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GMK NucBox K11 : Ryzen 9 8945HS 32Go / 1 To à 734.99€ ?

La formule trouvée ici par GMKtec pour le NucBox K11 n’est pas très originale d’un point de vue composants, mais change un peu la donne d’un point de vue esthétique. 

NucBox K11

GMK NucBox K11

Le NucBox K11 a en effet un ventilateur à LEDs colorées sur sa partie supérieure. Mais pour que celui-ci soit visible sans que la poussière puisse entrer trop facilement dans la machine, il est recouvert par une petite plaque transparente. Cela donne un boitier à la fois sobre et lumineux qui pourra sans doute désactiver ses LEDs en cas de besoin.

Sur la carte mère, on retrouve un AMD Ryzen 9 8945HS, un processeur développant 8 cœurs Zen 4 pour 16 Threads au total, il proposera entre 4 et 5.2 GHz de fréquence et un circuit Radeon 780M comptant 12 Compute Units RDNA 3. AMD y a ajouté un NPU proposant 16 TOPS de puissance de calcul. Cette puce est prévue par le fabricant pour fonctionner entre 35 et 51 watts mais GMKtec le positionne ici pour fonctionner jusqu’à 70 watts. Il reprend une recette déjà employée par certains de ses concurrents qui ont poussé leurs minimachines avec les mêmes ambitions techniques. C’est le cas du Minisforum UM890Pro, par exemple.

L’engin pourra être piloté dans trois modes de performances. Un premier profil silencieux le calera entre 35 et 40 Watts de TDP pour des usages de base même si ces fréquences autoriseront en fait énormément de choses. Le mode équilibré fera grimper la puce Ryzen entre 54 et 60 watts. Le mode performance poussera l’engin dans ses retranchements avec un TDP entre 65 et 70 Watts, ce qui apportera plus de performances notamment pour des usages lourds ou des jeux. Mais cela se fera certainement au détriment d’un certain confort avec hausse du bruit de ventilation.

Le choix fait par GMKtec sur ce NucBox K11 est de combiner deux ventilateurs. Un dispositif classique de caloduc et ailettes ventilées situées sur la partie inférieure de l’engin qui aspirera de l’air frais depuis les ouvertures de chaque côté du boitier. Et un ventilateur sur la partie supérieure qui va aspirer de l’air frais de l’extérieur de la machine juste au-dessus des composants amovibles. Autour de cette puce AMD, on retrouve en effet deux ports M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4 x4 en plus d’un double support de mémoire vive SODIMM DDR5-5600 permettant de monter jusqu’à 96 Go en interne.

La connectique est assez intéressante : sur la façade avant, on retrouve un port OCuLink pour connecter un dock graphique externe et un port USB4 pour différents types de docks. Un double port USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un bouton de démarrage. 

Sur la partie arrière, on note la présence de deux USB 2.0 Type-A, un DisplayPort 2.1 et un HDMI 2.1, un double port Ethernet 2.5 Gigabit, un second USB4 et une entrée d’alimentation 19 V / 6.32 A. Un Antivol type Kensington Lock est également présent. À noter que l’extraction d’air chaud de la machine se situe sous la connectique et qu’il faudra donc veiller à ce que les câbles n’obstruent pas la circulation de l’air chaud. 

Le recours à la solution de montage VESA pour positionner l’engin à la verticale devrait résoudre ce problème. Avec ce type d’installation derrière un écran ou sur un meuble la connectique fixe est déplacée vers le bas et le bouton de démarrage se situe vers le haut.

Le GMK NucBox K11 en promo

L’engin se négocie aujourd’hui à 449.99€ en version Barebone directement sur le site de la marque et Menthe nous signale en commentaire que grâce au code HONEY15 le prix dévisse de 15€ pour arriver à 434.99€. Un prix avec taxes intégrées pour l’Europe et sans frais de port.

 

Une version 32 Go de DDR5 et 1 To de stockage NVMe est disponible à 749.99€, Avec le code HONEY15 ce tarif baisse également de 15€ pour un nouveau total de 734.99€ sur ce modèle bien équipé.

Des versions 32Go/2To à 899.99€ et 64 Go / 1 To à 999.99€ du Nucbox K11 sont également disponibles mais malgré les 15€ de réduction, elles semblent assez inaccessibles..

Voir l’offre sur GMKTec

GMK NucBox K11 : Ryzen 9 8945HS 32Go / 1 To à 734.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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ONEXStation : un clone de MiniPC Strix Halo (avec des LEDs)

La ONEXStation débarque comme une formule de minimachine prête à l’emploi sur un marché qui s’est largement compliqué pour les différents acteurs du monde des consoles PC dont fait partie One Neetbook. Sa console de jeu OneXplayer X1 PRO spis Ryzen AI 9 HX 370 est désormais à 1399$ en 32 Go / 1 To. Une somme difficile a envisager en ce moment pour une solution de jeu limitée.

ONEXStation

La ONEXStation

La ONEXStation est un grand classique des MiniPC sous AMD Ryzen AI Max+ 395. Et pour cause, il emploie encore et toujours une carte mère générique basée sur un design proposé par AMD lui-même. On a retrouvé cette carte dans de multiples solutions allant du Corsair AI Workstation 300 au Colorful SMART 900. En passant par les FEVM FA-EX9, AOKZOE et PELADN Y01 pour ne pas tous les citer. À chaque fois ces solutions proposent le même agencement de ports avec parfois de petites nuances cosmétiques qui consistent en un déplacement de bouton. La raison de cette reprise est assez simple, elle correspond à une implantation efficace de la carte mère, peu chère à mettre en place et suffisamment performante pour se déployer pour de multiples usages. 

Pour se différencier, One Netbook a donc juste ajouté un bandeau de LEDs RGB autour de la face avant de la machine en plus de LEDs derrière les boutons. Un aspect « gaming » qui ne va pas forcément coller au tarif de l’engin puisque la solution AMD avec 128 Go de LPDDR5 est proposée à 2999$ HT. Un tarif qui l’oriente, comme toutes les autres solutions de ce genre, sur un segment d’IA personnelle. IA tirant partie du duo d’un circuit graphique pouvant tirer largement partie de la mémoire embarquée.

Le tout entre donc dans un châssis de 19.3 cm de haut pour 18.6 cm de profondeur et 6.2 cm de large qui abrite deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et une solution de ventilation double s’affairant à maintenir la puce interne à bonne température avec l’aide d’un dissipateur en aluminium et de trois caloducs en cuivre. Un troisième ventilateur prendra en charge la dissipation de la chaleur des autres composants mémoire et stockage. Cela permettra de faire tourner la ONEXStation de 55 à 120 watts suivant le niveau de performances espéré. Pour manipuler ces fréquences, on pourra utiliser le bouton dédié en façade pour passer de l’une à l’autre.

La connectique est, sans surprise, identique à celle des autres machines du genre. De haut en bas en façade, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A, un USB4, un lecteur de cartes SDXC 4.0 UHS-II et les deux boutons de démarrage et de mode Turbo. A l’arrière, un Jack d’alimentation pour le bloc de 240W livré, un second Jack audio, un Ethernet Gigabit, un USB 3.2 Type-A, un USB4, un DisplayPort, un HDMI et deux USB 2.0 Type-A.

La ONEXStation débarque dans un marché sinistré

Comme d’habitude, ce MiniPC particulier ne sera pas une solution grand public. Les constructeurs comme One Netbook sont embourbés dans la crise de la mémoire vive. Leurs consoles portables sont de moins en moins séduisantes au fur et à mesure que les prix montent. Il serait possible de proposer des solutions Strix Halo avec des puces moins puissantes que le Ryzen AI Max+ 395 comme les AI Max+ 392 et 388.

Tout  comme il serait envisageable de le présenter avec moins de mémoire vive. Malheureusement, ce serait tout aussi invendable avec des tarifs franchement trop hauts pour séduire les particuliers en ce moment. Reste cette « formule magique » où tous les potards sont poussés à fond. Elle est très chère mais vise peut-être un public plus à même de se laisser faire. Ceux à la recherche d’une IA locale semblent avoir les moyens de cette dépense. La preuve, cela se vend pas si mal, paraît-il.

ONEXStation : un clone de MiniPC Strix Halo (avec des LEDs) © MiniMachines.net. 2026

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Mémoire HBM3 : La demande multipliée par 600 en 2028 selon Michael Dell

S’il faut prendre les annonces du patron de Dell avec les pincettes de rigueur, il est directement concerné par l’évolution du marché, son annonce fait tout de même froid dans le dos. Selon lui, la demande de mémoire HBM3 va exploser.

Pour Michael Dell, la situation de la mémoire vive ne va pas s’améliorer à moyen terme mais, au contraire, largement empirer. Son analyse est simple, la demande actuelle en mémoire vive est liée à la gourmandise des centres de données d’IA. En 2022, chaque serveur DGX H100 de Nvidia employait 80 Go de mémoire HBM3 ultra-rapide. C’est la production de cette mémoire qui a détourné les trois principaux fabricants mondiaux du secteur de la DDR5 destinée aux ordinateurs classiques. 

mémoire HBM3

Une demande de mémoire HBM3 en très forte hausse

Or pour Michael Dell, le besoin en mémoire des futures solutions IA suivrait une augmentation régulière pour atteindre 2 To de mémoire HBM en 2028. Une augmentation tirée d’une extrapolation linéaire très « mathématique » donc. Basée sur le trait rectiligne d’une progression régulière. 2 To par serveur équivaudrait à une augmentation explosive des besoins de cette industrie. Cette augmentation liée à une évolution des centres de données actuels et à la création de nouveaux datacenters serait sans commune mesure avec les anticipations de production de mémoire estimée. Et cela malgré des investissements dans de nouvelles usines de production.

Si un tel scénario se réalisait, la demande de mémoire HBM3 ne baisserait pas à l’horizon 2028-2030 mais se positionnerait au contraire dans une énorme augmentation. Les besoins seraient d’ailleurs tellement énormes pour cette mémoire HBM qu’il est plus que probable que le marché de la DDR5 « classique » soit alors complètement abandonné par les fabricants. Assechant ainsi le marché des ordinateurs censés « consommer » les services d’IA en question.

La vision de Michael Dell est très technocentrée.

Ce scénario est évidemment catastrophique mais il n’est pas certain qu’il se réalise. D’abord parce que la multiplication mathématique des besoins futurs en suivant les chiffres du passé n’est pas une science fiable. Beaucoup considèrent que ces 2 To de mémoire HBM3 par serveur n’est pas du tout une anticipation réaliste. Mais surtout parce que cela semble tout simplement intenable. Si je ne suis pas spécialement optimiste pour le marché des composants, la vision du patron de Dell gomme pas mal de mouvements de fond notables qui ont lieu en ce moment. Un tassement des investissements dans l’IA. Des modèles qui commencent à montrer des signes de faiblesse. Une économie totalement incertaine et des contrats passés entre divers acteurs qui ne semblent pas se concrétiser. Si on ajoute à cela des prix qui enfleraient en conséquence avec une demande en constante augmentation des mémoires HBM3 et suivantes, le scénario semble finalement peu crédible.

Sur le terrain, on parle également de nombreuses problématiques d’implantation avec d’énormes « besoins » de datacenters mais de gros problèmes d’infrastructures, notamment en matière d’eau et d’énergie, pour les réaliser. Si on ajoute à cela un monde où, à peine construits et pas du tout rentabilisés, certains datacenters deviendraient immédiatement obsolètes. Nécessitant à nouveau des capitaux colossaux pour être mis à jour avec toujours plus de mémoire et de nouveaux processeurs, on n’est pas très loin d’une vision purement technique du futur. Une vision débarrassée de toute notion d’économie et de politique.

