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Clap de fin pour les ZFE : les députés rejettent le compromis du gouvernement

Un panneau ZFE à l'entrée d'une ville avec une fourgonette.

L’Assemblée nationale a rejeté d’une courte majorité un amendement du gouvernement visant à assouplir la mise en place des Zones à faibles émissions. Ce vote acte la suppression du dispositif dans le cadre du projet de loi en cours d’examen. En attendant l’étape suivante qui pourrait être un énième revirement.

Un vote qui acte la suppression des ZFE

Les députés ont donc rejeté l’amendement de « compromis » proposé par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de simplification de la vie économique. Ce texte proposé par le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, visait à laisser aux collectivités territoriales le choix d’instaurer ou non des Zones à faibles émissions (ZFE). Une façon de contourner l’Assemblée Nationale qui avait voté la suppression des ZFE.

Sauf qu’avec 192 voix contre 149, ce rejet maintient l’article prévoyant la suppression du dispositif. Les ZFE, déjà contestées, disparaissent ainsi du texte en discussion, devenant le symbole d’une fracture jugée à la fois sociale et technique.

L’option du « libre choix » écartée

Le gouvernement cherchait à transformer l’obligation nationale en une décision locale, en transférant la responsabilité aux collectivités. Cette tentative n’a pas convaincu l’Assemblée. Et plusieurs bords politiques s’étaient montrés contre cet amendement, laissant le camp gouvernemental bien esseulé.

Le rejet de cet amendement laisse donc place à une suppression pure et simple. Les débats ont mis en évidence de fortes divergences. Certains députés ont critiqué le coût des véhicules nécessaires pour répondre aux contraintes des ZFE. D’un autre côté, certains ont défendu un dispositif déjà en place dans plusieurs pays européens.

Un contexte marqué par les difficultés à Paris

Le cas parisien a illustré les limites du dispositif. La capitale avait annoncé en 2019 la fin du diesel à l’horizon des Jeux olympiques de 2024, avec un calendrier progressif d’interdictions.

L’interdiction des véhicules Crit’Air 3 a été repoussée à trois reprises avant d’entrer en vigueur le 1er janvier 2025. Toutefois, aucune verbalisation n’a été appliquée, faute de radars opérationnels et de contrôles physiques totalement impossibles.

Cette absence de contrôle a contribué à affaiblir la crédibilité du dispositif. Crédibilité d’autant plus mise à mal que la pollution atmosphérique dans les villes françaises baissent déjà en l’absence de ZFE et que la circulation automobile est loin d’être le meilleur levier pour faire baisser la pollution aux particules fines par exemple.

Des réactions opposées

L’association « 40 millions d’automobilistes » salue évidemment une décision qu’elle considère comme favorable aux conducteurs ne pouvant pas changer de véhicule.

À l’inverse, l’association Respire évoque un recul en matière de santé publique.

Un parcours législatif encore incertain

Le texte doit encore être examiné par le Sénat. Par ailleurs, une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel est évoquée.

Certains observateurs estiment que la suppression des ZFE pourrait être censurée, en raison d’un lien jugé insuffisant avec l’objet principal du projet de loi. Cela ne fait qu’un an que le premier vote a eu lieu après tout. La France…

En attendant, ce vote marque un tournant politique : la mise en place de contraintes environnementales apparaît désormais conditionnée à des moyens financiers et techniques jugés suffisants.

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Tesla vise le sommet des voitures importées au Japon

Tesla accélère au Japon avec 60 magasins et le Model Y L pour devenir leader des voitures importées.

Tesla intensifie sa présence au Japon avec un plan ambitieux visant à devenir la marque de voitures importées la plus vendue dès l’année prochaine. Le constructeur américain prévoit l’ouverture d’au moins 60 nouveaux magasins et l’expansion de son réseau de services, afin de séduire un marché encore modeste en matière de véhicules électriques (VE). Selon Richi Hashimoto, directeur des opérations de Tesla au Japon, cette stratégie repose sur un développement simultané de la distribution, des services après-vente et de la formation du personnel, tous facteurs ayant contribué à la croissance des ventes récentes de la marque.

Expansion du réseau de magasins et de services

Actuellement, Tesla compte 35 magasins et 14 centres de service dans le pays. L’entreprise prévoit de plus que doubler ses infrastructures de service pour atteindre environ 30 centres. Les magasins sont conçus pour offrir des essais de conduite, une approche stratégique destinée à rassurer les consommateurs, en particulier ceux habitués aux véhicules à moteur thermique, sur la transition vers l’électrique. « Augmenter simplement le nombre de magasins pour vendre des voitures ne pousse pas les clients à acheter », a souligné Hashimoto. Ces essais permettent aux conducteurs de lever rapidement leurs réticences, favorisant ainsi l’adoption de véhicules électriques.

