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Une batterie domestique de 8 kWh pour 2000 € : Zendure lance 3 nouveaux modèles de grande capacité à prix cassés

Avec sa nouvelle gamme SolarFlow Mix, lancée le 22 avril en Europe, le fabricant chinois Zendure débarque sur le segment des grandes batteries résidentielles. Il propose trois modèles dotés d’une capacité de 8 kWh avec des puissances d’entrée solaire et de sortie AC élevées, à des prix particulièrement bas.

Le dynamisme des fabricants chinois de batteries domestiques tout-en-un est impressionnant. Il ne se passe pas un mois sans lancement d’un nouveau produit. Parmi les dernières annonces, Zendure vient de commercialiser en France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Suisse une nouvelle gamme Solarflow Mix, des batteries résidentielles de grande capacité à prix plutôt maîtrisés. Elles s’ajoutent aux plus petites batteries plug and play modulaires empilables déjà proposées par la marque basée à Shenzhen.

La série Solarflox Mix est déclinée en trois versions disposant toutes de 8 kWh de capacité de stockage, extensibles jusqu’à 50 kWh pour certaines, et montées sur roulettes. Dans le haut du tableau, on retrouve la 4000 Mix Pro, la plus polyvalente, qui s’adresse aux foyers qui consomment environ 7 000 kWh d’électricité chaque année. C’est la seule à intégrer des entrées solaires MPPT jusqu’à 8 kW.

La SolarFlow 4000 Mix AC+ vise les maisons équipées d’une installation solaire avec onduleur existante, en toiture. Enfin, la SolarFlow 3000 Mix AC+, la plus compacte, cible les petits foyers et les usages mobiles (chantiers, évènements en plein air, camping…). Retrouvez ci-dessous les caractéristiques techniques communiquées par Zendure.

Caractéristiques techniques de la gamme Zendure Solarflow Mix

Solarflow
4000 Mix Pro
Solarflow
4000 Mix AC+
Solarflow
3000 Mix AC+
Positionnement
Type de logement cible Grande maison
4 pers. ~ 7 MWh/an
Petite maison
3 pers. ~5 MWh/an
Appartement ou maison de ville
2 pers ~3 MWh/an
Usage secondaire Station d’énergie mobile
Puissance & Entrée
Puissance AC bidirectionnelle 4 kW 4 kW 3 kW
Entrée DC MPPT 8 kW
(2 x 4 000 W)
Entrée AC
(port PV-IN onduleur)
5 kW 5 kW 3 kW
Entrée PV totale 13 kW
(8 kW MPPT + 5 kW AC)
5 kW
(AC uniquement)
3 kW
(AC uniquement)
Sortie
Sortie AC réseau (continue) 4 000 W
(ajustable dès 800 W)
4 000 W
(ajustable dès 800 W)
3 000 W
(ajustable dès 800 W)
Sortie off-grid continue / crête 3 680 W / 7 200 W 3 680 W / 7 200 W
Charge / décharge batterie 4 000 W 4 000 W
Stockage
Capacité de base 8 kWh 8 kWh 8 kWh
Capacité maximale extensible 50 kWh 50 kWh Non extensible
Sécurité et performances
Bascule UPS (coupure réseau) 10 ms 10 ms 10 ms
Cycles de charge garantis 10 000 10 000 10 000
Rendement aller-retour 90 % 90 % 90 %
Indice de protection IP65 IP65 IP65
Plage de température −20 °C à +55 °C −20 °C à +55 °C −20 °C à +55 °C
Niveau sonore 25 dB 25 dB 25 dB
Sécurité Système Zenguard
(Double BMS + auto-maintenance des cellules + aérosol thermique intégré)
Technologie logicielle
Système d’exploitation ZEN+OS
Gestionnaire énergie HEMS 2.0
Optimisation Par IA, via ZENKI 2.0
Compatibilité fournisseurs  + de 840 fournisseurs (EDF, Engie, TotalEnergies, Enercoop…)
Économies estimées en France selon Zendure
Réduction de la facture Jusqu’à 96 % Jusqu’à 91 % Jusqu’à 91 %
Économies annuelles estimées ~1 850 €/an ~1 250 €/an ~750 €/an
Tarif
Prix conseillé TTC 2 879 € 2 399 € 2 039 €

Des batteries pour optimiser l’autoconsommation solaire

Alors que les tarifs d’obligation d’achat par EDF OA sont réduits à peau de chagrin, il devient indispensable d’autoconsommer au maximum sa production afin de rentabiliser une centrale photovoltaïque. C’est tout l’intérêt de ces batteries, qui permettent d’augmenter le taux d’autoconsommation solaire grâce à leurs caractéristiques techniques dopées.

La capacité de stockage élevée (8 kWh) peut absorber davantage de production photovoltaïque excédentaire et leur puissance de sortie accrue (3 à 4 kW selon la version) peut répondre à une grande part de la demande : four, pompe à chaleur et même recharge lente d’un véhicule électrique.

Au-delà de la gestion solaire, les Solarflow Mix optimisent également les charges et décharges en fonction des prix de l’électricité. Que l’on ait un contrat classiques heures pleines / heures creuses ou à tarification dynamique, le système Zenki développé par Zendure promet de stocker l’électricité lorsqu’elle est moins coûteuse pour la restituer aux horaires où les prix sont élevés.

C’est un moyen supplémentaire pour amortir l’investissement, qui s’élève tout de même à 2 879 € pour la 4000 Mix Pro, 2 399 € pour la 3000 Mix AC+ et à 2 039 € pour la 3000 Mix AC+, hors coûts d’installation. A noter qu’en Allemagne, la gamme est vendue nettement moins chère puisqu’il existe une TVA à 0 % pour le stockage résidentiel.

Prix en France

Prix en Allemagne

Taux TVA

20 %

0 %

Solarflow 4000 Mix Pro

2 879 €

2 339 €

Solarflow 4000 Mix AC+

2 399 €

1 999 €

Solarflow 3000 Mix AC+

2 039 €

1 699 €

Une durée de vie utile de 15 ans

Comme les autres batteries Zendure, la gamme Solarflow Mix est conçue autour d’un épais boîtier en métal. Le système est donc à priori robuste. Il bénéficie d’une certification IP65 et peut fonctionner par des températures extérieures de -20 à +55 °C. Les émissions sonores seraient faibles : 25 dB. Surtout, les batteries résisteraient à 10 000 cycles de charge, soit une durée de vie d’environ 15 ans selon le fabricant. Selon le type d’installation, elles peuvent également agir comme un groupe électrogène de secours, en basculant l’alimentation en 10 millisecondes en cas de coupure de réseau.

Voir la gamme Solarflow Mix sur le site de Zendure ↗️

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Fossibot dévoile une nouvelle batterie mobile compacte, la F1800

Le fabricant chinois Fossibot vient de lancer la commercialisation de la F1800, une batterie portable d’un petit kilowattheure dans un format particulièrement compact et léger. Pensée aussi bien pour les vanlifers que pour les bricoleurs, elle propose une solution économique en proposant des caractéristiques limitées à l’essentiel.

La station d’énergie portable est devenue en quelques années un accessoire très prisé par les nomades et particuliers souhaitant s’affranchir des prises électriques pour faire fonctionner leurs appareils en-dehors de la maison. Dans un marché en pleine effervescence, Fossibot entend tirer son épingle du jeu avec le F1800, un nouveau modèle qui mise sur la compacité, la polyvalence et un prix agressif.

