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PC Vintage : d’incroyables boitiers à imprimer soi-même

Vous avez la nostalgie des PC Vintage ? La chaine Youtube RetroPC-Emporium – un nom qui annonce la couleur – vient de publier une vidéo qui annonce la prochaine disponibilité de tous les éléments nécessaires pour imprimer le boitier beige de vos rêves.

Basés sur un format Mini-ITX, ces PC Vintage vont pouvoir accueillir des machines modernes avec un look absolument incroyable. Sur l’image ci-dessus, on a deux rangées de PC au look Vintage. Mais si la rangée du bas à une moyenne d’âge de 30 ans avec une commercialisation qui remonte au milieu des années 90, la rangée du haut n’a que six mois. Elle « vient » d’être imprimée en 3D.

La vidéo détaille tous les aspects du projet et l’arrivée future des fichiers nécessaires pour réaliser ces impressions. Et on comprend assez vite que si l’ensemble sera Open Source sous licence Creative commons 4.0, l’impression demandera un peu de temps devant soi pour aboutir.

Mini PC Vintage

Mini PC Vintage

Mais le jeu en vaut la chandelle. Si vous êtes fan de PC Vintage, on peut suivre dans la vidéo le montage de la machine ci-dessus de A à Z. Et le résultat est tout de même assez bluffant. Difficile de ne pas se laisser tromper par le résultat obtenu. Certains éléments permettent de proposer un décor encore plus réussi, comme le double affichage sur 7 segments qui affiche ici un 66 en façade et qui n’est rien d’autre qu’un accessoire avec des cavaliers à positionner pour choisir quels segments vont être illuminés. Le gros interrupteur à bascule est également là pour faire illusion puisque, à l’époque, l’alimentation des machines n’était pas gérée par la carte mère mais directement par l’alimentation.

Les LEDs de la carte mère moderne sont prolongées pour activer les LEDs de façade et ainsi parfaire l'intégration.

Les LEDs de la carte mère moderne sont prolongées pour activer les LEDs de façade et ainsi parfaire l’intégration.

Des PC Vintage comme source d’inspiration

Je profite également de cette vidéo pour revenir sur un point important à mes yeux dans cette histoire. Je ne connais pas l’âge de l’auteur de la vidéo mais il me semble évident qu’il s’agit d’une personne qui, au vu de sa passion pour les PC Vintage, est probablement un adulte qui a dépassé la cinquantaine. Pourtant, il nous indique qu’il y a deux ans, il ne connaissait rien au monde de l’impression 3D. Il s’est offert à l’époque une imprimante Bambu Lab P1S et s’est intéressé à ce nouveau hobby en partant de zéro. Il explique qu’il s’est intéressé au processus, s’est d’abord mis à imprimer des fichiers d’autres utilisateurs avant d’obtenir une version d’un logiciel de modelage (Autodesk Fusion pour ne pas le nommer) et s’est mis au boulot.

Son objectif ? Ce que vous voyez au-dessus. Fabriquer des boîtiers de PC Vintage pour satisfaire sa passion. Il explique avoir été enthousiasmé par un boîtier disponible sur Printable et s’être mis au travail. Deux ans plus tard, voilà le résultat. Alors je ne sais pas combien de temps il a passé devant sa machine à dessiner ces boîtiers. Combien de temps il a fait tourner son imprimante 3D, combien de kilos de filament sont partis dans cette aventure.. Mais le résultat est là. En deux années, un parfait novice en la matière a réussi à produire un résultat vraiment impressionnant et s’apprête à le partager avec tout le monde.

Si cela peut encourager des personnes qui se disent qu’elles n’y connaissent rien à s’y mettre, cet exemple est vraiment exceptionnel. J’ai pas mal de courrier (et quelques copains) qui me disent qu’ils n’y connaissent rien. Et qui restent abattus en refusant de s’y mettre alors qu’ils ont justement plein d’idées en tête. Comme si les milliers de créateurs d’objets en 3D étaient nés de leur côté avec les connaissances nécessaires. 