Lancement du Model Y L et stratégie commerciale

Le Model Y L, un SUV à six places conçu pour les familles, a commencé à être commercialisé au Japon. Ce véhicule marque un effort de Tesla pour élargir son public au-delà des premiers adopteurs et capter une clientèle plus familiale. L’année dernière, Tesla a écoulé un peu plus de 10 000 unités dans le pays, et au premier trimestre 2026, la marque a déjà vendu environ la moitié de ce volume. Cette dynamique souligne l’efficacité de la combinaison entre expansion du réseau, communication sur la durabilité et amélioration continue des compétences commerciales des équipes locales.

Contexte du marché et perspectives

Malgré la croissance de Tesla, le marché japonais reste l’un des plus lents au monde en matière de véhicules électriques, les consommateurs privilégiant les hybrides. Les ventes de voitures étrangères sont historiquement dominées par les marques de luxe allemandes, Mercedes-Benz et BMW en tête, avec des volumes annuels dépassant les 50 000 véhicules. Néanmoins, certains analystes anticipent que la hausse des prix du carburant pourrait accélérer l’adoption des VE dans le pays. Tesla s’appuie sur la formation intensive de son personnel, dont 70 % des conseillers ont moins de six mois d’expérience, afin de réduire le temps nécessaire pour conclure une première vente et renforcer l’efficacité commerciale.

L’expansion de Tesla au Japon s’inscrit également dans un contexte mondial où les ventes de VE ralentissent sur des marchés clés comme les États-Unis. Les régions où la pénétration des véhicules électriques reste faible deviennent donc stratégiques. L’entreprise dirigée par Elon Musk mise sur l’optimisation de son réseau et l’attractivité de ses véhicules familiaux pour conquérir des parts de marché sur ce territoire à fort potentiel de croissance.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla adopte une stratégie méthodique pour renforcer sa présence au Japon, en combinant expansion des points de vente et formation du personnel. Le lancement du Model Y L permet de cibler de nouvelles catégories de clients, notamment les familles. Malgré un marché japonais encore timide pour les VE, l’augmentation des infrastructures et les essais de conduite constituent des leviers importants pour stimuler l’adoption. L’entreprise pourrait devenir un acteur majeur des voitures importées si ces initiatives se traduisent par des ventes continues.

Crédit illustration : Tesla.

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Les constructeurs chinois dominent l’Australie

En quelques années, les constructeurs chinois se sont imposés dans de nombreux marchés. En Australie, les véhicules en provenance de Chine sont à présent les plus nombreux.

En moins de dix ans, les constructeurs chinois se sont implantés sur le marché australien. En 2018, ils représentaient encore moins de 1% des ventes, avec une poignée de ventes pour SAIC ou Greatwall. La photo du marché a bien changé. Sur le seul mois de mas, deux voitures chinoises pointent dans les 10 meilleures ventes (Chery Tiggo4 et GWM Haval Jolion). Et 4 constructeurs figurent désormais dans les 10 premières marques. Dont BYD qui s’offre la troisième marche du podium à quelques unités de Kia.

Le 0 à 25 le plus rapide

Le résultat est sans appel. Sur ce marché dépendant à 100% des importations, les constructeurs chinois sont devenus les maîtres. Pour la première fois de l’histoire, les importations en provenance de Chine ont surpassé celles venant du Japon ou de Thaïlande. Avec 22300 voitures, l’empire du milieu représente un quart des importations de véhicules, devant les 21600 voitures japonaises et 19400 voitures thaïlandaises.

En outre, ces constructeurs tirent l’électrification du marché. En mars, 14,6% des voitures vendues étaient électriques, 7,6% hybrides rechargeables, et 16,5% hybrides, avec des hausses respectives de 42,3, 6,7 et 18,5% sur un marché en baisse de 2,6%…

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Opel remplace bien DS en Formule E, quel avenir pour la marque « premium » française ?

Alors que DS Automobiles officialisait son départ de la discipline de monoplace électrique, nous relayions la rumeur d’une arrivée d’Opel en Formule E. C’est désormais officiel avec la marque au Blitz qui trouve là une page de publicité pour sa gamme GSE. Mais pour DS Automobile se pose la question de la survie en tant que marque à part entière.

Une nouvelle équipe 100 % électrique

Baptisée Opel GSE Formula E Team, cette formation usine portera haut les couleurs du label sportif GSE, désormais entièrement électrifié. Basée à Rüsselsheim, elle s’inscrit dans la continuité de l’héritage sportif d’Opel, riche de succès en rallye, en endurance et sur circuit.

Pour Florian Huettl, CEO de la marque, ce choix est loin d’être anodin : le « ABB FIA Formula E World Championship » représente « une nouvelle étape dans la transition vers un futur électrique ». Une déclaration qui reflète la stratégie globale du constructeur, déjà engagée dans l’électrification de sa gamme.

La GEN4, une révolution technologique

L’arrivée d’Opel coïncide avec celle des nouvelles monoplaces GEN4. Cette 4e génération de monoplaces électriques promettent encore plus de performances que la GEN3 actuelle.

