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PocketTerm35 : un terminal de saisie 3.5″ sous Raspberry Pi

Waveshare annonce le PocketTerm35, une sorte de terminal de saisie qu’on pilotera du bout des pouces. L’objet propose un écran IPS de 3.5 pouces en 640 x 480 pixels. Une dalle à la fois tactile et IPS qui va permettre une manipulation pratique de l’interface, mais qui surplombe surtout un délicieux petit clavier.

Le PocketTerm35

Le PocketTerm35

Comme sur les terminaux professionnels que vous avez sûrement croisés dans des entrepôts ou dans les mains d’un transporteur comme FedEx ou UPS. Ce clavier propose 67 petites touches caoutchouteuses en QWERTY. Il est accompagné par des touches fléchées et des boutons ABXY ainsi que des boutons de clic gauche et droit.

L’idée ici est de proposer un produit qui pourra répondre à beaucoup de scénarios d’usages portatifs. Pas forcément de remplacer un portable classique, mais plutôt de s’adapter à des besoins très spécifiques. De la gestion d’inventaire, par exemple en ajoutant un lecteur de code-barres au dispositif. Des centaines d’usages peuvent être imaginés qui vont du pilotage d’interfaces à la gestion d’outils industriels en passant par des aspects plus ludiques. L’objectif de base de Waveshare est d’en faire un outil de débug. Le genre de matériel qui permettra de piloter des serveurs à grands coups de lignes de commande directement face à une baie.

 On retrouve au dos de l’appareil une paire d’enceintes stéréo et des boutons supplémentaires pour le démarrage et le reset de l’engin1. Suivant la solution employée, la connectique va s’adapter mais on retrouve les ports classiques des cartes Raspberry Pi 4 et 5 modèle B que le PocketTerm35 va pouvoir embarquer. Quatre ports USB Type-A, un Ethernet Gigabit, le classique lecteur de carte microSDXC et le jack audio 3.5 mm.

Proposé suivant les versions à des tarifs allant de 87.99$ HT à 179.99$ HT, l’objet change de tarifs suivant deux grandes options. La présence ou non d’un Raspberry Pi 4 ou 5 et l’ajout d’une batterie en interne.

Kit  
PocketTerm35-Pi4 Raspberry Pi 4B 2 Go intégrée avec une carte MicroSDXC 64Go et une batterie  5000 mAh
PocketTerm35-Pi5 Raspberry Pi 5B 1 Go intégrée avec une carte MicroSDXC 64Go et une batterie  5000 mAh
PocketTerm35-RPI-ACCE Kit B (sans Raspberry Pi ni carte mais avec batterie 5000 mAh)
PocketTerm35-RPI-ACCE-EN Kit A (sans Raspberry Pi board, carte ni Batterie)

Un des points clés de cette offre est dans la possibilité de choisir sa carte et donc d’en changer. On peut acheter un PocketTerm35 « nu » et choisir entre un Pi 4 ou 5 ou passer de l’un à l’autre. On pourra éventuellement également choisir une autre carte compatible avec le format des solutions « B » de Raspberry Pi.

On retrouve donc un châssis en ABS couvert par une façade en aluminium de 16.85 cm de haut pour 9.35 cm e large et 3.7 cm d’épaisseur à son point le plus imposant au niveau de l’écran. Le PocketTerm35 emploie un microprocesseur Raspberry Pi RP2040 qui prend en charge plusieurs postes comme la gestion du volume et les touches du clavier.

La connectique de l’affichage emploie la sortie HDMI de la carte de base. La charge se fait en USB Type-C et des LEDs témoins indiquent le niveau de charge de sa batterie 5000 mAh.

Un wiki est disponible autour de l’objet.

Les caractéristiques du PocketTerm35 

Compatible board Supports Raspberry Pi 4B / 5
MCU Built-in RP2040 MCU for controlling functions such as the keyboard, brightness, and volume
Display 3.5inch 640 × 480 IPS display, supports HDMI interface
Touchscreen 5-point capacitive touch, optical bonding, G + G toughened glass panel, 6H hardness, I2C header
Audio Built-in 8Ω 2W speaker, 4PIN PH1.25 header, supports 3.5mm audio output
Keyboard 67 keys QWERTY silicone keyboard
Power Supports external USB-C charging port
Built-in 2PIN PH2.0 Batt header, Lithium Batt is optional
UPS power management supports charging and using simultaneously
Power Control Short press: turn on power
Double click: turn off power
Case material CNC-machined aluminum front cover
PC + ABS plastic back cover

PocketTerm35 : un terminal de saisie 3.5″ sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2026

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Geekworm X1208 : une extension RaspberryPi 5 qui propose stockage et batterie

L’extension HAT Geekworm X1208 débarque après de multiples dérivés de cartes proposant soit l’un, soit l’autre. On a croisé à la sortie des cartes Raspberry Pi 5 une floppée de solutions proposant un, deux, trois et même quatre ports M.2 pour ajouter du stockage. Des systèmes d’alimentation sans interruption ont également été proposés depuis fort longtemps pour ce type de cartes de développement. Mais je ne crois pas avoir déjà croisé ce type de 2-en-1.