Je peux comprendre que le ticket d’entrée pour investir dans une imprimante 3D soit élevé, même si on trouve aujourd’hui des modèles très complets à moins de 300€ facilement. Mais il n’y a pas d’obstacle majeur pour se lancer dans la conception de vos projets en 3D. Fusion est gratuit avec une licence personnelle et vous permettra de créer des objets de toutes pièces. Le célèbre logiciel Blender est totalement gratuit et permet de modeler et de sculpter en 3D également. Des milliers d’heures de guides sont disponibles en vidéo facilement pour tous les logiciels. Reste la partie impression. Si vous n’avez pas envie d’investir dans une imprimante 3D, peut-être qu’un collègue, un voisin ou un ami pourra vous dépanner. Des Fab Labs peuvent également vous épauler. Au pire il existe des services en ligne… 

En ce moment j'imprime des personnages réalisés sous Thinkercad par des enfants en primaire. Et ils se débrouillent !

En ce moment j’imprime des personnages réalisés sous Thinkercad par des enfants en primaire. Et ils se débrouillent !

Je peux comprendre sans aucun problème qu’on ne soit pas intéressé par l’impression 3D, rien de plus normal. Tout comme je peux comprendre qu’on n’ait pas envie ni les moyens d’acheter un de ces outils. Mais si vous avez des idées qui pourraient profiter de la réalisation d’objets de ce type, n’hésitez pas à tenter l’aventure de la modélisation. C’est aussi gratifiant que passionnant.

PC Vintage : d’incroyables boitiers à imprimer soi-même © MiniMachines.net. 2026

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GMKtec G11 : un MiniPC sous Ryzen Embedded R2514

Le GMKtec G11 est un MiniPC assez classique sur la forme comme sur le fond. Là où il dénote, c’est sur l’emploi d’un processeur AMD Ryzen Embedded R2514, une puce normalement plus orientée vers des besoins industriels. 

GMKtec G11

Le GMKtec G11

La problématique du constructeur est toujours un peu la même, comment proposer un engin abordable en ce moment. Si notre réalité n’avait pas bifurqué dans une dimension où toutes les ressources informatiques s’orientaient vers l’IA, nous n’aurions probablement jamais croisé ce GMKtek G11. Vous allez vite comprendre pourquoi.

Au cœur de cette minimachine donc, un processeur AMD Ryzen Embedded R2514. Une puce sortie fin 2022 dans une vocation assez large mais surtout industrielle. Elle propose quatre cœurs Zen+ de génération Picasso et huit threads dans des fréquences allant de 2.1 à 3.7 GHz. Son TDP de base est de 15 watts et il peut se configurer de 12 à 35 watts en respectant les indications officielles d’AMD. Avec un circuit graphique Radeon VEGA 8 à 1.2 GHz et une gravure 12 nm, elle est capable de piloter deux canaux de mémoire DDR4-2666. Et, logiquement, nous n’aurions pas du la retrouver dans un MiniPC en 2026.

Parce que si on la compare à un processeur Intel N150, les différences de performances sont mineures. De l’ordre de 6% en monocoeur et, un peu plus avec 20% en multicœur. C’est faible pour une solution qui n’emploiera à vrai dire pas très souvent du multicœur intensif. Plus difficile à dissiper et moins orienté grand public, le Ryzen Embedded de ce GMKtec G11 n’existe ici que parce que l’Intel N150 est devenu très difficile à trouver. Cela permet au constructeur de proposer un produit abordable et correctement équipé. Chose qui est devenue impossible avec les puces Twin Lake d’Intel. 

On retrouve donc un processeur capable de mener à bien toutes les missions classiques d’un MiniPC familial. Bureautique, web, multimédia avec d’excellentes capacités de traitement vidéo pour la puce Radeon Vega d’AMD. Mais aussi un peu de jeu, de la retouche d’image, de la programmation, du modelage et tout un tas de travaux créatifs tant qu’ils ne sont pas trop gourmands.

