«C’était comme dans le film Là-haut de Pixar» : une montgolfière atterrit en urgence dans le jardin d’un couple en Californie

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Ce n’est pas le meilleur moment pour lancer des nouveautés sur le marché et l’annonce de ces solutions Intel Arc G3 pour Consoles-PC pour le Computex est donc assez inattendue. Mais le calendrier d’un industriel ne correspond pas forcément à celui des évènements et il est donc possible que cette annonce ait lieu contre toute attente.
Il faut dire qu’Intel est coincé par la pression très forte d’AMD sur ce secteur, la marque retrousserait ses manches et celles de ses partenaires pour présenter des consoles PC sous processeurs Panther Lake. Une occasion de montrer ce que ces puces ont dans le ventre et en particulier l’intérêt des ARC G3 et G3 Extreme.
Le Computex va être maussade, le secteur est en crise et peu de bonnes nouvelles chassent les gros nuages qui s’accumulent depuis des mois au-dessus de nos têtes. On pourrait donc s’attendre à ce que des produits comme les consoles PC en pâtissent. Quand les prix de la mémoire vive et du stockage explosent, on se dit que le client particulier ne va pas investir dans ces produits. La preuve en est, la majorité des fabricants de consoles ont vu le tarif de leurs joujoux littéralement exploser ces derniers mois. Au point de vendre des objets au rapport performance-prix vraiment médiocre. Les géants du secteur ne peuvent simplement plus fournir leurs machines. Les consoles Steam Deck accusent désormais leur second mois de rupture totale. Le client particulier qui craque aujourd’hui pour un de ces engins aux prix prohibitifs fait, à mon avis, une mauvaise affaire.

En janvier, Intel avait indiqué son intention de se positionner sur le marché consoles PC
En temps normal, les consoles PC ne se vendent pas dans des proportions aussi importantes que les ordinateurs plus traditionnels. En ce moment, le ratio doit être catastrophique. Mais ce marché particulier est devenu un excellent terrain d’exercice pour montrer ses compétences et son savoir-faire. Dans un si petit objet, on va largement mettre en avant ses capacités techniques en termes de performances, de consommation et de chauffe. Et pour le moment, Intel a eu bien du mal à séduire des partenaires et le grand public. AMD a réussi à imposer ses puces Ryzen en déployant d’abord des solutions sur mesure pour le Steam Deck puis en proposant des puces plus classiques. Des processeurs grand public qui devraient d’ailleurs intégrer les futurs projets de Valve.

Intel devrait donc retenter l’expérience console PC avec de nouveaux processeurs indique VideoCardz. Après les puces Meteor Lake et Lunar Lake intégrées aux MSI Claw, nous devrions découvrir des puces Panther Lake pensées pour l’expérience console. Début juin, le Computex ouvrira ses portes et ce sera l’occasion pour Intel de présenter ses nouvelles solutions et, en particulier, les capacités de ses circuits graphiques confinés dans un si petit espace.
Rien d’officiel à ce jour et il est tout à fait possible que les conditions dictées par le marché renvoient toute tentative de mettre en avant ces produits dans des cartons pour un moment plus propice. Mais il semble que se préparent dans l’ombre des consoles PC équipées de puces Arc G3 et Arc G3 Extreme qui pourraient être présentées pour l’occasion. Des rumeurs parlent de MSI qui continuerait son partenariat débuté en 2024 avec la première Claw, d’Acer et de fabricants OEM comme Compal, Pegatron (filiale d’Asus) et Inventex. Mais également des fabricants moins connus du grand public comme OneXplayer et GPD qui pourraient également s’emparer de ces puces.

