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BYD recrute chez Porsche pour conquérir l’Europe

BYD accélère en Europe avec Denza et recrute chez Porsche pour s’imposer sur le marché automobile premium et électrique.

Le constructeur automobile chinois BYD intensifie sa stratégie de développement sur le segment premium en Europe en s’appuyant sur une politique de recrutement ciblée chez ses concurrents historiques. L’objectif est clair : renforcer sa marque de luxe Denza et s’imposer sur un marché automobile dominé par des acteurs bien établis comme Porsche, BMW et Mercedes-Benz.

Une offensive RH pour soutenir l’expansion de Denza

Dans le cadre de son déploiement européen, Denza a déjà constitué une équipe solide avec plus de 50 collaborateurs dédiés aux ventes et au marketing. Parmi eux figure Lorenzo Soravia, ancien directeur des ventes de Porsche, désormais en charge des activités commerciales de la marque en Europe du Sud. Cette stratégie de débauchage illustre la volonté de BYD de s’appuyer sur des profils expérimentés issus de l’industrie automobile européenne.

Alfredo Altavilla, ancien dirigeant de Fiat Chrysler Automobiles et aujourd’hui conseiller de BYD, souligne que ces recrutements sont révélateurs des défis rencontrés par les constructeurs traditionnels. En parallèle, d’autres cadres issus de grands groupes automobiles européens ont rejoint le constructeur chinois ces dernières années, notamment en provenance de Stellantis, Volkswagen, Peugeot ou encore Maserati. Cette accumulation de talents vise à accélérer la montée en puissance de Denza sur un segment haut de gamme très concurrentiel.

Des modèles premium pour rivaliser avec les références du marché

Pour marquer son arrivée sur le marché européen, Denza a récemment présenté deux nouveaux modèles. Le premier, le Z9GT, se positionne comme un véhicule haut de gamme affiché autour de 100 000 euros. Il ambitionne de rivaliser directement avec des modèles emblématiques comme la Porsche Taycan. Disponible en version 100 % électrique et hybride rechargeable, ce modèle se distingue notamment par des performances élevées, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 2,7 secondes et une capacité de recharge rapide impressionnante.

Le second modèle, le D9, est un van de luxe hybride rechargeable proposé à partir d’environ 70 000 euros. Déjà populaire en Chine auprès d’une clientèle de cadres, il mise sur le confort et les équipements premium, avec des sièges massants et un réfrigérateur intégré. Ce positionnement produit illustre la volonté de BYD de couvrir plusieurs segments du marché premium, du véhicule sportif électrique au monospace haut de gamme.

Un contexte de marché favorable mais complexe

L’expansion de Denza en Europe intervient dans un contexte contrasté pour l’industrie automobile. Les constructeurs européens font face à une baisse de la demande pour les véhicules électriques les plus onéreux, ainsi qu’à une concurrence accrue sur le marché chinois. Par ailleurs, les droits de douane et les tensions commerciales compliquent l’accès à certains marchés internationaux, notamment les États-Unis.

Dans ce contexte, BYD cherche à tirer parti de la situation en accélérant ses exportations et en se positionnant sur des modèles à plus forte marge. Cette stratégie permet de compenser les coûts liés aux tarifs européens sur les véhicules importés. L’entreprise, dirigée par Wang Chuanfu, a également renforcé son indépendance en reprenant le contrôle total de Denza après la fin de sa coentreprise avec Mercedes en 2024.

Pour accompagner son développement, Denza prévoit l’ouverture d’environ 150 points de vente en Europe d’ici la fin de l’année prochaine. Ce réseau sera distinct de celui de BYD, confirmant l’ambition de positionner la marque comme une entité premium à part entière.

Enfin, le lancement officiel en Europe a été marqué par un événement prestigieux à l’Opéra Garnier à Paris, où la vice-présidente exécutive Stella Li a accueilli les invités dans un cadre soigneusement mis en scène. Une manière pour BYD de souligner son ambition : offrir une expérience client haut de gamme dès le premier contact.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de BYD repose clairement sur un double levier : le recrutement de talents issus des constructeurs européens et une offensive produit sur le segment premium électrifié. Le positionnement de Denza, entre performance, technologie et confort, vise à concurrencer frontalement les références du marché. Toutefois, la réussite dépendra de l’acceptation de la marque par une clientèle européenne exigeante. Le développement du réseau de distribution sera également un facteur déterminant pour soutenir cette ambition.

Crédit illustration : Denza.

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Mercedes en recul face à la concurrence chinoise

Les ventes de Mercedes reculent fortement, pénalisées par la chute du marché chinois et une concurrence accrue sur le segment premium.

Les ventes de Mercedes-Benz Group AG enregistrent un net ralentissement, illustrant les difficultés croissantes rencontrées sur le marché automobile mondial, en particulier en Chine. Le constructeur premium voit ses livraisons mondiales reculer de 6 %, avec un volume légèrement inférieur à 500 000 véhicules. Cette baisse s’explique principalement par la contraction du marché chinois, un pilier historique de la rentabilité du groupe.

Une chute marquée des ventes en Chine

Le marché chinois, longtemps moteur de croissance pour les constructeurs automobiles haut de gamme, connaît un ralentissement prononcé. Les ventes de Mercedes y ont chuté de 27 %, une baisse encore plus marquée que celle observée au quatrième trimestre précédent (-19 %). Cette dégradation souligne la transformation rapide du paysage automobile local.

La demande de véhicules premium reste faible, tandis que les constructeurs chinois gagnent en puissance. De nouveaux acteurs nationaux s’imposent désormais sur le segment du luxe, mettant sous pression les marques occidentales. Parmi ces concurrents, la berline Maextro S800 développée par Huawei Technologies Co. illustre cette montée en gamme des industriels locaux.

Face à cette évolution, Mercedes tente d’adapter sa stratégie. Le groupe mise davantage sur des partenariats locaux et sur le développement de modèles mieux adaptés aux attentes des consommateurs chinois. L’objectif est de regagner en compétitivité sur ce marché clé, tout en limitant l’impact sur ses marges, déjà annoncées sous pression pour l’année en cours.

Une dynamique plus favorable en Europe et aux États-Unis

En dehors de la Chine, la situation apparaît plus contrastée pour le constructeur allemand. Les ventes progressent en Europe et aux États-Unis, permettant d’atténuer partiellement le recul global. Le segment des véhicules électriques constitue notamment un relais de croissance important.

La demande pour les modèles électriques est particulièrement soutenue en Europe, avec une forte traction en Allemagne. La berline CLA à batterie se distingue en étant élue Voiture de l’année 2026 en Europe, renforçant la visibilité de l’offre électrique du groupe. Ce modèle s’inscrit dans une offensive produit ambitieuse, avec près de 40 nouveaux véhicules annoncés dans les prochaines années.

Ce positionnement sur l’électrification témoigne de l’évolution du marché automobile, où les motorisations alternatives deviennent un levier stratégique. Mercedes cherche ainsi à consolider sa place sur le segment premium électrique, tout en répondant aux exigences réglementaires et environnementales croissantes.

Une concurrence accrue sur tous les marchés

La pression concurrentielle ne se limite plus au marché chinois. Les constructeurs automobiles chinois étendent désormais leur influence vers l’Europe, ciblant directement le segment premium. Cette stratégie représente un défi inédit pour des acteurs historiques comme Porsche AG, BMW AG et Mercedes.

Dans ce contexte, la marque de luxe Denza, filiale de BYD Co., a récemment dévoilé plusieurs modèles destinés au marché européen. Parmi eux, le Z9GT se positionne comme un véhicule électrique haut de gamme, affiché autour de 100 000 euros. Il propose des performances élevées, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 2,7 secondes, ainsi qu’une capacité de recharge ultra-rapide.

Cette offensive illustre la montée en puissance des constructeurs chinois dans le domaine des véhicules électriques et du segment premium. Leur capacité à proposer des modèles technologiquement avancés à des prix compétitifs redéfinit les équilibres du marché automobile mondial.

Dans ce contexte, Mercedes doit faire face à un double défi : relancer ses ventes en Chine tout en préservant ses positions sur les marchés occidentaux. L’évolution rapide des attentes des consommateurs, combinée à l’intensification de la concurrence, impose une adaptation stratégique continue.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des ventes de Mercedes met en évidence la dépendance persistante du constructeur au marché chinois. La montée en puissance des marques locales sur le segment premium constitue un tournant structurel pour l’industrie automobile. Malgré des signaux positifs en Europe, notamment sur l’électrique, la pression concurrentielle reste forte. La capacité du groupe à adapter son offre et à innover sera déterminante pour inverser la tendance.

Crédit illustration : Mercedes.

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Mercedes Classe C électrique : tout ce qui change avec la nouvelle génération

La Classe C passe à l’électrique avec une architecture entièrement repensée. Au programme : jusqu’à 762 km d’autonomie, une recharge rapide en 800 volts et un habitacle redessiné de fond en comble. Voici ce qu’il faut retenir.

Une silhouette inédite inspirée du coupé

La nouvelle Classe C électrique adopte une carrosserie à profil fastback, avec un toit fuyant et une poupe arrondie. À l’avant, une calandre illuminée intègre 1 050 points lumineux et une étoile centrale. Les feux arrière ronds en forme d’étoile constituent l’autre signature visuelle de ce modèle. Le coefficient de traînée démarre à 0,22, un chiffre qui contribue directement à l’autonomie.

Esthétiquement, c’est sans doute ce qui pourrait le plus faire gloser : la grosse calandre. Ce n’est pas une nouveauté chez Mercedes et elle est inspirée de certaines grandes Mercedes comme la Mercedes-Benz 300 SEL 6.8 AMG de 1971 (célèbre en course). Le profil devrait aussi « choquer » puisqu’on est ici sur une « fastback » et plus sur une berline sedan « classique ».

Un empattement allongé pour plus d’espace

A l’intérieur, on retrouve le désormais « classique » immense dalle (continue cette fois) qui va d’un bout à l’autre de la planche de bord : 39,1 pouces. C’est un « saut » par rapport à la Classe C actuelle. Mais est-ce mieux ? La console centrale forme une sorte de pont. Elle a l’air très envahissante entre les deux occupants avant de la voiture. On notera l’immense toit vitré panoramique qui peut être obscurci avec 162 étoiles.

L’architecture électrique dédiée permet un empattement de 2 962 mm, soit 97 mm de plus que sur la Classe C thermique. Conséquence directe : 12 mm de dégagement supplémentaire aux genoux à l’avant. Le coffre affiche 470 litres, auquel s’ajoute un coffre avant (frunk) de 101 litres. La capacité de remorquage atteint 1,8 tonne avec l’attelage semi-électrique en option.

Jusqu’à 762 km d’autonomie et recharge en 10 minutes

Le modèle de lancement, le C 400 4MATIC électrique, dispose d’une batterie lithium-ion de 94 kWh utilisables. L’autonomie annoncée atteint 762 km selon le cycle WLTP. La technologie 800 volts autorise une puissance de charge DC allant jusqu’à 330 kW.

Résultat : jusqu’à 325 km récupérés en 10 minutes de recharge. Un convertisseur DC optionnel permet également d’utiliser les bornes 400 volts. Il faudra sans doute prendre cette option pour plus de polyvalence à la charge. La voiture est aussi compatible avec la recharge bidirectionnelle.

Reste à voir la consommation réelle à vitesse autoroutière.

360 kW et transmission à deux rapports

Le C 400 4MATIC reçoit deux moteurs synchrones à aimant permanent (PSM), un par essieu. La puissance totale atteint 360 kW, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 4,0 secondes. La transmission à deux rapports sur l’essieu arrière a été développée pour conjuguer efficacité en ville (rapport court 11:1) et performance autoroutière (rapport long 5:1). C’est très rare (unique ?) dans le domaine du VE car souvent l’ajout d’une boîte à plusieurs rapports consomme le gain d’énergie obtenu.

À faible charge, le moteur avant se déconnecte automatiquement pour réduire les pertes jusqu’à 90 %. On a donc hâte de constater la variation de consommation en fonction de l’allure.

Suspension pneumatique et direction des roues arrière en option

Le train de roulement standard inclut un amortissement sélectif en amplitude. En option, le pack Agilité et Confort ajoute la suspension pneumatique AIRMATIC et des roues arrière directrice avec un angle jusqu’à 4,5 degrés. Ce dernier système réduit le diamètre de braquage à 11,2 mètres mais aussi la stabilité à haute vitesse.