Geekworm X1208 :

Geekworm X1208

La Geekworm X1208 est donc à la fois un onduleur et un moyen d’ajouter un port M.2 pour Raspberry Pi 5. Conçu pour offrir deux services dans un design ramassé capable d’être embarqué dans un boîtier sur mesure. L’idée est simple, permettre de stocker des données en quantité, mais également assurer leur survie et la poursuite des analyses en cas de coupure de courant.

Geekworm X1208 :

La carte d’extension s’alimente en USB Type-C avec du 5V/5A et alimente une batterie 1.5A 21700 Lithium Ion. Dans le même temps, les 40 broches GPIO du HAT vont se charger d’alimenter directement la carte Raspberry Pi. L’ensemble n’aura donc besoin que d’un seul câble, directement branché sur l’extension, pour fonctionner. Il ne faut donc pas alimenter la carte Raspberry Pi avec son propre port USB Type-C dans le même temps.

En plus de cette fonction d’onduleur, la carte Geekworm X1208 propose un port M.2 NVMe compatible avec les SSD aux formats 2230, 2242 et 2280 et capable de piloter des solutions de 4 To. La compatibilité est toujours la même, le RPi5 est officiellement compatible avec du PCIe 2.0 et peut débrider un PCI 3.0 officieusement.

La partie électronique de l’ensemble apporte son lot de fonctionnalités avec un changement de source d’alimentation à la volée pour passer sur batterie en cas de coupure. Elle propose également de dialoguer avec la carte RPi5. Si la panne dure trop longtemps, la X1208 enverra un ordre au système pour éteindre proprement l’ensemble à l’approche de la fin de réserve de batterie. Puis, à la reprise d’alimentation, elle pourra redémarrer l’ensemble et remettre une station en marche de manière autonome. Un ensemble de quatre LEDs permet de lire l’état de la batterie intégrée de manière très simple pour savoir dans quel état est votre système en temps réel.

La Geekworm X1208 utilise pour cela un système simple et brillant, des pins POGO viennent faire directement contact sur les broches du bouton de démarrage externe J2 de la carte, situées juste en dessous du connecteur de batterie.

Cela permet de simuler l’équivalent d’une pression sur un bouton externe très simplement. Le tout est largement documenté. Et un Github est également disponible avec les scripts Python nécessaires pour employer la carte et piloter les LEDs.

La carte Geekworm X1208 se combine avec un boîtier protecteur

La carte est apparue sur Amazon France le 9 avril à 52.25€, elle est compatible avec le boitier Geekworm X1207-C1 qui permettra d’enfermer l’ensemble dans une solution protégée des chocs et qui sera plus facile a intégrer dans un dispositif en situation. Le châssis mesure 9.28 cm de large pour 9.08 cm de profondeur et 4.28 cm d’épaisseur. Il propose des points d’accroche et même une compatibilité VESA pour se monter au dos d’un écran. Pour le moment, ce boitier n’est pas encore disponible sur Amazon mais le stock est en approche.

C’est une solution parfaite pour de nombreux montages. Pour des NAS, de la domotique, des systèmes d’enregistrement de données industriels et autres « stations » lâchées dans la nature. L’ensemble peut se coupler avec une alimentation sur batterie externe elle-même mise en charge par des panneaux solaires pour un maximum d’autonomie. Un lecteur avait bricolé un système du genre avec un Raspberry Pi 4 il y a des années pour piloter une solution utilisée à côté d’un refuge de montagne. Cela lui avait coûté pas mal de sueur, de soudure et de scripts. Je pense qu’il serait ravi de trouver une solution prête à l’emploi aujourd’hui.

Voir l’offre sur Amazon

Geekworm X1004 : un HAT double M.2 2280 pour Raspberry Pi 5

Geekworm X1208 : une extension RaspberryPi 5 qui propose stockage et batterie © MiniMachines.net. 2026

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Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison »

Le Bee Write Back fait partie de cette petite galaxie de solutions de « writer » destinées à la saisie de texte et pas grand-chose d’autre. C’est un choix délibéré et assumé par des utilisateurs qui veulent surtout pouvoir écrire en paix. Sans être tenté par un saut dans l’actualité ou dérangé par une notification qui les sortirait de leurs pensées.

