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OpenClaw : le moment IA des fabricants de MiniPC

OpenClaw est un produit opensource que tout un chacun peut installer et exploiter. Une aubaine pour les fabricants de MiniPC qui ont jusqu’ici bien du mal à mettre en avant les capacités IA de leurs produits. D’où leur amour inconditionnel pour ce dispositif et son énorme mise en avant.

Openclaw mis en scène chez Aoostar

Openclaw mis en scène chez Aoostar

Openclaw ? Qu’est ce que c’est ?

Je ne suis pas spécialement friand de ce genre d’application, j’ai installé-testé-désinstallé 1, mais sans aller beaucoup plus loin.

En gros, c’est un « agent IA », un outil qui se saisit de plusieurs IA et qui va exécuter des tâches avec celles-ci sur votre système en allant farfouiller là où vous lui donnerez des accès. Openclaw fonctionne en arrière-plan et travaille sans relâche. Vous pouvez l’interroger en langage naturel et il vous répondra au travers de multiples applications. Cela permet de piloter des projets à long terme avec une persistance de l’analyse. Gros point clé de cet outil, un usage local qui ne nécessite donc pas d’abonnement à un outil réseau. 

C’est LE point clé qui semble avoir fait mouche chez les fabricants de MiniPC. Aujourd’hui, hormis les solutions équipées de puce Strix Halo avec 128 Go de mémoire vive qui peuvent faire face à des LLM très gourmandes, les engins proposés ne sont pas spécialement valorisés par l’IA. Mais avec OpenClaw, les constructeurs peuvent proposer une IA exploitable même sur des postes milieu de gamme.

Openclaw installable en 1 clic sur les machines GMKtec

Openclaw installable en 1 clic sur les machines GMKtec

Mieux, cet assistant est un excellent prétexte pour développer un nouveau discours commercial. Celui qui consiste à mettre en avant un tout nouvel usage des MiniPC. En installant OpenClaw sur une machine annexe que l’on connectera à son réseau, on pourrait profiter de son Agent IA sur toutes ses machines sans pour autant occuper leur mémoire vive et leurs performances. Cela rend l’investissement dans un MiniPC de ce type séduisant. Comme si, en plus d’ajouter un NAS et un serveur pour avoir du stockage et des services sur son réseau, on pouvait ajouter un « cerveau » qui viendrait vous seconder quand vous y êtes connecté.

C’est pour cela que tous les constructeurs de MiniPC s’intéressent à OpenClaw. L’outil logiciel est libre, gratuit, s’installe facilement et peut justifier à lui seul l’achat d’un MiniPC. Un utilisateur lambda, avec un parc de machines classiques ou juste un PC au format tour ou portable, pourrait être tenté d’ajouter un agent de ce type chez lui pour être plus efficace… Ce nouvel intérêt pourrait même pousser un propriétaire de MiniPC à en acheter un second.

Toutes les marques y vont donc de leur campagne de pub. Minisforum vient d’ajouter des guides pour installer l’outil sur leurs machines. Geekom le met en avant, Beelink a créé une gamme colorée à sa gloire et propose même un SSD préinstallé avec OpenClaw dessus. Aoostar et GMKtec ont des services dédiés. On est vraiment dans l’idée de fournir des solutions faciles d’emploi pour rajouter une IA personnelle et locale à un dispositif existant.

OpenClaw n’est pas sans danger

Je n’ai aucun problème avec cette idée d’usage, tout le monde fait ce qu’il veut avec son matériel. Reste que proposer un service de ce type « clé en main » à des gens qui ne vont pas forcément prendre en compte tous les aspects positifs et négatifs qu’il propose me dérange un peu. L’outil a rapidement été détourné par des petits malins qui ont ainsi pu prendre le contrôle de machines ou de réseaux entiers. Pire, même sans intervention extérieure, l’IA en question a déjà eu des comportements regrettables. Comme la décision de supprimer des emails, de faire disparaître purement et simplement des projets qu’elle jugeait obsolètes, d’effacer des fichiers, de remplir des formulaires et de s’abonner à des services variés sans votre accord, de supprimer des rendez-vous et même de s’abonner à des services externes. Évidemment, tout cela dépend des clés que vous allez fournir à l’outil.

Certaines barrières ont déjà été levées pour contenir OpenClaw. Anthropic a, par exemple, annoncé il y a une semaine que cet agent IA n’aurait plus le droit d’exploiter gracieusement ses outils. Il faudra payer chaque Token via un abonnement spécifique. Ce qui, pour un outil fonctionnant de manière permanente, peut s’avérer dangereux.

Je ne sais pas combien de temps cette mode « agentique » autour d’OpenClaw va durer chez les fabricants de MiniPC. Une chose est sûre, l’outil n’est pas aussi anodin et « magique » que beaucoup veulent le faire croire. Si le sujet vous intéresse, je vous encouragerais donc à potasser un minimum de documentations autour de l’outil avant de cliquer sur un bouton installation. Les utilisateurs d’OpenClaw le reconnaissent eux-mêmes, l’installation par défaut n’est pas idéale et demande des réglages pour être suffisamment sécure. Chaque erreur peut avoir des conséquences désastreuses. 

 

OpenClaw : le moment IA des fabricants de MiniPC © MiniMachines.net. 2026

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«La République est au-dessus de la démocratie» juge Christophe Barbier, pour qui ce point de vue est «difficile à tenir»

Que faire si une élection met en danger la République ? Invité dans Le Figaro La Nuit, le journaliste et éditorialiste a notamment tenté de répondre à cette question.

© Figaro La Nuit 

«Si une élection menace la République, il faut se dresser contre cette élection», revendique Christophe Barbier
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«MMIWG2SLGBTQQIA+» : une députée canadienne raillée après l’usage d’un acronyme jugé «absurde» et «woke»

À Ottawa, lors d’une conférence de presse consacrée aux femmes autochtones disparues et assassinées, une députée néo‑démocrate a évoqué le «génocide en cours» visant les personnes «MMIWG2SLGBTQQIA+». De quoi susciter de multiples réactions sur les réseaux sociaux.

© Figaro Live

Canada: une députée dénonce le «génocide en cours des personnes MMIWG2SLGBTQQIA+»
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Une augmentation éclair pour les Snapdragon X2 Elite chez Asus

350$, Hors Taxes, de plus en un instant. C’est la mauvaise surprise qui a touché les portables Asus sous la nouvelle puce Snapdragon X2 Elite aux US. La chaîne de distribution nationale Best Buy a relevé les prix de ses différents modèles sans aucune explication.

Quand on teste professionnellement de nouveaux produits, on est soumis en règle générale à une date de publication. Cela veut dire qu’aucune publication n’est possible avant une date et une heure précises. Cela permet aux marques de piloter un narratif millimétré et surtout d’être parées au niveau technique. Cela ne sert à rien de sortir un produit dans la presse si vos fiches techniques ne sont pas en place et si vos partenaires n’ont pas les leurs. Lorsqu’un fabricant vous envoie du matériel, il s’assure que toutes les pièces du puzzle marketing seront bien emboîtées au moment où vous publierez.

C’est encore plus vrai si un second partenaire est dans la course. Ici c’est le cas puisqu’on parle de portables embarquant un nouveau SoC de Qualcomm, le tout nouveau Snapdragon X2 Elite. Il est donc nécessaire que celui-ci ait également validé une date de publication précise avant que les tests soient publiés.

Snapdragon X2 Elite

C’est ce qui a été fait pour les nouveaux Zenbook d’Asus. Le A16 a eu un déferlement de tests programmés sur toute la planète avec un gros investissement de la part de la marque et de Qualcomm. Des dizaines et des dizaines de machines ont été envoyées un peu partout sur la planète. Les tests sont tous sortis dans la foulée à une date précise, ce 8 avril 2026. Et, très logiquement, ces tests sont faits à partir d’informations techniques ainsi que d’éléments commerciaux. On ne teste pas de la même manière un ordinateur portable à 1000$ qu’une machine à 1350$. Pour certains postes techniques, on sera plus exigeants avec le modèle le plus cher. La grille d’analyse comparative sera également différente. On mesurera les performances d’un modèle à 2000$ avec un autre modèle au même prix, pas avec un modèle moins cher.