Fiche technique de la Fossibot F1800

Caractéristique

Valeur

Capacité de stockage

1 024 Wh
(Cellules LiFePo4)

Puissance de sortie AC

1 800 W
(jusqu’à 3 600 W en pic)

Poids

11,25 kg

Niveau sonore

< 35 dB

Puissance de recharge

1200 W en AC
500 W en DC (solaire)

Connectique

2 x AC 230 V (1800 W)

1 x USB-A (18 W)

2 x USB-C (140 W)

1 x DC 12V 10 A (allume-cigare)

Compatibilité solaire

Oui, trakcer MPPT 500 W intégré

Rechargeable sur alternateur

Oui (via allume-cigare)

Système de sécurité

BMS avec sondes thermiques

Connectivité

Wifi/Bluetooth, via app smartphone (gestion recharge, modes ECO, programmation)

Prix catalogue

799 € (en promo à 449 €)

Disponibilité

sur fossibot.com et Amazon

Un petit kilowattheure dans moins de douze kilos

C’est sans doute l’argument le plus percutant du F1800, avec son prix : peser 11,25 kg tout en embarquant une capacité de 1 024 Wh. La puissance de sortie AC 230 V atteint 1 800 W à travers deux prises, avec une pointe à 3 600 W capable d’absorber les démarrages gourmands d’un réfrigérateur ou d’une machine à café. Autre atout discret mais appréciable : un niveau sonore inférieur à 35 décibels, en deçà de la moyenne du secteur, qui garantit une cohabitation paisible dans une pièce de vie.

Fossibot affirme avoir conçu le F1800 avec une double vocation. Sur le terrain, la station espère séduire les campeurs, les voyageurs en van et les professionnels itinérants grâce à ses multiples sorties (AC, USB-A, USB-C, DC, allume-cigare 12V) et à sa possibilité de recharge sur des panneaux solaires jusqu’à 500 W. Ses caractéristiques restent toutefois modestes, logiquement alignées avec le prix de vente, et ne pourront pas satisfaire les usages très énergivores (tronçonneuses professionnelles, perforateurs, broyeurs de végétaux…)

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80 % récupérés en 45 minutes sur secteur

Sur le plan technique, le F1800 intègre un système de gestion de batterie (BMS) complet, avec des sondes thermiques dédiées surveill­ant en permanence la température des cellules et des composants électroniques. Branché sur secteur à 1 200 W, l’appareil atteint 80 % de charge en 45 minutes seulement selon le fabricant. L’application mobile Fossibot complète l’ensemble en permettant une programmation des cycles de charge et de décharge, l’activation du mode ECO, et le réglage du courant en courant continu. Un écran LCD affiche également les paramètres de base directement sur la batterie.

Affiché à 799 euros en prix catalogue, le F1800 est actuellement proposé en promotion à 479 euros sur le site de FOSSiBOT et sur Amazon — soit une réduction de plus de 40 %. Reste à voir si la durabilité et le service après-vente seront à la hauteur des ambitions affichées, des critères déterminants pour fidéliser une clientèle de plus en plus exigeante sur ce segment extrêmement concurrentiel.

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Les navires de croisière désormais branchés au réseau électrique à Marseille

Le port de Marseille Fos a inauguré un dispositif permettant de connecter simultanément trois grands navires de croisière au réseau électrique terrestre. Une première en Méditerranée, qui vise à réduire la pollution de l’air liée au fonctionnement des puissants groupes électrogènes au fioul lors des escales.

Nous avions découvert les coulisses de l’électrification des navires à quai dans un précédent reportage, évoquant le défi monumental pour brancher les mastodontes des mers au réseau. Quelques mois plus tard, le 11 avril 2026, le Grand port maritime de Marseille (GPMM) entre dans le concret en inaugurant son dispositif dédié aux paquebots de croisière. Désormais, trois postes à quai du terminal croisières peuvent être reliés au réseau électrique terrestre lors de leurs escales.

Baptisé CENAQ (connexion électrique des navires à quai), le système délivre une puissance totale de 48 mégawatts (MW) à une fréquence de 60 Hz, le standard des paquebots de croisière. Chaque bâtiment peut recevoir jusqu’à 16 MW, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 13 000 habitants selon les autorités portuaires, et éteindre ses moteurs thermiques pendant toute la durée de l’escale. En ajoutant les postes de connexion à quai dédiés aux ferrys déjà opérationnels, la puissance totale atteint 108 MW sur les bassins est du port de Marseille-Fos. L’électricité fournie est intégralement d’origine renouvelable, produite en partie par les quelques 80 MW des panneaux photovoltaïques installés sur les hangars portuaires.

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Des émissions de particules fines réduites de 75 % lors de l’escale

Les bénéfices environnementaux de cette connexion à quai seraient significatifs : – 80 % d’émissions de dioxyde de soufre, – 75 % pour les particules fines et – 60 % pour les oxydes d’azote, selon une étude de 2024 du Pôle Mer Méditerranée et du Citepa. L’investissement total dans les bassins est dépasse 200 millions d’euros, financé à plus de 50 % par un partenariat public associant l’État, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le département des Bouches-du-Rhône, la métropole Aix-Marseille-Provence et la ville de Marseille. Les équipements électriques sont issus à 90 % de l’industrie française, affirme le GPMM.

Marseille-Fos se positionne ainsi quatre ans en avance sur la réglementation européenne, qui impose que 90 % des escales de navires de passagers puissent recourir à l’électricité à quai d’ici 2030. Le port avait déjà ouvert la voie en 2017 avec le premier branchement haute tension en 50 Hz pour les ferries desservant la Corse, avant d’étendre le dispositif aux liaisons vers le Maghreb.

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L’installation de chaudières à gaz neuves sera interdit fin 2026 en France

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté le 10 avril un plan massif pour accélérer l’électrification de la France, en réponse à la crise pétrolière provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Il prévoit notamment la réduction significative du chauffage au gaz dans le secteur résidentiel et de nouveaux dispositifs de soutien à l’électrification du parc automobile.

« Dès la fin de cette année 2026, il ne sera plus possible d’installer des chaudières au gaz dans les constructions neuves », a tranché le chef du gouvernement. Il aura fallu une crise pétrolière majeure pour provoquer ce revirement, un précédent projet d’interdiction totale des chaudières au gaz qui devait être appliqué en 2026 ayant été écarté par Emmanuel Macron trois ans auparavant. Par ailleurs, si ces appareils sont déjà prohibés dans les logements individuels depuis 2020 dans le neuf et 2022 en rénovation, la mesure semble désormais s’appliquer à toutes les constructions, même collectives, qui n’étaient jusque-là pas concernées.

« Une part très importante des logements sociaux sont chauffés au gaz. Cela signifie concrètement que celles et ceux qui ne peuvent pas décider de leur mode de chauffage sont ceux qui, à la fin, paient le plus », a dénoncé Lecornu, qualifiant cette situation d’« aberration sociale, économique et écologique ». En réponse, 2 millions de logements sociaux devront sortir du gaz d’ici à 2050, avec un accompagnement spécifique et un financement dédié. Pour éviter un pilotage trop vertical, 100 territoires pionniers seront sélectionnés d’ici 2030 pour s’engager dans une trajectoire « zéro gaz », avec un suivi complet.

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Sortir du gaz grâce aux pompes à chaleur

Pour accompagner cette bascule, le gouvernement mise résolument sur les pompes à chaleur. L’objectif est chiffré : un million d’installations par an d’ici 2030. Ces équipements permettent, selon le Premier ministre, de « diminuer par deux le coût du chauffage » par rapport à une chaudière au gaz. Autre argument mis en avant : les pompes à chaleur sont fabriquées en France, bien que ce ne soit actuellement pas totalement vrai, il s’agirait selon Lecornu de développer « une filière nationale d’avenir, avec des dizaines de milliers d’emplois à la clé ».

Toutes les aides publiques aux particuliers seront désormais redirigées vers leur installation, au détriment des équipements fonctionnant aux énergies fossiles. L’objectif est de remplacer 85 térawattheures (TWh) de gaz par de l’énergie électrique française d’ici 2030, soit l’équivalent de 20 % des importations actuelles de gaz. Pour rappel, en 2025, la France a consommé un total de 350 TWh de gaz, tous secteurs confondus.

Pour financer cette transition, le soutien public à l’électrification passera de 5,5 à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030. Lecornu a tenu à préciser que cet effort considérable serait financé par une réorientation des dépenses existantes, sans creuser les déficits : « cela ne se fera pas avec de l’argent nouveau, mais en utilisant mieux l’argent des Français ».