Il n’est pas certain que le marché réagisse aussi mathématiquement que l’imagine le patron de Dell. Certains investisseurs vont peut-être réfléchir à deux fois avant de réinjecter quelques dizaines de milliards supplémentaires dans des centres de données déficitaires. Il est également possible que la future crise du prix de l’énergie qui se prépare fasse changer d’optique de nombreux investissements. Si le prix de l’énergie continue à monter et à manquer, faire tourner un datacenter déjà non rentable deviendra un cauchemar financier assez proche de celui rencontré par les mineurs de crypto-monnaies il y a quelques années.

Si la demande de mémoire ne risque pas de baisser à moyen terme, l’avenir d’un monde informatique totalement dévolu à l’usage des IA n’est pas aussi évident. Le marché a besoin de smartphones et d’informatique généraliste. L’en priver serait une véritable catastrophe.

source : notebookcheck

Mémoire HBM3 : La demande multipliée par 600 en 2028 selon Michael Dell © MiniMachines.net. 2026

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Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison »

Le Bee Write Back fait partie de cette petite galaxie de solutions de « writer » destinées à la saisie de texte et pas grand-chose d’autre. C’est un choix délibéré et assumé par des utilisateurs qui veulent surtout pouvoir écrire en paix. Sans être tenté par un saut dans l’actualité ou dérangé par une notification qui les sortirait de leurs pensées.

Le Bee Write Back, jeu de mot assez bien trouvé, propose un clavier mécanique ortholinéaire associé à un petit écran AMOLED de 5.5″. Le boitier embarque une batterie et alimente un Raspberry Pi Zero 2 W pour piloter son système. C’est simple, sobre et ce n’est pas trop cher grâce en partie à un châssis en 3D. La facture s’élève à 200$ environ en tout et pour tout pour ce projet. 

Bee Write Back

Totalement Opensource, le projet est documenté de A à Z avec force détails. On retrouve la vidéo présentée ci-dessus qui montre l’assemblage et la réalisation de l’ensemble. Les différents éléments nécessaires à la construction de l’ensemble sont listés sur Github avec la liste des éléments nécessaires à l’assemblage de l’ensemble.

Le Bee Write Back prêt a être monté

Le Bee Write Back prêt a être monté

La présence d’un Raspberry Pi Zero 2 W dans le Bee Write Back ouvre d’autres usages que la simple saisie de texte et en réalité le projet Bee Write Back est exploitable pour une foule d’autres usages. On peut même l’imaginer dans d’autres formats avec des écrans plus grands, par exemple. La dalle AMOLED de 5.5″ affiche en 1280 x 720 pixels et annonce une luminosité de 300 nits. Ce qui autorise déjà l’emploi d’un vrai traitement de texte mais aussi le lancement confortable d’un terminal ou autres interfaces. La seule limite est dans les capacités du Pi embarqué, mais rien n’empêche de changer de carte de développement ou de connecter l’ensemble à un cœur de MiniPC, par exemple, comme une carte LattePanda ou autre.

Le document d'aide au montage fait preuve d'un rare didactisme.

Le document d’aide au montage fait preuve d’un rare didactisme.

Le Bee Write Back est une excellente base de travail pour mille  autres projets

Le clavier est compact, très compact, c’est en partie dû à l’agencement des touches. Il s’agit ici d’un format occupant 40% de la taille d’un clavier standard avec un touché mécanique grâce à l’utilisation de switches Gateron. Vous pouvez facilement adapter l’ensemble à vos propres besoins.  Changer le boîtier, le clavier, la carte de développement ou l’écran et construire le dispositif qui vous convient. C’est à mon avis une excellente base pour différents projets de ce type. Qu’il s’agisse d’une intégration dans un outil industriel, à même le plateau d’un bureau ou dans un véhicule. Je ne compte plus les emails au fil des ans me demandant des solutions d’intégration de ce type. Que ce soit pour des remplacements de solutions professionnelles ou des intégrations de loisir avec l’idée de piloter de la domotique, ce type d’outil peut facilement être détourné pour ces usages.

Le Dell Latitude 5490

Le Dell Latitude 5490

Pour un usage de vraie machine à écrire, je ne saurais que trop vous pencher sur une solution plus simple et plus évidente. Celle d’un ordinateur portable classique, par exemple d’occasion. On peut trouver un Dell Latitude 5490 de 14″ Core i5-8350U 8/250 Go sous Windows 11 pour 200€ avec 1 an de garantie. Une fois débarrassé de Windows et en ajoutant une distribution Linux basique avec un démarrage sur une suite bureautique, cela en fait un excellent outil de production de texte. Si vous évitez la tentation d’installer d’autres outils à côté, vous pouvez même rendre son stockage synchronisé en ligne très facilement. Il existe également la possibilité de recycler une vieille machine – un netbook par exemple – ou d’installer une seconde partition pour cet type d’utilisation. 

Source : Reddit et Liliputing

Ultimate Writer ou comment fabriquer une machine a écrire moderne

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison » © MiniMachines.net. 2026

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Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ?

Le Pironman 5 Pro Max ressemble à première vue à une voiture customisée maison telle qu’on en trouve parfois sur des parkings de zones industrielles Avec des ailerons en fibre de verre à l’aérodynamisme douteux, des LEDs en bas de caisse, un intérieur en velours épais, un klaxon sur le toit, des pots d’échappement en surnombre et, évidemment, un coffre rempli d’enceintes pour délivrer un maximum de watts.

Bref, le Pironman 5 Pro Max, c’est un boîtier pour Raspberry Pi 5, ordinateur intégré sur une petite carte pour des projets de hobbyiste, mais qui aurait dérivé vers des sommets de customisation. Proposé à 158.98 $ (136€) sur le site de Sunfounder, il embarque un ensemble de fonctions assez spectaculaires.

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le précédent modèle, lancé en 2024, était un boitier plus classique, assez sympathique avec une caisse en métal ouverte grâce à la présence d’une coque en acrylique. On pouvait donc admirer ses entrailles, sa carte Raspberry Pi, ses ventilateurs à LEDs RGB, son gros système de refroidissement et profiter d’un petit écran de contrôle ainsi que de son bouton de démarrage.

Proposé alors à 79.99$, je le jugeais déjà assez cher puisqu’il doublait le prix de la Raspberry Pi 5 de l’époque. Aujourd’hui, avec les dernières augmentations des cartes de développement, acheter un Pironman 5 Pro Max à 136€ et une RPi5 4Go à 130€ cela nous fait un joli total de 266€ qui ne semble pas vraiment très cohérent au vu des usages proposés. Parce que l’autre souci de ces boîtiers vient du côté décoratif qu’ils imposent. 

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le Pironman 5 Pro Max ajoute un écran tactile et une caméra à son châssis

On retrouve donc le même concept de châssis en métal avec une coque en acrylique. Le même bouton, la connectique avec le lecteur de cartes, des ports USB et Ethernet accessibles évidemment. Le bouton externe et le petit écran de contrôle de température, mémoire et occupation du SoC. La carte qui se connecte à la solution Pi5 propose toujours la gestion de deux stockages NVMe en PCIe. Bref, un clone du précédent modèle sur lequel le fabricant ajoute encore des éléments.

Une petite caméra 5 mégapixels sur le haut du châssis montée sur une charnière pour pouvoir ajuster son angle de vue, un écran de 4.3″ tactile en façade pour piloter la machine et un microphone. But de ces ajouts ? En faire une machine IA de type assistant. Les deux ports NVMe pouvant accueillir, par exemple, un stockage NVMe et une carte proposant un NPU comme la Hailo-8L. Une paire de haut-parleurs internes amplifiés par une carte dédiée permettra de restituer du son. Un capteur infrarouge est également présent pour le piloter à la télécommande.

Pour le constructeur, l’idée est de faire de votre RPi5 un outil IA interactif. Que le boîtier posé devant vous sur votre bureau se transforme encore et toujours en un pseudo-assistant IA comme un « Jarvis »  dans l’univers Marvel ou un HAL dans 2001 : l’odyssée de l’espace.

La période s’annonce compliquée pour ce boitier.

Outre son aspect de plus en plus « foire du trône », le boitier est devenu fort cher dans un contexte où investir dans un Raspberry Pi 5 n’est déjà plus vraiment une formule rentable. Il présuppose également des usages que l’utilisateur va avoir avec le système. Ce qui est, à mon sens, complètement contraire à l’esprit de ces cartes de développement. Où se cache le plaisir de monter ses propres projets avec un tel boîtier ? Il ne s’agit plus ici d’un ingrédient mais d’un plat déjà préparé. Cela peut convenir à des utilisateurs si la facture n’est pas trop salée, mais dans le contexte actuel cela parait compliqué.

Le Pironman 5 Pro Max propose toujours une reprise de ses broches GPIO et elles seront accessibles comme sur le précédent modèle. Mais qui va acheter un châssis de ce type pour le « défigurer » avec une nappe qui pendouille en façade ? Le boitier semble très bien construit et si je ne suis pas certain de la pertinence du projet, de faire d’un RPi5 un assistant IA sous OpenClaw associé à DeepSeek, Ollama et autres… je ne peux pas nier la qualité globale de l’engin.

Certains exemples d’usages mis en avant sont un peu étranges. Comme si on cherchait à manger un yaourt avec une pelle. Piloter une imprimante 3D avec Octoprint depuis une carte Raspberry Pi 5 dans un boîtier de ce type alors qu’un Raspberry Pi 3 ou une carte Pi Zero 2 suffisent largement une fois logées dans un boitier… imprimé en 3D.

Le côté « console de jeu » ou « lecteur vidéo » sur un écran de 4.3″ à l’angle fixe et peu ergonomique est tout aussi étrange. On doute réellement de la pertinence de tous ces usages. Surtout quand un RPi5 peut être facilement accroché à un écran mobile de 15.6″ FullHD vendu une soixantaine d’euros.

J’ai juste cette drôle d’impression de voir un projet qu’un passionné n’arrive pas à laisser tomber pour passer à autre chose. Ces maquettes superbes qui finissent par être tellement surchargées qu’elles perdent leur ligne. Ces designs qui démarrent bien mais qui se voient gâchés par des détails ajoutés au dernier moment parce que leur auteur n’a pas su ranger ses outils quand tout était déjà abouti. 

Bref, c’est un boîtier complet, bien construit, intéressant dans ses fonctions, mais qui ne va plaire qu’aux gens d’un tout petit cercle. Ceux qui ont les compétences logicielles pour en tirer partie d’un côté, ceux qui auront les moyens d’investir la somme demandée et surtout ceux qui n’auront pas envie de définir eux-mêmes le matériel dont ils ont exactement besoin pour leur projet. Et cela ne fait finalement qu’une poignée d’utilisateurs.

Je suis plus convaincu par une solution comme le Pironman 5 Mini, qui est un petit boitier simple, efficace et moins cher pour les RPi. À mon avis, un bien meilleur investissement pour protéger sa carte de développement et lui ouvrir des fonctionnalités externes.

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ? © MiniMachines.net. 2026

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Logitech K400 Plus : Le clavier sans fil avec touchpad à 28€ ?

Mise à jour : Quand on me demande quel clavier choisir pour un MiniPC « canapé » et la recette n’a pas bougé : Le Logitech K400 Plus reste une valeur sûre. Il est à 28.81€ sur Amazon.