Grosse surprise donc à la découverte d’un gros changement de prix entre celui annoncé pour les journalistes sur la gamme Asus Zenbook sous Snapdragon X2 Elite et le tarif relevé le lendemain en magasin. Certains produits ont très largement augmenté. Le Zenbook A16 est passé de 1600$ à 1700. Le Zenbook A14 passe de 1150 à 1350$. Le Zenbook S16 grimpe de 300$ pour atteindre 1900$. Le Zenbook S14 passe de 1900 à 2000$ et le Zenbook 14 assume carrément une augmentation de 350$ en passant de 1000 à 1350 $. Des prix hors taxes qui modifient totalement les gammes de positionnement et les angles d’analyse.

Nouveaux prix, nouveau regard sur les Snapdragon X2 Elite

Évidemment, ces changements de tarifs vont altérer les conclusions des testeurs qui ne vont pas conclure leurs tests de la même manière. Imaginez un peu si vous sortiez de table en ayant extrêmement bien mangé au restaurant pour un prix classique pour ce type d’établissement, que vous le conseilliez alors à des amis et qu’ils découvrent sur la carte un prix en hausse allant jusqu’à 35% sur certains menus. C’est exactement ce qui vient de se passer et on comprend que la pilule soit amère pour certains testeurs. 

Les prix n’ont pas bougé – pour le moment – en France. On sait que les tarifs vont flamber, Asus a prévenu. C’est juste que le timing est ici assez délicat. Indiquer une fourchette d’investissement aux testeurs alors qu’elle n’aura eu que quelques heures de validité avant qu’elle ne parte à la hausse n’est pas une bonne pratique. Le Zenbook A16 est annoncé en précommande à 1999.99€ TTC. Un prix qui n’a pas bougé pour le moment et qui place le portable 16″ OLED avec 48 Go de mémoire vive LPDDR5x dans une tranche haute, mais justifiée, de tarif. Cela n’enlève pas l’intérêt de ces nouveaux SoC ni même celui de ces machines mais pose tout de même la question du calendrier de programmation de ces tests juste avant une hausse qui n’a ici rien d’anodin.

Une augmentation éclair pour les Snapdragon X2 Elite chez Asus © MiniMachines.net. 2026

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Creality Sparkx i7 : un vrai renouveau chez Creality ?

La Creality Sparkx i7 débarque avec un nouveau nom et une nouvelle approche. La marque est passée en quelques années du podium des fabricants reconnus à un e gamme de produits regardés avec mépris. Des années de « sur-place » technique lui ont coûté sa réputation.

La Creality Sparkx i7 est une nouvelle gamme sortie après bien des errements. Les modèles Ender puis les versions CR de la marque ont été parmi les plus appréciés du milieu des années 2010. Elles étaient simples, robustes et si elles manquaient de services et de fonctionnalités par rapport à ce qui est présenté aujourd’hui, elles n’en demeuraient pas moins capables de « sortir » des pièces sans broncher. Creality n’a que douze ans et la marque a été pendant longtemps une des plus appréciées du marché.

Creality Ender 3

Creality Ender 3

Malheureusement pour le constructeur, Creality s’est un peu trop largement reposé sur ses lauriers. Comptant sur son omniprésence, le lent et patient travail de réglages et d’optimisation partagé par toute une communauté en ligne. Les modèles Ender ont été par exemple produits en une foule de déclinaisons avec un effort minimal d’évolution entre chaque. Souvent ce sont des passionnés qui ajoutaient eux-mêmes une fonction à leurs machines avant que la marque n’ajoute ensuite un élément comparable de série. La Ceality Ender-3 est un bon exemple d’évolution par saut de puce. On a eu la Ender-3 V1, V2 et V3, la V3 SE, la V3 KE, la V3 Plus, la Ender 3 S1 Pro et la Ender 3 V4. Des machines à chaque fois très semblables avec des fonctionnalités un peu différentes. Des machines abordables également mais qui laissaient un goût amer aux acheteurs car très régulièrement un nouveau modèle, juste un tout petit peu meilleur, était annoncé par la marque.

Puis il y a eu les modèles K1 et K2, modèles fermés qui ont encore une fois été déclinés : K1, K1C, K1 Max… K2, K2 Se, K2 Pro, K2 Plus… Dernièrement nous avons aussi découvert la Ender Hi. Toutes ces machines ont gagné en capacités et en technique mais sans rattraper les offres concurrentes actuelles. Je parle des Bambu Lab, des Elegoo, des Anycubic et autres qui restent bien plus reconnues et appréciées. C’est d’autant plus dommage que pendant ce temps la marque s’est fait un nom sur  d’autres segments : la gravure laser avec ses excellents modèles Falcon. Le monde du scan 3D avec des produits grand public et professionnels efficaces mais aussi les accessoires d’impression ave toute une gamme de séchoirs à filament très appréciés.

C’est tout le souci rencontré par Creality en 2026. Pour retrouver du crédit sur son segment impression 3D, la marque ne doit pas se contenter de faire aussi bien, elle doit faire mieux ou moins cher que les marques concurrentes. Les efforts de la communauté des makers se sont tournés vers des modèles différents et, surtout, le public a bien changé. Achetez une imprimante 3D des marques citées ci-dessus et vous pourrez produire des objets à la pelle sans vous casser la tête et sans expérience préalable. Quelques minutes de montage, quelques vidéos à parcourir pour comprendre les bases et vous voilà prêt à imprimer vos objets en série.

Sparkx i7

La Sparkx i7 cherche donc à renouveler l’image de Creality

Imprimante à dépôt de filament ouverte, avec gestion de multiples filaments, elle se positionne assez frontalement contre des modèles grand public comme la Anycubic Kobra X ou Kobra 3, la BambuLab A1 Combo ou la Elegoo Centauri Carbon 2. Des modèles au positionnement accessibles pour un amateur, faciles d’emploi, efficaces et reconnus comme tels. Pour se distinguer, il faut donc faire au moins aussi bien et peut-être également se différencier un petit peu. Histoire de donner envie.

Ce sont là les grandes lignes du programme et la Sparkx i7 semble vouloir les suivre. D’abord l’imprimante achève la transition de la marque avec le monde des imprimantes prêtes à l’emploi. transition débutée grâce aux modèles fermés K1 et K2 et poursuivie ensuite. L’image des séries Ender et CR qui demandaient pas mal de doigté va se gommer petit à petit. Le châssis est entièrement construit en aluminium pour une structure solide dans la durée. 

Cette approche plus grand public s’accompagne de petits détails qui vont rassurer et aider le néophyte. L’écran couleur de la Sparkx i7 propose une diagonale de 2.85″ est désormais vu comme un moniteur d’impression et un guide d’étapes. Le système propose de nombreux messages pour indiquer à l’utilisateur ce qu’il doit faire et à quel moment. Le tout est traduit en de multiples langues dont le français. Une page Wiki est disponible pour aider à la maintenance de la machine et la solution d’une tête d’impression aux nombreux services est employée.

Celle-ci permet une maintenance facilitée : on pourra changer sa buse (propriétaire) et son cutter facilement. Un levier pour faciliter l’insertion et le retrait de filament est également bien présenté à l’utilisateur directement sur cette partie pour un usage plus facile. Changer de buse pour varier son diamètre pourra donc se faire aisément, mais également pendant une opération d’impression, par exemple.

Les dimensions d’impression sont généreuses avec un volume de 260 x 260 x 255 mm et comme toujours une vitesse mise en avant « optimisée » de 500 mm/s. Cette vitesse colle aux annonces de la majorité des constructeurs actuels, mais ne s’entend que pour certains usages. En pratique, comme pour les autres, cette pointe de vitesse n’est pas tenue pour une impression de qualité. Il vaudra mieux s’en tenir à du 300 mm/s. Une gestion en temps réel de pression et de vibrations émises par l’imprimante elle-même et son filament, la Sparkx i7 améliore la qualité de finition des objets imprimés. Ces fonctions sont devenues la règle dans cette gamme de produits. Tout comme l’ajout d’une webcam en interne pour filmer des timelapses en 720p ou recourir à une IA de détection de malfaçons qui peut alerter l’utilisateur. Une LED interne éclaire le sujet pour améliorer la prise de vue et un œilleton de sécurité est proposé pour occulter la caméra si vous ne voulez pas vous en servir. Une attention que peu de constructeurs ont eue jusqu’à présent.

