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Motor Passion, festival IN et festival OFF

Avignon Motor Passion

Le “in” et le “off” c’est une tradition avignonnaise. Le “in”, c’est le grand spectacle prévu par l’organisation. Le “off”, toutes les attractions qui prennent place autour. Motor Passion s’en inspire pour le meilleur, avec ses expositions couvertes et les milliers de visiteurs en anciennes qui font le spectacle. 

Né au début des années 2000, le salon d’Avignon s’est taillé une place de choix parmi les grands événements du genre.Pour les amateurs de véhicules anciens, la saison des salons c’est celle où l’on roule peu, de novembre à mars. On a coutume de dire qu’Epoquauto à Lyon lance la saison. Puis viennent Retromobile à Paris, Nantes et Reims. Avignon clôt la saison et annonce les beaux jours. Et lance aussi certaines tendances. Ainsi le Parking réservé aux visiteurs en anciennes est devenu incontournables dans toutes les manifestations. Ici c’est un joyeux mélange. Une 205 GTI d’origine est entourée par des customs des années 1980. Un cabriolet Traction est à côté d’une Aston Martin récente. Un Berliet GLR prend ses aises non loin d’un Piaggio APE. Pas de zones clubs, pas de réservation, c’est ce mélange parfois improbable qui fait le charme de Motor Passion.

Des expositions de connaisseurs

Mais Avignon c’est aussi un parterre d’anciennes choisies avec soins. L’écurie des Trapadelles qui a fêté ses 60 ans l’an dernier fait figure de référence quand il s’agit d’être consulté pour faire un plateau de qualité. Les organisateurs, Camille et Florian Bourges aussi. Ainsi Rolls et Bentley présentes synthétise luxe et performances. Les Simca sportives sont souvent des pièces uniques, tout comme les Formule 2. Des choix qui étonnent les visiteurs et ravisse le collectionneur érudit. Le tout dans une ambiance bon enfant, qui font de ce Motor Passion une fête. Moquette et terre battue font ici bon ménage. Les organisateurs donnent d’ores et déjà rendez-vous aux visiteurs pour la prochaine édition du 26 au 28 mars 2027.

Via Motor Passion

Festival IN

Festival OFF

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Motor Passion, c’est en Avignon le week-end prochain

Motor Passion 2026 en Avignon

A deux pas de la cité des papes et du Mont Ventoux et sur les terres de l’écurie des Trapadelles, Motor Passion est le salon de l’automobile ancienne du sud de la France.

Avec 35000 visiteurs attendus et une surface d’exposition de 80000m2, Motor Passion est un des plus grands événements du genre en France, derrière Epoquauto et Retromobile. Il s’ouvre vendredi 20 mars au parc des expositions de la ville d’Avignon. 

Les anglaises à l’honneur

Ce Motor Passion aura l’accent anglais le week-end prochain. L’exposition centrale est dédiée à Bentley et à Rolls Royce. Une première en Avignon, qui sera complétée par un hall entier réservé aux anglaises d’exception, Jaguar, Lotus et autres Aston Martin. De quoi satisfaire le grand public comme l’amateur. 

Des sportives Simca et des Formule 2

Autre thème de cette édition, les Simca artisanales. Il y a 100 ans, voyait le jour la Safaf (Société anonyme française des automobiles Fiat), précurseur de Simca, filiale française de Fiat-Italie. Le salon rend un hommage original à la marque au travers de toutes les préparations élaborées par Gordini, Abarth, Deho, mais aussi Cg dans les années 1970. De sport il en sera aussi question dans le Hall J qui met en avant la Formule 2. Dans l’ombre de la F1, elle va réveler de nombreux pilotes à l’image de Jacky Ickx, Jochen Rindt, Jim Clark, Clay Regazzoni, Mike Hailwood ou encore Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo, Jacques Laffite,  et René Arnoux. De futur champions au volant de Gordini, d’OSCA, de Ferrari de Cooper et de Lotus ou de Matra, de Brabham, de March, ou de Chevron.

