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CPU-Z dupé par Chuwi, revient avec un correctif technique

CPU-Z passe à la version 2.19. Cet outil de diagnostic fait le point sur l’équipement de votre matériel et s’intéresse surtout au processeur embarqué avant de décliner son expertise autour de la carte mère, de la mémoire vive et du chipset graphique. Proposant dans un second temps un outil d’analyse et de validation.

CPU-Z a été percuté de plein fouet par l’affaire des faux processeurs Ryzen qui ont réussi à le berner. Faisant sans problème passer les puces Ryzen 5 5500U pour des Ryzen 5 7430U d’une autre génération. L’outile n’y voyait que du feu.

Chaque puce s’identifie avec un PNS, bienvenue dans le monde des acronymes, pour Processor Name String. Ce PNS indique au système quelle puce est à son bord. Le BIOS va lire ce PNS au travers d’un protocole d’AMD appelé MSR pour Model Specific Registers. Mais le BIOS peut sans difficulté retranscrire ensuite la référence qu’il veut au système jouant ici le rôle de traducteur. et un traducteur peut être fort peu scrupuleux si on lui graisse la patte. 

CPU-Z 2.18 lit "Ryzen 7 7430U" sur le ChuwiBook Plus.

CPU-Z 2.18 lit « Ryzen 7 7430U » sur le ChuwiBook Plus.

Sur les machines de Chuwi, le BIOS allait donc lire le PNS du processeur, qu’il s’agissait d’un Ryzen 5 5500U mais traduisait ensuite volontairement au système que la puce était un Ryzen 7 7430U de génération plus récente. CPU-Z, comme le reste du système, lisait les informations en provenance du BIOS, comptant sur la bonne foi du fabricant. Le fait que la majorité des autres informations relevées d’une génération à l’autre soient identiques renforçait ensuite la crédibilité de l’échange.

Il fallait se pencher sur certains détails comme la fréquence d’horloge du processeur, la quantité de mémoire cache L3 pour déceler des erreurs. C’ert là que le problème réside d’ailleurs. Comme la foule de processeurs en activité est énorme, même selon la préfecture, il est impossible de connaitre sur le  bout des doigts l’ensemble des chiffres qui les caractérisent. Du coup, le serpent se mord la queue : les spécialistes font justement appel à CPU-Z pour vérifier quelle puce est à bord de chaque machine…

Ce maquillage prouve au passage la volonté très claire des constructeurs de matériel et des développeurs de BIOS de faire passer une puce pour une autre. Cela ne peut pas être une erreur ou une coïncidence, pas plus qu’un changement de puce dans la chaine d’approvisionnement. Le maquillage du BIOS pour tromper les outils de diagnostic procède d’une volonté claire de tromper le client final.

CPU-Z 2.19 affiche désormais deux puces distinctes sur le Ninkear A15 Pro qui semble touché par le même problème.

CPU-Z 2.19 affiche désormais deux puces distinctes sur le Ninkear A15 Pro qui semble touché par le même problème.

CPU-Z passe à la version 2.19 et ne se laisse plus tromper

Piquées au vif, les équipes de développeurs de CPU-Z ont donc changé leur fusil d’épaule. Si le logiciel continue de lire les informations données par le BIOS directement, ils vont au passage également vérifier quelle puce est embarquée en allant lui réclamer son identification par le PNS. Faisant ainsi apparaitre sur l’interface le nom de la puce tel que signalé par chacune des sources.

Sur la capture ci-dessus, deux processeurs sont donc identifiés. En haut le Ryzen 5 5500U est correctement remonté directement par l’interrogation de la puce elle-même. En dessous c’est le processeur signalé par le BIOS qui est affiché. Les deux valeurs sont contradictoires, celle du haut n’est pas falsifiable.

Chuwi indiquait donc que les personnes ayant une des machines concernées par ces faux Ryzen pouvaient les contacter pour se faire rembourser. Un des soucis était qu’il fallait d’abord authentifier si celle-ci posait problème ou non. Or, en l’absence d’outil logiciel, cette identification passait par l’ouverture des machines et le démontage des systèmes de refroidissement. Une opération très rafraichissante en effet, la majorité des propriétaires de Chuwi étant refroidis par cette première étape. Désormais il sera possible de contrôler son processeur directement avec CPU-Z en téléchargeant la version 2.19 sur leur site.