Billet original de Juillet 2019 : Nouveau design, boutons différents mais même principe de base. La nouvelle version propose toujours une partie clavier compacte sur la gauche et un pavé tactile sur la droite. Un dispositif qui a fait ses preuves et qui permet de suivre les nouveaux usages lié à des minimachines de plus en plus présentes sous les téléviseurs.

Logitech K400 Plus

Logitech K400 Plus

Le Logitech K400 Plus ne révolutionne donc rien tout en améliorant le concept de base de cette proposition assez ancienne. On reste sur un dispositif relativement classique, avec une belle portée d’une dizaine de mètres et compatible à la fois avec Windows, Android, Linux et ChromeOS. Des boutons Microsoft et Android sont d’ailleurs visibles sur la partie clavier.

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Logitech fait appel à sa technologie Unifying et ses micro-dongles USB pour relier l’appareil à votre machine. L’alimentation se fait par piles et la marque a, semble-t-il, poussé le travail sur l’économie d’énergie puisqu’une paire de batteries AA semble suffisante pour faire tenir l’engin 18 mois d’affilée. Les batteries rechargeables sont également très efficaces avec ce modèle.

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L’objet mesure 35.5 cm de marge pour 14 cm de profondeur et 2.35 cm d’épaisseur au point le plus volumineux et pèse 380 g. La zone tactile mesure 4.7 cm de profondeur pour 7.6 cm de large. Il sera décliné en noir et jaune ou en blanc et bleu avec, à chaque fois, des rappels colorés assez discrets. Comme le clic gauche qui est désormais excentré en haut à gauche du dispositif pour être manipulé de la main gauche sans lâcher le dispositif.

Par contre, les touches multimédia sont encore et toujours intégrées au reste des autres fonctions et dans les touches F1 à F12.

Attention cependant, les touches fléchées de l’appareil sont à présent très différentes de l’ancien modèle K400. Très compactes, les touches haut et bas ne sont plus que l’ombre d’une touche normale. Un défaut pour un objet qui servira à piloter une interface de type mediacenter à distance, et où on navigue parfois plus facilement avec les flèches qu’avec un pointeur.

Pour utiliser ce type de clavier depuis des années, j’en suis toujours ravi. Léger, robuste, efficace, c’est l’allié parfait d’un MiniPC dédié à un usage multimédia. Il peut remplacer une télécommande et permet plein de choses pratiques. Renommer des fichiers, faire des recherches, jouer et piloter finement toutes les interfaces. Si vous utilisez un logiciel de lecture avancé comme VLC avec beaucoup de raccourcis claviers, c’est également un atout très précieux.

Le K400 Plus pour de multiples usages

Il est disponible toute l’année sur Amazon entre trente et quarante euros et en ce moment à 28.81€. Cela reste un excellent clavier pour un usage déporté d’un MiniPC sous un téléviseur. C’est surtout un des rares modèles en AZERTY fiable du marché. C’est également une solution assez pratique pour piloter un MiniPC serveur caché dans un coin de bureau si vous n’utilisez pas de KVM matériel. Enfin, je l’ai découvert au fil des ans, c’est un excellent clavier de « substitution » pour les plus petits. Si vous avez un enfant qui veut utiliser votre ordinateur classique ou votre portable et que vous ne voulez pas qu’il le manipule de trop près pour éviter toute situation problématique (ergonomie, prise de goûter au-dessus des touches et autres), éloigner le clavier d’origine pour un K400 Plus est une excellente alternative. Plus compact, facile à lire et à manipuler, cela permet de ne pas laisser son ordinateur portable sous les mains – parfois collantes – d’un bambin parfaitement adorable au demeurant.

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Logitech K400 Plus : Le clavier sans fil avec touchpad à 28€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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Ecran MSI G255F Écran Gaming 24,5″ IPS FHD à 89.99€ ?

MSI G255F

Si vous êtes à la recherche d’un écran FullHD un peu moins grand que le Black Hawk G-Master GB2741HSU-B1 au même prix et dont la disponibilité a été avancée, le MSI G255F pourrait répondre à vos préoccupations. La dalle est toujours IPS, FullHD, affiche en 180 Hz et propose une colorimétrie à 99% de la zone sRGB.  L’entrée Displayport 1.2a est complétée par deux HDMI en 2.0b avec la particularité d’être également compatibles CEC. Ce qui pourra intéresser certains profils. Ce modèle est en promo à -40% sur Amazon à 89.99€.

La gestion ergonomique est minimaliste. Le MSI G255F ne propose qu’un pivot frontal assez maigre. C’est loin de ce que propose le IIyama Black Hawk beaucoup, beaucoup plus souple. Mais vous pourrez éventuellement utiliser un bras VESA pour supporter l’écran comme ce modèle ErGear à moins de 30€.

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Ecran IIYAMA Black Hawk G-Master 27″ IPS FHD à 89.99€ 🍮

Ecran MSI G255F Écran Gaming 24,5″ IPS FHD à 89.99€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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Trigkey : première marque tuée par la pénurie de RAM ?

Trigkey accompagne le marché des minimachines depuis fort longtemps. Si la marque n’a jamais eu de grands coups d’éclat en termes de développement ou d’innovation, elle propose depuis des années des engins solides et fiables.

En octobre 2025, j’écrivais que le Trigkey Key-N150 était peut-être la meilleure minimachine du genre sur le marché. Une solution sobre mais efficace proposée à un prix plus que correct. 189€ pour un MiniPC avec un Intel N150, 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage. Rien de fou, mais un engin bien maîtrisé, parfait pour une solution bureautique et multimédia avec de bonnes capacités d’évolution.

Seulement dès novembre 2025, les stocks de la marque ont commencé à battre de l’aile. Au mois de décembre déjà, beaucoup de références avaient totalement disparu. Aujourd’hui, ce sont l’ensemble des entrepôts qui sont vides. Trigkey ne vend pas en direct, ses pages pointent vers les entrepôts de différentes antennes locales d’Amazon. Et toutes listent des catalogues désespérément vides. La page japonaise a disparu, la page allemande ne propose plus aucune référence et celle d’Amazon US l’est tout autant. En France ce n’est pas mieux, là encore, aucune machine n’est stockée.

Trigkey

Trigkey est une sous-marque, fabriquée par Shenzhen AZW Technology qui est derrière une autre gamme de produits bien plus connue, à savoir Beelink. Les deux ont d’ailleurs partagé les mêmes designs de MiniPC pendant des années. Beelink étant proposé un peu plus cher en général parce qu’équipé de composants de meilleure qualité. Quand Trigkey embarquait de la mémoire et du stockage noname, Beelink garantissait des produits Crucial. Mais les MiniPC étaient techniquement les mêmes et seul le logo inscrit sur leur coque les différenciait.

Ces deux dernières années cependant, on a pu voir que Beelink montait en gamme en communiquant sur son savoir faire. Avec des choix différents d’un point de vue technique. L’abandon des coques en plastique pour des modèles en aluminium. Des évolutions de marché avec des MiniPC NAS, de la communication autour de ses avancées techniques, la publication des BIOS de ses engins, des processeurs plus rapides. Des développements de nouvelles solutions de refroidissement et la poursuite d’un engagement avec Micron. Dans le même temps, Trigkey restait enfermé sur des modèles plus entrée de gamme. Quand Beelink s’épanouissait en allant même jusqu’à proposer de la vente en direct. Trigkey s’étiolait en resserrant ses références à quelques modèles seulement, sans plus aucune évolution ni de design ni de compétences.

Trigkey est soit morte, soit en sommeil

Est-ce que ce choix d’un abandon de la marque a été motivé par la nouvelle politique « Pro Beelink » du fabricant ? C’est possible. Mais d’après plusieurs échos, les évènements liés à la pénurie actuelle de composants et l’augmentation des prix de la mémoire et du stockage rendent le modèle « Trigkey » beaucoup moins pertinent. Avec des MiniPC d’entrée de gamme qui misent beaucoup sur un prix d’appel pour séduire, subir une augmentation de prix trop importante rend l’approche de la marque totalement contre-productive. Shenzhen AZW Technology aurait préféré ne plus alimenter cette branche que d’essayer de lutter avec les produits no name. Cela serait trop couteux en ressources et en liquidités de remplir les stocks de différentes places de marché à travers la planète.

Trigkey avait parfois une manière particulièrement fine de faire de la retouche d'images.

Trigkey avait parfois une manière particulièrement fine de faire de la retouche d’images.

Trigkey est donc soit morte, soit en sommeil. La marque est toujours là mais sans stock ni visibilité à court terme. Mon petit doigt me dit que d’autres pourraient suivre. Les entreprises qui ont vécu les années 2023/2025 avec des produits tout juste rebadgés et vendus en masse sans grand effort de développement ni d’innovation auraient de plus en plus de mal à tenir l’équation d’une rentabilité. Avec des composants mémoire, stockage et même des processeurs complexes à trouver, beaucoup plus chers à l’achat et des acheteurs moins enclins à craquer pour un MiniPC à 360€ qu’à 180€… Certains seraient déjà en train de chercher d’autres produits à distribuer.

Trigkey : première marque tuée par la pénurie de RAM ? © MiniMachines.net. 2026

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Bon Plan : Jeu PC Graveyard Keeper offert sur Steam

Entretenez et développez votre cimetière, trouvez des moyens de réduire les coûts, diversifiez-vous dans d’autres domaines d’activité et utilisez les ressources à votre disposition. Une vraie aventure capitaliste : serez-vous capable de faire tout ce qui est nécessaire pour développer votre petite entreprise ? Il y a aussi une histoire d’amour !

Graveyard Keeper est offert pour annoncer la sortie de Graveyard Keeper 2.

Dispo gratuitement sur Steam

PEGI 3 – Texte en Français – Windows

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Thermalright AI HydroNous R1 : un futur MiniPC AMD Ryzen AI Max+ 395 watercoolé

Thermalright est un fabricant de solutions de refroidissement et de boîtiers qui s’est récemment intéressé au marché des MiniPC. Son HydroNous R1 se positionne sur le secteur des minimachines capables de piloter des IA en local avec l’emploi d’un processeur AMD « Strix Halo » Ryzen AI Max+ 395 entouré de beaucoup de mémoire vive.

Thermalright AI HydroNous R1

Thermalright AI HydroNous R1

Une solution déjà employée par beaucoup de concurrents mais qui serait ici déployée sur un format original. Le Thermalright AI HydroNous R1 propose, en effet, un format de 2.6 litres dans une sorte de mini-tour qui présente un petit écran de contrôle de 4.6 pouces en façade. Cet affichage permettra de suivre les « constantes » du PC en interne avec des relevés de températures et la ribambelle d’informations classiques comme l’occupation du processeur, de la mémoire vive et autres.

La puce AMD profiterait au passage d’un système de refroidissement à eau propre à la marque avec des ventilateurs de 18 cm positionnés sur le côté pour permettre un échange plus efficace de chaleur. L’objectif du constructeur étant de tirer le maximum des capacités de la puce Ryzen AI Max+ 395, celle-ci fonctionnerait au maximum de son TDP. Soit 176 watts, 56 watts de plus que son TDP standard de 120 watts. Une différence importante de dégagement de chaleur qui serait gérée par le dispositif interne.