Au programme :

  • Jusqu’à 600 kW (816 ch) en qualification et en mode attaque
  • Transmission intégrale permanente pour une motricité optimale
  • Récupération d’énergie jusqu’à 700 kW, un record en compétition

Des chiffres impressionnants qui font de la Formule E la discipline électrique la plus avancée au monde. Pour Opel, c’est une vitrine technologique idéale. La régénération se fait à la fois sur l’axe avant, et celui de l’arrière. La transmission intégrale permet de pallier la volonté de ne pas avoir de pneus slicks mais des pneus à sculptures, comme une voiture de route.

Un lien direct avec les modèles de série

Evidemment, on n’échappe pas aux promesses mercatiques. L’engagement en Formule E ne se limitera pas à la compétition. Il servira aussi de laboratoire pour les modèles de route badgés GSE, comme l’Opel Mokka GSE ou la future Corsa GSE. On gagne le dimanche, on vend le lundi en somme.

Objectif : transférer les innovations issues de la piste vers les véhicules du quotidien, notamment en matière d’efficacité énergétique, de gestion thermique et de performances électriques.

L’appui stratégique de Stellantis

Pour réussir ce pari, Opel pourra compter sur l’expertise de Stellantis Motorsport, déjà fortement impliqué en Formule E via Citroën Racing (qui a remplacé Maserati). Une collaboration qui permettra d’accélérer le développement de la monoplace GEN4 tout en conservant l’ADN d’ingénierie allemande propre à la marque (sic.).

Notre avis, par leblogauto.com

Il y avait DS, puis DS et Maserati en Formule E. Désormais ce sera Citroën Racing et Opel GSE. C’est sans doute le signe d’un repositionnement des marques au sein de Stellantis. Maserati devrait se recentrer sur le thermique (ou être vendue). Mais quid de DS Automobiles ?

Des rumeurs insistantes veulent que DS soit réintégrée à Citroën comme à ses débuts. Le départ de la compétition automobile doit-il être interprété comme un clou de plus dans le cercueil ou simplement comme une coïncidence ?

Florian Huettl CEO Opel (à g.) et Jeff Dodds, CEO de la Formule E (à d.)

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Carburants : pourquoi certains pays baissent les prix… et pas la France ?

Face à la flambée du pétrole et du marché des carburant délirants, liée aux tensions au Moyen-Orient, plusieurs pays annoncent des mesures pour limiter l’effet à la pompe. Baisse de taxes, subventions ou contrôle des prix : les réponses divergent en Europe et en Asie. En France, aucune décision concrète n’est encore actée. Tant mieux ou tant pis ?

L’Italie baisse les prix de 25 centimes

L’Italie a adopté un décret visant à réduire de 25 centimes par litre le prix des carburants. Cette mesure s’applique pendant 20 jours à partir du 19 mars et concerne le gazole, l’essence et le GPL.

Le texte inclut également deux dispositifs complémentaires :

  • un crédit d’impôt destiné aux transporteurs routiers et aux pêcheurs pour compenser la hausse des coûts sur les mois de mars à mai
  • un mécanisme de surveillance renforcée pour limiter les comportements spéculatifs sur les prix

L’objectif est de contenir les effets de la hausse du gazole sur les prix des biens de consommation et d’encadrer l’évolution des tarifs en fonction des cours du pétrole.

Le Japon opte pour des subventions

Le Japon a lancé un programme d’urgence reposant sur des subventions. Le gouvernement vise un prix de l’essence autour de 170 yens par litre (soit 0,93 Euros par litre NDLR).

Cette mesure intervient après un pic historique à 190,8 yens par litre. Le dispositif doit aussi être étendu à d’autres produits pétroliers comme le diesel, le fioul lourd ou le kérosène.

Portugal, Espagne, Serbie : des baisses de taxes ciblées

D’autres pays européens ont également annoncé des mesures fiscales :

  • La Serbie réduit de 20 % les accises sur les carburants
  • Le Portugal prolonge et élargit une baisse de taxes, avec un gain estimé à 1,8 centime par litre pour le diesel et 3,3 centimes pour l’essence
  • L’Espagne prépare un plan inspiré de 2022, incluant des réductions fiscales et des aides directes à la pompe

Ces décisions visent à amortir la hausse rapide des prix liée au contexte international.

Allemagne et France privilégient le contrôle des prix

L’Allemagne travaille sur un projet de loi visant à renforcer le contrôle du marché. Les compagnies pétrolières soupçonnées d’abus devront justifier leurs pratiques.

En France, le gouvernement évoque un possible plafonnement des marges, sans mesure concrète à ce stade. Certains distributeurs se sont engagés à contenir les prix, mais aucun dispositif généralisé n’a été officialisé. Des contrôles ont eu lieu, mais visaient surtout des infractions techniques comme un prix communiqué à l’Etat qui n’était pas celui affiché en station.

