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Blackview MP20 : le retour des MiniPC Ryzen 3 3300U sur fond de crise

Le Blackview MP20 fait partie de cette galaxie de MiniPC construits pour tenter de boucher les fuites du chiffre d’affaires des petites marques. Face à une pénurie de composants qui les affecte énormément, avec des puces difficiles à obtenir tant au niveau de la mémoire vive que des processeurs, certaines marques vont de plus en plus profond dans les tiroirs.

Et ce n’est pas glorieux. Ce Blackview MP20 propose un processeur de 2019 dont les capacités de calcul sont inférieures à un Intel N150. Son circuit graphique est un peu meilleur mais pour une machine à vocation bureautique et multimédia, ce n’est pas franchement l’objectif de ce type de minimachine.

L’AMD Ryzen 3 3300U propose quatre cœurs Zen+ en monothread fonctionnant de 2.1 à 3.5 GHz. Son circuit graphique est un 6 coeurs VEGA à 1.2 GHz. Une puce  qui sera largement suffisante pour des usages simples et classiques de bureautique et de multimédia. Capable de lancer tout type de programme et même assez performante pour les usages classiques de bureautique, web et autres, elle est a priori largement adaptée à un usage complet de PC familial. 

Le seul problème de cette offre c’est son âge. Car en réalité la puce n’offrira pas grand-chose de plus qu’un simple Intel N150… Par contre elle consommera plus. Le TDP de base du 3300U est de 15 watts quand la puce d’Intel reste sur un TDP de base de 6 watts. Rien de surprenant, les deux solutions ne sont pas de la même génération.

Le MiniPC promet un fonctionnement « silencieux » allant de 25 à 35 dB. Son ventilateur pouvant se stabiliser en dessous des 38 dB en cas de tâches exigeantes. Le problème étant que pour ce type de puces, beaucoup de tâches deviennent « exigeantes » en 2026. Ce qui poussera sans doute la ventilation à flirter souvent avec les 3500 tours de sa vitesse de rotation maximale.

Cela fait du Blackview MP20 un MiniPC pas inintéressant au niveau de ses usages mais difficile à conseiller. À moins d’être réellement obligé d’investir et sans autre solution de substitution, cela reste un engin clairement en retrait. On rencontrait des minimachines de ce type jusqu’en 2022. Elles ont disparu très logiquement après la sortie des Alder Lake-N qui rendaient ce type de puce difficile à justifier.

Un Blackview MP20 qui accuse son âge jusque dans sa connectique

Associé à cette base on retrouve deux slots de mémoire vive SO-DIMM DDR4-2666 pouvant évoluer vers 32 Go au maximum. Le stockage est confié à un SSD non détaillé au format M.2 2280. Probablement un SATA3 qui pourra évoluer vers 2 To de capacité au maximum. Le réseau sans fil accuse également son âge avec un module Wi-Fi5 et Bluetooth 4.2.

La connectique est ultra classique. En face avant, on retrouve deux ports USB 3.0 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en plus du bouton de démarrage. À l’arrière, un Ethernet Gigabit, une sortie HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.4 se partagent l’espace disponible avec deux ports USB 2.0 Type-A et le jack d’alimentation. À noter l’implantation du port Antivol type Kensington Lock pas très maline sous le port Ethernet Gigabit qui empêchera d’exploiter la prise réseau.

Livré avec 16 Go de DDR4 et 512 Go de stockage sur lequel on retrouvera un système Windows 11, ce Blackview MP20 est proposé à 258.11€ avec 20€ de réduction possible grâce au code SRFR20. Le stock est situé en France et la livraison sera donc rapide. Cela signe encore une fois l’arrivée de MiniPC partis à la pêche aux vieilles références techniques. Pas sûr que cela soit suffisant pour que toutes ces marques noname survivent pendant toute la durée de la crise.

Pour moins cher, je ne peux que vous conseiller de vous pencher sur un MiniPC type HP EliteDesk 800 G4 en refurb à 219€. Ce genre de configuration avec un Core i5-8500, 16 Go de DDR4 et 500 Go de stockage sous Windows 11. Une puce plus puissante, une garantie locale d’un an équivalent et que l’on peut porter àç 2 ans facilement et du matériel qui a fait ses preuves.

 Blackview MP20 : Ryzen 3 3300U – 16 Go / 512 Go – Windows 11
Mini-Score : E

Mini-Score : E

+ évolutions possibles de la mémoire et du stockage

– conception noname
– matériel ancien
– module sans fil dépassé
– connectique basique
– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Chine
– audible en calculs lourds (38 Db)
– nécessite une réinstallation système
– boitier plastique
– boutique AliExpress récente (3 février 2026)

Blackview MP20 : le retour des MiniPC Ryzen 3 3300U sur fond de crise © MiniMachines.net. 2026

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Titan Army P2710S, un écran 27″ IPS 2560×1440 240Hz à 159.99€ ?

Le moniteur 27″ Titan Army P2710S est pensé pour un usage multimédia et jeu mais promet également une bonne gestion colorimétrique, un pied ergonomique et une gestion complète et intelligente du double affichage.

Titan Army P2710S

Titan Army P2710S

Le Titan Army P2710S propose en effet un élément souvent employé par le constructeur avec une gestion des entrées en PIP et PBP. Des acronymes pas encore très courants dans le vocabulaire grand public mais très pratiques au quotidien.

Le PIP pour Picture In Picture est un mode qui permet d’intégrer un second signal dans une fenêtre par-dessus l’affichage de base. Une possibilité présente sur beaucoup de téléviseurs pour surveiller un programme pendant un autre. Sur un PC cela permet par exemple de suivre le déroulement d’une opération tout en continuant à travailler sur un autre poste. C’est pratique si votre bureau propose par exemple deux machines avec une tour et un MiniPC, aux fonctions différentes.

Le second mode, le PBP pour Picture by Picture, reprend en quelque sorte la même idée mais en partageant les deux sources d’affichage pour moitié à l’écran. Ici avec une dalle en 2560 x 1440 pixels, cela donne deux affichages de 1280 x 1440 qui s’afficheront côte à côte ou de haut en bas. On pourra par exemple suivre un travail, un calcul de rendu ou autre évènement issu d’un PC pro d’un côté. Et continuer à utiliser un second PC de l’autre. 

Ces deux modes se combinent très bien sur le Titan Army P2710S qui propose quatre entrées vidéo. On retrouve deux ports HDMI 2.0 et deux DisplayPort 1.4. Ces quatre entrées peuvent se combiner pour piloter différents affichages. Un port jack audio 3.5 mm permettra également d’y brancher un casque ou des enceintes.

Une dalle IPS très très complète

Le Titan Army P2710S propose une dalle IPS antireflet avec des bordures fines sur le haut et les côtés. Elle est réglée en usine pour une colorimétrie avancée : 95% de la gamme DCI-P3, 100% de la norme sRGB, 90% de l’Adobe RGB. Sans être évidemment au niveau d’un écran de graphiste pro, elle est capable de suivre un travail graphique précis tant en vidéo qu’en retouche photo.

La luminosité grimpe à 400 nits avec des angles de vision de 178° en vertical comme à l’horizontale. La fréquence grimpe à 240 Hz et le temps de réponse est de 1 ms, ce qui qualifie l’écran pour le jeu. Une foule de fonctions dédiées au jeu sont d’ailleurs proposées, même si je ne suis pas un grand fan de ces artifices. On pourra par exemple afficher une ligne de mire au centre l’écran. Ou proposer une vision grossie de ce centre sur un des coins de l’affichage pour mieux viser…  Un chronomètre peut être affiché, tout comme le rafraîchissement atteint par l’écran.

Plus généralistes, des fonctions d’adaptation de l’affichage sont proposées avec des modes adaptés à différents types de jeu, des affichages plus doux pour la lecture de documents et même un mode Mac que je n’ai pas très bien saisi.

Le Titan Army P2710S se pose ainsi comme un excellent écran solo ou une solution idéale pour compléter un setup existant. Ses fonctions ergonomiques sont également avantageuses sur ces points. On pourra profiter de ses bordures fines pour intégrer facilement l’affichage à côté d’un premier écran. La possibilité de le basculer en modes portrait ou paysage est évidemment un plus pour certains scénarios. Le pied propose un système passe-câbles, un ajustement en hauteur sur 12 cm, un réglage sur un pivot de 5 à 20° et la possibilité d’utiliser un bras à la norme VESA 100×100 classique.

Le seul vrai défaut de cet écran, c’est peut-être son logo trop visible sur la face avant. Un morceau de ruban adhésif noir ou un coup de feutre devrait réparer cela assez facilement.

L’écran Titan Army P2710S PLUS en promo 

La baisse est légère avec le code promo proposé, mais le prix est déjà en déflation. L’engin est affiché à 169.99€ en vente flash chez Geekbuying avec un stock situé en Pologne pour une livraison en quelques jours. Le code promo NNNZRTS le fait baisser de 10€ supplémentaires pour atteindre 159.99€.

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Titan Army P2710S, un écran 27″ IPS 2560×1440 240Hz à 159.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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Aoostar AG03 : le dock qui propose OCuLink et Thunderbolt 5

L’Aoostar AG03 fait confiance à un contrôleur Intel JHL9480 pour faire tourner sa connectique Thunderbolt 5. Le nouveau boitier propose toujours la même idée générale, offrir à l’utilisateur la possibilité d’ajouter une carte graphique externe à un engin qui n’a pas de port PCIe comme un MiniPC ou un portable.

Aoostar AG03

Le Aoostar AG03 propose simplement désormais deux manières de le connecter avec un « classique » OCuLink comme pour les précédents modèles. Mais également un plus standard Thunderbolt 5. Cette connexion vers un circuit externe s’accompagne d’une connectique Thunderbolt secondaire.

La liaison de la carte graphique se fera en PCIe 4.0 x4 et nécessitera l’alimentation interne du dock pour tourner. Le port Thunderbolt 5 proposera 140W et la carte graphique pourra tirer jusqu’à 800 watts. La liaison d’alimentation entre la carte et le dock se fait via trois jeux de nappes. Le boîtier chauffe et il est donc ventilé. Aoostar indique un niveau de bruit de 34 dB à lui seul. Il faudra, bien entendu, ajouter le bruit de la carte graphique à l’addition. 

 

Sur la face avant, on distingue d’abord le bouton de basculement qui servira à activer ou non le Thunderbolt 5. Le port OCuLink puis deux ports USB Type-C Thunderbolt. Le premier délivrera 27 W et prendra en charge le DisplayPort. Le second sera celui nécessairement connecté à votre machine pour que l’affichage fonctionne, il pilotera entre 100 et 140 Watts suivant le protocole de dialogue employé.

Sur la face arrière, on retrouve les trois connecteurs de liaison d’alimentation de la carte graphique. Les éléments visibles de chaque côté servent à installer et « sécuriser » le port PCIe.

Une fois correctement connecté, le « look » de dock de l’objet perd un peu de sa superbe. Les câbles qui se plient et qui restent tout seuls magiquement en l’air sur  un rendu 3D se transforment en des trucs un peu plus mous. L’ensemble est connecté à une prise secteur et le tout chauffe et fait du bruit.

Aoostar AG03

Aoostar AG03

Le Aoostar AG03 ne résout pas le problème principal de ces docks

Je suis toujours aussi dubitatif sur ces accessoires que je ne comprends réellement que comme des solutions temporaires ou de test. Si on additionne tous leurs défauts, on a des objets encombrants, bruyants, limités dans leurs interactions et peu fiables pour le matériel embarqué. Les cartes graphiques de PC n’ayant jamais été prévues pour fonctionner en dehors d’un boitier. Elles sont ici sensibles aux chocs, aux chutes, à la poussière et à d’éventuelles projections de liquide.

Qu’un technicien ou un développeur ait besoin d’une de ces plateformes pour tester des solutions graphiques, je le conçois tout à fait. Mais si l’usage final est de mettre en place une solution graphique réellement destinée à un usage quotidien, il vaudra mieux préférer le scénario d’un boîtier fermé. Soit une solution Mini-ITX à la place d’un MiniPC. Soit un boitier de connexion fermé qui protégera votre précieuse carte graphique pour un ordinateur portable. Cela permettra, entre autres, de positionner ce boitier de manière à ce qu’il fasse moins de bruit dans votre bureau.

