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WARDOGS détaille sa métaprogression : du bon et du moins bon

Le mois dernier, on vous parlait des réponses, a priori sincères, des développeurs de WARDOGS à pas mal de questions que les joueurs se posent. Pour rappel, il s’agit d’un projet de milsim à 100 joueurs basé sur le mod King of the Hill d’ArmA 3. Il y a quelques jours, ils ont repris le même format, mais en se focalisant presque uniquement sur la partie métaprogression, c’est-à-dire tout ce qui se passe entre les parties. On va d’abord évacuer ce qui n’en relève pas, comme la volonté de positionner le jeu plus proche d’ArmA Reforger que de Battlefield, notamment avec une simulation « réaliste » des projectiles, comme le bullet drop, les ricochets ou la pénétration.

Comme c’est une série de questions/réponses, voici un résumé en liste, comme la dernière fois :

  • On pourra échanger l’argent gagné en jeu contre des lingots d’or (qui restent après chaque wipe/saison), eux-mêmes échangeables contre des cosmétiques qui restent aussi dans le compte. On pourra faire cet échange quand on veut, au gré de fluctuations qui ressemblent à une sorte de jeu de la bourse. Les développeurs veulent encourager les joueurs à surveiller le marché pour faire la transaction au bon moment. Potentiellement une belle idée de con, même si ça restera optionnel.
  • On débloquera des points de compétence probablement liés à la classe que l’on joue, et qui seront également permanents.
  • Un marché noir permettra de soudoyer des marchands d’armes pour obtenir des kits en jeu, ou de placer des paris sur ses propres performances en match pour sans doute gagner de l’argent supplémentaire.
  • On pourra acheter des usines d’armes ou de véhicules pour produire son équipement à moindre coût ou le revendre à d’autres joueurs.
  • On disposera d’un « coffre », un inventaire externe aux parties, que l’on pourra agrandir, et qui pourra contenir de l’équipement. Ce dernier pourra être emporté en partie sans avoir à le payer, contrairement à tout le reste.

Les développeurs insistent sur le fait qu’ils veulent proposer quelque chose de familier, mais tout de même original. Mais on a surtout l’impression qu’ils se dispersent dans beaucoup trop de directions, au lieu de se focaliser sur le core gameplay, qui a intérêt à déboîter s’ils veulent se faire une place entre les mastodontes. Ils répètent que leur objectif n’est pas d’être un Battlefield-killer et estiment toujours pouvoir survivre avec une base de 3 000 à 10 000 joueurs. Certes, la proposition globale est intéressante, mais l’objectif semble tout de même un peu ambitieux.

La sortie en accès anticipé de WARDOGS est prévue pour cette année, sans plus de précisions, mais des playtests sont a priori régulièrement organisés. Sinon, vous pouvez aussi ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam s’il vous intéresse.

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Call of the Elder Gods, la suite de Call of the Sea, sortira le 12 mai

On avait apprécié sa démo pendant le Steam Néo Fest de février, Call of the Elder Gods a désormais une date de sortie : ce sera le 12 mai prochain. Comme son prédécesseur Call of the Sea, c’est un walking-sim dans l’univers de Lovecraft, mâtiné d’énigmes et avec une direction artistique plutôt réussie, notamment grâce à son cel shading du plus bel effet. D’après les différentes vidéos de présentation et la démo – toujours disponible –, il est possible qu’il y ait un peu plus de challenge que dans le premier opus, ce qui ne serait pas un mal.

On n’a pas forcément grand-chose à vous dire de plus, alors, si comme nous, vous ressentez l’appel des profondeurs indicibles, vous pouvez ajouter Call of the Elder Gods à votre liste de souhaits Steam.

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Salauds de jeunes !