Le GMKtec G11 est assez évolutif

Et cela est facilité par la présence de 16 Go de mémoire vive via deux barrettes de 8 Go en DDR4-2666. Total que l’on pourra faire évoluer vers 32 Go.  Le stockage est proposé en deux formules. Une solution M.2 2280 en 256 Go NVMe PCIe 3.0 et une seconde identique mais en 512 Go. Un second emplacement M.2 2280 identique est disponible pour faire évoluer la machine. À noter que la marque précise que ces emplacements permettront d’embarquer des SSD double face et donc de hautes capacités de stockage. Enfin, un jour, quand ce sera disponible à un prix décent.

On retrouve le système de refroidissement habituel. Une ventilation qui expulse de l’air frais au travers d’ailettes qui dispersent la chaleur transportée depuis le processeur par un double caloduc. Des profils de réglage permettent de choisir entre plusieurs profils de TDP pour adapter la dissipation à votre session. On pourra retrouver un MiniPC silencieux en lecture multimédia ou pour pianoter du texte et un engin plus musclé et bruyant pour des usages de jeu ou des travaux exigeants.

Sur la face avant, on retrouve un dispositif classique avec un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en, plus du bouton de démarrage. Un module sans fil AMD RZ616 propose un signal Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 dont les antennes sont placées sous le capot en plastique supérieur. Capot qu’il faudra retirer pour acceder aux composants mémoire et SSD.

Car, comme on peut l’observer sur la face arrière, la puce est située sous la machine avec une évacuation par le dessous. On retrouve une connectique assez complète avec deux ports Ethernet 2.5 Gigabit pilotés par des puces RTL8125BG. Deux sorties HDMI 2.0, une paire de ports USB 3.2 Type-A et l’alimentation au format Jack en 19V / 3.42 A de 65 watts externe. Sur le côté, un Antivol type Kensington Lock est également présent.

L’ensemble mesure 12.85 cm de large pour 12.7 cm de profondeur et 5.1 cm d’épaisseur. Le GMKtec G11 est livré par défaut avec une licence préinstallée de Windows 11 Pro et la marque ne fait aucun commentaire sur la prise en charge de distribution Linux.

L’engin est proposé depuis un entrepôt européen situé en Allemagne à partir de 269.99€ pour la version 16/256 Go. Le modèle 16/512 Go est proposé pour 20€ de plus à 289.99€. Je vous conseille le second modèle pour plus de confort, à moins que vous ayez un SSD NVMe M.2 2280 qui traîne pour mettre l’ensemble à jour, la solution 512 Go sera plus pérenne.

Pour le lancement de ce GMKtec G11, la marque propose une réduction de 15€ sur le prix proposé avec le code GMKG1115, ce qui baisse un peu les factures.

Voir l’offre sur GMKtec Europe

 

GMKtec G11 : Ryzen Embedded R2514 16 Go / 256-512Go – Windows 11 Pro
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ accès simple aux composants
+ connectique correcte
+ livré prêt à l’emploi

– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Chine
– châssis plastique
– pas d’infos Linux

GMKtec G11 : un MiniPC sous Ryzen Embedded R2514 © MiniMachines.net. 2026

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Wireless TouchPad Keyboard : le cheval de Troie de Framework

Le Wireless TouchPad Keyboard a été annoncé en même temps que le nouveau Framework Laptop 13 Pro. C’est un produit malin, intéressant dans son approche, très ouvert et potentiellement une excellente nouvelle pour le secteur.

Le premier Logitech K400

Le premier Logitech K400

Framework ne révolutionne rien avec le Wireless TouchPad Keyboard. Le clavier reprend les codes classiques de ce type d’instrument pensé pour piloter une interface graphique loin de son poste. On retrouve un clavier déployé de manière habituelle pour la frappe et, juste à côté, sur la droite, un pavé tactile qui permet de naviguer avec un curseur. C’est la formule consacrée pour ce type de produit qu’on connait tous avec le Logitech K400. L’exemple que tout le monde a en tête quand on veut décrire ce type de dispositif. Il faut dire que le K400 a roulé sa bosse et qu’il est depuis des années la solution préconisée pour piloter un PC de salon. 