Les fonctions classiques désormais de fin de filament, la reprise après une coupure de courant, la détection du plateau ou le nivellement automatique de l’ensemble sont prises en charge. Plus rare, une meilleure efficacité dans la prise en charge du filament, notamment pour les objets qui emploient plusieurs types de matériaux. La rétractation du filament est plus rapide et la purge de la buse dépense moins de matière. Ce qui évite à la fois de perdre du temps et de générer trop de pertes. Creality annonce 50% de déchets de purge en moins mais sans préciser en comparaison de quel modèle concurrent.

L’impression est en direct-drive, l’extrudeur est placé juste au-dessus de la buse, ce qui permet d’employer des matériaux variés dont le TPU plus souple. Le PLA, le PETG, le PLA-CF. La buse est pensée pour atteindre les 300°C. Le plateau chauffant grimpe quant à lui à 100°C avec une solution magnétique texturée double face classique. Des connexions USB et Wi-Fi4 sont disponibles pour faciliter le lancement des impressions en local. La Sparkx i7 peut également être pilotée via une application de la marque à travers le réseau une fois enregistrée auprès de leurs services.

L’imprimante propose également une fonction originale avec un bandeau LED RGB à l’avant. Détail anodin à première vue mais pas si inutile que cela au final. Le but n’est pas esthétique mais informatif. Des codes couleurs sont là pour informer l’utilisateur de l’état de l’imprimante. En blanc, l’impression se passe normalement. En pulsations lentes et vertes, l’impression est terminée. En orange, l’imprimante est en pause et en rouge elle rencontre un problème. Cela n’a l’air de rien, mais ces indications vont permettre de suivre du coin de l’œil la machine à distance.

Ces LEDs pourront être désactivées au besoin et Ceality annonce une nuisance sonore de 45 dB. Ce qui semble lui faire dire qu’il serait possible de dormir à côté. Comme beaucoup d’autres constructeurs, cette vision « calme » de l’impression 3D est une posture. Ces appareils restent bruyants avec un volume sonore important, une certaine pression acoustique et surtout des bruits non linéaires et imprévisibles qui correspondent aux différents éléments à imprimer et aux accélérations des machines. Cela rend le tout trop aléatoire pour que l’idée d’une sieste ou d’une concentration parfaite soit possible à côté d’un de ces engins en activité. L’idéal étant encore et toujours de positionner ces appareils dans des lieux ouverts, aérés et peu sensibles au bruit.

L’imprimante mesure 470 × 423 × 456 mm sans prendre en compte la gestion de son filament avec boitier extérieur ou un porte bobine. Elle pèse 9.12 kg. Son déplacement sera donc possible tout comme son intégration dans un meuble ou un caisson mais son encombrement ne sera pas anodin. 

Sparkx i7 de base

Sparkx i7 de base

Une imprimante avec plusieurs options 

La Creality Sparkx i7 est d’abord vendue seule à 259€. Pour ce prix, un système monofilament est fourni et se place au-dessus de l’imprimante. Cela permet un usage classique et compact de l’ensemble à un prix très raisonnable.

Une seconde option est la combinaison de l’imprimante avec un porte bobine qui jouera le rôle non pas de gestion multifilament mais d’extension. L’idée est de pouvoir doubler la capacité de filament pour ne pas avoir d’interruption en cours de production. Si la première bobine est vide, c’est la seconde qui prend le relais. Pour le moment, cette option n’est pas encore disponible.

Sparkx i7

Enfin deux options plus complètes vont permettre de gérer du multifilament avec un « CFS Lite » proposé par la marque. Ce nouveau gestionnaire quatre bobines de un kilo classiques permet de changer de filament automatiquement pendant l’impression. Il gère donc le multi couleurs mais également la gestion d’objets combinant plusieurs types de matériaux. Il peut également jouer le rôle de banque de matière pour ne pas interrompre une impression en additionnant les bobines. Ce modèle est listé à 369€.

Ce CFS Lite ne propose pas de chambre chauffante, il va absorber l’humidité grâce à des cristaux de silicate assez classiques tout en protégeant les bobines ouvertes de l’humidité. Une gestion des bobines par puces RFID est possible même si elle n’est pas indispensable. Le CFS Lite sera donc peu gourmand en énergie pûisque sans chauffage intégré mais nécessitera sans doute un placement en interne et donc pas dans un garage ou una atelier trop ouvert. Creality propose d’ailleurs une offre supplémentaire avec l’imprimante, le CFS Lite, quatre kilos de PLA Rapide avec RFID et un Creality Space Plus à 469€. Une chambre de chauffage de filament vendue seule à 99€ qui permet déshydrater deux bobines de 1 Kilo à la fois. Histoire de préaprer les matériaux avant de les enfermer dans le caisson étanche du CFS Lite.

La livraison est gratuite.

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Creality Sparkx i7 : un vrai renouveau chez Creality ? © MiniMachines.net. 2026

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Migrants : 102 personnes secourues mardi dans le détroit du Pas-de-Calais

Il s’agissait des premières arrivées via les «small boats», ces canots pneumatiques de fortune, depuis le 1er avril, à la faveur de conditions météorologiques favorables.

© Chris J Ratcliffe / REUTERS

Des agents de police se tiennent à côté d’un manifestant et d’un drapeau anglais, alors qu’un navire de la British Border Force transportant des migrants arrive au port de Douvres, en Grande-Bretagne, le 1er avril 2026.
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Bon Flan : Ugreen KVM triple écran HDMI et DisplayPort à 97€ ?

L’usage est le même sur ce modèle Ugreen KVM triple écran que sur les modèles en double. L’objet sert à connecter deux machines à un ensemble de trois affichages en mixant des entrées HDMI et DisplayPort.

Le KVM triple ports mesure 15.7 cm de large, 7.2 cm de profondeur et 4.1 cm d'épaisseur.

Le KVM triple ports mesure 15.7 cm de large, 7.2 cm de profondeur et 4.1 cm d’épaisseur.

Le KVM triple écran de Ugreen propose en façade quatre ports classiques. Trois USB 3.0 Type-A et un USB 3.2 Type-C qui vont servir à accueillir surtout des accessoires a partager sur les deux postes : clavier, souris, tablette graphique, manette, mais également webcam ou clé USB. À leur côté, un port MiniUSB qui est en fait un port propriétaire qui permettra de déporter un bouton pour piloter l’ensemble. 

KVM triple écran

A l’arrière, un ensemble qui se distingue en trois groupes. D’abord un ensemble de périphériques de sorties avec un HDMI et duo de DisplayPorts. Cest trois éléments permettront de connecter les écrans au KVM. Suivent deux groupes d’entrées pour les PC : un duo identique qui correspondent à des ports vidéo identiques qu’on connectera à la sortie graphique de chaque OPC. Un port USB 3.0 type-A supplémentaire permettra de relier le KVM triple écran aux machines afin de profiter des ports USB de façade.

Une fois les connexions faites, les câbles spécifiques nécessaires sont fournis avec l’appareil, on alimente l’objet avec le chargeur 12V proposé et on peut allumer le tout. Par défaut l’engin démarre sur le groupe d’entrées numéro 1 ou sur celui qui est alimenté. Une pression sur le bouton déporté et le KVM bascule sur le second PC. Les écrans sont gérés de la manière dont sont configurés chaque système. Si votre premier PC fait une extension sur trois moniteurs différents, l’affichage sera repris tel quel. Si votre second PC fait une extension sur deux moniteurs différents mais en gère deux en miroir, cela sera pris en compte. C’est pratique notamment pour les configurations spécialisées avec une tablette graphique HDMI par exemple où vous désirez le même affichage sur la tablette et votre écran.