La suspension pneumatique exploite les données Car-to-X et Google Maps pour adapter proactivement l’amortissement avant les dos d’âne. Des technologies que l’on trouvait dans les segments supérieurs. Mais cette Classe C est-elle encore « une Mercedes abordable » ?

Un écran de 99,3 cm en option

On est chez Mercedes donc on fait le plein d’électronique. L’habitacle peut donc recevoir un MBUX Hyperscreen de 99,3 cm (39,1 pouces) de diagonale, composé de plusieurs zones aux luminosités réglables indépendamment. En alternative, un MBUX Superscreen regroupe trois écrans sous une surface vitrée continue.

L’assistant vocal est activé par la commande « classique » « Hey Mercedes » et fonctionne avec des technologies issues de ChatGPT, Microsoft Bing et Google Gemini. La navigation intègre Google Maps avec gestion dynamique des arrêts de recharge. Un affichage tête haute en réalité augmentée de 18 pouces est disponible en option.

Toit panoramique étoilé et intérieur vegan certifié

Le toit SKY CONTROL optionnel lui aussi est découpé en neuf segments à opacité variable, avec donc les 162 étoiles lumineuses intégrées. Cette opacité variable permet de totalement obscurcir le toit pour réduire l’exposition au soleil à l’arrêt et donc la température de l’habitacle.

L’habitacle peut être configuré avec un intérieur certifié vegan par l’organisation The Vegan Society. Parmi les matériaux proposés : le cuir Nappa avec motif « Twisted Diamond », du bois de bouleau en finition ouverte ou de la fibre de carbone AMG. Les sièges avant haut de gamme intègrent massage, ventilation, soutien lombaire et système son 4D avec transducteurs intégrés dans le dossier. Une liste d’option longue comme un jour sans pain. On est chez Mercedes.

Pompe à chaleur multi-sources et récupération à 300 kW

Dans les petits gains appréciables, on trouve une pompe à chaleur. Mais, elle est spécifique. Elle exploite simultanément trois sources : les rejets thermiques du moteur et de la batterie, ainsi que l’air ambiant. Lors d’un trajet de 20 minutes par -7 °C, l’habitacle atteint la température de consigne deux fois plus vite qu’un modèle thermique comparable, tout en consommant environ deux fois moins d’énergie selon Mercedes. Le système de freinage régénératif peut récupérer jusqu’à 300 kW.

Les livraisons démarrent en premier aux États-Unis. Les autres marchés suivront en fonction des réglementations locales. Des variantes supplémentaires, dont une propulsion plus abordable et avec une autonomie annoncée d’environ 800 km, sont prévues pour l’année prochaine.

Notre avis, par leblogauto.com

Mercedes va-t-il se repositionner enfin dans le domaine du VE premium ? En tout cas, sur le papier, cette nouvelle Classe C électrique promet beaucoup dans sa version de lancement 400 4MATIC.

Pour le style, vous êtes plus EQS ou Classe C EV ?

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Grand Prix ACF AutoTech 2026 : quand les startups françaises montrent la voie sur les matériaux du futur

C’est dans le cadre majestueux de l’Automobile Club de France, place de la Concorde, que s’est jouée mercredi 15 avril la grande finale de la 9ème édition du Grand Prix ACF AutoTech. Devant plus de 250 professionnels venus des mondes de l’automobile, de la tech, de la finance et des médias, six startups se sont livré une bataille d’idées et de pitchs pour décrocher les trophées les plus convoités de l’innovation automobile française. Au terme d’une soirée animée par Richard de Cabrol, fondateur du concours, et Simon Degiovanni, le jury a rendu son verdict : les grandes gagnantes s’appellent Altrove, Bloomineral et IoT.Bzh.

Mais au-delà des noms des lauréats, c’est le message porté par cette édition qui frappe : en 2026, l’innovation automobile ne se joue plus seulement dans la performance électrique ou la connectivité — elle se joue dans la chimie des matériaux, la souveraineté industrielle et l’intelligence artificielle appliquée à la matière elle-même. Un signal fort, alors que la dépendance européenne aux terres rares chinoises n’a jamais été aussi préoccupante.

Le Grand Prix ACF : Altrove — Trouver les matériaux de demain grâce à l’IA

C’est Thibaud Martin, PDG et cofondateur de cette startup parisienne, qui monte le premier sur scène pour recevoir le Grand Prix ACF, récompense suprême de la catégorie des startups matures.

Le défi qu’Altrove s’est fixé est ambitieux : remplacer les matériaux inorganiques critiques utilisés dans l’industrie automobile, ceux dont la chaîne d’approvisionnement est fragile, coûteuse et géopolitiquement risquée. Pour y parvenir, l’entreprise a mis au point une plateforme d’intelligence artificielle propriétaire capable de prédire et concevoir des alternatives moléculaires en quelques mois seulement — là où les procédés classiques de laboratoire nécessitent des années d’essais. Un gain de temps considérable, avec à la clé une réduction des coûts de production et un renforcement de la souveraineté technologique européenne. altrove.ai

Le Prix Pionnier ACF + Mention Greentech : Bloomineral — Le minéral qui veut décarboner la voiture

Double récompense pour Caroline Thaler, PDG et fondatrice de Bloomineral, installée sur le plateau de Saclay. Sa startup repart à la fois avec le Prix Pionnier ACF — dédié aux jeunes pousses en phase amorçage — et la Mention Greentech, qui distingue la solution présentant le meilleur bénéfice environnemental.

L’innovation de Bloomineral repose sur la mise au point d’un matériau minéral dit « carbone-négatif » : concrètement, son processus de production absorbe plus de CO₂ qu’il n’en génère. Destiné à substituer des minéraux polluants dans de nombreux composants automobiles — aussi bien dans les plastiques que dans les batteries —, ce matériau répond simultanément à deux urgences industrielles : la réduction des émissions et la diminution de la dépendance aux ressources critiques importées. Une double casquette environnementale et stratégique qui a clairement séduit le jury. bloomineral.com

Le 1er Prix de l’Industrialisation : IoT.Bzh — Six ans après la victoire, la preuve par les faits

Nouveauté de cette 9ème édition : la création du Prix de l’Industrialisation, remis conjointement par Luc Châtel, Président de la PFA (Plateforme de la Filière Automobile), et François-Xavier de Thieulloy, Directeur du Pôle Expertise de Bpifrance. Ce trophée inédit récompense non pas une innovation émergente, mais une innovation qui a su, dans la durée, se transformer en véritable succès industriel et commercial.

Le choix s’est porté sur IoT.Bzh, société lorientaise spécialisée dans la cybersécurité des systèmes embarqués automobiles, et son directeur général Yann Bodere. L’entreprise n’est pas une inconnue dans les couloirs du Grand Prix ACF : elle y avait décroché le titre suprême en 2020. Six ans plus tard, la startup bretonne a tenu toutes ses promesses — portefeuille clients en constante expansion, déploiement industriel réussi, reconnaissance sectorielle établie. Une trajectoire exemplaire qui justifie pleinement cette récompense inédite. iot.bzh

Une édition au diapason de l’industrie

Ce qui ressort de cette soirée, c’est une convergence remarquable entre les préoccupations de l’industrie automobile mondiale et les solutions portées par les finalistes. Matériaux critiques, souveraineté des approvisionnements, cybersécurité des véhicules connectés : les startups récompensées en 2026 s’attaquent exactement aux angles morts que les grands constructeurs peinent à adresser seuls.

Plus de 100 dossiers représentant 28 pays avaient été soumis pour cette édition — un niveau de participation record qui confirme le rayonnement international du concours, créé en 2017 sous le patronage de l’Automobile Club de France et de l’ESSEC. La prochaine édition marquera les 10 ans du Grand Prix ACF AutoTech. Nul doute que Richard de Cabrol et son équipe feront de 2027 un millésime exceptionnel.

Notre Avis

À l’heure où l’industrie automobile européenne subit de plein fouet la pression de la concurrence asiatique, les suppressions de postes et les fermetures d’usines, le Grand Prix ACF AutoTech rappelle qu’il existe un tissu entrepreneurial innovant, ancré sur le territoire français, capable d’apporter des réponses concrètes et scalables aux défis de la filière. Altrove, Bloomineral et IoT.Bzh incarnent cette capacité d’invention. À suivre de très près.

Revivez toute la soirée de la finale en replay : Grand Prix ACF AutoTech 2026 — Replay complet sur YouTube

Plus d’informations sur le concours, les trophées, le jury et les partenaires : grandprixacfautotech.com

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Crise énergétique : les voitures électriques en accélération

Hausse des carburants, crise énergétique et progrès technologiques accélèrent l’adoption des voitures électriques à l’échelle mondiale.

Les tensions géopolitiques actuelles, notamment la guerre en Iran, pourraient marquer un tournant décisif dans l’adoption des véhicules électriques. Historiquement, les crises énergétiques ont toujours influencé les comportements des automobilistes, les incitant à privilégier des motorisations plus sobres. Aujourd’hui, dans un contexte de flambée des prix du carburant, l’industrie automobile semble prête à répondre à cette mutation avec une offre électrique plus accessible, performante et compétitive.

Une offre électrique plus abordable et performante

Le marché automobile connaît une transformation rapide, portée par des constructeurs qui multiplient les lancements de modèles électriques. Des groupes comme BYD, Stellantis et Volkswagen proposent désormais des véhicules électriques à moins de 25 000 euros. Cette évolution tarifaire marque une rupture importante dans l’accessibilité de ces modèles, longtemps considérés comme coûteux.

Parallèlement, les progrès techniques sont significatifs. Les nouvelles générations de voitures électriques offrent une autonomie accrue et des temps de recharge réduits, répondant ainsi à deux des principales préoccupations des conducteurs. Cette amélioration des performances renforce la crédibilité de la mobilité électrique face aux véhicules thermiques, notamment dans un contexte d’incertitude énergétique.

Selon Geoff Hurst, conseiller automobile chez NTT Data, le nombre de consommateurs envisageant sérieusement l’achat d’un véhicule électrique n’a jamais été aussi élevé. La hausse des prix de l’essence met en lumière un avantage clé des véhicules électriques : leur relative indépendance face aux fluctuations des coûts énergétiques.

Une demande mondiale stimulée par la hausse des carburants

Les données du marché confirment cette tendance. La flambée des prix du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient influence déjà les décisions d’achat. Lors du salon automobile de Bangkok, les réservations ont bondi de 71 % par rapport à l’année précédente. Les constructeurs chinois, dont BYD et SAIC Motor avec sa marque MG, ont dominé les ventes, représentant plus des deux tiers des commandes.

Dans le même temps, les exportations chinoises de véhicules électriques et hybrides ont plus que doublé en mars, atteignant un niveau record. Cette dynamique s’étend également à d’autres marchés asiatiques, notamment aux Philippines et au Vietnam, où la demande pour des véhicules électrifiés est en nette progression.

En Europe, la transition apparaît plus nuancée. Malgré la hausse des prix à la pompe, les politiques publiques atténuent l’impact pour les automobilistes grâce à des subventions et des réductions fiscales. Toutefois, certains freins persistent, notamment le manque d’infrastructures de recharge rapide et le coût initial d’acquisition, qui peuvent dissuader certains acheteurs.

Une transition progressive mais structurelle

Malgré ces obstacles, des signaux indiquent une évolution des comportements. En Allemagne, les recherches de voitures électriques d’occasion sur la plateforme mobile.de ont presque triplé en mars. Cette tendance suggère un intérêt croissant pour des solutions de mobilité plus économiques à long terme.

L’usage d’un véhicule électrique peut en effet s’avérer avantageux, notamment pour les conducteurs capables de recharger leur batterie à des moments où l’électricité est moins chère, comme la nuit ou lors de pics de production d’énergie renouvelable. Cette optimisation des coûts d’usage renforce l’attrait des modèles électriques face aux véhicules thermiques dépendants des carburants fossiles.

Au-delà des considérations économiques immédiates, la répétition des crises énergétiques pourrait profondément modifier la perception des automobilistes. Selon Geoff Hurst, la volatilité des prix de l’énergie tend à devenir une caractéristique structurelle plutôt qu’un phénomène ponctuel. Dans ce contexte, l’achat d’un véhicule électrique apparaît comme une stratégie rationnelle pour se prémunir contre ces fluctuations.