Il reste toujours la solution d’un boîtier enfermé dans un caisson de bureau, mais l’avantage d’espace gagné de la solution globale perd un peu de sa logique. La combinaison même des produits de la marque avec ce dock apparaît surtout comme un moyen de justifier leur différence. Plusieurs constructeurs se sont intéressés au départ à l’OCuLink parce que les grands noms de l’informatique ne le faisaient pas. Avec ces docks, ils proposaient des solutions imbattables en performances, mais peu compatibles avec une distribution régionale.

Le paradoxe est là. Si un grand nom de l’informatique mettait en avant ce type de solution, il s’exposerait à un SAV massif qu’il devrait gérer. Si votre carte graphique crame ou s’abîme dans son dock, ce ne sera pas l’affaire d’Aoostar et son image globale n’en sera jamais écornée. Quelques grandes marques ont joué la carte de la solution externe. Razer en propose depuis 2017 avec du Thunderbolt. Mais la marque le fait au travers d’un boitier qui assurera au minimum la sécurité du système graphique. Et à mon sens cela fait toute la différence.

Le Aoostar AG03 EGPU DOCK est proposé à 259$ sur le site du fabricant.

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Intel Core Series 3 : les puces Wildcat Lake enfin officialisées

Sous le nom de Core Series 3, ces puces de la gamme mobile et MiniPC étaient attendues au tournant depuis des mois. Annoncées sous le nom de code « Wildcat Lake », elles devraient être disponibles en masse dans les prochains mois dans toute une gamme de produits à faible consommation.

Intel Core Series 3

Intel Core Series 3

On parle ici de portables entrée de gamme, de MiniPC mais aussi de solutions intégrées comme des All-In-One. Ce sera probablement une puce qui sera intégrée dans des produits dérivés devenus plus classiques : cartes de développement, NAS-PC et autres solutions misant à la fois sur un processeur très ouvert techniquement et à faible consommation. d’énergie. 

Intel affirme que la majorité des grands noms de l’informatique se sont déjà penchés sur ces Core Series 3 avec plus de 70 systèmes attendus pour les prochains mois. On parle des géants comme Lenovo, HO ou Dell mais aussi d’Acer, Asus, MSI, Honor, Samsung et probablement toute une galaxie de marques moins connues mais qu’on rencontre souvent sur les pages de Minimachines : Geekom, Beelink, GMKtec.

Des Core Series 3 pensés pour des machines abordables

La volonté d’Intel est de renouveler son cheptel de puces d’entrée de gamme. Ouvrir une même brèche que ce qui a fait le succès des Alder Lake-N et Twin Lake. Des puces certes moins rapides que les processeurs haut de gamme, mais qui héritent de technologies communes. Ainsi ces processeurs Core Series 3 sont issus des Core Ultra de la gamme « Panther Lake » en étant simplement moins dopés aux hormones de croissance. On parle ici de moins de cœurs, de fréquences plus basses, de NPU plus faibles et de fonctions moins avancées sur certains postes. L’idée étant d’apporter des services concentrés sur des usages du quotidien pratiques et efficaces tout en gommant les éléments gourmands en énergie et les plus onéreux des puces rapides du catalogue d’Intel.

Avec les Core Series 3, Intel cherche à créer une gamme « juste sérieuse »

Le tableau ci-dessus résume bien l’offre. Il ne s’agit pas de révolutionner l’industrie ou de promettre la lune mais de déployer une gamme d’outils suffisants pour tout, un chacun. De répondre non pas à un impératif de faire « toujours plus » mais plutôt de pouvoir réaliser sérieusement et simplement les travaux du quotidien. La bureautique, le web, le multimédia, le maniement de divers outils spécialisés grand public. Les gammes plus élevées existent toujours, les modèles moins chers sont toujours là. Wildcat Lake se positionne comme un outil efficace pour toutes les occasions du quotidien d’un utilisateur qui a besoin de sa machine mais qui n’a pas forcément besoin d’avoir une bête de course à un tarif prohibitif.

Pas question donc de positionner ces puces au niveau des processeurs Twin Lake type N150. Les Core Series 3 représentent un segment différent, supérieur en termes de performances. Elles prennent la place des Core mobile Series 1. Les Raptor Lake « Core 100U » lancés en janvier 2024 avec 3 modèles Core 3 100U, Core 5 120U et Core 7 150U. Et on retrouve donc ici la même philosophie. Et une comparaison technique montrant des scores en hausse.

Cette offre se distingue également par la prise en charge de plus de services que les Twin Lake puisqu’ils proposent par exemple du Thunderbolt 4 ainsi qu’une intégration de solutions sans fil Wi-Fi7 et Bluetooth 6. Un petit NPU est également présent. Des atouts de base pour des usages plus complets mais qui ne viennent pas gêner la commercialisation des processeurs de dernière génération du fondeur. Pour ce lancement, 6 processeurs sont annoncés :

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 360 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 5 330 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 5 320 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 5 315 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,4 GHz 2 2,3 GHz 18 15
Core 3 304 5 (1 x P + 4 x LP-E) 4,3 GHz 1 2,3 GHz 9 15

Toutes ces puces peuvent prendre en charge jusqu’à 48 Go de mémoire vive LPDDR5/X-7467 ou 64 Go de DDR5-6400. Comme pour les Twin Lake, la mémoire sera obligatoirement en simple canal, les puces ne prenant jamais en charge la mémoire en double canal. Les stockages pourront être de type UFS 3.0 ou exploiter des lignes PCIe Gen4. La mémoire cache L3 sera de 6 Mo pour tous les modèles.

La présence d’une gestion de deux ports Thunderbolt 4 ouvrira la porte à de nombreux usages pratiques. Chacune de ces puces pourra piloter 6 lignes PCIe ce qui limitera forcément l’implantation de fonctions avancées. Pas vraiment un problème au vu des matériels visés, on restera bien dans une formule entrée de gamme confortable pour les portables ou pour des solutions MiniPC.

Le TDP est unique, 15 watts de base, une possibilité de turbo en 35 Watts pour de brèves périodes. Les Core Raptor Lake montaient à 55 W en mode Turbo. Là encore cela « colle » avec un objectif de déploiement de minimachines variées, pas trop gourmandes ni bruyantes et pouvant proposer une belle autonomie. La gravure en Intel 18A permettant d’optimiser le fonctionnement de ces puces. Le NPU 5 intégré ne sera pas sensationnel avec des résultats allant de 9 à 17 TOPS mais Intel promet de les seconder par des capacités de calcul issues des circuits graphiques.

Si on résume la promesse d’Intel, on retrouve une capacité de calcul plus élevée avec ces Core Series 3 qu’avec les Raptor Lake pour une meilleure consommation et doinc une excellente autonomie. Tout n’est pas forcément rose pour autant. La disparition du Dual Channel peut clairement être vue comme une castration de performances facile de la part du fondeur qui veut renouveler son offre mais pas faire d’ombre à ses puces plus haut de gamme. Une approche logique qui n’aura véritablement de sens que lorsque nous découvrirons les tarifs de ces puces. Et leurs performances réelles.

Plus de Twin Lake chez Intel, Wildcat Lake en approche

 

Intel Core Series 3 : les puces Wildcat Lake enfin officialisées © MiniMachines.net. 2026

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Bon Plan : Jeu PC The Stone of Madness offert sur Epic

Dans The Stone of Madness Cinq prisonniers allient leurs compétences et ressources pour affronter leurs phobies, repousser la folie, découvrir les mystères du lieu et s’échapper.

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PEGI 18 – Audio en Anglais et Texte en Français – Windows

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Geekom A5 Pro 2026 : Le MiniPC Ryzen 5 7530U 16Go / 1To en promo à 544€

Avec ce Geekom A5 Pro 2026, le constructeur fait des arbitrages techniques. L’engin conserve ses avantages avec une garantie de trois années et un équipement très complet, mais il n’évolue pas vraiment par rapport au modèle précédent.

Le Geekom A5 Pro 2026 est un MiniPC très classique. Il propose un Ryzen 5 7530U qu’on a déjà largement croisé ces dernières années dans de nombreuses minimachines. Il s’agit d’une puce 6 cœurs Zen 3 qui développe 12 Threads dans des fréquences oscillant de 2 à 4.5 GHz. Elle propose 16 Mo de cache L3 et tourne sur un TDP très sage de 15 petits watts. Son circuit graphique est un Radeon VEGA 7 cadencé à 2 GHz qui va développer des possibilités graphiques correctes pour un usage classique.

Geekom A5 Pro 2026

Accompagnés par 16 Go de mémoire vive au format SODIMM DDR4-2666 en double canal (2 x 8 Go) évolutif vers 64 Go. La machine supportera des barrettes de 16 ou 32 Go en DDR4-3200 le jour où elles seront à nouveau disponibles à un tarif correct. Le stockage sera confié à un SSD M.2 2280 NVMe PCIe Gen3 x4 simple face de 1 To, la minimachine peut également profiter d’un second port M.2 2242 au format SATA 3 pour un stockage supplémentaire. Cet ensemble ouvre de nombreux usages possibles pour ce Geekom A5 Pro 2026.

L’objectif de ce MiniPC est clairement un usage large. Ses compétences en termes de jeu ne seront pas extraordinaires mais suffisantes pour faire tourner ponctuellement des titres anciens ou pas trop gourmands. Un Witcher 3 ou un GTA V en 720P avec peu de détails. Un Fortnite ou un Minecraft 720P bien réglé. Des jeux d’apéro comme Broforce ou Pizza Possum, tout cela tournera plutôt correctement sur la machine. Les amoureux de jeux de réflexion comme Slay The Spire, Sol Cesto, Inscryption ou Chants of Senaar trouveront là une excellente plateforme de loisir. Mais n’espérez pas pouvoir lancer un jeu 3D de dernière génération de manière fluide et agréable avec ce type de puce, elle n’est pas faite pour cela.

Pour plein d’autres usages, le Ryzen 5 7530U est bien calibré. De la bureautique, bien entendu, avec tous les usages classiques d’une suite Office. De la programmation, de la modélisation 3D comme de la préparation de fichier pour impression. Du montage audio et vidéo avec, évidemment, des temps de rendu assez longs. De la retouche d’image ou de la création 3D. Rien de tout cela ne fait vraiment peur à ce type d’engin. Il faudra évidemment parfois être plus patient que sur une machine plus musclée, mais le travail sera toujours effectué.

Le Geekom A5 Pro 2026 comme poste à tout faire sobre et discret

Le gros avantage de la solution Geekom A5 Pro 2026, c’est son faible encombrement et sa discrétion. Le boitier ne mesure que 11.24 cm de large comme de profondeur et une épaisseur de 3.7 cm. Il est possible de le poser sur un bureau comme de le fixer en VESA avec le kit fourni derrière un écran ou sur un meuble. A l’usage, le MiniPC se débarrasse des 15 watts de TDP du processeur avec un équipement de troisième génération chez Geekom. Le IceBlast 3.0 est une solution qui combine les capacités mobiles de la puce avec l’encombrement plus souple du format MiniPC.

En clair, le dispositif est constitué d’une plaque métallique en contact direct avec le processeur. Celle-ci est reliée à un double caloduc en cuivre qui va transporter la chaleur vers un jeu d’ailettes en aluminium dirigées vers l’extérieur du châssis. Un ventilateur permet d’aspirer de l’air frais depuis les côtés de l’engin et de le repousser vers l’extérieur. Rien de nouveau ou de surprenant là-dedans, mais un agencement bien maîtrisé qui profite de l’épaisseur de la machine pour être plus efficace que sur un ordinateur portable. Là où cet agencement est intéressant, c’est parce que le constructeur n’oublie pas les possibilités offertes par AMD pour le contrôle de la ventilation de ses puces au travers de sa carte mère. Ainsi le ventilateur est piloté à plusieurs niveaux de vitesse pour s’adapter en temps réel à la température dégagée. 

Geekom A5 Pro 2026

Pour un usage léger, par exemple une session de travail bureautique sobre, la lecture d’un film ou d’une musique ou une session de programmation. La machine restera sagement cantonnée à une ventilation à bas régime. Ne faisant alors aucun bruit perceptible. Si le processeur est sollicité plus fortement, par exemple lors de la décompression de gros fichiers, l’édition d’images lourdes, le jeu ou le montage de vidéos, la température du processeur va monter.