Un KVM triple écran pour piloter deux machines distinctes

Le bouton déporté permet de déplacer le KVM loin de votre bureau ou en dessous afin d’éviter la connectique associée. Il est également possible d’effectuer le basculement d’un poste à l’autre avec un bouton sur le dessus de l’appareil. À noter que le KVM ne « coupe » pas les signaux d’affichage lors du basculement d’un poste à l’autre. La transition se fait en douceur.

La connectique DisplayPort est en 1.4, le HDMI en 2.1. Elles prennent en charge les différentes technologies VRR, le G-Sync, les fonctions HDR10 et proposent des affichages en UltraHD jusqu’à 240 Hz. Si l’USB de façade ne sera pas des plus rapides, par rapport à un USB 3.2 ou Thunderbolt, il sera évidemment possible de connecter directement un SSD ou une clé USB directement sur une des deux tour.

Le KVM triple écran d’Ugreen est proposé à 97.49€ sur Amazon avec l’ensemble des câbles nécessaires à son utilisation. Attention cependant, les longueurs annoncées ne sont pas gigantesques avec 1.5 mètre pour les HDMI, DisplayPort et USB 3.0 mâle-mâle. Il faudra donc positionner correctement l’ensemble. La taille de votre câble d’écran actuel vers le KVM puis 1.5 mètre vers vos deux PC. Il est évidemment possible de changer vos câbles pour d’autres identiques plus longs. Mais c’est un détail qu’il faudra forcément prendre en compte.

Il s’agit clairement d’un produit spécialisé. Il existe des utilisateurs qui veulent conserver un poste « propre » pour de la production spécifique en musique, vidéo, graphisme, 3D, calcul, programmation ou autre. Avec ce dispositif, ils pourront garder ce poste d’un côté et avoir un second PC plus classique de l’autre. tout en profitant de leur matériel de base avec triple écran, clavier et souris haut de gamme. Il y a là une excellente manière d’étanchéifier les univers.

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Bon Flan : Ugreen KVM triple écran HDMI et DisplayPort à 97€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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Amazon annonce la fin du support des plus vieilles Kindle (Et ce n’est pas forcément grave)

Pas de panique. Si vous avez une de ces vieilles Kindle – la liste est plus bas – vous n’avez pas forcément à vous en faire. Si le choix d’Amazon est contestable, la solution pour contourner la majorité du problème est assez simple.

vieilles kindle

Les vieilles Kindles, toutes celles lancées jusqu’en 2012, ne seront plus prises en charge par Amazon à partir du 20 mai prochain. Très concrètement, cela veut dire quoi. C’est assez simple, si vous achetez un livre numérique sur Amazon ou que vous utilisez la fonction d’envoi d’un livre vers ce type de liseuse par l’email fourni par Amazon, cela ne fonctionnera plus. Cela veut dire que si vous avez une bibliothèque de livres n’ayant pas encore été lus, il vous reste un peu plus de deux mois pour les expedier « facilement » vers la liseuse. Cela veut également dire qu’en cas de réinitialisation de votre Kindle après cette date, il sera impossible de s’identifier via un profil Amazon. Tout ce qui passe par les serveurs de la marque depuis ces appareils sera bloqué.

Ce n’est pas une histoire de compatibilité matérielle ni de problème technique, c’est une volonté pure et simple de la marque de ne plus prendre en compte des appareils qui ont désormais atteint un âge avancé. 14 ans pour les plus récentes. C’est, malgré tout, un choix bien étrange parce qu’on se doute que le coût en infrastructure pour accepter les transferts d’un livre vers une liseuse de 2012 ne doit pas être énorme, et surtout pas vraiment différent de celui généré par une liseuse de génération suivante. On parle de faire transiter quelques kilo-octets seulement. 

Ce recul est, par contre, un vrai problème pour certains acheteurs qui ne vont plus pouvoir dépenser leur argent sur la plateforme d’Amazon en ajoutant des livres à leurs bonnes vieilles Kindle. Est-ce qu’Amazon espère un renouvellement du parc ? Apparemment oui puisque la plateforme envoie déjà aux US des emails aux propriétaires des modèles concernés avec des remises pour l’achat de nouveaux modèles. Est-ce que les gens qui ont acheté ou qui se sont vu offrir un de ces appareils il y a des années vont craquer pour un nouveau Kindle en 2026 ? Ou est-ce que cette stratégie va les dégoûter et les orienter vers la concurrence comme Kobo ?

Les vieilles Kindle ne seront pas forcément des presse-papiers.

Si vous avez un de ces appareils, pas de panique donc, il existe des solutions de contournement. La première reste encore et toujours ce bon vieux logiciel Calibre qui permet de pousser n’importe quel eBook directement vers une Kindle. Pas besoin d’acheter sur Amazon, n’importe quel fournisseur de livres numériques est compatible. L’outil se passe de DRM et fait son travail d’archivage et de gestion. Il est téléchargeable gratuitement même si je vous encourage à faire un petit don à son développeur.

Le vrai problème sera posé sur le marché de l’occasion, si vous avez envie d’acheter un de ces appareils, il faudra veiller à ce qu’il ne soit pas fabriqué de 2007 à 2012. Car si le vendeur vous l’expédie réinitialisé, vous ne pourrez pas le remettre en marche en l’associant à votre compte Amazon. Il existe des solutions de contournement avec des firmwares non officiels, mais leur installation demandera forcément un peu d’expérience et un matériel déjà initialisé encore fonctionnel.

Raph me fait remarquer en commentaire que la fin de cette prise en charge signifiera également la fin du support de multiples appareils. Fonction qui permet à un utilisateur de poursuivre sa lecture d’un écran à un autre au travers des applications Amazon. Il est vrai que ce sera un manque vu le côté pratique de la chose.

Un choix tout de même étrange

C’est peut-être ce qui me perturbe le plus dans ce choix d’Amazon, je ne comprends pas le ratio bénéfice-risque pour la marque… Je ne vois pas vraiment l’impact pour Amazon en termes financiers de continuer à piloter ces appareils. Il y a peut-être quelque chose qui m’échappe, mais le coût ne me semble pas astronomique. D’autant que les utilisateurs pourraient tout à fait supporter un transfert de fichiers qui ne soit pas absolument immédiat.

Mais surtout, la marque va toucher les personnes qui sont les moins à même de comprendre et de régler le problème. Beaucoup de liseuses sont vendues pendant les fêtes car c’est un cadeau parfait pour certaines personnes. Des lecteurs assidus, souvent assez âgés, qui se font offrir un engin qui est au final piloté par un tiers. Je ne sais pas si cela a un nom, j’appellerais cela du « Kindle-sitting » en référence au baby sitting. On offre une liseuse à un parent et l’objet sert à la fois comme support de lecture et de support affectif. C’est l’occasion d’échanges au sujet des livres lus, mais également un bon moyen de garder un contact spontané. Recevoir un coup de fil d’un proche parce qu’il aimerait lire tel ou tel bouquin qui vient de sortir et qu’on lui envoie « magiquement » au travers de son adresse email de transfert et d’une communication Wi-Fi.

Pour d’autres, le format permet au contraire de gagner en autonomie. On peut acheter une liseuse pour choisir ses propres livres en ligne et les récupérer sur sa liseuse en un clic. Les deux profils cohabitent et apprécient souvent les avantages du format : un choix incroyable de sujets, la possibilité de lire sans porter un gros livre, l’éclairage pour lire au fond de son lit, la possibilité de retrouver de gros caractères… Dans les deux cas, Amazon va perdre les profils de gros lecteurs qui ne vont peut-être pas accepter de s’enfermer à nouveau dans ces offres.

La concurrence est bien plus féroce en 2026 qu’à la sortie de la toute première liseuse Kindle en 2007. Chez Kobo notamment, avec d’excellents produits placés sur des segments de prix similaires. Je ne suis pas certain que la pilule passe aussi bien qu’espéré. L’acheteur qui comprend que les vieilles Kindle sont mises au rebut volontairement alors qu’il a toujours pris grand soin de la sienne, ne verra peut être pas cette politique  sous le meilleur angle.