Cette vision est partagée par certains constructeurs. Toyota anticipe une montée en puissance de la demande, notamment aux États-Unis. Le groupe propose actuellement quatre modèles électriques importés sur ce marché et prévoit d’en ajouter un cinquième prochainement. La production d’un nouveau modèle local débutera dans le Kentucky plus tard cette année, suivie d’un autre véhicule en 2027. Par ailleurs, le constructeur observe une hausse des ventes de son crossover électrique bZ, signe d’un intérêt croissant des consommateurs.

Notre avis, par leblogauto.com

La conjoncture énergétique agit comme un catalyseur pour l’électrification du parc automobile, en renforçant l’intérêt économique des véhicules électriques. L’amélioration rapide des technologies et la baisse des prix contribuent à lever certains freins historiques. Toutefois, les disparités régionales, notamment en matière d’infrastructures et de politiques publiques, continuent d’influencer la vitesse de cette transition. À moyen terme, la stabilité incertaine des marchés de l’énergie pourrait durablement ancrer les véhicules électriques dans les choix des automobilistes.

Crédit illustration : leblogauto.com.

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Autriche : boom record des voitures électriques

En Autriche, les ventes de voitures électriques bondissent face à la hausse du pétrole, marquant un tournant du marché automobile.

Les immatriculations de véhicules électriques en Autriche ont atteint un niveau inédit en mars, illustrant un basculement progressif du marché automobile vers des motorisations alternatives. Cette hausse intervient dans un contexte de tensions énergétiques internationales liées à la guerre du Golfe, qui ont entraîné une forte augmentation des prix du pétrole et du carburant. Face à cette situation, les automobilistes semblent revoir leurs priorités en matière de mobilité, se tournant davantage vers des modèles électriques.

Une hausse marquée des immatriculations électriques

Selon les données publiées par le ministère autrichien des Transports, 8 206 véhicules électriques ont été immatriculés en mars, soit une progression de près d’un tiers par rapport à la même période l’année précédente. Ce volume représente un record pour le pays et confirme l’accélération de la transition vers des solutions de mobilité plus durables.

Cette dynamique est d’autant plus notable que les autorités autrichiennes ont mis en place des mesures visant à contenir la hausse des prix du carburant à la pompe. Malgré ces interventions, l’impact de l’augmentation des coûts énergétiques reste perceptible pour les conducteurs, qui adaptent leurs choix d’achat automobile en conséquence. Le marché des voitures électriques, qu’il s’agisse de véhicules neufs ou d’occasion, bénéficie ainsi d’un regain d’intérêt.

Le rôle clé de la hausse des prix du pétrole

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix du pétrole ont progressé de plus de 40 %. Cette envolée a directement influencé le budget des automobilistes, notamment ceux dépendants des motorisations thermiques essence ou diesel. Dans ce contexte, les véhicules électriques apparaissent comme une alternative crédible pour réduire les coûts d’usage liés au carburant.

Les constructeurs automobiles ont également contribué à cette évolution en enrichissant leur offre. Des modèles électriques à batterie plus accessibles, proposés à moins de 25 000 euros, sont désormais disponibles sur le marché. Ces véhicules bénéficient d’améliorations technologiques significatives, notamment en matière d’autonomie et de vitesse de recharge, renforçant leur attractivité auprès des consommateurs.

Une transition européenne qui s’accélère

Au-delà de l’Autriche, cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large observé en Europe. Alors que plusieurs pays continuent de subventionner les carburants pour atténuer les effets de la crise énergétique, les automobilistes semblent parallèlement envisager des solutions alternatives à plus long terme.

Les indicateurs du marché confirment cette évolution. Les recherches de voitures électriques d’occasion sur la plateforme allemande mobile.de ont ainsi triplé sur les 18 premiers jours de mars, témoignant d’un intérêt croissant pour ce segment. Par ailleurs, les exportations de véhicules électriques et hybrides en provenance de Chine ont plus que doublé sur la même période, atteignant un niveau record.

Le ministre autrichien des Transports, Peter Hanke, a souligné l’importance stratégique de cette transition. Dans un contexte de tensions sur les marchés de l’énergie, il a insisté sur la nécessité de réduire la dépendance aux pays producteurs de pétrole et d’accélérer le développement des énergies renouvelables ainsi que de la mobilité électrique.

Ce changement structurel du marché automobile pourrait ainsi se poursuivre dans les mois à venir, porté à la fois par les contraintes économiques et par l’évolution de l’offre des constructeurs.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression des immatriculations de véhicules électriques en Autriche s’inscrit clairement dans un contexte de crise énergétique mondiale. L’augmentation des prix du pétrole agit comme un catalyseur, accélérant une transition déjà engagée dans le secteur automobile. L’amélioration de l’offre, notamment sur des modèles plus abordables et performants, joue également un rôle déterminant. Reste à observer si cette dynamique se maintiendra une fois les tensions sur les marchés de l’énergie stabilisées.

Crédit illustration : electrly.

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WEC 2026 : Toyota remporte les 6 heures d’Imola sur les terres de Ferrari

Pour les débuts de la nouvelle GR010, mais aussi sa 100e course en championnat WEC, Toyota a réussi à battre Ferrari à domicile, à Imola. 6 heures d’une course intense avec en plus le suspense de la pluie. Le championnat WEC est lancé de fort belle manière.

Avant-course

La saison du WEC championnat mondial d’endurance 2026 débute enfin. Le Qatar a été repoussé à octobre quand les missiles auront (peut-être cessé de tomber) et c’est donc Imola qui ouvre le bal. En qualification, Ferrari l’emporte pour une poignée de centièmes devant Toyota et l’autre Ferrari. La Peugeot 94 fait une belle perf avec la 4e place. Mais, cela pourrait masquer un rythme de course plus compliqué (déchargée aérodynamiquement ?).

Beaucoup de voitures ont des améliorations par rapport à 2025, ou sont nouvelles comme la GR010 de Toyota. Le tracé d’Emilie Romagne va montrer les forces en présence. A noter que l’ACO/WEC ont décidé de ne plus donner la balance de performance (pourquoi ?). Comme la Genesis est un nouvel entrant, elle a le poids maximum et devrait souffrir en course, le temps de se faire rattraper par la BoP.

Ce dimanche, la pluie pourrait s’inviter, ou tomber juste à côté du circuit. A voir. Cela pourrait rebattre les cartes en cas d’ondée, ou même de baisse des températures.

Départ – 6 heures

Départ la 2e Ferrari double la Toyota et fait le doublé en piste, sans doute aidé par ses pneus tendres. La 51, la 7 et la 94 partent en médium, les autres en softs, puis la 7 en mediums. Certains partent « panachés » mediums et softs (?). Derrière, la Peugeot #94 perd rapidement deux places, puis résiste à la Toyota #7. La Peugeot use ses pneus arrière mais se rattrape en ligne droite. On a dû baisser l’appui (la traînée) pour la Vmax. Après quelques tours, on revient déjà sur les LMGT3. Une Genesis est au stand. Cela commence mal chez Hyundai. Après 40 minutes, la #51 compte près de 4 secondes sur la #50 qui a elle-même 3 secondes sur la Toyota #7.

La Toyota #8 s’arrête après 50 minutes, avant la Peugeot. Que va faire Duval et Peugeot ? Duval et la Peugeot sont vraiment en mode « survie » avec 13 secondes de retard sur l’Alpine #35. Alors que l’on ressort la Genesis #19 après de longues minutes au stand. Si Duval reste en piste, il devrait se faire passer par la Toyota en « undercut ». La 007 chez Aston Martin (non hybride) rentre aussi pour son ravitaillement attendu. Voilà la #50 et la #7 après 53 minutes. La Toyota #8 a dépassé la Ferrari #50 dans les stands ! Bien joué. On a mis moins d’énergie pour un prochain relais plus court. La #94 rentre aussi. Cela permet à Hanson et la #83 de prendre la tête temporairement.

Avec les arrêts, Duval a perdu deux places à la faveur de Conway pour Toyota et Rast pour BMW. Alors qu’on doit rentrer une Lexus dans le garage pour un souci de ravitaillement. Et la deuxième Lexus est arrêté en piste ! Voiture de sécurité virtuelle ! Tout le monde à 80 km/h. Faison le point après 1 heure : Ferrari #51, Toyota #8, Ferrari #50, Cadillac #12, Alpine #35, Ferrari #83, Toyota #8, BMW #20, BMW #15, Peugeot #94 pour le top 10.

1 heure de course

Certains décident de repasser par les stands pour ajouter du carburant. Théoriquement un arrêt « gratuit » sous VSC. Chez Cadillac, on a fait un premier arrêt carburant, puis un deuxième, un tour plus tard pour les pneus. La Cadillac #12 ressort devant la #83. Bien joué chez Cadillac. On va désormais faire rentrer la voiture de sécurité « réelle » et tout le monde va se caller derrière. On va avoir une Porsche en tête de la course… Allez, il reste 4h43 et la voiture de sécurité a éteint la rampe de feux.

Tout le monde repart pied au plancher. Hanson a dû patienter car il était derrière une Ford Mustang LMGT3 sans pouvoir dépasser avant la ligne. Belle passe d’arme entre la McLaren et la BMW en LMGT3. McIntosh profite du dépassement d’une hypercar pour plonger à la corde sur la McLaren. Grâce à son passage par les stands sous VSC, la Cadillac est remontée sur la Ferrari et on se bagarre. Il passe à la faveur de la ligne « droite ». Merci aux LMGT3 de nous offrir des bagarres.

Après bientôt 40 minutes d’arrêt, la Lexus #78 va repartir. L’Alpine #35 avec Habsburg dépasse la Toyota #8 de Conway et va s’attaquer à la Ferrari #83 de Hanson. Ah tiens, la Lexus #78 repart dans son garage pour un souci sur le train avant visiblement. Est-ce que Conway tente d’économiser de l’énergie sur sa Toyota ? BMW avec Rast le passe. Ah pas de chance pour Rast il a visiblement enfreint le règlement sous VSC et prend un « drive through ». Le passage par les stands lui coûte cher et il chute au 16e rang.

Juste avant les 2h de course, on connait de nouveaux ravitaillements ! La Toyota de Conway ouvre le bal.

2 heures de course

Chez Toyota on maîtrise les arrêts aux stands et voilà les #8 et#7 devant la #50 et la #83. La #51 rentre un peu après. Elle ressort derrière la Toyota #8. La Cadillac #12 se retrouve de nouveau en tête suite à son décalage de stratégie sous VSC.

Catastrophe pour la Peugeot #93. Cassidy sort des stands, en pneus froids plus compliqués à priori à mettre en température, et perd la voiture dans la chicane. VSC de nouveau. Ce n’est pas passé loin pour que Cadillac fasse un nouveau hold-up. Enfin bon, la #12 et la #50 prenant un drive through de pénalité… On va récupérer la Peugeot et on relancera la course. Les écuries en profitent pour des passages aux stands et le classement change régulièrement. On y verra plus clair à la relance même si la #8 est virtuellement en tête devant la #50 et l’Alpine #35. Sauf que Cassidy en repartant a mis des graviers partout et il faut nettoyer.

La voiture de sécurité vient d’éteindre ses lumières. Il reste 3 min 27 de course et c’est drapeau vert. Après un tour lancé, la Cadillac #12 et la Ferrari #50 servent leur pénalité. La Toyota #8 retrouve la tête de la course, devant la Ferrari #51 et l’Alpine #35 (Da Costa). Dans la #36 on retrouve Victor Martins, dans la Peugeot #94 Théo Pouchaire, deux anciens potentiels pilotes en F1.

3 heures de course

On est à la mi-course et Hirakawa dans la Toyota #8 et Pier Guidi dans la Ferrari #51 sont dans un mouchoir de poche. Le soleil se cache derrière les nuages. Pas de pluie, mais une température qui va chuter. L’Alpine #36 prend un drive through pour une infraction aux procédures VSC. Ouch ! Martins était 9e, on verra où il ressortira. 15e.