Le Bee Write Back, jeu de mot assez bien trouvé, propose un clavier mécanique ortholinéaire associé à un petit écran AMOLED de 5.5″. Le boitier embarque une batterie et alimente un Raspberry Pi Zero 2 W pour piloter son système. C’est simple, sobre et ce n’est pas trop cher grâce en partie à un châssis en 3D. La facture s’élève à 200$ environ en tout et pour tout pour ce projet. 

Bee Write Back

Totalement Opensource, le projet est documenté de A à Z avec force détails. On retrouve la vidéo présentée ci-dessus qui montre l’assemblage et la réalisation de l’ensemble. Les différents éléments nécessaires à la construction de l’ensemble sont listés sur Github avec la liste des éléments nécessaires à l’assemblage de l’ensemble.

Le Bee Write Back prêt a être monté

Le Bee Write Back prêt a être monté

La présence d’un Raspberry Pi Zero 2 W dans le Bee Write Back ouvre d’autres usages que la simple saisie de texte et en réalité le projet Bee Write Back est exploitable pour une foule d’autres usages. On peut même l’imaginer dans d’autres formats avec des écrans plus grands, par exemple. La dalle AMOLED de 5.5″ affiche en 1280 x 720 pixels et annonce une luminosité de 300 nits. Ce qui autorise déjà l’emploi d’un vrai traitement de texte mais aussi le lancement confortable d’un terminal ou autres interfaces. La seule limite est dans les capacités du Pi embarqué, mais rien n’empêche de changer de carte de développement ou de connecter l’ensemble à un cœur de MiniPC, par exemple, comme une carte LattePanda ou autre.

Le document d'aide au montage fait preuve d'un rare didactisme.

Le document d’aide au montage fait preuve d’un rare didactisme.

Le Bee Write Back est une excellente base de travail pour mille  autres projets

Le clavier est compact, très compact, c’est en partie dû à l’agencement des touches. Il s’agit ici d’un format occupant 40% de la taille d’un clavier standard avec un touché mécanique grâce à l’utilisation de switches Gateron. Vous pouvez facilement adapter l’ensemble à vos propres besoins.  Changer le boîtier, le clavier, la carte de développement ou l’écran et construire le dispositif qui vous convient. C’est à mon avis une excellente base pour différents projets de ce type. Qu’il s’agisse d’une intégration dans un outil industriel, à même le plateau d’un bureau ou dans un véhicule. Je ne compte plus les emails au fil des ans me demandant des solutions d’intégration de ce type. Que ce soit pour des remplacements de solutions professionnelles ou des intégrations de loisir avec l’idée de piloter de la domotique, ce type d’outil peut facilement être détourné pour ces usages.

Le Dell Latitude 5490

Le Dell Latitude 5490

Pour un usage de vraie machine à écrire, je ne saurais que trop vous pencher sur une solution plus simple et plus évidente. Celle d’un ordinateur portable classique, par exemple d’occasion. On peut trouver un Dell Latitude 5490 de 14″ Core i5-8350U 8/250 Go sous Windows 11 pour 200€ avec 1 an de garantie. Une fois débarrassé de Windows et en ajoutant une distribution Linux basique avec un démarrage sur une suite bureautique, cela en fait un excellent outil de production de texte. Si vous évitez la tentation d’installer d’autres outils à côté, vous pouvez même rendre son stockage synchronisé en ligne très facilement. Il existe également la possibilité de recycler une vieille machine – un netbook par exemple – ou d’installer une seconde partition pour cet type d’utilisation. 

Source : Reddit et Liliputing

Ultimate Writer ou comment fabriquer une machine a écrire moderne

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison » © MiniMachines.net. 2026

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Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ?

Le Pironman 5 Pro Max ressemble à première vue à une voiture customisée maison telle qu’on en trouve parfois sur des parkings de zones industrielles Avec des ailerons en fibre de verre à l’aérodynamisme douteux, des LEDs en bas de caisse, un intérieur en velours épais, un klaxon sur le toit, des pots d’échappement en surnombre et, évidemment, un coffre rempli d’enceintes pour délivrer un maximum de watts.

Bref, le Pironman 5 Pro Max, c’est un boîtier pour Raspberry Pi 5, ordinateur intégré sur une petite carte pour des projets de hobbyiste, mais qui aurait dérivé vers des sommets de customisation. Proposé à 158.98 $ (136€) sur le site de Sunfounder, il embarque un ensemble de fonctions assez spectaculaires.

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le précédent modèle, lancé en 2024, était un boitier plus classique, assez sympathique avec une caisse en métal ouverte grâce à la présence d’une coque en acrylique. On pouvait donc admirer ses entrailles, sa carte Raspberry Pi, ses ventilateurs à LEDs RGB, son gros système de refroidissement et profiter d’un petit écran de contrôle ainsi que de son bouton de démarrage.

