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Crise énergétique : le gouvernement peu enclin à réduire le montant des taxes sur les carburants

Entre flambée du prix de l’énergie et inaction du gouvernement dans un contexte géopolitique tendu, les prochaines semaines s’annoncent compliquées pour la grande majorité des Français. Et si la réponse à cette dépendance énergétique était électrique ? 

Depuis le 28 février dernier, l’offensive militaire menée par Israël et les USA contre l’Iran fait exploser les prix de l’énergie. Si le gaz est encore loin des niveaux historiques atteints au début de la guerre en Ukraine, les conséquences de cette flambée des prix se font déjà ressentir pour les Français.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre à la station-service la plus proche, et de jeter un œil aux tarifs affichés sur les totems. Si la hausse du prix du gaz résidentiel est encore minime, avec une augmentation de 4,3 % par rapport à février, la situation est déjà critique pour de nombreuses professions dans le secteur de l’industrie, de l’agriculture, de la pêche ou du transport.

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Le temps du quoi qu’il en coûte est révolu

Pour tenter de stopper l’hémorragie, le gouvernement a prévu un certain nombre de mesures à destination des professionnels. Les pêcheurs pourront bénéficier d’un étalement des échéances fiscales, ainsi que des prêts de trésorerie garantis par Bpifrance. Les aides sont plus ou moins similaires pour les entreprises du transport, à savoir un report des cotisations sociales avec délai de paiement, sans frais ni majoration. En parallèle, le gouvernement a demandé aux principaux distributeurs français de carburant d’augmenter, dans la mesure du possible, leur production de produits raffinés, tout en faisant un effort afin de réduire les prix dès que c’est possible.

Pour autant, le gouvernement n’envisage aucune aide directe sur le prix de l’énergie, que ce soit sous forme d’une réduction des taxes ou de la mise en place d’un bouclier tarifaire. Toujours selon le gouvernement, la politique du quoi qu’il en coûte n’est plus d’actualité, du fait d’une situation budgétaire trop contraignante. Maud Bregeon a ainsi déclaré sur BFMTV que « le scénario d’une baisse des taxes n’est pas envisagé à l’heure où on se parle ».

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Profiter de la stabilité électrique française

La ministre déléguée chargée de l’Énergie a également rappelé que cette hausse du coût de l’énergie était due à la trop grande dépendance de la France envers les énergies fossiles, et sortir de cette dépendance était une urgence absolue.

Il faut bien reconnaître que la fragilité du contexte économique actuel est en grande partie due aux difficultés de transport des énergies fossiles. Une électrification des usages, et en particulier de la mobilité, permettrait de redonner à la France une plus grande souveraineté. Cette électrification permettrait de limiter les impacts de situations géopolitiques tendues comme l’actuelle guerre en Iran, protégeant ainsi le pouvoir d’achat des Français. Il ne reste plus qu’à rendre plus abordables les moyens de transports électrifiés.

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Ces volets coulissants photovoltaïques produisent de l’électricité

Toujours plus abordables, les cellules photovoltaïques se déclinent désormais sur presque tout type de support, en particulier dans le domaine du bâtiment. Dernier exemple en date : des volets coulissants capables de produire de l’électricité, sans compromettre l’architecture des bâtiments. 

Voilà plus de 50 ans que les volets roulants ont peu à peu remplacé les volets traditionnels à double battant, notamment grâce à l’évolution des matériaux et à leurs meilleures performances en termes d’isolation thermique. Il existe également un autre type de volet aujourd’hui moins répandu : le volet coulissant. Celui-ci a un avantage esthétique indéniable, et est souvent utilisé par les architectes pour rythmer les façades de bâtiments grâce à l’emploi de matériaux spécifiques.

Le volet coulissant solaire / Image : Ehret.

La popularité de ce type de volet pourrait bientôt augmenter drastiquement grâce à une innovation signée EHRET. Le spécialiste allemand des volets en aluminium vient de dévoiler le SolarSlide, un volet coulissant équipé de cellules photovoltaïques. Au cœur de cette innovation, on retrouve un ensemble de cellules photovoltaïques prises en sandwich entre deux vitres qui peuvent être colorées. L’ensemble permet d’obtenir un résultat opaque ou semi-transparent, en fonction de la vision de l’architecte.

Surtout, le volet peut produire de l’électricité grâce au raccordement à un onduleur pour une intégration bâtiment, ou à un micro-onduleur directement intégré dans le vantail pour les solutions plug-and-play.

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La production décarbonée s’invite dans tous les aspects de l’architecture

Côté performance, Ehret annonce 141 Wc/m². On est loin des quelque 230 Wc/m² que l’on retrouve dans la plupart des panneaux solaires standards actuels. Néanmoins, l’essentiel n’est pas là. Ce volet photovoltaïque est un signal de plus que la production d’énergie s’intègre de plus en plus dans l’architecture et la construction en général.

Tout comme les tuiles, les garde-corps ou les vitrages solaires, cette solution devrait permettre une production électrique toujours plus proche des lieux de consommation pour les usages tertiaires ou résidentiels. Associé à des batteries de stockage, ce type de technologie laisse imaginer un avenir relativement proche dans lequel bâtiments et logements seraient autonomes en énergie. Reste désormais à savoir si leur intégration sera rendue possible sans faire exploser les budgets de construction et si elle n’imposera pas de coûteuses opérations d’entretien liées au câblage et à la présence d’un micro onduleur. Concernant ces volets coulissants, Ehret n’a pas dévoilé de tarif.

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Uranium naturel : la France pourrait-elle bientôt s’en passer pour produire son électricité ?

Entre les stocks de combustibles nucléaires usés qui s’accumulent et les risques de pénuries d’uranium naturel avant la fin du siècle, il devient impératif de trouver une solution pour mieux recycler et réutiliser les combustibles nucléaires usés. Pour cela, la France vient de relancer un programme de fermeture du cycle du combustible nucléaire qui devrait aboutir à la construction d’un nouveau réacteur à neutrons rapides. 

La construction des trois nouvelles paires d’EPR2 n’est que la partie émergée de la relance du nucléaire. En réalité, c’est toute une filière qui se remet en mouvement, et avec elle l’espoir de la fermeture du cycle du combustible nucléaire. Chimère pour les uns, espoir pour les autres, cette fermeture du cycle du combustible permettrait à la France de réutiliser une grande partie de son stock de combustibles usés, actuellement stocké pour une grande part à La Hague.

Présentement, la France recycle déjà une partie de son combustible nucléaire usé sous forme de MOX. Mais la politique française en la matière est axée sur le monorecyclage. Pour aller plus loin, l’Elysée a lancé, en mars 2025, un programme de fermeture du combustible, qui vise à réduire drastiquement les besoins de la France en uranium naturel. Un an plus tard, EDF, Orano, Framatome et le CEA viennent de dévoiler leur feuille de route sur le sujet, avec d’abord une phase d’étude de 4 ans, puis le lancement de la construction d’un prototype de réacteur à neutrons rapides à l’horizon 2030.

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Le mirage du réacteur à neutrons rapides

Depuis les années 50, la France n’a cessé de faire des recherches sur la fermeture du cycle du combustible nucléaire, grâce à la technologie des réacteurs à neutrons rapides. Ces recherches se sont d’abord concrétisées avec la mise en service, en 1957, du réacteur expérimental Rapsodie.