Le classement évolue avec les passages aux stands. De Vries sur la #7 tente un « undercut » et était bien remonté dans le classement. La #8 devrait suivre. La Ferrari #51 a ravitaillé un tour avant et remonte désormais au classement avec les pits. La #8 rentre à son tour. On conserve aussi les pneus chez Toyota. La Toyota repart devant la Ferrari qui arrive vent du bas. Frinjs dans la BMW #20 dépasse Pourchaire dans la Peugeot #94 après un très beau freinage. A 2h30 de la fin de course, on a Toyota devant Ferrari, Toyota, Ferrari, BMW et Alpine.

La course est complexe à suivre puisque les équipes peuvent décider de ne changer qu’un côté pour les pneus, ou les 4 ou aucun. Cela joue directement sur le temps d’arrêt car contrairement à la F1 où on pouvait (à l’époque) faire le plein d’essence et changer les pneus, en WEC on doit attendre la fin du plein pour changer d’abord un côté, puis l’autre des pneus. Ah, à 2h12 de la fin de la course, certains pilotes indiquent que des gouttes de pluie tombent. On a tout de même le temps avant de voir les pneus pluie. Mais il faut rester prudent.

Allez ! Encore un freinage tardif pour Cassidy. Décidément, les débuts en Hypercar sont compliqués pour lui. Un pilote Mercedes LMGT3 touche Bourdais dans l’Hypercar Cadillac. On atteint les 4h de course et la fin des relais. La fatigue se fait sentir dans le trafic.

4 heures de course

On constate que les stratégies se sont décalées et on commence à voir qui va profiter de cela en fin de course. La pluie fait son apparition par épisodes, sans pour autant demander les pneus pluie. On change les pilotes pour le 3e de l’équipage. Chez Toyota, on va finir par Buemi dans la #8. Avant, le Suisse faisait les départs. Toyota a changé les 4 pneus, un tour après la Ferrari #51 qui a le poleman, Giovinazzi désormais à son volant.

A 1h30 de la fin de la course, on trouve la Toyota #8 devant la #7 avec moins de 10 secondes d’avance. En troisième position, on trouve Giovinazzi sur la Ferrari #51. Marciello et la BMW #15 devance Kubica et la « 3e » Ferrari #83. L’Alpine #35 avec Milesi est en 6e position, devant Rast et la BMW #7, Fuoco sur la Ferrari #50, Bamber sur la Cadillac #38 et Sorensen sur l’Aston Martin #007. La Peugeot #94 est 14e, devant l’Alpine #36 et la Peugeot #93. Miles est déchaîné et est remonté à la 4e place après avoir dépassé Kubica et Marciello !

Désormais on a de la pluie d’un côté du circuit, mais pas de l’autre. Mais on ne voit pas encore de freinages loupés ou de figure de style. Kobayashi fait le jeu d’équipe en bouchonnant Giovinazzi. Pour repartir devant au dernier ravitaillement, on n’a pas changé les 4 pneus chez Toyota mais uniquement un côté. Ce faisant, la #7 protège la #8. Nul doute que Giovinazzi reviendrait sur Buemi sans cela. Buemi prend peu à peu le large avec plus de 7 secondes désormais.

5 heures de course

Allez, on rentre dans la dernière heure de course. On va avoir un ultime arrêt en théorie (sauf incident de course). Kubica ouvre le bal pour le top 10. Il reste 56 minutes de course. La Peugeot 94 rentre également. Pendant ce temps, Fuoco dépasse Marciello pour le gain de la 6e place. Sans le drive through, leur course serait différente. Milesi peut entrevoir le podium, mais cela sera tendu face à Kobayashi. Surtout que Toyota veut garder les pneus pour Kobayashi pour couvrir l’Alpine.

A 51 minutes la Toyota #7 et la Ferrari #51 plongent dans les stands ! La Ferrari repart sans changement de pneus alors que pour Toyota on change 3 pneus. Il y a eu une petite perte de temps. A voir avec Alpine ! La Toyota #8 et l’Alpine #35 rentrent un tour plus tard. On n’a pas mis tout à fait « le plein » chez Alpine. Il repart 7 secondes derrière Kobayashi à la 4e place. Buemi de son côté repart largement devant la Ferrari : 16 secondes. Il reste 46 minutes.

Après la dernière vague des ravitaillements on a Toyota, Ferrari, Toyota, Alpine, BMW, Ferrari, BMW, Cadillac, Aston Martin et Ferrari. Rebondissement ! En LMGT3, la McLaren Garage 59 qui était en tête et voyait la victoire en catégorie pour la première course WEC de l’écurie, connait des coupures électriques visiblement. Elle repart mais hoquète. Cela donne la 1e place à BMW et Harper devant Catsburg pour Corvette et Ferrari. Coquin de sort ! Chez Ferrari, on a une crevaison lente à priori en GT et on repasse aux stands et perd son podium. Invisibles toute la course, les deux Porsche 911 #92 et #91 sont 3 et 4e.

Dernier quart d’heure

Fuoco est revenu sur Rast qui lâche un peu la veste de Milesi. Cela peut se traduire par une belle 4e place pour Alpine. Chez Peugeot on navigue toujours loin du top 10 malgré les promesses des qualifications. Buemi gère son avance. Il compte 12 secondes à 6 minutes de la fin de la course. Sauf rebondissement de dernière minute, on ne devrait plus avoir de changement de position.

Ah ben Jules Gounon manque de perdre l’Alpine 36 au freinage et doit passer par les graviers. Comme quoi rien n’est fini jusqu’au drapeau à damier. Fuoco est tout proche Rast pour la 5e place.

Résultats des 6 heures d’Imola 2026

Pour sa 100e course WEC, et surtout pour la 1e course de la nouvelle GR010, Toyota remporte les 6 heures d’Imola chez, et devant Ferrari ! C’est la 50e victoire sur 100 courses. La 8 devance la Ferrari 51 et la Toyota 7. Alpine signe une prometteuse 4e place pour sa dernière saison officielle. BMW (la 20) a conservé sa 5e place devant la Ferrari 50. L’autre BMW, la 15 est 7e. Puis on trouve la Cadillac 38, l’Aston Martin 007 et la Ferrari 83.

En LMGT3, le Team WRT impose la BMW 69 devant TF Sport et la Corvette 33, puis la Manthey Porsche 92.

Prochaine course à Spa Francorchamps le 9 mai, pour une nouvelle course de 6 heures.

Classement Hypercar

Pos.Team / Drivers
1#8TOYOTA RACING
2#51FERRARI AF CORSE
3#7TOYOTA RACING
4#35ALPINE ENDURANCE TEAM
5#20BMW M TEAM WRT
6#50FERRARI AF CORSE
7#15BMW M TEAM WRT
8#38CADILLAC HERTZ TEAM JOTA
9#007ASTON MARTIN THOR TEAM
10#83AF CORSE
11#36ALPINE ENDURANCE TEAM
12#94PEUGEOT TOTALENERGIES
13#12CADILLAC HERTZ TEAM JOTA
14#009ASTON MARTIN THOR TEAM
15#17GENESIS MAGMA RACING
16#93PEUGEOT TOTALENERGIES
17#19GENESIS MAGMA RACING

Classement LM GT3

Pos.Team / Drivers
1#69TEAM WRT
2#33TF SPORT
3#92THE BEND MANTHEY
4#91MANTHEY DK ENGINEERING
5#32TEAM WRT
6#21VISTA AF CORSE
7#58GARAGE 59
8#88PROTON COMPETITION
9#23HEART OF RACING TEAM
10#77PROTON COMPETITION
11#54VISTA AF CORSE
12#79IRON LYNX
13#10GARAGE 59
14#78AKKODIS ASP TEAM
15#61IRON LYNX
16#34RACING TEAM TURKEY BY TF
17#27HEART OF RACING TEAM
18#87AKKODIS ASP TEAM

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Podcast 377: L’essentiel de la semaine automobile

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com ! Cette semaine, on met le pied au plancher — parce que l’actualité, elle, n’a pas levé le pied ! Invasion chinoise en Europe, records de charge électrique, drames sociaux dans l’industrie française… et une route qui tue encore trop. Attachez votre ceinture, c’est parti !

Chine : exportations automobiles en forte accélération

La locomotive chinoise ne connaît pas la crise… à l’export en tout cas ! En mars, les exportations de voitures bondissent de +73,7 % sur un an, frôlant les 700 000 véhicules expédiés hors de Chine. À l’inverse, le marché intérieur plonge pour le sixième mois consécutif avec un recul de 15 %. BYD, lui, vise plus d’1,5 million de véhicules vendus à l’étranger sur l’année. En clair : les constructeurs chinois compensent leur ralentissement domestique par une offensive mondiale sans précédent.

Geely bat BYD et établit un record de charge ultra-rapide

La course à la recharge ultra-rapide s’emballe ! Geely vient de détrôner BYD avec son Lynk & Co 10 équipé de la batterie Energee Golden Brick 900V : de 10 à 70 % en seulement 4 minutes 22 secondes, avec une puissance de pointe de 1 100 kW. BYD reste dans la course avec environ 5 000 stations mégawatt déployées, là où Geely n’en compte encore que 2 100. La technologie galope, mais les infrastructures doivent suivre. Le vrai défi reste là.

OMODA & JAECOO : la stratégie de Chery sur le marché français — Interview de Thomas Chrétien

Chery ? Vous ne connaissiez pas ? Vous allez devoir apprendre ! Le géant chinois — 59,7 milliards de dollars de CA en 2024, +53 % en un an ! — débarque en France avec deux marques : Omoda pour les urbains connectés, Jaecoo pour les aventuriers. Quatre modèles au lancement dès ce printemps, 74 points de vente opérationnels, un Jaecoo 7 PHEV à partir de 35 990 € face au Tiguan. La stratégie : miser sur l’hybride pour contourner les surtaxes douanières et séduire le consommateur français, plus méfiant que ses voisins espagnols ou britanniques.

Xiaomi accélère son arrivée en Europe

Xiaomi dans votre garage dès 2026 ? C’est désormais très sérieux. Le géant des smartphones avance son calendrier européen d’un an et recrute des cadres issus de Tesla pour structurer sa logistique sur le continent. Sa berline SU7 a déjà engrangé plus de 40 000 commandes en quelques jours en Chine, et son SUV YU7 peut afficher jusqu’à 1 000 ch et 705 km d’autonomie. Un nouveau challenger technologique de poids qui va encore intensifier la pression sur les constructeurs européens.

Geely débarque en Espagne avec l’E5 et le Starray EM-i

Geely choisit l’Espagne comme tête de pont européenne avec deux modèles : le SUV électrique E5 à 37 490 €, 218 ch et 475 km d’autonomie WLTP, et le Starray EM-i PHEV à 33 490 €, 262 ch et 943 km d’autonomie totale. Des concessions déjà ouvertes à Madrid, Barcelone, Valence… La recette est rodée : prix compétitif, technologie avancée, réseau déployé rapidement. L’Espagne, qui a déjà vu Omoda devancer Volkswagen aux ventes, est décidément le laboratoire de l’invasion chinoise en Europe.

Zeekr bouscule le marché allemand avec le tout digital

Zeekr, la marque premium de Geely, attaque l’Allemagne avec une approche 100 % digitale : commande en ligne, essais via des partenaires de service, pas de concession traditionnelle. Un réseau de 31 ateliers partenaires déjà actifs, 100 centres visés pour l’été, et des flottes d’entreprises déjà conquises. Les modèles X, 7X et 001 sont proposés à partir de 38 000 €, avec l’ambition de mettre plusieurs milliers de véhicules sur les routes allemandes dès 2026. Nouvelle perturbation pour la patrie de l’automobile mondiale.

Sécurité routière : 246 morts en mars 2026, la hausse se confirme sur un an

Là, on change de registre — et c’est important. Les chiffres publiés ce 18 avril sont préoccupants : 246 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en mars 2026, soit 14 de plus qu’en mars 2025. Sur douze mois glissants, la mortalité routière est en hausse de 7 %. Les usagers d’engins de déplacement personnel motorisés (trottinettes) enregistrent la progression la plus alarmante : +48 % sur un an. Un bilan qui doit nous interpeller collectivement.

Clap de fin pour les ZFE : les députés rejettent le compromis du gouvernement

C’est officiel — ou presque. L’Assemblée nationale a rejeté à 192 voix contre 149 l’amendement du gouvernement qui voulait laisser aux collectivités le choix d’instaurer des Zones à Faibles Émissions. Ce vote confirme la suppression du dispositif ZFE dans le texte en discussion. Paris n’avait de toute façon jamais verbalisé, faute de radars opérationnels. Le dossier passe maintenant au Sénat, et un recours au Conseil constitutionnel n’est pas exclu. Le feuilleton ZFE n’est pas totalement terminé.