La liste des vieilles Kindles qui ne seront plus supportées au 20 mai

MODELE Date
Kindle 1ère génération 2007
Kindle DX 2009
Kindle DX Graphite 2010
Kindle Keyboard 2010
Kindle 4 2011
Kindle Touch 2011
Kindle Fire 1ère génération 2011
Kindle 5 2012
Kindle Paperwhite 1ère génération 2012
Kindle Fire 2e génération 2012
Kindle Fire HD 7 2012
Kindle Fire HD 8.9 2012

Amazon annonce la fin du support des plus vieilles Kindle (Et ce n’est pas forcément grave) © MiniMachines.net. 2026

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Les premières images des ex-détenus en Iran Cécile Kohler et Jacques Paris qui rencontrent Emmanuel Macron à l’Élysée

VIDÉO - De retour en France après près de quatre ans de détention en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris ont été reçus mercredi à l’Élysée par Emmanuel Macron.

© Tom Nicholson / REUTERS

Les deux ex-détenus, souriants, ont été accueillis par une accolade du président dans les jardins du palais.
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AMD et Intel font durer la DDR4 pour contrer la pénurie

Le prix de la mémoire explose, la DDR5 est au plus haut, la DDR4 lui a emboîté le pas. Gros point fort pour cette dernière. Elle est massivement déjà en place sur la grande majorité des PC. Pour faire face à la crise actuelle, les deux géants que sont AMD et Intel n’ont pas beaucoup de solutions. Une d’entre elles est de ne pas tout changer.

Une barrette de DDR4 DIMM

Et ne pas changer choque en informatique. Tout le monde a été biberonné par un discours de mise à jour technique et d’obsolescence permanente. Les constructeurs comme les fondeurs de puces ont tous fait de la rythmique cadencée et annuelle de leurs produits un tempo à suivre pour rester au meilleur niveau. Reste que derrière ces annonces de gain de productivité et d’efficacité permanentes, les usages réels n’ont pas forcément progressé partout. Dans le monde de l’entreprise par exemple, certains réflexes d’évolution sont plus comptables que techniques. On change parce que c’est le bon moment, parce que tout est amorti, parce que les concurrents ont changé ou par peur de ne plus être à la page. Mais derrière, on ouvrira la même suite bureautique et on enverra les mêmes mails sans tirer beaucoup plus de mémoire ou de puissance du processeur.

Intel et AMD le savent, ils ont donc bien compris qu’il était possible de faire durer leurs gammes avec un peu de cosmétique pour répondre à des besoins d’entreprise. Le programme pour 2026 semble donc se confirmer avec le retour de certaines générations de puces.

Chez Intel par exemple, on va retrouver des puces Core de 14ème génération. Des modèles « Raptor Lake Refresh » qui vont faire un tour de piste supplémentaire sur leur plateforme LGA1700. Le fondeur a confirmé la poursuite de leur production en parallèle des nouvelles puces Panther Lake. L’info vient de Robert Hallock, un des vice-présidents et le directeur général du marketing technique client chez Intel. 

La raison est assez simple, les puces sont tout à fait suffisantes pour piloter un ordinateur classique en 2026. Si certains usages vont aller chercher un rendement le plus efficace possible, énormément d’autres utilisateurs n’effleurent qu’à peine les capacités de calcul de ces processeurs. Qu’il s’agisse de particuliers ou de professionnels, une grande majorité des processeurs en 2026 ne sont pas exploités à leur plein potentiel. 

Les avantages de ces processeurs Raptor Lake Refresh pour Intel comme pour les clients. D’abord ils sont gravés en Intel 7 ce qui ne les fait  pas entrer en concurrence frontale avec les lignes de production 18A. Les deux gammes peuvent être produites en parallèle. Les puces Arrow Lake-S, de nouvelle génération, profitent de cœurs toujours produits par TSMC mais dans un agglomérat de tuiles assemblées ensuite par Intel. Rien qui ne va empêcher leur production. Au contraire, cela permet de rentabiliser à plein les lignes Intel 7 pendant cette période compliquée.

Cela permet également de profiter de deux éléments techniques importants. Raptor Lake Refresh est à la fois monté sur un socket LGA1700 mais il est également capable de prendre en charge la mémoire DDR4 comme la DDR5. Pour Intel, c’est une aubaine en ce moment. Qu’il s’agisse d’assembleurs ou de clients finaux, conserver cette plateforme signifie pouvoir faire évoluer des millions de PC d’une puce à l’autre sans avoir à tout changer. Cela permet également de faire durer des bases techniques plus longtemps : cartes mères, systèmes de refroidissement et même alimentations ajustées au maximum pour des machines de grandes marques internationales. 

Le maintien de la mémoire DDR4 va également permettre d’alléger la note en cas de transition. Un contact qui gère une société de recyclage de machines d’entreprises, dont le travail consiste à proposer des certificats de destruction de données pour les flottes de PC d’entreprise d’un côté et la revalorisation de ces machines auprès d’un nouveau public de l’autre, me confiait que le marché avait bien changé ces derniers mois. Moins de machines disponibles, des engins en moins bon état et surtout… plus de mémoire vive à bord. Toutes les barrettes de RAM étaient désormais conservées par les entreprises alors qu’elles étaient laissées en place auparavant.  Non seulement la source se tarit, mais les machines qui lui parviennent ne sont plus aussi facilement recyclables.

Et on comprend que pour une entreprise avec un service informatique qui peut recycler la mémoire vive de ses postes, la dépense technique peut être beaucoup plus basse avec un processeur Raptor Lake Refresh. On pourra éventuellement juste changer la puce, mais si l’achat d’un poste neuf est obligatoire, il pourra être choisi sans mémoire vive en recyclant simplement celle existante. Même en ne considérant que l’achat d’un PC neuf, la DDR4 reste beaucoup plus disponible et moins chère que la DDR5 actuellement.

Et M Hallock de préciser que les fabricants de cartes mères allaient proposer des plateformes originales, capables de prendre en charge à la fois de la DDR4 et de la DDR5. ASRock serait déjà sur les rangs et d’autres devraient suivre2. Dans tous les cas, l’usage d’un Raptor Lake Refresh avec de la DDR4 ne changera pas grand-chose pour un utilisateur lambda. Même pour un utilisateur expert, à vrai dire. La majorité des usages ne sera pas si différente d’une machine à l’autre à l’œil nu. Si les logiciels de benchmarks attesteront bien d’une différence insupportable à certains, il leur sera toujours possible de dépenser les sommes nécessaires pour réunir le meilleur de chaque composant.

Au vu du contexte actuel, je doute que tout le monde ait envie de changer un PC acheté au début 2025 avec 32 Go de DDR4 pour une bouchée de pain pour un modèle similaire avec 32 Go de DDR5 pour un énorme morceau de brioche.

Sans concession jusqu'à ce que la mémoire vive disparaisse.…

Chez AMD, même combat pour le maintien de la DDR4

On avait vu un premier recul dans la course au « toujours plus » il y a quelque temps. AMD avait en janvier commencé par dire que finalement, employer de la mémoire vive en DDR5-4800 par rapport à de la mémoire vive DDR5-6000 ce n’était pas si grave. Que les gains étaient en dessous de 2% sur la totalité des scénarios en jeu. Un changement de discours qui apparaissait alors que les prix des mémoires les plus performantes s’envolaient à toute vitesse.

AMD annonce désormais qu’il va faire jouer les prolongations à sa plateforme AM4. Une vétérante du monde PC, ce qui n’est pas un défaut. AM4 est sortie en 2016 et fête donc son dixième anniversaire. Elle a connu les microarchitectures du renouveau de la marque : Zen, Zen+, Zen2 et Zen3. Ce socket est ultra rentabilisé et profite d’un énorme parc installé même si tous les chipsets ne seront pas forcément compatibles avec les dernières puces déployées. 

Pour AMD la transition repose sur une stratégie de rafraîchissement de ses gammes avec des puces mises à jour en ajoutant de la mémoire à bord des processeurs. La fameuse technologie 3D V-Cache. Les puces sont boostées avec plus de cette mémoire cache ajoutée littéralement par-dessus la puce. Un empilement qui donne droit à cette fabuleuse trouvaille marketing « 3D V-cache ».

