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Hollywood Stars Sign Open Letter Protesting Paramount-Warner Bros Merger

More than 1,000 Hollywood figures, including major actors, writers, and directors, signed an open letter opposing Paramount Skydance's proposed takeover of Warner Bros. Discovery, arguing it would hurt an industry "already under severe strain." The deal is still under regulatory scrutiny in both the U.S. and U.K., while Paramount says the merger would strengthen competition and expand opportunities for creators. NBC News reports: "This transaction would further consolidate an already concentrated media landscape, reducing competition at a moment when our industries -- and the audiences we serve -- can least afford it," the signatories wrote in the letter, published early Monday on a website called Block the Merger. "The result will be fewer opportunities for creators, fewer jobs across the production ecosystem, higher costs, and less choice for audiences in the United States and around the world. Alarmingly, this merger would reduce the number of major U.S. film studios to just four," the signatories added. [T]he open letter illustrates the deep resistance to the deal among many members of Hollywood's creative community. The list of signatories includes A-list stars (Glenn Close, Ben Stiller), celebrated filmmakers (Yorgos Lanthimos, Denis Villeneuve) and acclaimed writers ("The Sopranos" creator David Chase). "Media consolidation has accelerated the disappearance of the mid-budget film, the erosion of independent distribution, the collapse of the international sales market, the elimination of meaningful profit participation, and the weakening of screen credit integrity," the signatories wrote. "Together, these factors threaten the sustainability of the entire creative community," they added. [...] Monday's open letter was spearheaded by a group of advocacy organizations -- including the Committee for the First Amendment, a free speech group led by Fonda, who warned that the merger "would be one of the most destructive threats to free speech and creative expression in our history." In the letter, first reported by The New York Times, the signatories expressed support for California Attorney General Rob Bonta, who has said the merger is "not a done deal." "These two Hollywood titans have not cleared regulatory scrutiny -- the California Department of Justice has an open investigation, and we intend to be vigorous in our review," Bonta said in a Feb. 26 post on X. Paramount Skydance said that they "hear and understand the concerns" and are committed to "protecting and expanding creativity." The studio also reiterated its commitment to releasing a minimum of 30 "high-quality feature films annually with full theatrical releases" and "preserving iconic brands with independent creative leadership" to make sure "creators have more avenues for their work, not fewer."

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Mémoire HBM3 : La demande multipliée par 600 en 2028 selon Michael Dell

S’il faut prendre les annonces du patron de Dell avec les pincettes de rigueur, il est directement concerné par l’évolution du marché, son annonce fait tout de même froid dans le dos. Selon lui, la demande de mémoire HBM3 va exploser.

Pour Michael Dell, la situation de la mémoire vive ne va pas s’améliorer à moyen terme mais, au contraire, largement empirer. Son analyse est simple, la demande actuelle en mémoire vive est liée à la gourmandise des centres de données d’IA. En 2022, chaque serveur DGX H100 de Nvidia employait 80 Go de mémoire HBM3 ultra-rapide. C’est la production de cette mémoire qui a détourné les trois principaux fabricants mondiaux du secteur de la DDR5 destinée aux ordinateurs classiques. 

mémoire HBM3

Une demande de mémoire HBM3 en très forte hausse

Or pour Michael Dell, le besoin en mémoire des futures solutions IA suivrait une augmentation régulière pour atteindre 2 To de mémoire HBM en 2028. Une augmentation tirée d’une extrapolation linéaire très « mathématique » donc. Basée sur le trait rectiligne d’une progression régulière. 2 To par serveur équivaudrait à une augmentation explosive des besoins de cette industrie. Cette augmentation liée à une évolution des centres de données actuels et à la création de nouveaux datacenters serait sans commune mesure avec les anticipations de production de mémoire estimée. Et cela malgré des investissements dans de nouvelles usines de production.

Si un tel scénario se réalisait, la demande de mémoire HBM3 ne baisserait pas à l’horizon 2028-2030 mais se positionnerait au contraire dans une énorme augmentation. Les besoins seraient d’ailleurs tellement énormes pour cette mémoire HBM qu’il est plus que probable que le marché de la DDR5 « classique » soit alors complètement abandonné par les fabricants. Assechant ainsi le marché des ordinateurs censés « consommer » les services d’IA en question.

La vision de Michael Dell est très technocentrée.

Ce scénario est évidemment catastrophique mais il n’est pas certain qu’il se réalise. D’abord parce que la multiplication mathématique des besoins futurs en suivant les chiffres du passé n’est pas une science fiable. Beaucoup considèrent que ces 2 To de mémoire HBM3 par serveur n’est pas du tout une anticipation réaliste. Mais surtout parce que cela semble tout simplement intenable. Si je ne suis pas spécialement optimiste pour le marché des composants, la vision du patron de Dell gomme pas mal de mouvements de fond notables qui ont lieu en ce moment. Un tassement des investissements dans l’IA. Des modèles qui commencent à montrer des signes de faiblesse. Une économie totalement incertaine et des contrats passés entre divers acteurs qui ne semblent pas se concrétiser. Si on ajoute à cela des prix qui enfleraient en conséquence avec une demande en constante augmentation des mémoires HBM3 et suivantes, le scénario semble finalement peu crédible.

Sur le terrain, on parle également de nombreuses problématiques d’implantation avec d’énormes « besoins » de datacenters mais de gros problèmes d’infrastructures, notamment en matière d’eau et d’énergie, pour les réaliser. Si on ajoute à cela un monde où, à peine construits et pas du tout rentabilisés, certains datacenters deviendraient immédiatement obsolètes. Nécessitant à nouveau des capitaux colossaux pour être mis à jour avec toujours plus de mémoire et de nouveaux processeurs, on n’est pas très loin d’une vision purement technique du futur. Une vision débarrassée de toute notion d’économie et de politique.

Il n’est pas certain que le marché réagisse aussi mathématiquement que l’imagine le patron de Dell. Certains investisseurs vont peut-être réfléchir à deux fois avant de réinjecter quelques dizaines de milliards supplémentaires dans des centres de données déficitaires. Il est également possible que la future crise du prix de l’énergie qui se prépare fasse changer d’optique de nombreux investissements. Si le prix de l’énergie continue à monter et à manquer, faire tourner un datacenter déjà non rentable deviendra un cauchemar financier assez proche de celui rencontré par les mineurs de crypto-monnaies il y a quelques années.

Si la demande de mémoire ne risque pas de baisser à moyen terme, l’avenir d’un monde informatique totalement dévolu à l’usage des IA n’est pas aussi évident. Le marché a besoin de smartphones et d’informatique généraliste. L’en priver serait une véritable catastrophe.

source : notebookcheck

Mémoire HBM3 : La demande multipliée par 600 en 2028 selon Michael Dell © MiniMachines.net. 2026

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