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Ferrari peut utiliser le nom Luce sans problème juridique

La lumière ne s’assombrira pas pour la Ferrari Luce, la première voiture 100% électrique de Maranello. Début février, le cheval cabré a diffusé les premiers clichés officiels du cockpit et révélé le nom de la supercar électrique : Luce. 

Une ancienne berline de Mazda !

Problème, peu de temps après cette officialisation, Mazda a revendiqué des droits de propriété intellectuelle sur le terme “Luce”, qui fait partie de son histoire de production, comme l’a rapporté le magazine australien CarExpert . Mazda a déposé la marque « Luce » auprès de l’Office japonais des brevets : de 1966 à 1991, ce nom fut donné au « modèle phare « vaisseau amiral » de la marque, qui s’est exporté en dehors du Japon aussi sous l’appellation 929 à partir de 1973. L’appellation Luce disparaît néanmoins au Japon à partir de 1991, sur la 5ème génération, laissant place au nom Sentia. 

Bien que sa production ait cessé depuis 35 ans, le constructeur japonais était susceptible de vouloir protéger son héritage historique, créant ainsi un obstacle juridique potentiel qui empêcherait Ferrari d’utiliser ce nom, du moins sur le marché japonais. Un changement de nom quelques mois seulement avant le lancement (prévu pour mai 2026) aurait posé d’importants problèmes financiers et d’image. Des accords avaient pu être conclus précédemment en bonne intelligence entre constructeurs, comme BMW qui a pu exploiter le nom XM pour le gros SUV Motorsport, après une entente avec les chevrons.  

Ferrari a bien travaillé son dossier

Aux dernières nouvelles, la question semble réglée. Dans un bref communiqué officiel Maranello indique : 

« Ferrari est titulaire de la marque « Ferrari Luce », qu’elle a le droit d’utiliser à l’échelle mondiale en vertu de l’enregistrement effectué au titre du droit international. Comme à l’accoutumée, toutes les recherches préalables ont été menées et n’ont pas mis en évidence l’existence de droits actifs de tiers en conflit avec les nôtres. »  

Choisir un nom peut s’avérer problématique. En 2024, Alfa Romeo avait dû rebaptiser son crossover compact Milano en Junior, après que le gouvernement italien ait protesté de l’utilisation du nom de la capitale lombarde, alors que la voiture était produite en Pologne, au nom du respect du “made in Italy”. Auparavant, en 2003, la Fiat Gingo est devenue Panda suite aux objections de Renault, en raison de sa ressemblance avec la Twingo.  

Le plus dur demeure pour la Ferrari Luce : plaire aux amateurs ! 

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Twisted lance un Range Rover Classic à 350 000 £, produit à 12 exemplaires par an

Twisted Automotive présente son projet basé sur un Range Rover Classic. Baptisé TRRC, ce modèle revisité adopte un V8 de 500 ch et une production ultra limitée. Les premières unités prévues pour 2026 sont déjà réservées, malgré un prix stratosphérique.

Une première incursion de Twisted sur le Range Rover Classic

Spécialiste de la transformation de 4×4 britanniques, Twisted Automotive lance un nouveau projet baptisé TRRC, pour Twisted Range Rover Classic. Jusqu’ici concentrée sur le Defender T90, l’entreprise applique désormais son approche au Range Rover deux portes.

Ce projet s’inspire notamment de souvenirs personnels du fondateur, autour des modèles des années 1980.

Un V8 de 500 ch et une boîte automatique à huit rapports

Le TRRC repose sur une conversion moteur LT1 V8 développant 500 chevaux, associée à une transmission automatique à huit rapports.

Pour encaisser cette puissance, Twisted s’appuie sur son expérience acquise depuis plus de 20 ans sur ses modèles dérivés du Defender. Le comportement routier a toutefois été spécifiquement adapté au caractère du Range Rover Classic. Il ne faut pas oublier que c’était un salon roulant à l’époque.

Un design mêlant plusieurs époques

Le modèle combine différents éléments stylistiques issus de plusieurs décennies. On retrouve par exemple un pare-chocs avant inspiré des années 1970, associé à une calandre et des entourages de phares de style années 1990. On pourra regretter les feux avant très (trop) modernisés par rapport au reste.

L’ensemble de la carrosserie est retravaillé avec des panneaux en aluminium formés sur mesure. Plusieurs choix de personnalisation sont proposés, notamment au niveau du montant C, qui peut être peint dans la couleur de la carrosserie.

Le véhicule adopte également une assiette légèrement abaissée à l’avant.

