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Podcast 371: L’essentiel de la semaine 10 par Leblogauto.com

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La Semaine Automobile, le podcast de Leblogauto.com.
Au programme aujourd’hui : tensions géopolitiques sur les semi-conducteurs, batteries électriques en plein boom, stratégies industrielles chez les constructeurs… et quelques nuages à l’horizon pour certains géants de l’automobile.
Voici l’essentiel de l’actualité automobile de la semaine.

Semi-conducteurs : la Chine alerte sur un risque de pénurie pour l’automobile

La Chine met en garde contre un nouveau risque de pénurie mondiale de semi-conducteurs pour l’industrie automobile.
Les tensions géopolitiques et les restrictions commerciales pourraient perturber les chaînes d’approvisionnement déjà fragiles.
Les constructeurs restent très dépendants de ces composants essentiels aux véhicules modernes.
Une nouvelle crise des puces pourrait ainsi ralentir la production mondiale automobile. 

CATL dépasse les attentes avec une forte croissance des batteries

Le géant chinois CATL affiche des résultats supérieurs aux prévisions grâce à la forte demande mondiale de batteries pour véhicules électriques.
La croissance est portée par l’expansion du marché des véhicules électriques et par ses innovations technologiques.
Le groupe confirme sa position de leader mondial du secteur.
La bataille industrielle autour des batteries s’intensifie entre les acteurs asiatiques et occidentaux. 

Renault vise 2 millions de ventes en 2030 : que contient vraiment son plan « FutureReady » ?

Le constructeur français Renault dévoile sa stratégie « FutureReady » avec un objectif clair : atteindre 2 millions de véhicules vendus d’ici 2030.
Le plan prévoit une transformation industrielle centrée sur l’électrification et l’efficacité des coûts.
Renault veut aussi renforcer sa présence dans certains marchés clés.
L’objectif est de consolider sa rentabilité tout en accélérant la transition énergétique.

Volkswagen sous pression : bénéfice divisé par deux et défis en Chine

Le groupe Volkswagen traverse une période plus difficile avec un bénéfice en forte baisse.
La concurrence accrue en Chine et les investissements massifs dans l’électrique pèsent sur la rentabilité.
Le marché chinois reste stratégique mais devient de plus en plus compétitif.
Le constructeur doit accélérer sa transformation pour rester compétitif face aux nouveaux acteurs.

Résultats plus mauvais que prévu : Honda freine sur l’électrique

Le constructeur japonais Honda affiche des résultats inférieurs aux attentes.
Face à un marché encore incertain, la marque ajuste sa stratégie dans l’électrique.
Honda privilégie désormais une approche plus progressive dans ses investissements.
Le groupe cherche à préserver sa rentabilité tout en poursuivant sa transition technologique.

Volvo : recul des ventes mais l’électrique progresse

Chez Volvo Cars, les ventes globales reculent légèrement.
Mais la part des véhicules électriques et hybrides rechargeables continue d’augmenter.
La marque poursuit sa stratégie de transition vers une gamme largement électrifiée.
L’électrique devient progressivement le cœur de sa croissance future.

Voilà ce qu’il fallait retenir cette semaine dans l’actualité automobile :
entre tensions sur les semi-conducteurs, montée en puissance des batteries et stratégies contrastées des constructeurs, l’industrie poursuit sa transformation à grande vitesse.

Merci d’avoir écouté La Semaine Automobile par Leblogauto.com.
On se retrouve très bientôt pour un nouveau tour d’horizon de l’actualité du secteur. 

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Résultat plus mauvais que prévu , Honda freine sur l’électrique

Honda n’échappe pas aux tourbillons du secteur automobile. Le constructeur prévoyait des résultats moins bons que les années passées. C’est maintenant des pertes qui sont annoncées. Le programme 0 series en fait les frais

Les attendus pour l’année fiscale qui se termine fin mars 2026 sont plus mauvais que prévu. Le constructeur projetait un résultat opérationnel divisé par deux et demi. C’est maintenant une perte à laquelle il faut s’attendre. Les résultats définitifs seront communiqués en mai prochain. 
La moto et les produits alliés sont depuis toujours un socle solide pour la marque. Des divisions en bonne santé, qui ne suffisent pas à pallier aux difficultés de la branche automobile. Plusieurs facteurs en sont la cause et conduisent la constructeur a réorienter sa stratégie. 

Made in USA et moteurs thermiques

Comme nombre de ses concurrents, Honda est impacté par les droits de douane aux États Unis. Même si 70% des véhicules vendus sont made in USA, son organisation, ou les usines au Canada, au Mexique et aux États Unis travaillent de concert est mise à mal. Honda veut tendre vers 90% de made in USA, mais en attendant, les droits de douane sont là. D’autre part, le marché est devenu électrico-hésitant. Détroit remet les gaz, sur fond de pertes importantes liés aux investissement dans l’électrique. Les 0 series annonçaient un renouveau avec des modèles tout électrique, entièrement conçus par Honda et destinés en priorité au marché américain. Les couts sont là, mais plus les perspectives. L’Acura RDX et les 0 series en font les frais. Le SUV au physique déroutant ne manquera à personne, mais on regrettera l’iconoclaste berline. 

