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L’atypique Moves of the Diamond Hand sortira le 13 avril en accès anticipé

On avait découvert Moves of the Diamond Hand au travers d’une démo pendant le Steam Néo Fest de début 2025, et on avait trouvé le concept à la fois très original et franchement sympa. Il faut certes passer outre une direction artistique un peu particulière, mais le principe des jets de dés pour réaliser toutes sortes d’actions apporte une vraie fraîcheur. En plus, on sent que l’univers est bourré d’humour et de situations absurdes. La semaine dernière, le développeur a priori solo de Cosmo D Studios a publié un trailer annonçant la sortie en accès anticipé de son jeu pour le 13 avril prochain. Le bonhomme semble être une sacrée pointure, car ce n’est pas son premier essai. On a découvert qu’il avait quelques jeux en vue subjective à son actif, apparemment tous dans le même univers. Initialement violoncelliste, il compose également la bande-son de chacun de ses titres, et l’excellente musique de cette vidéo ne fait pas exception.

Visuellement, il ne paie pas de mine, mais ce serait dommage de s’arrêter à cela. Si vous êtes un tant soit peu sensible aux immersive sims, allez donc jeter un œil à la démo, toujours disponible. Et si vous êtes convaincu, n’oubliez pas de l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, en attendant le 13 avril.

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Baroud d’honneur pour FBC: Firebreak : une ultime mise à jour, une baisse de prix et la promesse de maintenir les serveurs

Il y a quelques jours, Remedy Entertainment a publié une nouvelle mise à jour pour son FPS coopératif dans l’univers de Control, FBC: Firebreak. Dans le billet de blog Steam de l’annonce, les développeurs annoncent qu’Open House sera la dernière mise à jour de contenu du titre. Cependant, ils assurent que « FBC: Firebreak restera en ligne et continuera d’être jouable pendant de nombreuses années ». Et ils ajoutent que le studio a « effectué des travaux techniques pour [s’]assurer de pouvoir maintenir les serveurs relais même lorsque le nombre de joueurs diminuera ». On ne voudrait pas tirer sur l’ambulance, mais si le nombre de joueurs continue de diminuer, on va passer en négatif.

Mais trêve de moqueries : pour tenter de relancer l’engouement, l’équipe propose une baisse de prix définitive à 20 €, mais aussi un « pass amis ». En gros, si vous achetez le jeu, inutile de convaincre deux potes de passer à la caisse, vous pourrez les inviter gratuitement à rejoindre votre partie. Il suffit qu’ils téléchargent ce fameux pass.

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Niveau contenu, Open House apporte cinq nouvelles arènes exclusivement pour le mode Endless Shift, dont on découvre l’existence au passage. En effet, on ne l’avait pas vu, mais en janvier dernier, la mise à jour Rogue Protocol a mis à disposition un mode de jeu roguelite, proposant d’enchaîner des vagues d’ennemis a priori infinies. Entre chaque vague, on peut dépenser les ressources gagnées pour améliorer ses compétences. C’est du classique, mais comme le feeling n’est pas mauvais, ce n’est peut-être pas si inintéressant. Mais du coup, on est un peu déçus de ne pas voir de nouveaux environnements pour le mode original, puisque le manque de missions différentes était l’un des points les plus critiqués par la communauté. En revanche, les développeurs ont pas mal bossé sur la refonte des perks, l’équilibrage et la correction de bugs. Vous pouvez retrouver la liste complète des modifications dans le patch note dédié.

À la rédac’, on avait testé une ou deux soirées, et on avait trouvé le concept plutôt sympathique : une direction artistique réussie, un gameplay correct et des mécaniques originales, mais un contenu un peu léger. Un avis bien loin du tombereau de merde qui lui avait été déversé sur la tronche à la sortie, parce qu’il n’avait pas un aspect narratif aussi développé qu’Alan Wake II.

Quoi qu’il en soit, le studio promet de maintenir les serveurs en ligne, alors si ça vous tente, vous pouvez vous lancer dans FBC: Firebreak avec des potes, ça ne vous coûtera qu’un seul jeu. D’ailleurs, jusqu’à la fin du mois, il est même à –20 % sur Steam, ce qui le fait à 16 €.

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Bethesda tente un coup de défibrillateur sur Starfield : un nouveau DLC et des améliorations de qualité de vie arrivent le 7 avril

La semaine dernière, Bethesda a annoncé du nouveau pour Starfield. Malgré l’enthousiasme très relatif suscité par son RPG spatial sorti en 2023, les développeurs ont prévu un nouveau DLC (payant) pour le 7 avril, Terran Armada, qui nous fera affronter des robots humanoïdes. En revanche, de grosses améliorations de qualité de vie sont également prévues pour tout le monde, ce qui nous semble beaucoup plus intéressant. Elles seront portées par l’update nommée The Free Lanes, et devraient apporter plusieurs choses :

  • des déplacements spatiaux fluidifiés en réduisant (ou en masquant) les chargements
  • de nouvelles bases et points d’intérêt à explorer pour apporter un peu de diversité et de vie
  • de la customisation (de quoi ? On ne sait pas)
  • un New Game + (qu’on croyait déjà présent, mais visiblement non)

Pour tout vous dire, on n’a pas trop suivi les évolutions de Starfield depuis sa sortie, même si on avait globalement apprécié l’expérience : malgré une pelleté défauts, on avait notamment beaucoup aimé la direction artistique des environnements intérieurs et l’ambiance empreinte de nostalgie de l’histoire principale. D’après les retours d’un membre de la communauté NoFrag (le seul qui semble apprécier le jeu sur la longueur, finalement), de nombreux aspects négatifs pointés dans notre test ont déjà été gommés par des patchs, mais surtout par des mods (IA, pilotage, difficulté, etc.). Les nouveaux ajouts prévus par les devs vont donc dans la bonne direction et feront plaisir aux quelques fans qui restent (environ 5 000 à 6 000 joueurs journaliers en pic). Mais on n’imagine pas pour autant un regain de popularité incroyable.

En attendant le 7 avril pour voir ces améliorations et le DLC Terran Armada, vous pouvez retrouver Starfield sur Steam à 50 €.

Merci à G-UNIT pour ses précisions.