En effet, en France, les prix des carburants sont libres. Aucun contrôle ne pourra trouver « d’abus » en l’Etat actuel du droit. Durant l’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie, la France avait décidé d’un rabais sur les taxes carburant pour limiter le blocage de son économie. Pour le moment ici, pas de mouvement de ce genre évoqué.

Une flambée liée aux tensions au Moyen-Orient

Depuis la fin février, les cours du pétrole brut ont bondi de près de 50 %. Cette hausse est liée notamment aux frappes visant des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar, ainsi qu’au blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial.

Le Brent a ainsi dépassé ponctuellement les 112 dollars le baril, après avoir frôlé les 120 dollars. Mais, la folie des prix à la pompe est désormais en grande partie décorrélée du prix du brut. En effet, le carburant est un bien qui s’achète et se vend. Le prix en Europe est fixé par le marché de Rotterdam.

Ainsi, même avec un prix en sortie de raffinerie de 50 centimes le litre (pour un baril à 80 dollars environ), il peut se négocier bien plus cher. C’est comme cela que l’on a eu des hausses brutales à plus de 2 €/l alors que ce prix n’était pas justifié par le prix du baril.

Pour rappel, un baril acheté maintenant ne sera livré grosso-modo que dans 2 ou 3 mois. La hausse aurait donc dû être décalée dans le temps sans le fameux marché de Rotterdam.

Dans ce contexte, les politiques nationales restent hétérogènes, entre soutien direct aux automobilistes et encadrement du marché.

Un coût budgétaire immédiat pour les États

La baisse des taxes sur les carburants représente un manque à gagner important pour les finances publiques. En réduisant les accises ou en finançant des subventions, les États renoncent à des recettes fiscales significatives, parfois de plusieurs milliards d’euros. À court terme, ces mesures pèsent directement sur les budgets et peuvent creuser les déficits.

Un levier pour soutenir le pouvoir d’achat

En parallèle, ces dispositifs visent à limiter l’impact de la hausse des prix à la pompe sur les ménages. En atténuant le choc, les gouvernements cherchent à préserver la consommation, qui reste un pilier de l’activité économique. Un carburant moins cher permet de maintenir une capacité de dépense dans d’autres secteurs.

Des effets en chaîne sur l’économie

La baisse des prix du carburant agit aussi indirectement sur les entreprises. Elle réduit les coûts de transport et de logistique, ce qui peut freiner la hausse des prix de nombreux biens. Cela contribue à contenir l’inflation et à soutenir la demande globale.

Un équilibre entre perte fiscale et retombées économiques

Ces politiques reposent sur un arbitrage. D’un côté, une perte de recettes immédiate pour l’État. De l’autre, l’espoir de retombées économiques plus larges, avec une activité soutenue et des recettes fiscales qui se maintiennent. L’efficacité de ces mesures dépendra donc de leur impact réel sur la consommation et la croissance.

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Podcast 371: L’essentiel de la semaine 10 par Leblogauto.com

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La Semaine Automobile, le podcast de Leblogauto.com.
Au programme aujourd’hui : tensions géopolitiques sur les semi-conducteurs, batteries électriques en plein boom, stratégies industrielles chez les constructeurs… et quelques nuages à l’horizon pour certains géants de l’automobile.
Voici l’essentiel de l’actualité automobile de la semaine.

Semi-conducteurs : la Chine alerte sur un risque de pénurie pour l’automobile

La Chine met en garde contre un nouveau risque de pénurie mondiale de semi-conducteurs pour l’industrie automobile.
Les tensions géopolitiques et les restrictions commerciales pourraient perturber les chaînes d’approvisionnement déjà fragiles.
Les constructeurs restent très dépendants de ces composants essentiels aux véhicules modernes.
Une nouvelle crise des puces pourrait ainsi ralentir la production mondiale automobile. 

CATL dépasse les attentes avec une forte croissance des batteries

Le géant chinois CATL affiche des résultats supérieurs aux prévisions grâce à la forte demande mondiale de batteries pour véhicules électriques.
La croissance est portée par l’expansion du marché des véhicules électriques et par ses innovations technologiques.
Le groupe confirme sa position de leader mondial du secteur.
La bataille industrielle autour des batteries s’intensifie entre les acteurs asiatiques et occidentaux. 

Renault vise 2 millions de ventes en 2030 : que contient vraiment son plan « FutureReady » ?

Le constructeur français Renault dévoile sa stratégie « FutureReady » avec un objectif clair : atteindre 2 millions de véhicules vendus d’ici 2030.
Le plan prévoit une transformation industrielle centrée sur l’électrification et l’efficacité des coûts.
Renault veut aussi renforcer sa présence dans certains marchés clés.
L’objectif est de consolider sa rentabilité tout en accélérant la transition énergétique.