Chine en quête d’autonomie

En Chine, Honda fait son mea-culpa.  Au delà de l’électrification, les véhicules y sont développés autour du logiciel (SDV), et les ADAS ou la conduite autonome ont une place centrale. Ces fonctions ont pris le pas sur les fonctions matérielles, l’économie ou la praticité qui font encore loi sur les autres marchés.  La marque n’a p.as suivi cette tendance. Elle entend revoir sa stratégie en Chine, mais aussi dans les pays voisins, dans lesquels l’influence chinoise s’accroit

Nouvelles orientations

Honda devrait décliner plus en détail de nouvelles orientations dans les prochains mois. Au delà de l’annonce phare, l’arrêt des SUV et berline 0 series, le constructeur donne quelques indications dans son communiqué. A cout terme, l’accent est plus que jamais mis sur l’hybride, notamment en Amérique et dans les pays d’Asie ou la marge de progression est importante. L’Inde devrait concentrer des investissements importants, tant pour son marché intérieur que pour l’exportation. C’est déjà le cas pour la moto. Les futurs modèles électriques feront l’objet d’une approche plus globale, avec une priorité donnée aux petits véhicules. Fini donc les 0 series américaines, les Ye chinoises et les N japonaises qui avancent avec leurs propres partitions. Les lendemains électriques sont au prix de ce recentrage.

Via Honda

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Aston Martin : sévères turbulences pour la marque et l’écurie F1

Aston Martin

Du « British Green » au « British Red » ?

Aston Martin a clôturé l’année 2025 avec une perte de 493 millions de livres sterling (+52 %), un chiffre d’affaires en baisse de 21 % et une dette en hausse à 1,4 milliard. L’année 2025 se termine dans le rouge sur tous les plans pour le constructeur britannique de voitures de sport de luxe, qui subit les conséquences d’un contexte international qualifié d’« extrêmement difficile » par sa direction: le durcissement des droits de douane aux États-Unis et en Chine et un climat d’incertitude géopolitique marquée. Deux marchés clés, frappés par des barrières commerciales, ont impact direct sur les volumes et les marges. 

Les volumes de vente ont atteint 5 448 véhicules, en baisse de 10 %, tandis que la composition des produits a été affectée par une moindre présence des modèles « Spéciaux » à forte marge.  Face à ce scénario, le groupe a entamé un plan de restructuration qui prévoit la réductions d’effectifs pouvant atteindre 20 %, soit environ 600 employés sur un total de 3 000. L’objectif déclaré est de générer environ 40 millions de livres sterling d’économies. 

Le constructeur automobile a réduit ses dépenses de développement de nouveaux véhicules en octobre, invoquant ‌une demande chinoise extrêmement modérée et des pressions sectorielles plus larges au Royaume-Uni. la firme de Gaydon n’a pas résolu l’équation entre rareté et rentabilité, courant sans cesse après des liquidités.

Droits branding : levier supplémentaire ou bouée de secours ?

Aston Martin ⁠va vendre ses droits pour l’utilisation de son ⁠nom sur l’écurie Aston Martin F1 ‌Team, pour une valeur de 50 millions ‌de livres sterling (57,20 millions d’euros) afin de renforcer ses finances. L’accord perpétuel de droits de dénomination conclu avec AMR GP Holdings, qui gère son écurie de Formule 1, améliorerait la situation de trésorerie du groupe. Aston Martin a tenté de renforcer son capital ‌tout au long de l’année, notamment grâce à une injection de 162 millions de dollars de la part du président Lawrence Stroll et à un accord visant à vendre sa participation dans son écurie ‌de F1 en mars. 

Cette décision a été interprétée comme un signe des difficultés financières que rencontre l’entreprise Gaydon. Le choix de monétiser un élément d’identification tel que le nom témoigne de la nécessité de trouver rapidement des ressources, dans un contexte d’endettement croissant et de difficultés de trésorerie. 

AMR F1, la risée des circuits ?

Après les espoirs de 2023, les saisons 2024 et 2025 ont été très mitigées pour le projet Aston Martin. Cette année, l’écurie troque le moteur Mercedes pour celui de Honda…et de vieux démons semblent resurgir.

La voiture AMR26 a accumulé très peu de tours de piste à Bahreïn, rendant difficile la collecte de données essentielles avant la saison. Un des principaux sujets d’inquiétude est la nouvelle collaboration avec Honda : l’unité de puissance nippone, censée être un atout, s’est révélée fragile et peu fiable en essais, notamment avec des défaillances liées à des vibrations affectant la batterie. Les performances globales n’ont pas été non plus satisfaisantes, avec du manque de rythme et des vitesses de pointe faibles.

Ces problèmes ont limité la capacité de l’équipe à rouler davantage et à optimiser le set-up de la voiture. Le moteur n’est pas seulement en cause. Le concept global de l’AMR26 faut aussi débat. L’arrivée du designer Adrian Newey a suscité beaucoup d’espoirs, mais son intégration tardive dans le projet a peut-être perturbé le développement de la voiture. Cela nourrit des spéculations selon lesquelles l’équipe aurait « perdu du temps » ou mal géré certaines étapes clés du développement. 

Pour couronner le tout, des rumeurs ont couru ce weekend comme quoi Aston Martin aurait songé carrément à déclarer forfait pour Melbourne. Même si cela semble peu probable étant donné les engagements contractuels, il se murmure que les monoplaces vertes pourraient s’éclipser très vite après le départ du grand prix en Australie.

Les rumeurs de vente

Ces problèmes, couplés à l’annonce de la cession des droits du nom « Aston Martin » à la structure AMR GP Holdings, contrôlée par Lawrence Stroll, a été interprétée  comme un signe que Stroll pourrait préparer une revente ou une restructuration autour de l’écurie.  Le CEO d’Aston Martin a déclaré publiquement que Lawrence Stroll ne prévoit pas de vendre son investissement – ni dans le constructeur automobile, ni par extension dans l’écurie de F1. Il a expliqué que la vente du nom n’est pas une stratégie de sortie, mais plutôt un moyen d’injecter des liquidités dans le groupe dans un contexte financier difficile. 