On retrouve, par exemple, le tout nouveau Ryzen 5 5500X3D, une puce développant six cœurs Zen 3, pour douze Threads avec des fréquences allant jusqu’à 4 GHz et surtout un cache L3 de 96 Mo. Le tout est gravé par GlobalFoundries en 12 nm. Pas le processeur le plus sexy sur le papier, mais qui fera un excellent boulot de transition pour cette période 2026 très compliquée. Un de ses atouts majeurs ? La prise en charge de mémoire DDR4 jusqu’à 128 Go en double canal. Un CV qui lui donne une place de choix pour venir remplacer un processeur vieillissant dans une tour sans avoir à tout changer à l’intérieur.

Vous l’aurez compris, quand le marché va mal, les marques changent de perspective. D’un positionnement poussant vers un futur de performances toujours plus élevées, elles s’intéressent désormais également à un présent beaucoup plus réaliste. Il vaut mieux vendre des puces sur une plateforme plus ancienne et moins glamour, compatibles avec des technologies déjà en place, plutôt que de ne rien vendre du tout.

Source : Wccftech

AMD et Intel font durer la DDR4 pour contrer la pénurie © MiniMachines.net. 2026

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« Je compte bien être centenaire » , la chanteuse Isabelle Aubret remonte sur scène à 87 ans

Après avoir dit en 2023 qu’elle tirait sa révérence, l’interprète de C’est beau la vie rechantera et contera sa vie à Romorantin les 11 et 12 avril et à Huissignies en Belgique en septembre, pour fêter ses 75 ans de carrière.

© JOEL SAGET / AFP

La chanteuse Isabelle Aubret revient sur scène en 2026 pour ses 75 ans de carrière.
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Colmar : un automobiliste sans permis condamné à quatre ans de prison pour violences volontaires aggravées sur un policier

L’intéressé, jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel, avait percuté et blessé un policier après un refus d’obtempérer mercredi dernier.

© Camp's / stock.adobe.com

Le policier a été blessé aux jambes et présente un traumatisme psychologique, selon le journal local DNA.
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Royaume-Uni : le gouvernement annonce un plan pour réduire de moitié en dix ans les crimes à l'arme blanche

Le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué ce mardi pour annoncer ce nouveau plan, qui prévoit notamment un déploiement de moyens humains et techniques supplémentaires dans les zones les plus touchées.

© Frank Augstein / REUTERS

Le premier ministre Keir Starmer a qualifié la situation de «crise nationale».
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TopAchat PC-Finder pour choisir sa config en fonction de ses jeux

PC-Finder est un nouveau service proposé par Topachat. Un service qui se penche sur un problème classique et une qusetion posée en permanence aux « informaticiens ». Celui d’une connaissance qui demande « Qu’est-ce qu’il faut que j’achète comme PC ?« . Question qui n’a évidemment pas de réponse.

Pour tenter de répondre tout de même du mieux possible à cette interrogation, il faut toujours un peu de contexte. Ma première réponse habituelle est : « Un PC pour quoi faire ? » suivie très rapidement d’une demande de fourchette de budget. Sans ces éléments, il est impossible de répondre convenablement. L’ordinateur parfait et pour tout le monde n’existe pas, il y a toujours des concessions et des adaptations à faire pour trouver la meilleure solution possible.

Ceux qui vous sortent un « Top 3 » des meilleurs ordinateurs du moment n’ont pas d’autre but que d’essayer de vous vendre quelque chose. L’ordinateur parfait pour un artisan, une famille ou un étudiant n’est franchement pas le même. Et pour un joueur, le nombre de paramètres et les quelques éléments qui changent sur le papier peuvent avoir d’énormes différences sur le bas de la facture. En ce moment, passer de 16 à 32 Go de mémoire ou de 512 Go à 1 To de stockage, peut faire très mal financièrement.

PC-Finder

Avec le PC-Finder TopAchat s’intéresse aux joueurs PC

Le PC-finder de Topachat propose deux manières de répondre à cette question avec comme analyse un usage ludique de sa machine. La première méthode passe par un choix de cinq jeux. L’assembleur sélectionne une série de titres à la mode, mise à jour chaque trimestre, et propose de construire un PC sur mesure pour piloter ces jeux en fonction de réglages classiques : nombre d’images par seconde attendu de 60 à 240. Qualité des graphismes espérés de « moyen » à « ultra ». Et définition de l’affichage pour jouer en 1080p, 1440p ou 2160p.

Ces résultats ne sont pas nés du hasard mais correspondent à des formules de machines assemblées et testées par TopAchat. Les configurations assemblées par leurs soins sont testées et permettent de faire des statistiques de performances qui sont consignées par la marque. Ces tests permettent également de voir si un PC répond au niveau de performances attendu après un montage et avant d’être livré au client.

Il faut ensuite faire une sélection de jeux, cinq sont requis pour déterminer un « profil » qui servira à adapter les besoins de la machine. Il serait évidemment possible de n’en choisir qu’un seul, mais certains « cocktails » matériels sont parfaitement adaptés à un moteur de jeu tout en étant moins pertinents pour d’autres. Choisir cinq titres, même assez semblables dans leur manière d’être joués, permet d’homogénéiser l’expérience et d’assurer une bonne compatibilité. Les moteurs employés ne sont pas forcément les mêmes, les besoins non plus. Cette approche est donc assez large.

Il ne reste plus qu’a cliquer sur le bouton « Trouver mon PC » pour afficher une sélection de machines adaptées à ses besoins.

En se basant sur les choix de jeux et les réglages voulus d’affichage, le système détermine ainsi trois choix différents. Il est possible de modifier ses choix de réglages à tout moment.

Pour mes choix, trois profils de jeux sont proposés. D’abord un PC adapté qu’il faut bien comprendre comme une machine qui sera capable de proposer le niveau de performances demandé, mais en étant peut-être assez haut dans ses capacités globales. Le PC recommandé est une version un peu plus puissante qui offrira en général plus de performances globales et peut-être un fonctionnement moins gourmand en ressources sur l’ensemble. C’est évidemment une solution plus onéreuse.

Enfin, un modèle plus performant permet de faire le contraste d’investissement entre les différents choix. Cela offre une certaine perspective et montre l’écart de prix entre un engin plus haut de gamme et une solution juste adaptée. Ce qui peut avoir du sens pour certains profils. Pour chaque machine, l’outil affiche les résultats obtenus sur les jeux sélectionnés mais également tous les autres. Ce qui permet de se faire une idée des résultats de la machine sur un panel très large de 20 titres avec et sans options RTX et FSR.

En ajoutant le PC au panier, on peut ensuite le découvrir en détail. Composant par composant avec une fiche technique. On peut également le voir en image et lire les avis des précédents clients. 

L’autre option est basée sur un budget et permet de déterminer à partir d’une enveloppe quels PC correspondent à ses besoins. Pour atteindre le jeu en 1440p, le système propose de partir sur une enveloppe de 1500€ et propose ainsi trois modèles différents. Un légèrement en dessous, un second un peu au dessus  et enfin un troisième toujours là pour faire contraste.

Je trouve l’approche intéressante. En partie parce qu’elle est construite autour de résultats concrets issus des bancs de montage et de tests des engins et non pas de paramètres tirés du chapeau d’un benchmark. Cela permet de savoir réellement ce que valent les 100, 200 ou 300€ de plus injectés dans une configuration.

Si l’outil n’est pas parfait, on peut lui reprocher le choix des jeux par exemple, il faut comprendre que multiplier les titres a des conséquences assez lourdes en temps de test. Un seul jeu en plus et ce sont des dizaines de configurations qui sont affectées. Ce choix de 20 jeux permet de se faire une idée conséquente des capacités de chaque machine.

Le PC-Finder ne sera évidemment pas utile pour une personne à la recherche d’un PC pour des usages de programmation, de comptabilité ou de montage vidéo. Ce n’est pas son objectif. Mais l’idée est bonne et elle permet de dégrossir un budget et une base technique en quelques clics. C’est déjà pas mal de temps de gagné. Pour découvrir le service, cela se passe ici.