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Transports, industrie et défense : les autres volets du plan

Au-delà du logement, le secteur automobile est également concerné : deux voitures neuves sur trois devront être électriques d’ici 2030. Le gouvernement relance le leasing social dès juin avec 50 000 véhicules supplémentaires, et étend les subventions aux infirmières, aides à domicile et artisans. Des aides allant jusqu’à 100 000 euros par véhicule sont prévues pour les poids lourds. L’électrification concernera aussi les outils de travail des artisans et commerçants : fours de boulangers, équipements de pêcheurs ou d’agriculteurs.

Enfin, Lecornu a lié ces annonces énergétiques à un renforcement de la programmation militaire, présentant la souveraineté comme un bloc indivisible : « elle est énergétique, industrielle, militaire. » Dans un monde qu’il décrit comme entré dans l’ère des « guerres hybrides », le Premier ministre entend faire de chaque crise une opportunité de transformation. Reste à voir comment cela se concrétisera au-delà des annonces fracassantes.

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Les effets sanitaires du chauffage au bois en France à nouveau pointés du doigt

Contrairement à ce que l’on peut penser, se chauffer au bois ne serait bon ni pour la santé ni pour l’environnement. Un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), publié en février 2026, dresse un bilan préoccupant des risques liés à la combustion domestique du bois. Entre maladies respiratoires, particules fines et pratiques inadaptées, le chauffage au bois, jadis érigé en idéal de la transition énergétique, révèle un tout autre aspect.

Beaucoup d’entre nous sommes attachés au chauffage au bois. Avec son imaginaire naturel, rustique, ainsi que la communication autour de son impact carbone supposément neutre et son caractère local et renouvelable, de nombreux français l’ont adopté. En réalité, le chauffage au bois ne serait bénéfique qu’au portefeuille. S’il reste le moins cher des modes de chauffage en fonction de l’approvisionnement, le bois serait un vrai problème sur le plan sanitaire.

L’Anses, saisie en 2022 par trois directions ministérielles — énergie, prévention des risques, santé —, vient de publier un rapport de 654 pages sur la question. Le verdict est clair : le chauffage domestique au bois est l’une des premières sources de pollution atmosphérique en France, et ses effets délétères sur la santé sont aujourd’hui bien établis.

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Des chauffages au bois vieillissants et de mauvaises habitudes d’allumage

Le chauffage au bois n’est pas marginal en France. Près de 7,4 millions de ménages l’utilisent, soit 10,4 % de part de marché, et 40 % d’entre eux s’en servent comme source principale de chaleur. Le parc se compose majoritairement d’inserts ou cheminées à foyer fermé (46 %), de poêles à bois (39 %) et, dans une moindre mesure, de cheminées à foyer ouvert (11 %) et de chaudières (4 %). L’âge moyen du parc est évalué à 15 ans, avec près d’un quart des appareils installés avant 2004 — des machines vieillissantes, peu performantes, et particulièrement émettrices de polluants.

Si les ménages stockent globalement bien leur bois, leurs connaissances restent lacunaires : seuls 10 % connaissent une marque de qualité pour les bûches. Pire, 82 % des utilisateurs allument leur appareil par le bas, une pratique déconseillée car elle favorise une montée lente en température et donc une combustion incomplète. Egalement pointés du doigt, le fonctionnement en « mode nuit » à allure réduite ou bien la « flambée » qui consiste à faire un feu unique sans recharger le foyer, sont pourtant pratiquées par environ 30 % des ménages. Ces mauvaies habitudes peuvent « générer de fortes émissions de polluants atmosphériques » indique l’Anses.

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Le secteur résidentiel, premier émetteur de particules fines

La combustion de bois est complexe sur le plan physico-chimique. Les fumées émises contiennent un cocktail de substances nocives : particules fines (PM2,5), carbone suie, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), benzène, monoxyde de carbone (CO) et composés organiques volatils (COV), entre autres. Selon les données du Citepa intégrées au rapport, le secteur résidentiel représente environ 68 % des émissions nationales de particules fines, l’essentiel provenant du chauffage au bois.

La contribution du chauffage domestique au bois aux émissions anthropiques nationales est vertigineuse : elle représente entre 79 % et 21 % des émissions selon les polluants, avec les HAP et les particules fines en tête. En période hivernale, sa part dans les émissions de PM2,5 dépasse 80 % en France métropolitaine. En Île-de-France, elle atteint 50 % pour les PM2,5 et jusqu’à 66 % pour la matière organique particulaire (MOP).

Ces chiffres varient selon les territoires : les vallées alpines et les zones à faible dispersion atmosphérique enregistrent des pics de concentration particulièrement élevés en hiver. Des communes rurales et péri-urbaines fortement consommatrices de bois sont également exposées à des niveaux préoccupants, avec des maxima en soirée et en nuit, correspondant aux plages d’utilisation des appareils

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Un air aussi dégradé en intérieur qu’en extérieur

L’impact ne s’arrête pas à la cheminée. À l’intérieur des logements, la qualité de l’air se dégrade également d’après l’Anses. L’analyse des données de la deuxième campagne nationale logements, menée entre 2020 et 2023 sur 259 maisons individuelles, met en évidence des concentrations plus élevées en PM2,5 et en HAP dans les foyers équipés d’un appareil de chauffage au bois actif, par rapport aux logements chauffés autrement.

Les phases d’allumage et de rechargement du foyer sont identifiées comme particulièrement émettrices. Le retrait des cendres, souvent négligé, peut lui aussi constituer une source importante de pollution. La ventilation joue un rôle crucial, mais elle est trop rarement prise en compte. La relative bonne nouvelle est que les appareils récents et performants (notamment les poêles à granulés) émettent globalement moins de polluants que les anciens. Mais les résultats sont nuancés : si les particules sont parfois moins nombreuses avec les équipements modernes, certains polluants comme le formaldéhyde ou l’acétaldéhyde peuvent au contraire être plus présents.

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Des effets sanitaires bien documentés

C’est peut-être le volet le plus alarmant du rapport. Sur la base d’une revue systématique de 115 publications incluant 186 études chez l’humain, l’Anses établit un niveau d’indication « fort » d’effets néfastes sur la santé respiratoire et cardiovasculaire, aussi bien liés à l’exposition à l’air extérieur qu’à l’air intérieur.

Pour l’air extérieur, une exposition à court terme est fortement associée à des hospitalisations pour causes respiratoires et cardiovasculaires, ainsi qu’à une surmortalité cardiovasculaire, notamment chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Les expositions à long terme sont quant à elles liées à des hospitalisations pour bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et à des troubles ORL chez l’enfant, notamment des otites chez les moins de deux ans.

En air intérieur, les preuves sont tout aussi solides : un lien fort a été établi entre l’utilisation de foyers anciens ou de cheminées et le développement de la BPCO, ainsi qu’une altération de la fonction respiratoire chez les asthmatiques. Une indication « modérée » pointe également vers un risque accru de cancer du poumon.

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La pollution causée par le chauffage au bois n’est pas une fatalité

Face à ces constats, l’Anses formule une série de recommandations. Aux pouvoirs publics, elle préconise d’accélérer le renouvellement du parc d’appareils anciens, d’intégrer la pollution liée au chauffage au bois dans les plans locaux de qualité de l’air, et de renforcer la réglementation sur les combustibles. Aux professionnels du secteur, elle demande de mieux informer les utilisateurs sur les pratiques d’allumage et d’entretien. Aux ménages, le message est clair : privilégier un allumage par le haut, utiliser du bois sec, éviter les fonctionnements à allure réduite, et aérer régulièrement les pièces équipées.

Sinon, il y a toujours la possibilité de changer de mode de chauffage. Les pompes à chaleur, par exemple, utilisent la chaleur ambiante de l’air, du sol ou de l’eau ainsi que de l’électricité pour chauffer un logement, sans émettre de fumées.