Depuis sa reprise en 2020, Lawrence Stroll n’a pas lésiné sur les moyens pour faire de l’écurie un top team, avec des investissements massifs dans les infrastructures et des recrutements de pointe. Sauf que les mauvais résultats de 2025 ont aussi fait baisser les revenus et l’écurie n’est pas rentable. Les investisseurs privés néanmoins voient clairement le potentiel de l’équipe. En juillet 2025, Aston Martin a été évaluée à 2,4 milliards de livres sterling (3,3 milliards de dollars américains) après qu’Aston Martin Lagonda Holdings ait accepté de vendre sa participation minoritaire dans l’équipe pour 110 millions de livres sterling afin d’injecter des liquidités dans la branche automobile.

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Hyundai investit massivement en Corée du Sud

Hyundai prépare un investissement de plusieurs milliards en Corée du Sud, axé sur l’IA, la robotique et l’hydrogène.

Hyundai Motor Group s’apprête à dévoiler un investissement de plusieurs milliards de dollars sur la côte ouest de la Corée du Sud, selon une source proche du dossier. Ce projet stratégique intervient dans un contexte d’accélération technologique pour le constructeur automobile, qui intensifie ses efforts dans l’intelligence artificielle, la conduite autonome, la robotique et les infrastructures liées à l’hydrogène.

L’annonce a immédiatement soutenu les marchés financiers. Les actions de Hyundai Motor Co. ont progressé de 10,5 %, tandis que celles de sa filiale Kia Corp. ont bondi de 15 %. Ces hausses font suite à des informations évoquant un investissement potentiel de 10 000 milliards de wons, soit environ 7 milliards de dollars, dans la région de Saemangeum au cours des cinq prochaines années. Un porte-parole du groupe a toutefois refusé de commenter ces éléments.

Un projet tourné vers l’IA et la robotique

Selon une seconde source, cet investissement viserait à développer plusieurs axes stratégiques : la robotique, la création d’un centre de données dédié à l’intelligence artificielle et la mise en place d’infrastructures liées à l’hydrogène. Ces orientations confirment la transformation progressive du constructeur automobile en acteur technologique, au-delà de la seule production de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

L’intégration de l’IA embarquée et des systèmes de conduite autonome constitue un levier central pour l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs investissent massivement dans les logiciels, les semi-conducteurs et les plateformes numériques afin d’améliorer l’assistance à la conduite, la sécurité active et les performances des véhicules. Dans cette optique, le groupe Hyundai Motor avait annoncé en octobre un accord avec Nvidia pour l’achat de jusqu’à 50 000 puces dédiées à l’intelligence artificielle. L’objectif est de bâtir une « usine d’IA » destinée à accélérer le développement de technologies embarquées, de solutions de conduite autonome, d’usines intelligentes et d’applications robotiques.

Cette stratégie s’inscrit dans une logique d’intégration verticale, où le constructeur automobile cherche à maîtriser à la fois le hardware, le software et les infrastructures numériques nécessaires aux véhicules de nouvelle génération.

Un engagement financier déjà annoncé jusqu’en 2030

Ce nouveau plan s’ajoute à un engagement financier plus large. En novembre, le groupe Hyundai Motor avait annoncé un investissement total de 125 200 milliards de wons en Corée du Sud sur la période 2026-2030. Cette décision intervenait après la finalisation d’un accord commercial entre Séoul et Washington réduisant les droits de douane américains sur les automobiles sud-coréennes de 25 % à 15 %.

À cette occasion, le président exécutif Euisun Chung avait évoqué le développement d’une « ville à hydrogène et IA » dans cette région côtière riche en énergies renouvelables. L’hydrogène représente en effet un axe stratégique pour le constructeur, notamment dans le cadre de la transition énergétique et de la diversification des motorisations alternatives.

Le projet prend également une dimension politique et territoriale. La région concernée constitue une base de soutien importante pour le président sud-coréen Lee Jae Myung, qui encourage les entreprises et les agences publiques à investir hors de Séoul afin de rééquilibrer le développement économique du pays.

Robotique et production industrielle

Au-delà de l’automobile, le groupe renforce son positionnement dans la robotique avancée. Propriétaire de Boston Dynamics, spécialiste des robots humanoïdes, Hyundai Motor a annoncé en janvier viser une capacité de production annuelle de 30 000 robots d’ici 2028. Cette montée en puissance industrielle illustre la convergence croissante entre industrie automobile, automatisation et technologies intelligentes.

Dans un contexte de transformation profonde du secteur automobile — électrification, connectivité, digitalisation des usines et conduite autonome — les investissements dans l’IA et la robotique deviennent déterminants. Les centres de données, les infrastructures énergétiques bas carbone et les capacités de production automatisées sont désormais au cœur de la compétitivité des constructeurs mondiaux.

Avec ce projet de plusieurs milliards de dollars, Hyundai Motor confirme son ambition de renforcer son ancrage industriel en Corée du Sud tout en accélérant sa mutation vers un modèle technologique intégrant intelligence artificielle, hydrogène et robotique. Les réactions boursières témoignent de l’attention des investisseurs à ces orientations stratégiques, perçues comme essentielles pour l’avenir du groupe dans un marché automobile mondial en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

Cet investissement confirme la transformation de Hyundai en acteur technologique global, au-delà du simple constructeur automobile. L’accent mis sur l’IA, la robotique et l’hydrogène s’inscrit dans les tendances lourdes du secteur. L’ampleur des montants engagés traduit une volonté de sécuriser l’innovation et la production sur le long terme. Reste à observer l’impact concret de ces projets sur la compétitivité et les volumes du groupe d’ici la fin de la décennie.