Volkswagen sous pression : bénéfice divisé par deux et défis en Chine

Le groupe Volkswagen traverse une période plus difficile avec un bénéfice en forte baisse.
La concurrence accrue en Chine et les investissements massifs dans l’électrique pèsent sur la rentabilité.
Le marché chinois reste stratégique mais devient de plus en plus compétitif.
Le constructeur doit accélérer sa transformation pour rester compétitif face aux nouveaux acteurs.

Résultats plus mauvais que prévu : Honda freine sur l’électrique

Le constructeur japonais Honda affiche des résultats inférieurs aux attentes.
Face à un marché encore incertain, la marque ajuste sa stratégie dans l’électrique.
Honda privilégie désormais une approche plus progressive dans ses investissements.
Le groupe cherche à préserver sa rentabilité tout en poursuivant sa transition technologique.

Volvo : recul des ventes mais l’électrique progresse

Chez Volvo Cars, les ventes globales reculent légèrement.
Mais la part des véhicules électriques et hybrides rechargeables continue d’augmenter.
La marque poursuit sa stratégie de transition vers une gamme largement électrifiée.
L’électrique devient progressivement le cœur de sa croissance future.

Voilà ce qu’il fallait retenir cette semaine dans l’actualité automobile :
entre tensions sur les semi-conducteurs, montée en puissance des batteries et stratégies contrastées des constructeurs, l’industrie poursuit sa transformation à grande vitesse.

Merci d’avoir écouté La Semaine Automobile par Leblogauto.com.
On se retrouve très bientôt pour un nouveau tour d’horizon de l’actualité du secteur. 

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Caterpillar lance finalement son pick-up

Depuis de longues années, on prête à Caterpillar l’intention d’ajouter un pick-up à sa gamme d’engins de chantiers. C’est chose faite, avec l’aide de Ford.

Bien connu pour ses bulldozer, engins de chantiers ou miniers, Caterpillar avait dévoilé ses premiers plans pour un pick-up en 2024. L’engin vient d’être révélé à Las Vegas et sera prochainement proposé aux clients. Aux États-Unis du moins. Sans expérience dans ce secteur, ni outil de production adapté, il s’est rapproché du numéro un du marché avec son F-Series : Ford. Malgré quelques évolutions de style (calandre, capot), on reconnait aisément un F350 Super Duty dans son uniforme de service CAT jaune et noir. Pour faire bonne mesure il s’agit de la variante la plus impressionnante : double cabine avec roues arrière jumelées.

Un seul moteur prendra place sous le capot. Il s’agit du V8 Powertrsoke de 500 ch et 1356 Nm. La grande différence entre un simple Ford F350 et un CAT viendra des services additionnels : intégration aux outils de gestion de flotte, de sécurité de chantier… L’idée étant d’en fait une sorte de tour de contrôle des travaux. Rôle confirmé par l’intégration d’une plateforme de lancement de drone dans la benne arrière.

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Peugeot Sport dévoile la nouvelle livrée de sa 9X8 !

La saison 2026 du championnat international d’endurance (WEC) va bientôt s’ouvrir : nous étions hier au reveal de la nouvelle livrée de la 9X8, le prototype d’endurance de Peugeot, à Paris. Le Lion voit rouge !

Peugeot 9X8 2026, Paris
Peugeot 9X8 2026, Paris

La 9X8 naissait avec la 508 PSE, avant qu’une nouvelle aventure ne s’ouvre

Le lien entre la grande série et la compétition : une évidence pour Peugeot et son département compétition Peugeot Sport ! Le sport automobile comme laboratoire technologique et catalyseur de l’image de marque, une évidence. La marque au Lion a pu laisser de beaux souvenirs en sport auto, de Pikes Peak au Dakar, en rallye, et au Mans bien sûr avec ses 905 puis 908. L’endurance comme le Dakar étaient alors remis en pause, notamment face aux réalités économiques. Les années 2020 préparaient alors le retour de l’endurance pour le Lion. La performance de série prenait alors une tournure électrifiée, Peugeot Sport Engineered et la 508 PSE !

L’heure était aux complexes compromis et plus aux années folles du côté des déclinaisons sportives de série. Peugeot n’est pas passé loin de commercialiser le défi qu’était la 308 R-Hybrid et ses 500 ch momentanés, mais la plus grande folie autorisée par les hautes instances s’est finalement transformée en une compétente mais mesurée 508 PSE. Son hybridation rechargeable contenait alors au maximum le CO2. Une manœuvre globalement avant-gardiste, qui aura inspiré l’actuelle Mercedes-AMG C63, avec le même genre de déception. Les passionnés continuent de considérer les belles mécaniques multicylindres (le constructeur germanique revoit actuellement sa copie avec un retour en grâce des 6 et 8 cylindres..) !

Trois livrées Peugeot 9X8, image Peugeot Sport (Facebook)
Trois livrées Peugeot 9X8, image Peugeot Sport (Facebook)

Une berline hybride rechargeable, avec trop de compromis ?