Le All-in-One Media de Microsoft

Le All-in-One Media de Microsoft

Je me suis toujours demandé pourquoi les constructeurs ne s’intéressaient pas plus à ce type de clavier. Microsoft, par exemple, a pendant un temps proposé un excellent All-in-One Media à 30€ sur le même principe. Corsair a imaginé un K83 avec un pavé tactile original. Ceux qui ont connu les Logitech Illuminated Living Keyboard K830, proposés à un prix beaucoup plus élevé mais d’un confort sans pareil, le regrettent probablement amèrement. Car les productions concurrentes se sont toutes taries et la majorité des claviers de ce type ont disparu.

C’est ce qui fait le succès du K400 Plus actuellement d’ailleurs. Non pas que ce soit un clavier exceptionnel, c’est tout simplement le seul qui reste vraiment sur le marché pour piloter confortablement un PC depuis son canapé. Présent dans le paysage depuis tellement longtemps, disponible facilement, régulièrement en promo, c’est une valeur sûre qui fait le travail. Il est par exemple en ce moment proposé à moins de 25€, un prix tout simplement imbattable sur ce segment. On a bien de temps en temps des produits alternatifs sympathiques comme le Omoton, mais sur le principe, rien qui ne vient chasser le Logitech de son trône.

Et c’est d’abord pour cela que l’annonce d’un nouveau challenger est intéressante. Si Framework maîtrise le prix de l’objet, il peut être un vrai concurrent pour Logitech. Ce qui peut également entrainer d’autres acteurs sur ce terrain notablement délaissé depuis de nombreuses années.

Le Framework Wireless TouchPad Keyboard

Le Framework Wireless TouchPad Keyboard

Framework Wireless TouchPad Keyboard : état des lieux

Le clavier est calqué sur le standard habituel : pavé tactile à droite (tant pis pour les gauchers) et clavier à gauche. On retrouve un jeu de touches de fonctions combinées avec des commandes multimédia qui ont la priorité de frappe. On pourra donc simplement mettre en pause ou relancer un média. L’arrêter, le mettre en sourdine mais également lancer une recherche, ouvrir les paramètres système ou couper son micro.

Le pavé tactile mesure 6.88 cm de large pour 8.56 cm de haut et propose une surface entièrement réactive aux clics et prenant en charge les gestes multipoints sous Windows (norme Windows precision touchpad) comme sous Linux. 

La partie clavier est classique, pour le moment uniquement annoncée en QWERTY « US English ». Les touches sont de type chiclets et elles proposent une course sensiblement profonde de 1.5 mm pour une frappe précise. Le Wireless TouchPad Keyboard n’est pas rétroéclairé, ce qui est parfois gênant au vu de l’usage classique de ce type de produit mais a le mérite de sauvegarder la batterie. On ne connait d’ailleurs pas la capacité de cet élément et la marque reste évasive sur la durée de vie entre deux charges pour le moment. 

Ce qui est mis en avant par le constructeur, c’est l’ouverture de son produit. Outre le fait qu’un seul de ces claviers saura piloter jusqu’à quatre appareils par défaut et ainsi jongler d’un PC portable à un PC de bureau, d’une tablette à un MiniPC de salon, par une simple combinaison de touches. La marque insiste sur des détails pas anodins avec la présence d’un circuit de communication sans fil Nordic nRF54L20. Une puce « magique » qui prend en charge aussi bien le Bluetooth LE que les formats propriétaires RF 2.4 GHz mais aussi les protocoles Zigbee, Matter et même Thread.

Le clavier du Framework Laptop 12

Le clavier du Framework Laptop 12

Et cela n’est pas vain car Framework promet un véritable écosystème de développement pour l’objet. Des fichiers open source permettront de dessiner le châssis de son choix et donc de l’intégrer parfaitement dans un projet. On comprend d’ailleurs cette philosophie car elle correspond exactement à ce qu’a fait le constructeur pour concevoir ce clavier. Les composants sont exactement ceux d’un portable Framework Laptop 12 réassemblés l’un à côté de l’autre. Un tour de passe-passe piloté par un autre élément intéressant. Le « cœur » du clavier s’appuie sur le firmware ZMK, bien connu des soudeurs de touches invétérés. Ce firmware sera programmé sous licence Zephyr et permettra de définir précisément les interactions entre chaque touche pressée et l’ordinateur connecté. On peut donc l’utiliser pour définir précisément les actions à mener. Qu’il s’agisse d’une frappe simple ou de combinaisons de touches. 

