MGU-K a été triplée, passant de 160 à 470 chevaux (120 à 350 kW), tandis que la contribution du moteur thermique a été réduite de 850 à 540 chevaux. Cette répartition équilibrée (50/50) entre énergie thermique et électrique a engendré ce phénomène inédit du le superclipping. La voiture ralentit brutalement en ligne droite, sans que le pilote n’ait levé le pied, et sans avertissement visible pour les concurrents qui suivent.

Carlos Sainz, président de l’association des pilotes GPDA, n’a pas manqué de réagir : « C’est le problème quand on écoute seulement les équipes : elles vont penser que le spectacle est correct, peut-être parce qu’elles prennent du plaisir à le regarder à la télévision. Mais du point de vue des pilotes, la réalité est bien différente. Quand vous vous battez en piste et que vous réalisez qu’il peut y avoir 50 km/h d’écart de vitesse, ce n’est tout simplement pas de la course. »

« Il n’existe aucune catégorie au monde avec de tels écarts, car c’est précisément dans ces situations que de gros accidents peuvent survenir : cela vous surprend, vous défendez tardivement, et cela vous percute… ou la voiture derrière. » et Sainz d’enfoncer le clou : « Au sein de la GPDA, nous avons prévenu la FIA que ces accidents allaient se multiplier avec ce règlement, et qu’il fallait agir rapidement pour les éviter », a-t-il déclaré au micro de Sky Sports F1. « J’espère que cet incident servira d’exemple et que les écuries prêteront enfin attention aux pilotes, plutôt qu’à ceux qui prétendent que les courses sont satisfaisantes – car elles ne le sont pas. »

Si l’accident de Suzuka n’a pas eu de conséquences dramatiques, c’est en grande partie grâce aux dégagements du circuit japonais au niveau du virage Spoon. Carlos Sainz n’a pas manqué de souligner les conséquences bien différentes qui pourraient survenir sur d’autres pistes urbaines très rapides, où les murs de béton bordent la piste…

« C’était un choc à 50G. Imaginez si cela s’était produit à Las Vegas, à Bakou ou à Singapour, où les zones de dégagement sont inexistantes et les vitesses encore plus élevées. J’espère que la Formule 1 va revoir sa copie, car il est évident que le règlement comporte des failles qu’il faut corriger avant Miami. »

Péril en la demeure ?

Au final, on voit bien qu’une fracture est en train de se creuser : d’un côté, les instances sportives sont focalisées sur le divertissement et l’audience alors que les constructeurs défendent des impératifs marketing liés à l’électrification. De l’autre côté, des pilotes désabusés et même perdus face à ce pilotage devenu contre-intuitif, sans oublier une partie des fans désorientés voire, pour les anciens, en colère.

Face à cette bronca et à d’autres chiffres inquiétants concernant les audiences (-50% en Espagne et forte baisse aussi sur Canal + pour le GP du Japon), la FIA veut réagir. Le business même de la F1 pourrait en pâtir. Max Verstappen a clairement mis en ballotage défavorable son avenir en F1 et se donne quelques semaines ou mois pour réfléchir sur la suite à donner à sa carrière, alors qu’il s’éclate en GT3. Evidemment, tout le monde n’est pas à l’unisson. Lewis Hamilton a beau déplorer que les pilotes « n’ont pas leur mot à dire » et « aucun pouvoir. », l’anglais semble apprécier la règlementation, alors que les F1 à effet de sol entre 2022 et 2025 ne lui ont jamais donné satisfaction. Mercedes est évidemment discrète, étant la grande gagnante de cette nouvelle ère électrique. George Russell conteste déjà le fait que l’on veuille les ralentir, alors que Toto Wolff estime avoir vu à Suzuka du « pure racing ».

L’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie Saoudite va permettre à la Formule 1 de mettre à profit cette trêve de cinq semaines entre Suzuka et Miami. Une réunion entre les dirigeants de la F1, de la FIA et des écuries a été programmée pour le 9 avril afin de faire le point sur le règlement 2026. Des ajustements pourraient porter sur les règles de déploiement d’énergie (la régénération avait déjà été abaissée à Suzuka pour les qualifs) – sans nécessiter de modifications mécaniques sur les monoplaces.

La FIA a rappelé, dans un communiqué publié après l’accident, que les règles 2026 font l’objet de « discussions continues entre la FIA, les équipes, les motoristes, les pilotes et la FOM ». Un discours diplomatique qui semble en contradiction avec la grogne montante d’une partie des pilotes. Leurs alertes n’ont pas vraiment été prises en considération jusqu’à maintenant. La sécurité pourrait évidemment changer la donne : on se souvient qu’au début de la saison 1994, marquée par plusieurs accidents graves en essais, des pilotes avaient alerté sur la dangerosité des monoplaces privées des aides électroniques. La FIA avait fait la sourde oreille…et on connaît la suite. Va-t-on vers une fronde, comme à l’époque de la grève des pilotes de Kyalami ?

L’article La F1 en crise : des pilotes montent au créneau contre la règlementation 2026 et sa dangerosité est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

F1 Suzuka 2026 : Kimi Antonelli s’affirme encore un peu plus face à Russell, premiers points pour Piastri

Après un départ catastrophique, Antonelli a bénéficié d’un coup de pouce du destin pour se retrouver en tête et ne plus la lâcher. Il devance Oscar Piastri et Charles Leclerc. S’il n’a pas été ultra-passionnant, ce GP est plein d’enseignements et montre les limites de la règlementation 2026 avec le superclipping.

Avant course

Les deux Mercedes en première ligne vont tenter de contrôler le départ et éviter de se faire dépasser par Piastri et consort. Ensuite, ils pourront tenter de dérouler leurs stratégies. Derrière, chacun va vouloir avoir le meilleur départ. Ensuite, à Suzuka on va encore avoir des soucis de « superclipping ». En 2026, les voitures doivent récupérer de l’énergie pour ne pas se retrouver batterie vide et donc à certains moments, même « pied-tôle », les voitures n’avancent plus. Ici c’est avant d’arriver au 130R que les écuries estiment qu’ils perdent le moins de temps au tour.

Résultat le 130R qui était un morceau de bravoure devient un virage d’autoroute. La Formule 1 est consciente de l’image que cela renvoie et a bien tenté de réduire l’énergie à récupérer. En vain pour le moment.

Le départ est légèrement décalé le temps de réparer une barrière endommagée lors d’une course précédente (autre que la F1). Tout le plateau partira en pneus médium à part Bottas en fond de grille sur Cadillac avec des pneus durs.

Départ – 53 tours

Départ catastrophique des Mercedes ! Antonelli démarre bien sur 1 m puis la voiture « ne bouge plus ». Piastri a décollé parfaitement et vire en tête. Il devance Leclerc qui a aussi sauté Russell. Derrière Antonelli et Norris sont au coude à coude dans le premier virage mais Norris est mieux placé et le dépasse. Même Hamilton passe Antonelli. Un départ cauchemardesque pour les flèches d’argent. Bortoleto a perdu 4 places, Hülkenberg 6 ! WOW !

Antonelli passe Hamilton au 2e tour en plongeant au premier virage. Ils auraient pu s’épargner tous ces efforts, mais tant mieux pour le spectacle. Hadjar a eu un départ compliqué aussi. Il se fait passer par Gasly, puis Lindblad, puis Verstappen et Ocon. Trop de précipitation pour Hadjar visiblement, il accumule de petites erreurs. Russell passe Norris au premier virage.

Et Russell passe Leclerc. Encore une fois au premier virage. La Mercedes déploie visiblement mieux son énergie dans cette partie. Gasly est 7e et a fait le départ qu’il fallait pour s’aider dans cette course. Pour l’Alpine désormais il faut déployer la stratégie et espérer que devant quelques pilotes aient des soucis pour grimper dans la hiérarchie.

Tour 5 / 53

Russell est revenu dans la seconde derrière Piastri. Il va pouvoir utiliser le boost (qui remplace le DRS) à condition d’avoir de la batterie…Ensuite, on trouve Leclerc un peu détaché. Il est sous la menace de Norris qui entraîne Antonelli dans son sillage. Magnifique dépassement de Russell à la chicane. Dans le 130R la Mercedes est mieux passée et le pilote à plongé à la chicane. Mais Piastri a pu repasser dans la ligne droite. Piastri reste en tête. Un beau dépassement, mais Russell s’est retrouvé sous la menace du boost de dépassement.

Très beau dépassement d’Antonelli sur Norris. Lui aussi à la chicane mais il a creusé suffisamment d’écart pour ne pas voir le pilote McLaren le repasser dans la ligne droite suivante. A l’arrière, Verstappen est revenu à la 8e place, derrière Gasly. Mais il est à 5 secondes. Ocon est 9e pour le moment. Antonelli est revenu sur Leclerc mais la première tentative est avortée par une belle défense de Charles.

Tour 15 / 53

Leclerc joue avec Antonelli. Il le laisse passer à la dernière chicane avant de le repasser dans la ligne droite. Malin. Cela permet à Norris et Hamilton de revenir. On commence à entrevoir les premiers passages au stand. Qui va déclencher en premier. C’est Norris qui plonge en premier et tente l’undercut. Il repart 9e en pneus durs. Cependant il repart derrière Ocon et aurait sans doute préféré être devant. Leclerc l’imite un tour plus tard, à la fin du 17e tour. Norris passe Ocon sans trop perdre de temps. Mais Leclerc repart largement devant. Undercut loupé.

Piastri rentre à la fin du 18e tour. Les deux Mercedes restent en piste et Russell mène ce grand prix (de nouveau). Piastri reprend la piste loin devant Leclerc. Antonelli revient fort sur Russell. 2,5 secondes. Pour le moment, ils continuent en pneus médium. Gasly se retrouve 4e, avec Verstappen à 3 secondes derrière lui. Piastri est dans l’aileron arrière de Verstappen. Ocon et Hadjar passent par les stands également. Piastri revient fort sur Verstappen mais se montre prudent dans le 130R puis la chicane. Il utilise son boost pour dépasser sans coup férir.

A la fin du 21e tour, Russell rentre au stand et voilà Antonelli enfin en tête du grand prix. 3 secondes d’arrêt, ce n’est pas génial. Russell repart derrière Piastri mais devant Verstappen. Bearman dans les barrières ! Voiture de sécurité ! Il a visiblement perdu la Haas avant Spoon. Antonelli va en profiter pour plonger dans les stands et repartir devant Russell ! Hamilton et Gasly devrait en profiter aussi. Vraiment rageant pour Russell pour un demi-tour en gros. 2,4 secondes pour Antonelli, 2 secondes d’arrêt pour Hamilton.

Bearman est touché à la cheville droite visiblement, il boîte. On a Antonelli, Piastri, Russell, Hamilton, Leclerc, Norris, Gasly, Verstappen, Hülkenberg (qui n’a pas changé de pneus) et Lawson. En revoyant les images de la sortie de Bearman, il revient trop fortement sur Colapinto en plein « superclipping ». Avec une différence de vitesse de plusieurs dizaines de kilomètre par heure (plus de 45 km/h), Bearman se décale comme il peut et perd la voiture qui va taper très fort. Double peine pour Haas car cela pénalise Ocon qui avait changé de pneus sous drapeau vert. Il est 11e.

Tour 25 / 53

On l’oublie, mais on a encore les deux Aston Martin en course… La voiture de sécurité va rentrer à la fin du 27e tour. Antonelli est à la manoeuvre. Antonelli repart très bien et surprend Piastri ! Hamilton est dans l’aileron de Russell et le dépasse à l’aspiration. Gasly se bat avec Verstappen et le passe. Bravo ! Antonelli profite d’être devant pour prendre la poudre d’escampette !