Je demande à voir...

Je demande à voir…

L’analyse de sa sonde interne indiquera à la machine de réguler le ventilateur en conséquence. L’ensemble ajustera donc la vitesse du ventilateur pour garder un processeur toujours fonctionnel sans décrochage de sa fréquence. Geekom annonce que son dispositif restera dans une enveloppe maximale de 30 dB en fonctionnement. Je reste circonspect sur ce chiffre qui est assez extraordinaire. D’habitude, les MiniPC les plus discrets tournent autour des 35 dB, ce qui reste très raisonnable puisque souvent inaudible sur un bureau standard.

La connectique est assez complète pour ce modèle qui manque tout de même d’un port de dernière génération type USB4. Pour le reste, on retrouve tout ce dont on a besoin pour un engin de ce type. En façade, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A rapides serviront à piloter des unités de stockage ou autres connexions à débit important Un jack audio combo 3.5 mm pour brancher un casque micro et le bouton d’alimentation signalera la mise en marche de l’appareil avec une LEDs. 

À l’arrière, on retrouve une distribution classique avec deux autres USB 3.2 Gen2 Type-C avec gestion DisplayPort, un USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 2.0 Type-A, un Ethernet 2.5 Gigabit et deux ports HDMI 2.0. Un lecteur de cartes SDXC est visible sur le côté gauche. L’alimentation en 19V, 3.5A se fait via un port Jack classique. Le tout est enfermé dans un boitier en aluminium ajouré sur ses côtés. La partie arrière est réalisée en ABS pour permettre une découpe de connecteurs plus facile et un meilleur signal sans fil du module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 intégré sur un port M.2 2230. Au total l’engin pourra donc piloter quatre affichages en simultané. A noter que ce MiniPC ne propose pas de système Antivol type Kensington Lock.

 Proposé à 619€ sur le site du fabricant comme sur Amazon, cette version 16 Go / 1 To est évidemment plus chère que ce que proposait la marque en 2025. La crise des composants est passée par là. J’ai néanmoins réussi à négocier un petit code promo pour baisser son prix à 544.72€ sur le site de la marque. Cela permet de mettre la main sur un MiniPC sérieux, bien fini, bien construit, doté d’une solide garantie de trois années complètes et à même de remplir la majorité des missions d’un PC familial. Livré sous Windows 11 Pro préinstallé et prêt à l’emploi, le Geekom A5 Pro 2026 est également compatible avec différentes distributions Linux.

Pour bénéficier de ce tarif, il faut indiquer le code promo MNMA5PROF dans le panier du site. Cela permet d’obtenir un rabais de 12% sur le prix initial. Le stock de l’engin est situé en Europe et la livraison se fera en quelques jours.

J’apprécie la qualité globale de l’offre Geekom A5 Pro 2026, la garantie étendue à 3 ans, le fait que la marque ne choisisse pas la facilité en préférant ne pas renoncer à de la mémoire double canal pour économiser quelques euros au détriment de la performance. Le fait qu’il s’agisse d’un SSD de 1 To également ainsi que la volonté de réduire l’engin au silence. La connectique n’est pas parfaite et la présence d’un port USB Type-C aurait été sympathique en façade, mais rien de ce qui est proposé n’est réellement problématique.

Voir l’offre sur Geekom France

 

Geekom A5 Pro 2026 : Ryzen 5 7530U – 16 Go / 1 To + Windows 11 Pro

Mini-Score : A

Mini-Score : A

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ garantie complète 3 ans
+ évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi

– SAV et support en Europe
– pas d’USB4/Thunderbolt

 

Geekom A5 Pro 2026 : Le MiniPC Ryzen 5 7530U 16Go / 1To en promo à 544€ © MiniMachines.net. 2026

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Orange Pi Zero 3W : 16 Go de RAM, du PCIe 3.0 et un SoC Allwinner A733 dans un format « zéro »

La carte Orange Pi Zero 3W rappellera immédiatement le format des solutions Raspberry Pi Zero 2 W. Avec 6.5 cm de large pour 3.2 cm de côté, cette minicarte est pensée pour se glisser dans tout type de projet et leur apporter… beaucoup de choses.

Orange Pi Zero 3W

Orange Pi Zero 3W

La Orange Pi Zero 3W ne fait pas dans la demi-mesure avec de la mémoire vive qui peut atteindre 16 Go de LPDDR5-4800, à condition bien sûr d’y mettre le prix. La carte est tellement compacte qu’il n’y a la place que pour un seul module soudé, ce qui veut dire que les 16 Go seront concentrés sur une seule et unique puce. Or ce sont ces composants les plus « denses » qui ont le plus augmenté. Sinon, des versions en 1,2, 4, 6, 8 et 12 Go de mémoire seront également proposées.

Le SoC employé est un huit cœurs AllWinner A733 composé de 2 cœurs « big » Arm Cortex-A76 et de 6 cœurs « LITTLE » Cortex-A55″. La partie graphique est confiée à un circuit Imagination BXM-4-64 MC1 et on retrouve même un petit NPU développant 3 TOPS. Autre point intéressant de cette puce, la présence d’une solution RISC-V  Xuantie E902 à 200 MHz.

Le stockage est confié à quatre  options distinctes. La première est classique avec un lecteur de cartes MicroSDXC situé au verso. On retrouve également un support pour installer un module eMMC de 8 à 64 Go. Et un autre emplacement pour accueillir de la mémoire UFS 3.0 de 32 à 128 Go. Ces deux derniers éléments seront difficiles à exploiter pour un particulier, mais cela réserve la possibilité à la carte Orange Pi Zero 3W de proposer de la mémoire embarquée avec différentes options possibles. Enfin, un connecteur FPC proposera une liaison PCIe Gen3 x1 pas des plus rapides, mais suffisante pour venir accrocher un éventuel stockage externe à l’ensemble.

Minimachines-04-2026

On retrouve également tout ce qu’il faut pour communiquer avec l’extérieur. Un module sans fil Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 LE avec un support d’antenne extérieur, un port miniHDMI pour un affichage de base, deux MIPI CSI pour deux caméras, un MIP DSI pour un écran, un USB 3.1 Type-C OTG avec DisplayPort 1.4, un USB 2.0 Type-C pour l’alimentation et un jeu de 40 broches GPIO de développement classique. Une alimentation de ventilateur (en option à 6$) et le support de boutons pour un démarrage et une fonction Boot sont également disponibles. 

Bref, une belle concentration de compétences pour un produit vraiment très compact. Et une gamme de prix annoncée qui semble correcte au vu du contexte. La carte démarrera à 25$ en 1 Go. Les évolutions de tarifs vont ensuite crescendo avec 35$ pour 2 Go, 50$ pour 4, 60$ pour 6, 80$ pour 8 Go et 100$ pour 12 Go. La version 16 Go n’est pas encore détaillée. 

Minimachines-04-2026

Une jolie carte Orange Pi Zero 3W sur le papier mais un support logiciel à suivre

Des prix corrects même si, pour le moment, la grande question autour de cette carte Orange Pi Zero 3W et de sa puce AllWinner A733 reste la qualité du support logiciel. Orange Pi promet des développements sous différentes distributions Linux, à commencer par sa version d’Arch qui est Orange Pi OS mais aussi Ubuntu, Debian et Android 15. La page dédiée en fait la promesse mais sans montrer le moindre bout d’ISO pour le moment. Un élément à impérativement détailler avant de craquer.

Sur le fond, cette petite carte est assez sympathique. Abordable, compacte, ouverte et proposant une belle concentration de fonctionnalités, elle peut permettre de créer pas mal de choses. Si le support logiciel suit, avec une distribution stable et prenant en compte les spécificités de la puce, cela peut faire un petit couteau suisse intéressant pour différents projets. Elle est en tout cas très éloignée de la Orange Pi Zero 2W de 2023. Bien plus aboutie, même si elle a perdu au passage ses ports USB Type-A et son connecteur Ethernet. On pourra retrouver cela avec un adaptateur en USB 3.1 Type-C.

Orange Pi Zero 3W : 16 Go de RAM, du PCIe 3.0 et un SoC Allwinner A733 dans un format « zéro » © MiniMachines.net. 2026

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Bambu Lab X2D : une imprimante double buse étonnante et abordable à 629€

La Bambu Lab X2D est une belle surprise. Si ce n’est pas l’imprimante 3D la moins chère du marché, c’est paradoxalement dès son lancement une excellente affaire. Parce que la marque propose d’une part un produit qui est quasiment équivalent à ses modèles haut de gamme pour moitié moins cher. Mais aussi parce que cette nouvelle venue va proposer des services avancés, un temps de production précieux et beaucoup moins de déchets.

Depuis hier, depuis l’annonce de la Bambu Lab X2D, j’ai passé beaucoup trop de temps sur ce modèle. J’ai d’abord eu envie de rédiger rapidement un billet pour lâcher les informations techniques et, au fil de mes recherches, j’ai préféré approfondir le sujet. 

Bambu Lab X1C

Bambu Lab X1C

La Bambu Lab X2D débarque sur un secteur plus compliqué que pour la série X1

Pour bien comprendre la Bambu Lab X2D, il faut commencer par un peu de contexte. Quand la marque lance la série X1 en 2022 sur Kickstarter, c’est un OVNI dans la galaxie de l’offre d’impression 3D. La marque se lance, le marché est bouché, il faut frapper les esprits. Pour cela, le meilleur moyen est une combinaison d’éléments marketing et technique. La X1 Carbon ou X1C est un coup de maître avec des propositions sans véritable concurrence. Elle apporte non seulement le coup de projecteur nécessaire à la marque pour se faire connaitre, mais également une certaine renommée immédiate. Bambu est alors vu comme un trublion sur un marché assez ronronnant chez les fabricants internationaux. 

Bambu Lab X2D + AMS COMBO

Bambu Lab X2D + AMS COMBO

En 2026, la donne a changé. La concurrence a fait un gros travail d’évolution, certaines marques se sont un peu fait oublier, d’autres sont venues sur le devant de la scène. Les prix ont changé également avec d’excellents modèles très abordables. Les imprimantes cartésiennes ouvertes se sont fait rattraper par une offre CoreXY fermée plus importante et mieux maitrisée. Le boulevard que s’était offert la série X1 est devenu plus étroit. 

Il faut dire aussi que beaucoup des avancées proposées par la marque ont été reprises. Ses designs ont largement inspiré d’autres fabricants qui n’ont pas hésité à reprendre certains codes des différents modèles de Bambu. Bref, pour marquer le coup en 2026 avec sa nouvelle série, il faut frapper fort. Et pour cela, le constructeur n’a pas vraiment hésité.

Son discours est double, alors que l’offre est vraiment techniquement intéressante avec beaucoup de technologies mises en oeuvre pour parvenir à des résultats avancés, la communication de la marque n’a jamais été aussi en retrait sur cet aspect technique. La vidéo en introduction de ce billet montre avant tout un produit pratique et exploitable par tous. Pas une déferlante de termes techniques et jargonneux. On est sur une approche très « Apple » du produit qui passe par son usage et non pas sur l’étalage de capacités techniques mettant en avant des vitesses théoriques et des fonctions rarement employées.

Une Bambu Lab X2D qui se comporte comme une imprimante 3D Pro

L’imprimante 3D Bambu Lab X2D est donc le premier modèle de cette nouvelle génération. La série X1 a disparu du catalogue du constructeur et la X2 débute avec ce premier modèle déjà très complet. Un modèle qui semble boucler les efforts passés puisqu’elle reprend le système de double buse de la H2D destinée à un marché bien plus pro. On peut donc s’attendre à une nouvelle génération plus haut de gamme dans les années qui viennent. Le rôle de la X2D est donc de toucher un public assez large et de paver la voie à des imprimantes 3D plus impressionnantes encore. Elle définit les nouvelles règles que la marque veut établir pour les années à venir.