A noter, en complément de ce service, l’arrivée probable sur Steam d’un système d’estimation de vitesse d’un jeu basé sur l’analyse de votre machine. Steam pourrait simplement profiter de sa base de données de millions de machines pour comparer votre matériel à celui des autres joueurs de sa plateforme. Cela lui permettrait de déterminer à quelle vitesse tel ou tel titre pourrait être affiché chez vous.

Le nombre d’images par seconde par rapport aux réglages de détails et la définition voulue en fonction du processeur, de la solution graphique et de la mémoire vive embarqués. Ces résultats seraient mis à jour en temps réel avec les mesures télémétriques effectuées sur les ordinateurs des clients volontaires. Et il y a là un enjeu intéressant à suivre car de nombreux jeux ont un développement assez chaotique.

Il arrive que pour leur sortie, l’expérience ne soit pas formidable mais, après quelques patchs techniques, que certains efforts se ressentent. Ainsi un jeu assez mal noté à sa sortie parce que difficile à jouer sur une plateforme commune peut devenir tout à fait jouable au bout d’un mois ou deux. En revenant sur Steam, le joueur pourra ainsi suivre comment se comporte chaque titre dans la durée. Le scénario inverse existe également et un titre qui devient injouable ou qui pousse violemment les composants dans leurs retranchements après une mise à jour pourra être visible sur ces statistiques. Un éventuel changement de pilote matériel sera également assez facilement identifiable.

Pour Valve, l’idée est intéressante car elle permet de dépasser un frein commun à de nombreux joueurs. La peur de ne pas pouvoir profiter du jeu choisi. Si vous ajoutez à cela l’effet d’une note élevée d’un jeu assez ancien soldé qu’un client va redécouvrir comme fluide sur sa nouvelle machine parce qu’il aura mis le titre dans sa liste de souhaits… On comprend assez vite tout l’intérêt du dispositif.

Source : Techpowerup

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Le NAS Acemagic N3A bascule sous Ryzen Embedded R2544

Un changement important sur le papier pour ce Acemagic N3A puisque les deux puces ne sont pas censées jouer dans la même catégorie. Le Ryzen « Embedded » R2544 est une puce à destination de produits réseau et industriels ayant un long cycle de vie. Le 3750H est une puce pour portable plus classique.

Acemagic N3A

Les deux partagent à peu près les mêmes capacités de calcul même si le R2544 est légèrement plus performant en simple et en multicœur. Il est également plus récent avec une sortie en 2023 contre 2019 pour la puce Ryzen 7. Enfin, dernier point, le TDP du nouveau venu est de 45 W contre 35 W pour le 3750H. Si on résume la situation, le choix d’un basculement du NAS vers le Ryzen Embedded R2544 a du sens d’un point de vue performances de calcul et durée de vie. Moins d’un point de vue consommation.

Mais je crois que ce qui a fait la vraie différence quant à ce choix est lié à la situation sur le marché des composants. Le NAS Acemagic N3A est une production tierce, la marque ne le fabrique pas. On a déjà repéré ses similitudes avec le Aoostar WTR Pro par le passé et mis en avant une différence importante. Le NAS de Aoostar a beau ressembler énormément à celui d’AceMagic, il embarque une carte mère avec un socket FP6. Le Acemagic N3A emploie un socket FP5. Les deux ne sont pas compatibles. Une des catégories de puces les moins affectées par les hausses sont les solutions « Embedded » d’AMD. Tout simplement parce que c’est un marché un peu à part du reste des produits grand public. Un marché qui a du stock en circulation et qui peut être ainsi détourné facilement pour ce type de montage.

Le Ryzen Embedded R2544 s’installe sur les carte-mère en socket FP5 et peut donc tout à fait se substituer à la puce choisie à l’origine pour ce modèle. Je suppose que le fabricant a mis la main sur un lot de ces puces et a proposé à la marque de les intégrer. Vu le différentiel de prix et les meilleures performances globales, le choix a dû être rapide. Le fait que les nouveaux processeurs prennent en charge en plus la mémoire à correction d’erreur type ECC étant un autre atout pour un engin qui se positionne comme un MiniPC autant qu’un NAS. 

La ventilation est assurée par un dispositif de base dédié au processeur et un grand ventilateur arrière pour faire circuler l’air des unités de stockage vers l’extérieur. La marque ne précise pas de relevé de bruit de fonctionnement. Il faut dire qu’il ne sera pas le même avec plusieurs disques mécaniques ou avec des SSD. Le design global est identique au Aoostar et les baies sont cachées par une face avant magnétisée au cadre de l’ensemble. Le tout entre dans un format de 15 cm de large pour 27 cm de profondeur et 18.5 cm de haut.

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L’engin propose donc deux emplacements de mémoire vive DDR4 au format SODIMM pour un total maximal de 64 Go, deux ports M.2 2280 NVMe PCIE 3.0 x4 capables d’embarquer des SSD double face de 4 To chacun. Et quatre baies 3.5″ compatibles 2.5″ en SATA3 pour des disques mécaniques ou des SSD supplémentaires. A noter qu’il sera également possible de démarrer l’engin sur son lecteur de carte MicoSDXC. 

Aucune mention technique de Wake On LAN ou de reprise après une panne de courant n’a été faite. Comme pour le Aoostar qui ne spécifie pas ces éléments explicitement. Le BIOS semble offrir une option de WoL mais rien d’officiel n’est mis en avant. Le démarrage programmé est pris en compte.

On a le détail de la connectique de l’engin, toujours située sur le flanc gauche de la machine. On retrouve donc une alimentation Jack, deux ports réseau en Ethernet 1 et 2.5 Gigabit, un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, un lecteur de cartes MicroSDXC, un DisplayPort 1.4 et un HDMI 2.0 pour trois affichages au total, deux USB 3.2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. Les faces avant et arrière ne présentent aucune connectique.

La mémoire vive comme les SSD M.2 sont accessibles via le dessous de la machine grâce à une trappe.

Ces choix permettent de positionner le Acemagic N3A à un prix intéressant

A 299€ pièce, en version nue sans mémoire vive ni stockage. Pas mal pour un boitier qui permettra d’embarquer jusqu’à 64 Go de DDR4, de SSD NVMe PCIe 3.0 X4  au format M.2 2280 et pas moins de quatre unités de stockage 2.5″/3.5″ SATA3. Pour le moment, les stocks sont faibles mais l’engin est encore en précommande. Le gros du stock est censé arriver le 20 avril. Difficile de savoir à combien il sera à ce moment-là.

Ce MiniPC Acemagic N3A particulier peut avoir beaucoup de sens pour des usages de mini-serveur maison, par exemple. Surtout si vous avez de la mémoire vive et du stockage qui traînent au vu des prix actuels du marché.

Voir l’offre sur AceMagic.fr

 

Pour rappel, le Aoostar WTR Pro est en ce moment proposé à moins de 300€ en version barebone et Ryzen 7 5825U.

Aoostar WTR Pro : Le NAS Ryzen 7 5825U à 293€ 🍮

Le NAS Acemagic N3A bascule sous Ryzen Embedded R2544 © MiniMachines.net. 2026

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Nouveau : les contrefaçons de SSD mentent sur leurs performances

Les contrefaçons de SSD s’améliorent ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, beaucoup de temps et d’énergie sont déployés dans la création et l’optimisation de fausses unités de stockage. Et avec l’évolution des tarifs à la hausse, les mafias derrière la production de ces faux SSD y mettent les moyens.

Des contrefaçons de SSD de plus en plus délicates a identifier

Des contrefaçons de SSD de plus en plus délicates a identifier

De nouvelles contrefaçons de SSD Samsung sont ainsi à l’œuvre. Non seulement ces SSD ressemblent comme des jumeaux aux originaux, mais ils sont en plus capables de mentir au système d’exploitation pour ne pas éveiller de soupçons. 