La berline performante a été constamment associée au retour en endurance du Lion, de sa propre sortie en 2020, jusqu’aux premiers tours de roues de la 9X8 à Monza, en 2022. Le coup de projecteur était parfait pour le grand public, surfant sur la popularité de l’endurance et du Mans ; mais les spécialistes ne s’y sont hélas pas trompés. Lors des premiers essais presse de la « PSE » sur une partie du circuit des 24 heures (soit, le Bugatti), l’auto montrait un goût de trop peu, de certaines qualités dynamiques mais des performances trop inconstantes, et une certaine masse.

De l’avis de votre humble serviteur, la mécanique de 360 ch cumulés décevait finalement moins au volant de sa cousine DS 9, dont on n’attendait moins de sportivité et de caractère moteur. Il n’en reste que la série PSE n’aura duré qu’un seul épisode avec cette 508. La construction du groupe Stellantis, naissant, a fort potentiellement gelé les éventuelles déclinaisons PSE des 308 et 3008, des bruits de couloirs que nous pouvions avoir. Priorité au pragmatisme et au développement de variantes 100% électriques de la majorité des autos de la gamme : adieu 308 PSE, bonjour E-308, reprenant les composants de sa petite sœur E-208.

La page PSE est tournée, Peugeot Sport remet « GTI » sur le devant de la scène

Justement, parlons de la 208 ! Sans trop rentrer dans les détails, la 208 a toujours eu la volonté de remettre le dynamisme au centre des débats, avec comme grande inspiratrice la fameuse 205, le sacré numéro ! Aux quelques détails stylistiques de son ainée, la 208 inaugurait le fameux petit volant i-Cockpit, avant de relancer la griffe GTI, si iconique pour le Lion. Considérée au départ comme trop GT (l’histoire s’est donc plus tard répétée), les sorciers de Peugeot Sport résidents de Versailles-Satory ont stupéfait tout le monde avec la première « GTi by Peugeot Sport » : voici qui signait l’une des toutes meilleures petites GTi modernes.

2019, seconde génération de 208. Il eut été tentant de rapidement dériver la 208 en GTi. Des prototypes ont bien tourné avec le 1.6 Puretech 225 EAT8 de la 508 … mais le pragmatisme « CO2 » a vite calmé le développement. De 100% thermique, l’auto a basculé au 100% électrique … tout d’abord comme donneuse à la Lancia Ypsilon HF ! Le temps a alors passé, la fin de carrière de la deuxième génération approche sérieusement, et voici enfin cette fameuse E-208 GTi de 280 ch de série, que l’on n’attendait plus. Aujourd’hui, on ressort donc de nouveau les glorieux souvenirs de la 205 avec le retour du badge GTi, dont on garde tous d’excellents souvenirs sur les 208 et 308 thermiques.

Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris

On ne re-citera pas les déboires tant associés à la marque au Lion depuis quelques temps mais il est clair que Peugeot a besoin de voir son image redorée : ce sera grâce à GTi ! Voici alors pourquoi la nouvelle livrée de la 9X8 d’endurance est à ses couleurs.

Peugeot 9X8 2026, E-208 GTi
Peugeot 9X8 2026, E-208 GTi

La Peugeot 9X8 « Grand Tourisme Injection » !

On évoquait le lien 508 PSE / 9X8, Peugeot a bien remis le couvert l’an dernier aux 24h du Mans pour les premières festivités autour de sa nouvelle bombinette électrique. Pour accueillir la GTi, la marque avait même signé une livrée spécifique et unique dans la « fanzone » Peugeot. Elle arborait les couleurs blanc rouge et noir …

Peugeot 9X8 prototype "GTI", 24h du Mans 2025
Peugeot 9X8 prototype « GTI », 24h du Mans 2025 ; image Peugeot

Le public aime que l’on joue sur la corde nostalgique, le concurrent Renault l’aurait notamment bien compris ! Aussi, la livrée a remporté un grand succès. Pour 2026, on reprend les trois couleurs historiques « GTI », dont le fameux Blanc Okenite, récemment devenu la couleur de lancement de l’E-208 GTi. La nouveauté, c’est ce qui se voit le plus : ce motif zébré !

Peugeot 9X8 2026, Paris

« Hypergraphes » voici la désignation officielle de ces motifs sur toute la carrosserie. Ils reprennent alors le motif des trois griffes dans une version dynamique, suggérant le mouvement, la vitesse. Peugeot nous expliquait également l’associer aux flux de données, de « datas », dont l’analyse est plus que jamais essentielle. La victoire se joue parfois à quelques dixièmes.

Les deux exemplaires de 9X8, n°93 et 94, prendront la piste lors de l’ouverture de la saison 2026 pour les 1812 km du Qatar, le 28 mars.

Le Team Peugeot TotalEnergies, en 2026

On rappelle que le Team voit arriver cette année un nouveau « Team Principal » avec Emmanuel Esnault, connu chez McLaren en F1, et Lamborghini en endurance. Voici les pilotes 2026 : Nick Cassidy, Paul Di Resta, Stoffel Vandoorne, Loïc Duval, Malthe Jakobsen, Théo Pourchaire. Jean-Eric Vergne et Alex Quinn forment les pilotes d’essai.