Un papier intéressant d’Anna Siaredzich, cofondatrice de Swame Art Inc, chez nos confrères du site Gamesindustry revient sur les conséquences de la vague de licenciements sans précédent dans l’industrie du jeu vidéo (près d’un quart des emplois, selon un rapport GDC). Selon elle, au-delà des drames humains impliqués, c’est une réelle perte de savoir-faire institutionnel, de capacité de décision et de jugement, car beaucoup de ces emplois étaient ceux de seniors. Or, si les promesses de l’IA – ou ses mirages – sont tournées vers l’automatisation (et le coût moindre) de tâches, elle estime que « l’automatisation ne supprime pas la complexité ; elle la déplace ». En gros : sous pression, même si la production avance, la résolution des problèmes rencontrés repose sur les vieux de la vieille, ceux qui ont assez de bouteille pour lever les ambiguïtés et assurer le lien entre les sources, les équipes et les étapes. Bref, la future stabilité repose, pour Anna, sur la pérennisation des emplois des plus vieux, une bonne nouvelle pour ackboo et Ivan Le Fou. P.
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The new Pope

Lucas Pope a peur. Il regarde par-dessus son épaule en permanence, guette les mouvements autour de lui, sursaute au moindre bruit. La star des jeux indés n’a pas peur des feux de la rampe, mais de Skynet qui le surveille. Lors d’un épisode du podcast Mike & Rami Are Still Here, avec Mike Rose et Rami Ismail, il a avoué ne pas trop s’épancher sur les détails de son jeu en développement, de peur de se faire piquer son concept par l’IA. En gros, Lucas craint que ses interviews ne deviennent des prompts pour ChatGPT ou Gemini. « Ce n’est pas une règle stricte », précise-t-il, ce qui signifie que son silence est, sans doute, aussi lié à sa faible envie de révéler trop de choses trop tôt, ou tout simplement de se taper des interviews trop longues à longueur de temps. Moscou se refuse à tout commentaire. P.
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Le développement de Fortune’s Run peut reprendre : sa créatrice est sortie de prison

La développeuse de Fortune’s Run est finalement sortie de prison au bout d’un an seulement. En effet, on vous parlait de trois ans en janvier 2025, mais elle a pu obtenir une liberté conditionnelle il y a quelques jours. Autre erreur de jugement de notre part : sa motivation après une quinzaine de mois derrière les barreaux n’a pas été émoussée, bien au contraire. Dans un billet de blog Steam, elle annonce vouloir reprendre le développement là où il s’était arrêté, avec un objectif de version 1.0 pour avril 2027. Pour rappel, voici ce que ça donnait en 2023, lors de la sortie en accès anticipé :

Le jeu était alors très imparfait, et la notion d’immersive sim un peu galvaudée. Au fil des mois jusqu’à début 2025, le jeu avait tout de même su s’améliorer, d’après les retours. On espère que le projet va donc reprendre de plus belle et combler les nombreuses lacunes encore présentes.

En attendant d’en voir plus, et si vous êtes confiants, vous pouvez retrouver Fortune’s Run sur Steam à 20 €.

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Miracle de l’après Pâques ! I Am Jesus Christ est revenu parmi nous ce 2 avril

Depuis l’an 2019, I Am Jesus Christ n’a cessé de mettre à rude épreuve la foi de ses fidèles joueurs et chaque fenêtre de sortie annoncée était une lueur d’espoir qui malheureusement s’amenuisait avec le temps. À moins d’un miracle, il commençait à être difficile de croire que le jeu narratif sur la vie de Jésus de Nazareth puisse voir le jour. Cependant, très chers frères et sœurs, vous qui n’avez jamais douté ne serait-ce qu’une seule fois, sachez qu’I Am Jesus Christ est revenu parmi nous ce 2 avril comme cela avait été annoncé par les apôtres du studio Space Boat. Sur la plateforme du saint patron Gaben, les hommages sont globalement très positifs, même si certains païens ont craché leur venin soulignant le minimalisme du gameplay, les graphismes moches, le mauvais acting et les bugs, comment osent-ils ? Heureusement, le studio a récemment posté un billet de blog Steam annonçant des améliorations sur le jeu d’acteurs et l’arrivée prochaine de contenu additionnel pour revivre de nouveaux moments marquants du fils de Dieu.

Chères brebis égarées, ne vous laissez pas manipuler par les serpents diaboliques et venez vers la lumière, I Am Jesus Christ est actuellement en promotion à -10 % jusqu’au 16 avril sur Steam, soit un peu moins de 12 €.