Ah 31e tour, « We have an issue » envoyé sur la radio de Stroll… Russell est proche de Hamilton mais n’arrive pas à le passer. L’Anglais doit bouillir dans son casque. Les nouvelles de Bearman sont bonnes : pas de fracture mais un choc à 50G ! Hadjar passe (enfin) Bortoleto pour la 11e place. Il va désormais tenter d’aller chercher Ocon et le dernier point du GP. On doit l’avouer, depuis la relance de la course on est dans un mode « ron-ron ».

Russell perd soudainement de la vitesse avant Spoon et Leclerc en profite. Sans doute qu’il a déployé la batterie sur un autre mode et s’est retrouvé fort dépourvu. Cette règlementation… Devant, Antonelli est coude à la portière avec 7 secondes d’avance sur Piastri.

Tour 40 / 53

Hamilton doit s’employer pour bloquer Leclerc qui va plus vite. C’est sans doute idiot pour l’écurie, mais elle les laisse batailler entre eux. Tant mieux pour Russell qui regarde cela juste derrière. Leclerc doit s’employer pour passer Hamilton. Il patiente dans la chicane puis déploie le boost dans la ligne droite. Les deux ne sont pas loin de se toucher dans le 1er virage mais cela passe et anime un peu cette fin de course. Russell passe aussi Hamilton. Hamilton se retrouve sous la menace de Norris après un gros loupé au freinage.

On a donc deux ou trois situation intéressantes pour cette fin de course. Leclerc/Russell pour le podium, Hamilton/Norris pour la 5e place, Gasly/Verstappen pour la 7e place. Hors de points, Hadjar a maille à partir avec Hülkenberg.

A la fin du 47e tour, Norris plonge à la chicane et passe Hamilton qui réplique dans la ligne droite avec le boost et le repasse. Leclerc réussi à garder Russell derrière lui. A la fin du 50e tour, Russell plonge dans la chicane et semble ressortir plus vite. Mais Leclerc gagne du terrain dans la ligne droite et fait l’extérieur. Magnifique de la part du Monégasque.

Norris fait pareil sur Hamilton un tour plus tard, mais lui réussit à rester devant la Ferrari à la fin de la ligne droite.

Dernier tour

Antonelli est tranquille mimile devant. Piastri aussi en 2de place. Il va marquer ses premiers points de la saison, et signer le premier podium pour McLaren en 2026. Derrière on a encore un petit suspense même si Leclerc semble accroché au podium.

Victoire d’Antonelli ! Il va prendre les commandes du championnat et devient le plus jeune pilote de l’histoire de la F1 à mener le championnat.

Leclerc complète le podium devant Russell, Norris, Hamilton. Verstappen tente un dernier truc sur Gasly qui reste devant à la 7e place ! Comme quoi ils ont bien fait de passer au moteur Mercedes 😏. Lawson et Ocon complètent le top 10.

Résultats du Grand Prix de Suzuka 2026

Même s’il a bénéficié d’une circonstance de course avec la voiture de sécurité, Antonelli n’a pas volé la victoire. Piastri a fait une course solide et Leclerc s’est arraché pour accrocher le podium.

Russell semble encore avoir « du mal » avec la nouvelle réglementation pour déployer l’énergie.

On ne les a pas vu de la course, mais les Williams ont eu du mal malgré un moteur Mercedes (comme quoi…). Sainz est 15e, Albon 20e. Ils ont bataillé avec les Cadillac de Perez et Bottas. Oups !

PosDriver
1Kimi Antonelli
2Oscar Piastri
3Charles Leclerc
4George Russell
5Lando Norris
6Lewis Hamilton
7Pierre Gasly
8Max Verstappen
9Liam Lawson
10Esteban Ocon
11Nico Hulkenberg
12Isack Hadjar
13Gabriel Bortoleto
14Arvid Lindblad
15Carlos Sainz
16Franco Colapinto
17Sergio Perez
18Fernando Alonso
19Valtteri Bottas
20Alexander Albon
21Lance Stroll
22Oliver Bearman

Classement du championnat du monde de F1 2026

Avec cette victoire et la 4e place de Russell, Antonelli devient le plus jeune leader du championnat du monde. Il signe aussi sa 2e victoire et son 2e hat trick (pole + victoire + meilleur tour en course). Russell n’en a qu’un seul à son actif. La bataille mentale est lancée chez Mercedes.

Beau début de saison des pilotes Ferrari à la 3e et 4e place. Piastri recolle à Norris et ouvre enfin son compteur (en GP car 3 points en course sprint en Chine).

Pos.DriverPts.
1Kimi Antonelli72
2George Russell63
3Charles Leclerc49
4Lewis Hamilton41
5Lando Norris25
6Oscar Piastri21
7Oliver Bearman17
8Pierre Gasly15
9Max Verstappen12
10Liam Lawson10
11Arvid Lindblad4
12Isack Hadjar4
13Gabriel Bortoleto2
14Carlos Sainz2
15Esteban Ocon1
16Franco Colapinto1
17Nico Hulkenberg0
18Alexander Albon0
19Valtteri Bottas0
20Sergio Perez0
21Fernando Alonso0
22Lance Stroll0

Classement par équipe 2026

Evidemment, vu le début de saison, Mercedes est largement en tête du championnat avec 45 points d’avance sur Ferrari qui en compte 44 sur McLaren.

Haas résiste encore à Alpine et Red Bull avec un petit point ajouté par Ocon au Japon. Racing Bulls est juste derrière. Plus loin, Audi et Williams se dispute les miettes pour le moment quand Cadillac et Aston Martin doivent aller chercher de la fiabilité pour AM et de la performance pour Cadillac.

Pos.TeamPts.
1Mercedes135
2Ferrari90
3McLaren46
4Haas F1 Team18
5Alpine16
6Red Bull Racing16
7Racing Bulls14
8Audi2
9Williams2
10Cadillac0
11Aston Martin0

L’article F1 Suzuka 2026 : Kimi Antonelli s’affirme encore un peu plus face à Russell, premiers points pour Piastri est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

F1 Suzuka 2026 : Kimi Antonelli marque son territoire face à Russell

Kimi Antonelli signe la pole position sur le circuit de Suzuka. Il devance son coéquipier George Russell et Oscar Piastri sur McLaren. Mais il y a eu quelques surprises durant cette séance.

Durant les essais libres, on a craint que les Formule 1 de cette années soient très lentes sur ce circuit, passant le 130R moins « à fond », faute d’énergie dans la batterie. Eh bien…elles ne sont pas très lentes, juste lentes. Il faudra sans doute encore un an d’apprentissage de ces nouvelles motorisations pour retrouver les temps des saisons précédentes.

Q1 – pas de surprise pour Aston Martin ni Cadillac

En Q1, on perd immanquablement les Aston Martin. Les verts sont à plus de 1,7 seconde de la 16e place qualificative pour la Q2 et plus de 3 secondes du meilleur temps de Charles Leclerc. Un gouffre ! Leclerc signe un 1:29.915 et l’espoir est de mise pour les rouges. Mercedes et McLaren sont dans le groupe de tête tandis que les Red Bull son un petit cran en retrait.

Sont éliminés de la Q1 Albon, Bearman, Perez, Bottas, Alonso et Stroll. L’élimination des deux Cadillac n’est pas non plus une surprise tant l’équipe américaine est en retrait en qualification depuis l’Australie. En revanche, on n’attendait pas Olie Bearman out dès cette Q1.

Q2 – Verstappen échoue à la 11e place

En Q2, on voit que la Williams est limite. Sainz ne passera pas et fini juste devant Albon sur la grille. Ils ont bien un moteur Mercedes, mais Mercedes ne fournit pas le « mode d’emploi », ou plus exactement la façon optimale de recharger et d’utiliser l’énergie. C’est à chaque écurie de faire ce travail et cela change totalement la F1. Elle se transforme en Formule E !

Pour le passage en Q3, cela va être tendu. Pas pour les Mercedes puisqu’Antonelli frôle les 1:28 avec 1 minute 29.048. Il est bien devant Leclerc, Hamilton, ou Piastri. Russell se cache-t-il ou pas ? Toujours est-il qu’il est en retrait. Gasly continue de démontrer qu’en qualification il sublime l’Alpine. Il va se qualifier pour le top 10.

En revanche, Max Verstappen est sur le fil. Et au final, il se fait éliminer par le petit nouveau Lindblad pour Racing Bulls. Hadjar fait à peine mieux, mais cela suffit pour passer. Gros coup de théâtre que cette 11e place de Verstappen. Il accompagne Ocon, Hülkenberg, Lawson, Colapinto et Sainz dans les éliminés.

On peut rapidement constater que Colapinto est loin de Gasly, que Lawson est battu par Arvid Lindblad, il va devoir réagir. Audi n’a pas manqué son arrivée en F1 et va déjà en Q3.

Q3 – Antonelli intouchable à Suzuka

En Q3 justement, chacun pousse un cran plus loin ses performances. A ce petit jeu là, Antonelli claque un temps qui apparait « stratosphérique » en 1m 28.778s. Bon, l’an dernier, la pole était 1,8 seconde plus rapide avec Verstappen et la RB21 (1m 26,983). Quand on vous dit qu’elles sont lentes ces F1 2026.

Russell doit se contenter de la deuxième place, à 3 dixièmes d’Antonelli. Sur la deuxième ligne, on retrouvera Piastri qui se montre plus en forme en ce début de saison mais n’a toujours aucun point ! S’il ne veut pas faire rapidement une croix sur le titre pilote, il se doit de marquer de gros points ce weekend. Finalement, Ferrari place la monoplace de Leclerc en 4e place. Il manque un petit rien à Ferrari, mais ils jouent avec McLaren et c’est un bon début de saison.

Suivent Norris, Hamilton, Gasly, Hadjar, Bortoleto et Lindblad. Belle performance de Gasly en 7e place devant la Red Bull de Hadjar !

Résultats des qualifications du Grand Prix de Suzuka 2026

Pos.PiloteEcurieQ1Q2Q3
1Kimi AntonelliMercedes1:30.0351:29.0481:28.778
2George RussellMercedes1:29.9671:29.6861:29.076
3Oscar PiastriMcLaren1:30.2001:29.4511:29.132
4Charles LeclercFerrari1:29.9151:29.3031:29.405
5Lando NorrisMcLaren1:30.4011:29.7951:29.409
6Lewis HamiltonFerrari1:30.3091:29.5891:29.567
7Pierre GaslyAlpine1:30.5841:29.8741:29.691
8Isack HadjarRed Bull Racing1:30.6621:30.1041:29.978
9Gabriel BortoletoAudi1:30.3591:29.9901:30.274
10Arvid LindbladRacing Bulls1:30.7811:30.1091:30.319
11Max VerstappenRed Bull Racing1:30.5191:30.262
12Esteban OconHaas F1 Team1:30.9151:30.309
13Nico HulkenbergAudi1:30.3581:30.387
14Liam LawsonRacing Bulls1:30.6571:30.495
15Franco ColapintoAlpine1:30.9311:30.627
16Carlos SainzWilliams1:30.9271:31.033
17Alexander AlbonWilliams1:31.088
18Oliver BearmanHaas F1 Team1:31.090
19Sergio PerezCadillac1:32.206
20Valtteri BottasCadillac1:32.330
21Fernando AlonsoAston Martin1:32.646
22Lance StrollAston Martin1:32.920

L’article F1 Suzuka 2026 : Kimi Antonelli marque son territoire face à Russell est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

12 Heures de Sebring 2026 : le grand bloc-notes du week-end

Porsche a remporté la 74e édition des 12 Heures de Sebring, course référence de l’endurance nord-américaine et deuxième manche du championnat IMSA. C’est la 20e victoire de la marque allemande au classement général dans cette épreuve emblématique.

Après un tour d’horloge, la Porsche 963 n°7 de l’équipe Porsche Penske s’est imposée sous le damier pour 1,5 seconde face à la voiture sœur. La victorieuse était pilotée par Felipe Nasr, Laurin Heinrich et Julien Andlauer. Le trio confirme ainsi son succès acquis en janvier lors des 24 Heures de Daytona.