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Comment obtenir la prime de 1000 € promise par EDF pour l’installation d’une pompe à chaleur ?

Pour célébrer ses 80 ans, l’électricien national va offrir 240 millions d’euros d’aides pour encourager à l’électrification. Une partie de cette enveloppe est attribuée aux ménages qui souhaitent remplacer leur chaudière au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur. Un chèque de 1000 € est promis, cumulable avec les subventions existantes, ce qui peut réduire à peau de chagrin les frais à avancer pour changer de mode de chauffage. Voici comment tenter de l’obtenir.

Quand on fête son anniversaire, on s’attend généralement à recevoir des cadeaux. Chez EDF, c’est visiblement l’inverse. À l’occasion de ses 80 ans d’existence, célébrés le 8 avril 2026, le géant français de l’électricité annonce le lancement d’une campagne exceptionnelle d’aides dotée d’un budget total de 240 millions d’euros. Ces subventions doivent inciter certains particuliers et professionnels à passer à l’électrique à travers trois volets. L’enveloppe a été coupée en trois parts égales.

Ainsi, 80 millions d’euros sont consacrés aux camions électriques. Les petites et moyennes entreprises bénéficieront de 15 000 € en moyenne pour la conversion d’un poids lourd diesel à l’électrique. En parallèle, EDF promet de déployer 180 bornes de recharge publiques dédiées à ces véhicules. 80 autres millions sont alloués à « l’accompagnement des projets d’installation de nouveaux consommateurs d’électricité sur le sol français ». Enfin, les 80 millions restants sont réservés aux ménages modestes, afin qu’ils remplacent leur chaudière au fioul ou gaz par une pompe à chaleur. Une prime de 1000 € cumulable avec les aides déjà présentes comme MaPrimeRénov’ et la prime CEE sera versée à 80 000 foyers.

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Une aide réservée aux foyers modestes

Pour y prétendre, il faut répondre à quelques critères d’éligibilité, et effectuer une demande sur le site jepassealelectrique.fr, spécialement créé pour la campagne d’EDF. Voici les exigences :

Faire partie des 80 000 dossiers acceptés sur la durée de l’opération (1 an).

Remplacer une chaudière à gaz ou au fioul par une pompe à chaleur air/eau ou eau/eau, dans un logement situé en France continentale.

Avoir un revenu fiscal de référence considéré comme « modeste » ou « très modeste » selon le barème ci-dessous, qui est identique à celui de MaPrimeRénov’.

Le barème de revenus imposé pour prétendre à l’aide exceptionnelle d’EDF sur l’installation d’une pompe à chaleur en remplacement d’une chaudière au fioul ou gaz.

Bénéficier de MaPrimeRénov’ et/ou du coup de pouce CEE. EDF indique appliquer les mêmes critères que MaPrimeRénov’ concernant le choix de l’appareil et de l’artisan, qui doit être agréé RGE.

Signer un devis après le 8 avril 2026 auprès d’un artisan RGE.

Faire réaliser les travaux avant le 31 décembre 2027.

Important : l’on peut prétendre à cette aide quel que soit son fournisseur d’électricité.

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Une pompe à chaleur livrée installée pour 4 000 € ?

En cumulant l’aide de MaPrimeRénov’ de 4 000 € maximum, le coup de pouce CEE de 4 000 € et l’aide EDF de 1 000 €, un foyer considéré comme « modeste » peut donc en théorie espérer un reste à charge entre 4 000 et 6 000 €, selon le devis de l’installateur et le type de pompe à chaleur choisi. Un montant dérisoire au regard du coût initial de ce genre d’opération, généralement autour de 15 000 €.

D’autant qu’il est possible de le régler par petites mensualités grâce à l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) qui peut s’étaler jusqu’à 20 ans. Le montant des remboursements mensuels peut se limiter à quelques dizaines d’euros, ce qui est extrêmement avantageux au regard des économies réalisées sur la facture d’énergie en passant à la pompe à chaleur.

Limiter l’aide aux foyers modestes risque de réduire son efficacité

EDF annonce une réduction de 40 % de la facture énergétique par rapport à un chauffage au fioul ou au gaz, dans le cas d’une maison moyennement isolée au tarif réglementé base. En réalité, l’économie peut même être supérieure en souscrivant à un contrat de fourniture d’électricité moins cher.

Si l’aide d’EDF est bienvenue, l’on peut toutefois regretter qu’elle ne soit adressée qu’aux foyers considérés comme « modestes » et « très modestes ». Ces foyers ne sont pas nécessairement propriétaires de leur logement et ne pourront donc pas changer de mode de chauffage. Ceux qui le sont n’ont peut-être pas suffisamment de trésorerie pour avancer de tels travaux avant versement des primes, qui peut être extrêmement long, ni même la capacité de régler le reste à charge.

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Émilie Piette est la nouvelle présidente du gestionnaire du réseau électrique français RTE

Dès le 7 avril 2026, Émilie Piette succèdera à Xavier Pechaczyk à la présidence du gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE. Cette polytechnicienne très proche de l’Élysée prendra ses fonctions pour le mandat restant jusqu’en août 2030.

Le 30 mars 2026, le conseil de surveillance de Réseau de transport d’électricité (RTE) a officialisé la nomination d’Émilie Piette à la tête du directoire de l’entreprise publique. Cette décision, confirmée par le ministère chargé de l’Énergie et la Commission de régulation de l’énergie (CRE), prend effet dès le 7 avril 2026 et s’étendra jusqu’à la fin du mandat le 31 août 2030. C’est la première fois qu’une femme est nommée à la tête de RTE depuis sa création, en 2000.

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Une polytechnicienne ayant œuvré pour plusieurs ministères

Âgée de 48 ans, Émilie Piette succède à Xavier Piechaczyk, ancien président du directoire depuis 2020 et récemment nommé président-directeur général du groupe RATP. Sa prise de fonction intervient après plusieurs années passées à la Présidence de la République, où elle a exercé en tant que secrétaire générale adjointe depuis 2023, en charge des pôles économie et environnement.

Diplômée de l’École polytechnique et de Télécom Paris, Émilie Piette est ingénieure générale des mines et possède 25 ans d’expérience dans la haute fonction publique et le secteur privé. Son parcours se distingue par des fonctions de cadre dirigeant dans différents ministères, dont les Affaires étrangères, l’Économie, le Logement et la Transition écologique.

Elle a occupé des postes clés tels que déléguée interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État, secrétaire générale des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, ainsi que directrice de production chez Bouygues Bâtiment Île-de-France. Elle est également chevalier de l’Ordre national du Mérite.

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EDF va fournir de l’électricité nucléaire à ce géant français du pétrole

L’énergéticien national a signé un contrat sur 12 ans pour la fourniture d’électricité bas-carbone aux sites de raffinage et de chimie de TotalEnergies en France. Ce partenariat couvrira 60 % des besoins électriques de ces usines.

Dans un communiqué, EDF annonce avoir scellé un accord avec TotalEnergies visant à garantir une électricité majoritairement nucléaire à faible impact carbone pour les sites industriels stratégiques du géant pétrolier en France. Ce contrat, qui débutera en 2028, permettra d’assurer à long terme un approvisionnement compétitif et stable pour ces installations.

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400 MW de puissance nucléaire réservée

Il s’agit d’un énième contrat d’allocation de production nucléaire (CAPN) signé par EDF avec de grands industriels. Le prix de l’électricité négocié n’a pas été dévoilé. Prévu pour durer 12 ans, ce partenariat garantit à TotalEnergies l’accès à une part dédiée de la puissance nucléaire d’EDF pour alimenter ses sites industriels de raffinage et de chimie.

La capacité allouée par EDF à TotalEnergies représente environ 400 MW, soit près de 60 % des besoins électriques estimés de ces sites. Cette mesure vise à sécuriser l’approvisionnement énergétique de ces industries très consommatrices, en assurant une électricité compétitive, mais aussi à bas carbone. Le CAPN permet aussi à EDF de mutualiser les risques liés à la variabilité de la production nucléaire, sans céder la responsabilité opérationnelle de ses centrales, qu’elle conserve intégralement.