Il est donc important de marquer les esprits en proposant de nombreux atouts. On reste sur une formule CoreXY et donc un système pour la tête d’impression se déplace sur deux axes X et Y et un plateau qui bouge de haut en bas sur l’axe Z. Cela permet d’avoir une imprimante 3D fermée, propre, moins bruyante et qui gère mieux son environnement de travail. Une gestion de multiples filaments optionnelle avec plusieurs options de boîtiers de distribution fait également partie des arguments de cette nouvelle venue. Mais proposer un modèle de ce type en 2026 ne suffit plus. Il faut faire mieux. La concurrence est devenue solide avec, en particulier, des produits comme la Elegoo Centauri Carbon 2 sur ce segment. Ou la Kobra X d’Anycubic pour une formule cartésienne classique.

Comment se démarquer alors ? Les fans de Bambu Labs vont dire qu’il n’y a pas photo et que la marque est meilleure avec des produits mieux finis et plus aboutis. Mais le constructeur ne cherche pas à convaincre les convaincus. Il lui faut un argument choc pour lancer cette seconde génération X2D. Elle  va le trouver dans l’usage de deux buses. Une option que l’on trouve en général sur des modèles professionnels ou, du moins, beaucoup plus haut de gamme.

La Bambu Lab X2D est une imprimante « entrée de gamme » sur son segment

Chez Bambu, ils ne sont pas fous. Ils ne vont pas proposer une imprimante 3D « pro » au prix d’une solution de particuliers. A 629€, la machine a beau proposer deux buses, elle reste plus limitée qu’une H2D en ouvrant la voie à des modèles plus complets. Le geste que fait le fabricant est donc de lever simplement d’un cran ce qu’il considère comme l’entrée de gamme actuel d’une imprimante de base. De redéfinir son échelle de valeur et par le même mouvement, la position des concurrents avec un premier modèle relativement simple.

Et cela passe avant tout par cet emploi d’un double buse. C’est cette caractéristique spécifique qui définit beaucoup du comportement de l’engin. Proposer deux extrusions combinées n’est pas une mince affaire. La tête d’impression embarque un mécanisme qui va littéralement jongler avec les deux corps d’impression. Un changement mécanique d’une buse à l’autre permet de changer rapidement de filament et donc d’imprimer des pièces de deux coloris ou employant des matériaux différents sans avoir à faire toute la gymnastique lente et couteuse de rétraction et d’extrusion de matière.

Ces deux intégrations ne sont cependant pas identiques. Les têtes emploient chacune un système d’entrainement de matière différent. Il convient donc de les distinguer dans leurs usages. La tête primaire emploie un entraînement direct du matériel. Cela veut dire que le filament de matière est attrapé par un mécanisme  juste au-dessus de la surface de chauffe. Un processus devenu classique qui permet d’employer une grande diversité de matériaux. Des filaments souples et élastiques peuvent notamment être poussés dans le corps de chauffe avec cette méthode. Cette extrusion directe offre plus de possibilités à la tête primaire qui va pouvoir presque tout employer : PLA, PETG, ABS, ASA, TPU, PVA et même les différentes variantes de filaments enrichis en fibres de carbone.

Mais la tête d’impression secondaire ne se comporte pas de la même manière. L’entraînement n’est plus direct, il est plus classique. On appelle cela un entraînement « Bowden ». Un mécanisme attrape toujours le filament pour le pousser vers le corps de chauffe, mais il est placé largement en amont de celui-ci. Il passe au travers d’un tube qui va poser d’autres problèmes à l’ensemble. Ce type d’entraînement interdit, par exemple, l’emploi de filaments flexibles comme le TPU. Le tassement de ces matériaux plus souples dans un long tube empêche une distribution régulière par la buse d’impression. La buse secondaire pourra donc uniquement piloter les filaments principaux : PLA et PVA principalement. Les PETG, ABS et ASA pourront être employés mais, en général, ces installations « Bowden » ne donnent pas des résultats parfaits. Les filaments enrichis en fibres de carbone sont en général à proscrire.

Des systèmes de reconnaissance de forme permettent à la Bambu Lab X2D de détecter et d'avertir en cas de problème d'impression.

Des systèmes de reconnaissance de forme permettent à la Bambu Lab X2D de détecter et d’avertir en cas de problème d’impression.

Ce double standard n’est pas un problème en règle générale. Un utilisateur pourra utiliser sans soucis les deux têtes pour imprimer en multicouleurs avec du PMA en obtenant un très bon rendu. Il sera également possible de combiner différents matériaux pour des assemblages complexes. Par exemple du TPU souple sur la tête primaire et du PLA sur la tête secondaire pour un assemblage mixte. Mais je pense que le choix de cette double tête est surtout pensé pour d’autres usages.

Le scénario le plus logique que je vois pour ce nouveau standard est dans la possibilité très pratique d’avoir un filament de base en PLA sur la tête secondaire. Un PLA de prototypage fiable qui va permettre deux choses. D’abord un achat en quantité de matière pour faire baisser son prix. Ce sera le filament qui sera appelé lors d’un test, toujours prêt à l’emploi et capable de sortir une pièce vite et bien. Ensuite et surtout, ce filament secondaire servira à gérer les supports de construction nécessaires aux pièces les plus complexes afin d’éviter de les réaliser avec un matériau plus onéreux. On pourra ainsi mélanger un objet entièrement construit avec une bobine à 50€ le kilo et des supports secondaires réalisés en PLA+ à 15€ le kilo.

Associé à une augmentation de la vitesse de production en multimatériaux et à la baisse des résidus de purge, cela fait de cette proposition un avantage indéniable.

Double buse, double filaments, double contraintes

La Bambu Lab X2D propose donc un avantage certain avec ce dispositif d’impression original mais il ne faut pas perdre de vue que son implantation a également des défauts. Le premier, et le plus évident, est dans l’obligation d’acheter des composants de la marque. On ne pourra pas choisir un produit tiers et l’utilisateur sera donc soumis aux tarifs de la marque. Bambu étant plutôt raisonnable jusqu’ici, ce n’est pas un trop vilain défaut. D’autant que les deux buses sont identiques et donc interchangeables au besoin.

L’autre problématique est dans l’implantation physique du dispositif. Les buses étant côte à côte, elles n’ont pas accès la même surface de plateau. Si la buse primaire en direct drive peut imprimer sur 25.6 cm de large comme de profondeur, la secon,de située un peu plus à droite est logiquement plus limitée. Pas un gros défaut à priori mais un élément à prendre en compte. Cette tête secondaire ne peut pas dépasser les 23.5 cm de large avec une bande du plateau à gauche qui lui restera toujours inaccessible.

Enfin, le risque de maintenance de l’ensemble est forcément plus élevé avec un tel mécanisme de changement de buse que sans. Bambu annonce un gros travail d’ingénierie pour proposer une solution fiable dans la durée. Des tests longs ont été effectués avec plus d’un million de changements de buses par le dispositif sans constater de problème de manipulation ni de dégradation dans les impressions. Les imprimantes 3D sont des produits qui demandent toujours un minimum d’entretien mais assurer une prestation longue et constante en qualité est tout de même le signe rassurant d’un outil de production fiable.

La marque met en avant d’autres atouts techniques pour assurer un niveau de service élevé. Surveillance constante de l’extrusion pour éviter les problèmes de filament et donc les erreurs d’impression. De nombreux capteurs pour surveiller la qualité globale du travail, la température des différents élements et le bon déroulement des opérations. La chambre est contrôlée avec une chauffe pouvant atteindre 65°C pour  fournir les meilleures conditions à certains filaments. Les buses grimpent de lmeur côté à 300°C. A l’inverse, la Bambu Lab X2D peut inverser les choses en aérant son volume interne avec une circulation d’air qu isera nécessaire à l’obten,tion des meilleures résultats avec le PLA.

Dans les deux cas, l’air est filtré avec trois systèmes alternatifs qui vont se succèder : pré-filtration, retenue des éléments les plus fins avec un second filtre HEPA et enfin charbon actif avant évacuiation de l’air. Cela permet de s’assurer d’un recyclage propre de l’air si vous utilisez l’impreimante dans un bureau. A noiter que le positionnement d’un tuyau d’évacuation est possible. Bambu annonce également un fonctionnement fermé qui ne génère « que » 50 dB en mode silencieux. Les guillements sont là pour signaler que 50 dB ce n’est pas silencieux en soit mais silencieux par rapport à d’autres modèles d’imprimantes 3D moins discrètes.

Une imprimante ouverte sur l’écosystème Bambu

C’est une force de la marque et un excellent moyen de faire craquer les propriétaires actuels de produits de la marque. La X2D profite à plein dui slicer maison « Bambu Studio » qui prendra en charge la gestion des deux têtes. On retrouvera une large compatibilité avec les gestionnaires multifilaments maison. On pourra associer la machine avec les extensions AMS 2 Pro, AMS HT et AMS V1. Il est ainsi possible de cumuler un total de 25 filaments disponibles. Les 24 premiers sur la première buse et le 25 ème sur la buse secondaire. Evidemment un tel montage semble disproportionné et peu réaliste mais une combinaison AMD 4 couleurs et bobine secondaire est alléchant. La prise en charge des filaments de la marque avec support RFID est bien entendue possible.

Avec la Bambu Lab X2D, le constructeur reprend un peu d’avance sur une concurrence qui a commencé à marcher sur ses plates bandes. La machine est propre, bien construite et montre un gros travail de reflexion sur les usages de ce type d’outil. Elle est également abordable au vu des services rendus. Vendue 629€ seule ou 849€ en combinaison avec un AMD 2 Pro lui offrant le support de 5 bobines au total, elle est positionnée à un tarif bien plus accessible qu’un modèle double tête plus  « pro » comme la Bambu Lab H2D à 1479€ seule.

C’est un positionnement très intéressant à mon sens qui va permettre de tirer le marché encore un peu plus vers le haut. Bambu se pose encore uen fois  en chef d’orchestre en jouant une belle partition de services pour un prix abordable tout en conservant un excellent niveau de finition et de qualité globale de sa production.

Voir l’offre sur BambuLab

Je ne sais pas si cela peut influencer un prêt de leur part mais si vous cliquez en masse sur ce lien au dessus, il est possible que la marque finisse par me contacter.

Bambu Lab X2D – Spécifications techniques
Spécification
Technologie d’Impression
Modélisation par Dépôt de Filament Fondu
Corps
Volume d’Impression (L*P*H)
Impression avec buse principale : 256*256*260 mm³
Impression avec buse auxiliaire : 235,5*256*256 mm³
Impression avec double buse : 235,5*256*256 mm³
Volume total pour les deux buses : 256*256*260 mm³
Châssis
Plastique et Acier
Cadre extérieur
Plastique, Verre et Métal
Dimensions et poids
Dimensions Physiques
392*406*478 mm³
Poids Net
16,25 kg
Tête d’Outil
Engrenage de l’extrudeur principal
Acier Trempé
Moteur de l’extrudeur principal
Moteur Synchrone à Aimants Permanents Haute Précision Bambu Lab
Engrenage de l’extracteur auxiliaire
Acier Trempé
Moteur de l’extracteur auxiliaire
Moteur pas à pas
Buse
Acier Trempé
Température Maximale de la Buse
300 °C
Diamètre de Buse Inclus
0,4 mm
Diamètre de Buse Compatible
0,2 mm, 0,4 mm, 0,6 mm, 0,8 mm
Coupe-Filament
Intégré
Diamètre du Filament
1,75 mm

Bambu Lab X2D : une imprimante double buse étonnante et abordable à 629€ © MiniMachines.net. 2026

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PocketTerm35 : un terminal de saisie 3.5″ sous Raspberry Pi

Waveshare annonce le PocketTerm35, une sorte de terminal de saisie qu’on pilotera du bout des pouces. L’objet propose un écran IPS de 3.5 pouces en 640 x 480 pixels. Une dalle à la fois tactile et IPS qui va permettre une manipulation pratique de l’interface, mais qui surplombe surtout un délicieux petit clavier.

Le PocketTerm35

Le PocketTerm35

Comme sur les terminaux professionnels que vous avez sûrement croisés dans des entrepôts ou dans les mains d’un transporteur comme FedEx ou UPS. Ce clavier propose 67 petites touches caoutchouteuses en QWERTY. Il est accompagné par des touches fléchées et des boutons ABXY ainsi que des boutons de clic gauche et droit.