Les Porsche 963 ont mené 273 des 343 tours de course, soit 79,6 % de la course. Et au classement des moyennes chronométriques réalisé par The B-Pillar, les six titulaires étaient aux six premières places sur les 33 pilotes de la catégorie GTP. Voilà qui est parlant.

Polémique chez Porsche

Pourtant, cette édition des 12 Heures de Sebring n’a pas été un fleuve tranquille. La lutte entre la n°7 de Felipe Nasr et la n°6 pilotée par Kévin Estre en fin de course a généré une polémique. Grognements à la radio et échanges de positions ont émaillé les 100 dernières minutes, disputées de nuit et hachées par trois neutralisations.

Estre n’était pas très content de sa deuxième place finale. Le Français s’en expliquait lors de la conférence de presse d’après-course :

« À un moment, il y a eu une consigne depuis le muret qui n’a pas été respectée. (…) Je pense que nous devions tous faire la même chose, mais d’une certaine manière Felipe [Nasr] a fait autre chose. »

À une heure de l’arrivée, la Porsche n°7 a pris le dessus sur la n°6 à l’approche de la périlleuse courbe de Sunset. « Il y aura toujours différentes versions, a répondu Felipe Nasr. La mienne, celle de l’équipe, celle des autres pilotes. Moi, je suis là pour gagner. »

« On a eu des décisions difficiles à prendre aujourd’hui, mais on a pris les bonnes pour finir 1 et 2 », a justifié Jonathan Diuguid. Le président du Team Penske était interrogé sur les ondes d’IMSA Radio.

12 Heures de Sebring : les autres, loin derrière

La principale opposition a été la Cadillac n°31 de l’équipe Action Express/Whelen. Auteur de la pole position le vendredi, le Britannique Jack Aitken n’est pas parvenu à s’immiscer dans le duel entre les Porsche. Avec Earl Bamber et le jeune Frederik Vesti, ils sont classés troisièmes, à une dizaine de secondes de la victoire, après la disqualification de la n°10.

Plus tôt dans cette édition des 12 Heures de Sebring, la V-Series.R avait été percutée par la Porsche n°6. Earl Bamber, pilote de la Cadillac, n’était pas ravi :

« On s’est battus toute la journée, on a fait de notre mieux. Franchement, on avait une bonne voiture au départ, mais plus rien à la fin. Je ne sais pas si on a subi des dégâts suite à l’impact en début de course. On a été secoués, aucune pénalité de la direction de course, ce qui était surprenant, et c’est tout. »

Comme toujours, Renger van der Zande ou Tom Blomqvist ont porté aux avant-postes les Acura ARX-06. Mais une série de pénalités en fin de course ont empêché les voitures de l’équipe Meyer-Shank de se mêler à la lutte dans le money time.

BMW doit encore apprendre

Désormais chargée de représenter les intérêts de BMW aux États-Unis, l’équipe belge WRT poursuit son apprentissage. La n°25 a terminé à 14 tours, après avoir été percutée par une Ferrari de la catégorie GTD. La n°24 affiche une cinquième place finale.

« Nous avons eu beaucoup de mal en qualifications à trouver les bons réglages pour la voiture, détaillait Sheldon van der Linde, le pilote BMW le plus performant ce week-end. Le même problème qu’à Daytona, mais nous avons prouvé que nous avons une bien meilleure voiture de course sur les longues distances. »

« Je suis plutôt content d’avoir réussi à remonter de la 8e place sur la grille, mais en même temps déçu de ne pas être monté sur le podium alors que nous étions troisièmes et quatrièmes pendant un moment. »

Nous avons attiré votre attention il y a quelques jours sur le profil du jeune américain Kaylen Frederick. Au jeu des 50 % de meilleurs tours, ce pilote de 23 ans, tout frais issu de la monoplace, s’est montré le plus rapide de son équipage à bord de la Porsche n°5 de l’équipe JDC-Miller.

« Il y a eu de vraies bonnes choses ce week-end, mais la course n’est pas vraiment allée dans notre sens dans les moments clés », a-t-il écrit sur son compte Instagram. La 963 privée a terminé au 8e rang.

Et l’Aston Martin ? La Valkyrie lutta dans la deuxième moitié du top 10 avant de s’immobiliser en début de soirée. La voiture regagna son garage, derrière le muret des stands, alors qu’Alex Riberas était au volant. Elle a tout de même terminé la course avec 12 tours de retard.

Questions pneumatiques

C’était la deuxième sortie des pneumatiques Michelin Pilot Endurance version 2026. À Sebring, toutes les équipes roulaient en « medium » dans cette gamme désormais composée de 50 % de matériaux recyclés ou durables. « Ce sera un vrai test pour la gamme 2026 », confiait le directeur de Michelin Motorsport, Matthieu Bonardel, avant l’épreuve disputée sur un tracé très exigeants avec force bosses, changements de revêtement et vibreurs.

Selon les techniciens de Michelin, la dégradation a été contenue par rapport à l’an dernier. Sur le sévère tracé floridien, la mise en température a surtout été optimisée. Les premiers tours, avec des pneus froids, sont désormais moins périlleux. Le gain se chiffre à 5 secondes par relais, contre 8 secondes à Daytona, circuit moins « énergétique ».

Après avoir testé abondamment ces gommes en conditions réelles, Cadillac, Aston Martin ou BMW cultivent un léger avantage. Il auront un peu plus d’expérience de ces nouveaux Michelin que d’autres en vue de l’ouverture du championnat du monde d’endurance (WEC) à Imola, le 20 avril.

12 Heures de Sebring : LMP2, GTD Pro, GTD…

En LMP2, la lutte a comme toujours été serrée. L’équipe United Autosport l’a emporté grâce à son Oreca n°2 pilotée par Mikkel Jensen, Hunter McElrea et Phil Fayer. Rappelons ici que la structure sera la colonne vertébrale de la future équipe McLaren en mondial.

Notons aussi que Phil Fayer est un profil intéressant. Classé bronze, ce gentleman driver canadien courut en Formule Atlantic au début des années 2000. Il fonda ensuite l’entreprise Nuvei, acteur majeur du paiement électronique sur le continent.

« J’ai adoré chaque minute dans la voiture, réagissait-il à l’arrivée, j’étais triste quand je finissais mon relais. Mais j’étais content quand ils roulaient aussi pour remonter au classement. »

En GTD Pro, la Porsche Manthey n°911 de Ricardo Feller, Klaus Bachler et Thomas Preining s’est imposée devant une autre Porsche 911 GT3 R. Ce dernier a été l’un des pilotes les plus impressionnants ce week-end.

C’était le duel des livrées : mythique au Nürburgring et pour sa première victoire en IMSA, la Porsche « Grello » a battu la Porsche « Roxy » à la célèbre déco de reptile.

12 Heures de Sebring : Fuoco en feu

En GTD, Antonio Fuoco a été la star de la course. Il s’est imposé dans cette classe avec Simon Mann et Lilou Wadoux au volant de la Ferrari 296 GT3 Evo n°21. C’est la première victoire de la version évoluée de la berlinette italienne.

L’Italien subit trois pénalités pour divers accrochages et une infraction de l’équipe AF Corse dans les stands. 7e à une demi-heure de l’arrivée, il est parvenu à l’emporter après avoir doublé l’Aston Martin n°27 de Tom Gamble dans le dernier tour de course…

Les pilotes officiels Ferrari habituellement engagés en Hypercar ont aussi féraillé en piste. Miguel Molina (Ferrari n°033) a été percuté par Fuoco, son habituel partenaire dans la 499P n°50.

« On s’est mal compris, on va se parler », a déclaré le Calabrais. Espérons pour eux qu’ils le feront vite. En tout cas, avant le coup d’envoi du championnat du monde dans moins d’un mois à Imola (Italie).

Cette édition marquait aussi les débuts de la Lamborghini Temerario GT3 en compétition. Moins sonore que sa devancière — l’Huracan — elle est toujours habillée du plaid rouge et noir de l’écurie Pfaff Motorsport.

Franck Perera, Andrea Caldarelli et Sandy Mitchell ont terminé à la 10e place dans la classe GTD Pro. La course de la Temerario a été marquée par quelques soucis de freins dans les dernières heures. Rien de bien inquiétant pour un programme qui n’en est qu’à ses balbutiements.

La prochaine manche de l’IMSA se tiendra à Long Beach, mi-avril.

A lire sur Le Blog Auto.

5 pilotes à suivre à Sebring

Le grand bilan des 24 Heures de Daytona 2026

L’article 12 Heures de Sebring 2026 : le grand bloc-notes du week-end est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

e-Prix de Madrid 2026 : Da Costa emmène un doublé Jaguar avec Evans

Da Costa remporte le e-Prix de Madrid sur le circuit permanent du Jarama. Une exécution de course parfaite de la part de Jaguar qui place ses deux monoplaces aux deux premières places avec Evans. Wehrlein complète, sur le fil, le podium.

Avant-course

Pour son 6e rendez-vous de la saison 2025-2026, la Formule E était à Madrid, enfin en grande banlieue car les monoplaces électriques tournaient à San Sebastián de los Reyes sur le circuit du Jarama. Oui, un vrai circuit, encore un de plus. Seule différence avec le tracé « normal », une chicane dans la grande ligne droite des stands. Formule électrique oblige, cela permet de limiter la consommation à pleine vitesse et de mettre une zone de régénération de plus.

En qualification, sur piste humide, c’est Nick Cassidy qui met Citroën Racing à l’honneur avec la pole pour la nouvelle équipe. A l’opposé de la grille, Jean-Eric Vergne n’est que 18e sur l’autre Citroën. Ouch ! De Vries, Da Costa, Nato et Mortara complètent le top 5.

Départ – 23 tours

Cassidy s’élance parfaitement, de même que Da Costa. Mais rapidement les places s’échangent et les stratégies de course se mettent en place. Cassidy lui semble vouloir partir sans laisser d’adresse. Pour ce e-Prix de Madrid, les écuries ont un « pit boost » obligatoire ». C’est un passage par les stands avec branchement pour récupérer un minimum d’énergie fixé. C’est une partie tactique comme les « modes attaques » que l’on déclenche en passant par une trajectoire alternative.

Au 10e tour, Josep Marti passe en tête en doublant Cassidy sous les vivas de la foule. C’est le seul Espagnol de la grille. Son coéquipier chez Cupra Kiro, Ticktum, passe 2d. Les Cupra veulent se montrer pour le « Cupra Raval Madrid e-Prix ». Vers la mi-course, les premiers passages au stand arrivent pour les pit boosts. Wehrlein a un souci au moment de repartir et perd une place face à Günther de chez DS.

Les pit-boosts rebattent les cartes

En quelques tours, tous les pit boosts sont faits. Au petit jeu du passage par les stands, c’est la Jaguar de Da Costa qui s’en sort le mieux. Le Portugais résiste même à Günther qui finit par passer avec le mode attaque. Sauf qu’à bien y regarder, Günther a sans doute surestimé la capacité restante de sa batterie face à la Jaguar. En gros, Da Costa, Ticktum, Evans sur l’autre Jaguar et Müller sont en bonne position à sept tours de la fin, bien qu’éparpillés dans le TOP 10 avec 4 à 6 % de batterie en plus.

Da Costa a suffisamment d’expérience en Formule E pour avoir conservé aussi un mode attaque. Il a bien fait car il doit batailler avec Ticktum, Wehrlein, Evans et Mortara qui en ont aussi un à utiliser.

Da Costa joue un peu les bouchons aux endroits stratégiques et permet à Evans de dépasser Wehrlein, puis Ticktum. Voilà un doublé Jaguar qui se profile à l’horizon. Evans cherche plusieurs fois l’ouverture mais Da Costa place la monoplace au bon endroit pour défendre. Dernière attaque de Ticktum à la chicane. Evans résiste.