Crédit illustration : Hyundai.

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Marché auto février 2026 : -14,70 %, Renault décroche, les deux Clio devant la 208

Le marché automobile français n’est toujours pas sorti de son hiver. En février 2026, selon les chiffres AAA Data relayés par la PFA, 120 764 immatriculations ont été enregistrées. Cela représente une baisse de 14,70 % par rapport à février 2025 ! Et ce, bien que le nombre de jours ouvrés fut le même sur les deux années. Le constat est sans appel : la mécanique cale.

Dacia fait tousser Renault, Toyota et Volkswagen dans le dur

Parmi les groupes automobiles qui sous-performent le marché, le groupe Renault affiche un inquiétant -23,54 %, en total décalage avec les dynamiques observées ces derniers mois. Dacia, notamment, perd un tiers (!) de ses immatriculations par rapport à il y a un an. Et pourtant, la gamme a été renouvelée. Même Alpine recule lourdement, à -37,21 % !

Le « partenaire » de l’Alliance, Nissan, décroche carrément de 48 %. Moitié moins d’immatriculations en février 2026 qu’en février 2025 : une véritable claque. BMW ne fait guère mieux avec -24 %, pas plus que Toyota à -19,16 % ou encore le groupe Volkswagen à -16,79 %. La vague est large, et elle n’épargne presque personne.

Ce n’est pas le beau fixe chez Stellantis, mais c’est « moins pire »

Du côté de Stellantis, on observe un inversement de tendance. Les immatriculations reculent toujours, mais « seulement » de 7,33 %. Le groupe regagne donc des parts de marché dans un contexte dégradé. DS et Alfa Romeo, en revanche, chutent respectivement de 22,29 et 26,59 %.

Ce sont Fiat et Opel qui compensent, en voyant leurs immatriculations croître. Citroën limite la casse en maintenant des chiffres constants, contrairement à Peugeot qui recule de 20,71 %. Quand la marque principale en France tousse, c’est tout le groupe qui s’enrhume !

Quelques percées toutes symboliques

Daimler et Hyundai résistent aussi, bon an mal an, avec un recul d’environ 8 %. Parmi les rares hausses, Tesla retrouve un niveau plus conforme à ses standards avec 3 715 immatriculations. On peut également noter Geely à +14,52 %. Toutefois, les volumes restent symboliques pour l’instant, avec 784 Volvo immatriculées.

Depuis le début de l’année (2 mois), le marché automobile français se contracte de 11,1 % à 227 921 immatriculations. Le ralentissement s’installe.

Peugeot 208 ou la doublette Renault Clio V et Clio VI ?

Sur ces deux premiers mois de 2026, la (vieille) Peugeot 208 reste en tête des immatriculations avec 11 265 unités. À elle seule, elle représente un tout petit peu moins de 5 % de part de marché. En février, elle ajoute 4 828 mises à la route. La dauphine est la Clio V, encore bien présente dans les immatriculations, avec 8 281 unités sur les deux mois.

Toutefois, il faut y ajouter les 5 322 Clio VI, soit un total de 13 603 unités. Au final, la Clio est en réalité en tête. Le temps que le groupe Renault finisse d’écouler les Clio V, et la Clio VI devrait logiquement s’installer devant. En attendant, la Peugeot 2008 monte sur le podium avec 8 172 unités, contre 7 119 pour la Citroën C3 et 6 595 pour la Dacia Sandero. Coup de mou pour le best-seller de la marque roumaine, même talonné à 4 unités près par la Renault 5.

Un marché franco-français qui pédale dans la semoule

Fait notable : dans le TOP 10 provisoire, aucun groupe étranger. Toyota occupe les 11e et 12e places avec la Yaris et la Yaris Cross. Dans le TOP 15, seuls ces deux modèles percent ; tout le reste est composé de Peugeot, Renault, Citroën et Dacia. La Tesla Model Y, très loin en janvier avec 613 unités, effectue un spectaculaire rapproché grâce à un mois de février à 3 034 immatriculations. C’est plus que les 2 639 R5 E-Tech.

Encore anecdotiques, quelques modèles chinois apparaissent dans le top 100 par modèle : la MG ZS avec 1 253 unités (49e), la MG EHS (763 immatriculations), la XPeng G6 à 570 unités et 100e, ou encore la BYD Seal U avec 467 mises à la route sur les deux premiers mois de 2026. Des signaux faibles, mais à surveiller.