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Road to Vostok arrive en early access, mais est encore loin d’être terminé

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Par : Balna

On avait pris rendez-vous le 7 avril pour la sortie de l’early access de Road to Vostok, dont le développement semé d’embûches avait commencé en 2022. Et pour fêter le lancement de l’accès anticipé, Antti Leinonen, le développeur qui travaille seul sur le projet, a publié une vidéo pour d’ores et déjà planifier la suite du développement.

Comme on pouvait s’y attendre, les nouveautés sont plutôt nombreuses depuis la précédente version démo : 3 nouvelles maps accompagnent le lancement de cet accès anticipé, mais également une multitude nouveaux objets, armes, fonctionnalités, et même – pour les plus masochistes – un mode ironman qui effacera votre sauvegarde en cas de mort. Une roadmap a d’ores et déjà été dévoilée, et elle semble augurer un cycle de développement d’environ deux ans avant la sortie en version finale.

À la rédaction, on s’est empressés de tester Road to Vostok, et force est de constater qu’il y a encore du boulot. Même si cette première ébauche est encourageante, on ne saurait que trop vous conseiller d’attendre avant de passer à la caisse. On appréciera particulièrement le soin apporté au fonctionnement des armes, au gunfeel et aux mécaniques de survie, mais ça ne pèse malheureusement pas lourd face aux lacunes que se traîne le titre en l’état. Sur les quelques heures pendant lesquelles nous avons essayé le titre, l’IA était trop souvent prise en défaut : tantôt complètement à l’ouest durant les combats, tantôt totalement omnisciente et capable de nous repérer à travers toute la map, pourtant recouverte en grande partie d’une épaisse végétation. Le loot, lui aussi, semble un peu trop aléatoire : il ne sera pas rare de trouver des fusils d’assaut dans des établis de cuisine ou des sacs poubelles, alors que la plupart des ennemis auront les poches totalement vides. Dommage, pour un jeu faisant la part belle à la fouille et au loot.

Malgré tout, Road to Vostok semble bien parti pour devenir un solide compromis uniquement solo à mi-chemin entre S.T.A.L.K.E.R., DayZ et Escape From Tarkov, pour peu qu’il parvienne à se dépêtrer de ses quelques défauts. C’est tout ce qu’on lui souhaite. Si vous souhaitez soutenir activement le développement du projet et lui donner une chance dans sa version actuelle, le jeu est disponible pour un peu moins de 15 € sur Steam.

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La mise à jour Revelation de No More Room In Hell 2 est disponible, dernière ligne droite avant la 1.0

C’est le printemps, les mises à jour fleurissent. Torn Banner Studios, le studio derrière No More Room In Hell 2, a publié Revelation, nouvelle et dernière mise à jour avant la 1.0. Après les armes de mêlée, c’est au tour des armes à feu de bénéficier d’une refonte complète. Le patch note parle de difficulté retouchée, de progression clarifiée, d’UX améliorée… Mais on s’en fout, parce que le plus intéressant, ce sont les changements apportés aux armes à feu. Hop, terminé les armes sans personnalité, ni impact, ni intérêt. Les développeurs annoncent que chaque flingue a maintenant son identité, un recul crédible, une pénétration cohérente et un calibre qui fait autre chose que changer la couleur de l’icône. Les armes demandent maintenant un minimum de contrôle, et offrent des forces et faiblesses suffisamment marquées pour que ramasser un flingue devienne un choix réfléchi et non plus un réflexe. Ils expliquent également avoir amélioré les calibres et la pénétration de chaque arme : un .308 renvoie l’épaule en arrière et perce l’armure des zombies, tandis qu’un .22 sert à essayer de ne pas crever à bout portant lorsqu’on n’a plus d’autre choix.

Les grosses armes vont désormais prendre plus de poids dans l’inventaire, mais seront plus efficaces contre les groupes de zombies, à l’inverse des petites armes, plus maniables, mais limitées, tout comme les munitions. . De la même manière qu’épauler et viser devient indispensable (non, sérieux…), la précision s’effondre plus rapidement après les premières balles. L’idée est de forcer à réfléchir à deux fois avant de tirer comme un joueur de console qui croit que plus il tire vite, plus les balles finiront par comprendre où aller. La dernière modification concerne les accessoires qui ne sont plus là pour faire beau et font enfin leur boulot : le silencieux évite maintenant réellement d’alerter la horde et les viseurs améliorent les tirs enchaînés. On ne va pas se le cacher, à l’aube de la sortie de l’accès anticipé, il était temps de s’en occuper.