On est heureux nationale 7

Le salon qui se déroule au parc des expositions, situé en bordure de la nationale 7, va faire une place particulière à cette route. Un nationale pas comme les autres, qui a toujours eu une place particulière dans l’imagerie populaire. Plus longue route nationale de France, elle relie Paris à Menton. Souvent encombrée, parfois dangereuse, mais aujourd’hui marginalisée par les autoroutes, elle est devenue objet de culte. Le salon lui rend hommage au travers d’une exposition iconographique riche. Le créateur du musée de la N7, ainsi que le dessinateur Thierry Dubois seront présent

A l’image d’autres salons, Avignon accorde un large place aux clubs et à la bourse d’échanges. Le parking visiteur fait aussi référence. Un salon dans le salon. Rendez vous au parc des expositions d’Avignon du 20 au 22 mars prochain

Via Motor Passion

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Sandro Munari, légende du rallye, nous a quitté (1940-2026)

Dans l’histoire, certains pilotes sont indissociables d’une marque ou d’une écurie : Jean Ragnotti et Renault, Tazio Nuvolari et Alfa Romeo ou encore Tom Kristensen et Audi. Sandro Munari a toute sa place dans cette catégorie, tant son nom est intimement lié à la saga Lancia en Rallye.

Débuts comme copilote

Munari est né le 27 mars 1940 dans la province de Venise, à Cavarzere. Ce village fera ensuite partie intégrante de son surnom, « le dragon de Cavarzere ». Issu d’une famille d’agriculteurs, ses premiers émois mécaniques se font par le karting puis comme copilote de rallye. Il épaule Arnaldo Cavallari, qui s’impose sur une Alfa Romeo Giulia TI Super Quadrifoglio alignée par le Jolly Club de Milan, dès leur premier rallye.

Exploits sur la Fulvia HF

Passé rapidement derrière le volant, Munari est repéré par la Scuderia Lancia HF. Au volant de la Fulvia, l’italien inaugure la grande saga de la marque en rallye. Champion d’Italie en 1967 et 1969, il s’impose surtout une première fois au Monte-Carlo 1972, au volant d’une Fulvia HF1600 pourtant moins puissante sur le papier que les Porsche 911 favorites. L’année suivante, c’est le championnat d’Europe des rallyes qui lui revient. Mais en parallèle, Munari est aussi mobilisé sur un autre projet, qui va révolutionner le rallye des années 70 : la Stratos.

Munari / Stratos, un duo de légende

Munari est impliqué dans le développement du nouveau bolide milanais, mettant au point cette machine révolutionnaire aussi bien dans sa conception, son design futuriste que sa motorisation, un V6 Ferrari issu de la Dino. On dit d’ailleurs que sa participation à la Targa Florio 1972, sur une Ferrrai 312P (qui se termine d’ailleurs par une victoire, aux côtés d’Arturo Merzario), faisait partie du « deal » entre Lancia et Ferrari sur la fourniture des moteurs.

Munari étrenne la Stratos en compétition et lui donne ses premiers lauriers, dont le Tour de France automobile 1973. Mais c’est bien évidemment dans sa version Groupe 4 homologuée pour le rallye mondial que le « dragon » signe les plus belles pages de son aventure : 7 victoires en mondial, dont trois consécutives au Rallye Monte-Carlo en 1975, 1976 et 1977. Cette année-là, il remporte en prime la première coupe du monde des pilotes FIA. Si les constructeurs ont l’honneur d’un titre mondial depuis 1973, les pilotes doivent attendre 1979 pour y avoir droit.