Tableau d'identification des processeurs fourni par AMD en 2022 pour la sortie des Zen3

Tableau d’identification des processeurs fourni par AMD en 2022 pour la sortie des Zen3

Le Ryzen 5 7430U reste un « drôle » de processeur

Je voudrais d’ailleurs mettre l’accent sur un élément que j’avais identifié lors de la présentation du Chuwi Ubox 7430U également dans la tourmente. AMD a fait un drôle de choix en créant le Ryzen 5 7430U car cela va à l’encontre de ses propres éléments d’identification et de référence. L’image ci-dessus montre comment sont construites les références des processeurs AMD. Chaque chiffre correspond à une référence précise et permet d’identifier « facilement » les puces.

Le Ryzen 7430U est donc, si on lit le code ci-dessus, une aberration. En analysant ce code dans le désordre. Le premier chiffre nous indique une puce de 2023, année des « 7 ». Il est construit avec des cœurs Zen 3 comme l’indique le 3 de son « architecture ». Le « 0 » indique la révision de la puce. Les Zen3, par exemple, sont des « 0 » et les Zen3+ qui sont des versions révisées et améliorées des mêmes cœurs sont des « 5 ». Ce dernier chiffre permet de différencier les versions révisées des puces.

Reste le chiffre 4, le second de la liste. Celui-ci indique qu’un Ryzen 5 7430U est censé être en réalité un Ryzen 3. Et pourtant AMD l’a classé comme un Ryzen 5. Un choix qui m’avait étonné à l’époque et qui pose aujourd’hui problème. Le Ryzen 5 7430U aurait dû, en toute logique et en suivant les éléments indiqués par AMD lui-même, être un Ryzen 3. Est-ce qu’AMD a choisi de le changer de catégorie pour des histoires de marketing ? Est-ce que les ingénieurs de la marque, s’apercevant des bonnes performances de la puce, ont décidé de lui faire sauter une classe ? Si un Ryzen 3 avait montré des performances trop élevées, cela aurait pu être problématique pour le reste des processeurs de la marque ?

Il n’est pas impossible que des constructeurs se soient engouffrés dans cette brèche en repérant que ce processeur spécifique, avec son nom qui ne correspond pas à son état, soit une cible idéale pour brouiller les pistes. Je ne sais pas si un seul constructeur aurait eu envie de glisser un Ryzen 3 7430U à la place d’un Ryzen 5 5500U dans une machine. Peut-être que la volonté d’AMD d’outrepasser ses propres règles a donné des idées à certains.

Source : Notebookcheck que l’on peut applaudir pour son investissement dans cette affaire.

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

CPU-Z dupé par Chuwi, revient avec un correctif technique © MiniMachines.net. 2026

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Chuwigate : AMD communique sur l’affaire des « faux » Ryzen

Le 6 mars dernier débutait le Chuwigate :  nous apprenions qu’un ordinateur Chuwi Corebook X annoncé sous processeur AMD Ryzen 5 7430U était en fait livré avec un Ryzen 5 5500U plus ancien et moins rapide. Le BIOS de la machine avait, semble t-il, été maquillé pour indiquer la présence d’une autre puce. Quelques jours plus tard, c’était au tour du Chuwi Corebook Plus de subir le même examen et d’être également disqualifié pour le même motif.

Chuwigate

Ce Chuwigate a fait beaucoup de bruit et la marque semble avoir demandé à différents sites de retirer ces informations de leurs pages. Aujourd’hui, c’est au tour d’AMD de faire un premier point sur la situation. AMD communique ainsi :

« Nous avons récemment appris que CHUWI avait frauduleusement indiqué un produit AMD Ryzen 5 5500U comme un Ryzen 5 7430U sans autorisation. AMD n’a en aucun cas autorisé ou validé ce type de comportement. Pas plus qu’il n’a pris part dans l’étiquetage ou la décision promotionnelle de ce type de communication. AMD est totalement étranger à ce problème.

AMD a des règles strictes et claires concernant l’usage, l’appellation et l’étiquetage de ses différents produits. Une utilisation non autorisée de ses appellations et l’usage de fausse étiquettes pouvant provoquer des perturbations dans le fonctionnement normal du marché tout en trompant le consommateur.

Nous avons toujours attaché une grande importance à la transparence et à l’authenticité des informations produit. Et nous sommes déterminés a protéger un marché équitable et juste ainsi qu’a protéger les droits et intérêts des utilisateurs. Notre société a pris ce problème très au sérieux et se réserve le droit de toute action en justice contre les parties concernées.« 

 

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le Chuwigate pose de multiples problèmes

J’enquête en ce moment sur cette affaire et Chuwi doit m’envoyer une communication officielle sur celle-ci. D’apres plusieurs sources locales, le fabricant de Chuwi pour sa gamme de portables est un industriel indépendant qui agit pour de nombreuses autres marques Chinoises. Il propose des designs que l’on va retrouver chez d’autres fabricants et se charge des opérations de A à Z. Cela ne concerne pas tout le catalogue de la marque et certaines de ses machines portables sont fabriquées par d’autres acteurs. Ses MiniPC sont issus d’autres sources.