Edit du 26/03/2025 : une vidéo avec les détails (Merci à Thysium) :

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Le mod Black Mesa: Blue Shift fête ses 5 ans et montre les améliorations de son moteur

Cela fait déjà cinq ans que HECU Collective a publié le premier chapitre du mod Black Mesa: Blue Shift. Pour l’occasion, l’équipe a fait une petite vidéo dans laquelle ils reviennent sur l’évolution du projet et les retours de la communauté, tout en rappelant au passage que les deux derniers chapitres (Power Struggle et A Leap of Faith) ainsi que l’épilogue (Deliverance) seront publiés dans une seule et même mise à jour. Pour rappel, ce mod pour Black Mesa (le remake d’Half-Life) entend nous faire revivre les aventures de Barney Calhoun, autrefois relatées dans l’extension plutôt moyenne Half-Life: Blue Shift, développée par Gearbox en 2001. Mais comme on a pu le constater avec les précédents chapitres, les moddeurs n’ont pas fait qu’un petit lifting des textures : ils ont modifié le gameplay, le game design et amélioré les niveaux. Et du coup, c’est vraiment très chouette.

La date de sortie n’a toujours pas été évoquée, mais avant cela, les développeurs ont l’intention de proposer une mise à jour technique du moteur, permettant d’améliorer nettement les lumières, tout en conservant de très bonnes performances. On nous parle également d’un nouveau système de difficulté, qui va jusqu’à la complexité des puzzles. De plus, ce ne sera pas limité au mod : Black Mesa pourra aussi bénéficier de tout ce travail afin d’avoir un meilleur rendu.

Cela devrait arriver « bientôt », sans plus de précisions. Si vous voulez plus d’informations, n’hésitez pas à parcourir la page du mod sur ModDB, et récupérer les précédents chapitres si ça vous tente.

À noter que pour jouer à Black Mesa: Blue Shift, vous devrez posséder Black Mesa, actuellement en promo à 2,92 € sur Steam.

Merci à alex_du597, notre correspondant local en direct de Xen pour l’info.

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NoScope #84 : Marathon, John Carpenter’s Toxic Commando & Starship Troopers: Ultimate Bug War!

Hier soir, nous avons enregistré le 84ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. C’est le printemps, mais ça ne nous a pas empêché de revenir sur l’actualité des FPS de ces dernières semaines. On a notamment parlé de la sortie du DLC Boiling Point pour Ready or Not, des nouvelles images de Project Shadowglass, des péripéties judiciaires autour de Subnautica 2, ou encore des 25 ans de NoFrag.

Après un petit quiz sur le thème des personnalités politiques dans les FPS, on a parlé des jeux qu’on a testés récemment : MarathonJohn Carpenter’s Toxic CommandoStarship Troopers: Ultimate Bug War!, et on a aussi fait un retour définitif sur Resident Evil Requiem.

00:00:00 – Intro
00:01:49
– Les actus FPS : le DLC Boiling Point pour Ready or Not est vraiment bon
00:08:48
– Les actus FPS : Death Wish est disponible pour Blood: Refreshed Supply
00:11:14
– Les actus FPS : Dark Messiah Of Might & Magic, Bientôt Une Community Edition
00:15:49 – Les actus FPS : Project Shadowglass a l’air vraiment chouette
00:20:23
– Les actus FPS : une dernière mise à jour pour FBC: Firebreak
00:25:36
– Les actus FPS : les péripéties judiciaires autour de Subnautica 2
00:32:00
– NoFrag, déjà 25 ans !
00:37:18
– QUIZ : De quel FPS provient cette personnalité politique ?
00:54:56
– TEST : Marathon
01:09:30
– TEST : John Carpenter’s Toxic Commando
01:21:57
– TEST : Starship Troopers: Ultimate Bug War!
01:31:57
– TEST : retours définitifs sur Resident Evil Requiem
01:46:27
– À venir (Road to Vostok, TAMASHIKA)
01:49:39
– À quoi on joue ? (S.T.A.L.K.E.R. Gamma, Darktide, SPTarkov)

Et si vous n’aimez pas nos tronches, l’émission est également disponible en version podcast sur Soundcloud (jusqu’à la publication de l’émission suivante), mais aussi sur SpotifyDeezerAnchor.fm ou Pocket Casts.

En espérant que ça vous fasse autant marrer à entendre que nous à le faire, on vous donne rendez-vous dans deux ou trois semaines pour un nouveau NoScope !

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Rendez-vous lundi 23 mars à 20 h pour le NoScope #84 : Marathon, Toxic Commando & Starship Troopers

Lundi 23 mars à 20 heures, nous enregistrerons le 84ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. C’est le printemps, mais ça ne va pas nous empêcher de revenir sur l’actualité des FPS de ces dernières semaines. On parlera notamment de la sortie du DLC Boiling Point pour Ready or Not, des nouvelles images de Project Shadowglass, des péripéties judiciaires autour de Subnautica 2, ou encore des 25 ans de NoFrag.

Après un petit quiz qui vous permettra de gagner un jeu chez notre partenaire Gamesplanet, on parlera de ceux qu’on a testés récemment : Marathon, John Carpenter’s Toxic Commando, Starship Troopers: Ultimate Bug War!, et on fera sans doute aussi un petit retour définitif sur Resident Evil Requiem.

Alors attrapez une bière et un paquet de chips, et rejoignez-nous sur Twitch lundi 23 mars à 20 heures.

Si vous n’êtes pas disponibles, pas de souci : l’émission sera disponible en VOD sur notre chaîne YouTube. Et si vous préférez éviter de voir nos tronches, vous pourrez nous retrouver en audio sur SpotifyDeezerAnchor.fmPocket CastsPodchaser ou PlayerFM.

