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Serious Sam: Shatterverse ou l’union malencontreuse entre l’une des dernières icônes du FPS et un fan de Fortnite

Il est vrai que les derniers épisodes de la licence Serious Sam (4 et Siberian Mayhem)  n’ont pas marqué les esprits et on aurait pu penser que notre héros avait bien mérité une retraite paisible. Cependant, Devolver Digital, qui a entretemps racheté Croteam, le studio à l’origine des Serious Sam, a voulu tenter un coup de poker durant le Xbox Partner Preview en dévoilant Serious Sam: Shatterverse, un FPS roguelite coopératif. Bye bye la Croatie, ce sont les canadiens de Behaviour Interactive (Dead By Daylight) qui s’occupent cette fois-ci du développement. Et nom de Dieu ! Le lifting sur la direction artistique est des plus radicaux au point qu’on se serait cru dans un Fortnite. Avec leur design cartoonesque et lisse, les héros ainsi que les ennemis et les boss n’ont pas l’air spécialement charismatiques et encore moins originaux. Fort heureusement, il y a de la gelée rouge pour nous rappeler que c’est violent et sanglant ! Passé cet instant fort en émotion, ce nouvel épisode narre l’histoire des Sam de différentes dimensions qui s’unissent pour lutter contre l’armée d’Uber Mental. Roguelite oblige, chaque run sera générée de manière procédurale et vous pourrez ainsi débloquer des modificateurs, des améliorations permanentes ou autres bonus. Côté gameplay, ça ne semble vraiment pas terrible, mais peut-être que l’on se trompe et qu’on est des vieux aigris qui ne comprenons plus rien à la nouvelle génération de gamers.

À moins que les studios se soient passés le mot pour flinguer leurs licences cultes, la rédac n’est pas particulièrement convaincue par cette tentative de modernisation artistique de notre cher Sam Stone. De toute façon, il ne faudra pas attendre longtemps pour se faire une idée sur Serious Sam: Shatterverse, car ce dernier est prévu courant 2026 et dispose déjà d’une page Steam depuis laquelle vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits, si vous êtes sérieusement intéressés.

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Ça manque un peu de SELL

Le SELL (pour Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, je crois que tout le monde connaît cet acronyme désormais, mais il me fait tellement rire que je le précise quand même à chaque fois) vient de dévoiler son bilan pour 2025 : le marché du jeu vidéo français se porte comme un charme et enregistre une croissance d’environ 3 % par rapport à l'année dernière. Tout va bien dans le meilleur des mondes, si l'on exclut les fermetures de studio, les redressements judiciaires, les licenciements par centaines et le fait qu'on soit tous devenus le petit chien dessiné par KC Green qui se dit « This is fine » alors que le monde brûle autour de lui,  j'imagine. ER.
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Télex

À partir du 2 avril, le prix des consoles Sony va augmenter : la PS5 passe à 650 € (contre 500 € à son lancement, il y a tout de même plus de cinq ans), la Pro passe à 900 €, la version digitale à 600 € et le Playstation Portal à 250 € – ce qui signifie que chaque jour nous rapproche d'une dystopie nulle où des gens se fileront des barrettes de RAM sous le manteau dans des parkings mal éclairés. ER.
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L’Instant thé

Le 31 mars, comme de trop nombreux autres jours avant lui, marquera une date particulièrement triste pour l'industrie du jeu vidéo : le studio Ivy Road, fondé par Davy Wreden, Karla Zimonja et C418, fermera ses portes. Ils étaient à l'origine du merveilleux Wanderstop (où on incarnait une combattante contrainte de gérer un salon de thé), qui bénéficiera d'une dernière petite mise à jour et sera toujours disponible à la vente. Leur nouveau projet, nommé Engine Angel, dont le monde avait sans doute amplement plus besoin qu'un énième jeu-service ou FPS compétitif, n'a pas obtenu les financements nécessaires pour être mené à terme. Si vous avez une pile de billets dont vous ne savez que faire (eh, sait-on jamais), sachez qu'il y a donc, quelque part dans la nature, un prototype de jeu de voiture capable de se muer en véritable menace biomécanique qui n'attend que d'exister. ER.
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