Renault va supprimer jusqu’à 2 400 postes d’ingénieurs

Coup dur pour l’industrie française. Renault annonce la suppression de 15 à 20 % de ses effectifs d’ingénieurs dans le monde, soit entre 1 600 et 2 400 postes sur un total de 11 à 12 000. La France, qui concentre la moitié de ces ingénieurs, sera concernée. Le groupe assure qu’aucun licenciement sec n’est prévu — reconversions, départs anticipés — et que les activités stratégiques du Technocentre de Guyancourt seront maintenues. Pendant ce temps, BYD recrute des ingénieurs par milliers. Deux salles, deux ambiances.

Fin de la production automobile à Poissy : quel avenir pour le site historique après 90 ans ?

Une page d’histoire se tourne. L’usine Stellantis de Poissy, née sous l’ère Ford en 1938, cessera d’assembler des véhicules après 2028. Stellantis promet d’investir plus de 100 millions d’euros pour reconvertir le site en hub d’économie circulaire, de composants, de transformation de véhicules et d’impression 3D — avec 1 000 postes maintenus. Les syndicats restent vigilants. De la Ford Vedette à la DS 3 Crossback, c’est 90 ans de mémoire industrielle française qui s’apprêtent à entrer dans l’histoire.

Voilà pour cette semaine chargée — et quel tableau ! D’un côté, l’industrie automobile chinoise qui s’empare de l’Europe marché par marché, avec des technologies qui repoussent les limites semaine après semaine. De l’autre, une industrie française et européenne sous pression, qui taille dans ses effectifs et ferme ses usines historiques. Entre les deux : des routes qui tuent encore, des ZFE qui disparaissent et des questions politiques sans réponses claires.

Le monde de l’automobile est en train de se réinventer à toute vitesse — et on sera là, chaque semaine, pour vous raconter tout ça. Retrouvez tous ces articles sur LeBlogAuto.com, et à très vite pour une nouvelle semaine automobile !

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Sécurité routière : 246 morts en mars 2026, la hausse se confirme sur un an

La mortalité routière repart à la hausse en mars 2026, avec 14 tués de plus qu’en mars 2025. Sur douze mois glissants, la tendance s’aggrave pour presque tous les profils d’usagers.

Mars 2026 : 246 morts en métropole, 20 outre-mer

En mars 2026, 246 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine, contre 232 en mars 2025. Vingt décès sont recensés outre-mer.

Le nombre de blessés graves atteint 1 268 pour ce même mois, un chiffre stable par rapport à mars 2025, selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Les usagers d’engins de déplacement personnel en forte hausse

En mars 2026, la hausse de la mortalité touche plusieurs catégories :

  • automobilistes (+7 tués),
  • cyclistes (+6),
  • usagers d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPm) (+5)
  • piétons (+3).

Seuls les conducteurs de deux-roues motorisés enregistrent une baisse (-9 tués).

Chez les blessés graves, les EDPm affichent la progression la plus marquée (+20 %), suivis des piétons (+3 %). Les automobilistes (-8 %) et les cyclistes (-2 %) sont en revanche moins nombreux à être gravement blessés.

Les 18-24 ans et les seniors particulièrement touchés

Par tranche d’âge, la hausse concerne principalement les 18-24 ans (+9 tués) et les 65 ans et plus (+7 tués). Les moins de 18 ans affichent une légère amélioration (-1 tué). C’est somme toute assez classique et on retrouve souvent cette tendance dans les statistiques de l’ONISR.

Une tendance annuelle préoccupante

Sur les douze derniers mois, la mortalité globale est en hausse de 7 % par rapport aux douze mois précédents, et dépasse de 2 % le niveau de 2019, année de référence pour la décennie.

Comme d’habitude, les automobilistes concentrent le plus grand nombre de décès : 1 613 tués sur un an (+9 %). La mortalité piétonne grimpe de 9 %, avec 493 décès. Celle des cyclistes progresse de 12 %, atteignant 235 tués, soit +26 % par rapport à 2019.

La mortalité des usagers d’EDPm (les patinettes électriques) enregistre la hausse la plus forte : +48 % sur douze mois, avec 84 décès.

À l’inverse, les deux-roues motorisés voient leur mortalité reculer de 2 % sur un an (680 tués), et de 9 % par rapport à 2019. En revanche, les statistiques partent de plus haut pour eux.

L’agglomération concentre la hausse en mars

Par type de voie, la mortalité progresse en agglomération (+11 tués en mars) et hors agglomération, tandis qu’elle recule sur autoroute. Sur les trois premiers mois de l’année, la tendance à la hausse est générale hors autoroute.

A noter dans l’actualité de la sécurité routière, que le tribunal administratif de Caen, dans un jugement du 14 avril 2026, a cassé les arrêtés qui relevaient la vitesse de 80 à 90 km/h sur certaines routes du Calvados et de l’Orne. En cause selon le jugement, une simple histoire de forme et non de fond.

Les deux départements n’auraient pas cité les données nationales de référence utilisées pour justifier ce relèvement. Selon le jugement, « il ne ressort pas des pièces du dossier que les chiffres avancés dans les tableaux produits puissent être justifiés ». Casser 71 arrêtés, non pas pour des chiffre faux, mais pour ne pas avoir citer les études nationales (trouvables facilement), voilà de quoi agacer.

Les deux départements devraient redéposer des arrêtés avec les études cette fois-ci. Déjà en 2023, la « justice » avait cassé un arrêté, considérant qu’il fallait 71 arrêtés distincts, un par route concerné.

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Renault 4 Roland-Garros E-Tech electric : pourquoi juste un show-car avant le tournoi 2026 ?

Renault présente un show-car inédit de sa Renault 4 aux couleurs de Roland-Garros, avant une mise en vente prévue à l’automne 2026. Le véhicule sera exposé pour la première fois au public dès le 18 mai à Paris.
Mais pourquoi attendre pour la commercialisation ?

Un show-car annoncé le 16 avril, visible dès le 18 mai

Renault a dévoilé le 16 avril 2026 le show-car Renault 4 Roland-Garros E-Tech electric, dans le cadre du film promotionnel de l’édition 2026 du tournoi. La première mondiale est programmée au stade de la Porte d’Auteuil, sur le stand de la marque, à partir du 18 mai, date d’ouverture du tournoi.

Renault est partenaire premium de Roland-Garros pour la cinquième année consécutive. Le tournoi se tient du 18 mai au 7 juin 2026.

Une finition extérieure identifiable

Le show-car adopte une teinte Blanc Glacier. Plusieurs éléments de personnalisation le distinguent d’une Renault 4 de série : montants latéraux et arches de toit noirs, décors d’aile avant argentés avec le symbole Roland-Garros, jantes 18 pouces diamantées noires à vernis fumé et centres de roue Brun Terracotta, ainsi que des décors de boucliers avant et arrière dans cette même teinte.

La version présentée est la variante Plein Sud, dotée d’un toit ouvrant électrique en toile noire. Ce dernier offre une ouverture de 92 cm en longueur et 80 cm en largeur. Cette Plein Sud est très attendue en concession pour vendre de la R4 E-Tech.

Un intérieur aux références tennistiques

À l’intérieur (que l’on ne voit pas encore sur les photos), les sièges avant et arrière reçoivent une sellerie gris clair en matière 100 % recyclée, à tissage graphique. Les dossiers des sièges avant intègrent une forme en « H » dans un tissus ajouré et portent le logo Roland-Garros thermo-embossé. Les maintiens latéraux et l’accoudoir sont gainés d’un textile enduit grainé bleu.

Les panneaux de porte et le bandeau inférieur de la planche de bord reprennent ces mêmes matières. Un bandeau vertical traverse la planche de bord en métal anodisé, avec une zone rétro-éclairée affichant la mention « Roland-Garros Paris ».

Parmi les autres détails intérieurs : un embout de levier de vitesses e-pop shifter inspiré du grip d’une raquette de tennis, un tapis de charge à induction couleur terre battue, des surtapis avec logo R4 dans cette même teinte, et des seuils de portes en aluminium brossé marqués « Roland-Garros Paris ».

Commercialisation prévue à l’automne 2026

Le show-car annonce une future déclinaison de série. Renault indique que la Renault 4 Roland-Garros E-Tech electric sera commercialisée à l’automne 2026. Et c’est là que l’on a un peu de mal à comprendre. Il y a sans doute de très bonnes raisons, mais on se serait attendu à ce que cette Renault 4 Roland-Garros soit disponible à la commande dès l’ouverture du tournoi pour « surfer » sur la communication.

On aura donc un « show-car » (le véhicule de série à peine maquillé) en guide de mise en bouche. Sur le stand du tournoi, deux autres modèles seront également présents. On retrouvera la Twingo E-Tech electric et la Renault 5 Roland-Garros E-Tech electric.

Sinon, en tant que transporteur officiel de Roland-Garros, Renault mettra à disposition une flotte de 188 véhicules, principalement des Scenic E-Tech electric et des Rafale E-Tech 4×4 300 ch. Deux navettes autonomes électriques assureront la liaison entre la Porte d’Auteuil et le village des spectateurs.

Renault met le paquet sur sa gamme VE, en « profitant » de l’actualité au Moyen-Orient. Avecdes carburants qui dépassent les 2 € le litre, l’argumentaire est simple (simpliste ?).

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Hyundai relance le SUV Palisade après correctif

Hyundai relance les ventes du SUV Palisade 2026 après une mise à jour logicielle corrigeant un problème de sièges électriques.

Le constructeur automobile sud-coréen Hyundai Motor a annoncé la reprise des ventes de son SUV Palisade 2026, après une suspension liée à un rappel de sécurité majeur. Cette décision intervient à la suite de la mise en place d’une solution technique destinée à corriger un dysfonctionnement des sièges électriques, impliqué dans un accident tragique survenu aux États-Unis.

Un rappel massif après un incident dramatique

À la mi-mars, Hyundai Motor avait suspendu la commercialisation de son SUV familial Palisade, un modèle phare dans sa gamme de véhicules. En cause : un problème technique affectant les sièges motorisés des deuxième et troisième rangées. Ce défaut aurait contribué à un accident ayant entraîné la mort d’une fillette de deux ans dans l’État de l’Ohio.

Dans la foulée, le constructeur automobile a procédé au rappel de 68 500 unités du SUV Palisade, incluant également les versions hybrides du millésime 2026. Les finitions concernées, Limited et Calligraphy, sont parmi les plus équipées, intégrant notamment des systèmes avancés de réglage électrique des sièges.

Une mise à jour logicielle pour corriger le défaut

Pour résoudre ce problème de sécurité, Hyundai Motor a développé une mise à jour logicielle ciblant les systèmes de commande des sièges électriques. Selon le constructeur, les ensembles motorisés pouvaient ne pas réagir correctement lors d’un contact avec un passager ou un objet pendant l’activation de certaines fonctions.

Cette anomalie dans le fonctionnement des équipements intérieurs soulève des enjeux importants en matière de sécurité automobile, notamment dans les SUV familiaux où les dispositifs de confort automatisés sont de plus en plus présents. Une fois la mise à jour installée par les concessionnaires, les véhicules peuvent à nouveau être proposés à la vente.

Des incidents signalés sur plusieurs marchés

Outre l’accident mortel survenu aux États-Unis, plusieurs incidents ont été recensés sur d’autres marchés. En Corée du Sud, deux passagers ont été blessés à la fin de l’année précédente dans des situations potentiellement liées au même défaut technique. Aux États-Unis, le constructeur a également signalé avoir reçu quatre rapports de blessures en lien avec ce problème de sièges électriques.

Malgré ces événements, le Palisade reste un modèle stratégique pour Hyundai Motor. Il s’est imposé comme le SUV le plus vendu du constructeur sur le marché sud-coréen l’année dernière, illustrant son importance dans le segment des véhicules familiaux et des SUV haut de gamme.

La reprise des ventes marque ainsi une étape importante pour le constructeur, qui cherche à restaurer la confiance des consommateurs tout en assurant la conformité de ses véhicules aux normes de sécurité. Ce type de rappel met en lumière les défis croissants liés à l’intégration de technologies embarquées dans l’automobile moderne, notamment en matière de fiabilité des systèmes électroniques et des équipements de confort.