Un HydroNous R1 refroidit à l’eau, mais pas forcément discret

Thermalright ne précise pas quelle nuisance sonore son HydroNous R1 proposera. J’imagine que ce n’est pas ici la question et que l’emploi d’une solution de refroidissement à eau ne vise pas à améliorer la tranquillité de l’utilisateur mais plutôt à pousser les performances au maximum. La petite tour sera sûrement intégrée dans une salle dédiée pour piloter une IA locale et pas forcément posée sur un coin de bureau.

Pour le reste, cela devrait être une machine très haut de gamme. Distribuée avec 128 Go de mémoire LPDDR5x, 2 To de SSD NVMe PCIe en M.2 2280, un Ethernet  10 Gigabit et de l’USB4, elle semble parée pour des usages très orientés IA. Le prix annoncé est de 23 990 yuans soit 3000 € sur le marché local chinois et évidemment hors taxes. Pas un engin des plus accessibles et probablement une belle opération publicitaire pour le fabricant de solutions de refroidissement. Je doute que ce type de solution perce vraiment au-delà des frontières du pays. 

Sources : Wccftech et ITHome

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Bon Plan : Jeu PC Prop SUMO offert sur EPIC Games

Prop  SUMO propose de jouer entre amis en ligne en créant un avatar a partir de 40 modèles puis en se retrouvant dans des décors variés. C’est un jeu assez basique dans son scénario et l’absence de traduction en français ne sera pas un problème. On se retrouve entre amis et on règle ses compte de 2 à 6 joueurs dans la bonne humeur.

Dispo gratuitement sur EPIC

PEGI 3 – Audio et Texte en Anglais – Windows

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Gigabyte BRIX GB-BRR7-450 : un nouveau MiniPC sous AMD Ryzen AI 400

Le BRIX GB-BRR7-450 est encore très timide puisque la marque n’a pas publié d’image ni de tarif, sa fiche technique est présente et indique juste le descriptif global de son équipement. 

Gigabyte BRIX GB-BRR7-450

Gigabyte BRIX BRU9-386H

On retrouve donc un MiniPC de 11.9 cm de large pour 11.3 cm de profondeur et 3.4 cm d’épaisseur. Un encombrement légèrement inférieur au BRIX GB-BER7-8840 sous Ryzen 7 8840U lancé en janvier 2025. Il est plus que probable que le constructeur aligne ce BRIX GB-BRR7-450 avec le nouveau design de son MiniPC Panther Lake BRIX BRU9-386H annoncé en janvier 2026. 

Pour le reste, c’est assez classique. On retrouve donc une puce Gorgon Point qui pilotera deux canaux de mémoire vive DDR5-5600 en SODIMM. Deux ports M.2 2280, le premier en NVMe PCIe Gen5 x4 et le second en Gen4 x4 ainsi qu’un port M.2 2230 pour les modules sans fil. Une solution très évolutive, donc, que le constructeur pourra proposer en barebone comme en machine prééquipée suivant l’état du marché.

Gigabyte BRIX GB-BRR7-450

La connectique frontale liste un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A et un USB 3.2 Gen2 Type-C. A l’arrière, l’espace est partagé pour 2 sorties HDMI, un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-C qui servira d’alimentation à l’engin, un USB 3.2 Gen2 Type-A un un USB 3.2 Gen2 Type-C. Un Ethernet 2.5 Gigabit est également listé. A ce stade, plus trop de doute, cette connectique correspond point par point à celle de la machine Intel présentée au CES en début d’année et dont je parsème ce billet d’images pour l’illustrer. On peut donc imaginer sans trop de risque que le BRIX GB-BRR7-450 en sera juste une copie conforme d’un point de vue externe.

Pas mal de points positifs pour ces engins : la promesse d’un fonctionnement discret autant dans leur visibilité avec une accroche VESA ainsi qu’un fonctionnement silencieux. Une sécurisation des câbles et un point d’ancrage Antivol type Kensington Lock. Du quadruple affichage possible avec le double HDMI et les sorties USB Type-C dispensant du DisplayPort. Cela en fait une bonne solution d’entreprise, mais également une minimachine confortable pour un particulier.

Reste à connaitre le tarif et la disponibilité de l’engin.

Gigabyte BRIX GB-BRR7-450

Dimension 112.6 x 34.4 x 119.4 mm (W x H x D)
Slim chassis design
Processeur (CPU) AMD Ryzen™ série 400
Mémoire Dual channel SO-DIMM / CSO-DIMM DDR5
Jusqu’à 5600 MHz
Max. 96 Go
Réseau (LAN) 2.5GbE LAN
Graphiques AMD Radeon™ 800M Graphics
2 x HDMI 2.1 (TMDS, CEC)
2 x USB Type-C ALT (DisplayPort 2.1)
Audio Codec audio Realtek
Slots d’extension 1 x M.2 M Key 2280 (PCIe Gen4x4, design prêt Gen5x4)
1 x M.2 M Key 2280 (PCIe Gen4x4)
1 x M.2 E Key 2230 (Wi-Fi & Bluetooth)
Ports avant 1 x Jack casque
2 x USB 3.2 Gen2 Type-A
1 x USB 3.2 Gen2 Type-C (ALT)
Ports arrière 2 x HDMI (TMDS & CEC)
1 x USB4
1 x USB 3.2 Gen2 Type-C (PD IN)
1 x USB 3.2 Gen2 Type-A
1 x USB 2.0 Type-A
1 x RJ45
VESA Support VESA
Compatible 75 x 75 mm et 100 x 100 mm
NPU Jusqu’à 50 TOPS

Gigabyte BRIX GB-BRR7-450 : un nouveau MiniPC sous AMD Ryzen AI 400 © MiniMachines.net. 2026

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OpenClaw : le moment IA des fabricants de MiniPC

OpenClaw est un produit opensource que tout un chacun peut installer et exploiter. Une aubaine pour les fabricants de MiniPC qui ont jusqu’ici bien du mal à mettre en avant les capacités IA de leurs produits. D’où leur amour inconditionnel pour ce dispositif et son énorme mise en avant.

Openclaw mis en scène chez Aoostar

Openclaw mis en scène chez Aoostar

Openclaw ? Qu’est ce que c’est ?

Je ne suis pas spécialement friand de ce genre d’application, j’ai installé-testé-désinstallé 1, mais sans aller beaucoup plus loin.

En gros, c’est un « agent IA », un outil qui se saisit de plusieurs IA et qui va exécuter des tâches avec celles-ci sur votre système en allant farfouiller là où vous lui donnerez des accès. Openclaw fonctionne en arrière-plan et travaille sans relâche. Vous pouvez l’interroger en langage naturel et il vous répondra au travers de multiples applications. Cela permet de piloter des projets à long terme avec une persistance de l’analyse. Gros point clé de cet outil, un usage local qui ne nécessite donc pas d’abonnement à un outil réseau. 

C’est LE point clé qui semble avoir fait mouche chez les fabricants de MiniPC. Aujourd’hui, hormis les solutions équipées de puce Strix Halo avec 128 Go de mémoire vive qui peuvent faire face à des LLM très gourmandes, les engins proposés ne sont pas spécialement valorisés par l’IA. Mais avec OpenClaw, les constructeurs peuvent proposer une IA exploitable même sur des postes milieu de gamme.

Openclaw installable en 1 clic sur les machines GMKtec

Openclaw installable en 1 clic sur les machines GMKtec

Mieux, cet assistant est un excellent prétexte pour développer un nouveau discours commercial. Celui qui consiste à mettre en avant un tout nouvel usage des MiniPC. En installant OpenClaw sur une machine annexe que l’on connectera à son réseau, on pourrait profiter de son Agent IA sur toutes ses machines sans pour autant occuper leur mémoire vive et leurs performances. Cela rend l’investissement dans un MiniPC de ce type séduisant. Comme si, en plus d’ajouter un NAS et un serveur pour avoir du stockage et des services sur son réseau, on pouvait ajouter un « cerveau » qui viendrait vous seconder quand vous y êtes connecté.

C’est pour cela que tous les constructeurs de MiniPC s’intéressent à OpenClaw. L’outil logiciel est libre, gratuit, s’installe facilement et peut justifier à lui seul l’achat d’un MiniPC. Un utilisateur lambda, avec un parc de machines classiques ou juste un PC au format tour ou portable, pourrait être tenté d’ajouter un agent de ce type chez lui pour être plus efficace… Ce nouvel intérêt pourrait même pousser un propriétaire de MiniPC à en acheter un second.

Toutes les marques y vont donc de leur campagne de pub. Minisforum vient d’ajouter des guides pour installer l’outil sur leurs machines. Geekom le met en avant, Beelink a créé une gamme colorée à sa gloire et propose même un SSD préinstallé avec OpenClaw dessus. Aoostar et GMKtec ont des services dédiés. On est vraiment dans l’idée de fournir des solutions faciles d’emploi pour rajouter une IA personnelle et locale à un dispositif existant.

OpenClaw n’est pas sans danger

Je n’ai aucun problème avec cette idée d’usage, tout le monde fait ce qu’il veut avec son matériel. Reste que proposer un service de ce type « clé en main » à des gens qui ne vont pas forcément prendre en compte tous les aspects positifs et négatifs qu’il propose me dérange un peu. L’outil a rapidement été détourné par des petits malins qui ont ainsi pu prendre le contrôle de machines ou de réseaux entiers. Pire, même sans intervention extérieure, l’IA en question a déjà eu des comportements regrettables. Comme la décision de supprimer des emails, de faire disparaître purement et simplement des projets qu’elle jugeait obsolètes, d’effacer des fichiers, de remplir des formulaires et de s’abonner à des services variés sans votre accord, de supprimer des rendez-vous et même de s’abonner à des services externes. Évidemment, tout cela dépend des clés que vous allez fournir à l’outil.

Certaines barrières ont déjà été levées pour contenir OpenClaw. Anthropic a, par exemple, annoncé il y a une semaine que cet agent IA n’aurait plus le droit d’exploiter gracieusement ses outils. Il faudra payer chaque Token via un abonnement spécifique. Ce qui, pour un outil fonctionnant de manière permanente, peut s’avérer dangereux.

Je ne sais pas combien de temps cette mode « agentique » autour d’OpenClaw va durer chez les fabricants de MiniPC. Une chose est sûre, l’outil n’est pas aussi anodin et « magique » que beaucoup veulent le faire croire. Si le sujet vous intéresse, je vous encouragerais donc à potasser un minimum de documentations autour de l’outil avant de cliquer sur un bouton installation. Les utilisateurs d’OpenClaw le reconnaissent eux-mêmes, l’installation par défaut n’est pas idéale et demande des réglages pour être suffisamment sécure. Chaque erreur peut avoir des conséquences désastreuses. 

 

OpenClaw : le moment IA des fabricants de MiniPC © MiniMachines.net. 2026

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Une augmentation éclair pour les Snapdragon X2 Elite chez Asus

350$, Hors Taxes, de plus en un instant. C’est la mauvaise surprise qui a touché les portables Asus sous la nouvelle puce Snapdragon X2 Elite aux US. La chaîne de distribution nationale Best Buy a relevé les prix de ses différents modèles sans aucune explication.

Quand on teste professionnellement de nouveaux produits, on est soumis en règle générale à une date de publication. Cela veut dire qu’aucune publication n’est possible avant une date et une heure précises. Cela permet aux marques de piloter un narratif millimétré et surtout d’être parées au niveau technique. Cela ne sert à rien de sortir un produit dans la presse si vos fiches techniques ne sont pas en place et si vos partenaires n’ont pas les leurs. Lorsqu’un fabricant vous envoie du matériel, il s’assure que toutes les pièces du puzzle marketing seront bien emboîtées au moment où vous publierez.