Quelques années plus tard, la France a ensuite lancé Phénix, un démonstrateur industriel de 250 MWe testé comme surgénérateur de plutonium. En d’autres termes, ce réacteur avait la capacité de produire plus de plutonium qu’il n’en consomme. Quelques années plus tard est construit Superphénix, un réacteur de 1200 MWe censé permettre la valorisation de l’uranium 238. Néanmoins, de nombreux incidents techniques viennent entacher sa carrière, qui se terminera de manière prématurée à cause de ses coûts excessifs et de sa faible rentabilité. Enfin, en 2019, le prototype censé succéder à Superphénix, appelé ASTRID est finalement arrêté faute de financements clairs, dans un climat d’incertitude concernant le nucléaire.

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Une vision sur le long terme

Depuis, la situation a bien changé. Avec la relance du nucléaire et les projets de construction de nouveaux réacteurs, il faut de nouveau se pencher sur les imposants stocks d’uranium 238 qui ne demandent qu’à être utilisés. Sur le papier, les réacteurs à eau pressurisée (REP) et les réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnent ensemble. Si les réacteurs à neutrons rapides permettent d’utiliser le combustible usé par les réacteurs à eau pressurisée, ces derniers produisent le plutonium nécessaire au démarrage des premiers.

Les recherches quant à la réutilisation de cet uranium sont d’autant plus importantes que de potentielles difficultés d’approvisionnement en uranium naturel à l’horizon 2070 font de plus en plus sens. Avec le programme de fermeture du cycle du combustible, le Conseil politique nucléaire vise la construction d’un premier réacteur nucléaire à neutrons rapides à l’horizon 2050. L’objectif est clair : passer à la phase industrielle pour la deuxième partie du siècle.

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En pleine crise énergétique, Lidl casse les prix de l’électricité

Alors que les prix de l’essence et du diesel dépassent 2 euros le litre, le coût de la recharge des voitures électriques n’est pas affecté. Il va même baisser pour ceux qui font le plein sur les stations Lidl. L’enseigne de hard-discount annonce une réduction significative du prix de l’électricité sur ses bornes rapides jusqu’au 17 avril.

Est-ce un pied de nez pour les utilisateurs de véhicules thermiques ? Lidl, qui ne possède aucune station essence contrairement à la plupart de ses concurrents, lance une opération promotionnelle sur ses stations de recharge pour voitures électriques. En pleine crise énergétique, l’enseigne fait passer le prix du kilowattheure de 0,39 à 0,29 € sur toutes ses bornes, même rapides.

Dans les faits, c’est un alignement des prix de la recharge appliquée aux bornes rapides sur celui des bornes lentes, qui étaient déjà à 0,29 €/kWh. Une réduction de 25 % valable du 24 mars au 17 avril, uniquement pour les recharges lancées via l’application Lidl Plus, sans limitation de durée ni de quantité d’électricité.

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Un réseau de 1000 stations Lidl en France

Avec ce tarif promotionnel, Lidl se positionne temporairement comme le réseau de recharge rapide le moins cher de France. Seul Tesla fait mieux sur ses superchargeurs, la nuit seulement, avec un kilowattheure à 0,22 € (mais environ 0,40 € la journée). La tarification s’applique sur l’ensemble du réseau Lidl en France, qui compte plus de 5 500 points de charge répartis dans plus de 1 000 stations. Pour rappel, les stations Lidl comportent des bornes rapides DC jusqu’à 180 kW et des bornes lentes AC limitées à 22 kW.

Concrètement, cela ne changera rien pour les automobilistes se rechargeant habituellement sur les bornes AC 22 kW. Pour ceux qui se branchent sur les bornes rapides DC toutefois, l’économie réalisée est de l’ordre de 5 € par plein (50 kWh). Un utilisateur parcourant 400 km par semaine et se rechargeant exclusivement sur ces bornes économisera ainsi autour de 22 € sur la durée de l’opération.

Le geste sera certainement apprécié par les automobilistes roulant en électrique et ne disposant pas d’une solution de recharge à domicile. Rappelons que la recharge chez soi reste le moyen le moins coûteux de faire le plein d’une voiture électrique. En heures creuses, le prix du kilowattheure oscille actuellement entre 0,13 et 0,16 € chez la plupart des fournisseurs d’électricité.

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Cette pompe à chaleur solaire made in France a chauffé une maison au climat glacial

Dualsun vient de publier les analyses de ses premières installations solarthermiques et les résultats sont très encourageants. Le fabricant français de panneaux solaires évoque une efficacité 30% supérieure aux PAC air/eau traditionnelles. 

Imaginez une installation qui permet de produire du chauffage, de l’eau chaude et de l’électricité de manière décarbonée. C’est, en substance, ce que propose le fabricant français Dualsun avec son installation appelée MAX. Issu d’un partenariat avec l’entreprise guérandaise Arktos, le système MAX est composé d’une pompe à chaleur associée à des panneaux solaires hybrides Spring 4.

Pour permettre un fonctionnement optimal avec la pompe à chaleur d’Arkteos, Dualsun a modifié son panneau hybride en y ajoutant des ailettes sur la partie arrière. Ces dernières augmentent la surface d’échange avec l’air pour atteindre les 6 m². De ce fait, ces panneaux solaires affichent les caractéristiques suivantes :

  • 425 Wc de puissance photovoltaïque avec un rendement de 21,80% grâce aux cellules TOCon,
  • 895 Wth de puissance thermique,
  • Des dimensions de 172 cm par 113 cm.

Le bilan carbone des panneaux est estimé à 10 g eqCO₂/kWh.

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Une maison référence dans les Vosges

Pour mettre en avant cette innovation 100% française, Dualsun a analysé les données de consommation de quelques-unes de ses installations en prenant pour référence une maison située dans les Vosges, à Chavelot. C’est le site qui a vécu les températures les plus froides avec une température de base de  -15°C. Cette dernière était précédemment équipée d’une chaudière au fioul alimentant le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Dualsun en a profité pour comparer les résultats de son installation aux résultats de l’ADEME en ce qui concerne les PAC air/eau traditionnelles.

Les économies qui ont été réalisées sont impressionnantes. Voilà les résultats relevés :

Été :

  • 391 € pour la chaudière au fioul,
  • 19 € pour une PAC air/eau classique,
  • 0 € pour l’installation MAX

Hiver : 

  • 1179 € pour la chaudière au fioul,
  • 649 € pour une PAC air/eau classique,
  • 524 € pour l’installation MAX.

Pour la première année complète de fonctionnement de l’installation, Dualsun évoque une économie de 70 % par rapport à la chaudière au fioul. Pour obtenir de tels résultats, la maison de 100 m² a été équipée d’une pompe à chaleur Arkteos de 9 kW, associée à 15 panneaux hybrides Spring 4, pour une puissance électrique totale de 6,3 kWc.

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Une solution 100 % française

Difficile d’exister, sur le marché du photovoltaïque, face à la concurrence chinoise. Plusieurs fabricants français ont d’ailleurs fini par mettre la clé sous la porte, comme Systovi ou Photowatt. Pour tenir le coup, Dualsun joue la carte de l’innovation en proposant des panneaux hybrides, globalement moins répandus que les panneaux photovoltaïques simples.

Sur le papier, le système MAX proposé par Dualsun a tout pour plaire. Il reste à savoir si cette solution trouvera sa place sur le marché, malgré un investissement assez élevé. On parle de plus de 30 000 € pour l’installation d’une PAC de 6 kW associée à 14 panneaux, hors aides.