Construites autour des circuits graphiques Intel B370 et Intel B390, ces puces proposeraient un fonctionnement sur un TDP de base de 25 watts. Des fonctions « Turbo » permettant de les pousser bien plus haut avec un 65 W pour le Arc G3 et jusqu’à 85 W pour le Arc G3 Extreme. Des TDP assez hauts qui se positionnent face à des puces AMD Z1 Extreme qui fonctionnent dans un TDP moyen de 15 watts et sur une enveloppe globale allant de 9 à 30 watts. Elles devraient permettre d’atteindre une jouabilité FullHD confortable dans les titres les plus récents. Intel les décrit comme aui niveau d’une solution RTX 4050 mobile et, associées à des fonctions XeSS3, capables de monter assez haut en nombre d’images par seconde.
On se doute que le nerf de la guerre ici sera la performance développée. Si Valve a choisi la voie des usages, les fabricants de consoles issus du monde PC traditionnel sont toujours obnubilés par la vitesse déployée en jeu. Et cela même si certains choix imposent des solutions ridicules. Le meilleur exemple est peut-être celui de la console Ayaneo Next 2 qui a cumulé tous les défauts possibles pour un engin pensé pour être portable. À tel point que sa vente a fini par être stoppée. Trop chère, trop lourde et trop encombrante, elle montre bien la décorrélation entre les usages du public et les fantasmes des concepteurs.
Il n’est pas sûr que le Computex accouche de la moindre proposition concrète. Des consoles sous Arc G3 ne seront peut-être pas lancées dans la foulée du salon. Mais pour Intel ce sera sans doute un moyen de présenter concrètement les performances de ses Panther Lake sur ce segment particulier. Et de manière plus spectaculaire qu’en alignant 50 designs de portables gaming quasi identiques.
Panther Lake : la toute nouvelle architecture mobile d’Intel
Arc G3 : le nouveau moteur console-PC chez Intel ? © MiniMachines.net. 2026

La LPDDR4 Samsung sera bientôt de l’histoire ancienne et, à dire vrai, c’est probablement déjà le cas. Le fabricant coréen arrête la production de ce type de mémoire pour se concentrer sur la LPDDR5 plus récente.
Ce choix est compréhensible pour le fabricant, par définition la LPDDR4 Samsung serait, à priori, moins demandée dans les années à venir et sa production freine les profits de la société. Si certains acteurs du marché comptent sur ces mémoires plus anciennes pour tenter de tenir les prix à la baisse. Les mouvements récents d’AMD et d’Intel pour proposer de faire durer certaines architectures de leur catalogue capables de prendre en charge des composants DDR4 en sont un bon indice. La publication des spécifications de la LPDDR6 en juillet dernier pousse naturellement la mémoire vive plus ancienne vers la sortie. Reste que la tension sur ces composants est telle que tout mouvement de tension est susceptible de produire une catastrophe.

La LPDDR4 Samsung disparait au profit de la LPDDR5
Le site sud-coréen « The Elec » annonce que Samsung devrait arrêter toute production de modules de mémoire vive dès cette année. La production de LPDDR4 Samsung a déjà baissé et surtout la marque n’accepte plus de nouvelles commandes. Ce qui laisse entendre qu’on peut d’ores et déjà parler de LPDDR4 Samsung au passé. Les clients ayant des besoins sur ces composants ont déjà probablement réservé l’entièreté de la production jusqu’à la fin de celle-ci.
Pour Samsung, la place occupée par ces lignes sera recyclée pour fabriquer de la LPDDR5. Les unités de production seraient ainsi modernisées petit à petit et les anciens composants recyclés. La demande en mémoire à plus basse consommation énergétique ayant explosé, qu’il s’agisse de LPDDR5 ou LPDDR5X, le changement peut se comprendre. Sans LPDDR5, les serveurs de centres de données ne peuvent pas se construire. C’est un château de cartes, sans mémoire vive de base, pas de vente de mémoire HBM encore plus rentable. Il est même possible que le constructeur conditionne la disponibilité de ses mémoires HBM à l’achat de mémoire LPDDR5 en « package » pour ses clients. Les débouchés pour les dernières générations de composants sont beaucoup plus larges et plus rentables à long terme que la LPDDR4 en fin de vie.
Et cela même si beaucoup de SoC ARM emploient encore de la mémoire vive de ce type. Des dizaines de millions d’appareils d’entrée de gamme qui inondent de nombreux marchés sont toujours équipés de ces puces. Beaucoup de produits industriels et de solutions de développement sont également équipés de LPDDR4. Le passage vers de la mémoire LPDDR5 peut évidemment se faire mais le secteur est largement en tension et on imagine mal Samsung faire des cadeaux de compensation à ses anciens clients.
Par un jeu évident de vases communicants, les clients qui achetaient de la LPDDR4 Samsung vont donc devoir se tourner vers d’autres fabricants. On peut se douter que les plus gros producteurs de puces de mémoire vont ou ont déjà la même réflexion que Samsung. Leur objectif n’est pas de répondre spécifiquement à la demande de leurs clients mais de dégager le plus de rentabilité possible. S’il est plus intéressant financièrement d’abandonner ce type de mémoire vive, alors ils le feront probablement sans aucun scrupule.
Reste que le constructeur Coréen va relâcher la pression concurrentielle qu’il avait sur ces modules, ce qui pourrait permettre à d’autres acteurs de mieux s’y épanouir. En étant probablement un peu plus cher que Samsung avant le début de la crise de la mémoire. Mais en étant peut-être plus abordable que lui et susceptible de répondre à des cahiers des charges plus larges. La plupart du temps, les éléments que l’on ne peut pas adapter des lignes de production décommissionnées sont revendus à d’autres entreprises. Celles-ci s’emparent donc d’une technologie ancienne, mais toujours rentable. A eux de remettre en marche le tout dans une extension de leurs propres unités de production. On imagine donc assez facilement qu’une baisse de la capacité de fabrication annuelle de LPDDR4 Samsung sera compensée par une hausse chez un autre acteur du marché.
On imagine également que si Samsung a fait ce calcul, ses principaux concurrents pourraient faire le même, ce qui serait à court terme une catastrophe pour la LPDDR4 et un retour à une offre plus abondante pour la LPDDR5.