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Les bons plans NoFrag du week-end font une LAN

Cette semaine, les bons plans NoFrag du week-end ont été pris d’un coup de nostalgie et ont eu envie de revivre leurs 20 ans. Alors c’est décidé, ils vont faire une LAN. Pour commencer, il faut évidemment des tables pour supporter les PC de gamerz et les écrans e-sport ou les PC portables avec leur support. On n’oublie pas les fauteuils confortables pour booster les performances de chacun, ainsi que le sacro-saint couple clavier/souris. Pour être sûr que tout le monde sera dans les meilleures dispositions pour faire des flickshots de folie, il faudra opter pour un tapis de souris professionnel. Ce n’est pas parce que tout le monde sera dans la même pièce qu’il faut négliger le son, alors on prend le meilleur casque possible. Parce qu’une bonne LAN implique forcément des risques d’incendie, il faut prévoir des cascades de multiprises et un backup au cas où ça saute. Pour le réseau, un bon petit switch avec quelques dizaines de câbles RJ45 devraient faire l’affaire. Enfin, parce qu’il faut bien se sustenter, pas besoin d’innover, le traditionnel Kronenchips fera très bien l’affaire.

Les bons plans Amazon

Cette semaine, notre expert Gothax nous a préparé une nouvelle petite liste, et cette fois-ci, il y a de la RAM :

Et si aucun de ces produits ne vous fait de l’œil, vous pouvez tout de même nous soutenir en ajoutant ?tag=nofrag-21 à la fin de l’URL de n’importe quelle marchandise sur Amazon et ainsi nous permettre de grappiller quelques euros fort utiles.

Gamesplanet Toxic Commando
Gamesplanet Crimson Desert

Les bons plans Gamesplanet

Cette semaine, notre partenaire Gamesplanet propose plusieurs codes promo plus ou moins intéressants. Du côté des trucs bien, il y a le code COMMANDO pour avoir 14 % de réduction sur John Carpenter’s Toxic Commando, soit 34 € pour l’édition normale, et 43 € pour la Blood Edition. Du côté des trucs dont on se cogne royalement, il y a le code DESERT pour avoir aussi 11 % de réduction sur Crimson Desert, un MMORPG qui ne semble pas forcément mettre tout le monde d’accord. Et sinon, il y a aussi plein d’autres promos, comme d’habitude :

Et dans tous les cas, si vous trouvez des choses qui vous intéressent, vous pouvez ajouter ?ref=nofrag à la fin de l’URL pour nous faire gagner quelques centimes. Ça arrivera dans notre porte-monnaie virtuel Gamesplanet et nous permettra de nous payer les clefs que les éditeurs ne nous envoient pas !

Merci à tous pour votre soutien !

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PANLINE court sur les traces de Mirror’s Edge

Il y a quelques jours, on a découvert PANLINE, un jeu indépendant en cours de développement par Viridian Matters, une petite équipe a priori tchèque d’au moins deux personnes, qui reprend trait pour trait le légendaire Mirror’s Edge sans même essayer de faire semblant. Pour l’instant, il n’y a qu’une séquence de quelques secondes, montrant du gameplay très proche du titre d’Electronic Arts, aussi bien sur les visuels que sur les mouvements. Du côté du lore, on ne peut pas dire qu’ils se soient cassés le cul non plus, car le principe est exactement le même : une ville dystopique contrôlée par un système omnipotent, et des coursiers qui sautent de toits en toits pour livrer des colis. Cependant, il y a tout de même quelques différences, car on nous parle de missions procédurales, d’inventaire limité, mais améliorable, d’équipement à faire évoluer et réparer, etc.

Pour l’instant, difficile de savoir s’il s’approche plus du premier Mirror’s Edge que de Catalyst, qui était plutôt chiant, mais les développeurs semblent au moins maîtriser les déplacements. D’ailleurs, l’un d’entre eux, Vanja Aleksić, a déjà réalisé un jeu de parkour, Ikarus Parkour, sorti l’été dernier. On y retrouve quelques éléments similaires, comme les bras et certains assets, mais avec un level design autrement plus abstrait.

PANLINE est prévu pour sortir dans le courant de l’année 2026. En attendant d’en savoir plus, vous pouvez rejouer à Mirror’s Edge, qui n’a pas pris une ride grâce à sa direction artistique minimaliste, ou ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, s’il vous intéresse.

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World of Dogs, un fast-FPS moche sur les traces de STRAFTAT

À l’occasion de l’événement COMPUTER WORLDS organisé par la chaîne Noclip la semaine dernière, on a pu découvrir une série de jeux indés bizarres, puisque c’était le principe. Parmi eux, World of Dogs a attiré notre attention. Il s’agit d’un fast-FPS aux visuels franchement rétro, pour ne pas dire moches, avec des mouvements basés sur le skill. On peut notamment voir des glissades, des wall-jump, des rocket-jump, des dropkick, un grappin, des parades, etc.

En voyant tout cela, impossible de ne pas penser à STRAFTAT, le jeu des frères Lemaitre. En effet, outre le feeling qui semble s’apparenter à Quake, l’aspect graphique est tout comme lui franchement disgracieux, même s’il n’atteint pas sa « maestria ». En jetant un œil sur la chaîne YouTube du studio Nullhusk, on peut également trouver des séquences de gameplay un peu plus longues, qui permettent de constater qu’on restera sur un jeu de niche, mais qu’il pourrait être plutôt intéressant :

Pour l’instant, World of Dogs n’a pas encore de date de sortie, mais les développeurs indiquent qu’ils visent la fin de l’année 2026 ou le début de l’année 2027. En attendant, si vous êtes séduit par la proposition, vous pouvez toujours ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam.

Merci à Jean Paulhan pour l’info.

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Penitentiary, la mise à jour du très bon PIGFACE, apporte une nouvelle carte et un coup de pied

Comme prévu, la mise à jour Penitentiary pour PIGFACE est arrivée la semaine dernière. Elle apporte deux choses majeures : une nouvelle carte nommée The Penitentiary, proposant des missions qui se déroulent lors d’une rave party dans une prison désaffectée, et un coup de pied ravageur, que n’aurait pas renié Sareth de Dark Messiah of Might & Magic. Et évidemment, il y a maintenant des pièges environnementaux pour en profiter au maximum.

On avait déjà beaucoup apprécié PIGFACE lors de sa sortie en accès anticipé, on est donc très contents de le voir s’enrichir à chaque mise à jour. Alors oui, la direction artistique est toujours aussi discutable, mais le feeling est vraiment bon. On n’est d’ailleurs pas les seuls à le dire, puisque Romain Barrilliot, auteur du mod The Black Parade pour Thief, mais aussi level designer chez Arkane, n’en pense pas moins :

The Penitentiary isn't fucking around. Huge, difficult open-ended level with electronic music blaring the entire way through. Took me a few tries. Probably my favorite so far.