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Méga batterie solaire de 250 kWh, eau chaude gratuite : 5 innovations chinées au salon Open Energies 2026

De la petite batterie de balcon à l’énorme système de stockage industriel en passant par le discret disjoncteur solaire et la tuile photovoltaïque, les salons sont l’occasion de jeter un oeil aux dernières innovations en matière de transition énergétique. Nous avons parcouru les allées d’Open Energies 2026 à Lyon, un rendez-vous bisannuel autour des énergies bas-carbone, et déniché quelques curiosités.

Une batterie solaire XXL pour les pros

Premier arrêt sur le stand de Technideal, un spécialiste des solutions solaires pour les professionnels. L’entreprise française y présentait un système de stockage industriel conçu par RCT Power qui ne passe pas inaperçu : une grosse armoire destinée aux installations de grande envergure, typiquement derrière une centrale solaire couvrant 700 m² de toiture. Le système embarque cinq modules de batteries LFP de 46 kWh chacun, pour une capacité totale atteignant 250 kWh.

Chaque batterie contient 52 cellules gérées individuellement, maintenues entre 20 et 25 °C grâce à un refroidissement liquide. En cas d’incendie, un système de détection et d’extinction intégré promet d’intervenir en moins de cinq secondes. Un cas d’usage particulièrement mis en avant : le couplage avec des bornes de recharge de véhicules électriques, permettant de ne puiser l’énergie réseau qu’en heures creuses.

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Une batterie résidentielle ultra-fine chez Anker

Avec son design particulièrement fin (15 cm d’épaisseur), la batterie résidentielle Anker Solix X1 a accroché notre regard. Ce système tout-en-un intègre onduleur et batteries dans un boîtier compact, disponible en version monophasée (jusqu’à 6 kW) ou triphasée (jusqu’à 12 kW). Originalité notable : il supporte un surdimensionnement à 200 %, permettant de connecter 12 kW de panneaux sur un onduleur de 6 kW, la moitié de la production alimentant directement la maison, l’autre chargeant les batteries en courant continu. La capacité de stockage est personnalisable de 5 à 180 kWh.

L’ensemble peut communiquer en wifi avec d’autres équipements pour optimiser l’autoconsommation, comme une wallbox de recharge pour véhicule électrique. Le système de gestion intégrerait une intelligence artificielle qui croiserait les données météo, la tarification dynamique et les habitudes du foyer pour gérer les flux d’énergie. Le retour sur investissement est annoncé autour de trois ans. Pour les particuliers souhaitant installer eux-mêmes leur batterie sans intervention d’un professionnel, Anker propose également une version plug-and-play de 2,7 kWh (extensible par modules), raccordable directement sur une prise domestique.

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Bluetti se lance dans les batteries industrielles

Parmi les innombrables marques chinoises, Bluetti présentait son modèle de batterie résidentielle dotée de l’onduleur EP2000 (14 kWh dans la configuration exposée, extensible à 51 kWh), commercialisé entre 8 000 et 9 000 euros. Mais la vraie nouveauté présentée en première européenne à Lyon, c’est leur armoire de stockage industriel : 125 kW de puissance en sortie, 257 kWh de stockage, refroidissement liquide, une excursion dans le domaine des batteries XXL pour ce fabricant originellement concentré sur les solutions destinées aux particuliers.

Une tuile solaire chinoise pour casser les prix ?

Jackery, autre fabricant chinois, n’est pas seulement venu présenter sa batterie solaire plug and play SolarVault 3. La marque dévoilait aussi sa tuile photovoltaïque, imitant la tuile provençale, dotée de sorties MC4 compatibles avec n’importe quel onduleur ou batterie. Un produit de niche qui devrait être commercialisé via un réseau d’installateurs professionnels, dont les prix et la date de disponibilité exacte en France restent encore à confirmer.

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De l’eau chaude gratuite avec le délesteur solaire d’Ecojoko

Au-delà des batteries, l’innovation la plus surprenante du salon venait probablement d’un petit acteur français : Ecojoko. La start-up, déjà connue pour son assistant de suivi de consommation installé chez plus de 90 000 clients, lançait en janvier 2026 un contacteur connecté de conception très simple. Le principe : piloter automatiquement le chauffe-eau en fonction des surplus solaires, des heures creuses et des habitudes du foyer.

Car un ballon de 300 litres peut stocker l’équivalent de 10 kWh d’énergie thermique, une « batterie gratuite », selon Laurent Bernard, cofondateur d’Ecojoko. Son prix est toutefois élevé : entre 400 à 600 euros posés par un installateur partenaire. Mais le dispositif permettrait de gagner 30 points d’autoconsommation. Sur la durée de vie d’une installation solaire, le gain estimé dépasserait 16 000 euros, de quoi presque doubler la rentabilité d’un projet photovoltaïque classique, d’après la marque.

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Censé faire baisser nos factures, le versement nucléaire universel ne sera pas activé en 2026

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a confirmé, dans une délibération publiée le 10 mars, que le versement nucléaire universel (VNU) ne sera pas déclenché en 2026.

Sans surprise, la CRE fixe à zéro, dans une délibération, le tarif unitaire de minoration, autrement dit la réduction potentielle des factures d’électricité financée par les revenus du parc nucléaire d’EDF. L’État ne ponctionnera pas les revenus d’EDF tirés du nucléaire, étant inférieurs aux seuils de taxation prévus par le remplaçant de l’Accès régulé au nucléaire historique (Arenh).

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Redistribuer les bénéfices excessifs aux consommateurs

D’où vient le VNU ? Il succède à l’Arenh, définitivement arrêté fin 2025. Pendant plus d’une décennie, l’Arenh a permis aux fournisseurs alternatifs d’acheter une partie de la production nucléaire d’EDF à un prix régulé fixé à 42 €/MWh. Un dispositif de plus en plus critiqué, notamment pour son inadéquation avec les niveaux de prix récents et pour les tensions qu’il créait sur le marché.

Or, le principe du VNU est radicalement différent et surtout le problème est inversé : plutôt que de réguler les volumes vendus, il vise à redistribuer aux consommateurs une partie des revenus du nucléaire lorsque ceux-ci dépassent certains seuils. Concrètement, si EDF vend son électricité à des prix élevés sur les marchés, une fraction de ces gains est captée et reversée sous forme de baisse de facture. À l’inverse, si les prix restent modérés, aucun mécanisme de redistribution ne s’active.

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Le prix actuel de l’électricité ne permet pas d’activer le VNU

Pour 2026, les conditions ne sont pas réunies. Sur la base des prévisions de production et de commercialisation d’EDF, la CRE estime que le revenu moyen tiré du nucléaire atteindra environ 66 euros du mégawattheure (€/MWh). Un niveau bien inférieur au premier seuil de déclenchement, fixé à 78 €/MWh, et encore plus éloigné du plafond supérieur de 110 €/MWh. Dans ces conditions, aucune ponction sur les revenus de l’électricien public n’est prévue, et donc aucune minoration des factures pour les consommateurs.

Après les pics des prix observés en 2022 dans le sillage de la crise énergétique européenne, les prix ont largement baissé. L’Arenh était critiqué pour vider les poches d’EDF, son remplaçant le VNU le protège bien mieux désormais, avec des prix baissiers.