Le fabricant de mémoire Chinois CXMT et son allié GigaDevice pourraient reprendre le flambeau. La LPDDR4 reste un élément majeur pour beaucoup d’acteurs. Difficile de trouver un smartphone abordable et confortable en mémoire en LPDDR5 aujourd’hui. Or dans beaucoup de pays, comme la Chine, il est devenu simplement impossible de vivre sans smartphone. À la fois moyen de paiement, carte de transport et preuve d’identité, l’outil est un composant essentiel dans la vie sociale du pays. Il est impossible d’imposer à sa population de se procurer un smartphone trop cher et le recours à des solutions LPDDR4 est donc indispensable.
CXMT pourrait augmenter sa capacité de production à 300 000 wafers par mois, les derniers chiffres annoncent pour le début de 2026 une production plutôt située autour des 240 à 250 000 wafers mensuels. Samsung propose entre 700 et 750 wafers par mois et SK Hynix environ 620 000. Si une partie de la production de l’un passe chez l’autre, cela pourrait dans un premier temps raréfier l’offre de mémoire LPDDR4 avant de la rendre, éventuellement, moins chère.
Source : Notebookcheck
Fin de partie pour la LPDDR4 Samsung, le Coréen arrêtera sa production cette année © MiniMachines.net. 2026

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Le Chuwi AuBox X nous a d’abord été présenté comme le « Aubox X1 » en février. Il était alors annoncé sous processeur Intel Core Ultra 5 226V. Aujourd’hui, nous découvrons un nouveau modèle avec une puce Lunar Lake plus musclée, un Intel Core Ultra 7 256V.

Pour le reste, pas de gros changements. Le Chuwi AuBox X reste sur le même châssis en palstique de 12.83 cm de côté et 4 cm d’épaisseur. La connectique propose de l’USB4, un USB 3.2 Gen1 Type-A, quatre USB 3.2 Type-A, un USB 2.0 Type-A, deux HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4, un Ethernet 2.5 Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. Le tout est alimenté par un USB Type-C. Une minimachine assez intéressante sur le papier. La version 226V en 16/512 Go est proposée à 699€ et la version 256V en 16Go/1To est lancée à 829€.
Ce serait une piste à suivre si la réputation de la marque Chuwi n’avait pas totalement explosé en vol il y a quelques semaines.

En mars, nous apprenions que la marque proposait des processeurs « falsifiés ». Des processeurs AMD Ryzen 5 5500U avaient été présentés comme des Ryzen 5 7430U plus récents par un tour de passe-passe dans le BIOS. Une méthode qui s’est retrouvée sur au moins deux portables et un MiniPC qui montrait plus un système de commercialisation qu’une erreur technique comme le prétendait alors la marque. La marque a certes proposé de rembourser les acheteurs floués, mais avec des contraintes techniques telles que cela n’incitait guère à tenter l’aventure.

Vous voyez d’ici le problème. Qui dit à l’acheteur final que le Ryzen Ultra 7 256V sera bien la puce embarquée et non pas un Ultra 5 226V simplement maquillé dans le BIOS du MiniPC ? Et même si la puce est la bonne, qui a envie de refaire confiance dans la marque en investissant 699€ ou 829€ ? Chuwi a perdu énormément de crédit auprès des utilisateurs avec ses méthodes. Il faudra du temps et probablement énormément de travail, pour que le public lui fasse à nouveau confiance.

