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Rogue Point, le tactical shooter des créateurs de Black Mesa, est sorti en accès anticipé

Comme annoncé fin janvier, Rogue Point, le tactical shooter coopératif avec des mécaniques de roguelite, est sorti en accès anticipé ce 12 février. Pour le moment, le jeu a reçu une note globale plutôt positive de la part des joueurs Steam dont le nombre tend d’ailleurs à diminuer. En effet, une partie de la communauté pointe des problèmes d’optimisation, la présence de bugs, un gameplay trop rigide, une IA ennemie tantôt teubée, tantôt agressive, et une boucle de gameplay qui peine à se renouveler. Entre temps, les devs ont également publié une roadmap qui apportera de nouveaux équipements, armes, cosmétiques, ennemis et autres correctifs, mais pas sûr que cela suffise à retenir les joueurs vu qu’il faudra attendre la 1.0 pour avoir une nouvelle carte et un boss supplémentaire.

À sa sortie, des membres de la rédac et un nofragé ont formé une escouade prête à en découdre sur les 4 cartes disponibles que l’on peut rencontrer pendant les « campagnes » qui mènent à l’unique boss final. Chaque campagne devra être complétée en effectuant deux missions et l’équipe pourra préparer son équipement avant de démarrer. Les deux premières heures de découverte étaient plutôt sympas, mais on s’est rapidement rendu compte que l’on avait fait le tour du jeu, dont le contenu de base est franchement trop maigre. Même les mécaniques de roguelite n’arrivaient pas varier les situations autant que l’on espérait.

L’IA ennemie est parfois aux abonnés absents et l’unique boss n’est pas particulièrement ardu. L’aspect tactical est tellement anecdotique qu’on y va sans prendre de gants et on dépense toute notre thune dans les armes plus puissantes avec un bon gilet par balles. Le gunplay, quant à lui, est plutôt correct avec des armes à débloquer et à customiser. Même si on a passé un bon moment, on a eu le sentiment final que l’on pourrait rapidement se faire chier.

Si vous souhaitez vous lancer dans Rogue Point, on vous conseille plutôt d’attendre l’arrivée de quelques mises à jour qui pourront agrémenter le contenu du jeu. Dans le cas contraire, vous pouvez profiter d’une réduction de 25 % chez notre partenaire Gamesplanet pour fêter le lancement, ce qui fait le jeu à 15 €.

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ITG Cube : une Steam Machine DIY boostée à l’OCuLink

16.5 cm de côté, l’ITG Cube porte bien son nom. Dans ce boitier très compact et imprimé en 3D se cache en réalité l’assemblage de deux solutions. Un MiniPC commercial classique d’un côté et une carte graphique externe en OCuLink de l’autre. C’est la seconde Steam Machine imprimée en 3D que nous croisons.

L’ITG Cube a choisi comme base de travail un MiniPC Aoostar GEM12. Un MiniPC très classique qui propose un processeur AMD Ryzen 7 8745HS et qui peut évoluer assez largement en mémoire vive et stockage. L’idée n’est pas simplement d’intégrer un petit boitier dans une boite plus volumineuse pour ressembler à une Steam Machine. Le projet consiste à enfermer ce MiniPC avec une carte graphique externe connectée en OCuLink.

La carte HP RTX 4060 de l'ITG Cube et son dock OCuLink

La carte HP RTX 4060 de l’ITG Cube et son dock OCuLink

Le choix a été porté sur une solution assez spécifique : une carte graphique signée HP qui propose un encombrement réduit avec un format Low-Profile. Il s’agit d’une Nvidia GeForce RTX 4060 qui fonctionne avec un unique ventilateur. Le tout est relié ensemble par un dock OCuLink ultra-compact qui n’est pas vraiment donné. À lui seul, ce connecteur coûte presque 190€. La carte est malheureusement impossible à trouver en France, un modèle approchant pourrait être la PNY GeForce RTX 5060.

Le ventilateur à côté du MiniPC d'origine

Le ventilateur à côté du MiniPC d’origine

Pour refroidir l’ensemble, un ventilateur de 12 cm est positionné sur la partie haute de l’engin, il aspirera la chaleur résiduelle interne pendant que les ventilations d’origine des deux composants fonctionneront en extraction en expulsant la chaleur vers l’arrière de l’ITG Cube. L’auteur de la vidéo indique un fonctionnement « discret » niveau bruit. Je ne doute pas de la bonne foi de l’auteur mais je sais que le terme « discret » est hautement subjectif suivant les utilisateurs. La discrétion de certains sera insupportable pour d’autres.

Cela, d’autant plus que l’alimentation de la carte graphique est assurée par une solution Apevia Mini-ITX de 400W qui est certes compacte mais qui fonctionne avec un ventilateur de 4 cm. Modèles qui ne sont pas spécialement réputés pour leur silence.

ITG Cube

La carte comme le MiniPC s’encastrent dans le boitier de manière à pouvoir être retirés facilement. Si cela n’est pas forcément idéal d’un point de vue dissipation, cela permet de ne pas altérer les éléments. Et, donc, de pouvoir les extraire pour les réemployer dans leurs usages d’origine.

ITG Cube

Le boîtier est imprimé en 3D avec un filament ASA qui résistera logiquement bien à la chaleur des composants. Ce type de filament est en général fondu par les imprimantes 3D entre 240 et 280°C. Bien au-dessus de ce que peut atteindre la chaleur interne d’un engin de ce genre. Les jeux ne poussent pas le processeur AMD au-delà de 60°C et la partie graphique reste sagement à 74°C. 

L’ITG Cube propose de solides performances dans un design imparfait

Seul « défaut » de ce boitier : la connectique OCuLink du Aoostar étant placée à l’avant, il faut un câble qui sort de l’ITG Cube pour repartir sous l’engin afin de le connecter au dock à l’arrière. Ce n’est évidemment pas très esthétique. Une solution aurait pu être trouvée en enfonçant le MiniPC un peu plus profondément dans le cube et en rajoutant des rallonges USB et jack audio en façade tout en déportant le bouton de démarrage ailleurs. L’auteur a choisi la simplicité tout en conservant un châssis plus compact.

Les performances en jeu sont très correctes, ce qui n’est pas surprenant en considérant l’association de composants qui est proposée. Reste à savoir si cela a vraiment du sens d’un point de vue pratique. Si l’offre Steam Machine a pour elle une ingénierie sur mesure qui lui offre une cohérence maximale. Celle-ci est beaucoup plus bricolée. Elle propose certes un système compact et non destructif, avec une bien plus belle connectique que la solution de Valve, mais au prix d’un assemblage qui semble un peu étrange.

L’auteur liste tous les fichiers nécessaires à l’impression d’un boitier ITG Cube sur Printables où il détaille ses conseils d’impression 3D.

ITG Cube : une Steam Machine DIY boostée à l’OCuLink © MiniMachines.net. 2026

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