Romain Barrilliot (@skacky.bsky.social) 2026-03-13T12:51:15.913Z

Ok, c’est un argument d’autorité, mais on vous emmerde.

Si vous êtes intéressé par PIGFACE, vous pouvez tester la démo, puis être convaincus qu’il n’y a pas meilleure décision que de dépenser à peine 12 € pour acheter l’accès anticipé.

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CORDURA, une sorte d’extraction shooter horrifique avec une belle direction artistique

La semaine dernière, le studio indépendant Garage51 a annoncé son premier FPS, CORDURA. Il s’agit d’une sorte d’extraction shooter coopératif horrifique, mêlant plusieurs concepts rencontrés dans d’autres titres. Il y a notamment une mort permanente, demandant de recruter un nouveau « mineur » pour une prochaine expédition, comme les chasseurs dans Hunt: Showdown 1896. Ou alors que le jeu peut reproduire la voix de nos coéquipiers pour tenter de nous attirer dans des pièges, comme dans certains Lethal Company-like. La fiche Steam nous indique que le chat de proximité jouera donc un rôle important, tout comme la santé mentale de notre personnage, qui s’améliorera au contact de nos coéquipiers – à condition que ce ne soit pas des monstres déguisés pour nous tuer. Enfin, le manoir que l’on explorera devrait être agencé procéduralement, et les couloirs pourraient changer alors même qu’on les parcourt.

La vidéo d’annonce n’est pas très démonstrative, puisqu’elle est uniquement cinématique, mais elle permet à minima de nous présenter la direction artistique, qui semble plutôt réussie. On y voit une sorte d’ambiance victorienne très sombre, et des visages qui font un peu penser aux traits de ceux d’Arkane dans Dishonored.

CORDURA n’a pas encore de date de sortie définie. En attendant de voir du gameplay, si le projet vous intéresse, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.

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Une lueur d’espoir : l’update 0.4 Spearhead de Gray Zone Warfare sortira le 31 mars et contiendra peut-être une amélioration de l’IA

Dans un devlog publié un peu plus tôt dans la journée, MADFINGER Games a annoncé que la mise à jour 0.4 de Gray Zone Warfare, Spearhead, sera publiée le 31 mars prochain. Les précédentes vidéos s’attardaient sur les améliorations demandées par les joueurs et sur le nouveau contenu, mais omettaient totalement le sujet qui fâche : l’IA bête à manger du foin. Mais cette fois-ci, entre la refonte des missions, la progression ou les améliorations de performance, l’un des membres du studio nous a présenté quelques petites améliorations prévues du côté des ennemis.

Comme c’est ce qui nous intéresse particulièrement, voici le détail des modifications :

  • de nouvelles animations ont été développées pour que les ennemis réagissent à l’impact des balles
  • les réapparitions seront aléatoires plutôt que fixes, afin de briser la routine et proposer des affrontements un peu moins prévisibles
  • les IA pourront patrouiller en petits groupes, et devraient pouvoir se coordonner
  • il y aura des boss, souvent accompagnés de gardes du corps
  • la difficulté des IA sera progressive : plus on s’enfoncera dans Lamang, plus ce sera difficile

Bon, on ne va pas vous dire qu’on saute de joie, mais c’est peut-être un premier pas vers quelque chose d’un peu plus immersif que des débiles qui se plantent au milieu de la route pour vous canarder. D’autre part, les autres modifications semblent vraiment intéressantes, notamment l’intégration d’éléments sur la carte pour suivre les missions. En revanche, on est un peu moins convaincus par la perte de réputation si l’on meurt, et par le timeout avant de pouvoir relancer la mission, ce qui découragera les joueurs d’accepter trop de tâches à la fois, prolongeant artificiellement la durée de vie à coups d’allers-retours incessants (surtout au début). Si vous voulez plus de détails sur la future mise à jour, vous pouvez consulter le devlog sur Steam.

Dans tous les cas, on ira sans doute y faire un tour avec quelques membres de la communauté pour voir ce que donne cette mise à jour 0.4 Spearhead. Si vous voulez tenter l’aventure Gray Zone Warfare, on vous conseille d’attendre le 31 mars : une promo a été annoncée. Si vous vous en foutez, vous pouvez néanmoins le retrouver à –10 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit 36 €.

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D’après le juge, Krafton voulait bien niquer les anciens dirigeants d’Unknown Worlds (Subnautica 2)

En juillet 2025, on apprenait que Krafton avait licencié les trois dirigeants d’Unknown Worlds, alors que Subnautica 2 était en préparation, et prévu pour sortir en accès anticipé avant la fin de l’année. Les intéressés, pas du tout d’accord avec la situation, laissaient entendre qu’ils avaient été évincés pour éviter que l’éditeur coréen ne paie un bonus de 250 millions de dollars à l’équipe si le jeu parvenait à dépasser un seuil de revenus avant 2026. Effectivement, Subnautica 2 avait immédiatement été repoussé, parce qu’il était soi-disant dans un état très éloigné des attentes. Au contraire, certains avançaient que Krafton avait tout fait pour saboter le jeu. Enfin, en novembre, on avait vu passer quelques documents croustillants sur les méthodes de l’éditeur, et qui n’allaient pas vraiment en sa faveur.

Après plusieurs mois de procès, la décision est tombée : l’éditeur devra réintégrer Ted Gill à son poste de CEO du studio Unknown Worlds, et lui redonner la maîtrise sur le lancement de l’accès anticipé de Subnautica 2. Le jugement énonce des faits d’une stupidité crasse, comme l’emploi de ChatGPT par le CEO de Krafton, visiblement en roue libre, pour trouver une solution afin d’éviter de payer les 250 millions de dollars d’indexation sur les bénéfices. On y lit que même le chatbot d’OpenAI estimait que ce serait difficile à réaliser, mais ça n’a pas arrêté notre bonhomme, qui a persisté dans sa tentative d’élaborer un plan foireux. On peut aussi voir des extraits d’échanges sur Slack, révélant le complot aussi subtil qu’un auto-aim à la manette sur Call of Duty. Bref, il faut avoir un sacré pet au casque pour imaginer passer entre les mailles du filet.