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La France va t-elle (enfin) obliger les centrales solaires à s’équiper de batteries ?

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le 19 mars une note sur l’évolution des mécanismes de soutien au photovoltaïque et ouvre la voie à une intégration plus systématique du stockage dans les appels d’offres.

Une note de la CRE pour penser à réformer le soutien public au solaire, dans un contexte de financement public décrié : mission Lévy-Thot, rapport de la Cour des comptes… Les heures de prix négatifs augmentent et les volumes d’énergie solaire écrêtés aussi, dégradant à la fois la rentabilité des installations solaires et la soutenabilité des charges de service public.

Le régulateur français argue que le problème vient du calcul du complément de rémunération. Pour les installations lauréates des appels d’offres, le soutien public repose sur un prix de marché de référence, dit M0, construit à partir d’un profil de production solaire national. Concrètement, les prix spot sont pondérés par les heures de production du photovoltaïque, ce qui permet d’estimer un prix capté moyen (production × prix pour chaque quart d’heure de la journée). Or, avec la cannibalisation des prix par le solaire (la fameuse cloche solaire ou duck curve), ce mécanisme tend à intégrer structurellement des prix faibles, voire négatifs puisque la production est concentrée sur les mêmes plages horaires.

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Vers un changement du mode de calcul du tarif M0

La CRE propose ainsi d’arrêter ce mode de calcul en remplaçant le M0 profilé par une moyenne simple des prix spot mensuels. Ce changement technique modifie les incitations économiques : le producteur n’est plus rémunéré en fonction d’un prix capté passivement, mais en fonction de sa capacité à s’écarter de la moyenne du marché, donc à décaler sa production et ce, avec une batterie. Le M0 devrait augmenter et le complément de rémunération diminuer.

Dans ce nouveau cadre, l’hybridation avec des batteries prend tout son sens. En stockant l’électricité produite en milieu de journée pour la restituer en soirée, lorsque les prix sont plus élevés, l’exploitant peut améliorer significativement sa valorisation et donc son prix capté. La note évoque aussi la nécessité d’adapter les règles applicables en cas de prix négatifs. Aujourd’hui, le complément de rémunération peut être suspendu au-delà d’un certain nombre d’heures négatives, ce qui introduit une forme de risque sans pour autant encourager une réelle flexibilité. La CRE envisage de revoir ces modalités afin d’inciter les producteurs à éviter l’injection lors de ces périodes.

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Le solaire doit devenir flexible

La PPE évoquait timidement l’hybridation des parcs solaires. Ici, la CRE montre son intérêt à remplacer les dispositifs actuels, centrés sur le photovoltaïque seul, par des appels d’offres hybrides intégrant une batterie.

Le solaire doit se flexibiliser, avec sa participation au mécanisme d’ajustement (baisse de sa production et flexibilité rémunérée) et avec sa vente décalée grâce à une batterie colocalisée. Mais attention, une batterie colocalisée ne fera pas que du load-shifting (déplacement de la production solaire) mais aussi des services systèmes et du trading, comme si elle était seule, sinon elle serait difficilement rentable.

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Éolien et solaire : ils coûtent 3 milliards d’euros par an à l’État, et ça ne plait pas à la Cour des comptes

Après de récents rapports sur l’hydrogène, ou la gestion d’EDF, la Cour des comptes vient de s’attaquer au soutien public de projets de production d’énergies renouvelables (ENR). Dans son rapport, la Cour des comptes est catégorique : l’impact financier des ENR sur les dépenses publiques est trop important. Mais les syndicats des ENR ne sont pas du même avis. 

La Cour des comptes a passé en revue les aides publiques relatives aux énergies renouvelables, et comme à son habitude, elle a donné son avis tranché sur la situation. Selon l’institution française, le montant de ces aides est trop élevé, en particulier compte tenu de l’état des finances du pays. Il faut dire que sur les huit dernières années, la note a été particulièrement salée. Entre 2016 et 2024, la Cour des comptes a relevé un total de 26,5 milliards d’euros de dépenses, soit en moyenne 2,9 milliards d’euros par an. Ce montant est associé à quelque 87 milliards d’euros d’engagements financiers à long terme.

L’impact du soutien aux ENR est particulièrement variable d’une année à l’autre. En 2022, du fait des prix très élevés de l’énergie, les énergies renouvelables ont même rapporté près de 5 milliards d’euros à l’État. Mais certaines années, la situation est bien plus compliquée. Face à ces montants, la Cour des comptes a fait plusieurs recommandations, à savoir :

  • Réaliser un état des lieux des différentes aides avec un audit mené par la CRE,
  • Introduire des clauses de révision dans les prochains contrats, pour permettre une mise à jour des conditions en fonction de l’évolution du contexte économique,
  • Renforcer le contrôle des producteurs d’énergies renouvelables pour éviter les fraudes.
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Un rapport critiqué par les principaux concernés

Sur le papier, ce rapport semble prêcher le bon sens en proposant une analyse et une rationalisation des différentes aides financières destinées aux producteurs d’énergie renouvelable, afin d’éviter les abus sans remettre en question l’objectif zéro carbone à l’horizon 2050. Néanmoins, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et France Renouvelables ont tout de même tenu à y réagir pour défendre une filière qui a plus que jamais besoin de soutien.

De son côté, le SER a souhaité mettre en perspective les 2,9 milliards d’euros dépensés par an pour les énergies renouvelables, avec les 60 milliards d’euros dépensés chaque année en énergies fossiles. Le SER a d’ailleurs rappelé qu’en 2022, les ENR ont rapporté plusieurs milliards d’euros à l’État tandis que les dépenses en énergies fossiles ont atteint la bagatelle de 124 milliards d’euros. Le SER a également rappelé que la recommandation de la Cour des comptes concernant la lutte contre les fraudes se basait sur 849 suspicions d’écart entre puissance déclarée et puissance réelle. Toujours selon le SER, ces suspicions de fraude ne représentent que 0,1 % des quelques 700 000 contrats de soutiens publics en vigueur.

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Enfin, France Renouvelables a déploré un cadre de développement des projets ENR de plus en plus complexe. Selon le syndicat, la France a le cadre le plus contraignant de toute l’Europe, ce qui a nécessairement un impact négatif sur la compétitivité des projets, leur coût au mégawattheure et donc sur les besoins de soutiens publics. Dans ces conditions, le syndicat propose d’aller plus loin qu’un état des lieux des aides publiques, et souhaite une analyse du cadre de développement des projets ENR en France pour en améliorer la compétitivité, et donc réduire les besoins de soutien public.

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C’est acté : votre Livret A financera les nouveaux réacteurs nucléaires français

Le gouvernement français a confirmé, lors du cinquième conseil de politique nucléaire le 12 mars, que le Livret A financera en partie le programme des nouveaux réacteurs EPR2.

L’épargne des Français au service d’un grand projet : celui de construire les six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 déjà actés et huit autres optionnels. Mais en quoi peut-il aider à le financer ? Le Livret A est une épargne colossale constituée par 58 millions de Français, qui représente un pactole dormant de 449 milliards d’euros. Le chef de l’État souhaite le mettre au service du programme EPR2, dont le coût est évalué autour de 72 milliards d’euros selon la dernière estimation d’EDF, pour les six premières tranches.