Peugeot 9X8 2026, et équipe Peugeot/Peugeot Sport
Peugeot 9X8 2026, et équipe Peugeot/Peugeot Sport
De gauche à droite, Emmanuel Esnault, Matthias Hossann directeur du style Peugeot, les pilotes du Team 2026, Alain Favey, Directeur Général Peugeot.

Vivement le démarrage de la saison, pour admirer une fois de plus le design flatteur de la 9X8. On espère les meilleures performances de l’auto pour prendre la lumière ! La 9X8 aux couleurs GTi marquera en tout cas le centenaire de la première participation de Peugeot aux 24h du Mans.

Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi

Images A.Lescure pour Le Blog Auto ; Peugeot ; 24h du Mans – Facebook

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Mini 1965 Victory Edition, le rendez-vous manqué ?

Comme à son habitude depuis sa renaissance en 2001, Mini mise sur l’héritage sportif de la Mini classique. Voici donc une sorte d’hommage à la victoire au rallye-de Monte Carlo en 1965.

Nous sommes en 2026, et Mini évoque la victoire de Timo Mäkinen au rallye Monte Carlo… en 1965. Cette édition limitée a donc un an de retard. Deux ? Oui, peut-être deux car la première victoire de Mini dans l’un des plus célèbres rallyes automobiles remonte à 1964.

Ce qui est présent

Inévitablement, on retrouve la livrée rouge avec toit blanc (indisponible dans la configuration de base). Elle est enrichie d’une bande blanche sur le capot et le hayon. Un symbole qui semble aujourd’hui devenu la signature nécessaire de toute sportive qui se respecte, mais qui était absente sur la Mini Cooper S des années 60. Divers marquages évoquant soit le numéro « 52 » de la Mini victorieuse, soit l’année 1965, sont présents à l’intérieur comme à l’extérieur. Un simple petit autocollant sur la porte évoque le pilote Timo Mäkinen et son copilote Paul Easter, ainsi que l’immatriculation AJB44B de leur bolide.

Cette édition spéciale Mini 1965 Victory Edition sera déclinée sur les deux motorisations essence les plus performantes : Cooper S (150 kW / 204 ch) et Cooper S JCW (170 kW / 231 ch). Mais aussi en électrique sur la seule Cooper S JCW (190 kW / 258 ch). De manière étonnante, Mini cherche-t-il à limiter la diffusion de la version électrique ?

Et ce qui est absent

Avouons que pour célébrer un événement aussi fondateur que les victoires en rallye, en particulier au Monte Carlo, de la marque britannique, on reste sur sa faim. Aucune évolution mécanique ou châssis ne figure au programme. Et les évolutions stylistiques se contentent en réalité de variations de couleurs et matières et de quelques badges. Même les jantes sont des modèles standards. On aurait peut-être à minima apprécié un dessin de jante évoquant les Minilite, ou même un nouveau bouclier rappelant les projecteurs additionnels des versions de rallye…

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Comment acheter une voiture électrique pour seulement 6 500€ ? La stratégie révolutionnaire de Tata

Comment acheter une voiture électrique pour seulement 6 500€ ? La stratégie révolutionnaire de Tata

Deux ans seulement après son lancement initial, le Tata Punch EV bénéficie d’un restylage ambitieux qui redéfinit les codes de l’accessibilité dans l’univers des crossovers électriques. Le constructeur indien frappe fort avec une stratégie tarifaire disruptive : 6 500 € pour accéder à ce véhicule électrique, batterie non incluse. Cette approche révolutionnaire du marché automobile illustre parfaitement l’évolution rapide du secteur électrique, où l’innovation financière devient aussi cruciale que l’innovation technologique.

Comment acheter une voiture électrique pour seulement 6 500€ ? La stratégie révolutionnaire de Tata

Une stratégie financière révolutionnaire pour démocratiser l’électrique

L’innovation majeure du Punch EV 2026 réside dans son système BaaS (Battery as a Service), une approche qui sépare l’achat du véhicule de celui de la batterie. Cette dernière est proposée en location à 0,026 € par kilomètre parcouru, transformant radicalement l’équation économique de l’électrique. Cette stratégie répond à une problématique centrale du marché : le coût initial prohibitif des véhicules électriques, largement imputable au prix des batteries qui représentent traditionnellement 30 à 40% du coût total d’un véhicule électrique.

Pour un conducteur parcourant 12 000 kilomètres annuels, la location de batterie représente un coût de 315 € par an. Ce montant grimpe à 390 € annuels pour 15 000 kilomètres. Sur une période de cinq ans avec le kilométrage le plus élevé, l’investissement total (véhicule + location batterie) atteint environ 8 450 €, soit un montant inférieur au prix d’achat traditionnel incluant la batterie, fixé à 9 700 €. Cette arithmétique favorable démontre la pertinence économique du modèle, particulièrement pour les conducteurs urbains aux trajets modérés.