C’est encore plus vrai si un second partenaire est dans la course. Ici c’est le cas puisqu’on parle de portables embarquant un nouveau SoC de Qualcomm, le tout nouveau Snapdragon X2 Elite. Il est donc nécessaire que celui-ci ait également validé une date de publication précise avant que les tests soient publiés.

Snapdragon X2 Elite

C’est ce qui a été fait pour les nouveaux Zenbook d’Asus. Le A16 a eu un déferlement de tests programmés sur toute la planète avec un gros investissement de la part de la marque et de Qualcomm. Des dizaines et des dizaines de machines ont été envoyées un peu partout sur la planète. Les tests sont tous sortis dans la foulée à une date précise, ce 8 avril 2026. Et, très logiquement, ces tests sont faits à partir d’informations techniques ainsi que d’éléments commerciaux. On ne teste pas de la même manière un ordinateur portable à 1000$ qu’une machine à 1350$. Pour certains postes techniques, on sera plus exigeants avec le modèle le plus cher. La grille d’analyse comparative sera également différente. On mesurera les performances d’un modèle à 2000$ avec un autre modèle au même prix, pas avec un modèle moins cher.

Grosse surprise donc à la découverte d’un gros changement de prix entre celui annoncé pour les journalistes sur la gamme Asus Zenbook sous Snapdragon X2 Elite et le tarif relevé le lendemain en magasin. Certains produits ont très largement augmenté. Le Zenbook A16 est passé de 1600$ à 1700. Le Zenbook A14 passe de 1150 à 1350$. Le Zenbook S16 grimpe de 300$ pour atteindre 1900$. Le Zenbook S14 passe de 1900 à 2000$ et le Zenbook 14 assume carrément une augmentation de 350$ en passant de 1000 à 1350 $. Des prix hors taxes qui modifient totalement les gammes de positionnement et les angles d’analyse.

Nouveaux prix, nouveau regard sur les Snapdragon X2 Elite

Évidemment, ces changements de tarifs vont altérer les conclusions des testeurs qui ne vont pas conclure leurs tests de la même manière. Imaginez un peu si vous sortiez de table en ayant extrêmement bien mangé au restaurant pour un prix classique pour ce type d’établissement, que vous le conseilliez alors à des amis et qu’ils découvrent sur la carte un prix en hausse allant jusqu’à 35% sur certains menus. C’est exactement ce qui vient de se passer et on comprend que la pilule soit amère pour certains testeurs. 

Les prix n’ont pas bougé – pour le moment – en France. On sait que les tarifs vont flamber, Asus a prévenu. C’est juste que le timing est ici assez délicat. Indiquer une fourchette d’investissement aux testeurs alors qu’elle n’aura eu que quelques heures de validité avant qu’elle ne parte à la hausse n’est pas une bonne pratique. Le Zenbook A16 est annoncé en précommande à 1999.99€ TTC. Un prix qui n’a pas bougé pour le moment et qui place le portable 16″ OLED avec 48 Go de mémoire vive LPDDR5x dans une tranche haute, mais justifiée, de tarif. Cela n’enlève pas l’intérêt de ces nouveaux SoC ni même celui de ces machines mais pose tout de même la question du calendrier de programmation de ces tests juste avant une hausse qui n’a ici rien d’anodin.

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Creality Sparkx i7 : un vrai renouveau chez Creality ?

La Creality Sparkx i7 débarque avec un nouveau nom et une nouvelle approche. La marque est passée en quelques années du podium des fabricants reconnus à un e gamme de produits regardés avec mépris. Des années de « sur-place » technique lui ont coûté sa réputation.

La Creality Sparkx i7 est une nouvelle gamme sortie après bien des errements. Les modèles Ender puis les versions CR de la marque ont été parmi les plus appréciés du milieu des années 2010. Elles étaient simples, robustes et si elles manquaient de services et de fonctionnalités par rapport à ce qui est présenté aujourd’hui, elles n’en demeuraient pas moins capables de « sortir » des pièces sans broncher. Creality n’a que douze ans et la marque a été pendant longtemps une des plus appréciées du marché.

Creality Ender 3

Creality Ender 3

Malheureusement pour le constructeur, Creality s’est un peu trop largement reposé sur ses lauriers. Comptant sur son omniprésence, le lent et patient travail de réglages et d’optimisation partagé par toute une communauté en ligne. Les modèles Ender ont été par exemple produits en une foule de déclinaisons avec un effort minimal d’évolution entre chaque. Souvent ce sont des passionnés qui ajoutaient eux-mêmes une fonction à leurs machines avant que la marque n’ajoute ensuite un élément comparable de série. La Ceality Ender-3 est un bon exemple d’évolution par saut de puce. On a eu la Ender-3 V1, V2 et V3, la V3 SE, la V3 KE, la V3 Plus, la Ender 3 S1 Pro et la Ender 3 V4. Des machines à chaque fois très semblables avec des fonctionnalités un peu différentes. Des machines abordables également mais qui laissaient un goût amer aux acheteurs car très régulièrement un nouveau modèle, juste un tout petit peu meilleur, était annoncé par la marque.

Puis il y a eu les modèles K1 et K2, modèles fermés qui ont encore une fois été déclinés : K1, K1C, K1 Max… K2, K2 Se, K2 Pro, K2 Plus… Dernièrement nous avons aussi découvert la Ender Hi. Toutes ces machines ont gagné en capacités et en technique mais sans rattraper les offres concurrentes actuelles. Je parle des Bambu Lab, des Elegoo, des Anycubic et autres qui restent bien plus reconnues et appréciées. C’est d’autant plus dommage que pendant ce temps la marque s’est fait un nom sur  d’autres segments : la gravure laser avec ses excellents modèles Falcon. Le monde du scan 3D avec des produits grand public et professionnels efficaces mais aussi les accessoires d’impression ave toute une gamme de séchoirs à filament très appréciés.

C’est tout le souci rencontré par Creality en 2026. Pour retrouver du crédit sur son segment impression 3D, la marque ne doit pas se contenter de faire aussi bien, elle doit faire mieux ou moins cher que les marques concurrentes. Les efforts de la communauté des makers se sont tournés vers des modèles différents et, surtout, le public a bien changé. Achetez une imprimante 3D des marques citées ci-dessus et vous pourrez produire des objets à la pelle sans vous casser la tête et sans expérience préalable. Quelques minutes de montage, quelques vidéos à parcourir pour comprendre les bases et vous voilà prêt à imprimer vos objets en série.

Sparkx i7

La Sparkx i7 cherche donc à renouveler l’image de Creality

Imprimante à dépôt de filament ouverte, avec gestion de multiples filaments, elle se positionne assez frontalement contre des modèles grand public comme la Anycubic Kobra X ou Kobra 3, la BambuLab A1 Combo ou la Elegoo Centauri Carbon 2. Des modèles au positionnement accessibles pour un amateur, faciles d’emploi, efficaces et reconnus comme tels. Pour se distinguer, il faut donc faire au moins aussi bien et peut-être également se différencier un petit peu. Histoire de donner envie.

Ce sont là les grandes lignes du programme et la Sparkx i7 semble vouloir les suivre. D’abord l’imprimante achève la transition de la marque avec le monde des imprimantes prêtes à l’emploi. transition débutée grâce aux modèles fermés K1 et K2 et poursuivie ensuite. L’image des séries Ender et CR qui demandaient pas mal de doigté va se gommer petit à petit. Le châssis est entièrement construit en aluminium pour une structure solide dans la durée. 

Cette approche plus grand public s’accompagne de petits détails qui vont rassurer et aider le néophyte. L’écran couleur de la Sparkx i7 propose une diagonale de 2.85″ est désormais vu comme un moniteur d’impression et un guide d’étapes. Le système propose de nombreux messages pour indiquer à l’utilisateur ce qu’il doit faire et à quel moment. Le tout est traduit en de multiples langues dont le français. Une page Wiki est disponible pour aider à la maintenance de la machine et la solution d’une tête d’impression aux nombreux services est employée.

Celle-ci permet une maintenance facilitée : on pourra changer sa buse (propriétaire) et son cutter facilement. Un levier pour faciliter l’insertion et le retrait de filament est également bien présenté à l’utilisateur directement sur cette partie pour un usage plus facile. Changer de buse pour varier son diamètre pourra donc se faire aisément, mais également pendant une opération d’impression, par exemple.

Les dimensions d’impression sont généreuses avec un volume de 260 x 260 x 255 mm et comme toujours une vitesse mise en avant « optimisée » de 500 mm/s. Cette vitesse colle aux annonces de la majorité des constructeurs actuels, mais ne s’entend que pour certains usages. En pratique, comme pour les autres, cette pointe de vitesse n’est pas tenue pour une impression de qualité. Il vaudra mieux s’en tenir à du 300 mm/s. Une gestion en temps réel de pression et de vibrations émises par l’imprimante elle-même et son filament, la Sparkx i7 améliore la qualité de finition des objets imprimés. Ces fonctions sont devenues la règle dans cette gamme de produits. Tout comme l’ajout d’une webcam en interne pour filmer des timelapses en 720p ou recourir à une IA de détection de malfaçons qui peut alerter l’utilisateur. Une LED interne éclaire le sujet pour améliorer la prise de vue et un œilleton de sécurité est proposé pour occulter la caméra si vous ne voulez pas vous en servir. Une attention que peu de constructeurs ont eue jusqu’à présent.

Les fonctions classiques désormais de fin de filament, la reprise après une coupure de courant, la détection du plateau ou le nivellement automatique de l’ensemble sont prises en charge. Plus rare, une meilleure efficacité dans la prise en charge du filament, notamment pour les objets qui emploient plusieurs types de matériaux. La rétractation du filament est plus rapide et la purge de la buse dépense moins de matière. Ce qui évite à la fois de perdre du temps et de générer trop de pertes. Creality annonce 50% de déchets de purge en moins mais sans préciser en comparaison de quel modèle concurrent.

L’impression est en direct-drive, l’extrudeur est placé juste au-dessus de la buse, ce qui permet d’employer des matériaux variés dont le TPU plus souple. Le PLA, le PETG, le PLA-CF. La buse est pensée pour atteindre les 300°C. Le plateau chauffant grimpe quant à lui à 100°C avec une solution magnétique texturée double face classique. Des connexions USB et Wi-Fi4 sont disponibles pour faciliter le lancement des impressions en local. La Sparkx i7 peut également être pilotée via une application de la marque à travers le réseau une fois enregistrée auprès de leurs services.

L’imprimante propose également une fonction originale avec un bandeau LED RGB à l’avant. Détail anodin à première vue mais pas si inutile que cela au final. Le but n’est pas esthétique mais informatif. Des codes couleurs sont là pour informer l’utilisateur de l’état de l’imprimante. En blanc, l’impression se passe normalement. En pulsations lentes et vertes, l’impression est terminée. En orange, l’imprimante est en pause et en rouge elle rencontre un problème. Cela n’a l’air de rien, mais ces indications vont permettre de suivre du coin de l’œil la machine à distance.

Ces LEDs pourront être désactivées au besoin et Ceality annonce une nuisance sonore de 45 dB. Ce qui semble lui faire dire qu’il serait possible de dormir à côté. Comme beaucoup d’autres constructeurs, cette vision « calme » de l’impression 3D est une posture. Ces appareils restent bruyants avec un volume sonore important, une certaine pression acoustique et surtout des bruits non linéaires et imprévisibles qui correspondent aux différents éléments à imprimer et aux accélérations des machines. Cela rend le tout trop aléatoire pour que l’idée d’une sieste ou d’une concentration parfaite soit possible à côté d’un de ces engins en activité. L’idéal étant encore et toujours de positionner ces appareils dans des lieux ouverts, aérés et peu sensibles au bruit.

