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Mémoire vive : une quatrième hausse des prix pour Framework

Résumé des épisodes précédents. Le 17 décembre dernier, Framework se pose en défenseur du grand public en expliquant que les grandes marques se gavent avec la hausse des prix en pratiquant des tarifs sans rapport avec la hausse. Plus raisonnable, la marque indiquait alors ne pas pouvoir faire autrement qu’augmenter ses prix mais en étant plus sage et moins gourmand que Dell ou Apple. Deux jours plus tard, elle augmentait à nouveau la mémoire vive une première fois… Avant de remettre le couvert en février avec une troisième hausse.

Aujourd’hui, quasiment un mois plus tard, c’est une quatrième hausse qui est annoncée. Je n’ai rien contre Framework en particulier, je les aime plutôt beaucoup, mais cela illustre extrêmement bien la problématique rencontrée par le marché. Dès le mois de décembre, je vous expliquais que la critique de leur PDG était infondée. Elle s’établissait sur une vision quelque peu étroite.

Framework, avec une production estimée à quelques dizaines de milliers de pièces par trimestre, se comparait à un Dell qui vend en moyenne plus de 110 000 ordinateurs par jour. À chaque fois que Framework commande de la mémoire ou du stockage ces derniers mois, il se voit contraint d’augmenter ses tarifs. Chez Dell, ou Apple, également mis en cause, cette commande mensuelle correspond à quelques heures de leur activité. 

Pour ne pas modifier leurs prix au quotidien, voire pire heure par heure, les grandes marques ont simplement anticipé leurs tarifs à plus long terme et reflété le prix d’un contrat passé avec leurs fournisseurs. Ceux-ci ont établi un prix moyen à long terme et les marques ont répercuté le tout. En décembre, Framework indiquait que le passage de 16 Go à 32 Go de DDR5 coutait 80$ HT chez eux.

Les options du Framework Laptop 13

Les options du Framework Laptop 13

Chez Dell, ces 80$ HT étaient exigés pour passer de 0 Go à 16 Go. Aujourd’hui, Framework propose un Laptop 13 vide de mémoire à 1049€ et une option à 156€ pour lui ajouter 8 Go de DDR5. Et 312€ pour passer à 16 Go… Chez Dell, on trouve désormais des portables à 1099€ avec 32 Go de mémoire vive. Les engins ne sont pas comparables mais la situation sur la mémoire s’est totalement inversée.

Framework reste un acteur de troisième plan niveau volumes

Et c’est totalement logique, alors que Framework continue d’acheter sa mémoire vive au « compte-goutte », Dell a sécurisé des contrats à moyen terme qui lui assurent un prix plus stable et des livraisons suffisantes. Cela leur a coûté cher les premiers temps mais c’est maintenant à leur avantage. Apple aurait fait la même chose il y a peu en s’assurant un contrat en béton avec Samsung. Un contrat signé aux exigences de prix du fabricant de mémoire et sans « négocier » sur celle-ci. Car l’obtention d’une mémoire en flux stable, même au plus cher, est plus importante pour la marque que de gagner quelques dollars sur chaque module… Avant de renégocier deux mois plus tard ou risquer de ne pas être livré parce qu’un autre acteur aurait accepté de mettre plus sur la table

Les machines de Framework restent parmi les plus intéressantes du marché actuel et leur modularité est exemplaire. Mais il est toujours très délicat de critiquer ses concurrents de cette manière. La crise de la mémoire vive touche tout le monde mais il semble évident que les plus petits acteurs sont ceux qui peuvent le plus en subir les effets.

Reste un point capital à comprendre : qu’elles soient effectuées d’un coup comme Dell ou Apple, ou par étape comme Framework, ces hausses sont massives et continuent d’enfler. La situation actuelle est légèrement stabilisée car beaucoup de marques vivent encore en partie sur des stocks de composants établis en 2025. Les prochains mois vont aller de mal en pis.

Framework de mauvaise foi avec l’augmentation de la mémoire

Mémoire vive : une quatrième hausse des prix pour Framework © MiniMachines.net. 2026

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Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident

La taxe sur les petits colis est censée ajouter 2€ de plus sur les livraisons faites en France. Ce dispositif, pensé pour lutter contre l’importation de produits des plateformes comme AliExpress ou Shein, n’a pas tout à fait les effets escomptés.