Concrètement, la Caisse des dépôts, gestionnaire du livret A, accordera un prêt bonifié à EDF couvrant 60 % du coût total du programme sur les centrales nucléaires de Penly, Gravelines et Bugey. C’est la stabilité et le faible coût de l’épargne du Livret A, adaptée à des projets d’infrastructures lourdes et à long terme, qui justifient son recours par l’État.

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Une épargne auparavant au service du logement social qui va devoir être partagée

Pour les épargnants, c’est la même sécurité d’épargne : le Livret A garde sa disponibilité et sa garantie de l’État. Ce qui change, en revanche, c’est l’usage de l’argent : une partie des dépôts historiques, auparavant dédiée au logement social et aux collectivités locales, va être, là, mobilisée pour le nucléaire.
Cette concurrence possible entre financement du nucléaire et logement social déplaît à certaines associations, ce à quoi le gouvernement assure que le programme ne mettra pas en danger les missions traditionnelles du Livret A.

Parallèlement, dans ce conseil de politique nucléaire, les grandes lignes du programme EPR2 et le calendrier d’investissement ont été validés avec une première mise en service prévue d’ici 2038. Il a également approuvé le programme aval du futur d’Orano pour renouveler les installations de retraitement et d’entreposage des combustibles nucléaires pour la cohérence du parc actuel avec les futurs EPR2.

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Cette batterie pour débuter dans l’autoconsommation solaire est à moins de 500 €

La batterie solaire SolarFlow 800 Plus de Zendure est proposée à 479 €, contre 839 € initialement, soit une réduction de 360 € (43 %). Ce système plug-and-play se destine aux petits foyers cherchant une solution simple et peu coûteuse pour réduire leur facture d’électricité.

Proposée par le pionnier des kits solaires plug & play Zendure, la batterie SolarFlow 800 Plus offre une capacité de 1,92 kWh, suffisante pour répondre à une consommation limitée comme dans un studio ou une petite habitation. Son design compact tout-en-un permet une installation facile, sans travaux électriques majeurs, une caractéristique appréciée des locataires ou personnes en location.

Autonomie modulable et compatibilité solaire

Cette batterie intègre deux entrées MPPT supportant jusqu’à 1 500 W (2 x 750 W) de panneaux photovoltaïques. Sa capacité peut être étendue jusqu’à 11,52 kWh, en empilant des batteries d’extension, ce qui offre une flexibilité selon l’évolution des besoins énergétiques du foyer. Avec une sortie en courant alternatif de 800 W, ce système permet d’alimenter plusieurs appareils domestiques classiques. L’objectif principal est d’optimiser l’autoconsommation d’énergie solaire pour diminuer la dépendance au réseau et ainsi réduire les coûts d’électricité.

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Une remise significative par rapport au prix habituel

Proposé à 479 €, le SolarFlow 800 Plus bénéficie d’une remise de 360 €, soit 43 % de réduction par rapport au tarif initial de 839 €. Sur le marché des petites batteries solaires plug-and-play, cette offre se situe dans la fourchette basse des prix, ce qui peut faciliter l’accès à un système de stockage conforme aux besoins limités sans investissement lourd.

Ce produit correspond particulièrement aux personnes souhaitant débuter leur transition énergétique sans recourir à des installations complexes ou coûteuses, et désirant une solution flexible et évolutive en capacité.

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Ces éoliennes en mer ont gagné leur duel face à Donald Trump

La bataille continue, entre l’administration Trump et les parcs éoliens offshore. Cette fois, c’est le secteur éolien qui a remporté une bataille grâce à la mise en production d’un parc de plus de 700 MW. 

Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump mène un combat acharné contre l’éolien, et en particulier l’éolien en mer. Déterminé à empêcher le développement de ces parcs, il a récemment tenté de faire annuler cinq projets en cours de construction sur la côte atlantique en invoquant des problèmes de sécurité nationale.

Il aura fallu un mois à la Justice américaine pour révoquer cette suspension, et permettre la reprise des projets. Les différents porteurs de projet y auront laissé des plumes, à l’image de l’immense Coastal Virginia Offshore Wind, d’une puissance de 2,6 GW, qui a perdu 228 millions de dollars suite à cette suspension. Néanmoins, l’essentiel est préservé, et les parcs pourront bientôt être mis en service.

D’ailleurs, le parc offshore de Rhode Island vient de commencer à produire de l’électricité. Appelé Revolution Wind, ce parc d’une puissance de 704 MW et de 65 éoliennes devrait être entièrement mis en service au second semestre 2026.

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Des dégâts importants pour tout le secteur de l’éolien

Malgré ces nouvelles encourageantes, les attaques diverses et variées ont fortement affaibli le secteur de l’éolien offshore. La situation est notamment due aux nouvelles autorisations fédérales qui sont bloquées. Selon les chiffres, on compterait entre 60 et 100 grands projets éoliens ou photovoltaïques par l’administration.

Certains grands projets de par n’ont pas résisté aux attaques incessantes du président américain. C’est le cas de Atlantic Shores Offshore Wind qui a finalement été annulé en août dernier. Le parc Humboldt Bay Offshore Wind pourrait, lui aussi, mettre la clé sous la porte avec la suppression de près de 422 millions de dollars de subventions sur un budget total de 5 milliards de dollars.

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Ce vieux barrage hydroélectrique a été rénové grâce aux voitures électriques

Pour produire de l’électricité grâce à la force de l’eau, il n’y a pas que les grands barrages alpins. La France possède un grand nombre de petites centrales hydroélectriques qui ne demandent qu’à être rénovées. C’est exactement ce que fait un producteur d’énergie français, spécialisé dans les énergies renouvelables. 

Il y avait de l’agitation, en ce début mars, dans le petit village de Colombier-Fontaine (Doubs). Les habitants ont pu assister à l’installation de deux turbines Kaplan de 11 tonnes pour leur future centrale hydroélectrique. Alimentant autrefois une usine de tissage et filature de coton, elle aura résisté à l’arrêt définitif de cette dernière en 1971. Rachetée en 2015 par Dream Energy, elle est mise à l’arrêt en 2017 suite à un incendie accidentel.

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Des batteries dans l’ancienne filature de coton

Pour la remettre en fonctionnement et même augmenter sa puissance, Dream Energy n’a pas hésité à y investir près de 3 millions d’euros. Cette rénovation d’ampleur, qui nécessite l’assèchement provisoire du bras du Doubs sur lequel se trouve la centrale, a débuté en aout 2025. Maintenant que les deux turbines de 250 kW chacune sont en place, Dream Energy va poursuivre la rénovation en espérant une mise en service en septembre prochain. En plus du remplacement des turbines, le projet comprend une passe à poisson et même un parcours de canoë-kayak.

À terme, le site devrait produire cinq fois plus d’électricité qu’avant pour atteindre 3 gigawattheures (GWh) annuels. C’est l’équivalent de la consommation annuelle de 5 bornes de recharge ultra-rapide 200 kW avec un taux d’utilisation d’environ 30 %, selon nos calculs. D’ailleurs, Dream Energy ne compte pas s’arrêter là et envisage de réinvestir les bâtiments de l’ancienne filature pour y installer des batteries de stockage. Celles-ci permettront d’optimiser la réinjection de l’électricité produite. C’est d’autant plus important que la production devrait varier au fil des saisons, car le site ne dispose pas de retenue d’eau.