La grande question est donc de savoir si Chuwi a bien été au cœur de la pratique consistant à maquiller un processeur pour un autre ou si la marque a été elle même flouée par un fabricant peu scrupuleux. Entendons nous bien, qu’ils aient ou non été les commanditaires de la décision de ce changement de puce, leur responsabilité reste pleine et entière. C’est la marque qui signe les produits.

Mais si ils ont bien une responsabilité en tant que marque, ils ont également pu être floués par un fabricant peu scrupuleux. Savoir si c’est Chuwi qui a choisi cette méthode ou si elle en subit les conséquences change la perspective de responsabilité. On passe d’un défaut de tromperie volontaire sur la marchandise à un manque de suivi et de vérification des machines vendues. Un manque de rigueur sur le contrôle de la production. Si le premier est impardonnable, le second peut éventuellement être réparé d’une manière ou d’une autre.

Au passage : Indice de réparabilité 9.9/10 ????

Au passage : Indice de réparabilité 9.9/10 ????

Ce que cela indique, c’est que d’autres portables chinois d’autres marques pourraient également être « touchés » par ce problème et au lieu d’un Chuwigate on se retrouve avec une multitude de modèles de différents constructeurs empêtrés dans ce scandale. La marque Ninkear serait également fabriquée par le même constructeur et si, pour le moment, aucune machine de cette marque ne semble concernée, certains revendeurs semblent bien se mélanger les pinceaux quand aux références de puces embarquées…

Il est certain qu’AMD est hors de cause. En tant que développeur des processeurs Ryzen, AMD n’a absolument aucun intérêt a laisser le marché proposer des processeurs maquillés de cette manière. Cela affecte non seulement son image avec des puces moins performantes que ce qu’elles devraient êtres. Mais cela pose surtout le problème d’une perte de confiance des clients finaux comme des partenaires. Il est impossible de lutter contre un contrefacteur qui va pouvoir baisser les prix de manière totalement artificielle par rapport à ses concurrents.

J’espère qu’AMD pourra faire toute la lumière sur ce Chuwigate. Interroger les dirigeants de Chuwi mais aussi l’entreprise responsable de la fabrication et ses grossistes et fournisseurs. Il serait également intéressant de se pencher sur la société AMI dont les BIOS ont permis le maquillage d’un Ryzen pour un autre. Il y a là un vrai sujet à creuser et une réflexion à mener pour sécuriser les futures machines.

Si AMD se réserve toute la voie légale sur ce problème, cela pourrait créer suffisamment de remous pour que les BIOS sachent enfin mieux protéger les consommateurs de ce genre de manipulations. Enfin, AMD, comme Intel, pourraient également trouver un moyen pour que des programmes puissent interroger directement les puces sans passer par des outils tiers comme les BIOS. Un  moyen simple d’identifier simplement et précisément ce qui est au cœur d’une machine.

Chuwigate : AMD communique sur l’affaire des « faux » Ryzen © MiniMachines.net. 2026

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Xbox dévoile de nouveaux détails sur le « Project Helix »… avec une mauvaise nouvelle sur la date de sortie

À l'occasion de l'édition 2026 de la GDC, Microsoft a livré les premiers détails sur Project Helix, sa future console Xbox capable de lire les jeux PC. Et si l'on avait pu l'espérer en 2027, le premier jalon annoncé par la firme laisse à penser qu'elle sera plutôt disponible en 2028.

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AMD Will Bring Its 'Ryzen AI' Processors To Standard Desktop PCs For First Time