Proposé alors à 79.99$, je le jugeais déjà assez cher puisqu’il doublait le prix de la Raspberry Pi 5 de l’époque. Aujourd’hui, avec les dernières augmentations des cartes de développement, acheter un Pironman 5 Pro Max à 136€ et une RPi5 4Go à 130€ cela nous fait un joli total de 266€ qui ne semble pas vraiment très cohérent au vu des usages proposés. Parce que l’autre souci de ces boîtiers vient du côté décoratif qu’ils imposent. 

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le Pironman 5 Pro Max ajoute un écran tactile et une caméra à son châssis

On retrouve donc le même concept de châssis en métal avec une coque en acrylique. Le même bouton, la connectique avec le lecteur de cartes, des ports USB et Ethernet accessibles évidemment. Le bouton externe et le petit écran de contrôle de température, mémoire et occupation du SoC. La carte qui se connecte à la solution Pi5 propose toujours la gestion de deux stockages NVMe en PCIe. Bref, un clone du précédent modèle sur lequel le fabricant ajoute encore des éléments.

Une petite caméra 5 mégapixels sur le haut du châssis montée sur une charnière pour pouvoir ajuster son angle de vue, un écran de 4.3″ tactile en façade pour piloter la machine et un microphone. But de ces ajouts ? En faire une machine IA de type assistant. Les deux ports NVMe pouvant accueillir, par exemple, un stockage NVMe et une carte proposant un NPU comme la Hailo-8L. Une paire de haut-parleurs internes amplifiés par une carte dédiée permettra de restituer du son. Un capteur infrarouge est également présent pour le piloter à la télécommande.

Pour le constructeur, l’idée est de faire de votre RPi5 un outil IA interactif. Que le boîtier posé devant vous sur votre bureau se transforme encore et toujours en un pseudo-assistant IA comme un « Jarvis »  dans l’univers Marvel ou un HAL dans 2001 : l’odyssée de l’espace.

La période s’annonce compliquée pour ce boitier.

Outre son aspect de plus en plus « foire du trône », le boitier est devenu fort cher dans un contexte où investir dans un Raspberry Pi 5 n’est déjà plus vraiment une formule rentable. Il présuppose également des usages que l’utilisateur va avoir avec le système. Ce qui est, à mon sens, complètement contraire à l’esprit de ces cartes de développement. Où se cache le plaisir de monter ses propres projets avec un tel boîtier ? Il ne s’agit plus ici d’un ingrédient mais d’un plat déjà préparé. Cela peut convenir à des utilisateurs si la facture n’est pas trop salée, mais dans le contexte actuel cela parait compliqué.

Le Pironman 5 Pro Max propose toujours une reprise de ses broches GPIO et elles seront accessibles comme sur le précédent modèle. Mais qui va acheter un châssis de ce type pour le « défigurer » avec une nappe qui pendouille en façade ? Le boitier semble très bien construit et si je ne suis pas certain de la pertinence du projet, de faire d’un RPi5 un assistant IA sous OpenClaw associé à DeepSeek, Ollama et autres… je ne peux pas nier la qualité globale de l’engin.

Certains exemples d’usages mis en avant sont un peu étranges. Comme si on cherchait à manger un yaourt avec une pelle. Piloter une imprimante 3D avec Octoprint depuis une carte Raspberry Pi 5 dans un boîtier de ce type alors qu’un Raspberry Pi 3 ou une carte Pi Zero 2 suffisent largement une fois logées dans un boitier… imprimé en 3D.

Le côté « console de jeu » ou « lecteur vidéo » sur un écran de 4.3″ à l’angle fixe et peu ergonomique est tout aussi étrange. On doute réellement de la pertinence de tous ces usages. Surtout quand un RPi5 peut être facilement accroché à un écran mobile de 15.6″ FullHD vendu une soixantaine d’euros.

J’ai juste cette drôle d’impression de voir un projet qu’un passionné n’arrive pas à laisser tomber pour passer à autre chose. Ces maquettes superbes qui finissent par être tellement surchargées qu’elles perdent leur ligne. Ces designs qui démarrent bien mais qui se voient gâchés par des détails ajoutés au dernier moment parce que leur auteur n’a pas su ranger ses outils quand tout était déjà abouti. 

Bref, c’est un boîtier complet, bien construit, intéressant dans ses fonctions, mais qui ne va plaire qu’aux gens d’un tout petit cercle. Ceux qui ont les compétences logicielles pour en tirer partie d’un côté, ceux qui auront les moyens d’investir la somme demandée et surtout ceux qui n’auront pas envie de définir eux-mêmes le matériel dont ils ont exactement besoin pour leur projet. Et cela ne fait finalement qu’une poignée d’utilisateurs.