L’idée ici est de proposer un produit qui pourra répondre à beaucoup de scénarios d’usages portatifs. Pas forcément de remplacer un portable classique, mais plutôt de s’adapter à des besoins très spécifiques. De la gestion d’inventaire, par exemple en ajoutant un lecteur de code-barres au dispositif. Des centaines d’usages peuvent être imaginés qui vont du pilotage d’interfaces à la gestion d’outils industriels en passant par des aspects plus ludiques. L’objectif de base de Waveshare est d’en faire un outil de débug. Le genre de matériel qui permettra de piloter des serveurs à grands coups de lignes de commande directement face à une baie.

 On retrouve au dos de l’appareil une paire d’enceintes stéréo et des boutons supplémentaires pour le démarrage et le reset de l’engin1. Suivant la solution employée, la connectique va s’adapter mais on retrouve les ports classiques des cartes Raspberry Pi 4 et 5 modèle B que le PocketTerm35 va pouvoir embarquer. Quatre ports USB Type-A, un Ethernet Gigabit, le classique lecteur de carte microSDXC et le jack audio 3.5 mm.

Proposé suivant les versions à des tarifs allant de 87.99$ HT à 179.99$ HT, l’objet change de tarifs suivant deux grandes options. La présence ou non d’un Raspberry Pi 4 ou 5 et l’ajout d’une batterie en interne.

Kit  
PocketTerm35-Pi4 Raspberry Pi 4B 2 Go intégrée avec une carte MicroSDXC 64Go et une batterie  5000 mAh
PocketTerm35-Pi5 Raspberry Pi 5B 1 Go intégrée avec une carte MicroSDXC 64Go et une batterie  5000 mAh
PocketTerm35-RPI-ACCE Kit B (sans Raspberry Pi ni carte mais avec batterie 5000 mAh)
PocketTerm35-RPI-ACCE-EN Kit A (sans Raspberry Pi board, carte ni Batterie)

Un des points clés de cette offre est dans la possibilité de choisir sa carte et donc d’en changer. On peut acheter un PocketTerm35 « nu » et choisir entre un Pi 4 ou 5 ou passer de l’un à l’autre. On pourra éventuellement également choisir une autre carte compatible avec le format des solutions « B » de Raspberry Pi.

On retrouve donc un châssis en ABS couvert par une façade en aluminium de 16.85 cm de haut pour 9.35 cm e large et 3.7 cm d’épaisseur à son point le plus imposant au niveau de l’écran. Le PocketTerm35 emploie un microprocesseur Raspberry Pi RP2040 qui prend en charge plusieurs postes comme la gestion du volume et les touches du clavier.

La connectique de l’affichage emploie la sortie HDMI de la carte de base. La charge se fait en USB Type-C et des LEDs témoins indiquent le niveau de charge de sa batterie 5000 mAh.

Un wiki est disponible autour de l’objet.

Les caractéristiques du PocketTerm35 

Compatible board Supports Raspberry Pi 4B / 5
MCU Built-in RP2040 MCU for controlling functions such as the keyboard, brightness, and volume
Display 3.5inch 640 × 480 IPS display, supports HDMI interface
Touchscreen 5-point capacitive touch, optical bonding, G + G toughened glass panel, 6H hardness, I2C header
Audio Built-in 8Ω 2W speaker, 4PIN PH1.25 header, supports 3.5mm audio output
Keyboard 67 keys QWERTY silicone keyboard
Power Supports external USB-C charging port
Built-in 2PIN PH2.0 Batt header, Lithium Batt is optional
UPS power management supports charging and using simultaneously
Power Control Short press: turn on power
Double click: turn off power
Case material CNC-machined aluminum front cover
PC + ABS plastic back cover

PocketTerm35 : un terminal de saisie 3.5″ sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2026

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Microsoft augmente – beaucoup – les tarifs de ses Surfaces

Microsoft augmente les prix de toute son offre de PC Surface. L’entrée de gamme a désormais atteint le prix du haut de gamme à son lancement pendant que le haut de gamme s’envole bien plus haut.

Une augmentation importante du prix des Surface

1000$ HT pour un premier produit milieu de gamme. 1500$ HT pour le premier prix sur les modèles les plus haut de gamme. Les Surface ont augmenté aux US. Même topo pour les modèles de la boutique française avec des augmentations sensibles. 170€ d’inflation pour la Surface Pro 12″ qui grimpe à 1149€. Le Surface Laptop 13 est désormais proposé à 1249€ en 16/256 Go quand il a été lancé à 1099€ (Il est pour le moment toujours à 829.99€ sur Amazon) . Voilà qui ne va pas arranger les affaires de Microsoft face à un Macbook Neo à 699€. On pense à ce sujet à la petite phrase d’un des dirigeants d’Asus.

Les étudiants peuvent espérer 10% de réduction sur les Surface chez Microsoft quand Apple baisse le prix de son portable Neo de 100€. Windows Central liste ces hausses et indique évidemment qu’elles sont liées à la crise actuelle des composants.

Augmentations du prix des Windows Surface relevées par Windows Central

Augmentations du prix des Windows Surface relevées par Windows Central

Là où l’histoire prend une tournure comique, c’est parce que Microsoft est un des acteurs qui a mené l’industrie de l’IA là où elle en est. Un des piliers qui a d’abord investi en masse des milliards chez OpenAI avant d’en injecter d’autres dans de colossaux datacenter en propre. Milliards qui ont servi à faire dérailler le marché du PC grand public vers l’IA. Augmenté les prix des composants et raréfié l’offre. Microsoft a poussé délibérément ses Surface sur les rails en achetant en masse de la mémoire, du stockage et des puces pour une IA délocalisée tout en mettant en avant un concept « Copilot » sur les Windows 11 des PC locaux.

Le gros datacenter de Microsoft à Mt. Pleasant dans le Wisconsin

Le gros datacenter de Microsoft à Mt. Pleasant dans le Wisconsin.

Plus paradoxalement encore, la marque a poussé à l’abandon d’une génération complète de machines « incompatibles » avec Windows 11. Ce qui a poussé à une surconsommation de mémoire vive juste avant le début de la crise. Aujourd’hui de nombreuses PME comme de grandes industries sont totalement dans l’impasse pour faire évoluer moyens et grands parcs toujours sous Windows 10. Les tarifs rendent impossible la mise à jour de leur matériel et elles restent « coincées » sous Windows 10 en payant leurs mises à jour de sécurité.

Mon petit doigt me dit que ces entreprises n’achèteront pas de Surface. Certaines louchent chez Apple, d’autres forment leurs équipes sur Linux. D’autres vont « tricher » pour installer Windows 11 malgré tout. Enfin, certaines vont patienter au maximum en espérant une baisse de prix ou un éclatement de la bulle IA. Pas par goût du changement de système d’exploitation ou du risque, non, mais par manque d’autres choix techniques. 

Si on ajoute à cela que Microsoft est tenu en partie responsable de la banalisation de l’utilisation de l’IA générative avec Microslop, le pari de l’intelligence artificielle n’est pour le moment pas vraiment gagnant pour la marque.

Microslop : le mot que Microsoft ne supporte plus

En illustration, « Le jardinier » des Frères Lumière. Le premier film de fiction et le premier film comique.

Microsoft augmente – beaucoup – les tarifs de ses Surfaces © MiniMachines.net. 2026

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Anbernic RG Rotate : une drôle de console de poche

On ne sait pas encore tous les détails de la console Anbernic RG Rotate mais le serial-constructeur a publié une première vidéo officielle de ce drôle d’engin à écran rotatif.

Anbernic RG Rotate

Anbernic RG Rotate en mode lecture MP3

L’idée ici est de proposer un format carré avec un écran qui se déploie à partir d’un axe situé au centre d’un de ses côtés. Sous l’écran, on retrouve une interface de jeu très classique avec boutons ABXY et croix directionnelle.

Quatre gâchettes sont également présentes mais l’absence de joystick limitera forcément les interactions en jeu. Ce dispositif sera parfait pour piloter les titres vintages simples visés par la marque.

Emulation de consoles anciennes

En effet, il ne faut pas s’attendre à un produit miraculeux, la Anbernic RG Rotate ne prendra en charge que des jeux de consoles très anciennes. On imagine surtout un produit un peu gadget plus que du véritable matériel d’émulation.

Pas encore de prix ni de date précise dans la communication du fabricant, mais quelques détails laissent à penser une tarification abordable. On retrouve un châssis en ABS avec une couverture en aluminium pour la partie écran. Une batterie de 2000 mAh sans estimation d’autonomie et une charge en USB Type-C 10 W en 5V et 2A. La console pourra également piloter la lecture de MP3 sans qu’il ne soit précisé si une liaison Bluetooth sera possible. Sinon, le recours à un casque USB Type-C sera obligatoire puisque l’objet ne propose pas de prise jack audio.

Une construction « cheap » et des fonctions tout de même limitées pour la RG Rotate

La RG Rotate n’est clairement pas un produit très haut de gamme. L’écran ne semble pas très haut en définition, les fonctions ne sont pas évoluées et tout semble fait à l’économie. On n’a pas le détail du SoC employé mais je suppose qu’il y aura ici une reprise d’une puce classique du marché de l’émulation basique associée à un minimum de mémoire vive et un petit bout de stockage de base. Le gros des données dépendra d’un lecteur de cartes MicroSD qui permettra de stocker les jeux et musiques embarquées. 

Pas mal de vidéos circulent sur les réseaux en Asie où on voit de multiples prototypes dans différentes variations de coloris. Le côté « je déploie ma console à une main pendant que je tiens la barre du métro au creux de mon coude de l’autre bras » pour pouvoir jouer est sympathique. On imagine pas mal d’usages mais… on imagine également une nette concurrence avec l’autre bidule à écran qu’on a dans la poche.

Je trouve l’idée globale amusante mais… j’ai bien peur que tout cela ne soit que très gadget et que la RG Rotate finisse rapidement par être oubliée au fond d’un tiroir.

Anbernic RG Rotate : une drôle de console de poche © MiniMachines.net. 2026

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Samsung Electronics dégage 37 milliards de dollars au premier trimestre

Le cabinet d’analyse Coréen Counterpoint repris par Wccftech2 révèle les chiffres astronomiques liés au marché de la mémoire. Samsung Electronics a publié des résultats pour le moins étonnants pour ce premier trimestre 2026. Avec 57 200 000 000 de wons, ce qui correspond à 37.9 milliards de dollars US.


Cette hausse de 755% de chiffre d’affaires donne la mesure de l’impact de l’augmentation des prix de la mémoire vive depuis le début de la course à l’équipement des datacenters liés à l’IA. La division Samsung Electronics, à elle seule, propose en un trimestre un plus gros bénéfice opérationnel que celui de Samsung au global en 2025. Les bénéfices se décomposent en 37 milliards de dollars pour la DRAM et 13,4 milliards pour la NAND. Le précédent record de Samsung datait de 2018 quand son troisième trimestre dégageait un bénéfice de 18.9 milliards de dollars. Ce chiffre est battu de 167 %.

Si cette division particulière est la pièce maitresse du dispositif de la société Coréenne puisqu’elle fait depuis toujours la grande majorité de ses profits, cela propulse tout de même la firme dans une toute autre dimension. Le cabinet d’analyse de mettre en avant ces chiffres colossaux qu’il met en perspective avec le reste du marché. La firme devient beaucoup plus rentable qu’un Microsoft, TSMC, Meta, Amazon ou même Alphabet, la maison mère de Google. 

Il faut dire que la majorité des GAFAM ont eux-mêmes injecté des milliards dans les poches de Samsung Electronics pour leurs différents Datacenters liés à l’IA. Comme toujours dans les ruées vers l’or, les plus grands gagnants sont les vendeurs de pelles. Nvidia et Samsung ont dégagé des bénéfices incroyables ces derniers trimestres. 

Pour Samsung Electronics c’est également un moyen de rentabiliser des investissements réalisés à perte ces dernières années. La firme a certes moins misé sur la mémoire hyper-rapide HBM3 que certains de ses concurrents comme SK Hynix mais a profité à plein du désintérêt pour la DDR5 de la part de Micron (qui a carrément quitté le navire grand public en sabordant la marque Crucial) et SK pour ces composants pourtant indispensables au monde PC et smartphone. Résultat, au premier trimestre, la demande n’ayant pas changé sur ces postes, les prix ont flambé et un chiffre d’affaires incroyable a été réalisé.