An anonymous reader quotes a report from Ars Technica: AMD has been selling "Ryzen AI"-branded laptop processors for around a year and a half at this point. In addition to including modern CPU and GPU architectures, these are attempting to capitalize on the generative AI craze by offering chips with neural processing units (NPUs) suitable for running language and image-generation models locally, rather than on some company's server. But so far, AMD's desktop chips have lacked both these higher-performance NPUs and the Ryzen AI label. That changes today, at least a little: AMD is announcing its first three Ryzen AI chips for desktops using its AM5 CPU socket. These Ryzen AI 400-series CPUs are direct replacements for the Ryzen 8000G processors, rather than the Ryzen 9000-series, and they combine Zen 5-based CPU cores, RDNA 3.5 GPU cores, and an NPU capable of 50 trillion operations per second (TOPS). This makes them AMD's first desktop chips to qualify for Microsoft's Copilot+ PC label, which enables a handful of unique Windows 11 features like Recall and Click to Do. The six chips AMD is announcing today -- the 65 W Ryzen AI 7 Pro 450G, Ryzen AI 5 Pro 440G, and Ryzen AI 5 Pro 435G, along with low-power 35 W "GE" variants -- all bear AMD's "Ryzen Pro" branding as well, which means they support a handful of device management capabilities that are important for business PCs managed by IT departments. At this point, it doesn't seem as though AMD will be offering boxed versions to regular consumers; the Ryzen AI desktop chips will appear mainly in business PCs that don't need a dedicated graphics card but still benefit from more robust graphics than AMD offers in regular Ryzen desktop CPUs. Like past G-series Ryzen chips, these are essentially laptop silicon repackaged for desktop systems. They share most of their specs in common with Ryzen AI 300 laptop processors, despite their Ryzen AI 400-series branding. The two chip generations are extremely similar overall, but the Ryzen AI 400-series laptop CPUs include slightly faster 55 TOPS NPUs.

Read more of this story at Slashdot.

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AMD Ryzen AI 400G : une formule parfaite pour PC Mini-ITX ?

Seconde phase de déploiement pour AMD. Les Ryzen AI 400G reprennent la formule mobile annoncée en début d’année dans un remix au format AM5. Ces processeurs de PC de bureau, montés sur socket, vont se déployer dans toute une gamme de puces à plus haut TDP.

Similaire sur bien des points aux versions mobiles, les Ryzen AI 400G sont des variations adaptées au PC de bureau qui développent plus de muscles. Il faut dire que la protéine de leur régime se base surtout sur la possibilité de déployer plus de watts. Quand les puces mobiles sont contenues dans une dépense d’énergie de 28 watts au maximum, la contrainte de départ de ces modèles de bureau est de 35 watts et peut aller jusqu’à 65 watts. Il faut dire qu’un ordinateur de bureau a différentes contraintes. Pas de soucis d’autonomie de batterie et en général une place suffisante pour déployer un dissipateur conséquent.

Ryzen AI 400G

Ryzen AI 400G

On retrouve les cœurs Zen 5 et les NPU XDNA qui vont proposer 50 TOPS de capacité de calcul. Gros point fort de cette offre, la présence d’un circuit graphique AMD Radeon 800M et donc de cœurs RDNA 3.5. Un ensemble qui va produire des solutions très intéressantes pour des machines compactes et évolutives. Si les circuits graphiques proposés ne seront pas au niveau de ce que peut proposer une carte graphique dédiée, ils seront suffisants pour beaucoup d’utilisateurs et n’empêchent pas les fabricants de cartes mères de proposer des ports PCIe. 

Ryzen AI 400G

Cœurs
Threads
Fréquences
Boost / Base
TDP Cache Circuit graphique
AMD Ryzen AI 7 450G 8 / 16 5,1 GHz / 2,0 GHz 65 W 24 Mo AMD Radeon 860M 8 cœurs
AMD Ryzen AI 5 440G 6 / 12 4,8 GHz / 2,0 GHz 65 W 22 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 5 435G 6 / 12 4,5 GHz / 2,0 GHz 65 W 14 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 7 450GE 8 / 16 5,1 GHz / 2,0 GHz 35 W 24 Mo AMD Radeon 860M 8 cœurs
AMD Ryzen AI 5 440GE 6 / 12 4,8 GHz / 2,0 GHz 35 W 22 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs
AMD Ryzen AI 5 435GE 6 / 12 4,5 GHz / 2,0 GHz 35 W 14 Mo AMD Radeon 840M 4 cœurs

Tous ces modèles Ryzen AI 400G ont des versions identiques estampillées « Ryzen AI 400G Pro » avec des performances équivalentes.

Reste à savoir comment ces puces vont être proposées. Les deux géants que son HP et Lenovo les voient d’un très bon oeil pour commercialiser des PC de bureau compacts et performants pour des tâches classiques. Des modèles devraient être disponibles dès ce second trimestre. Il est possible que des cartes mèrs Mini-ITX très interessantes sortent avec ces puces en ligne de mire. Et ce serait une excellente idée pour construire des engins de bureau compacts, silencieux et efficaces pour des tâches assez larges du quotidien.