Immatriculations de VP neuves par marque

MarqueVolume février 2026Volume février 2025%Var
TOTAL MARCHE120 764141 570-14,70
STELLANTIS37 68840 669-7,33
ABARTH1996-80,21
ALFA ROMEO472643-26,59
CITROEN11 68011 576+0,90
DS9621 238-22,29
FIAT2 5661 598+60,58
JEEP825869-5,06
LANCIA12986+50,00
MASERATI711-36,36
OPEL3 2822 172+51,10
PEUGEOT17 74622 380-20,71
GROUPE RENAULT28 97537 898-23,54
ALPINE400637-37,21
DACIA8 15812 815-36,34
RENAULT20 41724 446-16,48
GROUPE VOLKSWAGEN17 30520 796-16,79
AUDI3 1333 504-10,59
BENTLEY27-71,43
CUPRA1 3371 847-27,61
LAMBORGHIN813-38,46
PORSCHE139329-57,75
SEAT8191 300-37,00
SKODA3 8043 593+5,87
VOLKSWAGEN8 06310 203-20,97
GROUPE B.M.W5 8547 715-24,12
B.M.W.3 9665 445-27,16
MINI1 8872 270-16,87
ROLLS ROYC10
GROUPE TOYOTA8 15410 086-19,16
LEXUS347445-22,02
TOYOTA7 8079 641-19,02
GROUPE FORD2 4633 135-21,44
FORD2 4633 135-21,44
GROUPE NISSAN1 6173 131-48,36
NISSAN1 6173 131-48,36
GROUPE DAIMLER2 3612 586-8,70
MERCEDES2 3352 528-7,63
SMART2658-55,17
GROUPE HYUNDAI5 6926 240-8,78
HYUNDAI3 3103 622-8,61
KIA2 3822 618-9,01
GROUPE GEELY836730+14,52
VOLVO784715+9,65
LOTUS48-50,00
POLESTAR360
LYNK CO127+71,43
GROUPE TATA8413+546,15
JAGUAR02-100,00
LAND ROVER8411+663,64
GROUPE SUZUKI1 2461 812-31,24
SUZUKI1 2461 812-31,24
GROUPE MITSUBISHI4085-52,94
MITSUBISHI4085-52,94
TESLA3 7152 395+55,11
AUTRES4 7344 279+10,63

Top 25 France par modèle de janvier à février 2026

RangModèleVolume
1PEUGEOT 208 II11265
2RENAULT CLIO V8281
3PEUGEOT 2008 II8172
4CITROEN C3 IV7119
5DACIA SANDERO 36595
6RENAULT RENAULT 56591
7PEUGEOT 3008 III6071
8RENAULT CLIO VI5322
9PEUGEOT 308 III5314
10RENAULT CAPTUR II5269
11TOYOTA YARIS4838
12TOYOTA YARIS CRO4745
13DACIA DUSTER 34164
14RENAULT SCENIC V4072
15RENAULT SYMBIOZ4002
16TOYOTA C-HR II3654
17TESLA MODEL Y3647
18CITROEN C5 AIR II3584
19PEUGEOT 5008 III3318
20CITROEN C3 AIRCR.3124
21VOLKSWAGEN POLO VI3096
22CITROEN E-C32790
23OPEL CORSA2549
24DACIA BIGSTER2414
25FORD PUMA2401

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Podcast 370: L’essentiel de la semaine 9

Marché auto européen : l’électrique progresse malgré un recul global des immatriculations

Le marché automobile européen marque le pas avec un recul des immatriculations. Pourtant, au milieu de cette morosité, l’électrique continue sa progression. Les constructeurs accélèrent leur transition malgré un contexte économique tendu. Une dynamique contrastée qui confirme que la mutation du secteur est bel et bien engagée.

Droits de douane : Trump contré par la Cour suprême, quel impact pour l’automobile ?

Coup de théâtre aux États-Unis : la Cour suprême des États-Unis annule des droits de douane instaurés sous l’ère Donald Trump. Une décision aux répercussions potentielles majeures pour l’industrie automobile mondiale. Les chaînes d’approvisionnement et les stratégies industrielles pourraient être revues. Un signal fort dans un contexte de tensions commerciales persistantes.

Allemagne – Chine : l’automobile au cœur du virage stratégique

Les relations entre Berlin et Pékin évoluent, et l’automobile se retrouve au centre du jeu. Entre dépendance industrielle et rivalité technologique, l’équilibre est fragile. Les constructeurs allemands doivent jongler entre opportunités commerciales et enjeux politiques. Un virage stratégique qui pourrait redessiner les flux industriels mondiaux.

22 milliards de perte pour Stellantis : Antonio Filosa règle-t-il ses comptes avec l’ère Tavares ?

Coup dur pour Stellantis avec 22 milliards d’euros de pertes. En toile de fond, la stratégie passée de Carlos Tavares est questionnée. Antonio Filosa amorce-t-il un changement de cap ? L’heure semble être à la remise à plat et à la clarification stratégique.

Pourquoi faire un décalaminage du moteur de votre voiture ?

Place à la pratique : le décalaminage moteur peut améliorer les performances et réduire la consommation. Cette opération vise à éliminer les dépôts de calamine accumulés avec le temps. Elle peut prolonger la durée de vie du moteur et limiter certaines pannes. Un entretien parfois méconnu mais potentiellement bénéfique.

Nissan révolutionne la batterie des véhicules électriques

Nissan annonce une avancée majeure dans la technologie des batteries. Objectif : plus d’autonomie, des coûts réduits et une meilleure sécurité. Une innovation qui pourrait accélérer l’adoption massive des véhicules électriques. La bataille technologique entre constructeurs s’intensifie.

Cette batterie révolutionnaire charge une moto électrique en 7 minutes seulement

Une recharge complète en 7 minutes pour une moto électrique : voilà qui change la donne ! Cette nouvelle génération de batterie promet un temps de charge quasi équivalent à un plein d’essence. Si la technologie se généralise, elle pourrait lever l’un des principaux freins à l’électrique. Une avancée spectaculaire à surveiller de près.

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22 milliards de perte pour Stellantis : Antonio Filosa règle-t-il ses comptes avec l’ère Tavares ?

filosa

Après une année 2025 marquée par une perte nette historique, Stellantis annonce un “reset” stratégique. Le nouveau directeur général, Antonio Filosa, évoque le coût d’une surestimation du rythme de la transition énergétique. Le groupe veut désormais élargir son offre entre électrique, hybride et thermique.

