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Les gens sont méchants

Highguard, jeu de raid en PvP mis en lumière aux derniers Game Awards,  vient à peine de sortir que Wildlight doit déjà commenter la toxicité des réactions, disons, mitigées des joueurs. Le CEO explique que « c’est un vrai défi », ce qui est une manière polie de dire que certains ont accueilli le jeu avec la grâce d’un troll sous amphétamines. Selon Bloomberg, ils avaient prévu une sortie plus discrète, mais l'offre de Geoff était difficile à refuser. Wildlight assure qu’ils apprennent, qu’ils s’adaptent, qu’ils veulent faire mieux. Admirable. Mais dans un monde où la moindre sortie multijoueur déclenche instantanément un concours de qui criera le plus fort « dead game », on se demande si Highguard n’a pas simplement découvert la règle numéro un du lancement moderne : peu importe ce que vous faites, Internet vous déteste déjà. Bref, Wildlight veut calmer la toxicité. Bonne chance à eux. On a vu des gens tenter de dompter des tornades avec un parapluie. P.
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Code Vein II

C’est Code Vein et Dark Souls qui pénètrent dans un bar, le genre de rade décrépit aux lumières feutrées. Le premier n’a pas l’air dans son assiette, il paraît maussade, abattu. Sa dégaine est grisâtre. Dark Souls, inquiet, lui lance : « Tout roule ? Alors Londo ? »
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Nioh 3

Traverser les siècles et leurs châteaux de sommeil aux parquets rossignol, briser des kilomètres de vertèbres et lacérer à fond les peaux des vivants et des morts, débusquer le moindre esprit, fantôme ou démon, double-sauter puis se prendre un mur invisible, mourir seul dans un ravin, récupérer des milliers d’équipements aux couleurs aguichantes, et ramener une tomate à Ieyasu Tokugawa.
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Qui aime bien…

Steven Allison, vice-président et directeur général de l’Epic Games Store, est un homme lucide et franc. Pour preuve, son analyse, chez Eurogamer, de l’état du launcher qu’il dirige : « Le gros problème, c’est que le lanceur est nul. Disons les choses comme elles sont. Il est vraiment lent. » Selon lui, de nettes améliorations seront visibles vers mai ou juin, l’architecture étant en pleins travaux. Bon, d’accord Steven, mais tout n’est pas noir, par exemple, que pense-t-il de l’aspect social de l’EGS ? « Notre boutique ne propose aucun aspect social, contrairement à d’autres plateformes qui permettent de communiquer avec ses amis. Nous avons tout simplement supprimé cette fonctionnalité pendant la pandémie de Covid et nous ne l’avons jamais réintégrée », martèle-t-il sans pitié. Il promet que toute son équipe travaille d’arrache-pied pour rattraper leur retard. L’interview prend fin alors qu’il doit partir chercher ses enfants à l’école « pour les emmener à leurs cours particuliers. Ils sont un peu cons mes mômes, surtout le petit dernier qui n’a pas la lumière à tous les étages, mais on s’en occupe ». Trop franc Steven, trop franc. P.
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Comme un arbre dans la ville

Iceflake Studios (Surviving the Aftermath), le nouveau studio en charge de Cities : Skylines 2, après que Colossal Order s'est fait retirer le bébé par Paradox pour mauvais traitement, commence son opération « soins et relooking » du jeu. Une toute nouvelle interface plus claire, des retouches sur le cycle jour/nuit, un système de nuages retravaillé, tout cela devrait arriver mi-février, et n’être que le début de tout un tas de patchs correctifs. C’est louable, mais, après tout ce temps perdu, suffit-il de rénover le parc municipal de Mulhouse pour en faire une ville agréable, ou est-ce trop peu et trop tard ? P.
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Unemployment Simulator 2018

En 2018, j’étais au chômage. Enfin, pas tout à fait : en 2018, j’étais journaliste indépendante et je commençais tout juste à écrire pour Canard PC, mais certaines mauvaises langues vous diront que ça équivaut à peu près à la même chose.
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Jade Low

Fawzi Mesmar, le réalisateur de Beyond Good and Evil 2, nous rassure suite au plan soci à la restructuration d’Ubisoft, avec un message sur Linkedn : « Moi-même, mon équipe et notre projet Beyond Good and Evil 2 ne sommes pas affectés par ces changements. » Le jeu échappe donc à la vague d’annulation et se retrouve intégré à la quatrième des cinq « maisons créatives ». Si vous voulez mon avis, je pense juste qu’Ubi a totalement oublié que Fawzi bossait sur cette arlésienne avec Gégé et Bernard, dans leur petit bureau paumé sous les escaliers, et qu’ils vivent désormais dans la peur d’être découverts par un Yves Guillemot parcourant les couloirs vides à la recherche d’économies possibles. P.
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