L’imprimante mesure 470 × 423 × 456 mm sans prendre en compte la gestion de son filament avec boitier extérieur ou un porte bobine. Elle pèse 9.12 kg. Son déplacement sera donc possible tout comme son intégration dans un meuble ou un caisson mais son encombrement ne sera pas anodin. 

Sparkx i7 de base

Sparkx i7 de base

Une imprimante avec plusieurs options 

La Creality Sparkx i7 est d’abord vendue seule à 259€. Pour ce prix, un système monofilament est fourni et se place au-dessus de l’imprimante. Cela permet un usage classique et compact de l’ensemble à un prix très raisonnable.

Une seconde option est la combinaison de l’imprimante avec un porte bobine qui jouera le rôle non pas de gestion multifilament mais d’extension. L’idée est de pouvoir doubler la capacité de filament pour ne pas avoir d’interruption en cours de production. Si la première bobine est vide, c’est la seconde qui prend le relais. Pour le moment, cette option n’est pas encore disponible.

Sparkx i7

Enfin deux options plus complètes vont permettre de gérer du multifilament avec un « CFS Lite » proposé par la marque. Ce nouveau gestionnaire quatre bobines de un kilo classiques permet de changer de filament automatiquement pendant l’impression. Il gère donc le multi couleurs mais également la gestion d’objets combinant plusieurs types de matériaux. Il peut également jouer le rôle de banque de matière pour ne pas interrompre une impression en additionnant les bobines. Ce modèle est listé à 369€.

Ce CFS Lite ne propose pas de chambre chauffante, il va absorber l’humidité grâce à des cristaux de silicate assez classiques tout en protégeant les bobines ouvertes de l’humidité. Une gestion des bobines par puces RFID est possible même si elle n’est pas indispensable. Le CFS Lite sera donc peu gourmand en énergie pûisque sans chauffage intégré mais nécessitera sans doute un placement en interne et donc pas dans un garage ou una atelier trop ouvert. Creality propose d’ailleurs une offre supplémentaire avec l’imprimante, le CFS Lite, quatre kilos de PLA Rapide avec RFID et un Creality Space Plus à 469€. Une chambre de chauffage de filament vendue seule à 99€ qui permet déshydrater deux bobines de 1 Kilo à la fois. Histoire de préaprer les matériaux avant de les enfermer dans le caisson étanche du CFS Lite.

La livraison est gratuite.

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Creality Sparkx i7 : un vrai renouveau chez Creality ? © MiniMachines.net. 2026

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Bon Flan : Ugreen KVM triple écran HDMI et DisplayPort à 97€ ?

L’usage est le même sur ce modèle Ugreen KVM triple écran que sur les modèles en double. L’objet sert à connecter deux machines à un ensemble de trois affichages en mixant des entrées HDMI et DisplayPort.

Le KVM triple ports mesure 15.7 cm de large, 7.2 cm de profondeur et 4.1 cm d'épaisseur.

Le KVM triple ports mesure 15.7 cm de large, 7.2 cm de profondeur et 4.1 cm d’épaisseur.

Le KVM triple écran de Ugreen propose en façade quatre ports classiques. Trois USB 3.0 Type-A et un USB 3.2 Type-C qui vont servir à accueillir surtout des accessoires a partager sur les deux postes : clavier, souris, tablette graphique, manette, mais également webcam ou clé USB. À leur côté, un port MiniUSB qui est en fait un port propriétaire qui permettra de déporter un bouton pour piloter l’ensemble. 

KVM triple écran

A l’arrière, un ensemble qui se distingue en trois groupes. D’abord un ensemble de périphériques de sorties avec un HDMI et duo de DisplayPorts. Cest trois éléments permettront de connecter les écrans au KVM. Suivent deux groupes d’entrées pour les PC : un duo identique qui correspondent à des ports vidéo identiques qu’on connectera à la sortie graphique de chaque OPC. Un port USB 3.0 type-A supplémentaire permettra de relier le KVM triple écran aux machines afin de profiter des ports USB de façade.

Une fois les connexions faites, les câbles spécifiques nécessaires sont fournis avec l’appareil, on alimente l’objet avec le chargeur 12V proposé et on peut allumer le tout. Par défaut l’engin démarre sur le groupe d’entrées numéro 1 ou sur celui qui est alimenté. Une pression sur le bouton déporté et le KVM bascule sur le second PC. Les écrans sont gérés de la manière dont sont configurés chaque système. Si votre premier PC fait une extension sur trois moniteurs différents, l’affichage sera repris tel quel. Si votre second PC fait une extension sur deux moniteurs différents mais en gère deux en miroir, cela sera pris en compte. C’est pratique notamment pour les configurations spécialisées avec une tablette graphique HDMI par exemple où vous désirez le même affichage sur la tablette et votre écran.

Un KVM triple écran pour piloter deux machines distinctes

Le bouton déporté permet de déplacer le KVM loin de votre bureau ou en dessous afin d’éviter la connectique associée. Il est également possible d’effectuer le basculement d’un poste à l’autre avec un bouton sur le dessus de l’appareil. À noter que le KVM ne « coupe » pas les signaux d’affichage lors du basculement d’un poste à l’autre. La transition se fait en douceur.

La connectique DisplayPort est en 1.4, le HDMI en 2.1. Elles prennent en charge les différentes technologies VRR, le G-Sync, les fonctions HDR10 et proposent des affichages en UltraHD jusqu’à 240 Hz. Si l’USB de façade ne sera pas des plus rapides, par rapport à un USB 3.2 ou Thunderbolt, il sera évidemment possible de connecter directement un SSD ou une clé USB directement sur une des deux tour.

Le KVM triple écran d’Ugreen est proposé à 97.49€ sur Amazon avec l’ensemble des câbles nécessaires à son utilisation. Attention cependant, les longueurs annoncées ne sont pas gigantesques avec 1.5 mètre pour les HDMI, DisplayPort et USB 3.0 mâle-mâle. Il faudra donc positionner correctement l’ensemble. La taille de votre câble d’écran actuel vers le KVM puis 1.5 mètre vers vos deux PC. Il est évidemment possible de changer vos câbles pour d’autres identiques plus longs. Mais c’est un détail qu’il faudra forcément prendre en compte.

Il s’agit clairement d’un produit spécialisé. Il existe des utilisateurs qui veulent conserver un poste « propre » pour de la production spécifique en musique, vidéo, graphisme, 3D, calcul, programmation ou autre. Avec ce dispositif, ils pourront garder ce poste d’un côté et avoir un second PC plus classique de l’autre. tout en profitant de leur matériel de base avec triple écran, clavier et souris haut de gamme. Il y a là une excellente manière d’étanchéifier les univers.

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Amazon annonce la fin du support des plus vieilles Kindle (Et ce n’est pas forcément grave)

Pas de panique. Si vous avez une de ces vieilles Kindle – la liste est plus bas – vous n’avez pas forcément à vous en faire. Si le choix d’Amazon est contestable, la solution pour contourner la majorité du problème est assez simple.

vieilles kindle

Les vieilles Kindles, toutes celles lancées jusqu’en 2012, ne seront plus prises en charge par Amazon à partir du 20 mai prochain. Très concrètement, cela veut dire quoi. C’est assez simple, si vous achetez un livre numérique sur Amazon ou que vous utilisez la fonction d’envoi d’un livre vers ce type de liseuse par l’email fourni par Amazon, cela ne fonctionnera plus. Cela veut dire que si vous avez une bibliothèque de livres n’ayant pas encore été lus, il vous reste un peu plus de deux mois pour les expedier « facilement » vers la liseuse. Cela veut également dire qu’en cas de réinitialisation de votre Kindle après cette date, il sera impossible de s’identifier via un profil Amazon. Tout ce qui passe par les serveurs de la marque depuis ces appareils sera bloqué.

Ce n’est pas une histoire de compatibilité matérielle ni de problème technique, c’est une volonté pure et simple de la marque de ne plus prendre en compte des appareils qui ont désormais atteint un âge avancé. 14 ans pour les plus récentes. C’est, malgré tout, un choix bien étrange parce qu’on se doute que le coût en infrastructure pour accepter les transferts d’un livre vers une liseuse de 2012 ne doit pas être énorme, et surtout pas vraiment différent de celui généré par une liseuse de génération suivante. On parle de faire transiter quelques kilo-octets seulement. 

Ce recul est, par contre, un vrai problème pour certains acheteurs qui ne vont plus pouvoir dépenser leur argent sur la plateforme d’Amazon en ajoutant des livres à leurs bonnes vieilles Kindle. Est-ce qu’Amazon espère un renouvellement du parc ? Apparemment oui puisque la plateforme envoie déjà aux US des emails aux propriétaires des modèles concernés avec des remises pour l’achat de nouveaux modèles. Est-ce que les gens qui ont acheté ou qui se sont vu offrir un de ces appareils il y a des années vont craquer pour un nouveau Kindle en 2026 ? Ou est-ce que cette stratégie va les dégoûter et les orienter vers la concurrence comme Kobo ?

Les vieilles Kindle ne seront pas forcément des presse-papiers.

Si vous avez un de ces appareils, pas de panique donc, il existe des solutions de contournement. La première reste encore et toujours ce bon vieux logiciel Calibre qui permet de pousser n’importe quel eBook directement vers une Kindle. Pas besoin d’acheter sur Amazon, n’importe quel fournisseur de livres numériques est compatible. L’outil se passe de DRM et fait son travail d’archivage et de gestion. Il est téléchargeable gratuitement même si je vous encourage à faire un petit don à son développeur.

Le vrai problème sera posé sur le marché de l’occasion, si vous avez envie d’acheter un de ces appareils, il faudra veiller à ce qu’il ne soit pas fabriqué de 2007 à 2012. Car si le vendeur vous l’expédie réinitialisé, vous ne pourrez pas le remettre en marche en l’associant à votre compte Amazon. Il existe des solutions de contournement avec des firmwares non officiels, mais leur installation demandera forcément un peu d’expérience et un matériel déjà initialisé encore fonctionnel.

Raph me fait remarquer en commentaire que la fin de cette prise en charge signifiera également la fin du support de multiples appareils. Fonction qui permet à un utilisateur de poursuivre sa lecture d’un écran à un autre au travers des applications Amazon. Il est vrai que ce sera un manque vu le côté pratique de la chose.

Un choix tout de même étrange

C’est peut-être ce qui me perturbe le plus dans ce choix d’Amazon, je ne comprends pas le ratio bénéfice-risque pour la marque… Je ne vois pas vraiment l’impact pour Amazon en termes financiers de continuer à piloter ces appareils. Il y a peut-être quelque chose qui m’échappe, mais le coût ne me semble pas astronomique. D’autant que les utilisateurs pourraient tout à fait supporter un transfert de fichiers qui ne soit pas absolument immédiat.

Mais surtout, la marque va toucher les personnes qui sont les moins à même de comprendre et de régler le problème. Beaucoup de liseuses sont vendues pendant les fêtes car c’est un cadeau parfait pour certaines personnes. Des lecteurs assidus, souvent assez âgés, qui se font offrir un engin qui est au final piloté par un tiers. Je ne sais pas si cela a un nom, j’appellerais cela du « Kindle-sitting » en référence au baby sitting. On offre une liseuse à un parent et l’objet sert à la fois comme support de lecture et de support affectif. C’est l’occasion d’échanges au sujet des livres lus, mais également un bon moyen de garder un contact spontané. Recevoir un coup de fil d’un proche parce qu’il aimerait lire tel ou tel bouquin qui vient de sortir et qu’on lui envoie « magiquement » au travers de son adresse email de transfert et d’une communication Wi-Fi.