L'arrière du clavier permettra d'accéder aux composants, de changer la batterie, d'extraire la carte mère...

L’arrière du clavier permettra d’accéder aux composants, de changer la batterie, d’extraire la carte mère…

La carte mère du clavier va être, par ailleurs, commercialisée par la marque, seule, prête à l’emploi pour les plus expérimentateurs d’entre nous. Elle permettra de construire le jeu de touches de son choix, d’y ajouter un pavé tactile et de programmer le tout à sa sauce pour définir exactement ses besoins. Framework va donc proposer son Wireless TouchPad Keyboard aussi bien pour les particuliers désireux d’obtenir une simple solution de salon, que pour ceux à la recherche d’un clavier capable de seconder un ordinateur portable et un objet bien pratique pour piloter un PC assigné à un vidéoprojecteur en salle de réunion. Mais aussi tous ceux qui veulent une solution adaptable à tout type de scénario matériel pour des projets industriels ou personnels.

Le pavé tactile du Framework Laptop 12 a simplement été réorienté de 90°

Le pavé tactile du Framework Laptop 12 a simplement été réorienté de 90°

La beauté de la chose, c’est que pour le constructeur, il n’y a pas ici un énorme investissement technique mais plutôt le recyclage de composants existants. Un assemblage de pièces déjà développées dans leur catalogue. Un coût beaucoup plus marginal qu’un développement de A à Z et un moyen intelligent de mettre en valeur son matériel. Je ne serais pas surpris que le projet de ce clavier soit né dans l’esprit d’un des ingénieurs de Framework et qu’il l’ait développé de son côté avant de le proposer quasi finalisé à la direction. On sent toute la mécanique du « DIY » derrière ce produit.

On ne connait pas encore le tarif du Wireless TouchPad Keyboard, pas plus que son autonomie réelle ni l’éventuelle disponibilité d’un jeu de touches en AZERTY. Pour ce dernier poste, pas trop d’inquiétudes à avoir. Le Framework Laptop 12 existe avec un clavier français et il sera donc possible de l’intégrer simplement dans la coque du clavier.

Le Wireless TouchPad Keyboard s'ajoute à un catalogue plus classique.

Une manière de se faire connaitre d’un plus grand public pour Framework

Je me suis d’abord demandé pourquoi la marque s’engageait dans ce secteur. Et, en décortiquant le produit, j’ai fini par comprendre quelle aubaine c’était pour Framework ! Ce Wireless TouchPad Keyboard est l’outil parfait pour la marque, il ne lui coûte pas cher en développement et va lui permettre de recycler des composants. Mais surtout, cela lui offre une occasion d’exister en dehors du cercle restreint de ses clients habituels. 

On ne peut pas dire que Framework soit le constructeur le plus connu du marché. S’il bénéficie d’un beau succès d’estime chez les passionnés d’informatique, sa clientèle reste assez restreinte. Le fait de se diversifier avec ce type de produit va étendre son image sans avoir à passer par la case publicité. Le côté séduisant de son offre combiné à l’aspect DIY et open source de celle-ci peut convaincre de nouveaux utilisateurs de la vraie pertinence de ses produits. 

Cette diversification va également permettre à Framework d’améliorer son chiffre d’affaires. Ce clavier n’embarque pas de composants en tension, il est donc beaucoup moins sujet à des fluctuations de tarifs que le reste de sa production. Il peut être fabriqué en masse et stocké longtemps sans perdre son intérêt ni se dévaluer. Après tout, cela fait des années que Logitech vend des milliers de K400 Plus chaque mois sans avoir changé son produit depuis.… 2012.

Wireless TouchPad Keyboard : le cheval de Troie de Framework © MiniMachines.net. 2026

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