Totalement fortuitement, IGN nous a révélé hier que le chef du studio par intérim avait annoncé en interne la fenêtre de sortie en accès anticipé de Subnautica 2 : ce sera pour mai prochain. On sent que c’est une méthode pour couper l’herbe sous le pied à Ted Gill, tout en assurant que les neuf derniers mois de travail étaient absolument nécessaires pour apporter la qualité requise.

On termine avec un peu de gameplay du jeu, partagé lors d’un devlog la semaine dernière. Les développeurs s’attardent cette fois-ci sur la construction des bases, tout en rappelant qu’on pourra jouer y en coopération. On rappelle qu’il n’y aura aucun mécanisme spécifique nécessitant d’être à plusieurs, ce qui nous fait douter de l’intérêt du multijoueur, pour un titre dont le principal attrait est de se sentir seul au fond de l’océan.

Néanmoins, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise, maintenant que l’ancien CEO revient à son poste. En attendant le mois de mai et une date plus précise pour le lancement de l’accès anticipé de Subnautica 2, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits Steam s’il vous intéresse.

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Bulkhead semble répondre à des questions sur WARDOGS sans langue de bois

Dans une vidéo publiée il y a quelques jours, plusieurs membres du studio Bulkhead, qui développe WARDOGS, ont répondu à quelques questions posées par la communauté. Et même s’ils les ont peut-être sélectionnées, elles s’avèrent plutôt représentatives des interrogations qu’on s’était nous aussi posées.

Parce que vous n’avez certainement pas sept minutes à perdre, voici un résumé des informations les plus importantes :

  • Il n’y aura pas de microtransactions : ni monnaie à acheter, ni skins payants.
  • Le gameplay devrait se situer à mi-chemin entre du milsim façon ArmA Reforger et de l’arcade à la Battlefield 6.
  • Ils ne cherchent d’ailleurs pas à en faire un concurrent au jeu de DICE, et estiment qu’il leur suffirait d’une base de joueurs située entre 3 000 et 10 000 personnes par soir. À notre avis, ce n’est pas forcément très facile à atteindre pour un studio quasiment indé.
  • Il y aura un système de progression pour débloquer armes et équipements relatifs à la classe que l’on joue.
  • Il n’y aura pas de matchmaking, tout passera par un server browser. Même si vous êtes dans une équipe avec de gros nuls et que vous perdez la partie, vos actions individuelles seront tout de même récompensées, ce qui fait que vous pourriez gagner plus que certains joueurs de l’équipe victorieuse.
  • L’optimisation est un point qu’ils ont pris en compte dès le début du développement. Ils ont la volonté de proposer leur titre à un maximum de gens – on voit notamment un PC de test avec un i5 8600 et une GTX 1660 –, et en profitent pour dire que si un jeu sous Unreal Engine 5 n’est pas bien optimisé, ce n’est pas la faute du moteur, mais parce que les devs sont des sous-merdes (ou à peu près, on a romancé).
  • Des playtests devraient être organisés cette année, pour une sortie en accès anticipé avant fin décembre. L’accès anticipé devrait ensuite durer entre 12 et 24 mois, selon les retours.
  • Enfin, l’information la plus importante pour toute personne pour qui les mathématiques sont plus qu’un concept abstrait : oui, si un serveur est plein (100 joueurs), comme il y aura trois équipes, il y aura une équipe avec 34 joueurs, et non pas un joueur divisé en trois.

Si vous voulez plus de détails, n’hésitez pas à consulter la vidéo.

D’autre part, au début du mois, les développeurs avaient partagé un autre devlog, s’attardant sur les éléments de gameplay repris du mod King of the Hill d’ArmA 3, et sur ce qu’ils avaient ajouté pour le rendre plus accessible :

On vous l’avait déjà dit la dernière fois qu’on avait parlé de WARDOGS, mais on a franchement changé d’opinion sur celui-ci. Alors qu’on était dubitatifs, au vu des précédents projets du studio, on doit avouer qu’il nous fait de plus en plus de l’œil. Le ton des membres du studio lors de la session de questions/réponses y est sans doute aussi pour quelque chose, parce qu’on a l’impression qu’ils sont assez transparents et conscients des problèmes qu’ils ont à surmonter.

Quoi qu’il en soit, les playtests et l’accès anticipé sont prévus pour 2026. En attendant d’en savoir plus, vous pouvez toujours ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis Steam.

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Pour fêter la sortie de l’Operation: Deep Freeze de Killing Floor 3, Tripwire Interactive licencie 23 employés

Hier soir, lors du Future Game Show, Tripwire a lancé sa troisième saison pour Killing Floor 3, intitulée Operation: Deep Freeze. Elle s’accompagne d’une nouvelle carte, située sur une base en Antarctique, et sans doute de nouvelles armes et autres joyeusetés. On ne va pas vous mentir, la vidéo a tout de même un peu de gueule. On en oublierait presque que le jeu n’est pas si formidable que ça. D’ailleurs, les évaluations récentes sur Steam sont encore pires qu’au lancement, dénonçant des performances dramatiques, et toujours beaucoup de bugs.

Cette nouvelle mise à jour a permis de multiplier le nombre de joueurs par trois ou quatre, générant un pic autour de 1 200, ce qui reste sans doute un peu léger. Cela nous amène à l’autre information importante, qui elle, est arrivée au début du mois : Tripwire Interactive s’est séparé de 23 employés pour tenter de limiter les coûts. D’après l’une des personnes virées, les équipes QA, artistique, ingénierie et support client ont été touchées. Le studio annonce néanmoins qu’il « reste déterminé à créer des expériences de jeu de haute qualité et à soutenir les joueurs ». On se demande un peu lesquels, quand on regarde les courbes, et on ne trouve pas franchement étonnant qu’il y ait des problèmes financiers, compte tenu du peu d’engouement qu’a suscité le dernier épisode de la série, jugé peu intéressant par rapport à Killing Floor 2, notamment.

Killing Floor 3 est disponible sur Steam pour 40 €, mais si vous voulez rejoindre le combat avant que la poussière ne retombe, il ne va pas falloir trop traîner.