Pour d’autres, le format permet au contraire de gagner en autonomie. On peut acheter une liseuse pour choisir ses propres livres en ligne et les récupérer sur sa liseuse en un clic. Les deux profils cohabitent et apprécient souvent les avantages du format : un choix incroyable de sujets, la possibilité de lire sans porter un gros livre, l’éclairage pour lire au fond de son lit, la possibilité de retrouver de gros caractères… Dans les deux cas, Amazon va perdre les profils de gros lecteurs qui ne vont peut-être pas accepter de s’enfermer à nouveau dans ces offres.

La concurrence est bien plus féroce en 2026 qu’à la sortie de la toute première liseuse Kindle en 2007. Chez Kobo notamment, avec d’excellents produits placés sur des segments de prix similaires. Je ne suis pas certain que la pilule passe aussi bien qu’espéré. L’acheteur qui comprend que les vieilles Kindle sont mises au rebut volontairement alors qu’il a toujours pris grand soin de la sienne, ne verra peut être pas cette politique  sous le meilleur angle.

La liste des vieilles Kindles qui ne seront plus supportées au 20 mai

MODELE Date
Kindle 1ère génération 2007
Kindle DX 2009
Kindle DX Graphite 2010
Kindle Keyboard 2010
Kindle 4 2011
Kindle Touch 2011
Kindle Fire 1ère génération 2011
Kindle 5 2012
Kindle Paperwhite 1ère génération 2012
Kindle Fire 2e génération 2012
Kindle Fire HD 7 2012
Kindle Fire HD 8.9 2012

Amazon annonce la fin du support des plus vieilles Kindle (Et ce n’est pas forcément grave) © MiniMachines.net. 2026

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AMD et Intel font durer la DDR4 pour contrer la pénurie

Le prix de la mémoire explose, la DDR5 est au plus haut, la DDR4 lui a emboîté le pas. Gros point fort pour cette dernière. Elle est massivement déjà en place sur la grande majorité des PC. Pour faire face à la crise actuelle, les deux géants que sont AMD et Intel n’ont pas beaucoup de solutions. Une d’entre elles est de ne pas tout changer.

Une barrette de DDR4 DIMM

Et ne pas changer choque en informatique. Tout le monde a été biberonné par un discours de mise à jour technique et d’obsolescence permanente. Les constructeurs comme les fondeurs de puces ont tous fait de la rythmique cadencée et annuelle de leurs produits un tempo à suivre pour rester au meilleur niveau. Reste que derrière ces annonces de gain de productivité et d’efficacité permanentes, les usages réels n’ont pas forcément progressé partout. Dans le monde de l’entreprise par exemple, certains réflexes d’évolution sont plus comptables que techniques. On change parce que c’est le bon moment, parce que tout est amorti, parce que les concurrents ont changé ou par peur de ne plus être à la page. Mais derrière, on ouvrira la même suite bureautique et on enverra les mêmes mails sans tirer beaucoup plus de mémoire ou de puissance du processeur.

Intel et AMD le savent, ils ont donc bien compris qu’il était possible de faire durer leurs gammes avec un peu de cosmétique pour répondre à des besoins d’entreprise. Le programme pour 2026 semble donc se confirmer avec le retour de certaines générations de puces.

Chez Intel par exemple, on va retrouver des puces Core de 14ème génération. Des modèles « Raptor Lake Refresh » qui vont faire un tour de piste supplémentaire sur leur plateforme LGA1700. Le fondeur a confirmé la poursuite de leur production en parallèle des nouvelles puces Panther Lake. L’info vient de Robert Hallock, un des vice-présidents et le directeur général du marketing technique client chez Intel. 

La raison est assez simple, les puces sont tout à fait suffisantes pour piloter un ordinateur classique en 2026. Si certains usages vont aller chercher un rendement le plus efficace possible, énormément d’autres utilisateurs n’effleurent qu’à peine les capacités de calcul de ces processeurs. Qu’il s’agisse de particuliers ou de professionnels, une grande majorité des processeurs en 2026 ne sont pas exploités à leur plein potentiel. 

Les avantages de ces processeurs Raptor Lake Refresh pour Intel comme pour les clients. D’abord ils sont gravés en Intel 7 ce qui ne les fait  pas entrer en concurrence frontale avec les lignes de production 18A. Les deux gammes peuvent être produites en parallèle. Les puces Arrow Lake-S, de nouvelle génération, profitent de cœurs toujours produits par TSMC mais dans un agglomérat de tuiles assemblées ensuite par Intel. Rien qui ne va empêcher leur production. Au contraire, cela permet de rentabiliser à plein les lignes Intel 7 pendant cette période compliquée.

Cela permet également de profiter de deux éléments techniques importants. Raptor Lake Refresh est à la fois monté sur un socket LGA1700 mais il est également capable de prendre en charge la mémoire DDR4 comme la DDR5. Pour Intel, c’est une aubaine en ce moment. Qu’il s’agisse d’assembleurs ou de clients finaux, conserver cette plateforme signifie pouvoir faire évoluer des millions de PC d’une puce à l’autre sans avoir à tout changer. Cela permet également de faire durer des bases techniques plus longtemps : cartes mères, systèmes de refroidissement et même alimentations ajustées au maximum pour des machines de grandes marques internationales. 

Le maintien de la mémoire DDR4 va également permettre d’alléger la note en cas de transition. Un contact qui gère une société de recyclage de machines d’entreprises, dont le travail consiste à proposer des certificats de destruction de données pour les flottes de PC d’entreprise d’un côté et la revalorisation de ces machines auprès d’un nouveau public de l’autre, me confiait que le marché avait bien changé ces derniers mois. Moins de machines disponibles, des engins en moins bon état et surtout… plus de mémoire vive à bord. Toutes les barrettes de RAM étaient désormais conservées par les entreprises alors qu’elles étaient laissées en place auparavant.  Non seulement la source se tarit, mais les machines qui lui parviennent ne sont plus aussi facilement recyclables.

Et on comprend que pour une entreprise avec un service informatique qui peut recycler la mémoire vive de ses postes, la dépense technique peut être beaucoup plus basse avec un processeur Raptor Lake Refresh. On pourra éventuellement juste changer la puce, mais si l’achat d’un poste neuf est obligatoire, il pourra être choisi sans mémoire vive en recyclant simplement celle existante. Même en ne considérant que l’achat d’un PC neuf, la DDR4 reste beaucoup plus disponible et moins chère que la DDR5 actuellement.

Et M Hallock de préciser que les fabricants de cartes mères allaient proposer des plateformes originales, capables de prendre en charge à la fois de la DDR4 et de la DDR5. ASRock serait déjà sur les rangs et d’autres devraient suivre2. Dans tous les cas, l’usage d’un Raptor Lake Refresh avec de la DDR4 ne changera pas grand-chose pour un utilisateur lambda. Même pour un utilisateur expert, à vrai dire. La majorité des usages ne sera pas si différente d’une machine à l’autre à l’œil nu. Si les logiciels de benchmarks attesteront bien d’une différence insupportable à certains, il leur sera toujours possible de dépenser les sommes nécessaires pour réunir le meilleur de chaque composant.

Au vu du contexte actuel, je doute que tout le monde ait envie de changer un PC acheté au début 2025 avec 32 Go de DDR4 pour une bouchée de pain pour un modèle similaire avec 32 Go de DDR5 pour un énorme morceau de brioche.

Sans concession jusqu'à ce que la mémoire vive disparaisse.…

Chez AMD, même combat pour le maintien de la DDR4

On avait vu un premier recul dans la course au « toujours plus » il y a quelque temps. AMD avait en janvier commencé par dire que finalement, employer de la mémoire vive en DDR5-4800 par rapport à de la mémoire vive DDR5-6000 ce n’était pas si grave. Que les gains étaient en dessous de 2% sur la totalité des scénarios en jeu. Un changement de discours qui apparaissait alors que les prix des mémoires les plus performantes s’envolaient à toute vitesse.

AMD annonce désormais qu’il va faire jouer les prolongations à sa plateforme AM4. Une vétérante du monde PC, ce qui n’est pas un défaut. AM4 est sortie en 2016 et fête donc son dixième anniversaire. Elle a connu les microarchitectures du renouveau de la marque : Zen, Zen+, Zen2 et Zen3. Ce socket est ultra rentabilisé et profite d’un énorme parc installé même si tous les chipsets ne seront pas forcément compatibles avec les dernières puces déployées. 

Pour AMD la transition repose sur une stratégie de rafraîchissement de ses gammes avec des puces mises à jour en ajoutant de la mémoire à bord des processeurs. La fameuse technologie 3D V-Cache. Les puces sont boostées avec plus de cette mémoire cache ajoutée littéralement par-dessus la puce. Un empilement qui donne droit à cette fabuleuse trouvaille marketing « 3D V-cache ».

On retrouve, par exemple, le tout nouveau Ryzen 5 5500X3D, une puce développant six cœurs Zen 3, pour douze Threads avec des fréquences allant jusqu’à 4 GHz et surtout un cache L3 de 96 Mo. Le tout est gravé par GlobalFoundries en 12 nm. Pas le processeur le plus sexy sur le papier, mais qui fera un excellent boulot de transition pour cette période 2026 très compliquée. Un de ses atouts majeurs ? La prise en charge de mémoire DDR4 jusqu’à 128 Go en double canal. Un CV qui lui donne une place de choix pour venir remplacer un processeur vieillissant dans une tour sans avoir à tout changer à l’intérieur.

Vous l’aurez compris, quand le marché va mal, les marques changent de perspective. D’un positionnement poussant vers un futur de performances toujours plus élevées, elles s’intéressent désormais également à un présent beaucoup plus réaliste. Il vaut mieux vendre des puces sur une plateforme plus ancienne et moins glamour, compatibles avec des technologies déjà en place, plutôt que de ne rien vendre du tout.

Source : Wccftech

AMD et Intel font durer la DDR4 pour contrer la pénurie © MiniMachines.net. 2026

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TopAchat PC-Finder pour choisir sa config en fonction de ses jeux

PC-Finder est un nouveau service proposé par Topachat. Un service qui se penche sur un problème classique et une qusetion posée en permanence aux « informaticiens ». Celui d’une connaissance qui demande « Qu’est-ce qu’il faut que j’achète comme PC ?« . Question qui n’a évidemment pas de réponse.

Pour tenter de répondre tout de même du mieux possible à cette interrogation, il faut toujours un peu de contexte. Ma première réponse habituelle est : « Un PC pour quoi faire ? » suivie très rapidement d’une demande de fourchette de budget. Sans ces éléments, il est impossible de répondre convenablement. L’ordinateur parfait et pour tout le monde n’existe pas, il y a toujours des concessions et des adaptations à faire pour trouver la meilleure solution possible.

Ceux qui vous sortent un « Top 3 » des meilleurs ordinateurs du moment n’ont pas d’autre but que d’essayer de vous vendre quelque chose. L’ordinateur parfait pour un artisan, une famille ou un étudiant n’est franchement pas le même. Et pour un joueur, le nombre de paramètres et les quelques éléments qui changent sur le papier peuvent avoir d’énormes différences sur le bas de la facture. En ce moment, passer de 16 à 32 Go de mémoire ou de 512 Go à 1 To de stockage, peut faire très mal financièrement.