Torn Banner Studios explique en conclusion du patch note que l’essentiel est là, et l’équipe est à l’écoute du feedback des joueurs. On en a déjà un : continuez d’optimiser le jeu d’ici la 1.0. Si vous n’avez pas encore No More Room In Hell 2, vous pouvez le trouver sur Steam pour un peu moins de 29 €, faites‑en ce que vous voulez.

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Brutal Fate mis en pause, place à Retrofront: Vietnam

“That did not work out as planned.” C’est par cette phrase, comme un aveu d’échec, que SergeantMarkIV a annoncé dans une vidéo la mise en pause de Brutal Fate pour une durée indéterminée. Une annonce un peu passée inaperçue dans un premier temps sur le Patreon du projet malgré l’attente fébrile de la communauté. Le message tient autant du mea culpa que de la prise de conscience. Après des années à développer en solo, le projet est devenu devenu trop gros, trop lourd, trop ambitieux pour un type qui tourne avec un budget équivalent à un demi-plein d’essence. Entre les problèmes perso, l’absence totale de moyens pour financer la musique et le doublage, et un développement qui stagnait depuis trop longtemps, SergeantMarkIV reconnaît qu’il s’acharnait sur un projet devenu ingérable en solo. Il explique avoir enfin compris qu’il lui fallait un projet plus compact, plus réaliste, capable de lui redonner de l’air et, idéalement, d’attirer un éditeur. Un passage que d’autres projets issus du modding sous GZDoom, comme Selaco et d’autres, ont réussi en se structurant au moment de passer à un jeu commercial. L’objectif est clair : sortir quelque chose vendable, qui lui permette de financer la suite, et revenir un jour à Brutal Fate dans des conditions plus favorables.

Le projet en question, c’est VietDoom, que beaucoup n’avaient jamais vraiment oublié (enfin, pas à la rédaction, le dernier article date de 2019). Le plus ironique dans l’histoire, c’est que certaines des features les plus ambitieuses créées pour Brutal Fate, comme son système de végétation dynamique, avec ses arbres réactifs au vent, destructibles et capables de propager le feu, trouvaient finalement peu d’occasions d’être utilisées. Dans un FPS se déroulant dans la jungle, en revanche, ça devient intéressant. Le développeur a donc décidé de transformer VietDoom en un jeu standalone commercial, rebaptisé pour l’occasion Retrofront: Vietnam. Le concept reste le même : un boomer shooter solo sous GZDoom, avec deux campagnes complètes, côté américain et côté nord-vietnamien. Et comme une bonne partie du travail existait déjà dans les alphas d’il y a cinq ans, il estime pouvoir mener le projet à terme en moins d’un an. Finalement, mettre Brutal Fate en pause est peut-être la première décision saine qu’il a prise depuis des années. Maintenant, tout repose sur Retrofront: Vietnam, mais pour le moment, pas de date de sortie annoncée.

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AP Offers Buyouts As Part of Pivot Away From Newspaper Journalism