Samsung Electronics

Samsung Electronics se frotte les mains, ses anciens partenaires beaucoup moins

Micron, SK Hynix et Samsung poursuivent leur politique de gestion opportuniste de la crise. Les trois marques ont largement commenté leur volonté de piloter leur production de manière à privilégier la mémoire HBM à destination des serveurs sans remettre l’accent sur la production de la DDR5. Les deux types de mémoire partageant les mêmes structures de production. Cela permet de produire des modules HBM très rentables et toujours demandés par les géants de l’IA d’un côté. Tout en proposant une offre de DDR5 largement en dessous de la demande de l’autre. Ce qui propulse les tarifs toujours plus haut. Les solutions mémoire commerciales les plus denses ayant atteint des tarifs inimaginables il y a encore un an.

Cette vision du marché est sans pitié pour les partenaires des marques qui se retrouvent dans des situations intenables. Apple a accepté une augmentation de 100% de ses prix par rapport à son précédent contrat. D’autres augmentations sont encore à venir, ce qui rend la commercialisation de matériel très compliquée pour les géants du secteur grand public et professionnels. Samsung va même plus loin en refusant de livrer sa division smartphone pour préserver sa rentabilité

Difficile de voir comment sortir de ce scénario. Pour les acteurs intermédiaires comme les fabricants de PC ou de tout produit qui embarque de la mémoire, la situation n’est pas simple. Leurs clients budgétisent leurs achats de manière réfléchie et vont donc refuser de dépenser des sommes absurdes dans un équipement qui ne coûte pas plus cher à produire hier qu’aujourd’hui. En face, les géants de l’IA dépensent sans compter avec des milliards de dollars subventionnés dans l’espoir d’un retour sur investissement à moyen terme. Au vu des factures astronomiques liées à l’implantation de ces datacenters – gestion énergétique, refroidissement, matériel informatique en général avec des puces toujours plus chères également – la facture mémoire reste toujours dérisoire. 

Tant que les clients du monde PC tenteront de se battre avec des gens qui n’ont pas peur d’investir des milliards à perte, la bataille des prix ne pourra pas être gagnée.

Micron abandonne mémoire et SSD grand public

Samsung Electronics dégage 37 milliards de dollars au premier trimestre © MiniMachines.net. 2026

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Le MiniPC Soyo M4 Plus Intel N150 16/512Go à 200€ ?

Vendu sur AliExpress et stocké en France, le MiniPC Soyo M4 Plus est un grand classique du genre. Il propose un processeur Intel N150 associé à 16 Go de mémoire vive de type DDR4 sur un emplacement de mémoire évolutif. Son stockage est confié à une solution M.2 2280 SATA de 512 Go.

Le Soyo M4 Plus mesure 10 cm de côté pour 3.4 cm d’épaisseur et propose un équipement basique comme souvent avec cette marque. Ici rien ne fait vraiment défaut et l’engin pourra répondre à la majorité des besoins classiques : bureautique, web, multimédia, retouche légère, programmation, un peu de jeu et autres travaux de modélisation ou de montage vidéo simple. 

La connectique associée est classique avec en façade, en plus du bouton de démarrage, une paire de ports USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. À l’arrière, un Ethernet Gigabit, des sorties vidéo DisplayPort et HDMI, deux USB 2.0 Type-A et une prise d’alimentation.

Soyo M4 Plus

Au-dessus de cette connectique, un petit interrupteur permettra d’ouvrir le capot supérieur pour accéder aux composants. Un Antivol type Kensington Lock est également visible pour sécuriser l’engin. La connexion sans fil se fera au travers d’une solution Wi-Fi5 et Bluetooth 4.2. Livrée avec Windows 11 Pro, la machine sera compatible avec diverses solutions Linux.

De l’air frais sera aspiré sous la machine pour être évacué vers des ailettes situées sur les côtés de l’engin. On retrouve ici un schéma assez classique de ces machines noname. Cela fonctionne en général très correctement sans être particulièrement novateur ou brillant. 

Ce type de minimachine sera parfait, pour un poste bureautique ou multimédia avec de larges possibilités supplémentaires ponctuelles pour du travail graphique, des petits jeux, de la programmation, de la modélisation 3D ou autre. Le duo Intel N150 et 16 Go de mémoire vive reste assez brillant pour énormément d’usages.

Le Soyo M4 Plus en promo

La machine est proposée sur AliExpress à 220.89€ TTC sans frais de port depuis un stock Français. Ce n’est pas le meilleur prix que nous avons connu pour ce type de machine, mais les tarifs de la mémoire vive ont tellement explosé…

Le code SRFR20 permet de baisser son prix de 20€ dans le panier pour un total de 200.89€. Cela s’éloigne des meilleurs tarifs que l’on trouvait avant, au début du mois de septembre 2025, puisqu’on a croisé des MiniPC de ce type à 150/160€ TTC. Mais, depuis, j’ai vu passer des MiniPC N150 16/512 Go à 349€ chez des constructeurs plus réputés. Tous les tarifs sont à la hausse. Si vous avez absolument besoin d’un MiniPC pour tout type d’usages, penchez-vous sur ce Soyo M4 Plus pendant qu’il n’est pas encore trop trop cher.

Voir l’offre sur AliExpress

 

Soyo M4 Plus : Intel N150 16 Go / 512 Go Windows 11 Pro – AliExpress
Mini-Score : C Mini-Score : C + compacité
+ performances correctes
+ SSD et RAM évolutif
+ livré prêt à l’emploi
+ Design classique efficace

– Clone OEM
– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Europe
– faible connectique
– Wi-Fi daté

Le MiniPC Soyo M4 Plus Intel N150 16/512Go à 200€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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Geekworm X1208 : une extension RaspberryPi 5 qui propose stockage et batterie

L’extension HAT Geekworm X1208 débarque après de multiples dérivés de cartes proposant soit l’un, soit l’autre. On a croisé à la sortie des cartes Raspberry Pi 5 une floppée de solutions proposant un, deux, trois et même quatre ports M.2 pour ajouter du stockage. Des systèmes d’alimentation sans interruption ont également été proposés depuis fort longtemps pour ce type de cartes de développement. Mais je ne crois pas avoir déjà croisé ce type de 2-en-1.

Geekworm X1208 :

Geekworm X1208

La Geekworm X1208 est donc à la fois un onduleur et un moyen d’ajouter un port M.2 pour Raspberry Pi 5. Conçu pour offrir deux services dans un design ramassé capable d’être embarqué dans un boîtier sur mesure. L’idée est simple, permettre de stocker des données en quantité, mais également assurer leur survie et la poursuite des analyses en cas de coupure de courant.

Geekworm X1208 :

La carte d’extension s’alimente en USB Type-C avec du 5V/5A et alimente une batterie 1.5A 21700 Lithium Ion. Dans le même temps, les 40 broches GPIO du HAT vont se charger d’alimenter directement la carte Raspberry Pi. L’ensemble n’aura donc besoin que d’un seul câble, directement branché sur l’extension, pour fonctionner. Il ne faut donc pas alimenter la carte Raspberry Pi avec son propre port USB Type-C dans le même temps.

En plus de cette fonction d’onduleur, la carte Geekworm X1208 propose un port M.2 NVMe compatible avec les SSD aux formats 2230, 2242 et 2280 et capable de piloter des solutions de 4 To. La compatibilité est toujours la même, le RPi5 est officiellement compatible avec du PCIe 2.0 et peut débrider un PCI 3.0 officieusement.

La partie électronique de l’ensemble apporte son lot de fonctionnalités avec un changement de source d’alimentation à la volée pour passer sur batterie en cas de coupure. Elle propose également de dialoguer avec la carte RPi5. Si la panne dure trop longtemps, la X1208 enverra un ordre au système pour éteindre proprement l’ensemble à l’approche de la fin de réserve de batterie. Puis, à la reprise d’alimentation, elle pourra redémarrer l’ensemble et remettre une station en marche de manière autonome. Un ensemble de quatre LEDs permet de lire l’état de la batterie intégrée de manière très simple pour savoir dans quel état est votre système en temps réel.

La Geekworm X1208 utilise pour cela un système simple et brillant, des pins POGO viennent faire directement contact sur les broches du bouton de démarrage externe J2 de la carte, situées juste en dessous du connecteur de batterie.

Cela permet de simuler l’équivalent d’une pression sur un bouton externe très simplement. Le tout est largement documenté. Et un Github est également disponible avec les scripts Python nécessaires pour employer la carte et piloter les LEDs.

La carte Geekworm X1208 se combine avec un boîtier protecteur

La carte est apparue sur Amazon France le 9 avril à 52.25€, elle est compatible avec le boitier Geekworm X1207-C1 qui permettra d’enfermer l’ensemble dans une solution protégée des chocs et qui sera plus facile a intégrer dans un dispositif en situation. Le châssis mesure 9.28 cm de large pour 9.08 cm de profondeur et 4.28 cm d’épaisseur. Il propose des points d’accroche et même une compatibilité VESA pour se monter au dos d’un écran. Pour le moment, ce boitier n’est pas encore disponible sur Amazon mais le stock est en approche.

C’est une solution parfaite pour de nombreux montages. Pour des NAS, de la domotique, des systèmes d’enregistrement de données industriels et autres « stations » lâchées dans la nature. L’ensemble peut se coupler avec une alimentation sur batterie externe elle-même mise en charge par des panneaux solaires pour un maximum d’autonomie. Un lecteur avait bricolé un système du genre avec un Raspberry Pi 4 il y a des années pour piloter une solution utilisée à côté d’un refuge de montagne. Cela lui avait coûté pas mal de sueur, de soudure et de scripts. Je pense qu’il serait ravi de trouver une solution prête à l’emploi aujourd’hui.

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Geekworm X1004 : un HAT double M.2 2280 pour Raspberry Pi 5

Geekworm X1208 : une extension RaspberryPi 5 qui propose stockage et batterie © MiniMachines.net. 2026

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GMK NucBox K11 : Ryzen 9 8945HS 32Go / 1 To à 734.99€ ?

La formule trouvée ici par GMKtec pour le NucBox K11 n’est pas très originale d’un point de vue composants, mais change un peu la donne d’un point de vue esthétique. 

NucBox K11

GMK NucBox K11

Le NucBox K11 a en effet un ventilateur à LEDs colorées sur sa partie supérieure. Mais pour que celui-ci soit visible sans que la poussière puisse entrer trop facilement dans la machine, il est recouvert par une petite plaque transparente. Cela donne un boitier à la fois sobre et lumineux qui pourra sans doute désactiver ses LEDs en cas de besoin.

Sur la carte mère, on retrouve un AMD Ryzen 9 8945HS, un processeur développant 8 cœurs Zen 4 pour 16 Threads au total, il proposera entre 4 et 5.2 GHz de fréquence et un circuit Radeon 780M comptant 12 Compute Units RDNA 3. AMD y a ajouté un NPU proposant 16 TOPS de puissance de calcul. Cette puce est prévue par le fabricant pour fonctionner entre 35 et 51 watts mais GMKtec le positionne ici pour fonctionner jusqu’à 70 watts. Il reprend une recette déjà employée par certains de ses concurrents qui ont poussé leurs minimachines avec les mêmes ambitions techniques. C’est le cas du Minisforum UM890Pro, par exemple.

L’engin pourra être piloté dans trois modes de performances. Un premier profil silencieux le calera entre 35 et 40 Watts de TDP pour des usages de base même si ces fréquences autoriseront en fait énormément de choses. Le mode équilibré fera grimper la puce Ryzen entre 54 et 60 watts. Le mode performance poussera l’engin dans ses retranchements avec un TDP entre 65 et 70 Watts, ce qui apportera plus de performances notamment pour des usages lourds ou des jeux. Mais cela se fera certainement au détriment d’un certain confort avec hausse du bruit de ventilation.