Et c’est vraiment dommage car certains de ses produits étaient vraiment intéressants par le passé. Chuwi n’avait probablement pas besoin de ce type de méthode pour trouver son public. Jouer avec des arguments de qualité, de services, de développement aurait sans doute été plus rentable pour le fabricant. D’autant plus qu’en ce moment le temps est assez sombre pour les différents acteurs du marché informatique. Proposer une image solide, stable et dans laquelle on peut avoir confiance est plus que jamais important.
Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur
Le Chuwi AuBox X évolue vers le Core Ultra 7 256V © MiniMachines.net. 2026

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Vega OS à la place d’Android, c’est la fin d’une époque pour les Fire TV Stick d’Amazon. Ces petits accessoires en forme de clé qui se branchent directement en HDMI sur un téléviseur pour leur apporter des services de streaming. L’ensemble des nouveaux modèles seront désormais déclinés vers le nouveau système. L’opération qui a débuté en 2023 est en passe de pousser définitivement Android vers la sortie.
Cela ne change à priori pas grand-chose pour l’utilisateur de base. On branche la clé, on l’allume et on retrouve son univers de streaming. Rien ne change trop en surface avec un Vega OS qui se comporte de la même manière qu’un Android. Là où les choses se gâtent, c’est quand on veut en faire un peu plus avec son Fire TV Stick.
Le premier gros changement est dans l’appauvrissement considérable du catalogue d’applications proposées. Sous Android, pléthore de fonctions et d’applications sont disponibles, plus de 35 000 aux dernières nouvelles. Sous Vega OS, 3000 applications sont listées mais beaucoup sont limitées. Amazon en fait un argument important en expliquant renforcer la sécurité de son écosystème. Et il est vrai que certaines applications Android peuvent être problématiques. Soit en étant clairement vérolées, soit parce qu’elles incitaient les utilisateurs à dépenser de l’argent en ciblant, par exemple, les tout-petits. Impossible également de monter sur sa clé des applications illégales permettant de regarder des contenus de manière détournée et en particulier des chaînes de sport.
Mais on comprend assez vite que pour Amazon, faire l’effort de développer Vega OS permet également d’étanchéifier son offre. Fini le « sideloading », pratique consistant à ajouter des applications tierces sur ses appareils. Impossible de faire sauter les publicités, impossible de monter des logiciels de lecture en streaming local comme Kodi. Impossible même de profiter d’un FireTV Stick comme lecteur de données internes en programmant soi-même une application.

Les clients de ce service pourront être « identifiés » comme passifs, sujets à des impressions publicitaires et valorisables en tant que tels. Envoyer une publicité pour un film disponible à la location à des millions de Fire TV Stick n’a pas le même impact si l’ensemble de ces appareils touche des utilisateurs qui n’ont pas d’autre choix pour le regarder que de sortir leur carte bleue. C’est la contrepartie de solutions vendues à bas prix. Le matériel est proposé moins cher car Amazon veut se rattraper à long terme en proposant des contenus payants et des abonnements. Le constructeur/éditeur/producteur de contenus « sait » ce que vous aimez. Comme ça, il peut mieux le vendre.
A terme, je suppose que deux catégories d’utilisateurs vont coexister. Le grand public va se tourner vers l’offre la moins chère qui va coller à ses besoins. Et les Stick feront alors très bien l’affaire. En proposant un univers où celui qui tient la télécommande est pris par la main et conseillé autant sur ce qu’il peut voir que sur la manière de le voir. Abonnements, location, publicité, profilage et algorithmes. Une vraie petite bulle de contenus confortables.
De l’autre, des utilisateurs qui voudront toujours pouvoir regarder les contenus qu’ils vont choisir. A partir d’un lecteur multimédia comme Kodi, VLC, Jellyfin, MX Player ou Emby… Ceux-là se tourneront vers des outils Android plus classiques. Cela ne concernera pas la majorité des utilisateurs car cela demande des compétences techniques un peu plus pointues que le simple clic sur une télécommande.

Vega OS
Dans tous les cas, acheter une solution Vega OS ne semble pas être un bon investissement aujourd’hui si vous cherchez de plus amples possibilités que la gestion de divers abonnements tiers. Aux dernières nouvelles, le portage de PLEX n’était pas formidable sur le système d’Amazon. Poussif et très limité à l’usage en matière de lecture d’éléments issus d’un réseau local, l’application mise en avant à la sortie de la Fire TV Stick 4K n’est pas la panacée. Rien à voir avec ce que PLEX propose pour Android. Navigation lente, interface limitée, peu d’options de réglages de qualité de stream, fonctions de zoom, de ralenti ou d’avance et de retour minimalistes. Pas de gestion du son évoluée pour profiter d’un système Audio/Vidéo avancé et prise en charge de codecs très limités, notamment en matière audio.
Je suppose que des progrès seront faits dans le futur, mais pour le moment les nouveaux Stick sous Vega OS doivent être considérés pour ce qu’ils sont, un moyen d’accéder à des abonnements de streaming. Et rien d’autre.
Vega OS remplace désormais Android sur toutes les nouvelles Fire TV Stick d’Amazon © MiniMachines.net. 2026

AYN n’est pas le constructeur le plus important du marché et ses volumes doivent être plus « légers » que certains de ses concurrents. Chose qui explique sans doute pourquoi la réaction à l’augmentation des tarifs des composants ne s’est pas faite avant. Aujourd’hui, le constructeur confirme l’évolution de ses tarifs annoncés en mars mais également des changements de composants sur son matériel.