Je suis plus convaincu par une solution comme le Pironman 5 Mini, qui est un petit boitier simple, efficace et moins cher pour les RPi. À mon avis, un bien meilleur investissement pour protéger sa carte de développement et lui ouvrir des fonctionnalités externes.

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ? © MiniMachines.net. 2026

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Le TV Stick Lite ajoute facilement un RPi CM5 à votre écran

Le TV Stick Lite est une idée intéressante, ce support permet d’embarquer un RPi Compute Module 5 et de lui fournir un port HDMI mâle pour qu’il se connecte directement à un téléviseur à la manière d’un Chromecast ou d’une Fire TV. 

TV Stick Lite

TV Stick Lite

Proposée par Makerfabs, la solution est listée à 35$ HT et offre tout un panel d’usages intéressant. En premier lieu, c’est un véritable ordinateur qui sera exploitable directement avec un simple périphérique de saisie. Cela offre la possibilité d’utiliser facilement un écran, quel qu’il soit, comme une machine d’appoint avec un appareil que vous gardez dans votre poche. Mais cela ouvre également tout un tas d’usages spécialisés avec des outils spécifiques intégrés au TV Stick Lite et évidemment bien plus larges que ce que proposent les clés sous Android et ses dérivés.

Quelques GPIO sont disponibles, on peut voir les mentions GND, 18, 10 ,11 en haut de l'image. Elles vont servir à piloter une solution "Ambilight" sur une base de LEDs WS2812 ou WS2801.

Quelques GPIO sont disponibles sur un connecteur, on peut voir les mentions GND, 18, 10 , 11 en haut de l’image. Elles vont servir à piloter une solution « Ambilight » sur une base de LEDs WS2812 ou WS2801.

Le Raspberry Pi Compute Module 5 propose de 2 à 16 Go de mémoire vive LPDDR4-4267 pour alimenter un SoC quadruple cœur Broadcom, un stockage eMMC pouvant aller jusqu’à 64 Go et un module sans fil Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0.  Une fois sur le TV Stick Lite, il récupère un lecteur de cartes MicroSDXC pour augmenter ses capacités. Un port USB Type-C servira à alimenter l’ensemble et permettra de faire circuler des données. Je doute qu’un port USB de téléviseur puisse suffire à piloter l’ensemble, il faudra passer par une alimentation externe assez solide pour le gérer. Deux USB 3.0 Type-A pourront recevoir aussi bien une clé USB qu’un clavier ou une manette de jeu. Un capteur infrarouge pour un pilotage à la télécommande est également présent. Son placement nécessitera de ne pas cacher le TV Stick Lite derrière un écran.

Le capteur infrarouge se voit sur cette image, c'est le petit dôme noir en haut à droite sous le port USB.

Le capteur infrarouge se voit sur cette image, c’est le petit dôme noir en haut à droite sous le port USB.

Un TV Stick Lite comme support de cours ou console de poche ?

L’idée est originale et elle peut intéresser beaucoup de profils. On imagine que le TV Stick Lite pourrait venir équiper des écrans d’information facilement en se cachant derrière un téléviseur. Cela peut également être un bon moyen de communication pour des gens à la recherche d’un ordinateur complet pour faire des présentations ou des cours de technique informatique. Pour du streaming de jeu comme pour de l’émulation d’anciennes consoles également, le TV Stick Lite pourrait convenir. Reste que pour le moment les solutions Raspberry Pi Compute Module 5 ne sont franchement pas données. Ce qui limite beaucoup le déploiement de ce concept.

Des informations supplémentaires sur ce module sont disponibles sur Github. Je suppose qu’on devrait rapidement voir apparaitre des fichiers de boitiers à imprimer soi-même pour cet appareil.

Le TV Stick Lite ajoute facilement un RPi CM5 à votre écran © MiniMachines.net. 2026

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Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC

On en plaisantait avec l’autre Pierre sur Bluesky, lancer une Raspberry Pi 4 3Go un premier avril n’est pas une bonne idée. Malgré la promesse qu’il ne s’agissait pas d’une blague, le doute subsistait. C’est d’autant moins drôle que s’il ne s’agissait vraiment pas d’une blague, cela signifiait que le marché des SBC faisait un pas de plus vers sa tombe.