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Dream Energy n’en est pas à son coup d’essai

Avec ce projet de rénovation, Dream Energy n’en est pas à son coup d’essai. L’entreprise française a un positionnement unique : elle ambitionne d’installer 4000 points de recharge pour voitures électriques en Europe d’ici 2030, et de les alimenter grâce à un maximum de sites de production d’électricité décarbonée. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise a déjà mis en œuvre de nombreux parcs photovoltaïques, et possède plusieurs microcentrales hydroélectriques.

Il y a déjà quelques années, elle avait remplacé les turbines d’une centrale située à Perrigny-sur-l’Ognon, en Côte-d’Or, pour faire passer la production de 0,9 GWh à 2,3 GWh. Elle a également fait l’acquisition du barrage de Baccarat, construit en 1927 et rénové en 2012.

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Ce fluide inspiré de l’ADN peut stocker de la chaleur solaire pendant des mois

Stocker la chaleur pour de longues durées est une gageure. Mais, en Californie, une équipe de chercheurs vient d’inventer un fluide qui pourrait y parvenir. Et plus étonnant encore, il est inspiré d’une brique fondamentale du vivant : l’ADN.

Parmi nos utilisations de l’énergie, c’est bel et bien la chaleur qui tient le haut du podium. À l’échelle mondiale, en 2024, ce sont près de 220 EJ (exajoule, c’est-à-dire un milliard de milliards de joules) de chaleur qui ont été consommés, selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (IEA). Et ce aussi bien pour les procédés industriels que pour le chauffage de bâtiments. Cela représente près de la moitié de la demande finale d’énergie, et cela fait de la chaleur le premier poste de consommation d’énergie.

En matière de transformation énergétique, on peut ainsi percevoir facilement toute l’importance de la chaleur. Or, en matière de chaleur, nous disposons d’une source abondante : notre soleil. Et cela justifie bien sûr tout l’intérêt de la filière du solaire thermique. Problème : cette énergie est abondante en été, tandis que la chaleur, nous en avons besoin aussi, et surtout, en hiver. Et il est difficile de stocker cette chaleur pendant une saison entière sans qu’il ne se produise trop de pertes.

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Stocker la chaleur dans des réactions chimiques

Certains parient sur la géothermie et les batteries thermiques souterraines. D’autres étudient des fluides particuliers destinés à stocker la chaleur pendant des mois ; c’est le concept dit MOST (pour Molecular solar thermal storage, soit stockage thermique moléculaire). Et c’est à propos d’un tel système qu’une équipe de l’université de Californie à Santa Barbara vient de communiquer une découverte qui pourrait être révolutionnaire.

Son invention ? Un fluide capable de stocker la chaleur du soleil avec des pertes minimales. Jusqu’à maintenant, les résultats ont été décevants. Mais l’équipe de chercheurs a trouvé une astuce, et cette astuce réside dans les mécanismes de réparation de l’ADN.

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La réaction de l’ADN aux rayonnements UV

Lorsque notre ADN est soumis au rayonnement ultraviolet (UV) du soleil, il se produit une lésion, caractérisée par la liaison de bases adjacentes de l’ADN. L’accumulation de ces lésions conduit à former une structure appelée « Dewar », laquelle est très néfaste pour notre santé, et peut conduire à former des cancers. Mais dans ce fluide destiné à stocker la chaleur, ce mécanisme biochimique peut amener à une toute autre conséquence : il peut permettre de stocker de la chaleur. Et ce n’est pas anecdotique : jusqu’à 1,65 MJ/kg (soit environ 0,5 kWh/kg).

Dans la revue Science, les chercheurs ont pu démontrer que la substance pouvait garder la moitié de la chaleur stockée pendant près de cinq cent jours – donc suffisant pour du stockage saisonnier. Par ailleurs, ils ont pu constater une réversibilité presque parfaite au cours de 20 cycles de charge-décharge.

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Ce ne sera pas pour tout de suite

Les chercheurs relèvent toutefois un inconvénient majeur de leur invention : elle ne peut capter que la part UV du spectre solaire (entre 300 et 310 nm), soit moins de 5 % de la lumière reçue de notre étoile. Combiné au faible rendement de conversion des photons en chaleur stockée, cela implique que le rendement total par unité de surface exposée au soleil sera faible.

Mais l’ensemble des avantages milite à poursuivre les recherches. La substance, en effet, est peu dangereuse pour la santé ou l’environnement, au regard de ses alternatives qui utilisent des solvants toxiques. En outre, elle est très stable, donc en principe sécuritaire, limitant les risques d’une décharge brutale de la chaleur stockée.

Les auteurs précisent que leur concept nécessitera encore de nombreux travaux de mise au point, notamment au regard de l’optimisation des différentes étapes du procédé. Mais leurs résultats apportent une piste nouvelle et d’importance pour la transition énergétique. Aurons-nous un jour sur nos toits des capteurs solaires thermiques où circule un fluide constitué de molécules d’ADN, comme une sorte de sang solaire transportant l’énergie dans toute notre maison ? Une vision pour le moins saisissante.

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Cette sphère capte 90 % de l’énergie du soleil grâce à des nanoparticules d’or

Les chercheurs multiplient les pistes pour améliorer la captation de l’énergie solaire. À Séoul, une équipe a mis au point un revêtement capable d’absorber un très large spectre du rayonnement solaire, ce qui était auparavant impossible. Cela pourrait conduire à des panneaux thermiques ou thermoélectriques nettement plus efficaces.

Les technologies actuelles ne permettent pas d’exploiter l’ensemble de l’énergie solaire qui atteint la surface de la Terre. Le rayonnement solaire se compose d’ultraviolets (3 à 5 %), de lumière visible (40 à 45 %) et de rayonnement infrarouge (50 à 55 %). Or, la plupart des dispositifs énergétiques ne captent qu’une partie de ce spectre. Une fraction importante de l’énergie solaire ne peut être ni convertie en électricité ni transformée en chaleur utile, et se dissipe simplement dans l’environnement.

Les cellules photovoltaïques convertissent principalement la lumière visible ainsi qu’une partie du proche infrarouge. Les technologies solaires thermiques parviennent à capter une portion plus large du spectre, mais elles ne sont toutefois pas exemptes de pertes. Les surfaces absorbantes réémettent une partie de l’énergie captée sous forme de rayonnement thermique.

C’est là qu’intervient donc cette nouvelle technologie que les scientifiques appellent les « supraballs ». Développée par une équipe de chercheurs de la KU-KIST Graduate School of Converging Science and Technology, en Corée, elle pourrait permettre de capter une part beaucoup plus importante du rayonnement solaire.

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Absorber jusqu’à environ 90 % du spectre solaire.

Cette technologie prend la forme d’un nouveau type de revêtement solaire. Elle est composée de minuscules sphères constituées de milliers de nanoparticules d’or qui s’assemblent spontanément pour former ces structures. Une fois déposées sur une surface, ces supraballs forment un film qui serait capable d’absorber jusqu’à 90 % du spectre solaire.

Le fonctionnement du système repose sur un phénomène propre aux nanoparticules d’or, appelé résonance plasmonique. Lorsqu’elles sont exposées à la lumière, les électrons présents dans ces particules se mettent à osciller. Ce phénomène permet de piéger et d’absorber efficacement l’énergie lumineuse sur une large gamme de longueurs d’onde.