Des résultats 2025 lourdement affectés

En 2025, le chiffre d’affaires de Stellantis s’établit à 153,5 milliards d’euros, en recul de 2 % par rapport à 2024. Le groupe explique cette baisse par une évolution défavorable des taux de change et par une diminution des prix nets au premier semestre.

La perte nette atteint 22,3 milliards d’euros. Elle résulte principalement de 25,4 milliards d’euros de charges exceptionnelles enregistrées sur l’année. Ces éléments sont liés à un changement stratégique présenté comme un recentrage sur les attentes des clients.

La perte opérationnelle courante s’élève à 842 millions d’euros, avec une marge opérationnelle ajustée négative de 0,5 %. Le free cash-flow industriel est lui aussi dans le rouge, à -4,5 milliards d’euros.

Un second semestre en amélioration

Le deuxième semestre 2025, premier entièrement piloté par la nouvelle équipe de direction, montre une évolution différente selon le communiqué.

Le chiffre d’affaires progresse de 10 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le free cash-flow industriel reste négatif à -1,5 milliard d’euros, mais il s’améliore d’environ 50 % par rapport au premier semestre 2025 et de 73 % par rapport au second semestre 2024.

Stellantis indique disposer de 46 milliards d’euros de liquidités industrielles à la fin de 2025. Pour préserver la solidité du bilan, le conseil d’administration a autorisé la suspension du dividende 2026 et la possibilité d’émettre jusqu’à 5 milliards d’euros d’obligations hybrides.

Un “reset” stratégique assumé

Antonio Filosa, directeur général, estime que les résultats 2025 traduisent le coût d’une surestimation du rythme de la transition énergétique. En gros, il « charge la barque » de son prédécesseur Carlos Tavares pourtant très prudent sur le véhicule électrique.

Le groupe annonce un repositionnement visant à replacer la liberté de choix des clients au centre de son offre, avec une gamme couvrant véhicules électriques, hybrides et thermiques. En clair, comme d’autres constructeurs ayant cru finalement aux sirènes européennes et californienne du VE, Stellantis va de nouveau faire du thermique.

Stellantis met également en avant une nouvelle vague de lancements produits et l’introduction de nouvelles options de groupes motopropulseurs. L’objectif est d’élargir la couverture du marché dans plusieurs régions : Amérique du Nord, Europe élargie, Amérique du Sud, Moyen-Orient et Afrique.

Malgré une perte historique en 2025, cap maintenu sur 2026

Malgré les pertes enregistrées en 2025, Stellantis confirme ses perspectives financières pour 2026.

Le groupe prévoit une amélioration progressive du chiffre d’affaires net, de la marge opérationnelle ajustée et du free cash-flow industriel. Il anticipe également une progression entre le premier et le second semestre 2026.

La priorité affichée pour l’année à venir est l’exécution opérationnelle.

Notre avis, par leblogauto.com

C’est une opération somme toute classique que de charger son prédécesseur de tous les maux. En passant une grosse charge exceptionnelle, on met le groupe sous alerte. On peut ainsi plus facilement présenter un bilan mirifique l’année suivante.

Dans ces annonces, on a tout de même une bonne nouvelle, on devrait retrouver des groupes motopropulseurs modernisés, et même du diesel. Enfin.

Pour ceux qui regardent le cours de bourse, l’action STLA est passé de près de 27 € en mars 2024 à 6,50 € aujourd’hui deux ans plus tard. C’est peut-être le bon moment pour se positionner sur l’action. Si 2026 voit les comptes se redresser comme prévu, l’action pourrait bien retrouver de bons niveaux.

Glossaire technique

Free cash-flow industriel (IFCF)
Flux de trésorerie généré par l’activité industrielle du groupe. Il mesure la capacité de l’entreprise à financer ses investissements et son activité avec ses propres ressources.

Perte opérationnelle courante (AOI)
Résultat opérationnel ajusté. Il reflète la performance de l’activité avant éléments exceptionnels ou non récurrents.

Charges exceptionnelles
Dépenses ou dépréciations ponctuelles, liées à des décisions stratégiques ou à des événements spécifiques, qui ne relèvent pas de l’activité normale.

Obligations hybrides
Titres financiers à mi-chemin entre dette et capitaux propres. Ils permettent de lever des fonds tout en renforçant la structure financière.

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Renault Group : comment expliquer un bénéfice hors Nissan mais une perte nette record en 2025 ?

Malgré une activité en croissance et un free cash-flow positif, Renault Group affiche une perte nette de 10,9 milliards d’euros en 2025. En cause : l’impact comptable lié à Nissan.
Le constructeur maintient toutefois ses objectifs pour 2026 et vise une amélioration progressive de sa rentabilité à moyen terme.

Une activité en hausse dans un marché difficile

En 2025, Renault Group a vendu 2 336 807 véhicules dans le monde, soit une hausse de 3,2 % dans un marché en progression de 1,6 %. En cela, c’est un bon exercice.

Le chiffre d’affaires atteint 57,9 milliards d’euros, en croissance de 3,0 % (+4,5 % à taux de change constants). Les trois marques du groupe — Renault, Dacia et Alpine — progressent toutes.

Selon le communiqué, en Europe, Renault se positionne comme première marque française dans le monde et deuxième sur le marché VP + VU. Dacia atteint la deuxième place des ventes à particuliers. La Sandero devient le véhicule particulier le plus vendu en Europe tous canaux confondus. Ce n’est pas une première pour Dacia, c’est la confirmation d’un marché automobile à deux vitesses.

À l’international, la marque Renault enregistre une hausse de 11,7 %, notamment en Amérique latine, en Corée du Sud et au Maroc.