Le choix fait par GMKtec sur ce NucBox K11 est de combiner deux ventilateurs. Un dispositif classique de caloduc et ailettes ventilées situées sur la partie inférieure de l’engin qui aspirera de l’air frais depuis les ouvertures de chaque côté du boitier. Et un ventilateur sur la partie supérieure qui va aspirer de l’air frais de l’extérieur de la machine juste au-dessus des composants amovibles. Autour de cette puce AMD, on retrouve en effet deux ports M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4 x4 en plus d’un double support de mémoire vive SODIMM DDR5-5600 permettant de monter jusqu’à 96 Go en interne.

La connectique est assez intéressante : sur la façade avant, on retrouve un port OCuLink pour connecter un dock graphique externe et un port USB4 pour différents types de docks. Un double port USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un bouton de démarrage. 

Sur la partie arrière, on note la présence de deux USB 2.0 Type-A, un DisplayPort 2.1 et un HDMI 2.1, un double port Ethernet 2.5 Gigabit, un second USB4 et une entrée d’alimentation 19 V / 6.32 A. Un Antivol type Kensington Lock est également présent. À noter que l’extraction d’air chaud de la machine se situe sous la connectique et qu’il faudra donc veiller à ce que les câbles n’obstruent pas la circulation de l’air chaud. 

Le recours à la solution de montage VESA pour positionner l’engin à la verticale devrait résoudre ce problème. Avec ce type d’installation derrière un écran ou sur un meuble la connectique fixe est déplacée vers le bas et le bouton de démarrage se situe vers le haut.

Le GMK NucBox K11 en promo

L’engin se négocie aujourd’hui à 449.99€ en version Barebone directement sur le site de la marque et Menthe nous signale en commentaire que grâce au code HONEY15 le prix dévisse de 15€ pour arriver à 434.99€. Un prix avec taxes intégrées pour l’Europe et sans frais de port.

 

Une version 32 Go de DDR5 et 1 To de stockage NVMe est disponible à 749.99€, Avec le code HONEY15 ce tarif baisse également de 15€ pour un nouveau total de 734.99€ sur ce modèle bien équipé.

Des versions 32Go/2To à 899.99€ et 64 Go / 1 To à 999.99€ du Nucbox K11 sont également disponibles mais malgré les 15€ de réduction, elles semblent assez inaccessibles..

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GMK NucBox K11 : Ryzen 9 8945HS 32Go / 1 To à 734.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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ONEXStation : un clone de MiniPC Strix Halo (avec des LEDs)

La ONEXStation débarque comme une formule de minimachine prête à l’emploi sur un marché qui s’est largement compliqué pour les différents acteurs du monde des consoles PC dont fait partie One Neetbook. Sa console de jeu OneXplayer X1 PRO spis Ryzen AI 9 HX 370 est désormais à 1399$ en 32 Go / 1 To. Une somme difficile a envisager en ce moment pour une solution de jeu limitée.

ONEXStation

La ONEXStation

La ONEXStation est un grand classique des MiniPC sous AMD Ryzen AI Max+ 395. Et pour cause, il emploie encore et toujours une carte mère générique basée sur un design proposé par AMD lui-même. On a retrouvé cette carte dans de multiples solutions allant du Corsair AI Workstation 300 au Colorful SMART 900. En passant par les FEVM FA-EX9, AOKZOE et PELADN Y01 pour ne pas tous les citer. À chaque fois ces solutions proposent le même agencement de ports avec parfois de petites nuances cosmétiques qui consistent en un déplacement de bouton. La raison de cette reprise est assez simple, elle correspond à une implantation efficace de la carte mère, peu chère à mettre en place et suffisamment performante pour se déployer pour de multiples usages. 

Pour se différencier, One Netbook a donc juste ajouté un bandeau de LEDs RGB autour de la face avant de la machine en plus de LEDs derrière les boutons. Un aspect « gaming » qui ne va pas forcément coller au tarif de l’engin puisque la solution AMD avec 128 Go de LPDDR5 est proposée à 2999$ HT. Un tarif qui l’oriente, comme toutes les autres solutions de ce genre, sur un segment d’IA personnelle. IA tirant partie du duo d’un circuit graphique pouvant tirer largement partie de la mémoire embarquée.

Le tout entre donc dans un châssis de 19.3 cm de haut pour 18.6 cm de profondeur et 6.2 cm de large qui abrite deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et une solution de ventilation double s’affairant à maintenir la puce interne à bonne température avec l’aide d’un dissipateur en aluminium et de trois caloducs en cuivre. Un troisième ventilateur prendra en charge la dissipation de la chaleur des autres composants mémoire et stockage. Cela permettra de faire tourner la ONEXStation de 55 à 120 watts suivant le niveau de performances espéré. Pour manipuler ces fréquences, on pourra utiliser le bouton dédié en façade pour passer de l’une à l’autre.

La connectique est, sans surprise, identique à celle des autres machines du genre. De haut en bas en façade, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A, un USB4, un lecteur de cartes SDXC 4.0 UHS-II et les deux boutons de démarrage et de mode Turbo. A l’arrière, un Jack d’alimentation pour le bloc de 240W livré, un second Jack audio, un Ethernet Gigabit, un USB 3.2 Type-A, un USB4, un DisplayPort, un HDMI et deux USB 2.0 Type-A.

La ONEXStation débarque dans un marché sinistré

Comme d’habitude, ce MiniPC particulier ne sera pas une solution grand public. Les constructeurs comme One Netbook sont embourbés dans la crise de la mémoire vive. Leurs consoles portables sont de moins en moins séduisantes au fur et à mesure que les prix montent. Il serait possible de proposer des solutions Strix Halo avec des puces moins puissantes que le Ryzen AI Max+ 395 comme les AI Max+ 392 et 388.

Tout  comme il serait envisageable de le présenter avec moins de mémoire vive. Malheureusement, ce serait tout aussi invendable avec des tarifs franchement trop hauts pour séduire les particuliers en ce moment. Reste cette « formule magique » où tous les potards sont poussés à fond. Elle est très chère mais vise peut-être un public plus à même de se laisser faire. Ceux à la recherche d’une IA locale semblent avoir les moyens de cette dépense. La preuve, cela se vend pas si mal, paraît-il.

ONEXStation : un clone de MiniPC Strix Halo (avec des LEDs) © MiniMachines.net. 2026

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Mémoire HBM3 : La demande multipliée par 600 en 2028 selon Michael Dell

S’il faut prendre les annonces du patron de Dell avec les pincettes de rigueur, il est directement concerné par l’évolution du marché, son annonce fait tout de même froid dans le dos. Selon lui, la demande de mémoire HBM3 va exploser.

Pour Michael Dell, la situation de la mémoire vive ne va pas s’améliorer à moyen terme mais, au contraire, largement empirer. Son analyse est simple, la demande actuelle en mémoire vive est liée à la gourmandise des centres de données d’IA. En 2022, chaque serveur DGX H100 de Nvidia employait 80 Go de mémoire HBM3 ultra-rapide. C’est la production de cette mémoire qui a détourné les trois principaux fabricants mondiaux du secteur de la DDR5 destinée aux ordinateurs classiques. 

mémoire HBM3

Une demande de mémoire HBM3 en très forte hausse

Or pour Michael Dell, le besoin en mémoire des futures solutions IA suivrait une augmentation régulière pour atteindre 2 To de mémoire HBM en 2028. Une augmentation tirée d’une extrapolation linéaire très « mathématique » donc. Basée sur le trait rectiligne d’une progression régulière. 2 To par serveur équivaudrait à une augmentation explosive des besoins de cette industrie. Cette augmentation liée à une évolution des centres de données actuels et à la création de nouveaux datacenters serait sans commune mesure avec les anticipations de production de mémoire estimée. Et cela malgré des investissements dans de nouvelles usines de production.

Si un tel scénario se réalisait, la demande de mémoire HBM3 ne baisserait pas à l’horizon 2028-2030 mais se positionnerait au contraire dans une énorme augmentation. Les besoins seraient d’ailleurs tellement énormes pour cette mémoire HBM qu’il est plus que probable que le marché de la DDR5 « classique » soit alors complètement abandonné par les fabricants. Assechant ainsi le marché des ordinateurs censés « consommer » les services d’IA en question.

La vision de Michael Dell est très technocentrée.

Ce scénario est évidemment catastrophique mais il n’est pas certain qu’il se réalise. D’abord parce que la multiplication mathématique des besoins futurs en suivant les chiffres du passé n’est pas une science fiable. Beaucoup considèrent que ces 2 To de mémoire HBM3 par serveur n’est pas du tout une anticipation réaliste. Mais surtout parce que cela semble tout simplement intenable. Si je ne suis pas spécialement optimiste pour le marché des composants, la vision du patron de Dell gomme pas mal de mouvements de fond notables qui ont lieu en ce moment. Un tassement des investissements dans l’IA. Des modèles qui commencent à montrer des signes de faiblesse. Une économie totalement incertaine et des contrats passés entre divers acteurs qui ne semblent pas se concrétiser. Si on ajoute à cela des prix qui enfleraient en conséquence avec une demande en constante augmentation des mémoires HBM3 et suivantes, le scénario semble finalement peu crédible.

Sur le terrain, on parle également de nombreuses problématiques d’implantation avec d’énormes « besoins » de datacenters mais de gros problèmes d’infrastructures, notamment en matière d’eau et d’énergie, pour les réaliser. Si on ajoute à cela un monde où, à peine construits et pas du tout rentabilisés, certains datacenters deviendraient immédiatement obsolètes. Nécessitant à nouveau des capitaux colossaux pour être mis à jour avec toujours plus de mémoire et de nouveaux processeurs, on n’est pas très loin d’une vision purement technique du futur. Une vision débarrassée de toute notion d’économie et de politique.

Il n’est pas certain que le marché réagisse aussi mathématiquement que l’imagine le patron de Dell. Certains investisseurs vont peut-être réfléchir à deux fois avant de réinjecter quelques dizaines de milliards supplémentaires dans des centres de données déficitaires. Il est également possible que la future crise du prix de l’énergie qui se prépare fasse changer d’optique de nombreux investissements. Si le prix de l’énergie continue à monter et à manquer, faire tourner un datacenter déjà non rentable deviendra un cauchemar financier assez proche de celui rencontré par les mineurs de crypto-monnaies il y a quelques années.

Si la demande de mémoire ne risque pas de baisser à moyen terme, l’avenir d’un monde informatique totalement dévolu à l’usage des IA n’est pas aussi évident. Le marché a besoin de smartphones et d’informatique généraliste. L’en priver serait une véritable catastrophe.

source : notebookcheck

Mémoire HBM3 : La demande multipliée par 600 en 2028 selon Michael Dell © MiniMachines.net. 2026

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Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison »

Le Bee Write Back fait partie de cette petite galaxie de solutions de « writer » destinées à la saisie de texte et pas grand-chose d’autre. C’est un choix délibéré et assumé par des utilisateurs qui veulent surtout pouvoir écrire en paix. Sans être tenté par un saut dans l’actualité ou dérangé par une notification qui les sortirait de leurs pensées.

Le Bee Write Back, jeu de mot assez bien trouvé, propose un clavier mécanique ortholinéaire associé à un petit écran AMOLED de 5.5″. Le boitier embarque une batterie et alimente un Raspberry Pi Zero 2 W pour piloter son système. C’est simple, sobre et ce n’est pas trop cher grâce en partie à un châssis en 3D. La facture s’élève à 200$ environ en tout et pour tout pour ce projet. 

Bee Write Back

Totalement Opensource, le projet est documenté de A à Z avec force détails. On retrouve la vidéo présentée ci-dessus qui montre l’assemblage et la réalisation de l’ensemble. Les différents éléments nécessaires à la construction de l’ensemble sont listés sur Github avec la liste des éléments nécessaires à l’assemblage de l’ensemble.

Le Bee Write Back prêt a être monté

Le Bee Write Back prêt a être monté

La présence d’un Raspberry Pi Zero 2 W dans le Bee Write Back ouvre d’autres usages que la simple saisie de texte et en réalité le projet Bee Write Back est exploitable pour une foule d’autres usages. On peut même l’imaginer dans d’autres formats avec des écrans plus grands, par exemple. La dalle AMOLED de 5.5″ affiche en 1280 x 720 pixels et annonce une luminosité de 300 nits. Ce qui autorise déjà l’emploi d’un vrai traitement de texte mais aussi le lancement confortable d’un terminal ou autres interfaces. La seule limite est dans les capacités du Pi embarqué, mais rien n’empêche de changer de carte de développement ou de connecter l’ensemble à un cœur de MiniPC, par exemple, comme une carte LattePanda ou autre.