Le schéma classique avec ce type de produit est simple. On commande un stockage sur une plateforme en étant de bonne foi, on le reçoit ensuite et on l’installe dans son matériel. Avant de se rendre compte que les débits sont exécrables ou que la capacité n’est pas la bonne. On contacte alors le vendeur pour retourner le matériel. Si tout se passe bien, on a juste perdu du temps. Si le vendeur passe par une marketplace, il peut aussi disparaître dans la nature et vous vous retrouvez devant un interlocuteur qui va tout faire pour ne rien assumer.

Le problème pour les vendeurs de ce type de produits contrefaits, c’est la durée d’existence de leur boutique. Créer une fausse marque, s’établir sur un site de vente en ligne en « distribuant » quelques produits en circuit fermé à des adresses bidons pour établir une note fictive. Puis commencer les hostilités quand sont accumulées assez de fausses notes positives pour tromper le client de passage. Le vendeur mal intentionné peut alors commencer à distribuer des contrefaçons de SSD à prix légèrement cassé. Mettant en avant sa réputation générée de toutes pièces. Les clients accourent, surtout en période de crise, et les colis partent.

Tout le jeu ensuite pour le vendeur est de faire durer cette « boutique » le plus longtemps possible. Il faut donc tout faire pour éviter que des remontées arrivent jusqu’aux oreilles du gestionnaire de la marketplace. Et pour cela, la dernière trouvaille est de mentir sur les résultats obtenus en test.

Face à cela, une boutique japonaise a acheté un SSD Samsung 990 Pro 1 To. Un des SSD les plus populaires chez les contrefacteurs et qui est vendu massivement au détail. L’idée pour la boutique est de montrer à quel point le maquillage du faux SSD est réussi Il faut déjà avoir eu en main un vrai pour voir les éventuelles différences et c’est encore plus simple si on peut comparer les deux unités côte à côte.

Emballage, étiquette, manuel, garantie, couleur du circuit imprimé, les faux SSD ressemblent désormais comme deux gouttes d’eau aux vrais. Reste quelques détails difficiles à cerner qui doivent mettre la puce à l’oreille, comme une étiquette imprimée un peu baveuse à certains endroits, par exemple. Rien de visible au premier coup d’œil.

Là où ces nouvelles contrefaçons de SSD changent la donne, c’est qu’elles parviennent désormais à mentir aux logiciels de tests. Sous un logiciel comme CrystalDiskInfo qui est massivement utilisé pour distinguer et vérifier les unités de stockage. Le faux SSD indique bien être un Samsung 990 Pro, de la bonne capacité et fonctionnant en PCIe 4.0 x4. Il affiche même un numéro de série tout ce qu’il y a de plus officiel. L’étape d’après, qui consiste en un test de performances, passe aussi l’examen sans problèmes. 

Le SSD affiche 7 255 Mo/s en lecture séquentielle et 6 090 Mo/s en écriture. Des chiffres convaincants car s’ils ne sont pas forcément au niveau de ceux indiqués par Samsung pour ce modèle, ils sont très proches. Et d’autres éléments dans le PC sur lesquels ils sont installés peuvent provoquer de légères fluctuations de performances. En réalité, ces tests effectués par le logiciel sont faussés par l’ajout d’un cache de type SLC supplémentaire. Celui-ci permet de fausser les débits et tromper ce que CrystalDiskMark évalue. En pratique, les performances de débit s’écroulent totalement quand il s’agit d’exploiter le SSD pour un transfert de données important.

Lorsque le cache est rempli et qu’il ne peut plus faire face à l’afflux de données, le débit s’écroule totalement. Transférer un fichier de grande taille débordera le cache et retombera alors sur le débit des puces bas de gamme employées sous l’étiquette. Là où un SSD original proposera presque 2000 Mo/s, ce type de faux SSD ne dépassera pas les 300 Mo/s. 

Des capacités inférieures peuvent également être vendues en mentant au système. Le SSD de 1 To ne déployant en fait que 512 Go ou moins, ce que le client ne découvre souvent que très tardivement.

Des contrefaçons de SSD plus difficiles à identifier

J’en ai vu pas mal de faux SSD, fausses mémoires, faux disques externes… Et la majorité du temps, un œil averti les repère immédiatement. L’étiquette est souvent grossière, les impressions mal calées, le soin apporté à la réalisation n’est là que pour tromper des clients qui achètent à la sauvette ou ceux qui se font piéger par des annonces vantant des capacités folles de 8 To pour quelques dizaines d’euros. L’idée est souvent de compter sur le fait que le client va se morfondre de sa propre stupidité en tant qu’acheteur pour qu’il ne soit pas tenté de réclamer justice.

Mais pour les étiquettes ci-dessus, il faut être très attentif et avoir de l’expérience pour se défendre devant les efforts des faussaires. Si on a déjà eu rapidement un SSD de cette marque en main, c’est plutôt convaincant. Il faut en avoir eu plusieurs et une certaine habitude pour avoir remarqué des détails qui peuvent vous faire douter. Par exemple la finesse de l’écriture sur l’étiquette du bas. Le détail du circuit et la sérigraphie blanche sur le PCB. Le logo 990 PRO moins net, tout comme le QR Code tout baveux. Ces éléments que l’on ne regarde pas forcément attentivement quand on est pressé d’intégrer son achat dans son PC.

Le mieux pour ces références très prisées des faussaires est peut-être d’aller voir sur le site du constructeur pour examiner l’image officielle du produit. Ici on distingue clairement l’absence de tout marquage sérigraphié en blanc sur le circuit imprimé. Et de gros changements sur l’intégration des différents composants. Les modules de stockage ne sont pas placés aux mêmes endroits. Des composants manquent en haut et en bas de l’étiquette. Ce sont des signes qui ne trompent pas.

Les contrefaçons de SSD n'emploient pas les bons composants

Les contrefaçons de SSD n’emploient pas les bons composants

La boutique japonaise pointe également le fait que le contrôleur embarqué sous l’étiquette n’est jamais un Samsung mais une puce différente. Ici il s’agit d’un Maxio MAP1602. Une puce qui ne propose pas de cache puisque le faussaire préfère ajouter son cache externe SLC qui va tromper les systèmes de tests. Les solutions Samsung emploient évidemment des composants de la marque.

Chez Samsung, la recette n’a pas changé. Pour lutter contre les contrefaçons de SSD, le constructeur recommande d’utiliser son logiciel maison « Samsung Magician » qui indiquera clairement qu’il ne s’agit pas d’un produit original après une vérification réclamant une connexion à leurs serveurs.

Reste que ce genre de méthode permet aux vendeurs peu scrupuleux de faire durer leurs offres. Avec ce type de produits contrefaits, elles peuvent en écouler une bonne quantité avant de devoir disparaitre dans la nature. Avant de recommencer sur une autre place de marché avec une autre société écran et un autre responsable bidon. Passer de place en place pour proposer toujours la même camelote.

Et les conséquences sont graves car elles peuvent amener certains clients à mal réagir. Certains vont comprendre qu’ils se sont fait avoir mais tenter de se « rattraper » en écoulant leur faux SSD d’occasion sans préciser le problème. Seul ou dans un portable, par exemple. Où, pire, d’autres vont commander un vrai SSD Samsung, changer le vrai par le faux et le renvoyer en rétractation au vendeur. Ce qui, en plus d’être illégal, pourra dans le pire des cas introduire un mauvais SSD dans le stock du marchand qui le redéploiera ensuite chez un autre client…

Source : Notebookcheck

IA et DropShipping : le nouvel eldorado de l’arnaque en ligne

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Inondations dans le sud de la Russie: cinq morts, des milliers d'évacuations

Des milliers de personnes ont été évacuées suite aux précipitations très intenses qui ont touché le Daguestan, une république russe du Caucase, ce week-end.

© Ministère des Urgences du Dagistan / REUTERS

Des spécialistes des urgences évacuent des résidents d’un district inondé de la ville de Derbent dans la région du Caucase.
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Guadeloupe : un père en garde à vue pour le meurtre de son petit garçon de deux ans et demi

Le récit fait par le père a permis «d’établir des suspicions justifiant son placement en garde à vue, d’abord du chef de tentative de meurtre, puis de meurtre».

© Louis Beauchet / stock.adobe.com

L’enfant, habitant de la commune du Gosier, est décédé dans la nuit des suites de ses blessures. 
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