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La dette à la maison

Mauvaise nouvelle pour le studio Nagoshi, fondé par Toshihiro Nagoshi, vétéran de Sega pendant 30 ans, et surtout connu pour son travail sur la franchise Yakuza/Like A Dragon. Leur premier projet, Gang of Dragon, a besoin d’au moins 45 millions de dollars supplémentaires et, en voyant le devis, son principal investisseur, NetEase, vient de décider de couper les vannes dès mai 2026. Selon Bloomberg, « le studio a été informé par NetEase que, bien qu’il soit libre de poursuivre ses activités de manière indépendante, il devra assumer les coûts afférents s’il souhaite conserver ses actifs ou sa marque, NetEase n’est disposé à négocier que si le studio est en mesure de financer sa sortie ». Bref, ça sent le sapin vu l’état du secteur, et on peut s’en désoler vu les images assez prometteuses révélées jusque-là. P.
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Itère des hommes

Avalanche Studios (notamment à l'origine des Just Cause et du très bon Mad Max) a connu un bon paquet d’annulations de jeux et seules les ventes de son simulateur de chasse The Hunter : Call of the Wild lui permettent de se maintenir à flot. Le studio, comme l’explique Emma Farrow, sa directrice éditoriale, a toutefois intégré ces revers comme une forme de méthode de R&D à balles réelles. Désormais, l'idée est de partir sur des concepts de jeux issus de plusieurs petits groupes d’employés, qui ont ensuite quatre mois pour présenter un prototype jouable à une communauté de testeurs. Si le projet plaît, il repart pour quatre mois de développement, avant de repasser à l’examen – et ainsi de suite jusqu’à sa sortie ou jusqu'à ce que le couperet tombe. Selon Farrow, c’est une approche qui a démontré son efficacité dans l'industrie mobile, et Avalanche compte ouvrir sa plateforme communautaire à d’autres studios, sans les financer pour autant. Selon les rumeurs, la méthode pourrait également être étendue aux RH de l’entreprise, avec un battle royale mensuel à l’arme blanche, déterminant la répartition des primes. C’est beau le capitalisme. P.
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On-Together : Virtual Co-Working

On doit au moins ça à la crise sanitaire, on s’est tous rendu compte qu’un nombre incalculable de middle managers ne servaient à rien et que le télétravail était une pratique parfaitement viable. Cela ne veut pas dire que ceux qui ont la chance d’en bénéficier aujourd’hui ne font pas face à d’autres enjeux, comme un isolement qui peut peser ou une certaine difficulté à ne pas se laisser distraire. On-Together, avec son ambiance ostensiblement cozy, essaye à sa manière d’y remédier.
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