Des engins de ce type pourraient également être des alternatives tout à fait séduisantes aux MiniPC classiques. Par leurs possibilités d’évolution notamment. Réservant les modèles mobiles en Zen 5 au marché des portables et MiniPC tout en proposant des solutions un peu plus évolutives pour le marché « desktop ». Si AMD propose ces Ryzen AI 400G à l’achat et que les fabricants de cartes mères et de boîtiers se penchent sur ce segment, il y a probablement d’excellentes solutions à imaginer. Pour ma part, je vais interroger les fabricants de MiniPC qui proposent déjà des cartes mères avec des puces mobiles pour savoir si le développement de solutions AM5 est envisagé. Il y a des chances que certains d’entre eux soient déjà sur le qui-vive et que des cartes soient disponibles très rapidement.

Source : AMD

AMD Ryzen AI 400 : une gamme rafraichie sous Zen 5 et RDNA 3.5

AMD Ryzen AI 400G : une formule parfaite pour PC Mini-ITX ? © MiniMachines.net. 2026

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Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée

Pas démentie, l’information d’un arrêt du support des mises à jour pour le processeur AMD Ryzen Z1 Extreme semble se confirmer. L’histoire est assez classique et nous rappelle une problématique que rencontre typiquement ce genre de machine. 

Le Ryzen Z1 Extreme est un processeur développé sur mesure pour un micromarché alors naissant, celui des Consoles PC. C’est une puce qui est née très vite. La demande des clients d’AMD était claire, il fallait obtenir un produit concurrent de ce que Valve proposait avec son Steam Deck. AMD ne pouvant pas fournir la même puce que celle codéveloppée avec Valve pour des raisons de droits, a cherché une solution alternative.

Ryzen Z1 Extreme

Ryzen Z1 Extreme

Lenovo et Asus ont donc hérité pour leurs consoles d’un processeur AMD Ryzen Z1 Extreme. Il s’agit d’une puce construite sur architecture Zen 4 avec 8 cœurs et 16 Threads et des fréquences allant de 3.3 à 5.1 GHz pour 24 Mo de cache. Son circuit graphique est un RDNA 3 composé de 12 Compute Units. Un processeur très impressionnant compte tenu de son enveloppe thermique. Le TDP de la puce varie en effet de 9 à 30 watts avec un point de travail classique de 15 watts. C’est fort peu au regard des capacités développées.

Toute la magie de cette puce vient de ses résultats en jeu sous Windows. C’était là l’objectif des fabricants de ConsolesPC, pouvoir se frotter aux titres alors en vogue. Dès la sortie de sa console en 2023, Asus mettait en avant un processeur capable de faire tourner Cyberpunk 2077, Battlefield 2042, NBA 2K3, FIFA 23, Monster Hunter Rise, Street Fighter V et Hogwarts Legacy. Des jeux qui envoient des gros pixels pas faciles à encaisser et que la petite machine arrive pourtant à piloter correctement.

Z1 Extreme

Cette sortie de puce raccélérée a ouvert un nouveau relais de croissance pour AMD qui n’a pas fermé son bureau de développement une fois la Z1 Extreme sortie. Non, voyant l’engouement pour ce nouveau format ainsi que les chiffres exacts des ventes de Valve puisqu’AMD lui fournit ses puces, la marque a immédiatement lancé des développements à plus long terme. C’est ainsi que les Ryzen Z2 sont ainsi annoncés en septembre 2024, 17 mois après la sortie des consoles Z1 Extreme. La puce de seconde génération est officialisée en janvier 2025. Les consoles PC de seconde génération chez Asus et Lenovo sortent équipées de ces secondes puces en juin 2025.

Comme toutes les solutions de ce type, les machines à orientation « gaming » pure et dure, l’annonce d’un nouveau processeur sonne comme un couperet sur les ventes. Dès les premières rumeurs d’un processeur Z2 le Z1 parait dépassé. Les ventes des consoles de première génération chutent et si les marques lancent des campagnes de pub et des baisses de prix pour freiner l’érosion de leurs ventes, une bonne part du public attend désormais la seconde génération. Les antennes locales des fabricants arrêtent de commander des consoles en masse et laissent doucement leur stock s’écouler.

Résultat, ce qui était le projet phare d’une marque quelques mois auparavant, parce que bon pour son image, se dirige progressivement vers une voie de garage. Les ingénieurs en charge de l’optimisation des consoles de première génération sous Z1 Extreme se retrouvent à plancher sur la seconde génération sous puces Z2. AMD lui-même, voyant son carnet de commandes diminuer d’un côté, cesse peu à peu tout développement supplémentaire pour se concentrer sur l’avenir. Pour ces puces de première génération, c’est une voie sans issue. AMD sait qu’il n’y aura pas un second marché pour ces appareils jugés trop niche. Les seuls qui pouvaient s’y intéresser, les petites marques innovantes asiatiques, ont fait un autre calcul. Celui du haut, très haut de gamme, avec des puces de portables classiques. Vendre du Z1 serait trop compliqué d’un point de vue marketing et n’aurait de sens qu’avec une distribution mondiale très large. Chose que ne peuvent pas assumer les plus petites marques.