Résultats du ePrix de Madrid

Da Costa l’emporte devant Evans et Ticktum. Et non ! Incroyable, à la sortie de la chicane, Wehrlein surprend Ticktum et le passe sur la ligne d’arrivée. Mortara, Dennis, Buemi, Müller, Marti et Eriksson complètent le top 10.

L’exécution de la course de la part de Citroën et Cassidy n’a pas été bonne. Le poleman termine à une mauvaise 17e place. Il est même derrière JEV.

POSDRIVERTEAM
1António Félix Da CostaJAGUAR TCS RACING
2Mitch EvansJAGUAR TCS RACING
3Pascal WehrleinPORSCHE FORMULA E TEAM
4Dan TicktumCUPRA KIRO
5Edoardo MortaraMAHINDRA RACING
6Jake DennisANDRETTI FORMULA E
7Sébastien BuemiENVISION RACING
8Nico MüllerPORSCHE FORMULA E TEAM
9Josep Maria MartíCUPRA KIRO
10Joel ErikssonENVISION RACING
11Norman NatoNISSAN FORMULA E TEAM
12Lucas Di GrassiLOLA YAMAHA ABT FORMULA E TEAM
13Maximilian GüntherDS PENSKE
14Jean-Éric VergneCITROËN RACING
15Felipe DrugovichANDRETTI FORMULA E
16Oliver RowlandNISSAN FORMULA E TEAM
17Nick CassidyCITROËN RACING
18Nyck De VriesMAHINDRA RACING
19Taylor BarnardDS PENSKE
20Zane MaloneyLOLA YAMAHA ABT FORMULA E TEAM

Classement général du championnat 2025-2026 de Formule E

En sauvant le podium, Wehrlein repart d’Espagne avec plus de point d’avance au général sur Mortara. Evans et Da Costa recollent à 18 et 19 points de l’Allemand.

Le prochaine rendez-vous de Formule E sera un double e-Prix les 2 et 3 mai 2026 à Berlin. En revanche, retour sur un circuit temporaire « un peu pourri », au Tempelhof, ancien aérodrome de Berlin. Dommage, car au Jarama, la Formule E avait l’air crédible. Il faudra attendre Monaco pour retrouver un « vrai » circuit.

PosDriverPoints
1Pascal Wehrlein83
2Edoardo Mortara72
3Mitch Evans65
4António Félix Da Costa64
5Nick Cassidy51
6Nico Müller50
7Oliver Rowland49
8Jake Dennis47
9Sébastien Buemi43
10Dan Ticktum22
11Joel Eriksson19
12Josep Maria Martí19
13Taylor Barnard14
14Nyck De Vries12
15Jean-Éric Vergne10
16Maximilian Günther8
17Norman Nato1
18Zane Maloney1
19Felipe Drugovich0
20Lucas Di Grassi0

L’article e-Prix de Madrid 2026 : Da Costa emmène un doublé Jaguar avec Evans est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

12 Heures de Sebring 2026 : 5 pilotes à suivre ce samedi

Kévin Estre

S’il est l’une des grandes stars de l’endurance, le Français n’a jamais gagné à Sebring. Enfin, si, lors des 1000 miles en catégorie GTE en championnat du monde (WEC) et non aux 12 Heures, disputées dans le cadre de l’IMSA.

L’an passé, le Porschiste avait décroché la seconde place derrière la voiture sœur. Aux 24 Heures de Daytona, en janvier, il a perdu le podium dans les dernières minutes de course. Frustrant.

Il court donc encore derrière sa première victoire en IMSA. Désormais engagé à plein temps en Amérique du nord, il partagera ce week-end sa Porsche 963 n°6 avec Matt Campbell et son compère de toujours, Laurens Vanthoor.

Si cela ne changera rien aux performances, Porsche arbore aussi une livrée spécifique, aux couleurs du pétrolier Mobil 1. Les coups de pinceaux parcourant la carrosserie sont aussi un clin d’œil à la Porsche 911 GT1, lancée en 1996. 

Jordan Taylor

Le Floridien est à la maison à Sebring. D’abord car il est né à Orlando, à deux heures du circuit tracé sur un ancien aérodrome. Ensuite parce qu’il a triomphé à deux reprises aux 12 Heures de Sebring (2017 et 2024).

Enfin parce qu’il court pour l’équipe Wayne Taylor Racing (WTR), fondée par son père il y a plus de 20 ans. Une écurie qui n’est plus aussi en forme qu’elle l’a été… Notamment depuis son retour dans le giron Cadillac l’an passé.

Il faut en effet remonter à plus de 20 mois pour voir une victoire WTR en IMSA. C’était à Detroit, en juin 2024 grâce aux efforts de Ricky Taylor (le frère de Jordan) et Felipe Albuquerque. L’équipe engageait alors des Acura.

Depuis l’an dernier, Cadillac a décidé d’accroître les échanges d’informations entre ses équipes sous une politique nommée « one team ». WTR pourrait ainsi bénéficier des récents progrès de l’équipe Action Express, victorieuse de deux des trois dernières courses disputées en IMSA. Mais aussi des évolutions portées cet hiver sur l’aile arrière afin d’accroître la vitesse de pointe de la plus sonore des LMDh.

« La Cadillac V-Series.R semble être l’une des voitures offrant une grande plage de performances, juge Jordan Taylor. À Sebring, par exemple, les conditions changent tellement tout au long de la course qu’il est indispensable de disposer d’une voiture capable de s’adapter à de nombreuses situations ».

Une troisième victoire serait donc un triomphe du pragmatisme. 

Jack Aitken

Le Britannique est en train de devenir l’un des pilotes majeurs de l’endurance mondiale. Il l’a encore prouvé vendredi en signant la pole position au volant de la Cadillac V-Series.R n°31 de l’équipe Action Express, avec à peine plus d’un dixième de seconde d’avantage sur la meilleure Acura.

Qu’en sera-t-il en course ? « La Cadillac donne confiance et les nouveaux pneus aussi, expliquait-il après les qualifications. La question de doubler les relais en début de course est toujours complexe, mais j’ai confiance en Michelin, qui nous a apporté des nouveaux pneus qui chauffent plus vite que ceux de l’année dernière, et dont les performances restent élevées dans la longueur. C’est de bon augure pour la course ».

L’an passé, la n°31 avait perdu le contact avec les Porsche en toute fin de course. Mais le trio formé avec le rugueux Earl Bamber et le prometteur Frederik Vesti semble en mesure de jouer les premiers rôles jusqu’au bout cette année.

Aitken l’a déjà emporté aux 12h de Sebring. C’était en 2023 et il avait profité de l’accrochage entre les trois voitures qui occupaient les trois premières places dans la dernière heure. Un second succès prouverait qu’il ne doit absolument pas son palmarès à la chance.

Kaylen Frederick

Ce pilote américain de 23 ans ne fait pas encore les gros titres. Mais les débuts en endurance de ce pur produit de la monoplace méritent d’être observés à la loupe.

En témoigne sa première course dans une voiture fermée, il y a moins de deux mois. En janvier, lors des 24 Heures de Daytona, il avait livré une prestation très mature. Les conditions étaient pourtant rendues difficiles par le brouillard.

Sa moyenne chronométrique personnelle dans le fameux classement B-Pillar était à moins d’une seconde des meilleurs. Et la Porsche 963 de l’équipe JDC-Miller qu’il partageait avec Nico Pino et Tijmen van der Helm s’était classée à une belle 7e place, dans le même tour que les vainqueurs.

Ce vendredi, les chronos de ce sprinter (F3, Super Formula Light) ont encore surpris. Le pilote a réussi le 7e chrono lors des qualifications des 12 Heures de Sebring 2026 sur la seule voiture vraiment privée du plateau GTP. Quelques team managers en ont surement pris bonne note.

Franck Perera

En catégorie GTD Pro, la principale attraction de ces 12 Heures de Sebring seront les débuts en compétition de la Lamborghini Temerario GT3. Pour les pilotes, participer à un tel lancement est une occasion rare… à laquelle participe le Français Franck Perera.

La supercar italienne avait été révélée l’été dernier à l’occasion du Festival of Speed de Goodwood (Royaume-Uni). Elle remplace l’Huracan GT3 après 11 saisons de bons services récompensées par 96 titres de championnat. Elle abandonne le V10 atmo pour un plus discret V8 biturbo. Son programme d’essai a déjà engrangé plus de 15 000 kilomètres. 

L’expérimenté Gardois (42 ans) sera là pour faire remonter d’éventuelles défaillances de jeunesse de la Temerario. Et pour donner une bonne image de la voiture sur le marché de la compétition-client. 

12 Heures de Sebring : la clé pneumatique

Cette 74e édition des 12 Heures de Sebring sera la deuxième sortie en course de la nouvelle gamme de pneumatiques Michelin. Les Pilot Sport Endurance ont été considérablement revus. La palette inédite sera utilisée cette année dans la compétition nord-américaine IMSA comme dans le championnat du monde d’endurance (WEC).

Ces nouveaux pneumatiques du manufacturier clermontois incorporent 50 % de matériaux recyclés ou durables. Ils ont également été conçus de manière à monter en température plus rapidement, augmentant l’adhérence dans les premiers tours en gommes neuves.

La première sortie à Daytona, en janvier, avait déjà donné nombre d’informations aux ingénieurs de Clermont-Ferrand. « On a vu qu’il avait un potentiel de longévité supérieur, souligne Matthieu Bonardel, directeur de Michelin Motorsport. Mais Sebring est un circuit un peu plus « énergétique », donc un poil plus usant. Nous savons aussi que ce nouveau pneu est plus polyvalent que son prédécesseur. »

Les écuries devraient vraisemblablement privilégier le pneumatique medium sur l’ancien aérodrome aux pistes de béton bosselées. Mais la dotation est plafonnée : « Ils n’ont pas assez de pneus pour faire que des simples relais, confirme Matthieu Bonardel. Les équipes devraient essayer de se garder un maximum de pneus neufs pour le sprint final ».

A lire sur Le Blog Auto :

Le grand bilan des 24 Heures de Daytona 2026

L’article 12 Heures de Sebring 2026 : 5 pilotes à suivre ce samedi est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

DS quitte la Formula E : fin d’un cycle après 2026 ?

DS Automobiles annonce son retrait du championnat du monde de Formula E à l’issue de la saison 2025/2026. Une décision qui mettra fin à plus de dix saisons d’engagement dans la discipline électrique.
Une claque pour le championnat ou une évolution naturelle ?

Un départ acté à la fin de la saison 12

Le constructeur a confirmé qu’il quittera le championnat ABB FIA Formula E World Championship à la fin de cette saison 12 (alias 2025/2026). Aucune précision supplémentaire n’a été apportée concernant les raisons de ce retrait.

D’ici là, la marque poursuivra sa participation jusqu’au terme de la saison en cours. Sur les raisons, on pourrait penser que Stellantis cherche à repositionner voire, réintégrer la marque en tant que « simple » badge Citroën. A voir.

Un palmarès important dans la discipline

Présente depuis la saison 2, DS Automobiles figure parmi les constructeurs les plus titrés de la Formula E. La marque a notamment été la première à décrocher deux doublés consécutifs (titres pilotes et équipes). Jean-Eric Vergne (JEV) qui a été la grande figure de DS en Formule E, est désormais chez Citroën.

Au total, son bilan s’établit à :

  • 4 titres
  • 18 victoires
  • 55 podiums
  • plus de 139 courses disputées

Ces résultats la placent parmi les acteurs majeurs du championnat depuis son arrivée. Mais depuis quelques saisons, le niveau n’était plus forcément là bien que toujours placé. On compte trois victoires en trois saisons « DS Penske » (*).