Au grand jeu du chat et de la souris, les multinationales nées de la mondialisation sont les reines. À la suite de l’apparition de la taxe sur les petits colis, des mesures ont été prises par les entreprises exportatrices. Pour rappel, cette taxe est censée ajouter 2€ pour chaque type d’élément importé dans vos paquets depuis une entreprise hors de l’Union européenne. Par exemple, vous commandez un écran en Chine accompagné de quelques composants électroniques et de quelques feutres pour un montant inférieur à 150€, vous allez payer trois fois 2€. Un par type de produit. Si vous commandez 50 composants électroniques, le montant taxé ne sera que de 2€. L’état cherche à mieux encadrer cette concurrence depuis des années, on se souvient de ses premières pistes en 2019.

Pas de Taxe sur les petits colis à l'entrepôt de la filiale d'AliBaba Cainao à Liège

Pas de Taxe sur les petits colis à l’entrepôt de la filiale d’AliBaba Cainao à Liège

Mais cette taxation étant pour le moment uniquement effectuée par la France, elle est facilement contournable. Il suffit de ne pas faire atterrir ses avions sur le sol français et de choisir un partenaire européen. AliExpress a, par exemple, construit d’immenses entrepôts en Belgique. Si les avions se posent sur le sol belge et que, comme c’est actuellement le cas avec la filiale d’AliBaba CAINAO ils traversent ensuite la frontière, ils ne sont pas taxés. 

Évidemment, cette solution déjà développée par de nombreux gros acteurs depuis des années a été reprise par de nombreux exportateurs. RTL détaille cette nouvelle pratique et explique que la conséquence sur les tarmacs hexagonaux se fait déjà sentir. Les pistes des aéroports de Roissy se vident. Les avions se posent ailleurs, en Belgique et en Hollande notamment. Il est possible que ce choix se répercute également sur les ports français avec moins de trafic de porte containers en provenance d’Asie. La taxation sur les petits colis étant en réalité évaluée sur le montant des commandes et non pas sur la taille des paquets. Une chaise à moins de 150€ sera taxée de cette manière. Si l’évolution des taxes au niveau européen devrait limiter ce contournement à terme, les pays de la zone devant développer le même genre de mesure douanière au premier juillet 2026, cela ne devrait pas non plus être la panacée pour le gouvernement.

De nombreuses plateformes s’intéressent à des pays tiers pour développer une activité de recollection de colis. La Pologne reste une des principales avec de nombreux développements au fil des années. Si des tensions géopolitiques notables ont eu lieu, spécialement en fin d’année dernière à propos de l’Ukraine, sur cette nouvelle route de la soie qui traverse l’Europe pour rallier la Chine à la Pologne par train, elles ont été en grande partie résolues.

Une taxe sur les petits colis difficile à appliquer et facile à contourner

Le développement de sociétés polonaises de Fret circulant sur ces voies, PKP Cargo par exemple, et l’investissement dans des entrepôts énormes va changer la donne. Le dédouanement de millions de colis étant impossible, leur gestion se fera sur documentation et par containers entiers. Une fois débarqués en Europe, la recollection des colis aura lieu localement. Chaque paquet final étant emballé sur le territoire européen avant de passer la frontière française, il ne sera plus frappé par cette Taxe sur les petits colis.

La taxe sur les petits colis se heurte à l'ampleur phénoménale de la tâche

La taxe sur les petits colis se heurte à l’ampleur phénoménale de la tâche

L’autre impact, pour le moment plus difficile à mesurer, est tout simplement la faisabilité de cette taxation. Je commande beaucoup de composants électroniques en Asie et quasiment tout sur AliExpress. La plateforme est en mesure de regrouper parfois 40 références éparses dans un seul paquet. Câbles, résistances, condensateurs, interrupteurs, matériel de soudure, cartes de développement et autres moteurs sont assimilés à une seule catégorie de produit. Mais si j’ajoute un carnet ou un feutre à mon lot de produits, ceux-ci sont également intégrés au même colis. Le tout est enfermé dans un paquet opaque qui intègre tous les autres paquets et dédouané en Chine par des services qui font face à une masse colossale de produits au quotidien. Même en disposant d’entrées précises en termes de déclaration douanière de la part des marchands – ce qui est loin d’être le cas – la gestion de cette taxe apparait comme fort complexe.

Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident © MiniMachines.net. 2026

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TrendForce : une hausse de 40% du prix des portables en 2026

Après Gartner et sa disparition des machines à moins de 500$, c’est au tour de TrendForce de se suspendre à la sonnette d’alarme. Le cabinet d’analyse estime que les portables pourraient voir leurs prix enfler de 40% rien que pour l’année 2026.

TrendForce

TrendForce

La problématique n’a pas changé, les difficultés d’approvisionnement en mémoire et stockage continuent de peser sur le segment portable. Tellement que le cabinet TrendForce estime que les prix pourraient augmenter de 40% cette année. Un portable « classique » à 1000€ à la rentrée de septembre 2025 pourrait couter 1400€ d’ici quelques mois. Le delta d’augmentation pourrait être inférieur si les constructeurs essayent d’absorber une partie du surcoût.

TrendForce : une hausse de 30% rien que pour la RAM et les SSD

L’impact du prix des composants mémoire et stockage devient de plus en plus grand. En 2025, la part estimée de ces composants sur le prix global d’un ordinateur portable était estimée à 15% en moyenne. Cela pouvait varier suivant les gammes, évidemment, mais cela dans ces proportions. Dès ce premier trimestre, TrendForce estime que cette part aura doublé. Passant à 30% du prix global d’une machine. Si la part du coût de ces composants était très basse ces dernières années, cette augmentation va être aussi brutale qu’importante pour les machines prévues les prochains mois.

Cet impact premier va avoir de multiples répercussions accessoires. Les deux principaux fabricants de processeurs du monde PC ont indiqué à leur tour une hausse des prix. Intel dans un premier temps, et AMD dans la foulée. Les deux peinent à fournir des puces en assez grand nombre. Chez Intel, les solutions entrée de gamme ont depuis plusieurs semaines subi une première hausse. Chez AMD, certaines puces très présentes dans les MiniPC ont tout simplement disparu. Tant et si bien que de nombreux constructeurs de MiniPC font appel à des fonds de catalogue. D’autres évolutions pourraient suivre plus tard dans l’année avec d’autres retards de livraison.

TrendForce

Pour ce premier trimestre, TrendForce  estime que le prix global du trio « moteur » de chaque machine passerait au global à 58% du total d’un ordinateur portable. Il était de 45% à la même période en 2025. Évidemment, pour les MiniPC, cette part est encore plus importante puisque sur les portables le prix total du produit comprend l’écran, la mémoire et un ensemble de postes variés allant de la ventilation à la webcam en passant par des enceintes et des charnières. 

Il est probable que cette première étape de hausse sera rapidement franchie lors des prochaines livraisons. Avant que les tarifs soient réévalués à moyen terme. Notamment pour la période de rentrée scolaire de septembre, qui pourrait être catastrophique sur le marché PC. À la fois en nombre de ventes et en volumes produits. Cet impact aura des répercussions à plusieurs niveaux et les marchés smartphone comme tablette ne seront pas épargnés. 

Ces prix à la hausse qui pourraient également avoir leurs propres conséquences. Certains constructeurs, anticipant une baisse des livraisons suite à la hausse des tarifs et face à des composants moins nombreux, vont drastiquement limiter leur production. Cette baisse de production ne permettra pas de diluer les couts de fabrication et de design dans un nombre important de machines vendues. Si votre usine et vos salariés coutent la même chose pour produire 10 000 machines par mois au lieu du double, c’est une augmentation notable du prix de l’assemblage qui se reflètera sur chaque engin. Ces analyses de TrendForce ont été publiées sans tenir compte de la situation en Iran et de l’impact qu’elle pourra avoir sur les prix de l’énergie. On imagine que l’augmentation des coûts et la difficulté des approvisionnements pourraient par ailleurs se refléter sur les chiffres de ventes et les tarifs.