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En pleine crise énergétique, Lidl casse les prix de l’électricité

Alors que les prix de l’essence et du diesel dépassent 2 euros le litre, le coût de la recharge des voitures électriques n’est pas affecté. Il va même baisser pour ceux qui font le plein sur les stations Lidl. L’enseigne de hard-discount annonce une réduction significative du prix de l’électricité sur ses bornes rapides jusqu’au 17 avril.

Est-ce un pied de nez pour les utilisateurs de véhicules thermiques ? Lidl, qui ne possède aucune station essence contrairement à la plupart de ses concurrents, lance une opération promotionnelle sur ses stations de recharge pour voitures électriques. En pleine crise énergétique, l’enseigne fait passer le prix du kilowattheure de 0,39 à 0,29 € sur toutes ses bornes, même rapides.

Dans les faits, c’est un alignement des prix de la recharge appliquée aux bornes rapides sur celui des bornes lentes, qui étaient déjà à 0,29 €/kWh. Une réduction de 25 % valable du 24 mars au 17 avril, uniquement pour les recharges lancées via l’application Lidl Plus, sans limitation de durée ni de quantité d’électricité.

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Un réseau de 1000 stations Lidl en France

Avec ce tarif promotionnel, Lidl se positionne temporairement comme le réseau de recharge rapide le moins cher de France. Seul Tesla fait mieux sur ses superchargeurs, la nuit seulement, avec un kilowattheure à 0,22 € (mais environ 0,40 € la journée). La tarification s’applique sur l’ensemble du réseau Lidl en France, qui compte plus de 5 500 points de charge répartis dans plus de 1 000 stations. Pour rappel, les stations Lidl comportent des bornes rapides DC jusqu’à 180 kW et des bornes lentes AC limitées à 22 kW.

Concrètement, cela ne changera rien pour les automobilistes se rechargeant habituellement sur les bornes AC 22 kW. Pour ceux qui se branchent sur les bornes rapides DC toutefois, l’économie réalisée est de l’ordre de 5 € par plein (50 kWh). Un utilisateur parcourant 400 km par semaine et se rechargeant exclusivement sur ces bornes économisera ainsi autour de 22 € sur la durée de l’opération.

Le geste sera certainement apprécié par les automobilistes roulant en électrique et ne disposant pas d’une solution de recharge à domicile. Rappelons que la recharge chez soi reste le moyen le moins coûteux de faire le plein d’une voiture électrique. En heures creuses, le prix du kilowattheure oscille actuellement entre 0,13 et 0,16 € chez la plupart des fournisseurs d’électricité.

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Méga batterie solaire de 250 kWh, eau chaude gratuite : 5 innovations chinées au salon Open Energies 2026

De la petite batterie de balcon à l’énorme système de stockage industriel en passant par le discret disjoncteur solaire et la tuile photovoltaïque, les salons sont l’occasion de jeter un oeil aux dernières innovations en matière de transition énergétique. Nous avons parcouru les allées d’Open Energies 2026 à Lyon, un rendez-vous bisannuel autour des énergies bas-carbone, et déniché quelques curiosités.

Une batterie solaire XXL pour les pros

Premier arrêt sur le stand de Technideal, un spécialiste des solutions solaires pour les professionnels. L’entreprise française y présentait un système de stockage industriel conçu par RCT Power qui ne passe pas inaperçu : une grosse armoire destinée aux installations de grande envergure, typiquement derrière une centrale solaire couvrant 700 m² de toiture. Le système embarque cinq modules de batteries LFP de 46 kWh chacun, pour une capacité totale atteignant 250 kWh.

Chaque batterie contient 52 cellules gérées individuellement, maintenues entre 20 et 25 °C grâce à un refroidissement liquide. En cas d’incendie, un système de détection et d’extinction intégré promet d’intervenir en moins de cinq secondes. Un cas d’usage particulièrement mis en avant : le couplage avec des bornes de recharge de véhicules électriques, permettant de ne puiser l’énergie réseau qu’en heures creuses.

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Une batterie résidentielle ultra-fine chez Anker

Avec son design particulièrement fin (15 cm d’épaisseur), la batterie résidentielle Anker Solix X1 a accroché notre regard. Ce système tout-en-un intègre onduleur et batteries dans un boîtier compact, disponible en version monophasée (jusqu’à 6 kW) ou triphasée (jusqu’à 12 kW). Originalité notable : il supporte un surdimensionnement à 200 %, permettant de connecter 12 kW de panneaux sur un onduleur de 6 kW, la moitié de la production alimentant directement la maison, l’autre chargeant les batteries en courant continu. La capacité de stockage est personnalisable de 5 à 180 kWh.

L’ensemble peut communiquer en wifi avec d’autres équipements pour optimiser l’autoconsommation, comme une wallbox de recharge pour véhicule électrique. Le système de gestion intégrerait une intelligence artificielle qui croiserait les données météo, la tarification dynamique et les habitudes du foyer pour gérer les flux d’énergie. Le retour sur investissement est annoncé autour de trois ans. Pour les particuliers souhaitant installer eux-mêmes leur batterie sans intervention d’un professionnel, Anker propose également une version plug-and-play de 2,7 kWh (extensible par modules), raccordable directement sur une prise domestique.

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Bluetti se lance dans les batteries industrielles

Parmi les innombrables marques chinoises, Bluetti présentait son modèle de batterie résidentielle dotée de l’onduleur EP2000 (14 kWh dans la configuration exposée, extensible à 51 kWh), commercialisé entre 8 000 et 9 000 euros. Mais la vraie nouveauté présentée en première européenne à Lyon, c’est leur armoire de stockage industriel : 125 kW de puissance en sortie, 257 kWh de stockage, refroidissement liquide, une excursion dans le domaine des batteries XXL pour ce fabricant originellement concentré sur les solutions destinées aux particuliers.

Une tuile solaire chinoise pour casser les prix ?

Jackery, autre fabricant chinois, n’est pas seulement venu présenter sa batterie solaire plug and play SolarVault 3. La marque dévoilait aussi sa tuile photovoltaïque, imitant la tuile provençale, dotée de sorties MC4 compatibles avec n’importe quel onduleur ou batterie. Un produit de niche qui devrait être commercialisé via un réseau d’installateurs professionnels, dont les prix et la date de disponibilité exacte en France restent encore à confirmer.

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De l’eau chaude gratuite avec le délesteur solaire d’Ecojoko

Au-delà des batteries, l’innovation la plus surprenante du salon venait probablement d’un petit acteur français : Ecojoko. La start-up, déjà connue pour son assistant de suivi de consommation installé chez plus de 90 000 clients, lançait en janvier 2026 un contacteur connecté de conception très simple. Le principe : piloter automatiquement le chauffe-eau en fonction des surplus solaires, des heures creuses et des habitudes du foyer.

Car un ballon de 300 litres peut stocker l’équivalent de 10 kWh d’énergie thermique, une « batterie gratuite », selon Laurent Bernard, cofondateur d’Ecojoko. Son prix est toutefois élevé : entre 400 à 600 euros posés par un installateur partenaire. Mais le dispositif permettrait de gagner 30 points d’autoconsommation. Sur la durée de vie d’une installation solaire, le gain estimé dépasserait 16 000 euros, de quoi presque doubler la rentabilité d’un projet photovoltaïque classique, d’après la marque.

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Cette tuile solaire chinoise arrive en France et pourrait anéantir Tesla

Les toits solaires sont rarissimes en Europe. La faute, notamment, à une faible concurrence et donc des prix élevés. L’arrivée sur le marché d’un nouvel acteur chinois assez réputé pourrait changer la donne. Connu pour ses kits et batteries solaires, Jackery s’apprête à lancer des tuiles photovoltaïques à des tarifs a priori cassés, comparé au célèbre toit solaire Tesla.