Notre avis, par leblogauto.com

La reprise des ventes du Palisade 2026 montre la capacité de Hyundai Motor à réagir rapidement face à un problème critique de sécurité. La solution logicielle apparaît comme une réponse technique adaptée, même si le rappel massif souligne la complexité croissante des équipements embarqués. Ce cas rappelle aussi l’importance des tests approfondis sur les systèmes automatisés dans les SUV modernes. Enfin, l’impact sur l’image du modèle dépendra de la perception des clients face à cette gestion de crise.

Crédit illustration : Hyundai.

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Pick-up américains menacés par les règles de l’UE

Les règles de sécurité envisagées par l’UE pourraient restreindre l’accès des pick-up américains au marché automobile européen.

Les constructeurs automobiles américains tirent la sonnette d’alarme face aux évolutions réglementaires envisagées par l’Union européenne. Selon eux, les nouvelles normes de sécurité en discussion à Bruxelles pourraient compromettre la commercialisation de certains modèles emblématiques de pick-up sur le marché européen. En ligne de mire : des véhicules utilitaires de grande taille comme le Ford F-150, le Chevrolet Silverado ou encore le Ram 1500, déjà peu répandus sur les routes européennes.

Des normes européennes jugées contraignantes

D’après une lettre relayée par Reuters, les industriels automobiles américains redoutent que les modifications du cadre réglementaire européen ne constituent une barrière technique supplémentaire à l’importation de véhicules. Andrew Puzder, ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne, a indiqué que ces règles pourraient aller à l’encontre de l’accord commercial conclu en août entre Washington et Bruxelles. Cet accord prévoyait notamment une réduction des barrières non tarifaires ainsi qu’une reconnaissance mutuelle des normes automobiles.

Au cœur des préoccupations figure le processus d’approbation individuelle des véhicules, connu sous le nom de programme IVA. Ce dispositif permet actuellement l’homologation de modèles non conformes aux standards européens classiques, notamment pour des volumes de vente limités. Or, selon les constructeurs, les ajustements envisagés pourraient rendre ce mécanisme moins accessible, limitant ainsi l’entrée de certains véhicules sur le marché européen.

Une demande croissante pour les grands pick-up

Le American Automotive Policy Council, qui représente les intérêts de grands groupes tels que General Motors, Ford et Stellantis, souligne que la demande pour les pick-up de grande taille est en progression en Europe. Bien que ces véhicules ne soient pas historiquement populaires sur le continent, ils suscitent un intérêt croissant auprès de certains segments de consommateurs, notamment pour des usages professionnels ou de loisirs.

Dans ce contexte, le recours au programme IVA s’est intensifié afin de permettre l’importation de modèles spécifiques construits aux États-Unis. Les constructeurs estiment que toute restriction supplémentaire risquerait de freiner cette dynamique et de réduire l’offre disponible sur le marché automobile européen. Cela pourrait également limiter la diversité des véhicules utilitaires et des SUV proposés aux consommateurs.

Pressions environnementales et sécuritaires

Cependant, ces inquiétudes se heurtent aux revendications de plusieurs organisations européennes engagées dans la sécurité routière et la protection de l’environnement. Une coalition de groupes écologiques et de défense de la sécurité pousse en effet l’Union européenne à combler ce qu’elle considère comme des « lacunes » réglementaires.

L’organisation Transport & Environment, acteur majeur du transport propre en Europe, souligne que les pick-up et SUV américains ont représenté environ 7 000 immatriculations dans l’Union européenne en 2024. Selon elle, permettre une augmentation de ces ventes, sans alignement strict sur les normes européennes en matière de sécurité et d’émissions polluantes, poserait un problème pour les objectifs environnementaux et la protection des usagers de la route.

Ces véhicules, souvent plus imposants et plus gourmands en carburant, sont perçus comme moins compatibles avec les politiques européennes visant à réduire les émissions de CO₂ et à améliorer la sécurité des infrastructures routières. Les ONG estiment ainsi que l’assouplissement des règles pour ces modèles irait à l’encontre des engagements climatiques de l’Union.

Au-delà du débat technique, cette situation met en lumière les tensions entre ouverture commerciale et exigences réglementaires. L’industrie automobile américaine insiste sur la nécessité de maintenir un accès équitable au marché européen, tandis que les autorités et les groupes de pression européens défendent des standards stricts en matière de sécurité automobile et de performance environnementale.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce dossier illustre un équilibre délicat entre commerce international et régulation du secteur automobile. Les constructeurs américains cherchent à préserver l’accès de leurs pick-up au marché européen, tandis que l’Union européenne maintient ses exigences en matière de sécurité et d’émissions. La question du programme d’homologation individuelle apparaît centrale dans ce débat. L’évolution des règles pourrait redéfinir durablement la présence de ces véhicules sur le territoire européen.

Crédit illustration : Ford.

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Kia retarde ses SDV et accélère ses investissements

Kia repousse son premier véhicule défini par logiciel à 2028 et augmente fortement ses investissements en IA et autonomie.

Le constructeur sud-coréen Kia Corp revoit en profondeur sa stratégie de développement des véhicules définis par logiciel (SDV). L’entreprise a annoncé un report d’environ un an de son calendrier initial, décalant désormais le lancement de ses premiers modèles à 2028. Dans le même temps, Kia renforce fortement ses investissements dans les technologies automobiles, l’intelligence artificielle et l’électrification, dans un contexte de concurrence mondiale accrue face à des acteurs comme Tesla et plusieurs constructeurs chinois.

Retard du programme SDV et repositionnement technologique

Kia a confirmé que son premier véhicule défini par logiciel intégrera des capacités de conduite semi-autonome sur autoroute à partir de 2028. Un modèle plus avancé, capable d’évoluer en environnement urbain, est désormais attendu pour début 2029. Ce calendrier marque un report d’environ un an par rapport aux précédentes ambitions du constructeur, qui visait initialement une production dès 2027.

Ce décalage intervient dans un contexte où Kia et sa maison mère Hyundai Motor Group sont régulièrement identifiés comme des retardataires dans les domaines de la conduite autonome et des fonctionnalités logicielles avancées, notamment face à Tesla et aux constructeurs chinois. Cette perception pèse sur la stratégie industrielle du groupe, qui cherche à renforcer ses capacités en logiciels embarqués, en systèmes d’exploitation automobile et en intelligence artificielle appliquée aux véhicules.

Sur les marchés financiers, l’annonce a été immédiatement sanctionnée : l’action Kia a reculé de 5,5 %, contre une baisse de 1,6 % pour le marché global, illustrant les inquiétudes des investisseurs quant au rythme de transformation technologique du constructeur.

Investissements massifs en IA et partenariats stratégiques

Parallèlement au report de son programme SDV, Kia a annoncé une forte augmentation de ses investissements. Le constructeur prévoit désormais de consacrer plus de 500 millions de dollars au renforcement de ses capacités en intelligence artificielle, notamment dans les domaines de l’IA physique et des modèles vision-langage-action, qui constituent des briques essentielles pour les systèmes de conduite autonome et les véhicules intelligents.

Le constructeur sud-coréen entend également renforcer ses partenariats technologiques avec plusieurs acteurs majeurs de la tech mondiale, dont Google, DeepMind et Nvidia. Ces collaborations visent à accélérer le développement des logiciels automobiles, des architectures de calcul embarqué et des systèmes d’assistance à la conduite.

Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique plus large du Hyundai Motor Group. Le mois précédent, le groupe avait déjà annoncé un partenariat élargi avec Nvidia afin de développer les technologies liées à la conduite autonome, confirmant l’importance croissante des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle dans l’automobile moderne.

Objectifs électriques revus et pression concurrentielle

En parallèle de sa stratégie logicielle, Kia ajuste également ses ambitions sur le marché des véhicules électriques. Le constructeur a revu à la baisse son objectif de ventes de véhicules électriques pour 2030, désormais fixé à 1 million d’unités, soit une réduction d’environ 20 % par rapport aux prévisions précédentes. Cette révision reflète une demande plus faible que prévu ainsi que la réduction des subventions dans plusieurs marchés clés.

Sur le plan financier, Kia prévoit désormais d’investir 41,4 trillions de wons, soit environ 28 milliards de dollars, entre 2026 et 2029. Ce montant représente une hausse d’environ 30 % par rapport aux estimations antérieures. Une partie de ces fonds sera également allouée à des projets industriels avancés, incluant des infrastructures de production automatisée et des initiatives liées à la robotique, avec un objectif de capacité de 30 000 unités produites par an à terme.

Ces annonces interviennent dans un contexte de réorganisation interne, marqué par le départ en décembre de Song Chang-hyeon, ancien responsable des initiatives SDV du groupe Hyundai. Il a été remplacé par Park Minwoo, un ancien ingénieur ayant travaillé chez Nvidia et Tesla, signalant une volonté de renforcer l’expertise logicielle et autonome au sein du groupe.

Notre avis, par leblogauto.com

Le report du programme SDV de Kia illustre les difficultés persistantes des constructeurs traditionnels à rattraper les leaders du logiciel automobile. Malgré une hausse significative des investissements, le décalage du calendrier traduit un réalignement stratégique face à la complexité technologique du secteur. La révision des objectifs de véhicules électriques confirme également un ajustement aux réalités du marché mondial. Enfin, l’intensification des partenariats technologiques montre que Kia mise désormais sur l’écosystème de la tech pour accélérer sa transformation.

Crédit illustration : Kia.

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Brésil : BYD retiré d’une liste noire du travail forcé

Un tribunal brésilien retire provisoirement BYD d’une liste noire liée au travail forcé dans une enquête sur sous-traitance.

Un retrait provisoire décidé par la justice brésilienne

Un tribunal du travail au Brésil a ordonné le retrait provisoire du constructeur automobile chinois BYD de la liste gouvernementale des entreprises accusées d’avoir recours à des conditions de travail assimilées à de l’esclavage moderne. Cette décision judiciaire intervient dans le cadre d’une procédure en cours et s’appuie sur une injonction rendue par un juge spécialisé, qui estime que l’inscription de l’entreprise pourrait reposer sur une base juridique contestable. Selon le document consulté par Reuters, la mesure suspend temporairement la présence de BYD sur cette liste noire jusqu’à ce qu’un jugement définitif soit rendu.

Le magistrat considère notamment que l’ajout de l’entreprise pourrait être illégal, dans la mesure où il repose sur l’hypothèse que BYD serait directement l’employeur des travailleurs concernés. Cette qualification est au cœur du débat juridique, car elle détermine le niveau de responsabilité du constructeur dans les conditions de travail constatées chez un sous-traitant.

Une enquête liée à des conditions de travail dénoncées

L’affaire remonte à un dossier ouvert en 2024 impliquant un sous-traitant travaillant pour BYD. Ce dernier aurait recruté 163 travailleurs dans des conditions fortement encadrées, soulevant des interrogations sur le respect des droits du travail. Parmi les éléments relevés par les autorités figurent des contrats de travail contenant des clauses jugées atypiques, notamment l’obligation de remettre les passeports, une pratique particulièrement sensible dans le domaine du droit du travail international.

Les travailleurs concernés auraient également dû accepter que la majorité de leurs salaires soit transférée directement en Chine, ainsi que le versement d’un dépôt d’environ 900 dollars, remboursable uniquement après six mois d’activité. Ces conditions ont été qualifiées par les autorités brésiliennes de potentiellement abusives, notamment en raison du déséquilibre contractuel et des restrictions imposées à la liberté des employés.

Les inspections menées dans l’État de Bahia, dans le nord-est du Brésil, ont également mis en avant des conditions d’hébergement jugées dégradantes. Les autorités locales ont alors estimé que BYD pouvait être considérée comme responsable des conditions de travail, dans la mesure où l’entreprise aurait eu un devoir de supervision sur ses sous-traitants dans le cadre de ses activités industrielles et de production automobile.

Enjeux juridiques et impacts pour l’industrie automobile

La présence sur la liste noire des entreprises liées à des pratiques de travail forcé entraîne des conséquences économiques significatives. En effet, les sociétés inscrites peuvent être exclues de certains dispositifs financiers, notamment l’accès à des prêts bancaires auprès d’établissements financiers brésiliens. Le retrait provisoire de BYD de cette liste représente donc un enjeu important pour la marque dans un marché stratégique pour l’industrie automobile, en particulier dans le développement de ses activités industrielles et commerciales à l’international.