Reste à savoir comment le marché PC va suivre. Si les hausses continuent, l’attrait des nouvelles machines va rapidement s’effriter. La plupart des acheteurs qui ont une machine fonctionnelle vont la faire durer au maximum en attendant des jours meilleurs. Une solution serait de renouer avec des propositions Low-Cost débarrassées des options superflues qui se sont accumulées au fil des années lorsque les machines profitaient de composants vendus à très bas prix. Une sorte d’économie d’urgence avec des engins plus sobres, plus simples, concentrés surtout sur l’essentiel. Une proposition que l’on retrouve par exemple dans un MacBook Neo qui, s’il n’a probablement pas été imaginé comme cela, se retrouve propulsé comme le Héraut d’un marché semé d’embûches. 

Qui va nous proposer un 12-13″ avec une puce simple, un peu de mémoire évolutive, 256 Go de SSD accessibles et un bon écran sans fonctions secondaires à un prix plancher le premier ? Face à Apple, il serait temps d’y penser.

TrendForce : une hausse de 40% du prix des portables en 2026 © MiniMachines.net. 2026

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EQT Eyes $6 Billion Sale of SUSE

Private equity firm EQT AB is reportedly exploring a sale of SUSE that could value the open-source Linux pioneer at up to $6 billion, roughly doubling the valuation since EQT took the company private in 2023. Reuters reports: EQT "has hired investment bank Arma Partners to sound out a group of private equity investors for a possible sale of the company, said the sources, who requested anonymity to discuss confidential matters. The deliberations are at "an early stage and there is no certainty that EQT will proceed with "a transaction, the sources said. [...] The potential deal comes amid a broader selloff in software stocks, which has disrupted mergers and acquisitions activity. Investors are "concerned that new artificial intelligence tools could displace many existing software products, weighing on technology "valuations and making deals harder to price. Some investors, however, see Luxembourg-headquartered SUSE as a potential beneficiary of AI adoption, arguing that demand for enterprise-grade infrastructure software is likely to grow as companies build and deploy more AI applications. The company generates about $800 million in revenue and more than $250 million in earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization (EBITDA) and could fetch between $4 billion and $6 billion in a sale, the sources said.

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EA Lays Off Staff Across All Battlefield Studios Following Record-Breaking Battlefield 6 Launch

Electronic Arts has laid off staff across multiple Battlefield studios despite Battlefield 6 being the best-selling game in the U.S. in 2025 and the "biggest launch in franchise history." According to IGN, the layoffs include workers at Criterion, Dice, Ripple Effect, and Motive Studios. From the report: Individuals are being informed that the layoffs are taking place as part of a "realignment" across the Battlefield studios, as the team continues its ongoing, live service support for Battlefield 6 following launch. All four studios will remain operational, though the layoffs seem to be impacting a variety of teams across multiple studios and offices. IGN asked EA for comment on total number and types of roles impacted, as well as for the specific reasons for the layoffs. An EA spokesperson told IGN: "We've made select changes within our Battlefield organization to better align our teams around what matters most to our community. Battlefield remains one of our biggest priorities, and we're continuing to invest in the franchise, guided by player feedback and insights from Battlefield Labs."

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Oura Buys Gesture-Navigation Startup DoublePoint

Smart ring maker Oura has acquired Doublepoint, a Finnish startup specializing in gesture recognition technology for wearables. Engadget reports: The Finnish startup uses smartwatches and wristbands as examples of products that benefit from its technology, but Oura will clearly be looking to incorporate it into its rings, in theory allowing you to control your connected devices with hand movements. Oura said in a press release that the deal sees it inherit an "exceptional team of AI architects and builders from Doublepoint," including Doublepoint's four founders. The newly-acquired company will remain in its native Helsinki, where it will work with Oura's international teams. It added that Doublepoint's expertise in helping devices register subtle hand movements will be key, as nobody wearing a smart ring is going to engage with gesture control if they have to thrash their hand around like a conductor.