Dernières années

Sandro Munari n’est cependant plus dans la top liste à ce moment-là : politique de groupe oblige, Lancia est « rétrogradée » dans les championnats nationaux et d’Europe en 1978, pour laisser place à FIAT et sa 131 Abarth. Il décroche un ultime podium en mondial au Sanremo 1978 mais la nouvelle génération des Vatanen, Alen et Röhrl prend la relève. Il participe encore au Rallye safari jusqu’en 1984, sur diverses montures, avant de se consacrer ensuite à la sécurité et à une école de pilotage, reprenant occasionnellement le volant pour des épreuves historiques.

Alors que Lancia revient en WRC cette année, son premier grand champion, Sandro Munari, entre définitivement au panthéon des pilotes.

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F1 : la première monoplace Cadillac de l’histoire honore Mario Andretti

C’est l’une des nouveautés et attractions de la saison 2026 : pour la première fois de son histoire, l’emblématique marque américaine Cadillac s’engage en Formule 1.  Et pour baptiser sa première voiture de Formule 1, la marque premium du groupe GM a choisi un autre nom emblématique : le champion du monde 1978, Mario Andretti, qui qualifie cela de « compliment ultime » avant la première course de l’équipe la semaine prochaine lors du Grand Prix d’Australie, manche d’ouverture de la saison. 

MAC-26, ni un ordi, ni une McLaren !

La voiture prend le nom de MAC-26, abréviation de Mario Andretti Cadillac, en hommage au plus récent champion américain de F1. 

« Donner à notre premier châssis le nom de MAC-26 reflète l’esprit que Mario a insufflé à la Formule 1 et la conviction qu’une équipe américaine a toute sa place sur cette scène », a déclaré Dan Towriss, directeur général de Cadillac Formula 1 Team Holdings.  « Son histoire incarne le rêve américain et nous inspire dans notre manière d’aborder la construction de cette équipe au quotidien. » 

C’est un juste retour des choses pour Andretti, qui est ambassadeur de l’écurie Cadillac, soutenue par General Motors. L’arrivée en F1 a été sinueuse et même tumultueuse, surtout quand la candidature a été portée par son fils Michael sous le nom d’Andretti Global. Approuvée par la FIA, l’offre initiale fut rejetée par Liberty Media, détenteur des droits commerciaux de la F1, après de longues négociations. Les raisons n’étaient pas financières mais plutôt politiques. Michael Andretti, qui s’était mis à dos une partie du paddock, se retira et l’écurie fut restructurée, avec Towriss à sa tête et un rôle accru pour GM. Mario Andretti a été intégré au CA mais fait plus figure de “sage” et de figure tutélaire. 

Le dernier des Mohicans

Né en Italie (en istrie, qui redevient Yougoslave après la guerre) avant d’immigrer avec sa famille aux Etats-Unis, Mario Andretti a eu une carrière immense, qui s’est étalée sur presque 40 ans. Champion de la Formule USAC dans les années 60 (l’ancêtre du CART), il a ensuite été un pilote éclectique, capable de gagner en NASCAR, en Endurance mais aussi en F1, avec à la clé le titre mondial 1978 avec Lotus. Après une ultime pige pour Ferrari en 1982, Mario reprend sa carrière en CART (avec un nouveau titre à la clé), et ce jusqu’en 1994, prenant son 407e et dernier départ à Laguna Seca à 54 ans ! 

L’année suivante, il n’est pas loin de réaliser l’exploit de coiffer la triple couronne (ayant déjà le titre F1 et Indy 500) en jouant la gagne au Mans avec Courage, mais un scénario rocambolesque (et aussi une erreur de pilotage) coûtent la victoire. Après une dernière participation en 2000, il raccroche le casque et s’investit dans l’émergence de Andretti Autosport, qui est devenu l’un des mastodontes du sport auto, portant aujourd’hui le nom Andretti Global.  