The Associated Press is offering buyouts to U.S. journalists "as part of an acceleration away from the focus on newspaper journalism that sustained the company since the mid-1800s," the not-for-profit outlet reported today. AP says it is making the move from a position of strength, responding to shrinking newspaper revenue and growing demand from digital, broadcast, and tech clients. "The AP is not in trouble," said Julie Pace, executive editor and senior vice president of the AP. "We're making these changes from a position of strength but we're doing so now to recognize our changing customer base." From the report: The news organization is becoming more focused on visual journalism and developing new revenue sources, particularly through companies investing in artificial intelligence, to cope with the economic collapse of many legacy news outlets. Once the lion's share of AP's revenue, big newspaper companies now account for 10% of its income. "We're not a newspaper company and we haven't been for quite some time," [said Pace]. Despite changes -- the company has doubled the number of video journalists it employs in the United States since 2022 -- remnants of a staffing structure built largely to provide stories to newspapers and broadcasters in individual states have remained. That has its roots well back in American history; the AP was started in the mid-19th century by New York newspapers looking to share the costs of reporting outside their immediate territory. The number of AP journalists who will lose jobs is murky, in part intentionally. The AP does not say how many journalists it employs, though it has a large international presence as well as its U.S. staff. Pace said the AP's goal is to reduce its global staff by less than 5%. The Marketing and Media Alliance estimated the AP had 3,700 staffers, but it was not clear when that estimate was made. Since buyouts are being offered now to only U.S. journalists, it stands to reason that the cut among that workforce will be more than 5%. Whether there are layoffs depends on how many people take the offer, Pace said.

Read more of this story at Slashdot.

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Divine Frequency émet de nouveau, un petit miracle après un an de silence

Le développeur de Divine Frequency, Good Karma, sort enfin du silence après une année complète sans nouvelles. Pas de trailer, pas de devlog, le studio revient sur les raisons du retard et confirme que l’early access approche, malgré un développement marqué par deux incidents majeurs.

L’équipe a appris en avril 2025 la disparition du scénariste principal, Pablo ‘Artistical’ Lamprea, qui était responsable du lore, des dialogues et d’une grande partie de la cohérence narrative. Un gros coup dur pour l’équipe, car celui-ci s’apprêtait à travailler sur l’Acte 2 une fois une build interne terminée. Son décès a laissé tout l’acte sans écriture, et c’est le développeur principal qui a dû s’y coller. Une merde en entraînant une autre, parce que sinon c’était trop simple, l’équipe découvre quelques mois plus tard que les bibliothèques audio achetées sur les stores Unity et sur Itch.io contiennent des samples protégés. Pas deux fichiers planqués dans un dossier misc : la majorité des packs. Le studio a dû passer au peigne fin chaque son, supprimer les éléments douteux, racheter de nouvelles bibliothèques, et refaire une bonne partie du sound design. Un travail long, casse-couilles, et qui a repoussé la sortie encore plus loin.

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L’early access est annoncé comme « quite soon », et malgré l’année de silence radio, le projet n’est pas mort. Le jeu est désormais en phase de QA, et l’équipe explique que le reste du temps sera consacré au polish et à l’équilibrage, histoire d’éviter un lancement catastrophique. Le contenu proposera environ 70 % du jeu final, soit 4 à 6 heures de durée de vie, avec l’arsenal complet, et l’essentiel de la progression du personnage. On espère que cette version anticipée conservera ce mélange de filtre crasseux, d’armes au recul et au sound design monstrueux, et de gerbes de sang délicieusement outrancières qui faisaient tout ce qu’on a aimé dans la démo.

Si Divine Frequency vous intéresse, vous pouvez encore tester la démo en allant sur sa page Steam, et l’ajouter à votre liste de souhaits.

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Retour dans la Zone

Cet été, le fantastique Stalker 2 : Heart of Chornobyl, qu'Agar décrivait comme « l'un des jeux les plus incroyables, beaux et captivants jamais créés », va bénéficier de sa toute première grosse expansion (« plusieurs douzaines d'heures » de durée de vie, selon GSC Game World), sobrement intitulée Cost of Hope. Il sera possible d'y explorer la centrale nucléaire de Tchernobyl ainsi qu'une toute nouvelle zone, où devraient sévir des mutants particulièrement agressifs. Si mon expérience du DLC ressemble à celle que j'ai vécue sur le jeu de base, je devrais y passer des heures fabuleuses à mourir en boucle après avoir marché sur une anomalie, à me faire dévorer par des chiens errants et à agoniser au pied d'un arbre. ER.
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Télex

Grave Seasons, qui se présente comme un petit jeu de gestion agricole à la Stardew Valley, mais dans lequel se trouve un tueur en série doté de pouvoirs surnaturels qui bute plein de villageois sur son passage, a désormais une date de sortie : le 14 août, ce qui devrait parfaitement s'intercaler entre deux sessions bronzette et lecture de polar de supermarché. ER.
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The Long Dark – Episode Five: The Light at the End of All Things est sorti et il ne fait pas que des heureux