Dans ce dossier, la justice brésilienne n’a pas encore tranché définitivement sur la responsabilité finale du constructeur automobile chinois. La décision actuelle ne constitue pas un acquittement, mais une suspension administrative dans l’attente d’une analyse plus approfondie des liens entre BYD et son sous-traitant. Le gouvernement brésilien, de son côté, n’a pas immédiatement réagi à cette décision, laissant en suspens les implications politiques et économiques de l’affaire.

BYD, acteur majeur du secteur des véhicules électriques et de la transition automobile mondiale, n’a pas non plus répondu immédiatement aux sollicitations des médias. L’entreprise avait auparavant indiqué ne pas avoir été informée de violations des règles du travail avant la publication de rapports médiatiques fin 2024. Cette position s’inscrit dans une défense basée sur la délégation contractuelle à des prestataires externes.

Responsabilité des sous-traitants et pression sur la chaîne automobile

Cette affaire met en lumière un enjeu récurrent dans l’industrie automobile mondiale : la responsabilité des constructeurs vis-à-vis de leurs chaînes de sous-traitance. Dans un contexte de production globalisée, les constructeurs automobiles dépendent largement de réseaux de fournisseurs et de prestataires, ce qui complexifie la traçabilité des conditions de travail. Les autorités brésiliennes estiment toutefois que la responsabilité peut remonter jusqu’à l’entreprise donneuse d’ordre lorsqu’un contrôle effectif des conditions de production est attendu.

Le dossier illustre ainsi les tensions croissantes entre expansion industrielle, respect des normes sociales et exigences de conformité dans les chaînes d’approvisionnement du secteur automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette décision provisoire illustre la complexité croissante des chaînes de sous-traitance dans l’industrie automobile mondiale, en particulier pour les constructeurs en forte expansion internationale comme BYD. Elle souligne aussi l’importance des mécanismes de contrôle des conditions de travail chez les prestataires. Tant que le jugement final n’est pas rendu, la situation reste juridiquement incertaine et ne permet pas d’établir une responsabilité définitive du constructeur. Toutefois, l’affaire met en évidence un risque réputationnel significatif pour les acteurs du secteur automobile exposés à des chaînes d’approvisionnement longues et fragmentées.

Crédit illustration : Leblogauto.

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Volkswagen stoppe l’ID.4 aux États-Unis : virage SUV thermique

Volkswagen arrête l’ID.4 aux États-Unis et réoriente son usine du Tennessee vers les SUV thermiques Atlas et Atlas Cross Sport.

Volkswagen met fin à la production de l’ID.4 aux États-Unis

Le constructeur automobile Volkswagen a annoncé une décision stratégique majeure concernant son activité sur le marché américain des véhicules électriques. Le groupe allemand mettra fin à la production du SUV électrique ID.4 dans son usine de Chattanooga, dans le Tennessee, dès ce mois-ci. Cette décision intervient dans un contexte de ralentissement du marché des véhicules électriques aux États-Unis, marqué par une baisse de la demande et des ajustements industriels chez plusieurs constructeurs automobiles.

Selon Volkswagen, cette réorganisation industrielle est directement liée à une période jugée difficile pour les véhicules électriques sur le marché américain. Le groupe réoriente ainsi ses capacités de production vers des modèles à plus fort volume, principalement des SUV thermiques, afin d’optimiser l’utilisation de son usine et de répondre à la demande actuelle.

Arrêt de l’ID.4 dans le Tennessee

La fin de la production de l’ID.4 dans l’usine du Tennessee illustre les tensions qui touchent le segment des véhicules électriques aux États-Unis. Plusieurs constructeurs automobiles ont récemment réduit ou annulé des volumes de production, dans un contexte où les incitations gouvernementales ont évolué. La suppression d’un crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique a notamment contribué à modifier les conditions du marché.

Dans ce contexte, Volkswagen ajuste sa stratégie industrielle. L’ID.4, qui constitue l’un des modèles électriques les plus importants de la gamme du constructeur, ne sera plus assemblé sur le site de Chattanooga à partir de ce mois-ci. Cette décision ne signifie pas un abandon complet du modèle sur le marché américain, mais plutôt une réorganisation de sa production mondiale.

Par ailleurs, l’inventaire actuel de l’ID.4 devrait permettre d’assurer la disponibilité du modèle jusqu’en 2027, ce qui laisse un délai significatif avant une éventuelle rupture de l’offre.

Réorientation vers les SUV thermiques Atlas

En parallèle de l’arrêt de l’ID.4, Volkswagen a confirmé une réorientation industrielle vers ses SUV thermiques Atlas et Atlas Cross Sport. Ces modèles, positionnés sur le segment des SUV à fort volume, deviennent prioritaires dans l’utilisation de l’usine de Chattanooga.

Le constructeur prévoit également de lancer la production d’une version redessinée de son SUV de taille moyenne Atlas dès cet été. Ce modèle rénové est destiné à être commercialisé à partir de 2027, renforçant ainsi la stratégie de Volkswagen sur le segment des véhicules thermiques aux États-Unis.

Cette décision traduit une adaptation à la demande actuelle du marché automobile américain, où les SUV essence continuent de représenter un volume important de ventes par rapport aux véhicules électriques, malgré la transition énergétique en cours dans l’industrie automobile mondiale.

Perspectives pour l’ID.4 et maintien de l’ID. Buzz

Volkswagen n’abandonne pas totalement le segment des SUV électriques. Le constructeur a indiqué qu’une future version de l’ID.4 est prévue pour le marché nord-américain, même si aucun calendrier précis n’a été communiqué à ce stade. Cette absence de visibilité souligne l’incertitude actuelle autour de la stratégie produit électrique du groupe sur ce marché.

Dans le même temps, Volkswagen maintient la commercialisation de son ID. Buzz sur le marché américain. Ce modèle électrique, positionné sur le segment des véhicules familiaux et utilitaires, continue de faire partie de l’offre du constructeur malgré les ajustements opérés sur la production de l’ID.4.

La vente de l’ID.4 a par ailleurs enregistré une forte baisse, avec une chute de 62 % sur un an au quatrième trimestre 2025. Cette évolution des volumes confirme les difficultés rencontrées par le modèle sur le marché américain des SUV électriques.

Un repositionnement stratégique sur le marché automobile américain

Cette réorganisation industrielle illustre un recentrage de Volkswagen sur les segments les plus porteurs à court terme sur le marché automobile américain. Entre ajustements de production, évolution des politiques d’incitation et variations de la demande, le constructeur adapte son outil industriel pour maintenir sa compétitivité.


Notre avis, par leblogauto.com

La décision de Volkswagen d’arrêter la production de l’ID.4 aux États-Unis traduit un rééquilibrage clair entre électrification et modèles thermiques dans un marché en transition. Le constructeur ajuste son outil industriel en fonction des volumes réels de vente, notamment face à la baisse marquée de l’ID.4.

Le repositionnement vers les SUV Atlas et Atlas Cross Sport montre une priorité donnée aux segments à forte demande immédiate. Cette stratégie s’inscrit dans une logique de rentabilité industrielle à court terme.

Enfin, le maintien de l’ID. Buzz et la mention d’une future version de l’ID.4 indiquent que Volkswagen ne sort pas du véhicule électrique, mais adapte son calendrier et ses priorités au marché nord-américain.

Crédit illustration : VW.

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Mercedes : ventes en baisse, la Chine pèse lourd

Mercedes enregistre une baisse de ses ventes au T1 trimestre 2026, pénalisé par la Chine et une transition produit.

Recul global des ventes au premier trimestre

Les ventes mondiales de Mercedes-Benz au premier trimestre 2026 traduisent un ralentissement marqué pour le constructeur automobile allemand dans un contexte de forte transformation de sa gamme et de tensions sur plusieurs marchés clés. Sur la période, le cœur de métier automobile du groupe enregistre une baisse de 6 % des volumes, avec 419 400 véhicules écoulés dans le monde par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette évolution intervient dans une phase qualifiée de « transition difficile » par le constructeur, alors que Mercedes-Benz poursuit une révision de son portefeuille de modèles afin de regagner des parts de marché dans un environnement devenu plus concurrentiel. L’entreprise basée à Stuttgart doit en effet composer avec des dynamiques régionales contrastées, où certains marchés progressent tandis que d’autres pèsent fortement sur la performance globale.

Dans le détail, la baisse des ventes globales masque des évolutions opposées selon les zones géographiques. Si l’Europe et les États-Unis affichent une croissance des volumes, cette dynamique positive ne parvient pas à compenser le recul significatif observé en Chine, principal facteur de pression sur les résultats du trimestre.

La Chine, principal facteur de pression sur le marché premium

Le marché chinois apparaît comme l’élément déterminant de la baisse des ventes de Mercedes-Benz au premier trimestre 2026. Les volumes y reculent de 27 %, illustrant les difficultés rencontrées par le constructeur allemand sur le plus grand marché automobile mondial. Cette contre-performance s’inscrit dans un contexte de concurrence particulièrement intense dans le segment premium, où les constructeurs étrangers font face à une montée en puissance des marques locales et à une guerre des prix qui fragilise les positions établies.

Mercedes-Benz, tout comme son concurrent direct BMW, évolue dans un environnement où la pression concurrentielle s’est accentuée. Les constructeurs premium allemands doivent ainsi composer avec des acteurs locaux de plus en plus agressifs sur les tarifs, tout en adaptant leur stratégie produit pour répondre aux attentes spécifiques du marché chinois.

Le constructeur indique que l’année 2026 constitue une phase de transition en Chine. Cette situation est en partie liée à la suppression progressive de certains modèles d’entrée de gamme, dans le cadre d’une restructuration de l’offre avant le lancement de nouvelles générations de véhicules. Cette stratégie de renouvellement de gamme a mécaniquement un impact temporaire sur les volumes de ventes, mais elle est présentée comme nécessaire pour repositionner la marque dans un marché en mutation rapide.

Dynamique contrastée entre l’Europe et les États-Unis

À l’inverse de la Chine, les autres régions affichent une tendance plus favorable pour Mercedes-Benz. En Europe, les ventes progressent de 7 %, traduisant une demande relativement solide sur le marché domestique du constructeur. Aux États-Unis, la croissance est encore plus marquée avec une hausse de 20 % des volumes, soutenue par un rebond après une période plus difficile.

Ce redressement sur le marché américain intervient après une baisse de 19 % au quatrième trimestre de l’année précédente. Mercedes-Benz explique avoir renforcé ses approvisionnements vers son réseau de concessionnaires, ce qui a contribué à soutenir les ventes en gros au début de l’année 2026. Cette dynamique positive reste toutefois nuancée par un contexte commercial marqué par des droits d’importation élevés, qui continuent de peser sur la demande.

Dans ce contexte, le constructeur souligne une orientation stratégique visant à renforcer la localisation des produits et la création de valeur sur le marché américain. Cette approche s’inscrit dans une logique d’adaptation aux conditions commerciales locales et aux contraintes réglementaires, tout en cherchant à stabiliser la performance dans une région clé pour le segment automobile premium.

Une transition stratégique dans un marché automobile sous tension

Au-delà des résultats trimestriels, la situation de Mercedes-Benz reflète les transformations profondes du marché automobile mondial. Entre révision de gamme, ajustements régionaux et intensification de la concurrence dans le segment premium, le constructeur allemand évolue dans un environnement en recomposition.

La combinaison d’une forte pression en Chine, d’une reprise partielle en Europe et d’un rebond aux États-Unis illustre la dépendance accrue des constructeurs automobiles à la dynamique régionale. La transition engagée par Mercedes-Benz vise à repositionner la marque sur des segments plus porteurs, tout en adaptant son offre à des marchés de plus en plus différenciés.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des ventes de Mercedes-Benz au premier trimestre 2026 met en évidence la fragilité d’un équilibre mondial fortement dépendant de la Chine. La stratégie de transition de gamme explique une partie du recul, mais elle révèle aussi les défis d’adaptation du constructeur dans le segment premium. Le contraste entre la Chine et les autres régions souligne l’importance croissante des dynamiques locales dans l’industrie automobile. À court terme, la performance du groupe dépendra largement de sa capacité à stabiliser ses positions en Chine tout en capitalisant sur la croissance observée en Europe et aux États-Unis.