Fin de partie pour le Tesla Solar Roof ? Alors qu’il n’est toujours pas commercialisé en Europe malgré presque une décennie d’attente, le toit solaire de la marque américaine pourrait ne jamais y débarquer. La cause ? Son prix particulièrement élevé, incapable de rivaliser avec une concurrence chinoise émergente et trépidant à l’idée de conquérir le Vieux Continent. Jackery, l’un de ces fabricants chinois qui propose déjà des panneaux solaires et batteries un peu partout dans le monde, devrait commercialiser sa tuile solaire Solar Saga en Europe « courant 2026 », nous a confié un représentant présent sur le salon Open Energies de Lyon.

Deux fois moins cher que Tesla

S’il n’a pas pu avancer de tarif, une toiture solaire de Jackery devrait coûter à minima deux fois moins cher que le Tesla Solar Roof, voire davantage sur les très grandes installations. La marque, qui a dévoilé sa tuile solaire début 2025, présentait un exemplaire sur le salon lyonnais. Nous avons pu y jeter un œil. Il s’agit d’une tuile photovoltaïque d’aspect totalement lisse et plutôt basique, très éloignée de l’Invisible Solar du fabricant italien Dyaqua, qui imite parfaitement la tuile en terre cuite, de la Generon, du fabricant hongrois Terran, ou encore de la Solaris du suisse Freesuns. Toutefois, si la différence esthétique est frappante de près, elle l’est moins de loin, et l’argument du prix devrait primer au moment de signer un devis pour une toiture photovoltaïque.

La tuile solaire Jackery devrait également se distinguer par son rendement annoncé de 25 %, qui est déjà très élevé pour un panneau solaire classique, et donc inouï pour un tel produit. Un module, qui remplace trois tuiles traditionnelles, mesure 72 cm de large et 43 cm de long pour 3,5 cm d’épaisseur. Sa masse par mètre carré est de 16,8 kg, contre habituellement 40 kg/m² pour des tuiles en terre cuite.

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De 38 à 48 Wc par module, selon la couleur

Équipé de connecteurs MC4 classiques, un module peut délivrer jusqu’à 48 Wc en teinte obsidienne (noir) et 38 Wc en teinte terracotta. Sa tension étant très faible (4,5 V), il doit être branché en série au sein d’une installation ne dépassant pas 1000 V. La résistance à la grêle est de niveau 3 sur 4 (norme américaine ANSI-FM4473), correspondant à la chute d’une boule d’acier de 4,5 cm de diamètre à 5,2 m de hauteur. Voici toutes les caractéristiques techniques communiquées par Jackery :

Caractéristique Obsidienne Terre cuite
Puissance nominale (W) 45 W 38 W
Tension circuit ouvert (V) 5,48
Tension à puissance maximale (V) 4,53 V ± 5 %
Intensité de court-circuit (A) 10,36 9,14
Intensité maximale (A) 9,93 A ± 5 % 8,38 A ± 5 %
Efficacité de conversion ≥ 25 %
Courant maximal du fusible (A) 20
Tension maximale du système (V) 1000
Dimensions 720 mm × 430 mm × 35 mm
Poids net 4,5 kg (tuile unique) / 16,8 kg (m²)
Certification IEC61215/IEC61730
Indice de résistance au feu UL790 Classe C
Indice d’étanchéité à la pluie TAS100
Indice de résistance au vent Classe F
Indice d’étanchéité IP68
Indice de résistance à la grêle ANSI-FM4473 : Classe 3
Température de fonctionnement  -40 °C à 85 °C
Pente de toit 10° à 60°

Il reste encore à connaître le tarif exact en France de la tuile solaire Solar Saga de Jackery. Selon un représentant de la marque, elle ne devrait être commercialisée qu’à travers un réseau d’installateurs partenaires. Dommage, sa facilité de montage a de quoi séduire les plus bricoleurs, qui pourraient équiper un carport, abri de jardin, cabane ou toute autre structure légère sans faire appel à un professionnel.

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760 W : voici le panneau solaire le plus puissant du monde en 2026

Le fabricant chinois Trinasolar a présenté cinq nouveaux modules photovoltaïques particulièrement performants. Une gamme de panneaux qui atteint jusqu’à 760 Wc de puissance – du jamais vu – avec des rendements de 24,8%.

Trinasolar a dévoilé sa nouvelle gamme de panneaux solaires lors du salon Key Energy Expo à Rimini, en Italie. Ces cinq modules intègrent tous la technologie n-type i-TOPCon Ultra et se répartissent en deux gammes, l’une conçue pour les petites installations résidentielles et commerciales, l’autre réservée aux grandes centrales solaires. Ils se distinguent notamment par leur puissance et leur rendement élevés.

La première gamme de la série Vertex S+ G3 comprend trois modules spécialement conçus pour les installations résidentielles et commerciales sur toiture. Le modèle standard NEG9RP.28Z délivre une puissance de 485 Wc avec un rendement exceptionnel de 24,3 %. Sa dégradation annuelle se limite à seulement 0,35 %, garantissant une production stable dans le temps, selon le fabricant.

Adressé aux toitures résidentielles, le modèle Full Black NEG9R.25Z mise sur l’esthétique avec sa finition entièrement noire. Il atteint une puissance de 480 Wc pour un rendement de 24 %. Le troisième module, baptisé Shield NED9R.28Z, se distingue par sa résistance mécanique renforcée. Spécialement conçu pour résister à la grêle, il conserve une puissance de 485 Wc tout en offrant une protection supplémentaire aux installations très exposées à ce risque.

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Un panneau géant de 760 Wc pour les grandes centrales solaires

Pour les centrales photovoltaïques et toitures industrielles, Trinasolar propose deux modules de grande puissance. Le NEG21C.20Q établit un nouveau record avec ses 760 Wc de puissance maximale et un rendement de 24,5 %. Le précédent record était détenu par le panneau iPower7 de Akcome, qui développait 730 Wc.

Un poil plus modeste, le NEG19RC.20Q développe quant à lui 670 Wc avec un rendement légèrement supérieur de 24,8 %. Optimisé pour les suiveurs solaires, il conserve une compatibilité avec les installations existantes, selon son fabricant chinois. Ces deux panneaux bénéficient d’une garantie de performance de 30 ans, supérieure aux versions domestiques qui sont garanties sur 25 ans.

Avec une commercialisation prévue en Europe au second semestre 2026, ces nouveaux modules positionnent Trinasolar dans la course aux hautes performances. Reste à évaluer leur impact réel sur les coûts d’installation et leur adoption par le marché européen.

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Le réseau de recharge Ionity commence à protéger ses câbles contre les vols de cuivre

Avec la hausse du cours du cuivre, les vols de câbles sur les bornes de recharge pour véhicules électriques se sont multipliés. Pour parer à ces larcins particulièrement coûteux, certains opérateurs commencent à s’équiper. Le réseau de recharge Ionity aurait ainsi protégé les câbles d’une station sur l’autoroute A8. Une première.

Nous interrogions il y a quelques mois un opérateur français de bornes de recharge victime d’un vol de câbles. Celui-ci dénonçait un préjudice de 5 000 € « pour des câbles qui en valent 100 à la revente » sur l’une de ses bornes. Sur les réseaux sociaux, les signalements de points de charge ayant vu leurs câbles dérobés se sont significativement multipliés depuis que le cours du cuivre s’est envolé. Un larcin particulièrement rentable pour les voleurs : les câbles sont faciles d’accès, contiennent beaucoup de cuivre et ils peuvent être découpés en quelques dizaines de secondes avec un faible risque d’électrocution.

Une gaine projetant un fluide sous pression lorsqu’elle est coupée

Si les opérateurs dénonçaient un manque de systèmes éprouvés pour protéger leurs câbles, il semble que Ionity, l’un des plus grands réseaux de recharge rapide en Europe, commence à déployer une solution. L’ex-président de la Fédération française des association d’utilisateurs de véhicules électriques (FFAUVE) affirme avoir observé une gaine textile entourant les câbles de la station Ionity de Rousset (Var) sur l’autoroute A8. « Selon la personne interrogée hier et travaillant à la caisse sur la station AVIA, une razzia de câbles avait eu lieu il y a quelques semaines et pour l’anecdote, seule une borne avait été épargnée, sans doute par manque de temps, très à la marge, des voleurs » explique Stéphane Semeriva sur son compte LinkedIn.