Une électrification en forte accélération

Le groupe poursuit son offensive sur les motorisations électrifiées. Attention, on parle de véhicules électrifiés et pas uniquement des 100 % électriques. Ainsi :

  • Ventes de véhicules électriques : +77,3 %
  • Ventes de véhicules hybrides : +35,2 %
  • Mix électrique : 14 % des ventes totales
  • Mix hybride : 30 %

La marque Renault atteint un mix électrique de 20,3 %. La Renault 5 a porté ce segment 100 % électrique.
Chez Dacia, les ventes d’hybrides progressent de 122 %.

Parmi les lancements récents cités figurent notamment la Renault 5 (leader du segment B électrique en Europe), la Renault Symbioz, la Dacia Bigster ou encore l’Alpine A290.

Une marge solide, mais un résultat net plombé par Nissan

La marge opérationnelle du groupe s’établit à 3,6 milliards d’euros, soit 6,3 % du chiffre d’affaires (contre 7,6 % en 2024). Une marge en recul, symptôme d’efforts consentis pour baisser les prix tout en augmentant les dotations des véhicules, a priori.

En revanche, le résultat net part du groupe ressort à -10,9 milliards d’euros. Un chiffre qui fait forcément peur. Cependant, il faut relativiser.

En effet, cette perte s’explique principalement par :

  • Une perte non cash de -9,3 milliards d’euros liée à l’évolution du traitement comptable de la participation dans Nissan
  • Une contribution négative de -2,3 milliards d’euros des entreprises associées

Hors impacts de Nissan, le résultat net s’élève à 715 millions d’euros. Ce n’est pas Byzance, mais c’est positif. Renault continue de payer la réorganisation de l’Alliance et le retraitement de la participation dans le constructeur japonais.

Un free cash-flow élevé et une trésorerie record

Le free cash-flow de l’Automobile atteint 1,5 milliard d’euros en 2025. Il inclut 300 millions d’euros de dividendes versés par Mobilize Financial Services.

La position financière nette de l’Automobile atteint un niveau record de 7,4 milliards d’euros au 31 décembre 2025.

Les stocks totaux s’établissent à 539 000 véhicules, considérés comme équilibrés par le groupe.

Objectifs 2026 : marge attendue à 5,5 %

Pour 2026, Renault Group vise :

  • Une marge opérationnelle d’environ 5,5 % traduisant un marché mondial compliqué
  • Un free cash-flow d’environ 1 milliard d’euros

Le groupe prévoit une croissance du chiffre d’affaires, portée par :

  • L’international
  • Les ventes à partenaires
  • La hausse du mix électrique
  • L’intégration complète de RNAIPL (Inde)

À moyen terme, Renault Group cible :

  • Une marge opérationnelle comprise entre 5 % et 7 %
  • Un free cash-flow moyen d’au moins 1,5 milliard d’euros par an

Une note de crédit relevée

Le 18 décembre 2025, S&P Global Ratings a relevé la note long terme de Renault SA au statut « BBB- » (investment grade), avec perspective stable.

Un dividende de 2,20 euros par action sera soumis à l’assemblée générale du 30 avril 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

Le bilan 2025 peut paraître très mauvais à première vue. Mais, si on ôte le poids négatif de Nissan, ce bilan n’est pas si mauvais. Toutefois, il semble demander quelques « ajustements » de la part de la direction et de François Provost. Ces ajustements risquent de « piquer » un peu avec des coupes budgétaires.

Du côté d’Alpine, l’avenir est – pour le moment – toujours 100 % électrique. La prochaine A110 sera un VEB et partagera sa plateforme avec la Renault 5 Turbo 3E. De la puissance, mais hélas du poids. Est-ce que ce sera la bonne équation ? Sans parler de survie de la marque, on ne peut s’empêcher de penser qu’il faudra que les ventes suivent sous peine de prises de décision radicales éventuelles.

Pour Dacia, la transformation d’une marque low cost en « achat malin » semble fonctionner. De quoi se dire qu’il y a de la place pour une déclinaison « entry » ou une nouvelle / ancienne marque pour remplacer les Logan et Sandero à moins de 8 000 € à l’époque.

Glossaire

Marge opérationnelle
Indicateur de rentabilité. Elle correspond au résultat d’exploitation rapporté au chiffre d’affaires.

Free cash-flow
Flux de trésorerie disponible après investissements. Il mesure la capacité d’une entreprise à générer du cash.

Taux de change constants
Comparaison financière neutralisant l’impact des variations de devises.

Mix produit / mix électrique
Répartition des ventes par type de véhicules (segments, motorisations).

Besoin en fonds de roulement (BFR)
Montant nécessaire pour financer le cycle d’exploitation (stocks, créances, dettes fournisseurs).

Investment grade
Notation financière indiquant qu’une entreprise présente un risque de crédit modéré.

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Podcast 369: L’essentiel de la semaine 8

Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenue dans votre rendez-vous hebdomadaire avec l’actualité automobile. Cette semaine : géopolitique et importations détournées, retour des modèles abordables, révolution des interfaces, bras de fer industriels et grands plans d’économies. Le monde auto est en pleine recomposition… et on vous décrypte tout ça !

Russie : les voitures passent par la Chine

Sous l’effet des sanctions, la Russie réorganise ses importations automobiles en transitant massivement par la Chine. Les flux commerciaux se redessinent, favorisant les constructeurs chinois. Ce contournement illustre la nouvelle géographie industrielle du secteur. Un bouleversement durable pour le marché russe.