Cette approche présente également l’avantage de transférer les risques liés à la dégradation de la batterie vers le constructeur, un atout considérable dans un contexte où la durabilité des batteries reste une préoccupation majeure pour les consommateurs. Tata Motors assume ainsi la responsabilité technique et la dépréciation de l’élément le plus coûteux du véhicule.

Des améliorations techniques substantielles sous une robe modernisée

Au-delà de l’innovation tarifaire, le Punch EV 2026 apporte des évolutions techniques concrètes qui renforcent sa proposition de valeur. Les deux configurations de batterie passent respectivement à 30 kWh et 40 kWh, soit une augmentation de 5 kWh par rapport à la génération précédente. Cette progression se traduit par une autonomie réelle portée à 355 kilomètres, gagnant 75 kilomètres par rapport au modèle sortant.

La puissance de charge rapide progresse également, passant de 50 kW à 65 kW en courant continu. Cette amélioration réduit le temps de charge de 20 à 80% à 26 minutes, un gain appréciable qui améliore significativement l’expérience utilisateur lors des trajets longue distance. Cette évolution s’inscrit dans la course aux performances de charge qui anime actuellement le secteur électrique, où chaque minute gagnée constitue un avantage concurrentiel.

Sur le plan des performances, les deux motorisations bénéficient d’un gain de puissance de 6 chevaux. La version Medium-Range développe désormais 85 chevaux, tandis que la Long Range atteint 127 chevaux. Cette dernière configuration permet un 0 à 100 km/h en 9 secondes, améliorant de 0,5 seconde les performances de l’ancienne génération. Ces chiffres positionnent le Punch EV dans une zone de performances parfaitement adaptée à un usage urbain et périurbain, sans prétendre rivaliser avec les sportives électriques du segment premium.

Design actualisé et équipements technologiques de référence

L’évolution esthétique du Punch EV 2026 se concentre sur une modernisation subtile mais efficace. La face avant adopte un pare-chocs redessiné aux lignes plus épurées, conservant néanmoins la signature visuelle des phares divisés qui caractérise l’identité du modèle. Cette continuité stylistique assure une reconnaissance immédiate tout en apportant une fraîcheur bienvenue.

Les nouvelles jantes alliage de 16 pouces contribuent à dynamiser le profil latéral, tandis que les feux arrière à largeur totale modernisent l’arrière en s’alignant sur les codes esthétiques contemporains. Cette évolution stylistique s’inspire directement du restylage appliqué à la version thermique du Punch, assurant une cohérence visuelle entre les différentes motorisations de la gamme.

L’habitacle conserve largement l’architecture de la génération précédente, mais les finitions supérieures intègrent un équipement technologique remarquable pour ce positionnement tarifaire. Les doubles écrans de 10,25 pouces constituent le cœur du système d’infodivertissement, complétés par la recharge sans fil pour smartphones et la climatisation à sièges ventilés. Le toit ouvrant à commande vocale illustre l’attention portée à l’expérience utilisateur, tandis que la caméra à 360 degrés facilite les manœuvres urbaines.

La sécurité n’est pas en reste avec six airbags de série sur l’ensemble de la gamme, une dotation généreuse qui témoigne de l’engagement du constructeur en matière de protection des occupants. Seule la version d’entrée fait l’impasse sur l’écran d’infodivertissement, un choix cohérent avec son positionnement tarifaire ultra-accessible.

Cette stratégie produit s’inscrit dans une logique de démocratisation de l’électrique particulièrement pertinente sur le marché indien, où la sensibilité au prix reste déterminante. En proposant une alternative électrique à 6 500 €, Tata Motors se positionne dans une zone tarifaire proche de l’équivalent thermique, dont les prix s’échelonnent de 5 600 € à 10 600 €. Cette proximité tarifaire constitue un argument décisif pour accélérer la transition vers l’électrique.

Le Tata Punch EV 2026 illustre parfaitement l’évolution du marché automobile vers des modèles économiques innovants, où la propriété traditionnelle cède progressivement la place à des formules de services intégrés. Cette approche, déjà expérimentée par plusieurs constructeurs européens et chinois, trouve avec Tata Motors une application particulièrement aboutie qui pourrait inspirer d’autres acteurs du secteur.

  • Prix de base : 6 500 € (batterie en location)
  • Prix avec batterie incluse : 9 700 € à 12 600 €
  • Autonomie : jusqu’à 355 km en cycle réel
  • Puissance : 85 ch (Medium-Range) / 127 ch (Long Range)
  • Charge rapide : 65 kW DC (20-80% en 26 minutes)
  • Batterie : 30 kWh ou 40 kWh (lithium-ion)
  • Accélération : 0-100 km/h en 9 secondes (Long Range)
  • Disponibilité : marché indien exclusivement

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