Cela fait presque neuf ans que The Long Dark est sorti. En 2017, il avait plus ou moins défini le genre du jeu de survie dans la neige, avec des mécaniques intéressantes et une intrigue plutôt réussie. Entre-temps, les développeurs avaient proposé un DLC / standalone uniquement axé sur la partie survie, Tales From The Far Territory, qui avait également plu aux joueurs. Déjà, à l’époque (en 2022), les développeurs indiquaient travailler sur le cinquième et dernier chapitre de Wintermute, l’histoire du jeu. Il aura finalement fallu patienter quatre années de plus pour voir Episode Five: The Light at the End of All Things débarquer sur Steam.

Si vous possédez déjà The Long Dark, pas besoin de repasser à la caisse, vous avez déjà accès à ce nouvel épisode. Mais ce n’est a priori pas forcément un cadeau, comme le laissent entendre bon nombre d’avis sur Steam. En effet, en plus de bugs qu’on aurait espéré voir disparaître depuis le temps, la narration semble nettement moins soignée que dans les premiers épisodes. De son côté, le gameplay, toujours aussi lent, accuse sérieusement le poids des années face à une concurrence qui ne l’a pas attendu. Plusieurs commentateurs conseillent plutôt de s’orienter vers le standalone focalisé sur la survie, dont le dernier épisode est sorti fin 2023, pour une expérience de bien meilleure facture.

Néanmoins, si vous avez le courage d’affronter le froid, vous pouvez retrouver Episode Five: The Light at the End of All Things directement dans The Long Dark. Si vous ne possédez pas le jeu, vous pouvez l’obtenir pour seulement 3 € sur Steam jusqu’au 9 avril prochain. Et si vous voulez uniquement profiter des bons côtés du titre, il faudrait s’orienter vers le standalone, actuellement à moins de 9 €.

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L’Attaque du clone

Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de jouer à It Has My Face, mais le concept est absolument fantastique : on s'y voit attribuer un avatar simpliste aux traits physiques aléatoires, avant d'être propulsé dans un monde peuplé de personnages où se trouve votre propre clone, lequel cherche désespérément à vous tuer. C'est un mélange de roguelite et de Qui est-ce ? où vous allez courir frénétiquement à la recherche d'une arme, fixer intensément tous les petits personnages qui vous entourent et tuer des PNJ innocents simplement parce qu'ils ont eu le malheur de porter la même paire de bretelles que vous. Si vous voulez vous faire une petite idée, la démo est disponible gratuitement sur Steam, et le jeu sort d'accès anticipé le 3 avril. ER.
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Les développeurs de RoboCop: Rogue City s’attaquent aux vampires avec Hunter: The Reckoning – Deathwish

C’est pendant le Xbox Partner Preview que l’on a découvert Hunter: The Reckoning – Deathwish, un FPS/RPG tiré de l’univers du jeu de plateau World of Darkness. Pour ceux à qui ça ne parle pas, c’est le même univers que dans Vampire: The Masquerade – Bloodlines 2, lui aussi un FPS/RPG, mais sorti en 2025 après un développement extrêmement compliqué. S’il était édité par Paradox Interactive, ce nouveau jeu, lui, est dans les mains de Nacon, l’éditeur français actuellement en grande difficulté financière, au point de brader ses studios à tout va. Pas forcément très rassurant, même si Teyon est aux commandes, après un RoboCop: Rogue City correct et un standalone RoboCop: Rogue City – Unfinished Business nettement plus convaincant.

Si la majorité de la vidéo est une cinématique, les quelques bribes de gameplay montrent une direction artistique très proche des précédents titres du studio, pour ne pas dire exactement similaire. Mais ce n’est pas forcément un mal, c’était plutôt réussi dans RoboCop. On est surtout curieux de voir comment le studio se débrouille sur un RPG, qui proposera sans doute des mécaniques d’infiltration en plus de l’action pure et dure.

Si Nacon n’a pas coulé entre temps, Hunter: The Reckoning – Deathwish devrait sortir au 3ᵉ trimestre 2027. On a donc encore le temps de voir venir, mais vous pouvez déjà ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, si ça vous tente.