La Chine interdit le volant yoke et met fin au tout tactile

La Chine durcit sa réglementation en interdisant les volants type “yoke” et en limitant le tout tactile. Pékin privilégie des commandes physiques pour des raisons de sécurité. Un signal fort envoyé aux constructeurs adeptes d’intérieurs minimalistes. L’ergonomie redevient un enjeu réglementaire majeur.

USA : retour en force des modèles de base

Aux États-Unis, les versions d’entrée de gamme retrouvent la faveur des consommateurs. Inflation et taux élevés poussent à la rationalité budgétaire. Les constructeurs réintroduisent des finitions plus simples et abordables. Le low-cost redevient stratégique sur le premier marché mondial.

L’État utilise enfin les radars pour traquer les non-assurés… mais seulement dans certains cas

En France, l’État exploite désormais certains radars pour identifier les véhicules non assurés. Le dispositif reste toutefois limité à des situations précises. Objectif : lutter contre un phénomène en hausse. Une évolution technologique au service de la sécurité routière.

Ford dépassé par BYD : un tournant mondial

Le constructeur américain Ford est dépassé en volumes par le géant chinois BYD. Un symbole fort du basculement industriel mondial vers l’Asie. L’électrique redistribue les cartes. La hiérarchie historique du secteur est en pleine mutation.

Bilan Volkswagen Group 2025 : nos entretiens exclusifs avec les dirigeants

Le Volkswagen Group dresse le bilan 2025 dans une série d’entretiens exclusifs. Entre transition électrique, pression concurrentielle et enjeux de rentabilité, les défis sont nombreux. Les dirigeants détaillent leur feuille de route stratégique. Un moment clé pour le premier groupe européen.

De la citadine à la familiale : Nissan propose une gamme électrique complète

Nissan déploie une offre électrique couvrant tous les segments, de la citadine à la familiale. La marque japonaise renforce sa position sur un marché ultra concurrentiel. L’objectif : capter un public élargi en quête d’alternatives thermiques. Une stratégie de couverture totale pour rester dans la course.

Entre recomposition géopolitique, montée en puissance chinoise, retour au pragmatisme budgétaire et grands plans d’économies européens, l’automobile vit une période charnière. Les équilibres historiques vacillent et de nouveaux лидeurs émergent.

C’était La semaine automobile par Leblogauto.com.
Merci de votre écoute, et à très vite pour une nouvelle plongée au cœur de l’actualité automobile ! 

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Droits de douane Trump annulés : quel impact réel pour les voitures importées ?

La Cour suprême des États-Unis vient d’infliger un revers majeur à Donald Trump en annulant une large partie des droits de douane qu’il avait imposés via une loi d’urgence. Une décision à forte portée politique et économique.
Mais pour le secteur automobile, la réalité est plus nuancée : les voitures et pièces détachées sont-elles réellement concernées ?

Une annulation… partielle

La Cour a estimé que l’exécutif ne pouvait pas utiliser l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) pour imposer des droits de douane généralisés sans validation claire du Congrès.

Résultat : les droits de douane “globaux” ou “réciproques” sont invalidés.
Mais les droits sectoriels, notamment ceux qui touchent l’automobile, ne reposaient pas sur ce même fondement juridique.

Pourquoi l’automobile est (pour l’instant) peu affectée

Les droits de douane visant les véhicules et pièces importés avaient été instaurés sous d’autres bases légales, notamment les mesures liées à la sécurité nationale (Section 232 du Trade Expansion Act). Ces annonces avaient créé pas mal d’émoi dans l’industrie automobile mondiale, surtout au Canada et au Mexique qui exportent énormément vers les USA.

Certains constructeurs ont alors lancé des programmes pour voir si une production aux USA était envisageable, d’autres préférant le bras de fer, quitte à prendre en charge la surtaxe.

Concrètement :

  • Les 25 % appliqués sur certains véhicules importés restent en vigueur.
  • Les pièces détachées et composants continuent d’être taxés.
  • Les chaînes d’approvisionnement ne bénéficient pas d’un allègement immédiat.

Cependant, le Président Trump a immédiatement réagit en prenant un nouveau décret instaurant 10 % de droits de douane applicable à tous les pays [Mise à jour : le Président Trump a même remonté le taux à 15 %]. Pas de droits réciproques, mais un droit pour tout le monde. Sauf que la loi sur laquelle s’appuie Trump cette fois, limite la décision à 150 jours. Passé ce délai, il faudra demander au Congrès, ce que se refuse de faire le Président. En effet, il est incertain d’avoir un vote favorable.

Ce que cela change quand même

Même si les droits auto restent en place, la décision pourrait :

  • Limiter la capacité future d’un président à imposer rapidement de nouveaux tarifs douaniers globaux.
  • Réduire l’incertitude réglementaire pour les industriels.
  • Influencer les négociations commerciales internationales.

Pour les consommateurs américains, cela ne signifie pas une baisse immédiate du prix des véhicules importés.

En revanche, pour les sociétés qui ont vu leurs biens être surtaxés par la décision jugée illégale de Trump, elles vont pouvoir réclamer le remboursement de centaines de millions, voire milliards de dollars. Une claque.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision est spectaculaire sur le plan politique, mais dans les concessions automobiles américaines, le changement ne sera ni immédiat ni radical. Pour l’industrie automobile mondiale qui exporte vers les USA, il est urgent d’attendre. Surtout qu’en novembre prochain, il y a les « midterms ». Ces élections de mi-mandat promettent, pour le moment, un revers pour Trump.

Il pourrait perdre la main mise sur certaines parties de l’Etat et être plus muselé dans ces décisions bravaches.

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