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Jensen Huang Says Nvidia Is Pulling Back From OpenAI and Anthropic

An anonymous reader quotes a report from TechCrunch: At the Morgan Stanley Technology, Media and Telecom conference in downtown San Francisco Wednesday, Nvidia CEO Jensen Huang said his company's recent investments in OpenAI and Anthropic are likely to be its last in both, saying that once they go public as anticipated later this year, the opportunity to invest closes. It could be that simple. While firms sometimes pile into companies until practically the eve of their public debut in search of more upside, Nvidia is minting money selling the chips that power both companies -- it's not like it needs to goose its returns by pouring even more money into either one. Nvidia, for its part, isn't offering much more on the matter. Asked for comment earlier today following Huang's remarks, a spokesman pointed TechCrunch to a transcript from the company's fourth-quarter earnings call, where Huang said all of Nvidia's investments are "focused very squarely, strategically on expanding and deepening our ecosystem reach," a goal its earlier stakes in both companies have arguably met. Still, a few other dynamics might also explain the pullback, including the circular nature of these arrangements themselves. [...] Meanwhile, Nvidia's relationship with Anthropic has looked fraught in its own right. Just two months after Nvidia announced a $10 billion investment in November, Anthropic CEO Dario Amodei took the stage at Davos and, without naming Nvidia directly, compared the act of U.S. chip companies selling high-performance AI processors to approved Chinese customers to "selling nuclear weapons to North Korea." Ouch. [...] Where that leaves Nvidia is holding stakes in two companies that, at this particular moment, are pulling in very different directions, and potentially dragging customers and partners along for the ride. Whether Huang saw any of this coming, given Nvidia's web of partnerships, is impossible to know. But his stated reason on Wednesday for likely pulling the plug on future investments -- that the IPO window closes the door on this kind of deal -- is hard to square with how late-stage private investing actually works. What's looking more probable is that this is an exit from a situation that has gotten really complicated, really fast.

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PC low-cost : Gartner prédit la fin de l’entrée de gamme en 2028

Je ne suis pas spécialement d’accord avec cette analyse. Je comprends l’argument de Gartner et la logique qui aboutit à cette conclusion concernant la disparition du secteur des PC low-cost. Mais je pense que le marché est assez mal diagnostiqué. En partie parce que Gartner ne scrute pas l’ensemble du marché.

Des PC low-cost qui disparaitraient ?

Des PC low-cost qui disparaitraient ?

Pour Gartner, le secteur PC va traverser une forte crise entre 2026 et 2028. Loin d’une idée de turbulences techniques comme nous en avons connues par le passé, la tension sur les composants risque de durer. Nous avons eu des crises sur la mémoire vive et le stockage. Suite à des catastrophes naturelles, des incendies et autres problèmes techniques. Nous avons connu la pandémie de COVID et les problèmes d’approvisionnement comme de circulation des ressources. Mais pour tous ces évènements, il était possible de prévoir une fin. Une sortie de crise.

La problématique d’aujourd’hui est différente. La hausse spectaculaire des prix de la mémoire et du stockage combinée avec la faiblesse des stocks disponibles devrait durer longtemps. Assez pour faire souffrir tout l’écosystème jusqu’en 2028. Dans cette logique, il semble assez évident que le marché va devoir faire des choix. Et pour Gartner, la réponse est mécanique. Elle tend à augmenter les prix vers plus haut de gamme. Voilà la logique du cabinet d’analyse :

“This sharp increase removes vendors’ ability to absorb costs, making low-margin entry-level laptops nonviable. Ultimately, we expect the sub-$500 entry-level PC segment will disappear by 2028,”

Ce qui peut se traduire par « Cette augmentation importante empêchera les vendeurs d’absorber les coûts [Des composants, ndlr], faisant des ordinateurs entrée de gamme, à faible marge, un marché non viable. A terme, nous estimons que le marché des PC à moins de 500$ aura disparu d’ici 2028. »

Cela s’analyse assez simplement. Comme les constructeurs ne pourront pas encaisser le surcoût lié aux hausses de tarifs de mémoire et de stockage, le prix des PC entrée de gamme va grimper au-dessus de 500$. Ce qui était vendu auparavant 300 ou 400$ ne pourrait plus être proposé qu’à 500$ et plus. Un phénomène que nous constatons en réalité déjà sur plusieurs secteurs avec une belle envolée des prix. Ce mouvement va s’accentuer rapidement désormais puisque les stocks « tampon » constitués par les fabricants avant l’augmentation des prix ont désormais bien fondu.