Le document d'aide au montage fait preuve d'un rare didactisme.

Le document d’aide au montage fait preuve d’un rare didactisme.

Le Bee Write Back est une excellente base de travail pour mille  autres projets

Le clavier est compact, très compact, c’est en partie dû à l’agencement des touches. Il s’agit ici d’un format occupant 40% de la taille d’un clavier standard avec un touché mécanique grâce à l’utilisation de switches Gateron. Vous pouvez facilement adapter l’ensemble à vos propres besoins.  Changer le boîtier, le clavier, la carte de développement ou l’écran et construire le dispositif qui vous convient. C’est à mon avis une excellente base pour différents projets de ce type. Qu’il s’agisse d’une intégration dans un outil industriel, à même le plateau d’un bureau ou dans un véhicule. Je ne compte plus les emails au fil des ans me demandant des solutions d’intégration de ce type. Que ce soit pour des remplacements de solutions professionnelles ou des intégrations de loisir avec l’idée de piloter de la domotique, ce type d’outil peut facilement être détourné pour ces usages.

Le Dell Latitude 5490

Le Dell Latitude 5490

Pour un usage de vraie machine à écrire, je ne saurais que trop vous pencher sur une solution plus simple et plus évidente. Celle d’un ordinateur portable classique, par exemple d’occasion. On peut trouver un Dell Latitude 5490 de 14″ Core i5-8350U 8/250 Go sous Windows 11 pour 200€ avec 1 an de garantie. Une fois débarrassé de Windows et en ajoutant une distribution Linux basique avec un démarrage sur une suite bureautique, cela en fait un excellent outil de production de texte. Si vous évitez la tentation d’installer d’autres outils à côté, vous pouvez même rendre son stockage synchronisé en ligne très facilement. Il existe également la possibilité de recycler une vieille machine – un netbook par exemple – ou d’installer une seconde partition pour cet type d’utilisation. 

Source : Reddit et Liliputing

Ultimate Writer ou comment fabriquer une machine a écrire moderne

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison » © MiniMachines.net. 2026

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Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ?

Le Pironman 5 Pro Max ressemble à première vue à une voiture customisée maison telle qu’on en trouve parfois sur des parkings de zones industrielles Avec des ailerons en fibre de verre à l’aérodynamisme douteux, des LEDs en bas de caisse, un intérieur en velours épais, un klaxon sur le toit, des pots d’échappement en surnombre et, évidemment, un coffre rempli d’enceintes pour délivrer un maximum de watts.

Bref, le Pironman 5 Pro Max, c’est un boîtier pour Raspberry Pi 5, ordinateur intégré sur une petite carte pour des projets de hobbyiste, mais qui aurait dérivé vers des sommets de customisation. Proposé à 158.98 $ (136€) sur le site de Sunfounder, il embarque un ensemble de fonctions assez spectaculaires.

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le précédent modèle, lancé en 2024, était un boitier plus classique, assez sympathique avec une caisse en métal ouverte grâce à la présence d’une coque en acrylique. On pouvait donc admirer ses entrailles, sa carte Raspberry Pi, ses ventilateurs à LEDs RGB, son gros système de refroidissement et profiter d’un petit écran de contrôle ainsi que de son bouton de démarrage.

Proposé alors à 79.99$, je le jugeais déjà assez cher puisqu’il doublait le prix de la Raspberry Pi 5 de l’époque. Aujourd’hui, avec les dernières augmentations des cartes de développement, acheter un Pironman 5 Pro Max à 136€ et une RPi5 4Go à 130€ cela nous fait un joli total de 266€ qui ne semble pas vraiment très cohérent au vu des usages proposés. Parce que l’autre souci de ces boîtiers vient du côté décoratif qu’ils imposent. 

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le Pironman 5 Pro Max ajoute un écran tactile et une caméra à son châssis

On retrouve donc le même concept de châssis en métal avec une coque en acrylique. Le même bouton, la connectique avec le lecteur de cartes, des ports USB et Ethernet accessibles évidemment. Le bouton externe et le petit écran de contrôle de température, mémoire et occupation du SoC. La carte qui se connecte à la solution Pi5 propose toujours la gestion de deux stockages NVMe en PCIe. Bref, un clone du précédent modèle sur lequel le fabricant ajoute encore des éléments.

Une petite caméra 5 mégapixels sur le haut du châssis montée sur une charnière pour pouvoir ajuster son angle de vue, un écran de 4.3″ tactile en façade pour piloter la machine et un microphone. But de ces ajouts ? En faire une machine IA de type assistant. Les deux ports NVMe pouvant accueillir, par exemple, un stockage NVMe et une carte proposant un NPU comme la Hailo-8L. Une paire de haut-parleurs internes amplifiés par une carte dédiée permettra de restituer du son. Un capteur infrarouge est également présent pour le piloter à la télécommande.

Pour le constructeur, l’idée est de faire de votre RPi5 un outil IA interactif. Que le boîtier posé devant vous sur votre bureau se transforme encore et toujours en un pseudo-assistant IA comme un « Jarvis »  dans l’univers Marvel ou un HAL dans 2001 : l’odyssée de l’espace.

La période s’annonce compliquée pour ce boitier.

Outre son aspect de plus en plus « foire du trône », le boitier est devenu fort cher dans un contexte où investir dans un Raspberry Pi 5 n’est déjà plus vraiment une formule rentable. Il présuppose également des usages que l’utilisateur va avoir avec le système. Ce qui est, à mon sens, complètement contraire à l’esprit de ces cartes de développement. Où se cache le plaisir de monter ses propres projets avec un tel boîtier ? Il ne s’agit plus ici d’un ingrédient mais d’un plat déjà préparé. Cela peut convenir à des utilisateurs si la facture n’est pas trop salée, mais dans le contexte actuel cela parait compliqué.

Le Pironman 5 Pro Max propose toujours une reprise de ses broches GPIO et elles seront accessibles comme sur le précédent modèle. Mais qui va acheter un châssis de ce type pour le « défigurer » avec une nappe qui pendouille en façade ? Le boitier semble très bien construit et si je ne suis pas certain de la pertinence du projet, de faire d’un RPi5 un assistant IA sous OpenClaw associé à DeepSeek, Ollama et autres… je ne peux pas nier la qualité globale de l’engin.

Certains exemples d’usages mis en avant sont un peu étranges. Comme si on cherchait à manger un yaourt avec une pelle. Piloter une imprimante 3D avec Octoprint depuis une carte Raspberry Pi 5 dans un boîtier de ce type alors qu’un Raspberry Pi 3 ou une carte Pi Zero 2 suffisent largement une fois logées dans un boitier… imprimé en 3D.

Le côté « console de jeu » ou « lecteur vidéo » sur un écran de 4.3″ à l’angle fixe et peu ergonomique est tout aussi étrange. On doute réellement de la pertinence de tous ces usages. Surtout quand un RPi5 peut être facilement accroché à un écran mobile de 15.6″ FullHD vendu une soixantaine d’euros.

J’ai juste cette drôle d’impression de voir un projet qu’un passionné n’arrive pas à laisser tomber pour passer à autre chose. Ces maquettes superbes qui finissent par être tellement surchargées qu’elles perdent leur ligne. Ces designs qui démarrent bien mais qui se voient gâchés par des détails ajoutés au dernier moment parce que leur auteur n’a pas su ranger ses outils quand tout était déjà abouti. 

Bref, c’est un boîtier complet, bien construit, intéressant dans ses fonctions, mais qui ne va plaire qu’aux gens d’un tout petit cercle. Ceux qui ont les compétences logicielles pour en tirer partie d’un côté, ceux qui auront les moyens d’investir la somme demandée et surtout ceux qui n’auront pas envie de définir eux-mêmes le matériel dont ils ont exactement besoin pour leur projet. Et cela ne fait finalement qu’une poignée d’utilisateurs.

Je suis plus convaincu par une solution comme le Pironman 5 Mini, qui est un petit boitier simple, efficace et moins cher pour les RPi. À mon avis, un bien meilleur investissement pour protéger sa carte de développement et lui ouvrir des fonctionnalités externes.

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ? © MiniMachines.net. 2026

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Logitech K400 Plus : Le clavier sans fil avec touchpad à 28€ ?

Mise à jour : Quand on me demande quel clavier choisir pour un MiniPC « canapé » et la recette n’a pas bougé : Le Logitech K400 Plus reste une valeur sûre. Il est à 28.81€ sur Amazon.

Billet original de Juillet 2019 : Nouveau design, boutons différents mais même principe de base. La nouvelle version propose toujours une partie clavier compacte sur la gauche et un pavé tactile sur la droite. Un dispositif qui a fait ses preuves et qui permet de suivre les nouveaux usages lié à des minimachines de plus en plus présentes sous les téléviseurs.

Logitech K400 Plus

Logitech K400 Plus

Le Logitech K400 Plus ne révolutionne donc rien tout en améliorant le concept de base de cette proposition assez ancienne. On reste sur un dispositif relativement classique, avec une belle portée d’une dizaine de mètres et compatible à la fois avec Windows, Android, Linux et ChromeOS. Des boutons Microsoft et Android sont d’ailleurs visibles sur la partie clavier.

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Logitech fait appel à sa technologie Unifying et ses micro-dongles USB pour relier l’appareil à votre machine. L’alimentation se fait par piles et la marque a, semble-t-il, poussé le travail sur l’économie d’énergie puisqu’une paire de batteries AA semble suffisante pour faire tenir l’engin 18 mois d’affilée. Les batteries rechargeables sont également très efficaces avec ce modèle.

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L’objet mesure 35.5 cm de marge pour 14 cm de profondeur et 2.35 cm d’épaisseur au point le plus volumineux et pèse 380 g. La zone tactile mesure 4.7 cm de profondeur pour 7.6 cm de large. Il sera décliné en noir et jaune ou en blanc et bleu avec, à chaque fois, des rappels colorés assez discrets. Comme le clic gauche qui est désormais excentré en haut à gauche du dispositif pour être manipulé de la main gauche sans lâcher le dispositif.

Par contre, les touches multimédia sont encore et toujours intégrées au reste des autres fonctions et dans les touches F1 à F12.

Attention cependant, les touches fléchées de l’appareil sont à présent très différentes de l’ancien modèle K400. Très compactes, les touches haut et bas ne sont plus que l’ombre d’une touche normale. Un défaut pour un objet qui servira à piloter une interface de type mediacenter à distance, et où on navigue parfois plus facilement avec les flèches qu’avec un pointeur.

Pour utiliser ce type de clavier depuis des années, j’en suis toujours ravi. Léger, robuste, efficace, c’est l’allié parfait d’un MiniPC dédié à un usage multimédia. Il peut remplacer une télécommande et permet plein de choses pratiques. Renommer des fichiers, faire des recherches, jouer et piloter finement toutes les interfaces. Si vous utilisez un logiciel de lecture avancé comme VLC avec beaucoup de raccourcis claviers, c’est également un atout très précieux.

Le K400 Plus pour de multiples usages

Il est disponible toute l’année sur Amazon entre trente et quarante euros et en ce moment à 28.81€. Cela reste un excellent clavier pour un usage déporté d’un MiniPC sous un téléviseur. C’est surtout un des rares modèles en AZERTY fiable du marché. C’est également une solution assez pratique pour piloter un MiniPC serveur caché dans un coin de bureau si vous n’utilisez pas de KVM matériel. Enfin, je l’ai découvert au fil des ans, c’est un excellent clavier de « substitution » pour les plus petits. Si vous avez un enfant qui veut utiliser votre ordinateur classique ou votre portable et que vous ne voulez pas qu’il le manipule de trop près pour éviter toute situation problématique (ergonomie, prise de goûter au-dessus des touches et autres), éloigner le clavier d’origine pour un K400 Plus est une excellente alternative. Plus compact, facile à lire et à manipuler, cela permet de ne pas laisser son ordinateur portable sous les mains – parfois collantes – d’un bambin parfaitement adorable au demeurant.

Voir l’offre sur Amazon

Logitech K400 Plus : Le clavier sans fil avec touchpad à 28€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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