Une fin annoncée, des annonces à venir

La Formula E a salué la contribution du constructeur et indique attendre une fin de saison réussie. Par ailleurs, une annonce concernant le championnat est évoquée dans les prochains jours, sans plus de détails à ce stade.

Dans les rumeurs, on évoque le remplacement de DS Automobiles par Opel ! Une marque Stellantis en chasserait une autre. Ce ne serait pas une première puisque Citroën Racing qui a fait son retour à la compétition, en Formule E, a remplacé Maserati parti sous d’autres cieux plus thermiques.

Opel et Citroën en Formule E (à confirmer), quid de DS Automobiles ? Une marque premium digne de ce nom doit avoir une vitrine en sport automobile. Mais engager un SUV en endurance, ce serait…pour le moins cocasse.

Note

(*) Officiellement, DS s’est engagé en Formule E avec Techeetah. Puis, pour la saison 2022-2023 est passé avec Dragon-Penske. Ce ne sont donc pas formellement une et une seule écurie. Mais pour plus de commodité on considère que si.

L’article DS quitte la Formula E : fin d’un cycle après 2026 ? est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

WRC Safari Rally Kenya 2026 : Katsuta historique !

Ce rallye du Kenya 2026 fut éprouvant pour les mécaniques. A ce petit jeu là, le grand vainqueur est Takamoto Katsuta qui, avec son copilote Aaron Johnston, a remporté l’édition 2026 au volant de sa Toyota Yaris.

Pour Adrien Fourmaux, le coup passe encore tout prêt. Allez, tiens bon la barre matelot, ce sera pour bientôt ! Le Française termine à 27 secondes du vainqueur. Derrière, c’est la Berezina avec Pajari (4e Toyota) à 4 minutes 26 ! Lappi sur Hyundai est à plus de 6 minutes, ensuite on est au-delà des 11 minutes. C’est dire si l’épreuve fut rude.

Solberg et Ogier furent longtemps en tête devant Katsuta. Toyota perdait presque déjà Evans à la 13e spéciale, et dès la 14e ce sont Ogier et Solberg qui devaient jeter l’éponge sur la section de liaison pour soucis mécanique. Côté Hyundai, Neuville avait déjà perdu tout espoir.

Big damage for our championship leaders, who retire for the day after damage on Sleeping Warrior#WRC | #SafariRallyKenya 🇰🇪 pic.twitter.com/smznDKyGZx

— FIA World Rally Championship (@OfficialWRC) March 14, 2026

Le secret de Katsuta ? Savoir durer…

Katsuta a alors récupéré la tête du rallye et a porté son avance sur Fourmaux à 1 minute 25. On se disait qu’il allait devoir serrer les dents. Il a su gérer son avance qui a tout de même fondu de 1 minute dimanche. Toutefois, à l’arrivée, c’est bien le Japonais qui décroche là sa première victoire en WRC !

Takamoto Katsuta rejoint l’unique vainqueur japonais de rallye WRC : Kenjirō Shinozuka (vainqueur du Dakar aussi). Il est le 82e pilote vainqueur d’une manche WRC depuis le début du championnat en 1973.

A noter que Solberg et Ogier ont pu repartir et Solberg accroche la dernière place du top 10. Solberg remporte la power stage devant Ogier, Evans, Neuville et Fourmaux.

WE DID IT🥇 @OfficialWRC #SafarirallyKenya
Huge thanks to everyone ❤@AaronJ_CoDriver pic.twitter.com/3tCSe8YcoX

— Takamoto Katsuta (@TakamotoKatsuta) March 15, 2026

Top 10 du rallye du Kenya 2026

On notera les WRC2 à partir de la 5e place, preuve de la rugosité de l’édition 2026.

POSCAR No.DRIVERCO-DRIVERCAR
1# 18Takamoto KATSUTAAaron JOHNSTONGR Yaris Rally1
2# 16Adrien FOURMAUXAlexandre CORIAi20 N Rally1
3# 5Sami PAJARIMarko SALMINENGR Yaris Rally1
4# 4Esapekka LAPPIEnni MÄLKÖNENi20 N Rally1
5# 21Robert VIRVESJakko VIILOFabia RS
6# 20Gus GREENSMITHJonas ANDERSSONGR Yaris
7# 23Fabrizio ZALDIVARMarcelo DER OHANNESIANFabia RS
8# 22Andreas MIKKELSENJørn LISTERUDFabia RS
9# 25Diego DOMÍNGUEZRogelio PEÑATEGR Yaris
10# 99Oliver SOLBERGElliott EDMONDSONGR Yaris Rally1
11# 1Sébastien OGIERVincent LANDAISGR Yaris Rally1

Au championnat du monde, Evans conserve la tête mais voit Solberg gratter 5 points. Suivent Katsuta à 11 points et Fourmaux à 19 points. Prochaine épreuve en Croatie du 10 au 12 avril 2026.

L’article WRC Safari Rally Kenya 2026 : Katsuta historique ! est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

F1 : les grands prix de Bahreïn et d’Arabie Saoudite annulés en raison du conflit au Moyen-Orient

F1 Bahreïn

Le sport automobile plus que jamais exposé aux affres de la géopolitique

L’éclatement du conflit dans le Golfe persique, initié par les frappes israélo-américaines sur l’Iran puis la riposte tous azimuts de la république islamique, qui a notamment visé des bases américaines à Bahreïn , laissait peu de doute sur la décision finale : les grands prix de Bahreïn (11-12 avril) et d’Arabie Saoudite à Djeddah (18-19 avril) sont annulés. Le test pneumatique prévu par Pirelli à Sakhir, avec Mercedes et McLaren, le 28 février, avait déjà été victime de l’offensive américano-israélienne. 

Le WEC aussi en a fait les frais, puisque le Prologue au Qatar ainsi que de la première épreuve de la saison , les 1812 KM du Qatar, autre pays touché par les frappes iraniennes, ont été annulés. Le Prologue a trouvé place au calendrier du côté d’Imola, en préambule de la manche du WEC en Emilie-Romagne. Pour la F1, les alternatives étaient plus compliquées.

Le soft power mis à mal

C’est évidemment un coup dur pour ces deux états du Golfe, dont on sait à quel point ils ont investi dans les grands évènements sportifs pour affirmer leur “soft power”. La géopolitique a eu raison de cette ambition. Pour la F1 aussi, leur poids est énorme, ne serait-ce qu’en évoquant le géant pétrolier Aramco, un des partenaires majeurs de la F1.

Stefano Domenicali, le patron de la Formule 1, voulait attendre, espérant une amélioration rapide dans la région. Les récents développement du conflit, avec le quasi-blocage du détroit d’Ormuz et des cibles touchées à Dubaï, au Bahreïn et au Qatar, ne vont pas dans ce sens. Avec le fret partant pour Bahreïn le 20 mars, la F1 a choisi de ne pas prendre de risque, annulant Bahreïn et Djeddah sans les remplacer. 

Cette dernière, certes, est située sur les bords de la Mer Rouge, plus loin à priori de la zone des frappes, mais souvenez-vous : en 2022, les essais libres à Djeddah avaient été perturbés par une frappe des rebelles Houthis à proximité du circuit, en plein conflit au Yemen. Cela montrait déjà à quel point les évènements sportifs au Moyen-orient pouvaient être rapidement mis en difficulté par les tensions géopolitiques régionales.  

L’Europe ? pas assez cher, mon fils

Pour trouver des circuits de remplacement, c’est en Europe, berceau historique de la F1, que l’on dispose de circuits aux normes et homologués pour la F1. Les circuits habilités sont légion : Imola et Portimao ont été évoqués, comme cela avait été le cas en 2020 au moment de la crise du Covid. Sauf que les circuits européens auraient demandé une réduction du prix du plateau, les contrats en Europe étant bien inférieurs à ceux des destinations du Golfe Persique. 

Les amateurs apprécieront, l’aspect financier a donc joué aussi dans la décision de ne pas combler les vides, sans oublier les contraintes logistiques : les écuries auraient eu du mal à être prêtes pour ce genre de logistique vu que la première course en Europe est désormais programmée en juin (Monaco). Au lendemain de Suzuka (29 mars), la F1 entrera donc dans une mini-trêve de 33 jours avant Miami, prévu le 3 mai. Le calendrier 2026 ne comptera plus que 22 dates. 

Des sous en moins, du temps pour cogiter en plus !

Pour les écuries et la F1, le manque à gagner sera évident, puisque Bahreïn et l’Arabie Saoudite apportent environ 100 millions de revenus. Quelques millions de dollars s’envolent donc pour les équipes qui se partagent une partie des recettes générées par la F1. D’un autre côté, cette pause sera mise à profit sans doute pour analyser les données récoltées sur les trois premiers grands prix et accélérer le développement des monoplaces. Vu toutes les nouveautés induites par la nouvelle règlementation, ce temps de réflexion sera mis à profit pour les ingénieurs.

D’un point de vue règlementaire, si cela n’a aucun impact sur l’échéance du 1er juin qui instaure le nouveau contrôle des moteurs, la perte de deux courses a une incidence sur le système Additional Development and Upgrade Opportunities (ADUO) pour les unités de puissance, qui permet aux motoristes en difficulté d’introduire des améliorations après les courses 6, 12, 18 et 24. Avec deux courses en moins, l’échéance de la sixième course, qui ouvre enfin une première fenêtre d’amélioration, se retrouve décalée de Miami à Monaco. C’est une mauvaise nouvelle pour les motoristes ayant beaucoup de retard à combler, à moins que des négociations permettent d’amender cette échéance.  

L’article F1 : les grands prix de Bahreïn et d’Arabie Saoudite annulés en raison du conflit au Moyen-Orient est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

F1 2026 – GP Chine : Antonelli premier vainqueur italien depuis 20 ans, Hamilton enfin sur le podium en rouge !

Moment historique à Shanghai avec la victoire d’Andrea Kimi Antonelli, qui signe sa première victoire, la première d’un italien depuis 20 ans (Giancarlo Fisichella à Sepang en 2006). Lewis Hamilton signe enfin son premier podium en GP avec Ferrari !

Premier coup de théâtre : les McLaren ne partent pas, avant même le tour de formation ! Lando Norris et Oscar Piastri ont connu des avaries techniques ! Terrible désillusion pour l’écurie championne du monde en titre. Gabriel Bortoleto (Audi) est également sur la touche avant même le départ.

10 premiers tours : Ferrari défie Mercedes sur quelques tours, Verstappen distancé

Comme prévu, Ferrari prend encore le meilleur envol et Lewis Hamilton vire en tête, Charles Leclerc est 3e en passant George Russell ! Derrière, Max Verstappen est encore resté scotché sur la grille et plonge au 12e rang. Plus loin, Isack Hadjar part à la faute juste après avoir dépassé Bearman et part en tête à queue. Catastrophe pour le Français qui repart bon dernier. La bataille fait rage aussi entre Gasly, les Racing Bulls et Bearman.

Au 2e tour, Antonelli repasse Hamilton et Russell fait de même au tour suivant sur Leclerc. Les Alpine de Gasly et Colapinto sont 5e et 6e !

Au 4e tour, George Russell active son mode Overtake sur la ligne droite de départ et dépose littéralement Hamilton. L’effet Mario Kart ! Plus loin, Verstappen essaie de déborder Lindblad dans le virage escargot mais il sort large. La Red Bull semble bien compliquée…

A partir du 6èmze tour, les Mercedes commencent à distancer les Ferrari. Verstappen, parti en softs, se plaint déjà de pneus détruits au 7e tour et rentre aux stands au 10e tour, juste après que Bearman (Haas) l’ait doublé ! C’est alors que Lance Stroll s’immobilise au bout de la ligne droite des stands, son Aston Martin en panne : Safety-Car !

Tour 11- tour 31 : Antonelli s’échappe, les Ferrari bataillent entre elles et avec Russell.