Résultat, deux ans à peine après la sortie de la puce AMD Z1 et des consoles équipées de celle-ci, les ressources allouées au développement de nouveaux pilotes ont fondu comme neige au soleil. Lenovo aurait confirmé qu’aucune mise à jour de la Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme ne serait prévue alors que les pilotes des Asus ROG Ally n’ont pas eu de renouvellement depuis des mois. Un état des lieux peu surprenant si on regarde l’historique de ces processeurs et la probable faiblesse de leurs ventes.

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Plus de mise à jour des Ryzen Z1 Extreme ? Un vrai problème ?

On se doute qu’en cas de faille découverte sur les puces, AMD et les marques réagiraient en proposant une simple mise à jour technique. Comme cela a été le cas par le passé lors de la découverte de ZenBleed, Chimera, Ryzenfall et Masterkey. Un patch permettant de colmater une éventuelle brèche serait publié par AMD et répercuté par les marques pour leurs appareils. Pour le reste, il est probable que les pilotes actuels tirent déjà le maximum des performances de ces puces. Une mise à jour de chaque console visera sans doute à régler des problèmes mineurs liés à son interface particulière ou à des soucis de gestion de jeux. Mais on imagine assez mal qu’un nouveau BIOS change drastiquement les performances du produit. 

Evidemment si un nouveau jeu sort, on peut s’attendre à ce qu’on optimise les performances d’une puce avec un nouveau patch pour le prendre en charge. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’une console PC n’est pas pensée de la même manière qu’un ordinateur classique. Sur un PC portable ou une machine de bureau, les marges de manœuvre sont beaucoup plus larges. On peut jouer sur les fréquences, la chauffe, des réglages précis des différents éléments pour améliorer les résultats. Mais sur une console ces paramètres sont très étroits et… déjà pilotés. Toutes les consoles PC sous Windows sont livrées avec une suite d’outils destinés à améliorer les performances de chaque jeu en jouant sur différents réglages.

Des outils qui permettent d’adapter la vitesse des puces, celle des ventilateurs, de limiter le nombre d’images par seconde et d’enregistrer ces réglages pour chaque jeu dans une bibliothèque de profils. C’est-à-dire ce que proposent réellement les mises à jour des pilotes quand un nouveau jeu sort.

La croyance d’un véritable bond de performances sur un processeur Z1 Extreme enfermé dans un format aussi contraint par la simple mise à jour de pilotes est assez illusoire. En réalité, il est fort probable que les équipes conjointes des fabricants de consoles et d’AMD aient déjà épuisé toutes les ressources disponibles de ces processeurs. Une éventuelle mise à jour ne fera plus de miracle et un jeu tournant à 30 images par seconde ne pourra jamais basculer à 60 par l’optimisation d’un pilote graphique.

Asus ROG Ally sous  Z1 Extreme et grenadine

Asus ROG Ally sous Z1 Extreme et grenadine

La morale de cette histoire : les consoles PC ne sont ni des consoles, ni des PC.

Il y a là, à mon avis, une bonne leçon à retenir. Le grand public a tendance à regarder un objet sous ses facettes les plus avantageuses. Quand certains ont découvert les Consoles PC ils se sont dit qu’ils auraient à la fois la puissance et le catalogue de jeux d’un PC et la durée de vie et de mises à jour des consoles. 

Les industriels que sont Sony, Nintendo et Microsoft voient leurs produits consoles dans un temps plus long et avec des volumes de ventes sans commune mesure avec ceux de ces appareils particuliers chez Lenovo et Asus. Non seulement les consoles classiques se vendent par millions, mais elles rapportent des sommes colossales via la distribution de jeux. Assurer un excellent suivi technique de ces jeux en proposant des mises à jour est donc capital. Le suivi technique des jeux dans le temps long n’a jamais été une priorité des fabricants de PC. C’est au contraire l’obsolescence du matériel qui assure une rente aux marques de PC de jeu. Elles savent que les machines vendues aux joueurs ne peuvent pas tenir la route au vu des exceptionnelles capacités de beaucoup de studios à sous-optimiser leurs jeux.

Il est normal que des engins aussi contraints que des consoles PC ne suivent pas le rythme.