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Reconfigure mélange les genres du puzzle game et de l’immersive sim dans une bouillie de pixels

Il y a quelques semaines, on a découvert l’existence d’un nouveau jeu un peu particulier. Il s’agit de Reconfigure, qui se présente comme un hybride « puzzle-RPG-FPS ». Concrètement, on peut y voir un concept aux visuels rétro, avec un design sous forme de blocs, et des mécaniques qui semblent puiser du côté de l’immersive sim.

On disposera d’une arme qui n’a pas l’air folichonne, mais qui permet d’étourdir des robots un peu amorphes pour les contourner et les désactiver définitivement. La vidéo laisse entendre qu’il y aura pas mal d’énigmes à résoudre en déplaçant des blocs, et qu’il y aura des secrets. Difficile de se faire une idée pour l’instant, mais on sent qu’il y a eu un peu d’inspiration de System Shock, alors on est plutôt chauds. Côté développement, c’est apparemment fait en solo par Antti Tiihonen, qui est l’un des co-créateurs de la série de dungeon crawlers Legend of Grimrock, et qui a bossé – entre autres – sur quelques gros titres de Remedy.

Aucune date de sortie n’a pour l’instant été évoquée pour Reconfigure. Néanmoins, si la proposition vous intéresse, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.

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We Were Here Tomorrow, un nouvel épisode de la série de puzzle games asymétriques, est prévu pour 2026

On ne vous parle pas souvent de cette série de puzzle games coopératifs qu’est We Were Here. Ce sont pourtant d’excellents jeux en vue subjective, qui proposent de résoudre des énigmes à deux joueurs, mais de manière asymétrique : chaque joueur possède une partie des indices, et c’est la communication ainsi que la capacité à déduire les règles qui permettront au couple de trouver la solution. Après We Were Here, We Were Here Too, We Were Here Together, We Were Here Forever et le très court We Were Here Expeditions: The Friendship, le studio Total Mayhem Games nous annonce le prochain titre de la série : We Were Here Tomorrow.

On ne devrait pas trop se tromper en disant que les mécaniques seront du more of the same, mais cette fois-ci, on embarque dans un futur uchronique des années 80, avec l’esthétique et la bande-son qui va avec. Aucune raison de craindre un mauvais épisode, tous les précédents étaient bons.

Pour l’instant, seul un vague 2026 est affiché sur la page Steam de We Were Here Tomorrow. S’il vous intéresse, n’hésitez pas à l’ajouter à votre liste de souhaits en attendant. Et si vous voulez découvrir la série, il existe un bundle avec les cinq premiers épisodes pour moins de 40 €.

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[TEST] John Carpenter’s Toxic Commando : des moments de plaisir intenses, mais courts, et un équilibrage à l’arrache

Annoncé en 2023 pour une sortie en 2024, John Carpenter’s Toxic Commando semblait être une sorte de spin-off de World War Z, un TPS avec une vue subjective bricolée dans un stand alone, qui mettait déjà en scène des hordes de zombies. Mais on n’avait ensuite plus du tout entendu parler du projet, les développeurs ayant sans doute été appelés en renforts pour terminer le AAA Warhammer 40,000: Space Marine 2, un TPS qui a eu un sacré succès fin 2024. On pensait donc le jeu abandonné, mais en août dernier, on a eu la surprise de découvrir que Focus Entertainment prévoyait sa sortie pour ce début d’année 2026. Après une courte campagne mercatique relativement efficace, puis une bonne démo proposée il y a quelques semaines, on était plutôt enthousiastes de plonger dans une marée de morts-vivants, au son d’un bon morceau de synthwave.

Genre : Zombies en coopération | Développeur : Saber Interactive | Éditeur : Focus Entertainment | Plateforme : Steam | Prix : 39,99 € | Langues : Anglais, français | Configuration recommandée : Ryzen 5 5600X / Core i5-11600K, 16 Go de RAM, RX 6800 XT / RTX 3060 Ti | Date de sortie : 12/03/2026 | Durée : une dizaine d’heures pour terminer l’histoire en normal, beaucoup plus pour les autres difficultés.

Test réalisé à quatre en coopération avec des versions Steam fournies par l’éditeur.

Pan pan, boom boom et synthétiseur

On ne va pas vous mentir, le scénario dans les FPS coopératifs, ce n’est pas forcément le sujet auquel on s’intéresse en premier. L’expérience avec les potes réduit souvent à néant toute tentative de faire lire le moindre texte, car il y aura toujours un débile pour courir tout seul au-devant d’une vague de zombies, parce qu’il veut TUER TUER TUER. Mais placer un « John Carpenter’s » de manière si ostentatoire dès le titre ne pouvait que nous forcer à dévier de notre trajectoire initiale, pour nous intéresser à sa participation. Il paraît que le bonhomme apprécie les jeux vidéo, et son investissement dans le nouveau titre de Saber Interactive semble le démontrer : Focus nous indique qu’il a composé la musique comme il le fait régulièrement pour ses films et qu’il était le directeur narratif du projet. Ce n’est donc pas juste une méthode supplémentaire pour attirer les quarantenaires nostalgiques des films des années 80. Concrètement, ça se traduit par un scénario raconté par de courtes cinématiques délicieusement nanardesques, une esthétique réussie, et surtout, des zombies, des gros monstres et beaucoup de sang.

Un équilibrage approximatif, mais un feeling souvent jouissif

Pour proposer un gameplay intéressant en coopération, les développeurs de John Carpenter’s Toxic Commando se sont tournés vers des mécaniques de RPG. Il y a quatre classes possédant ses pouvoirs spécifiques, qui sont globalement complémentaires et se répartissent en deux plutôt offensives, et deux défensives. Cependant, on note une chose commune : l’arbre de compétences est mal équilibré et globalement bien à chier. On dispose d’un pouvoir « gratuit » à choisir parmi ceux débloqués par son niveau de classe, mais il y en a toujours un qui se démarque largement des autres, et qu’il serait ridicule de ne pas prendre. Comme c’est mal pensé, plus de la moitié des compétences sont complètement nazes ou ne fonctionnent tout simplement pas avec la capacité que tout le monde va prendre. Cela donne donc l’illusion d’une profusion de possibilités, alors qu’en réalité, chacun a son chemin tout tracé. Pour autant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain : ces capacités spéciales sont très pratiques (soin de groupe, bulle protectrice), voire jouissives pour certaines (boules de feu, drone d’attaque).