Le système retenu par Ionity sur l’aire de Rousset est à priori le CableGuard de Kempower. Il consiste en une gaine contenant un liquide de traçage sous pression, libéré lorsqu’elle est découpée. Le câble pourrait également être équipé d’une puce de suivi par GPS et d’une alarme. Reste à voir s’il dissuadera réellement les voleurs de faire main basse sur les câbles des stations de recharge rapide.

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Hydrolien : ce projet français salue l’inscription de la filière dans la nouvelle PPE

La filière hydrolienne française va peut-être retrouver des couleurs. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), publiée le 12 février inscrit officiellement un appel d’offres de 250 MW pour l’hydrolien, à attribuer d’ici 2030. Une annonce félicitée par les partenaires du projet FloWatt, qui doit immerger 16 hydroliennes au Raz Blanchard, en Normandie.

Pour la filière des énergies marines renouvelables, l’inscription de ce modeste appel d’offres à la PPE3 est une bouffée d’air frais. Un soulagement exprimé notamment par les acteurs du projet FloWatt, qui prévoit d’installer 17 MW de puissance au Raz Blanchard (Manche), à travers 16 hydroliennes fabriquées par HydroQuest. Thomas Jalquier, son président, salue « une avancée capitale pour la filière et un signal positif envoyé aux investisseurs et industriels ». « Avec 250 MW alloués, nous pouvons poursuivre notre trajectoire de déploiement à la fois compétitive et créatrice d’emplois », explique-t-il par communiqué.

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De l’hydrolien à 160 € le mégawattheure

Le chantier du projet FloWatt, première ferme hydrolienne de grande puissance développée en France, doit démarrer courant 2026 pour une mise en service prévue fin 2028. Le prix de vente plafond de sa production électrique est fixé à 160 €/MWh (base 2024). Au Raz Blanchard, la ferme bénéficiera d’un des courants marins les plus puissants d’Europe. Ainsi, l’installation produira chaque année l’équivalent de la consommation électrique de 20 000 habitants, selon ses concepteurs. Le bouclage financier du projet est attendu en 2026. FloWatt deviendrait alors la ferme hydrolienne la plus puissante jamais déployée dans le monde.

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L’assistant Ecojoko est à -50 % avec ce programme spécial

Plutôt coûteux à l’achat, le système de suivi de la consommation électrique domestique Ecojoko est accessible à moindres frais dans certaines conditions, grâce aux certificats d’économies d’énergie (CEE). Le boîtier se retrouve à moins de 100 euros.

Nous l’avions testé il y a quelques années. Ecojoko a connu quelques évolutions depuis. Composée d’un cadran, d’une application smartphone et d’une clé à brancher sur son compteur Linky, cette solution de suivi de la consommation électrique est désormais éligible à un financement par les certificats d’économies d’énergie (CEE). Ainsi, les foyers éligibles peuvent l’acheter à un tarif réduit de 50 % via le programme Watt Watchers. Son prix passe ainsi de 199 à 99,50 euros après aides.

Pour bénéficier de ce prix, le foyer doit maintenir son boîtier en fonctionnement pendant un an et accepter le partage de ses données de consommation « dans le cadre de l’amélioration du programme Watt Watchers », explique Ecojoko. Deux critères techniques sont également requis : être raccordé au réseau Enedis et disposer d’un compteur Linky situé à moins de cinquante mètres du logement.

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De nouvelles fonctionnalités

Au-delà de cette offre, la marque annonce plusieurs évolutions du produit. L’assistant affiche désormais une jauge des tarifs en temps réel, avec une indication des plages d’heures pleines et d’heures creuses ainsi que la couleur du jour pour les abonnés à l’option Tempo du tarif réglementé (tarif bleu EDF). Toutefois, il n’intègre toujours pas la tarification dynamique, proposée par quelques rares fournisseurs.

Le boîtier lui-même a été revu dans sa conception, avec des composants révisés qui le rendraient « plus réactif » et plus durable. Pour les foyers équipés de panneaux solaires, une fonctionnalité en bêta-test permet de contourner une limitation du compteur Linky : l’affichage du surplus de production photovoltaïque est désormais possible sans contrat de vente de ce surplus, via le dispositif ERL (la clé branchée sur le compteur Linky). Cette avancée est réservée aux assistants dont le numéro de série contient les lettres MAK, précise Ecojoko.

Enfin, depuis décembre 2025, Ecojoko annonce commercialiser auprès des installateurs solaires un contacteur intelligent pour chauffe-eau. Couplé à l’assistant ecojoko, cet équipement optimiserait la chauffe du ballon en croisant les données de surplus de production, les prévisions météorologiques et les tarifs électriques en vigueur. Cela permettrait de minimiser la facture énergétique du chauffe-eau.

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Aides à la rénovation énergétique : MaPrimeRénov’ officiellement rouverte

Suspendu depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le dispositif national d’aides dédiées à la transition énergétique MaPrimeRénov’ a rouvert ses portes le 23 février, avec quelques modifications.

Que ce soit pour isoler son logement ou remplacer son vieux système de chauffage et de production d’eau chaude par un mode plus écologique, MaPrimeRénov’ est une aide cruciale. Elle octroie aux ménages des subventions dont les montants peuvent être très élevés selon le niveau de revenus du demandeur. Suspendu depuis plusieurs mois, le dispositif est officiellement relancé le 23 février. Avec une grande nouveauté : désormais, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est obligatoire avant tout dépôt de demande d’aide dans le cadre du parcours rénovation d’ampleur.

Ce dernier, qui permet de financer un ensemble de travaux visant un gain d’au moins deux classes énergétiques, est à présent réservé aux logements classés E, F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE). Le parcours par geste, destiné à financer des travaux isolés comme l’installation d’un chauffage décarboné ou d’un chauffe-eau écologique, rouvre quant à lui pour les ménages intermédiaires, modestes et très modestes. Il exclut toutefois deux types de travaux qui en étaient jusqu’ici éligibles : l’isolation des murs et l’installation de chaudières à biomasse.

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Les parties communes et copropriétés toujours éligibles

Le dispositif conserve par ailleurs son troisième volet, dédié à la rénovation des parties communes en copropriété. Les modalités de dépôt restent inchangées : les demandes s’effectuent toujours en ligne sur le site officiel maprimerenov.gouv.fr.

Depuis son lancement en 2020, MaPrimeRénov’ affirme avoir accompagné plus de 2,5 millions de ménages. Parmi eux, près de 350 000 ont engagé une rénovation d’ampleur, ce qui leur aurait permis de diviser par deux la consommation énergétique de leur logement, en moyenne.

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Fossibot lance une nouvelle batterie solaire modulaire, la FBP1200

Le fabricant chinois de batteries Fossibot annonce le lancement du FBP1200, un système de stockage d’énergie solaire destiné aux foyers européens. Une batterie modulaire plug & play présentée comme adaptée aux spécificités de nos réseaux électriques.

L’offre de batteries solaires domestiques continue de s’étoffer en Europe, avec l’arrivée d’un énième modèle conçu par une firme chinoise : la Fossibot FBP1200. Ce système de stockage est équipé de quatre entrées photovoltaïques supportant jusqu’à 2 000 W de puissance. Sa capacité de stockage est totalement modulaire. La base FBP1200 dispose de 1,95 kWh de cellules LiFePo4, mais peut empiler jusqu’à quatre modules d’extension de 1,95 kWh chacun (soit 9,75 kWh au total pour une colonne complète). Plusieurs colonnes peuvent être ajoutées au sein d’un même système jusqu’à un maximum de 39,1 kWh.