Pas de surprise ici, la Raspberry Pi 4 3Go est annoncée comme une solution pour compenser la forte hausse des composants. Dans le même esprit que la version 1 Go de la Pi 5 annoncée en décembre dernier. Les cartes de développement sont particulièrement touchées par ces hausses. Beaucoup plus que les PC plus traditionnels. Et pour cause, leur équipement est à l’os. Pas de boîtier, pas de stockage, pas de logiciel, pas de batterie, pas de superflu pour encaisser une partie du coût global. Si on additionne ce qui équipe une carte comme une Raspberry, on a un peu de quincaillerie technique de ports et des composants, un SoC Broadcomm, de la mémoire vive et un circuit pour la gestion du sans-fil. Il doit bien y avoir quelques royalties diverses en plus mais d’un point de vue tarif, sans compter le montage et la R&D, les cartes n’ont pas de surcoût.

Raspberry Pi 4 3Go

C’est un gros avantage en règle générale car cela permet de tirer les prix vers le bas. Mais en cas de perturbations comme en ce moment, c’est évidemment beaucoup plus compliqué. Si la mémoire vive occupe une partie importante du prix de votre carte par exemple, le fait qu’elle augmente considérablement aura un impact extrêmement fort sur l’ensemble. La solution Raspberry Pi 4 3Go permet de diminuer la pression.

Produit Capacité (RAM) Augmentation de prix
Raspberry Pi 4 et 5 4 Go 25 $
Raspberry Pi 4 et 5 8 Go 50 $
Raspberry Pi 5 16 Go 100 $
Raspberry Pi 500 (unité seule et kit) 50 $
Raspberry Pi 500+ (unité seule) 150 $
Raspberry Pi 500+ (kit) 150 $
Compute Module 4 et 4S 1 Go 11,25 $
Compute Module 4, 4S, 5 2 Go 12,50 $
Compute Module 4, 4S, 5 4 Go 25 $
Compute Module 4, 4S, 5 8 Go 50 $
Compute Module 5 16 Go 100 $
Kit de développement pour Compute Module 5 25 $
Raspberry Pi AI HAT+ 2 50 $

Cela se ressent particulièrement chez Raspberry Pi qui augmente le tarif de ses produits de manière importante. 100$ de plus pour le Compute Module 5 16 Go, 150$ pour le Raspberry Pi 500+ Kit, 100$ pour le RPi 5 16 Go, 50$ pour les versions RPi 4 et 5 en 8 Go. C’est énorme, surtout si on additionne cela aux augmentations qui ont déjà eu lieu. Les anciennes cartes sous LPDDR2 ne sont pas affectées par la hausse. 

En plus de ces annonces de hausses généralisées, la Raspberry Pi 4 3Go est annoncée. Auparavant cette carte était disponible en 1, 2, 4 et 8 Go de mémoire vive LPDDR4. Une nouvelle solution 3 Go est donc bien mise à disposition du public. A un prix élevé mais moins important que la 4 Go. 83,75 $ HT c’est le tarif annoncé pour cette nouvelle solution. La version 4 Go est à 120€ en France pour le moment mais elle est en rupture partout. Elle devrait donc augmenter de quelques dizaines d’euros d’ici peu et probablement atteindre les 150€. La version 3Go devrait logiquement coûter entre 90 et 100€ pièce.

Raspberry Pi 4 3Go

Raspberry Pi 4 3Go : une rustine technique sur une problématique bien plus globale

L’idée de cette Raspberry Pi 4 3Go est de tenter de conserver un produit « relativement abordable » pendant la crise de la mémoire vive. La marque qui a fait sa réputation autour de deux grandes idées n’en a plus qu’une à mettre en avant. Son projet d’ordinateurs personnels ouverts et capables de piloter des projets externes existe toujours. Mais l’idée de proposer une solution à la portée de toutes les bourses a désormais fait long feu.

On ne jettera pas la pierre à la marque sur ce point, elle subit une inflation énorme du prix de ses composants comme tout le monde. Son volume se compte en millions d’unités chaque trimestre et il ne lui était pas possible de stocker des modules de mémoire pour faire face à cette crise. Reste que la marque a perdu son attrait. Les forums et autres communautés autour du projet Pi sont moins vifs, parfois déserts. Certaines communautés très actives proposaient de nouveaux projets originaux chaque semaine. Aujourd’hui, on retrouve surtout des demandes d’aide sur des bugs variés. 

Il y a un an jour pour jour, le site  Tomshardware.com avait une rubrique "Raspberry Pi" sur sa page d'accueil. Elle a depuis des mois totalement disparu.

Il y a un an jour pour jour, le site Tomshardware.com avait une rubrique « Raspberry Pi » sur sa page d’accueil. Elle a depuis des mois totalement disparu.

Les constructeurs proposaient des extensions en tous genres avec des possibilités nouvelles ou des optimisations de produits existants. Aujourd’hui, l’actualité autour des Pi se réduit à peau de chagrin. En conséquence, certains sites qui avaient des rubriques Raspberry Pi sur leur page d’accueil les ont fait disparaitre au profit d’autres produits.