Du côté des armes, on sent que l’équipe a voulu mettre le fun à disposition dès le départ. Pas besoin de faire 500 headshots à plus de 200 mètres en fermant les yeux avec un pistolet à bouchons pour débloquer un DMR, tout est directement disponible. Et le feeling est franchement réussi. Le sound design met bien en valeur les coups de feu, surtout qu’on est souvent dans des vallées, et que l’écho se mêle aux hurlements de nos ennemis. On sent que les devs ont porté une attention particulière aux fusils à pompe, car ils ont un sacré punch et procurent un excellent sentiment de puissance. Les fusils d’assaut, ou même les pistolets, sont également très agréables à utiliser, un sentiment renforcé par le fait qu’on embarque un nombre aberrant de munitions. Les combats sont donc particulièrement jouissifs, d’autant que le système de gore et de démembrement fonctionne à plein régime. Hormis sur quelques ennemis spécifiques, les balles impactent bien les différents monstres, et les animations de mort sont plutôt chouettes. En revanche, les corps disparaissent, mais on se doute que c’est pour éviter de transformer votre PC en four à pizza.

Si toutes les armes sont accessibles dès le début, elles possèdent des niveaux, qui évoluent en fonction du nombre de zombies dégommés à chaque mission. Cela permet de débloquer des accessoires qu’il faudra acheter avec de la ressource in-game, le bourbif. Mais il ne faut pas s’attendre à tout débloquer en quelques parties, car ils coûtent extrêmement cher : environ la moitié de ce qu’on peut ramasser en une mission. Et il y en a un paquet, ce qui encourage donc à n’utiliser qu’une seule arme pour l’optimiser et augmenter plus rapidement sa puissance. Le jeu propose également des skins d’arme absolument ridicules, donc indispensables, tous accessibles avec une autre ressource trouvable dans les niveaux.

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Problèmes de rythme et dapoxétine

Une mission s’articule généralement sous cette forme : une phase d’exploration de la carte avec plusieurs points d’intérêt à visiter pour améliorer son équipement et trouver des pièces mécaniques, et un objectif ou deux. Le level design est vraiment réussi : on est coincés entre les montagnes, il y a des ravins, des collines, des zones marécageuses, et tout est parfaitement cohérent. Cependant, les maps ne sont pas immenses, d’autant plus qu’on dispose de véhicules au comportement franchement sympa. On voit que l’équipe a aussi pioché du côté de la série des MudRunner pour apporter des briques de gameplay un peu originales, mais on reste heureusement sur quelque chose de très accessible. On peut parfois s’embourber – ce qui fait sortir les zombies –, mais on dispose généralement d’un grappin qui nous permet de nous treuiller hors de la flaque. C’est plutôt cool, mais un peu anecdotique, surtout qu’on s’arrête toutes les 30 secondes pour explorer un endroit qui était marqué sur la carte. On y affronte alors quelques poignées de zombies, voire une petite vague avec quelques spéciaux, mais ça reste tranquille. On va donc avoir entre 30 et 45 minutes d’alternances entre de petites échauffourées et des moments calmes, jusqu’à arriver à l’objectif principal.

Et c’est là que Toxic Commando prend toute son ampleur. Grâce aux fameuses pièces mécaniques récupérées çà et là, on peut réparer des tourelles, mortiers, grillages électriques ou fils barbelés, afin de protéger une zone à défendre pour un temps limité. On peut également ouvrir des caisses contenant une arme plus puissante, que notre personnage peut porter en plus de ses deux armes de bases, mais qu’il ne pourra pas recharger. Il y a notamment un railgun pouvant abattre un spécial en un coup, un lance-grenades, ou une mitrailleuse lourde. Une fois toute l’équipe prête, on déclenche les vagues, et c’est le panard… pour deux ou trois minutes seulement. Une éjaculation précoce d’autant plus frustrante qu’il suffirait de proposer plusieurs phases de ce type à chaque mission, histoire de prolonger le plaisir. On passera sur un autre passage particulièrement jouissif en power trip, malheureusement unique.

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Une courbe de difficulté inversée

Si le jeu est très sympa en coop, il semble assez compliqué en solo, car les bots ne vont pas défendre des zones spécifiques, et il faudra courir tout seul pour les protéger. Quasiment impossible en difficile.

En normal, le jeu est globalement très facile, si l’on exclut la première mission. On ressent un défaut un peu inhérent à la liberté laissée par les développeurs de choisir (presque) n’importe quelle mission : la courbe de difficulté est descendante. Ça s’explique assez facilement : au début, on n’a que nos capacités de niveau 1, et notre arme sort d’usine. Dès la seconde partie, on a pu débloquer quelques compétences et ajouté un accessoire ou deux sur notre pétoire. Au bout d’un moment, on peut même améliorer ses dégâts en augmentant sa rareté, facilitant d’autant plus la suite de l’aventure. Si on souhaite un peu plus de challenge, on peut s’orienter vers le « difficile ». Mais là encore, il est possible que l’équilibrage ne soit pas optimal, car il faudra avoir grindé et sérieusement monté de niveau pour ne pas se faire rétamer comme de grosses merdes. On perçoit qu’il faut beaucoup mieux s’organiser, et ne pas y aller à l’improviste. C’est enthousiasmant, mais uniquement accessible quand on aura terminé l’histoire au moins une fois, et qu’on aura refait encore plusieurs autres fois quelques missions. Il faut donc pas mal d’investissement pour avoir une résistance acceptable, sans être complètement débile. Mais encore une fois, ce sera un cap à passer, puis une gentille glissade de plus en plus facile. On imagine qu’il aurait fallu un niveau de difficulté intermédiaire pour lisser la progression.