Steam Deck

A ce propos, la voie suivie par Valve est intéressante

Le profil du Steam Deck est tout autre. Valve n’a pas choisi de communiquer spécifiquement sur les performances de ses consoles. Elle  a assuré un certain niveau de calcul et a indiqué les jeux qui seraient exécutables sur la machine. Sans chercher à mettre en avant un nombre d’images par seconde ou de puissance spécifique. Non, le Steam Deck a choisi de valider des jeux compatibles dans son catalogue. Procédant pas à pas à un listing de titres qui devenaient jouables sur SteamOS.

D’un point de vue technique, cela ne change rien. Les joueurs n’ont pas plus de performances en réserve avec cette approche. Ce qui est modifié, c’est l’appétit des joueurs. Appétit qui s’est déplacé d’un focus sur l’attente de quelques images par seconde supplémentaires impossibles à atteindre vers la validation de jeux présents dans son catalogue par le système. Évidemment, c’est beaucoup plus gratifiant de voir que des jeux présents dans sa collection sont désormais jouables que de constater un gain de quelques pouillèmes de performances au prix d’une augmentation de la chauffe de son appareil et une baisse de son autonomie.

Cela me rappelle d’ailleurs un autre « scandale » passé. Lorsqu’en 2023 la presse spécialisée s’émouvait du fait que le Steam Deck ne serait pas compatible avec les jeux du futur. Un détail qui aurait échappé à tous les possesseurs de la console. Outre le fait que même la machine la plus puissante de l’époque n’était pas spécialement « futur proof » puisque le futur n’a évidemment pas de fin. L’objectif du Steam Deck n’était évidemment déjà pas d’assurer que leur matériel pourrait faire tourner les jeux Triple A sortis 10 ans plus tard. C’était de pouvoir faire tourner les jeux sortis 10 ans plus tôt. Une approche qui collait parfaitement avec un autre profil, plus vaste, que celui des joueurs. Un profil d’adulte au sens large comme d’enfants.

Comme je l’écrivais lors du premier anniversaire de la sortie de la console Steam Deck en 2022, le futur choisi par Valve n’est pas celui d’un PC ordinaire. Et on découvre en 2026 avec la fin du support des pilotes de ses concurrents, que cette voie avait finalement plus de sens qu’une course à la performance brute. 

Steam Deck : l’avenir rafraichissant proposé par Valve

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée © MiniMachines.net. 2026

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Le DLSS 4.5 plus apprécié que le rendu natif, ce que nous dit l’expérience de ComputerBase

Quel est le rendu que vous préférez ? L’image native ? Le DLSS 4.5 ? Ou le FSR ? Vous en avez peut-être entendu parler, l’expérience de ComputerBase fait grand bruit sur la toile. Le site a demandé à ses lecteurs de choisir entre différentes images tirées de différents jeux vidéo mais avec des technologies de rendus différents. Trois grandes solutions ont été mises en concurrence. Un rendu « natif », c’est-à-dire celui calculé par le circuit graphique de la machine. Un rendu piloté par un algorithme signé Nvidia avec le DLSS 4.5. Et enfin un rendu piloté par AMD avec le FSR.

DLSS 4.5 vs natif Vs FSR

DLSS 4.5 vs natif Vs FSR

La surprise vient du fait que le test, réalisé bien entendu « à l’aveugle » sans que les internautes ne sachent quelle technologie est employée pour chaque image, met en évidence une préférence marquée pour le rendu issu de la technologie DLSS 4.5. On pourrait penser que l’image préférée des internautes serait la plus « juste » possible. Entendez par là celle qui correspond le mieux à ce que les développeurs du jeu proposent. Il n’en est rien, sur toutes les images et quel que soit le jeu, la majorité préfère le rendu DLSS 4.5.

Les résultats sont sans appel : sur les 6 jeux mis au vote, la majorité des internautes préfèrent l’image générée par la technologie de Nvidia. Avec, pour certains titres, des résultats sans équivoque : sur Satisfactory par exemple, c’est presque 61% des suffrages qui désignent le DLSS 4.5. Contre 15.1 et 12.4% pour le rendu natif ou le FSR. 

Premier élément à noter, assez important d’ailleurs, il ne s’agit pas d’un podium. La question importe ici et ComputerBase le rappelle. On demande aux internautes quel est le meilleur rendu dans les différentes propositions. Et non pas de dresser une liste de préférences entre elles. Autrement dit, les votants ont juste choisi l’image qu’ils préféraient pour chaque jeu sans déterminer ensuite s’ils en préféraient une seconde. Si cela permet de mettre explicitement en avant le DLSS cela n’offre pas la possibilité de dire que le natif ou le FSR est second. Si la question d’un tri de préférences des images avait été demandé, on aurait pu établir un classement. Ce n’est donc pas le cas ici.