Figure respectée, comptant parmi les dernières grandes légendes encore en vie, Mario Andretti a rappelé que « La course automobile a été la plus grande joie de ma vie. C’est un immense honneur que l’écurie Cadillac de Formule 1 considère ces années comme significatives et dignes d’être immortalisées par cette distinction. Je chéris l’opportunité que cela me donne de siéger durablement au conseil d’administration de la F1 et je suis sincèrement reconnaissant envers tous ceux qui continuent de reconnaître mon rôle dans l’histoire de la course automobile. » 

Si Mario Andretti n’a jamais couru spécifiquement pour Cadillac, la MAC-26 est tout de même propulsée par un moteur Ferrari, marque pour laquelle « Super Mario » a connu plusieurs succès notables.

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Rétro – 25 ans : la NASCAR subissait son « 1er mai 1994 » avec la perte de Dale Earnhardt

Au 173e tour des Daytona 500 2001, un énorme carambolage, un “big one” comme on dit dans le jargon, provoque une neutralisation de la course.  Avant que la course ne redémarre au 180e tour, Dale Earnhardt communique par radio avec son équipe. Le propriétaire de sa voiture, Richard  Childress , rapporta une remarque faite par Earnhardt à ce moment-là : « Richard, si on ne fait rien à ces voitures, ça va finir par tuer quelqu’un. » Quelques tours plus tard, la prédiction se révéla cruellement juste… 

Intimidator

Si la Formule 1 a subi son plus grand traumatisme le 1er mai 1994 à Imola, avec le décès d’Ayrton Senna, précédé de celui de Roland Ratzenberger la veille, la NASCAR a connu un choc équivalent le 18 février 2001. Ce jour-là, l’un des plus grands champions de l’histoire de la discipline, Dale Earnhardt, mourait brutalement dans le dernier tour du Daytona 500. 

Dale Earnhardt, c’était un pilote qui aurait pu être imaginé pour le film “Jours de tonnerre” avec Tom Cruise : un pilote charismatique mais énigmatique, une sorte d’Iceman version yankee, au pilotage agressif, une voiture noire qui faisait trembler ses adversaires quand ils l’apercevaient dans leurs rétros et des surnoms, ceux de « Iron head” et surtout “Intimidator”.  

Ayant perdu son père assez tôt d’une crise cardiaque, Dale Earnhardt, né en plein cœur de la Caroline du Nord, est un bosseur acharné, quelqu’un qui a dû trimer pour arriver au sommet, travaillant à l’usine en parallèle de sa carrière de pilote lors des premières années. C’est sans doute cela qui a forgé ce tempérament si dur. Si une partie du public n’aimait pas ça, d’autres adoraient ce “bad guy” de la piste, et la renommée de la NASCAR lui doit sans doute beaucoup.   

Un drame et une prise de conscience

En 1998, Earnhardt remporte enfin la Daytona 500, après 20 ans de déceptions et de frustrations.  Le 18 février 2001, il est bien placé à l’entame du dernier tour, en 3e position, mais il protège surtout les deux pilotes de son équipe qui le précèdent : Michael Waltrip et son propre fils, Dale Junior.  Dans le dernier virage, Dale Earnhardt perd le contrôle de sa voiture, sa Chevrolet étant déstabilisée de l’arrière par celle de Stirling Marlin. 

La voiture noire glisse vers la gauche mais Earnhardt corrige en contre-braquant, la voiture retrouve son grip et file droit dans le mur, coupant la trajectoire de celle de Ken Schrader. Elle percute le mur presque de face à plus de 250 Km/h. Un choc peu violent et peu spectaculaire via les images du direct, mais aux conséquences dramatiques car Dale Earnhardt est tué sur le coup, d’une fracture basilaire du crâne. 

Ce drame soulève une polémique sur la sécurité du sport automobile, accentuée par l’enquête sur l’accident qui indique que sa ceinture de sécurité a été retrouvée cassée sur le côté gauche, probablement par l’installation modifiée effectuée sur instruction du pilote pour son confort, provoquant le choc fatal de la poitrine et de la tête du pilote sur son volant. Le système HANS devient obligatoire en NASCAR en 2002. 

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