PC-Finder

Avec le PC-Finder TopAchat s’intéresse aux joueurs PC

Le PC-finder de Topachat propose deux manières de répondre à cette question avec comme analyse un usage ludique de sa machine. La première méthode passe par un choix de cinq jeux. L’assembleur sélectionne une série de titres à la mode, mise à jour chaque trimestre, et propose de construire un PC sur mesure pour piloter ces jeux en fonction de réglages classiques : nombre d’images par seconde attendu de 60 à 240. Qualité des graphismes espérés de « moyen » à « ultra ». Et définition de l’affichage pour jouer en 1080p, 1440p ou 2160p.

Ces résultats ne sont pas nés du hasard mais correspondent à des formules de machines assemblées et testées par TopAchat. Les configurations assemblées par leurs soins sont testées et permettent de faire des statistiques de performances qui sont consignées par la marque. Ces tests permettent également de voir si un PC répond au niveau de performances attendu après un montage et avant d’être livré au client.

Il faut ensuite faire une sélection de jeux, cinq sont requis pour déterminer un « profil » qui servira à adapter les besoins de la machine. Il serait évidemment possible de n’en choisir qu’un seul, mais certains « cocktails » matériels sont parfaitement adaptés à un moteur de jeu tout en étant moins pertinents pour d’autres. Choisir cinq titres, même assez semblables dans leur manière d’être joués, permet d’homogénéiser l’expérience et d’assurer une bonne compatibilité. Les moteurs employés ne sont pas forcément les mêmes, les besoins non plus. Cette approche est donc assez large.

Il ne reste plus qu’a cliquer sur le bouton « Trouver mon PC » pour afficher une sélection de machines adaptées à ses besoins.

En se basant sur les choix de jeux et les réglages voulus d’affichage, le système détermine ainsi trois choix différents. Il est possible de modifier ses choix de réglages à tout moment.

Pour mes choix, trois profils de jeux sont proposés. D’abord un PC adapté qu’il faut bien comprendre comme une machine qui sera capable de proposer le niveau de performances demandé, mais en étant peut-être assez haut dans ses capacités globales. Le PC recommandé est une version un peu plus puissante qui offrira en général plus de performances globales et peut-être un fonctionnement moins gourmand en ressources sur l’ensemble. C’est évidemment une solution plus onéreuse.

Enfin, un modèle plus performant permet de faire le contraste d’investissement entre les différents choix. Cela offre une certaine perspective et montre l’écart de prix entre un engin plus haut de gamme et une solution juste adaptée. Ce qui peut avoir du sens pour certains profils. Pour chaque machine, l’outil affiche les résultats obtenus sur les jeux sélectionnés mais également tous les autres. Ce qui permet de se faire une idée des résultats de la machine sur un panel très large de 20 titres avec et sans options RTX et FSR.

En ajoutant le PC au panier, on peut ensuite le découvrir en détail. Composant par composant avec une fiche technique. On peut également le voir en image et lire les avis des précédents clients. 

L’autre option est basée sur un budget et permet de déterminer à partir d’une enveloppe quels PC correspondent à ses besoins. Pour atteindre le jeu en 1440p, le système propose de partir sur une enveloppe de 1500€ et propose ainsi trois modèles différents. Un légèrement en dessous, un second un peu au dessus  et enfin un troisième toujours là pour faire contraste.

Je trouve l’approche intéressante. En partie parce qu’elle est construite autour de résultats concrets issus des bancs de montage et de tests des engins et non pas de paramètres tirés du chapeau d’un benchmark. Cela permet de savoir réellement ce que valent les 100, 200 ou 300€ de plus injectés dans une configuration.

Si l’outil n’est pas parfait, on peut lui reprocher le choix des jeux par exemple, il faut comprendre que multiplier les titres a des conséquences assez lourdes en temps de test. Un seul jeu en plus et ce sont des dizaines de configurations qui sont affectées. Ce choix de 20 jeux permet de se faire une idée conséquente des capacités de chaque machine.

Le PC-Finder ne sera évidemment pas utile pour une personne à la recherche d’un PC pour des usages de programmation, de comptabilité ou de montage vidéo. Ce n’est pas son objectif. Mais l’idée est bonne et elle permet de dégrossir un budget et une base technique en quelques clics. C’est déjà pas mal de temps de gagné. Pour découvrir le service, cela se passe ici.

A noter, en complément de ce service, l’arrivée probable sur Steam d’un système d’estimation de vitesse d’un jeu basé sur l’analyse de votre machine. Steam pourrait simplement profiter de sa base de données de millions de machines pour comparer votre matériel à celui des autres joueurs de sa plateforme. Cela lui permettrait de déterminer à quelle vitesse tel ou tel titre pourrait être affiché chez vous.

Le nombre d’images par seconde par rapport aux réglages de détails et la définition voulue en fonction du processeur, de la solution graphique et de la mémoire vive embarqués. Ces résultats seraient mis à jour en temps réel avec les mesures télémétriques effectuées sur les ordinateurs des clients volontaires. Et il y a là un enjeu intéressant à suivre car de nombreux jeux ont un développement assez chaotique.

Il arrive que pour leur sortie, l’expérience ne soit pas formidable mais, après quelques patchs techniques, que certains efforts se ressentent. Ainsi un jeu assez mal noté à sa sortie parce que difficile à jouer sur une plateforme commune peut devenir tout à fait jouable au bout d’un mois ou deux. En revenant sur Steam, le joueur pourra ainsi suivre comment se comporte chaque titre dans la durée. Le scénario inverse existe également et un titre qui devient injouable ou qui pousse violemment les composants dans leurs retranchements après une mise à jour pourra être visible sur ces statistiques. Un éventuel changement de pilote matériel sera également assez facilement identifiable.

Pour Valve, l’idée est intéressante car elle permet de dépasser un frein commun à de nombreux joueurs. La peur de ne pas pouvoir profiter du jeu choisi. Si vous ajoutez à cela l’effet d’une note élevée d’un jeu assez ancien soldé qu’un client va redécouvrir comme fluide sur sa nouvelle machine parce qu’il aura mis le titre dans sa liste de souhaits… On comprend assez vite tout l’intérêt du dispositif.

Source : Techpowerup

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Le NAS Acemagic N3A bascule sous Ryzen Embedded R2544

Un changement important sur le papier pour ce Acemagic N3A puisque les deux puces ne sont pas censées jouer dans la même catégorie. Le Ryzen « Embedded » R2544 est une puce à destination de produits réseau et industriels ayant un long cycle de vie. Le 3750H est une puce pour portable plus classique.

Acemagic N3A

Les deux partagent à peu près les mêmes capacités de calcul même si le R2544 est légèrement plus performant en simple et en multicœur. Il est également plus récent avec une sortie en 2023 contre 2019 pour la puce Ryzen 7. Enfin, dernier point, le TDP du nouveau venu est de 45 W contre 35 W pour le 3750H. Si on résume la situation, le choix d’un basculement du NAS vers le Ryzen Embedded R2544 a du sens d’un point de vue performances de calcul et durée de vie. Moins d’un point de vue consommation.

Mais je crois que ce qui a fait la vraie différence quant à ce choix est lié à la situation sur le marché des composants. Le NAS Acemagic N3A est une production tierce, la marque ne le fabrique pas. On a déjà repéré ses similitudes avec le Aoostar WTR Pro par le passé et mis en avant une différence importante. Le NAS de Aoostar a beau ressembler énormément à celui d’AceMagic, il embarque une carte mère avec un socket FP6. Le Acemagic N3A emploie un socket FP5. Les deux ne sont pas compatibles. Une des catégories de puces les moins affectées par les hausses sont les solutions « Embedded » d’AMD. Tout simplement parce que c’est un marché un peu à part du reste des produits grand public. Un marché qui a du stock en circulation et qui peut être ainsi détourné facilement pour ce type de montage.

Le Ryzen Embedded R2544 s’installe sur les carte-mère en socket FP5 et peut donc tout à fait se substituer à la puce choisie à l’origine pour ce modèle. Je suppose que le fabricant a mis la main sur un lot de ces puces et a proposé à la marque de les intégrer. Vu le différentiel de prix et les meilleures performances globales, le choix a dû être rapide. Le fait que les nouveaux processeurs prennent en charge en plus la mémoire à correction d’erreur type ECC étant un autre atout pour un engin qui se positionne comme un MiniPC autant qu’un NAS. 

La ventilation est assurée par un dispositif de base dédié au processeur et un grand ventilateur arrière pour faire circuler l’air des unités de stockage vers l’extérieur. La marque ne précise pas de relevé de bruit de fonctionnement. Il faut dire qu’il ne sera pas le même avec plusieurs disques mécaniques ou avec des SSD. Le design global est identique au Aoostar et les baies sont cachées par une face avant magnétisée au cadre de l’ensemble. Le tout entre dans un format de 15 cm de large pour 27 cm de profondeur et 18.5 cm de haut.

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L’engin propose donc deux emplacements de mémoire vive DDR4 au format SODIMM pour un total maximal de 64 Go, deux ports M.2 2280 NVMe PCIE 3.0 x4 capables d’embarquer des SSD double face de 4 To chacun. Et quatre baies 3.5″ compatibles 2.5″ en SATA3 pour des disques mécaniques ou des SSD supplémentaires. A noter qu’il sera également possible de démarrer l’engin sur son lecteur de carte MicoSDXC. 

Aucune mention technique de Wake On LAN ou de reprise après une panne de courant n’a été faite. Comme pour le Aoostar qui ne spécifie pas ces éléments explicitement. Le BIOS semble offrir une option de WoL mais rien d’officiel n’est mis en avant. Le démarrage programmé est pris en compte.

On a le détail de la connectique de l’engin, toujours située sur le flanc gauche de la machine. On retrouve donc une alimentation Jack, deux ports réseau en Ethernet 1 et 2.5 Gigabit, un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, un lecteur de cartes MicroSDXC, un DisplayPort 1.4 et un HDMI 2.0 pour trois affichages au total, deux USB 3.2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. Les faces avant et arrière ne présentent aucune connectique.

La mémoire vive comme les SSD M.2 sont accessibles via le dessous de la machine grâce à une trappe.

Ces choix permettent de positionner le Acemagic N3A à un prix intéressant

A 299€ pièce, en version nue sans mémoire vive ni stockage. Pas mal pour un boitier qui permettra d’embarquer jusqu’à 64 Go de DDR4, de SSD NVMe PCIe 3.0 X4  au format M.2 2280 et pas moins de quatre unités de stockage 2.5″/3.5″ SATA3. Pour le moment, les stocks sont faibles mais l’engin est encore en précommande. Le gros du stock est censé arriver le 20 avril. Difficile de savoir à combien il sera à ce moment-là.

Ce MiniPC Acemagic N3A particulier peut avoir beaucoup de sens pour des usages de mini-serveur maison, par exemple. Surtout si vous avez de la mémoire vive et du stockage qui traînent au vu des prix actuels du marché.

Voir l’offre sur AceMagic.fr

 

Pour rappel, le Aoostar WTR Pro est en ce moment proposé à moins de 300€ en version barebone et Ryzen 7 5825U.

Aoostar WTR Pro : Le NAS Ryzen 7 5825U à 293€ 🍮

Le NAS Acemagic N3A bascule sous Ryzen Embedded R2544 © MiniMachines.net. 2026

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