Jeu Pourcentage de vote
« rendu équivalent »
Date de sortie du jeu
Anno 117 10.7% 2025
ARC Raiders 11.5% 2025
Cyberpunk 2077 22.6% 2020
Horizeon Forbidden West 12.6% 2022
Satisfactory 11.6% 2019
The Last of US Part II 7.8% 2020

Second point qui me parait intéressant : un jeu qui a largement été mis en avant pour ses qualités graphiques, Cyberpunk 2077, est celui où les votes pour l’absence de différence entre les affichages est le plus élevé. Cela veut dire que pour ce titre aux graphismes très léchés, et dont une grande partie de l’intérêt vient de l’univers déployé par les designers, le moteur de jeu impose un rendu précis qui peine à être départagé.

Ce résultat est très net et c’est un des premiers jeux à avoir été embarqué par des IA pour mettre en valeur ces technologies de génération d’images. Sorti en 2020, il fait partie des tous premiers titres pilotés par le FSR d’AMD (lancé en 2021) et le DLSS de Nvidia (2020). Cela veut dire que ces technologies n’avaient pas encore déployé tout leur « savoir faire ». Pour autant, d’autres titres comme Satisfactory ou The Last of US part II sont sortis à la même époque et héritent de notes d’équivalences bien plus faibles. On peut donc se demander dans quelle mesure les développeurs, sachant que les jeux étaient de plus en plus sujets à interprétation de la part des matériels de jeu, ont décidé de relâcher leurs efforts de contrôle sur le rendu de leurs titres. 

Cyberpunk 2077 a largement soigné son esthétique et son rendu technique

Cyberpunk 2077 a largement soigné son esthétique et son rendu technique

Difficile de leur en vouloir d’ailleurs. Entre un joueur qui va lancer une partie sur un PC portable avec un écran bas de gamme et un circuit graphique de base, un autre qui profitera d’un écran géant OLED porté par une carte graphique très haut de gamme et un troisième, entre les deux, qui profitera des solutions IA que sont les DLSS 4.5 ou FSR 3.1 sur un écran IPS, les équipes de développement sont perdues. Bien malin celui qui saura comment le jeu sera affiché au final. Il faut une volonté de développement très spécifique pour appuyer un rendu précis afin que cela ait un impact. Et peut être que Cyberpunk 2077 est un des seuls à avoir eu cette exigence. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que le jeu a été aussi exigeant lors de sa sortie : il refusait de tourner sur des configurations trop moyennes.

Le DLSS 4.5 en 2026 propose aux jeux ce que les ingénieurs du son ont proposé à la musique dès les années 2000.

Enfin, il n’y a pas de raisons que notre vue soit si différente de nos autres sens. Lorsque les casques, amplis, autoradios, lecteurs de Mp3 en tous genres se sont vus affublés de fonctions d’amplification des Basses, les ventes ont augmenté. Le public a préféré ce son largement amplifié de boom boom au fur et à mesure que la consommation de la musique a quitté les maisons pour envahir les rues. Les basses étant alors la plage de son que l’on entendait le mieux. Lorsque les albums ont été « remasterisés » en masse avec une normalisation à outrance, le public a adhéré et suivi ce travail sonore. A chaque fois, cela colorait largement la volonté originale du ou des auteurs. Et pourtant le marché a suivi.

Dans le domaine de l’image et de la vidéo, même constat. Des fonctions comme le HDR intégrées par défaut dans de nombreuses applications de photo. Ou les fameux algorithmes intégrés dans les téléviseurs qui réussissent à transformer un film tourné en cinémascope en une série télé filmée à la caméra numérique… Ces technologies ont les faveurs du public. Beaucoup de personnes trouvent les rendus originaux trop fades. Qu’ils « manquent de pêche ». 

Cette apparition d’une préférence pour le rendu « IA » du DLSS 4.5 n’est, à mon avis, pas à regarder autrement. Le public apprécie ces images. Ce n’est pas tant que le rendu soit meilleur en DLSS ou en FSR qu’en natif. C’est que les joueurs ont été habitués à regarder leurs jeux de la même manière que le reste, en poussant les niveaux de contraste et de saturation toujours plus haut.

Le DLSS 4.5 plus apprécié que le rendu natif, ce que nous dit l’expérience de ComputerBase © MiniMachines.net. 2026

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