Un habitacle entièrement repensé

L’intérieur fait aussi l’objet de modifications. Les sièges sont positionnés plus bas afin d’améliorer la ligne de vision du conducteur à travers le pare-brise.

Twisted a choisi de fixer l’insonorisation sous les moquettes plutôt que directement sur la structure intérieure. Ce choix permet de laisser apparaître la carrosserie peinte, notamment dans certaines zones comme les passages de roues arrière. Le charme de l’ancien tout en étant moderne.

Une production très limitée et déjà réservée

Le prix de départ du TRRC est fixé à 350 000 livres sterling (soit plus de 405 000 €). Chaque exemplaire est assemblé à la main, avec un maximum de 12 unités produites par an.

Avant livraison, chaque véhicule suit un programme de validation de 500 miles. Les créneaux de production pour 2026 sont déjà complets, tandis que ceux de 2027 sont en grande partie réservés. Twisted réussit à convaincre certains de délier leur bourse pour un monument de l’industrie automobile britannique.

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Renault 5 à 12 km : jusqu’où peuvent grimper les modèles populaires ?

Une Renault 5 TL de 1982 quasiment neuve a largement dépassé son estimation lors d’une vente aux enchères à Paris. Adjugée plus de 64 000 € (frais inclus + TVA), cette citadine interroge sur la valeur des modèles populaires devenus rares. Retour sur une vente marquante.

Une estimation largement dépassée

Le 15 mars 2026, lors d’une vente organisée par la maison Aguttes à l’Espace Champerret à Paris, une Renault 5 TL de 1982 « neuve » a été adjugée 54 131 € hors frais (64 454 € honoraires acheteur et TVA inclus). L’estimation initiale de l’auto oscillait entre 5 000 et 10 000 €.

Cette vente s’inscrivait dans une session réunissant 116 lots, dont les estimations s’étendaient de 1 500 à 850 000 €. Dans ce contexte, cette citadine française ne figurait pas parmi les modèles les plus attendus.

Une “sortie de grange” hors norme

Le véhicule, identifié comme le lot numéro 10, a été découvert en janvier 2026 dans le cadre d’une succession. Il était resté immobilisé pendant 43 ans dans un garage. Selon « Le journal de Saône-et-Loire« , la voiture a été découverte à Laives. La propriétaire l’a achetée en prévision de l’obtention de son permis, qu’elle n’a finalement jamais obtenu. La citadine au losange a été remisée puis « oubliée ».

Cette Renault 5 présente une configuration peu courante, avec une teinte Bleu Schiste Métallisé. Surtout, elle affiche seulement 12 km au compteur.

L’ensemble d’origine est complet : documents, bon de commande, plaques d’immatriculation et double des clés. L’état général correspond à celui d’une sortie d’usine.

Crédit Aguttes

Une rareté qui fait grimper les enchères

Produite à environ 5 millions d’exemplaires entre 1972 et 1984, la Renault 5 est un modèle largement diffusé. Toutefois, un exemplaire dans un tel état de conservation est aujourd’hui exceptionnel.

Cette particularité a contribué à la hausse rapide des enchères. La médiatisation de l’histoire du véhicule, notamment sur les réseaux sociaux, a également suscité l’intérêt. Cela rappelle l’histoire de la Citroën 2CV Charleston avec à peine 39 km. C’était déjà la maison Aguttes qui s’était chargé de la vente à l’encan.

Une valorisation très supérieure au prix d’origine

Le bon de commande d’époque indique un prix d’environ 40 000 francs. Aussi, converti et ajusté à l’inflation, cela correspond à 15 880,11 € actuels.

Avec un prix final de 64 453 €, la valeur de cette Renault 5 se voit multipliée par environ quatre en plus de 40 ans. Un écart qui illustre l’intérêt croissant pour les modèles anciens dans un état proche du neuf.

Notre avis, par leblogauto.com

En général, les voitures populaires ne cotent pas très haut. Fortement produites, il n’y a que quelques exemplaires à l’historique particulier qui peuvent dépasser des sommes « folles » (pour la cote, s’entend). Ici, l’histoire est à la fois belle et triste. Celle d’une voiture qui devait servir, et finalement s’est trouvée remisée dès sa livraison. Une belle endormie qui a visiblement fait tourner les têtes.

Dans la même vente, une Mercedes-Benz 300E Brabus 3.6 n’a atteint « que » 39 160 € hors frais et TVA. Comme quoi une Renault 5 peut battre une Brabus !

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