Cette apparition d’un Raspberry Pi 4 3Go ne changera pas la donne. Si l’ajout d’une carte Pi à 40€ dans un panier pour monter un projet, tenter l’aventure d’un Linux ou pour développer ses propres idées ne posait aucun problème. Devoir débourser plus du double fait beaucoup plus réfléchir. Surtout si on prend en compte les « petits » à-côtés nécessaires à la mise en production de ces cartes : carte mémoire, alimentation, câbles et éventuel boitier. Les MiniPC low-cost avaient déjà fait énormément de mal à l’offre jusqu’à la moitié 2025, la hausse des prix des composants semble vouloir l’achever.

Raspberry Pi n’est pas seul à souffrir

Le monde des SBC tout entier est en pleine déconfiture. Alors que les pages de Minimachines étaient rythmées par des annonces de SBC en pagaille à la même époque l’année dernière, le marché est au point mort. Raspberry Pi peut compter sur son nom et son volume pour assurer son stock. La marque dispose également d’un énorme carnet de clients professionnels qui paieront des cartes quoi qu’il arrive. L’intégration de ces produits dans des engins industriels étant, pour le coup, une goutte d’eau dans le prix global des machines vendues.

Mais les autres constructeurs de SBC qui se sont largement engouffrés dans le sillage des Pi souffrent. La mémoire a non seulement explosé en tarif, mais leur capacité d’achat est sans aucun rapport. Certains ne se font plus livrer depuis des mois. D’autres n’ont des composants mémoire qu’au compte-gouttes. Certains réfléchissent à proposer des supports SODIMM sur leurs solutions… puis finissent par jeter l’éponge devant la difficulté technique et le fait que cela ne résoudrait finalement rien au problème pour le client final. Un petit tour sur les boutiques de ces marques montre des étals vides, des produits à commander mais sans date précise de livraison…

Des fabricants ont déjà quasiment changé de métier, travaillant dans l’ombre à la conception de circuits pour d’autres entités. Reléguant leur métier de développeurs de cartes au second plan.  D’autres ne savent pas vraiment comment s’en sortir à moyen et long terme. Enfin, certains ont décidé de ne plus sortir de nouveautés dans ces conditions. Une nouvelle carte trop chère n’aurait aucun succès. « Ce serait aller droit dans le mur ». Entre l’incertitude des livraisons, les augmentations de prix au dernier moment et le risque de ne rien vendre… Beaucoup s’abstiennent.

Des puces de mémoire LPDDR4 Rayson, celles qu'utilise Raspberry Pi pour ses cartes

Des puces de mémoire LPDDR4 Rayson, celles qu’utilise Raspberry Pi pour ses cartes

Une situation « temporaire » qui risque de s’éterniser

Raspberry Pi indique que ces hausses sont conjoncturelles et je veux bien les croire. La marque n’a aucun intérêt à s’éloigner des objectifs de base qui ont fait son succès. Lorsque la mémoire baissera de prix significativement et sur la durée, la marque baissera le prix de ses produits. Reste à savoir quand cette baisse interviendra. Si pour Raspberry Pi, l’appui industriel sauvera sans doute la situation, une crise de composants qui se prolongerait trop longtemps fera sans doute des ravages sur de nombreuses autres marques du marché.

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Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B : un boitier RPI CM5 fanless

Le CM5-DUAL-ETH-BOX-B est un boîtier métallique compact qui permet d’embarquer un Raspberry Pi Compute Module 5. Parmi ses particularités, on retrouve un fonctionnement dénué de toute ventilation active et la promesse d’un double Ethernet. Le tout piloté par la longue expérience de la marque Waveshare.

CM5-DUAL-ETH-BOX-B

Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B

Des éléments qui qualifient le CM5-DUAL-ETH-BOX-B pour de nombreux usages et en particulier comme solution réseau pour intégrer des fonctions particulières sur celui-ci. Évidemment, cela reste une solution Linux tout à fait sympathique pour devenir un MiniPC complet de bureau à la fois sobre, discret et facilement escamotable pour un poste classique mis à la disposition du public, par exemple.

L’objet mesure 10.1 cm de large pour 6.2 cm de profondeur et 2.34 cm de haut. Juste de quoi faire entrer le Compute Module 5 sur la carte mère dédiée intégrée qui va lui fournir toute sa connectique. La partie métallique du boîtier vient alors se positionner sur le SoC de la carte pour le refroidir de manière passive. 