Tout le monde est passé aux stands, sauf Colapinto et Ocon (parti en durs) qui pointent P2 et P3 derrière Antonelli. Hamilton est juste derrière Russell, tandis que Leclerc, qui a patienté quelques instants derrière Hamilton aux stands, est ressorti derrière la Racing Bulls de Lindblad.

La course reprend au tour 14. Lewis Hamilton est à l’offensive, et passe consécutivement Russell, Ocon puis Colapinto en deux tours. Leclerc aussi attaque et double George Russell, puis Ocon et Colapinto dans l’escargot. Au 16e tour, Antonelli est poursuivi par Hamilton, Russell double Colapinto et chasse Leclerc. Gasly devance Verstappen qui est P10.

Grosse bataille entre les Haas, les Racing Bulls et Gasly, qui est doublé un peu au forceps par Verstappen dans l’escargot à l’entame du 20e tour.

Au 21e tour, Russell commence à attaquer Leclerc dans la ligne droite, mais le monégasque se défend bien. Les deux rattrapent Hamilton, qui se fait distancer par Antonelli. Au 24e tour, Leclerc plonge au freinage de la longue ligne droite pour passer Hamilton mais ce dernier réplique aussitôt ! Sur les deux tours suivants, les Ferrari se battent roues contre roues, à toi à moi, avec Russell en embuscade.

Sans doute quelques sueurs froides sur le muret des stands et pour les tifosis, mais les deux pilotes font ça bien.Les Ferrari glissent et permettent à Antonelli de s’échapper avec plus de 7″ d’avance. Finalement, Russell double Hamilton au 26e tour puis Leclerc au 29e tour, signant au passage le meilleur tour. Les Ferrari usent davantage leurs gommes que les Mercedes.

Au 30e tour, Antonelli dispose de plus de 8″ d’avance sur Russell, qui a déjà distancé de quelques secondes les Ferrari. Derrière, Bearman évolue à 16 secondes des rouges, suivi par Verstappen et Gasly.

Tour 32 – tour 41 : Ferrari fait le show

George Russell signe un nouveau meilleur tour et creuse l’écart sur les Ferrari, qui ne suivent pas le rythme. Colapinto rentre enfin aux stands au 33e tour, mais en ressortant des stands, il est accroché par Ocon qui a été trop optimiste en plongeant à l’intérieur à l’arrachée. Le Français plonge au classement !

Pendant qu’Alonso abandonne, au 35e tour, Hamilton veut plus de puissance mais l’écurie le lui refuse…et il surprend Leclerc au gros freinage de la ligne droite car le monégasque s’est raté ! L’anglais veut son podium ! Sur plusieurs tours, les deux pilotes Ferrari se tirent encore la bourre et se suivent de très près, répliquant à coup de gestion rusée de batterie. Hamilton se défend bien. Au 41e tour, Leclerc se réjouit à la radio d’une belle bataille, ce à quoi son ingénieur répond qu’il en est fier. Et l’on voit Leclerc relâcher prise, c’est le signal que le duel prend fin, Ferrari calme le jeu !

Fin de la course

Pendant ce temps, Russell essaie de remonter et repasse sous les 7″ d’écart avec Antonelli. Les écarts se creusent avec Ferrari, qui navigue, au 45e tour, à plus de 20″ des Mercedes. Plus loin, Gasly talonne Verstappen à moins de 2″…puis le néerlandais est au ralenti ! Le moteur semble ratatouiller, il n’y a plus de puissance. La Red Bull fait quasiment un tour au ralenti, et Verstappen abandonne ! De son côté, Isack Hadjar est revenu dans le top 10 mais bute sur Liam Lawson.

Au 47e tour, Antonelli reprend le meilleur tour et maintient Russell à distance. La course s’est calmée, mais quelques batailles sont envisageables entre Gasly et Bearman et entre Colapinto et Sainz.

Sortie d’Antonelli ! Ouf, plus de peur que de mal. Au 54e tour, l’italien a bloqué ses roues au freinage de la longue ligne droite et a dû virer hors piste, mais il ne perd que 2″ dans l’affaire. Son ingénieur le rassure et lui dit de ramener la voiture à la maison.

La délivrance arrive enfin au 56e tour. Andrea Kimi Antonelli remporte de main de maître cette première victoire, devant George Russell. Mercedes écrase ce début de saison. Lewis Hamilton termine 3e et obtient enfin son premier podium en grand prix avec la Scuderia. On a retrouvé un Lewis incisif, attaquant et il a gagné son duel avec Leclerc, qui termine 4e. Plus loin, Oliver Bearman signe une nouvelle prestation très solide P5 pour Haas. Contraste terrible avec Esteban Ocon, qui termine hors des points après sa boulette contre Colapinto. le Français, déjà sur la sellette si l’on en croit les déclarations du team manager en début de saison, va devoir rapidement inverser la vapeur.

Pierre Gasly obtient une belle 6e place, devant Liam Lawson, Isack Hadjar qui sauve les meubles pour Red Bull. Carlos Sainz, P9, soulage un peu Williams, tandis que Franco Colapinto décroche le dernier point en jeu. L’argentin a vraiment bien défendu après la safety-car et réalise une course solide.

A star is born ?

A 19 ans et 6 mois, Andrea Kimi Antonelli devient le 2e plus jeune vainqueur de l’histoire, derrière Max Verstappen (18 ans quand il gagna en Espagne 2016). Est-ce un déclic ? Encore un peu brouillon en ce début de saison (crash aux essais en Australie, accrochage au Sprint d’hier), l’italien est évidemment encore jeune et inexpérimenté, et trop tendre selon Toto Wolff peut-être pour défier George Russell dans la course au titre. Mais qui sait ? C’est peut-être un tournant pour le jeune transalpin, qui avait du mal à contenir ses émotions après la course. C’était aussi marrant de le voir aux côtés de Lewis Hamilton : il n’avait qu’un an quand le britannique a débuté, en 2007, avec McLaren !

Mercedes est sur une autre planète, c’est certain. Ferrari est pour l’instant la seule écurie capable de les titiller, mais les rouges ont un déficit de puissance et surtout l’usure des pneus sur les long relais n’est pas à leur avantage. A suivre…

Classement de la course

Pos.PiloteVoitureEcartArrêts
1Kimi AntonelliMercedes W1756 tours – 1h33m15.607s1
2George RussellMercedes W17+5.5151
3Lewis HamiltonFerrari SF-26+25.2671
4Charles LeclercFerrari SF-26+28.8941
5Oliver BearmanHaas Ferrari VF-26+57.2681
6Pierre GaslyAlpine Mercedes A526+59.6471
7Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+80.5881
8Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB22+87.2472
9Carlos SainzWilliams Mercedes FW48+1 tour1
10Franco ColapintoAlpine Mercedes A526+1 tour1
11Nico HülkenbergAudi F1 R26+1 tour1
12Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+1 tour1
13Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-26+1 tour1
14Esteban OconHaas Ferrari VF-26+1 tour2
15Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-26+1 tour1
16Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB22DNF2
17Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR26DNF2
18Lance StrollAston Martin Honda AMR26DNF0
19Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL40DNS0
20Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL40DNS0
21Gabriel BortoletoAudi F1 R26DNS0
22Alex AlbonWilliams Mercedes FW48DNS0

Championnats

L’article F1 2026 – GP Chine : Antonelli premier vainqueur italien depuis 20 ans, Hamilton enfin sur le podium en rouge ! est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Motor Passion, c’est en Avignon le week-end prochain

Motor Passion 2026 en Avignon

A deux pas de la cité des papes et du Mont Ventoux et sur les terres de l’écurie des Trapadelles, Motor Passion est le salon de l’automobile ancienne du sud de la France.

Avec 35000 visiteurs attendus et une surface d’exposition de 80000m2, Motor Passion est un des plus grands événements du genre en France, derrière Epoquauto et Retromobile. Il s’ouvre vendredi 20 mars au parc des expositions de la ville d’Avignon. 

Les anglaises à l’honneur

Ce Motor Passion aura l’accent anglais le week-end prochain. L’exposition centrale est dédiée à Bentley et à Rolls Royce. Une première en Avignon, qui sera complétée par un hall entier réservé aux anglaises d’exception, Jaguar, Lotus et autres Aston Martin. De quoi satisfaire le grand public comme l’amateur. 

Des sportives Simca et des Formule 2

Autre thème de cette édition, les Simca artisanales. Il y a 100 ans, voyait le jour la Safaf (Société anonyme française des automobiles Fiat), précurseur de Simca, filiale française de Fiat-Italie. Le salon rend un hommage original à la marque au travers de toutes les préparations élaborées par Gordini, Abarth, Deho, mais aussi Cg dans les années 1970. De sport il en sera aussi question dans le Hall J qui met en avant la Formule 2. Dans l’ombre de la F1, elle va réveler de nombreux pilotes à l’image de Jacky Ickx, Jochen Rindt, Jim Clark, Clay Regazzoni, Mike Hailwood ou encore Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo, Jacques Laffite,  et René Arnoux. De futur champions au volant de Gordini, d’OSCA, de Ferrari de Cooper et de Lotus ou de Matra, de Brabham, de March, ou de Chevron.

On est heureux nationale 7

Le salon qui se déroule au parc des expositions, situé en bordure de la nationale 7, va faire une place particulière à cette route. Un nationale pas comme les autres, qui a toujours eu une place particulière dans l’imagerie populaire. Plus longue route nationale de France, elle relie Paris à Menton. Souvent encombrée, parfois dangereuse, mais aujourd’hui marginalisée par les autoroutes, elle est devenue objet de culte. Le salon lui rend hommage au travers d’une exposition iconographique riche. Le créateur du musée de la N7, ainsi que le dessinateur Thierry Dubois seront présent

A l’image d’autres salons, Avignon accorde un large place aux clubs et à la bourse d’échanges. Le parking visiteur fait aussi référence. Un salon dans le salon. Rendez vous au parc des expositions d’Avignon du 20 au 22 mars prochain

Via Motor Passion

L’article Motor Passion, c’est en Avignon le week-end prochain est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

F1 2026 – Qualifications Chine : Antonelli détrône Vettel et devient le plus jeune poleman de l’histoire

Antonelli Chine

Une Mercedes peut en cacher une autre ! La Q3 des qualifications du grand prix de Chine a été tendue pour George Russell, qui a réussi à bien se qualifier mais in extremis. Mais c’est bien son jeune équipier, Andrea Kimi Antonelli, qui a remporté la manche, battant ainsi le record de précocité dans l’exercice de la pole position : la précédente référence remontait à Sebastian Vettel, à…Monza en 2008 ! L’Allemand n’avait que 21 ans, mais Antonelli a fixé désormais le record à 19 ans !

La Q1 a confirmé que les écarts se resserrent : Charles Leclerc y a signé la meilleure référence, en 1’33’175, devant les Mercedes de Russell (1.33.262) et Antonelli (1.33.305). Les éliminés sont Sainz, Albon, Alonso, Bottas, Stroll et Perez. Aston Martin et Cadillac sont clairement en retrait sur le reste du peloton, n’étant pas capables de descendre sous les 1.35 !

Bortoleto dans les graviers

La Q2 a montré qu’Antonelli était au niveau de Russell, signant le meilleur temps en 1.32.443 devant la Ferrari de Leclerc (1.32.486) et Ruseell (1.32.523). Pierre Gasly signe encore une belle prestation avec la 7e place, tandis que Isack Hadjar arrache de justesse la dernière place pour aller en Q3. Hulkenberg et Colapinto n’échouent qu’à 2 et 5 millièmes du français. Le pilote Red Bull a bien été aidé par la sortie de piste de Bortoleto (Audi), qui a déclenché des drapeaux jaunes et coupé dans leur élan plusieurs pilotes.

Hulkenberg, Colapinto, Ocon, Lawson, Lindblad et Bortoleto étaient donc les éliminés.