Outre leur forte capacité d’absorption, ces structures présentent également l’avantage d’être relativement simples à produire, ce qui pourrait faciliter leur déploiement à grande échelle. Les chercheurs envisagent notamment leur utilisation dans les systèmes solaires thermiques et thermoélectriques, mais aussi dans des capteurs hybrides photovoltaïques-thermiques.

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Ces 38 pays vont tripler leur capacité de production électrique nucléaire d’ici 2050

Le volte-face est saisissant. Longtemps considéré comme une source d’énergie presque anecdotique à l’échelle de la planète, le nucléaire poursuit son retour en force. Preuve de cette nouvelle dynamique, de nouveaux pays viennent de rejoindre la déclaration de triplement des capacités nucléaires mondiales d’ici 2050. 

Le 2 décembre 2023, lors de la COP 28 de Dubaï, 25 pays dont la France appelaient au triplement des capacités nucléaires dans le monde entre 2020 et 2050. À l’époque, cette déclaration avait fait réagir car les signaux autour du secteur du nucléaire paraissaient contradictoires. Mais les deux dernières années ont donné raison à cette déclaration, et la liste des signataires s’est allongée.

À l’occasion du deuxième sommet pour l’énergie nucléaire, qui vient de se tenir à Paris, 5 pays supplémentaires ont ainsi rejoint la liste des signataires, à savoir la Chine, l’Afrique du Sud, la Belgique, le Brésil et l’Italie. Voici la liste complète des 38 pays ayant signé l’accord, par ordre alphabétique :

Les 38 pays ayant signé l'accord

Afrique du Sud, Arménie, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Corée du Sud, Croatie, Émirats arabes unis, États-Unis d’Amérique, Finlande, France, Ghana, Hongrie, Italie, Jamaïque, Japon, Kazakhstan, Kenya, Kosovo, Maroc, Moldavie, Mongolie, Nigeria, Pays-Bas, Pologne, République du Rwanda, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Salvador, Sénégal, Slovaquie, Slovénie, Suède, Turquie, Ukraine.

Rappelons que si cette déclaration n’est pas associée à des engagements politiques ou des calendriers, elle témoigne d’un soutien politique international en faveur du nucléaire. À l’échelle de chaque pays, cette déclaration vise à accélérer les financements publics et privés pour les projets nucléaires, ainsi qu’un développement nucléaire responsable, en phase avec les priorités de chaque pays.

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Le vent continue de tourner

Ces signatures symbolisent le changement majeur qui se produit autour du nucléaire à l’échelle mondiale. Sur les cinq derniers signataires de la déclaration, deux d’entre eux avaient pourtant décidé de sortir du nucléaire. Pour l’Italie, cette décision avait été prise dès 1987 suite à l’accident de Tchernobyl. En 2011, la population était encore largement opposée au nucléaire puisqu’un référendum sur la relance du nucléaire avait été rejeté en bloc. En Belgique, la sortie du nucléaire avait été votée en 2003, mais a finalement été annulée en 2025 malgré la fermeture de quelques réacteurs.

Enfin, sur les 38 signataires, 13 ne disposent pas de réacteur en service mais ont pour projet d’en développer. On notera que la majorité de ces pays sont en Afrique, et que de grands acteurs du nucléaire comme l’Inde ou la Corée du Sud sont encore absents de cette liste, sans parler de la Russie.

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Cette tuile solaire chinoise arrive en France et pourrait anéantir Tesla

Les toits solaires sont rarissimes en Europe. La faute, notamment, à une faible concurrence et donc des prix élevés. L’arrivée sur le marché d’un nouvel acteur chinois assez réputé pourrait changer la donne. Connu pour ses kits et batteries solaires, Jackery s’apprête à lancer des tuiles photovoltaïques à des tarifs a priori cassés, comparé au célèbre toit solaire Tesla.

Fin de partie pour le Tesla Solar Roof ? Alors qu’il n’est toujours pas commercialisé en Europe malgré presque une décennie d’attente, le toit solaire de la marque américaine pourrait ne jamais y débarquer. La cause ? Son prix particulièrement élevé, incapable de rivaliser avec une concurrence chinoise émergente et trépidant à l’idée de conquérir le Vieux Continent. Jackery, l’un de ces fabricants chinois qui propose déjà des panneaux solaires et batteries un peu partout dans le monde, devrait commercialiser sa tuile solaire Solar Saga en Europe « courant 2026 », nous a confié un représentant présent sur le salon Open Energies de Lyon.

Deux fois moins cher que Tesla

S’il n’a pas pu avancer de tarif, une toiture solaire de Jackery devrait coûter à minima deux fois moins cher que le Tesla Solar Roof, voire davantage sur les très grandes installations. La marque, qui a dévoilé sa tuile solaire début 2025, présentait un exemplaire sur le salon lyonnais. Nous avons pu y jeter un œil. Il s’agit d’une tuile photovoltaïque d’aspect totalement lisse et plutôt basique, très éloignée de l’Invisible Solar du fabricant italien Dyaqua, qui imite parfaitement la tuile en terre cuite, de la Generon, du fabricant hongrois Terran, ou encore de la Solaris du suisse Freesuns. Toutefois, si la différence esthétique est frappante de près, elle l’est moins de loin, et l’argument du prix devrait primer au moment de signer un devis pour une toiture photovoltaïque.

La tuile solaire Jackery devrait également se distinguer par son rendement annoncé de 25 %, qui est déjà très élevé pour un panneau solaire classique, et donc inouï pour un tel produit. Un module, qui remplace trois tuiles traditionnelles, mesure 72 cm de large et 43 cm de long pour 3,5 cm d’épaisseur. Sa masse par mètre carré est de 16,8 kg, contre habituellement 40 kg/m² pour des tuiles en terre cuite.

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De 38 à 48 Wc par module, selon la couleur

Équipé de connecteurs MC4 classiques, un module peut délivrer jusqu’à 48 Wc en teinte obsidienne (noir) et 38 Wc en teinte terracotta. Sa tension étant très faible (4,5 V), il doit être branché en série au sein d’une installation ne dépassant pas 1000 V. La résistance à la grêle est de niveau 3 sur 4 (norme américaine ANSI-FM4473), correspondant à la chute d’une boule d’acier de 4,5 cm de diamètre à 5,2 m de hauteur. Voici toutes les caractéristiques techniques communiquées par Jackery :

Caractéristique Obsidienne Terre cuite
Puissance nominale (W) 45 W 38 W
Tension circuit ouvert (V) 5,48
Tension à puissance maximale (V) 4,53 V ± 5 %
Intensité de court-circuit (A) 10,36 9,14
Intensité maximale (A) 9,93 A ± 5 % 8,38 A ± 5 %
Efficacité de conversion ≥ 25 %
Courant maximal du fusible (A) 20
Tension maximale du système (V) 1000
Dimensions 720 mm × 430 mm × 35 mm
Poids net 4,5 kg (tuile unique) / 16,8 kg (m²)
Certification IEC61215/IEC61730
Indice de résistance au feu UL790 Classe C
Indice d’étanchéité à la pluie TAS100
Indice de résistance au vent Classe F
Indice d’étanchéité IP68
Indice de résistance à la grêle ANSI-FM4473 : Classe 3
Température de fonctionnement  -40 °C à 85 °C
Pente de toit 10° à 60°

Il reste encore à connaître le tarif exact en France de la tuile solaire Solar Saga de Jackery. Selon un représentant de la marque, elle ne devrait être commercialisée qu’à travers un réseau d’installateurs partenaires. Dommage, sa facilité de montage a de quoi séduire les plus bricoleurs, qui pourraient équiper un carport, abri de jardin, cabane ou toute autre structure légère sans faire appel à un professionnel.