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Une technique impressionnante

Impossible de ne pas évoquer le Swarm Engine, ce moteur de Saber permettant d’afficher des centaines de zombies qui se déplacent par vagues de manière très crédible pour déferler sur les quatre survivants. On se rappelle que cela fonctionnait déjà très bien dans World War Z, mais il faut croire que les développeurs ont encore perfectionné leur art. Malgré un nombre réellement impressionnant de monstres à l’écran – et une version du jeu pas tout à fait définitive –, le framerate est resté globalement stable sur toutes les machines de la rédac’, qui vont d’une RX 6700 XT autour des 100 FPS en 1440p, jusqu’à une RTX 4090 à plus de 100 FPS en 4K. Pour autant, le titre est franchement joli, grâce à un rendu à la limite du cel shading, et une direction artistique franchement chouette. D’autre part, on n’a rencontré aucun bug, la finition est plutôt correcte.

Pour une fois qu’on est nombreux à tester le jeu, on en profite pour partager les configurations et les performances :

Conf Réglages Framerate
7800x3D / 32 Go DDR5 / RTX 4090 2160p, DLSS qualité, high 100/110 FPS, rares chutes à 80 FPS
5700x / 32 Go DDR4 / RX 6700 XT 1440p, high autour de 100 FPS, quelques chutes à 80 FPS
9800x3D / 32 Go DDR5 / RTX 4070Ti 1440p, DLAA, framegen x2, high 120 FPS
i5 12700k / 32 Go DDR4 / RTX 4080 1080p, DLAA, framegen x2, high entre 120 FPS et 200 FPS

Très fun, mais un peu frustrant

John Carpenter’s Toxic Commando est un très bon jeu coopératif. Le gunfeel est très chouette, les hordes de zombies sont impressionnantes, la conduite des véhicules est sympathique et la finition est exemplaire. Cependant, on regrette des problèmes de rythme imposés par la recherche d’équipement sur des cartes pourtant pas immenses, aboutissant à des phases de défense absolument jouissives, mais toujours beaucoup trop courtes. On en ressort un peu frustrés d’avoir aussi vite lâché la purée, pour repartir sur une nouvelle longue phase de préparation. On pourra aussi déplorer la difficulté décroissante, rendant le jeu rapidement très facile, ou demandant de sérieusement grinder pour être en capacité de passer au niveau supérieur. On a néanmoins passé de très bons moments sur nos quelques parties à quatre, car les mécaniques gameplay sont tout de même très agréables et les différentes classes se complètent très bien. Et ceux qui aiment faire et refaire les mêmes choses pour augmenter leurs stats ont de quoi faire. Nous, on espère juste que Saber ait encore quelques éléments en réserve, ou qu’ils règlent ce problème de rythme en ajoutant plus de ces excellentes phases de défense.

Si vous êtes intéressé par John Carpenter’s Toxic Commando, notre partenaire Gamesplanet propose une réduction de 14 % avec le code promo COMMANDO, ce qui fait le jeu à 34 € et des bananes.

Gamesplanet Toxic Commando

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

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Du gameplay peu encourageant pour Frostrail, un Voidtrain-like par les créateurs de Barotrauma

Il y a une dizaine de jours, FakeFish, le studio derrière le jeu de survie coopératif en 2D Barotrauma, a révélé du gameplay pour Frostrail, un autre projet de jeu de survie coopératif, mais cette fois-ci en vue subjective et sur le thème du train. Impossible de ne pas penser au très chiant Voidtrain, puisque c’est à peu près la même chose, en beaucoup moins original. Ici, on est sur le plancher des vaches, il y a des zombies, c’est laid, terne, et le feeling des armes a l’air particulièrement à chier.

En revanche, on est assez confiants sur la capacité des développeurs à concocter des mécaniques de gameplay correctes pour l’aspect survie et craft, compte tenu de leur précédent projet. Mais ce ne sera pas suffisant pour qu’on s’y intéresse, avec un enrobage aussi repoussant.

Si, contrairement à nous, vous êtes intéressé par Frostrail, ou tout simplement ferrovipathe, vous pouvez ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis sa page Steam. Pour l’instant, un accès anticipé est prévu pour 2026 sans plus de précisions, mais on n’est pas pressés.

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WRAITH OPS est repoussé à une date ultérieure suite aux retours de la démo

Alors que WRAITH OPS était prévu pour le 12 mars, les développeurs ont finalement annulé la sortie en catastrophe, suite aux retours de la maigre masse de joueurs de la démo, lors du Steam Néo Fest. Il faut dire qu’à la rédac’, on n’avait même pas pris le temps de la tester, car on en avait déjà eu assez lors des playtests d’août dernier. Pour rappel, c’est un fast-FPS compétitif très inspiré de Promod pour Call of Duty 4: Modern Warfare, dans des environnements qui penchent plutôt du côté de Tarkov. Malheureusement, on avait trouvé le feeling pas incroyable, la direction artistique globalement ratée et le level design inintéressant.

Ce qui est étonnant, c’est que les critiques majeures de cet été semblent être restées les mêmes pour la démo. Le YouTuber BigfryTV, avec qui on partage souvent les avis, a fait une vidéo pour en parler, et il défonce le titre de Grassrootz Studio. Il déplore un manque de progrès techniques malgré sept ans de développement, et estime qu’ils n’ont pas eu les moyens de leurs ambitions. Selon lui, la conception des cartes est catastrophique et les problèmes de netcode (que l’on n’avait pas spécialement rencontrés il y a six mois) pourrissent l’expérience de jeu et auraient condamné le titre à un échec retentissant le 12 mars, s’il avait été publié dans cet état.

Malgré l’édition du jeu par Team17, il semble que les développeurs soient un peu livrés à eux-mêmes. Le message publié sur Steam ne laisse transparaître aucun problème spécifique, hormis la volonté du studio de « répondre aux commentaires ». On n’était déjà pas spécialement optimistes quant à la réussite du projet, mais même avec un report, on a du mal à imaginer un retournement de situation. Même si les problèmes techniques étaient réglés, et que l’équipe résolvait magiquement les soucis de level design, il est difficile d’imaginer qui pourrait vraiment être intéressé par le concept, excepté les nostalgiques de Promod : des quarantenaires qui n’ont sans doute plus trop le temps pour ces conneries.

En attendant d’avoir des nouvelles de WRAITH OPS, vous pouvez toujours ajouter le jeu à votre liste de souhaits sur Steam, s’il vous intéresse.

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