AYN Thor
Première mesure, une augmentation des prix. Le papa des consoles Thor et Odin a donné le détail il y a un mois en ne proposant pas des augmentations généralisées, et adaptées sur l’ensemble de sa gamme. Les consoles Thor les mieux pourvues en mémoire seront les plus affectées.
La console AYN Thor est une solution assez originale avec deux écrans superposés à la façon d’une Nintendo DS. À l’intérieur, on découvre un équipement de smartphone avec un modèle de base « Lite » proposé à 249$. Celui-ci est équipé d’un SoC Qualcomm Snapdragon 865, 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage de base. Ce modèle ne changera pas de tarif.
Des versions plus musclées du même modèle sont équipées de Qualcomm Snapdragon 8 Gen 2 et la console Thor en 16 Go de RAM et 1 To de stockage va passer de 449$ à 549$ quand elle devait rester plus sagement à 489€ tel qu’annoncé en mars. Une hausse de 100$, donc, qui reflète bien l’évolution des prix actuels. Dans le même temps, une nouvelle version en 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage fait son apparition sur son catalogue à 469$. Cette version prend clairement la place de la précédente en divisant son stockage par deux.

AYN ODIN
Un autre changement technique a lieu avec un passage de toutes les consoles AYN Thor d’un stockage sur une base de puces UFS 4.0 vers des puces UFS 3.1. La mrque indique que les composants UFS 4.0 sont désormais hors de prix. La console AYN ODIN 3 est également concernée par ce changement.
Ce n’est pas anecdotique puisque les débits théoriques de l’UFS 4.0 sont doublés par rapport à l’UFS 3.1. Si les matériels n’atteignent quasiment jamais ces débits en pratique, on peut s’attendre ici à une réactivité générale plus lente et surtout à des temps de chargement qui risquent de s’étirer en longueur. Rien d’insurmontable mais une évolution qui ne va évidemment pas dans le bon sens.
La politique de la marque reste intéressante puisqu’elle cherche à limiter au maximum l’augmentation de ses prix. Le choix de baisser la vitesse du stockage reste un compromis acceptable au lieu d’une augmentation unilatérale. Non seulement le constructeur communique sur cet élément, mais il offre des alternatives avec une nouvelle variante.

Je ne serais pas surpris que ce type de changement ait des échos chez d’autres constructeurs. On a déjà vu le retour de la DDR5 vers la DDR4, par exemple. Certaines configurations à nouveau en vente ayant troqué au passage la DDR4-3200 pour une généralisation de la DDR4-2666 moins rapide. Beaucoup de marques font également appel à des stockages de capacités identiques et de même protocole. Mais avec des marques et des composants moins rapides. Ces mouvements cherchent à limiter une hausse qui n’est pas tout le temps spécialement anecdotique, moins chez AYN par exemple. Et ils se combinent apparemment à d’autres postes qui remplacent de nombreux autres éléments : écrans, chipsets Wi-Fi, composants de gestion d’énergie, batteries… Le secteur entier cherche à faire beaucoup de petites économies, ce qui pose tout de même quelques problèmes.
Le plus important d’entre eux est que ces éléments rendent caduques la totalité des tests passés. Quand le testeur reçoit un MiniPC avec une mémoire vive, un stockage, et un module Wi-Fi précis et que, deux mois plus tard, ces éléments sont échangés pour des composants moins performants, cela rend les résultats des tests différents. Même chose pour un test de portable. Si un testeur reçoit un modèle avec un écran et une batterie haut de gamme mais que quelques mois plus tard la marque change de fournisseurs, les résultats d’affichage et d’autonomie ne seront plus du tout identiques.
AYN communique sur ses évolutions mais beaucoup ne le font absolument pas.
Source : Liliputing
Les consoles AYN changent leur stockage, passant d’un UFS 4.0 à un UFS 3.1 © MiniMachines.net. 2026

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