Panique chez Mercedes

En Q3, le coup de théâtre est survenu dès le début quand on apercevait George Russell arrêté en plein milieu de la piste ! L’anglais se plaignait à la radio d’un manque de batterie et d’un énorme freinage moteur. Après de longues secondes d’immobilisation, Russell regagnait les stands sans avoir pu réaliser un chrono.

Pendant ce temps, Antonelli confirmait sa vélocité en signant 1.32.322, trois dixièmes devant Leclerc et Hamilton plus loin à sept dixièmes. Les McLaren de Piastri et Norris réussissaient à s’intercaler entre Antonelli et les Ferrari, en approchant à un peu plus de 2 dixièmes de la Mercedes. Les Red Bull de Verstappen et Hadjar ne sont pas dans la lutte, parvenant seulement à tourner à environ 1 seconde de de la pole.

Antonelli dans l’histoire

Sur le second run, Antonelli améliore en 1’32″064 ! Norris progresse aussi mais ne peut pas aller chercher la deuxième place après avoir raté son dernier secteur. Leclerc prend le deuxième temps, rapidement devancé par Hamilton en 1.32.415. Verstappen ne fait pas mieux que septième, derrière Gasly !

Russell réussit à accomplir un tour chrono, et échoue à deux dixièmes de son équipier. Antonelli est le premier Italien à signer une pole depuis Giancarlo Fisichella au GP de Belgique 2009. Mercedes reste le plus fort, mais l’alerte sur la W17 de Russell montre que personne n’est à l’abri des pépins techniques.

Hamilton est troisième devant Leclerc pour une deuxième ligne entièrement Ferrari, tandis que Piastri et Norris occuperont la troisième ligne pour McLaren. Gasly confirme en se plaçant septième devant les Red Bull de Verstappen et Hadjar, qui est proche de son leader. Bearman complète le top 10. Le départ du grand prix sera évidemment très observé, avec des Ferrari redoutables. On constate aussi que les écarts se resserrent entre Mercedes, Ferrari et Mclaren : la promesse d’une course endiablée ?

Qualifications

Pos.PiloteVoitureTemps Q1Temps Q2Temps Q3
1Kimi AntonelliMercedes W171:33.3051:32.4431:32.064
2George RussellMercedes W171:33.2621:32.5231:32.286
3Lewis HamiltonFerrari SF-261:33.5221:32.5671:32.415
4Charles LeclercFerrari SF-261:33.1751:32.4861:32.428
5Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL401:33.5901:33.1301:32.550
6Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL401:33.5351:32.9101:32.608
7Pierre GaslyAlpine Mercedes A5261:33.7881:33.0031:32.873
8Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB221:33.4171:33.0981:33.002
9Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB221:33.6321:33.3521:33.121
10Oliver BearmanHaas Ferrari VF-261:33.6871:33.1971:33.292
—————-————————-———-———-
11Nico HülkenbergAudi F1 R261:34.1161:33.354
12Franco ColapintoAlpine Mercedes A5261:33.6341:33.357
13Esteban OconHaas Ferrari VF-261:33.9741:33.538
14Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 031:34.1391:33.765
15Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 031:33.9061:33.784
16Gabriel BortoletoAudi F1 R261:33.5491:33.965
—————-————————-———-———-
17Carlos SainzWilliams Mercedes FW481:34.317
18Alex AlbonWilliams Mercedes FW481:34.772
19Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR261:35.203
20Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-261:35.436
21Lance StrollAston Martin Honda AMR261:35.995
22Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-261:35.906

L’article F1 2026 – Qualifications Chine : Antonelli détrône Vettel et devient le plus jeune poleman de l’histoire est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

F1 2026 – Sprint Chine : victoire de Russell, qui résiste aux Ferrari

Le scénario semble se mettre en place en ce début de saison : Russell fait la pole, les Ferrari titillent les Mercedes au départ et sur les premiers tours, puis, à un moment donné, la supériorité de la flèche d’argent finit par parler. 

A la différence de Melbourne, George Russell, parti en pole de la course sprint, a su conserver la tête au départ. Une nouvelle fois, les Ferrari ont pris un bel envol, permettant à Lewis Hamilton et Charles Leclerc de dépasser Lando Norris et Andrea Kimi Antonelli, qui a eu du mal à s’envoler. Derrière, c’était aussi la “cata” pour Verstappen, totalement scotché sur la grille et qui virait 20e ! Pour son équipier, ce n’était guère mieux puisque Antonelli, décidément bien fébrile, percutait Isack Hadjar au virage 3, ce qui allait lui valoir une pénalité. 

Belles bagarres

Devant, Lewis Hamilton s’est montré incisif, prenant la tête en faisant l’intérieur avec audace sur George Russell au virage 9. Ensuite, les deux anciens équipiers se sont doublés à de multiples reprises, avec à chaque fois un déploiement de puissance impressionnant de la Mercedes.  Hamilton a fini par céder, avouant avoir « détruit » ses pneus dans la bagarre.

A partir du 7e tour, George Russell a commencé à s’échapper, tandis que la lutte s’est intensifiée entre les deux Ferrari. Leclerc et Hamilton ont entamé une belle joute, avec quelques passages roues contre roues assez chauds dans le virage “escargot”. Une belle bataille, qui a dû quand même faire trembler les tifosis, et qui permettait à Lando Norris de rester dans le sillage des rouges.  Derrière, Max Verstappen a, une nouvelle fois, entamé sa remontée.  

La safety-car n’a rien changé

Au 14e tour, la course fut interrompue par la sortie de la Safety car suite à l’arrêt sur la piste de l’Audi de Nico Hulkenberg. Tout le monde est passé par les stands, sauf Liam Lawson et Oliver Bearman, qui ont fait le pari de rester en piste pour jouer quelques points. Ferrari a fait un double arrêt, tandis que Antonelli a purgé sa pénalité de 10’’. Red Bull a également arrêté dans la foulée Verstappen et Hadjar, mais ce dernier a perdu quelques secondes avec un ecrou récalcitrant, ce qui l’a fait plonger au classement. 

C’est donc en peloton serré et sur les trois derniers tours que la course s’est jouée. Malheureusement, Leclerc a rencontré un étrange souci de patinage excessif et a été distancé à la relance de la course. George Russell a conservé la tête, s’imposant à l’issue des 19 tours avec plus de 6 dizièmes d’avance sur les Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton. 

Le champion du Monde en titre, le Britannique Lando Norris (McLaren) termine 4e devant Kimi Antonelli (Mercedes). Aucun des pilotes tricolores n’est entré dans les points de cette course sprint. Esteban Ocon (Haas) a passé la ligne en 10e position devant l’Alpine de Pierre Gasly qui n’a pas réussi à convertir sa belle P7 des qualifs. Isack Hadjar termine 15e.

Classement

Pos.PiloteVoitureEcartArrêts
1George RussellMercedes W1733m38.998s1
2Charles LeclercFerrari SF-26+0.6741
3Lewis HamiltonFerrari SF-26+2.5541
4Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL40+4.4331
5Kimi AntonelliMercedes W17+5.6881
6Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL40+6.8091
7Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+10.9000
8Oliver BearmanHaas Ferrari VF-26+11.2710
9Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB22+11.6191
10Esteban OconHaas Ferrari VF-26+13.8870
11Pierre GaslyAlpine Mercedes A526+14.7800
12Carlos SainzWilliams Mercedes FW48+15.7530
13Gabriel BortoletoAudi F1 R26+15.8580
14Franco ColapintoAlpine Mercedes A526+16.3931
15Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB22+16.4301
16Alex AlbonWilliams Mercedes FW48+20.0141
17Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR26+21.5990
18Lance StrollAston Martin Honda AMR26+21.9711
19Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-26+28.2411
20Nico HülkenbergAudi F1 R26DNF0
21Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-26DNF1
22Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03DNF1

L’article F1 2026 – Sprint Chine : victoire de Russell, qui résiste aux Ferrari est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Verstappen à l’assaut de l’enfer vert : il sera au départ des 24 heures du Nürburgring sur Mercedes !

Verstappen Nürburgring

Un timing pas anodin : alors que Max Verstappen s’est épanché sur le peu d’enthousiasme et le manque d’émotions que lui inspirent les nouvelles règles de la F1 et le pilotage de la monoplace 2026, le néerlandais a annoncé peu après le grand prix d’Australie une nouvelle retentissante : il fera ses débuts aux 24 Heures du Nürburgring en mai, au volant d’une Mercedes, son écurie rivale en Formule 1. 

Verstappen, âgé de 28 ans, est extrêmement mécontent du nouveau règlement technique de la Formule 1. Il regrette que les courses à plein régime ne soient plus possibles et que la nouvelle règlementation soit devenue bien plus axée sur la récupération. Le pilote Red Bull a eu des mots sans concession à ce sujet.

Un vent de fraîcheur

Son insatisfaction vis-à-vis de la Formule 1 explique pourquoi Verstappen attend avec impatience de participer aux 24 Heures du Nürburgring. Le circuit situé au sud de Cologne est considéré comme l’un des plus exigeants au monde, et la course de 24 heures est un classique. « Le Nürburgring est un endroit à part. Aucun autre circuit ne peut rivaliser », a déclaré Verstappen dans un communiqué de presse.  

L’an passé, Verstappen avait suscité la curiosité. Il y avait d’abord eu un test “secret” au volant d’une Ferrari 296 GT3 sous le pseudonyme de Franz Hermann, puis un weekend de course officiel, lors duquel le champion du monde 2024 avait obtenu sa licence spéciale pour la Nordschleife avant de remporter une course manu militari. Il avait alors clairement indiqué qu’il « adorerait participer aux 24 Heures du Nürburgring à l’avenir »

Déjà au Nürburgring ce mois-ci 

Le 21 mars, qui sera un week-end libre dans le calendrier de la F1, Verstappen participera déjà à une course de la Nürburgring Langstrecken-Serie (NLS), la catégorie reine du championnat allemand d’endurance pour se mettre dans le bain. 

Au volant d’une Mercedes GT3, le Néerlandais de 28 ans fait équipe avec un trio de choix pour les 24 heures : l’Autrichien Lucas Auer (neveu de Gerhard Berger), le Français Jules Gounon (titré à maintes reprises en GT) et l’Espagnol Daniel Juncadella. Un quatuor qui a toutes les cartes en main pour s’imposer.

Walter Hornung, directeur de course des 24 Heures, se réjouit de la participation du pilote de Formule 1. « Son sérieux et son professionnalisme sont déjà manifestes dans sa préparation intensive », déclare Hornung. « Il a suivi le processus de qualification normal sans traitement de faveur, s’est préparé avec des courses sur la Nordschleife, a suivi la formation en ligne obligatoire et s’est immergé dans le circuit avec d’innombrables tours de simulation. » 

Max Verstappen n’a jamais caché qu’il ne comptait pas faire de vieux os en F1 et qu’il s’investirait à plus ou moins court terme dans d’autres disciplines. La déception – à ce stade – qu’il manifeste pour la “nouvelle” F1 pourrait accélérer ses envies d’ailleurs.  

L’article Verstappen à l’assaut de l’enfer vert : il sera au départ des 24 heures du Nürburgring sur Mercedes ! est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

BYD en F1 ? Un projet loin d’être Bydon…

Pour paraphraser le président de la FIA Mohamed Ben Sulayem, ce serait “une étape suivante logique”. Selon des informations rapportées par le média Bloomberg, le géant chinois de la voiture électrique, BYD, étudierait une arrivée de taille en sport automobile, avec dans le viseur le WEC et surtout la F1. 

Après le retour en force des Etats-Unis, qui ont longtemps résisté à la F1, et qui maintenant sont au cœur du sport avec 3 courses et un constructeur (Cadillac), la FIA rêve évidemment de voir le pays du plus grand marché mondial s’engager sur la piste.