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Alien Deathstorm : retour vers le futur pour Rebellion (Alien Versus Predator, Atomfall)

À l’occasion du Xbox Partner Preview de la semaine dernière, Rebellion a révélé son prochain jeu. Après Atomfall qui renouait avec la vue subjective, le studio continue sur sa lancée mais vise le futur avec Alien Deathstorm. L’action se situera dans une colonie loin de la Terre, en proie à une terrible tempête et à une invasion d’aliens peu ragoutants. Contrairement à Aliens Versus Predator et Aliens vs. Predator, développés par le studio et publiés respectivement en 1999 et 2010, ce nouveau titre ne semble pas emprunter le même univers ni la même esthétique. D’après le trailer, on s’orienterait vers un mélange de survival horror et d’action, mais il est encore difficile de se faire une idée.

Même s’il avait quelques défauts, le précédent FPS de Rebellion, Atomfall, était tout de même assez chouette. On est donc plutôt enthousiastes de voir qu’un nouveau projet est en cours de préparation chez le studio britannique. On a encore un peu de temps avant de voir le jeu arriver, car il est pour l’instant prévu pour 2027.

En attendant, si Alien Deathstorm vous intéresse, vous pouvez d’ores et déjà l’ajouter à votre liste de souhaits Steam.

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Serious Sam: Shatterverse ou l’union malencontreuse entre l’une des dernières icônes du FPS et un fan de Fortnite

Il est vrai que les derniers épisodes de la licence Serious Sam (4 et Siberian Mayhem)  n’ont pas marqué les esprits et on aurait pu penser que notre héros avait bien mérité une retraite paisible. Cependant, Devolver Digital, qui a entretemps racheté Croteam, le studio à l’origine des Serious Sam, a voulu tenter un coup de poker durant le Xbox Partner Preview en dévoilant Serious Sam: Shatterverse, un FPS roguelite coopératif. Bye bye la Croatie, ce sont les canadiens de Behaviour Interactive (Dead By Daylight) qui s’occupent cette fois-ci du développement. Et nom de Dieu ! Le lifting sur la direction artistique est des plus radicaux au point qu’on se serait cru dans un Fortnite. Avec leur design cartoonesque et lisse, les héros ainsi que les ennemis et les boss n’ont pas l’air spécialement charismatiques et encore moins originaux. Fort heureusement, il y a de la gelée rouge pour nous rappeler que c’est violent et sanglant ! Passé cet instant fort en émotion, ce nouvel épisode narre l’histoire des Sam de différentes dimensions qui s’unissent pour lutter contre l’armée d’Uber Mental. Roguelite oblige, chaque run sera générée de manière procédurale et vous pourrez ainsi débloquer des modificateurs, des améliorations permanentes ou autres bonus. Côté gameplay, ça ne semble vraiment pas terrible, mais peut-être que l’on se trompe et qu’on est des vieux aigris qui ne comprenons plus rien à la nouvelle génération de gamers.

À moins que les studios se soient passés le mot pour flinguer leurs licences cultes, la rédac n’est pas particulièrement convaincue par cette tentative de modernisation artistique de notre cher Sam Stone. De toute façon, il ne faudra pas attendre longtemps pour se faire une idée sur Serious Sam: Shatterverse, car ce dernier est prévu courant 2026 et dispose déjà d’une page Steam depuis laquelle vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits, si vous êtes sérieusement intéressés.

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Ça manque un peu de SELL

Le SELL (pour Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, je crois que tout le monde connaît cet acronyme désormais, mais il me fait tellement rire que je le précise quand même à chaque fois) vient de dévoiler son bilan pour 2025 : le marché du jeu vidéo français se porte comme un charme et enregistre une croissance d’environ 3 % par rapport à l'année dernière. Tout va bien dans le meilleur des mondes, si l'on exclut les fermetures de studio, les redressements judiciaires, les licenciements par centaines et le fait qu'on soit tous devenus le petit chien dessiné par KC Green qui se dit « This is fine » alors que le monde brûle autour de lui,  j'imagine. ER.
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