Crédit illustration : Leblogauto.

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Fin de la production automobile à Poissy : quel avenir pour le site historique après 90 ans ?

L’usine Stellantis de Poissy, en activité depuis 1938, s’apprête à cesser l’assemblage de véhicules au profit de nouvelles activités industrielles promet-on. Le groupe investit plus de 100 millions d’euros pour transformer le site francilien d’ici 2030, avec pour objectif affiché de maintenir 1 000 postes ouvriers.
Du côté des syndicats, on se montre inquiets.

Un tournant stratégique après 2028

Le site historique de Poissy va progressivement abandonner sa vocation première. Si la fabrication de voitures neuves est confirmée jusqu’à la fin de l’année 2028, Stellantis prépare déjà la reconversion totale du complexe. Ce projet de transformation, chiffré à plus de 100 millions d’euros, vise à adapter l’outil industriel aux nouveaux cycles de vie des véhicules et à l’économie circulaire.

Quatre nouveaux pôles industriels

La mutation du site s’articulera autour de quatre domaines d’activité complémentaires qui seront pleinement opérationnels d’ici 2030 :

  • Production de composants : Le site fabriquera des pièces et sous-ensembles pour les véhicules neufs et le service après-vente. Cet axe nécessite la modernisation des ateliers de ferrage et de peinture, ainsi que l’installation d’une nouvelle ligne d’assemblage moteurs et d’une troisième ligne de presse pour l’emboutissage.
  • Économie circulaire : Une unité dédiée au démontage et au reconditionnement de pièces d’occasion sera créée pour permettre leur commercialisation.
  • Transformation de véhicules : L’usine assurera la préparation de séries spéciales, de véhicules de compétition ou l’aménagement d’utilitaires pour les flottes d’entreprises.
  • Impression 3D et prototypage : Un centre sera consacré à la fabrication de pièces en petites séries par impression 3D et à la réalisation de prototypes pour la recherche et développement (R&D).

Impact sur l’emploi et les compétences

Cette transition industrielle redéfinit le paysage social de l’usine. Stellantis annonce le maintien de 1 000 postes ouvriers à l’horizon 2030. L’entreprise précise que l’évolution des effectifs s’appuiera sur la pyramide des âges, privilégiant les départs naturels et le volontariat. Parallèlement, des programmes de formation seront mis en place pour accompagner les salariés vers les nouveaux métiers induits par ces activités, notamment dans la fabrication additive et le reconditionnement.

L’outil industriel français n’en finit pas de se contracter. Si on se concentre sur l’automobile, la production a atteint un maximum vers 2004 avec plus de 3,65 millions de véhicules « made in France ». Désormais, on peine à atteindre 1,5 million, utilitaires compris. Et c’est tout l’écosystème industriel qui gravite autour de la production qui en pâtit : siège, feux, collecteurs fonte, carters, etc.

Ici, Stellantis le jure, l’avenir de Poissy est assuré. Cependant, certains syndicats se méfient et estiment qu’il va falloir rester vigilants. Certains salariés de Poissy travaillaient avant à Aulnay, site fermé en 2014.

Une usine au passé riche

1938-1954 : L’empreinte américaine de Ford

L’histoire commence en 1938 sous l’impulsion de Ford. Le constructeur américain cherche alors à s’implanter durablement en France et choisit Poissy pour sa situation stratégique, en bord de Seine et à proximité des voies ferrées. Le site, ultra-moderne pour l’époque, est conçu pour la production de masse. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’usine subit des bombardements alliés avant de reprendre sa vocation civile dès 1946. C’est ici que naîtra la célèbre Ford Vedette, modèle phare de l’immédiat après-guerre.

1954-1978 : L’âge d’or avec Simca et Chrysler

En 1954, Ford cède le site à Simca (la « Société industrielle de mécanique et carrosserie automobile »). Sous la direction d’Henri Théodore Pigozzi, l’usine devient le bastion de la marque et connaît une expansion fulgurante. Le site est agrandi pour devenir l’un des plus performants d’Europe, produisant des modèles iconiques comme l’Aronde, l’Ariane ou la Simca 1000. Dans les années 1960, le géant américain Chrysler prend progressivement le contrôle de Simca. À son apogée, au milieu des années 1970, l’usine est une véritable « ville dans la ville » employant près de 27 000 salariés.

1978-2021 : L’ère PSA et le renouveau de Talbot

En 1978, face aux difficultés de Chrysler Europe, le groupe PSA Peugeot Citroën rachète l’usine. Il ressuscite pour l’occasion la marque Talbot, qui devient l’identité visuelle du site pendant près d’une décennie. Poissy voit alors défiler sur ses chaînes des succès populaires majeurs : la Talbot Horizon, puis les Peugeot 205, 306, 206 et 207. Plus récemment, le site s’était spécialisé dans les véhicules urbains et premium du groupe, produisant notamment la DS 3 Crossback et l’Opel Mokka.

2021-2030 : Vers une nouvelle identité industrielle

Avec la création de Stellantis en 2021 (fusion de PSA et Fiat Chrysler), le site entre dans une phase de rationalisation. Après 90 ans de production ininterrompue et des millions de véhicules sortis de ses lignes, Poissy s’apprête à tourner définitivement la page de l’assemblage automobile en 2028. Ce virage vers l’économie circulaire et les services industriels marque la fin d’une ère, mais assure la pérennité d’un site qui aura survécu à tous les bouleversements de l’industrie automobile française.

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La Toyota Yaris Cross restylée arrivera en juin avec deux motorisations hybrides

Le SUV compact de Toyota, produit dans le Nord, fait peau neuve avec une face avant redessinée et des équipements enrichis. Deux motorisations hybrides de 116 et 130 ch sont proposées, en traction ou intégrale.

Une nouvelle identité visuelle pour le SUV made in France

Toyota présente une version actualisée de sa Yaris Cross, fabriquée à Onnaing dans le Nord de la France. Le SUV compact adopte une nouvelle calandre avec motif en nid d’abeille, peinte dans la couleur de la carrosserie. Les optiques LED ont été redessinées et les feux de jour sont désormais de série. On peut également remarquer que le logo Toyota migre un peu plus au nord et que le bouclier a des arêtes plus marquées.

Deux nouvelles teintes font leur apparition : le Bronze Sonora, disponible uniquement en biton avec toit noir, et le Gris Célestine qui remplace l’ancien Gris Minéral. De nouvelles jantes alliage de 17 pouces (finition Design) et 18 pouces (finition Trail) sont proposées.

Évolutions à bord

L’habitacle reçoit des inserts platine sur les contre-portes et le bandeau du combiné d’instruments. La finition Design hérite des sièges sport enveloppants, auparavant réservés à la version Trail, avec surpiqûres contrastées à trois tons.

La finition Trail adopte une nouvelle sellerie intégrant le matériau SakuraTouch, composé de PVC d’origine végétale, de déchets de liège et de PET recyclé. Selon Toyota, ce matériau réduit de 95 % les émissions de CO₂ lors de la production du tissu par rapport au cuir traditionnel.

Un éclairage d’ambiance et un chargeur sans fil apparaissent à partir de la finition Design. La version Trail reçoit un hayon électrique de série.

Une version GR SPORT plus dynamique

La Yaris Cross GR SPORT se distingue par un bouclier avant spécifique, des jantes alliage usinées de 18 pouces et une suspension optimisée. Elle est proposée uniquement en traction avec la motorisation hybride 130 ch.

À l’intérieur, des sièges sport spécifiques avec sellerie en suédine grise et surpiqûres rouges sont installés. Des logos GR ornent les appuie-têtes et le volant, tandis que des inserts anthracite habillent les contre-portes et le combiné d’instruments.

Deux motorisations hybrides au programme

La motorisation Hybride 130 constitue le cœur de gamme. Elle développe 130 ch (96 kW) pour un couple de 185 Nm, avec un 0 à 100 km/h en 10,7 secondes. Les émissions de CO₂ s’établissent entre 100 et 115 g/km selon les configurations. Cela correspond à une consommation de 4,4 à 5,0 l/100 km en cycle mixte WLTP. Cette motorisation est disponible en traction ou en transmission intégrale AWD-i.

La motorisation Hybride 116 est désormais limitée à la finition d’entrée de gamme Dynamic, en traction uniquement. Elle offre 116 ch (85 kW) et 141 Nm de couple, avec des émissions de 100 à 101 g/km et une consommation de 4,4 à 4,5 l/100 km.

Un modèle leader en Europe

Lancée en 2021, la Yaris Cross est le modèle le plus vendu de Toyota en Europe. C’est aussi le SUV du segment B le plus diffusé toutes marques confondues, avec plus de 200 000 exemplaires commercialisés en 2025. En France, elle est le modèle étranger le plus vendu du segment B-SUV. Le côté « made in France » doit jouer son rôle.

La banquette arrière peut accueillir trois passagers et se rabattre en trois parties (40:20:40) selon les finitions. Les systèmes de sécurité Toyota T-Mate et Toyota Safety Sense sont inclus, avec une assistance au freinage en stationnement de série. Les finitions Trail et GR SPORT ajoutent la surveillance des angles morts.

Le système multimédia Toyota Smart Connect, de série à partir de Design, intègre une navigation cloud et une reconnaissance vocale. La compatibilité sans fil avec Apple CarPlay et Android Auto est proposée.

Disponibilité

La nouvelle Yaris Cross sera proposée en quatre finitions : Dynamic, Design, Trail et GR SPORT. Les commandes ouvriront en juin 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

Comme souvent, ce « facelift » est fait « à peu de frais » pour la partie esthétique. Néanmoins, elle change la Toyota. Cette calandre inédite la remet un peu au goût du jour. Toyota en profite pour remettre à jour aussi les équipements et finitions.

Il faut bien continuer la « success story ».

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Renault va supprimer jusqu’à 2 400 postes d’ingénieurs

Le groupe Renault prévoit de réduire ses effectifs d’ingénierie de 15 à 20 % d’ici deux ans, soit entre 1 600 et 2 400 postes sur un total mondial de 11 000 à 12 000. La France, qui concentre la moitié de ces effectifs, pourrait également être concernée, bien que le constructeur n’évoque aucun licenciement sec.

Une réduction mondiale sur deux ans

Après une information sortie par le quotidien Ouest-France, le constructeur automobile français a confirmé mardi sa volonté de diminuer le nombre de postes d’ingénieurs au niveau mondial. Cette décision s’inscrit dans la continuité de la stratégie du groupe pour 2030, présentée en mars dernier. Une trajectoire qui va à l’opposé de certains concurrents.

Philippe Brunet, responsable mondial des technologies, a présenté ces derniers jours une feuille de route interne définissant cet objectif. Le groupe Renault emploie au total 100 000 personnes dans le monde.

Pas de licenciements, mais des reconversions

Le porte-parole du groupe a précisé qu’aucun licenciement sec n’était prévu. Renault indique étudier plusieurs pistes : reconversion, évolution des compétences ou encore départs anticipés. Au final, ce sont tout de même 20 % des effectifs d’ingénieurs qui pourront être supprimés.

La France maintient les activités stratégiques

Toutes les activités à forte valeur ajoutée demeureront en France, notamment au Technocentre de Guyancourt, en région parisienne. La stratégie d’ingénierie, le développement de nouvelles technologies et la conception en amont y seront maintenus selon le groupe Renault.

La moitié des effectifs d’ingénieurs du groupe se trouve actuellement sur le territoire français.
La France ne sera donc pas épargnée par ce plan. Le nombre précis de postes supprimés devra être déterminé dans chacun des pays disposant de centres d’ingénierie. Cela concerne : Roumanie, Inde, Corée du Sud, Espagne, Maroc, Turquie et Brésil.

Un contexte automobile tendu

Vendredi dernier, le groupe Stellantis avait annoncé la suppression de 650 postes d’ingénieurs sur son site de recherche et développement Opel à Rüsselsheim, en Allemagne, sur un total de 1 650 actuellement.

Dans le même temps, les constructeurs chinois recrutent des ingénieurs pour pouvoir lancer de plus en plus rapidement de nouveaux modèles et pousser la R&D. Deux salles, deux ambiances.

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