BYD, le nouveau géant

Jusqu’à présent, la présence des marques chinoises en sport auto a été discrète. Le cas le plus notable est celui de Lynk & Co qui s’est engagé et a gagné en WTCR. Mais les choses s’accélèrent : Xiaomi puis Yangwang ont lancé des supercars qui ont battu des records sur le Nürburgring, signe d’ambitions nouvelles. Le groupe Chery de son côté s’est tourné vers l’ACO et projette l’arrivée d’Exceed à l’horizon 2029.  

BYD, qui a pris le leadership du marché électrique à l’échelle mondiale devant Tesla, veut doper sa visibilité et surtout défier les grands constructeurs européens, américains et japonais, qui ont encore l’apanage de l’exposition en sports mécaniques.  « BYD examine plusieurs options à la suite de sa croissance rapide en dehors de son marché domestique et de l’évolution continue de la compétition automobile vers les moteurs hybrides » peut-on lire.

Reste à savoir quelle motorisation serait utilisée. Le géant chinois ferait-il le choix d’un bloc thermique déjà existant d’un autre constructeur ? Ou alors prendrait-il le risque de développer son propre moteur thermique ?

Une place chère à acquérir

La F1, en donnant encore plus de place à l’électrique, est évidemment une discipline qui intéresse BYD à la fois pour sa notoriété internationale et la vitrine technologique qu’elle propose. Reste que l’inscription d’une nouvelle écurie n’est pas une mince affaire, autant sur le plan financier (le ticket d’entrée qui dépasse les 500 millions plus le coût des investissements en infrastructures) que sur le plan politique (on l’a vu avec l’affaire Andretti).  

Racheter une écurie pourrait être une solution à la fois moins coûteuse et plus facilement adoubée par le paddock. A ce titre, les rumeurs pourraient rapidement se tourner vers Alpine, puisque l’écurie “française” est au centre de manœuvres d’actionnariat : Otro Capital a mis ses parts en vente, tandis que Christian Horner et Toto Wolff semblent prêt à poursuivre leur rivalité en tant que nouveaux actionnaires potentiels. Et dans tout cela, la présence de Renault est sujette à caution, étant donné le désengagement sportif qui a été amorcé par le groupe, avec l’arrêt du moteur F1 et le retrait du WEC fin 2026. 

Une nouvelle ère ?

Quoi qu’il en soit, l’arrivée de marques chinoises est logique, puisque le sport automobile a toujours reflté, d’une certaine façon, les nouveaux rapports de force de l’industrie. Au tournant des années 60/70, le renouveau industriel et technologique de la France s’est traduit par l’épopée Matra puis celle d’Alpine en rallye et de Renault en F1 avec le turbo.

Dans les années 70 et au début des années 80, la montée en gamme et en puissance de l’Allemagne se traduit par les succès de BMW en tourisme et en F1 ainsi que d’Audi en rallye. Puis, dans la seconde moitié des années 80, l’offensive était japonaise avec Honda en F1 et Toyota au Mans. La Chine, premier marché automobile du monde, a retrouvé sa place au calendrier de la F1 et veut désormais exister comme puissance du sport automobile.  

L’article BYD en F1 ? Un projet loin d’être Bydon… est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

F1 2026 – Grand prix d’Australie : Un doublé logique de Mercedes, avec Ferrari en embuscade

George Russell remporte le Grand Prix d’Australie devant son coéquipier chez Mercedes Kimi Antonelli et Charles Leclerc. Mercedes a ainsi confirmé son statut de favori, et seule Ferrari semble en mesure de contester cette suprématie.

La première course de la nouvelle ère règlementaire suscitait de nombreuses interrogations au niveau des départs, de la fiabilité, du spectacle, du rapport de forces. 

Un départ remuant

Le départ, comme prévu, a été un moment fort : la procédure a été quelque peu surprenante, puisque le cinquième feu ne s’est pas allumé, le panneau s’éteignant immédiatement après l’allumage du 4e feu. De quoi surprendre certains pilotes, alors que la procédure de départ nécessite cette année plus de temps pour mettre en régime les moteurs.

Résultat, comme on l’avait entraperçu à Bahreïn sur les simulations, Ferrari a été la plus efficace grâce au choix d’un turbo plus petit : Charles Leclerc a bondi pour doubler les Mercedes et prendre la tête, et Lewis Hamilton a lui aussi gagné des places pour pointer 3e, bien aidé aussi par l’absence d’Oscar Piastri, qui s’est mis dans le mur dans le tour de formation ! D’autres voitures sont restées clouées sur place, comme Liam Lawson, qui a peiné à démarrer et qui a failli se faire pulvériser par une Alpine qui l’a évité de justesse au dernier moment.  

Grosse bagarre en début de GP

La première partie de course a donné satisfaction, puisque Charles Leclerc et George Russell ont livré une belle bataille qui a permis d’illustrer parfaitement les nouvelles conditions de course générées par la règlementation : à coup d’aéro active, de déploiement de l’énergie et de gestion de la recharge, le pilote Ferrari et le pilote Mercedes se sont battus sur plusieurs tours, s’attaquant, se doublant et se redoublant à plusieurs reprises, et ce sur différentes portions du circuit. 

On a vu notamment qu’un pilote attaqué peut mieux se défendre qu’à l’époque du DRS s’il dispose d’un peu de charge, puisque Leclerc a réussi à repousser des assauts de Russell. Inversement, un gros déploiement d’énergie peut créer de gros différentiels : au tour 8, en sortant du virage 1, la Mercedes a giclé comme une fusée pour piquer la Ferrari au freinage suivant, alors que Leclerc était en recharge. Leclerc, Russell (qui a sorti quelques freinages chauds !) et même Hamilton à un moment se sont retrouvés en lutte ensemble, et c’était beau à voir.

Ferrari pas inspiré sur la stratégie

Mais après ce premier quart de course animé, les choses se sont décantées. L’abandon d’Isack Hadjar (Red Bull) au 11e tour a été le tournant stratégique, puisque une VSC a été déclenchée au 12e tour. Tout le monde s’est arrêté évidemment pour profiter d’un arrêt sous neutralisation…sauf Ferrari, dont les deux voitures sont restées en piste ! Là encore, de quoi faire jaser car Ferrari va s’en mordre les doigts et a, de plus, mis tous ses œufs dans le même panier stratégique. Fred Vasseur a expliqué après la course que Ferrari ne pensait pas pouvoir tenir avec les pneus sur un seul arrêt si précoce. 

En effet, les Ferrari ont conservé la tête, tablant sans doute sur une autre neutralisation plus tardive pour jouer un seul arrêt, supposant que la concurrence, s’étant arrêtée si tôt, serait de toute façon obligée de repasser une seconde fois aux stands. Or, les chose ne se sont pas passées ainsi : un autre abandon, celui de Bottas au 18e tour, a entraîné un drapeau jaune mais pas de Safety-Car, alors que la voie des stands était fermée ! Une situation étonnante, qui a empêché à Ferrari de s’arrêter à ce moment-là.

La Mercedes va vite et ne mange pas ses gommes

Quand Leclerc passe enfin par les stands, au 25e tour, c’est sous drapeau vert, et il ressort derrière George Russell, qui prend la tête de la course au 28e tour en étant remonté sur Hamilton. L’autre mauvaise surprise pour Ferrari, c’est que les Mercedes ne vont pas s’arrêter une seconde fois. La Mercedes est vraiment bien née et ne bouffe pas ses pneus. Bien connu pour son pilotage propre et sa bonne gestion pneumatique, George Russell pouvait ainsi accomplir un long relais de plus de 40 tours en durs, ce que Pirelli n’avait même pas envisagé ! La Mercedes est donc clairement la voiture de référence, que ce soit en performance pure ou en usure des gommes. 

McLaren semble loin

Ainsi, Mercedes commence la saison par un doublé avec la victoire de George Russell devant son coéquipier Kimi Antonelli. Charles Leclerc complète le podium avec sa Ferrari, à 15 secondes du vainqueur, terminant juste devant Lewis Hamilton, qui semble plus à l’aise et plus proche de son équipier dans cette SF-26. Derrière, c’est le gouffre : Lando Norris (McLaren) termine 5e à 50 secondes de Russell, devançant un Max Verstappen qui aura offert la belle remontée du jour (Red Bull), de la 20e à la 6e place. 

Les deux ont terminé à plus de 30 secondes du top 4 mais se sont arrêtés un fois de plus que leurs adversaires dans cette course. On retiendra surtout des deux grands rivaux de 2025 leurs déclarations fracassantes sur ces nouvelles F1 : le champion du monde en titre a jugé qu’on était passé  » des meilleurs voitures de l’histoire aux pires » et Verstappen a parlé d’un pilotage « sans émotion ». ça promet…

Lindblad et Audi réussissent leurs débuts

Vient ensuite un excellent Oliver Bearman (Haas, 7e) qui devance le surprenant rookie Arvid Lindblad  de Racing Bulls (18 ans). Ce dernier, déjà bien qualifié, a même pointé à la 4e place en début de course et s’est livré à quelques passes d’armes avec Hamilton, Hadjar puis Verstappen. 9e, Gabriel Bortoleto donne deux points à Audi pour ses grands débuts, compensant les ennuis frustrants de Nico Hulkenberg. Pierre Gasly prend la 10e place et le dernier point en jeu. Contrairement à 2025, Alpine ne sera donc pas la dernière équipe à débloquer son compteur. Les Aston Martin n’ont pas disparu au bout de 15 tours comme on le craignait, mais Alonso comme Stroll ont abandonné, soulignant le grand désarroi de l’écurie… 

A voir…

Il est encore bien tôt pour donner un avis définitif sur cette nouvelle règlementation. Une hiérarchie se déssine, avec la crainte d’une domination trop nette de Mercedes. On espère donc que Ferrari pourra leur donner du fil à retordre. Attendons de voir aussi ce que Verstappen peut donner, car son départ en fond de grille et l’abandon précoce de Hadjar n’ont pas permis de jauger le niveau de la Red Bull face aux autres top teams.

On a vu des phases d’action intéressantes, mais pas sûr que le public ait vraiment tout bien suivi au niveau des stratégies de pilotage et de gestion énergétique utilisées (d’autant que l’affichage officiel ne donne pas d’infos particulières là-dessus). Le lift and coast gâche quand même l’intensité de la bagarre, car c’est contre-intuitif avec l’idée que l’on se fait de l’attaque maximale à la limite. Les propos de Verstappen sur l’aspect totalement pas « naturel » de ce pilotage font réflechir. Le DRS était rejeté pour l’artificialité des dépassements qu’il induisait…la bagarre en piste à l’ère de la gestion de charge sera-t-elle davantage plébiscitée ou tout autant jugée “factice”, lorgnant du côté de la Formule E « sous stéroïdes », pour paraphraser Verstappen, et du jeu vidéo ? 

Classement

Pos.PiloteVoitureEcartArrêts
1George RussellMercedes W1758 tours – 1h23m06.801s1
2Kimi AntonelliMercedes W17+2.9741
3Charles LeclercFerrari SF-26+15.5191
4Lewis HamiltonFerrari SF-26+16.1441
5Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL40+51.7412
6Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB22+54.6171
7Oliver BearmanHaas Ferrari VF-26+1 tour1
8Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+1 tour1
9Gabriel BortoletoAudi F1 R26+1 tour2
10Pierre GaslyAlpine Mercedes A526+1 tour1
11Esteban OconHaas Ferrari VF-26+1 tour1
12Alex AlbonWilliams Mercedes FW48+1 tour2
13Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+1 tour2
14Franco ColapintoAlpine Mercedes A526+2 tours2
15Carlos SainzWilliams Mercedes FW48+2 tours3
16Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-26+3 tours2
17Lance StrollAston Martin Honda AMR26+15 tours4
18Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR26DNF3
19Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-26DNF1
20Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB22DNF0
21Nico HülkenbergAudi F1 R26DNS0
22Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL40DNS0

L’article F1 2026 – Grand prix d’Australie : Un doublé logique de Mercedes, avec Ferrari en embuscade est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  
❌