L’appareil intègre un onduleur bidirectionnel, des ports USB-C et USB-A, ainsi qu’une sortie AC hors réseau, lui permettant de fonctionner comme centrale portable ou système de secours en cas de coupure (via les ports dédiés uniquement). La puissance de sortie AC est plafonnée à 1200 W dans tous les cas, connexion par prise oblige. Certifié IP65, il serait opérationnel jusqu’à −20 °C grâce à un système de chauffage interne.

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Un gestionnaire de charges intelligent

Le système est notamment conçu pour tirer parti des prix négatifs du réseau, un phénomène croissant sur les marchés européens : lorsque ces prix (hors taxes) passent en dessous de zéro, le FBP1200 se recharge à pleine capacité. En période de faible ensoleillement, il peut également se recharger lors des heures creuses pour se décharger pendant les pics tarifaires. Par ailleurs, la batterie analyserait en continu les habitudes de consommation, les prévisions météorologiques et les prix de l’électricité en temps réel, afin de planifier automatiquement les cycles de charge et de décharge au moment le plus avantageux économiquement.

La Fossibot FBP1200 est commercialisée au prix catalogue de 699 € sans ses extensions ni l’indispensable compteur connecté (vendu séparément à 119 €). Toutefois, elle est en promotion actuellement sur le site du fabricant à 589 €. Comptez 2 589 € pour un système complet composé de la FBP1200, 4 extensions et le compteur connecté.

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Octopus Energy va piloter à distance les ballons d’eau chaude

Le fournisseur d’énergie Octopus Energy France annonce le lancement d’un service gratuit de pilotage à distance des ballons d’eau chaude, sans installation de matériel supplémentaire. Le dispositif s’appuie sur les fonctionnalités du compteur Linky pour optimiser les heures de chauffe en fonction des prix de l’électricité et du taux d’énergie bas-carbone sur le réseau.

Deuxième poste de dépense électrique dans un logement, le ballon d’eau chaude représente une part importante de la consommation d’un foyer, généralement autour de 20 %. Commander son fonctionnement est donc indispensable pour réaliser des économies. Si la plupart des foyers sont équipés d’un contacteur activant automatiquement le cumulus durant les heures creuses, d’autres solutions plus évoluées promettent un pilotage plus avancé.

Par exemple, le fournisseur d’énergie Octopus vient de lancer un système capable de démarrer et arrêter les ballons d’eau chaude en fonction du prix de l’électricité sur les marchés et de son intensité carbone. La marque ne précise pas le fonctionnement exact de ce service, mentionnant simplement l’utilisation des « fonctionnalités du compteur Linky ». Son activation ne nécessiterait aucune modification de l’installation électrique.

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Quelques dizaines d’euros cagnottés chaque année

Proposé gratuitement, ce service permettrait une économie moyenne de 33 € annuels par foyer. Les économies réalisées seraient reversées mensuellement sur la cagnotte personnelle des clients ayant souscrit à l’option, promet Octopus. Le calcul n’est pas détaillé et peut sembler abstrait pour les occupants d’un logement équipé d’un chauffe-eau chargeant déjà en heures creuses, donc au tarif le moins cher de leur contrat.

Les avantages du pilotage intelligent des cumulus paraissent principalement au bénéfice du réseau électrique et du fournisseur. Octopus explique que potentiel d’effacement de la consommation s’élèverait à 780 mégawatts (MW) en hiver à l’heure de pointe. En été, ce sont 23 gigawattheures (GWh) qui pourraient être valorisés en activant les ballons d’eau chaude à midi, lors du pic de production solaire. Le service s’inscrit dans le cadre de la réforme du système heures pleines / heures creuses engagée par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) et Enedis fin 2025, précise Octopus.

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Cette batterie domestique française est fabriquée avec des cellules au lithium de seconde vie

La jeune start-up française Revolty va commercialiser, dès l’automne 2026, une batterie domestique fabriquée en France à partir de cellules au lithium de seconde vie d’origine européenne. Elle vient de réaliser une levée de fonds d’un million d’euros pour accompagner son lancement.

Parviendra-t-elle à peser face aux batteries asiatiques à prix bradés ? L’avenir nous le dira. Quoi qu’il en soit, le défi qu’entend relever Revolty est très ambitieux. La jeune entreprise française se lance dans un marché concurrentiel et monopolisé par une multitude d’acteurs chinois très dynamiques, celui de la batterie domestique. Pour se démarquer, elle va commercialiser un premier produit à la philosophie bien différente : une batterie fabriquée dans le sud de la France, composée de cellules reconditionnées d’origine européenne.

Le potentiel est bien présent. Pas moins de 830 000 foyers français disposent de panneaux photovoltaïques sur leurs toits, et ils ont désormais tout intérêt à autoconsommer un maximum de leur production. Les tarifs de vente auprès d’EDF sont en effet devenus insignifiants. Sans optimisation de l’autoconsommation, environ deux tiers de la production solaire est écoulée dans le réseau public, sans aucun bénéfice pour le propriétaire de la centrale. La batterie domestique est l’une des solutions permettant d’atteindre un taux d’autoconsommation de 100 %, puisqu’elle stocke la totalité de la production solaire pour l’injecter selon les besoins du foyer en temps réel.

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Une batterie plus écologique ?

En valorisant un « gisement industriel local » de cellules usagées plutôt qu’en achetant des cellules neuves, Revolty promet une batterie à l’empreinte carbone nettement inférieure. « Nous nous approvisionnons en direct auprès de fournisseurs de batteries et d’acteurs de collecte de batteries en fin de vie via des partenariats spécifiques » détaille Mathilde Janicot, la co-fondatrice de Revolty. La marque espère ainsi éviter le rejet de 30 000 tonnes de CO2 annuellement d’ici 2030, sans préciser son calcul. La première batterie Revolty sera commercialisée à l’automne 2026 et peut déjà être précommandée contre un acompte de 200 euros. Son prix définitif n’est pas encore fixé et sera révélé lors de la commercialisation.

Selon la start-up, le carnet de commandes se chiffrerait à 2 millions d’euros grâce aux engagements d’une vingtaine d’installateurs solaires partenaires. Trois prototypes seraient déjà en service chez des particuliers. Revolty prévoit d’équiper plusieurs centaines de foyers dès 2027.

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Cette ombrière photovoltaïque géante installée dans une station de ski n’a pas supporté la neige

Si les chutes de neige abondantes de ces dernières semaines font le bonheur des skieurs, elles donnent des sueurs aux opérateurs de centrales photovoltaïques en montagne. Dans la station de Superdévoluy (Hautes-Alpes), une vaste ombrière solaire n’a pu résister au poids des flocons et s’est brutalement effondrée sur le parking qu’elle recouvrait.

Lundi 16 février, en fin de journée, une ombrière photovoltaïque de 220 m de long et large de 10 m s’est effondrée sur un parking de la station de ski de Superdévoluy, dans les Hautes-Alpes, à 1500 m d’altitude. La centrale mise en service en 2017 déployait 8 767 m² de panneaux solaires à travers trois rangées, pour une puissance cumulée de 1,7 MWc. Les supports de l’une des rangées se sont littéralement pliés, basculant les panneaux à la verticale et déversant soudainement une couche de neige tassée de près d’un mètre d’épaisseur sur la voie publique.

Des recherches dignes d’une avalanche

D’importants moyens de secours ont été déployés pour retrouver d’éventuelles personnes ensevelies. Au total, 25 sapeurs-pompiers, cinq équipes cynophiles, dix véhicules de secours ainsi que plusieurs unités de gendarmerie ont été mobilisés pendant trois heures, dont des militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) accompagnés d’un chien spécialisé et d’un hélicoptère. Vingt pisteurs secouristes de la station et les services techniques de la mairie ont également prêté main-forte, mais aucune victime n’a heureusement été constatée.

L’origine de l’effondrement demeure indéterminée et fera l’objet d’investigations complémentaires. Outre les importantes chutes de neige, des rafales de vent balayaient la station au moment de l’incident.

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