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Jackery se lance dans la batterie résidentielle avec le SolarVault 3

Le marché des systèmes de stockage d’énergie destinés aux particuliers continue de s’étendre. Habitué des batteries destinées aux activités en plein air, le Chinois Jackery s’attaque au marché européen avec une solution conçue dans le but d’optimiser la tarification dynamique. 

Les baisses du tarif de vente de l’électricité solaire à EDF ont ouvert un boulevard à tous les fabricants de systèmes de stockage destinés aux particuliers. Après Tesla, EcoFlow ou Revolty, c’est au tour de Jackery de saisir cette occasion en présentant le SolarVault 3. Cette solution de stockage, conçue pour le marché européen, se veut modulable et adaptable à tout type de logement. Il intègre la gestion d’une production photovoltaïque, du stockage d’énergie et une gestion optimisée par IA.

La gamme SolarVault se divise en trois modèles, adaptés à différentes configurations. Le S3 Pro affiche une puissance photovoltaïque de 4 000 W, une puissance de sortie en courant alternatif de 1 200 W et 4 MPPT pour gérer les panneaux solaires. Le modèle S3 Pro Max se distingue par une puissance de sortie plus importante atteignant 2 500 W. Enfin, un modèle appelé S3 Pro Max AC permet de gérer une production photovoltaïque via le courant alternatif, pour s’adapter à une installation déjà existante.

Dans tous les cas, la capacité de stockage varie de 2,52 à 15,12 kWh en fonction du nombre de modules installés. Jackery annonce avoir intégré dans son système de stockage une surveillance en continu de la température, ainsi qu’un système d’extinction automatique par aérosol en cas de départ de feu. La durée de vie est donnée à 15 ans, et la garantie est de 10 ans.

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Des batteries de camping aux systèmes résidentiels

Lancée en 2012 dans la Silicon Valley, la marque Jackery s’est rapidement fait connaître avec le lancement, en 2016, de la gamme Explorer. Précurseur, le fabricant s’est vite accaparé le milieu de l’outdoor et du camping en proposant des produits polyvalents et faciles à transporter. Mais face à l’engouement suscité par le stockage d’électricité, Jackery a étendu son catalogue vers des produits résidentiels.

Avec cette gamme SolarVault 3, Jackery veut aider ses clients à profiter des avantages de la tarification dynamique. Le fabricant indique une compatibilité avec plus de 860 fournisseurs d’énergie, ce qui permettrait une optimisation du stockage en fonction du marché. Ce type de système, associé à une installation photovoltaïque, s’annonce comme le combo parfait pour faire des économies financières.

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Énergie nucléaire : l’Europe admet avoir commis une grosse erreur en lui tournant le dos

Au sommet mondial sur le nucléaire le 10 mars à Paris, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a changé d’avis sur le nucléaire, comme E. Macron lors de son premier mandat.

« L’Europe a commis une erreur stratégique en se détournant du nucléaire », a déclaré la présidente allemande de l’exécutif en ouverture du sommet sur le nucléaire auquel participaient plusieurs dizaines d’États et d’acteurs du secteur. Selon elle, le système énergétique « le plus efficace » repose sur une combinaison entre nucléaire et renouvelables : le premier offrant une énergie « fiable et à faibles émissions » et les seconds étant « moins chers mais fluctuants ».

Cette prise de position est une première. Longtemps, la Commission européenne s’est montrée prudente sur l’atome, privilégiant les énergies renouvelables dans ses grandes stratégies énergétiques et climatiques.

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Longtemps la France a dû batailler pour imposer le nucléaire

Agnès Pannier-Runacher doit se souvenir de la bataille sur la notion d’hydrogène décarboné (et l’inclusion de celui produit à partir du nucléaire) et de la baisse de la part du nucléaire dans le mix électrique, sont autant d’exemples où le bras de fer a été perdu par la France face à l’Allemagne ou l’Autriche.
La guerre en Ukraine, en Iran, le Covid sont depuis passés par là. L’électrification a aussi contribué à reconsidérer le rôle du nucléaire dans leur mix énergétique. Dans ce contexte, Bruxelles cherche désormais à encourager les nouveaux réacteurs.

Mme. Von der Leyen veut faire de l’UE « un pôle mondial du nucléaire de nouvelle génération ». La Commission a présenté le même jour une stratégie visant à accélérer le déploiement des petits réacteurs modulaires (SMR), une technologie plus acceptable. La Commission a également annoncé la mobilisation de 200 millions d’euros de garanties pour soutenir ces projets, via différents instruments européens. L’objectif est de réduire les risques pour les investisseurs et d’attirer davantage de capitaux privés dans la filière.

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EcoFlow dévoile l’Ocean 2, une nouvelle batterie résidentielle modulaire jusqu’à 30 kWh

EcoFlow a profité du salon italien Key Energy pour présenter sa nouvelle solution de stockage pour logements. Modulaire, ce système arrive à point nommé en France, dans un contexte de réduction des aides de l’État. 

La météo économique actuelle est porteuse pour les solutions de stockage résidentielles ! Le fabricant chinois EcoFlow vient de présenter, en Italie, sa nouvelle solution de batterie modulable résidentielle appelée Ocean 2. En son cœur, on retrouve un module de batterie LFP de 5 kWh de capacité de stockage. Évolution de la solution Ocean, cette batterie voit son taux de décharge amélioré, passant de 95 à 100 %. Elle est également plus compacte de 10 centimètres et plus légère de 10 kg. Sa puissance de décharge est affichée à 3,4 kW.

La batterie fonctionne avec un onduleur hybride disponible en six versions différentes, en fonction de la puissance de sortie (de 3 kW à 6 kW), ou de la puissance d’entrée pour l’alimentation photovoltaïque (de 9 à 12 kW). Si l’ensemble est modulable, c’est qu’il est possible d’associer l’onduleur à plusieurs batteries, faisant ainsi varier la capacité de stockage de 5 à 30 kWh. Pour faciliter l’installation dans un logement, les batteries sont empilables, ce qui limite l’emprise au sol. Selon Ecoflow, le rendement du système serait de 95 %, et sa durée de vie serait de 10 000 cycles pour une garantie de 15 ans.

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Cap vers l’autoconsommation

Jusqu’à présent, la France accusait un sérieux retard sur ses voisins européens pour le déploiement de systèmes de stockage résidentiels, loin derrière l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Autriche. Sur l’année 2022, l’Allemagne avait installé 220 000 batteries résidentielles, contre seulement 1 000 pour la France ! Mais avec la réduction drastique des aides de l’État pour le solaire résidentiel, et la baisse du prix de vente de l’électricité solaire à EDF, les systèmes de stockage résidentiels vont devenir la pierre angulaire des nouvelles installations photovoltaïques, pour optimiser la réutilisation de l’électricité solaire produite.

C’est d’ailleurs une véritable aubaine pour les fabricants de systèmes de stockage, comme EcoFlow, Bluetti ou encore Tesla, qui vont intégrer le marché français avec l’expérience acquise dans les autres pays européens. Pour l’heure, le prix du système EcoFlow Ocean 2 n’a pas encore été dévoilé, mais il est possible de faire une demande de devis sur leur site, le système devant être installé par un professionnel.

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