La connectique liste un ensemble intéressant avec en façade un USB 3.2  Type-A, un lecteur de cartes MicroSDXC et un bouton de démarrage. A l’arrière on retrouve un USB 2.0 Type-A, une sortie HDMI, deux ports Ethernet Gigabit en 1 Gigabit et 2.5 Gigabit aux chipsets non détaillés. En interne on retrouve en plus un port M.2 2280 NVMe PCIE 3.0 x1 également compatible avec des SSD 2230 et 2242. Ainsi que les habituelles 40 broches GPIO pour piloter des modules externes ainsi que des MIPI CSI et DSI pour connecter un écran et une caméra. On remarque également un brochage d’entrée pour une alimentation d’horloge sur batterie qui s’avère être un des points clé de la solution.

Un CM5-DUAL-ETH-BOX-B plein de petites attentions

En plus de tout cela, sur la face avant, on remarque un petit trou estampillé « STAT » qui cache une LED deux couleurs qui va renseigner sur le statut du dispositif. Dépourvu de tout système de ventilation, ce sera le témoin de l’activité de l’engin. A l’arrière, un petit interrupteur « BOOT » permettra d’engager la carte mère en mode de mise à jour de firmware.

Des espaces sont disponibles pour laisser passer les connecteurs nécessaires pour les MIPI (sous la connectique arrière ou les broches (via une trappe sous le boitier) de manière à profiter pleinement du CM5-DUAL-ETH-BOX-B. Je suppose qu’au vu de la connexion en PCIe x1 et de l’étroitesse du châssis, il sera préférable d’intégrer un SSD avec peu de dégagement thermique.

Un Wiki très complet est disponible sur le site de la marque nous détaille plein d’aspects concernant le support logiciel des différents éléments intégrés. On apprend par exemple que tout fanless qu’il soit, ce boîtier permet de piloter un ventilateur qu’on pourra éventuellement disposer par-dessus le châssis. Cela offrira la possibilité de faire face à des cas de températures anormales quand, par exemple en plein été, les relevés de température atteignent des points trop importants. Tout en laissant l’appareil fonctionner passivement le reste du temps. Autre usage décrit, assez intéressant, le pilotage complet de l’ensemble via l’utilisation de son horloge interne. Il sera possible de réveiller ou d’éteindre le CM5 à heures fixes, ce qui colle parfaitement bien avec un usage en public.

L’ensemble n’est pas donné, le boîtier est vendu 72.99$ HT sur le site de la marque. Mais il faut prendre en compte le châssis métallique et la carte mère intégrée. La dépense sera sûrement importante pour un particulier mais pas si délirante pour un pro qui veut intégrer des Compute Module 5. Pour des usages publics, des intégration de panneaux d’information ou pour toute solution nécessitant un fonctionnement le plus discret possible, cela reste un boîtier intéressant.

Waveshare CM5-DUAL-ETH-BOX-B : un boitier RPI CM5 fanless © MiniMachines.net. 2026

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Concours - Gagnez une Raspberry Pi 5 avec Macé Robotics

À l’occasion de ses 10 ans de Macé Robotics, l’entreprise organise un concours qui se déroulera jusqu'au 26 février 2026.

Macé Robotics est une entreprise individuelle fondée et gérée par moi-même (Nicolas), basée en Bretagne, spécialisée dans la conception et la réparation électronique, aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers. Depuis 2016, je fabrique aussi du matériel Open Source également des robots mobiles Open Source destinés à l’enseignement supérieur et à la recherche. Ces robots sont basés sur un système Linux (Raspberry Pi OS), intégrant une carte Raspberry Pi ainsi qu’un microcontrôleur (Pico) dédié à la gestion des moteurs et des capteurs. J’utilise la suite logicielle KiCad sous licence GNU GPL (https://www.kicad.org/) pour la conception des circuits imprimés de ces robots.
Ces robots sont principalement utilisés dans les filières de génie informatique afin de faciliter l’apprentissage du système Linux, des réseaux informatiques et du langage Python à travers des projets concrets et ludiques.

Attribution des lots par tirage au sort :

→ 1er lot : une carte Raspberry Pi 5 (2 Go)

Raspberry Pi5

→ 2e lot : une carte Raspberry Pi Pico 2W

La livraison est offerte en France.

Retour sur la course de robots – Saint-Brock Robot Race d'une dépêche précédente

Suite à la dépêche de décembre 2024 concernant l’organisation de la course de robots mobiles, voici quelques retours sur cet événement : malgré plusieurs annulations d’écoles survenues quelques semaines avant la compétition, la course a tout de même pu avoir lieu.

Environ quinze participants ont pris part à la compétition. Parmi les robots engagés, on comptait un robot DIY piloté par un microcontrôleur ESP32, aux côtés de plusieurs robots basé sur Raspberry Pi, offrant ainsi une belle diversité technologique.

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