 

500$ HT = 500€ TTC

500$ HT = 500€ TTC

500$ = 500€ avec 20% de TVA

Cette analyse pourrait être complétée d’ailleurs. On peut estimer que les constructeurs vont naturellement privilégier les machines les plus haut de gamme dans un réflexe de rentabilité. L’indisponibilité de plus en plus chronique de la mémoire vive et du stockage entravent la production de PC entrée de gamme. Ils ne sont plus prioritaires. Pourquoi tenter de fabriquer 1000 machines avec 8 Go de mémoire vive vendues à 500$ si on peut fabriquer 500 machines vendues 1500$ avec 16 Go ? Si la marge réalisée est du même ordre, imaginons 10% pour chaque gamme, il y a plus à gagner à vendre 500 machines plus chères. Ces engins auraient en plus l’avantage de pouvoir beaucoup mieux encaisser d’éventuelles fluctuations passagères de prix.

Reste que le marché informatique est sur un plateau de renouvellement depuis des années. La majorité des particuliers achètent un équipement pour remplacer un modèle jugé trop ancien. Les « premiers achats » informatique existent toujours mais ils sont plus rares, ce sont ceux des étudiants ou des jeunes qui s’installent. Avec la situation actuelle, Gartner prévoit que les clients garderont plus longtemps leurs machines. Et, forcément, que les ventes vont plonger pour les trois années à venir. Il semble évident qu’un client qui a alloué un budget de 400$ pour un PC en 2020 par exemple, ne va pas forcément choisir de remplacer sa machine pour une solution à 1500$ en 2026. Il fera durer au maximum son investissement et trouvera des solutions en cas de panne. Avec une réparation ou un achat d’occasion, par exemple. Le public ne va pas magiquement trouver les ressources nécessaires à l’augmentation de son pouvoir d’achat informatique. Autrement dit, si le marché des ordinateurs à moins de 500$ disparait, il ne sera pas vraiment remplacé par celui situé au-dessus des 500$. Il sera tout simplement perdu.

Les entreprises vont forcément devoir suivre le mouvement à la hausse, faute d’alternatives. Elles feront également durer au maximum leur parc et seront moins sujettes à des changements rapides pour des gains de productivité. Le marché grand public risque de prendre son mal en patience. En procédant à d’éventuelles petites mises à jour ou en mettant simplement son argent de côté en attendant des jours meilleurs. Tout cela se tient. C’est logique et assez clair. Mais cela ne me parait pas tout à fait complet.

MSI Wind U100

MSI Wind U100

La nature commerciale a horreur du vide marketing

Car c’est là qu’entre en jeu un facteur que je pense assez important dans toute cette affaire. L’opportunisme de certaines marques combiné au besoin de certains distributeurs. 

Pendant l’aventure Netbook, avec l’arrivée de la seconde génération de machines en 10 pouces, certains acteurs du monde informatique se sont taillé une brèche opportune sur le marché. MSI par exemple, très connu aujourd’hui, n’avait pas réussi à se faire distribuer en grande surface en France. L’arrivée du MSI Wind a permis de mettre un « pied dans la porte » pour la marque. Cela a été difficile, très difficile. La négociation a été rude, la marque y a laissé une bonne partie de sa marge mais… MSI était en rayon, face au public, sur un marché compliqué. Pour la grande distribution, c’était un pari gagnant parce que les engins avaient le vent en poupe. Ils répondaient à la fois à un besoin mais aussi à une mode. Ils ont servi de produit d’appel avec, parfois là encore, des sacrifices sur le prix de vente.

Comme vous l’aurez compris, pas grand monde n’a gagné d’argent avec les MSI Wind. Les engins étaient proposés peu cher par la marque à une grande distribution qui les vendait également peu cher. Comble de l’opération : MSI en fabriquait aussi pour un de ses concurrents qui était Medion et qui les vendait lui-même à prix cassé. Depuis, MSI a gagné des parts de marché, la marque s’est servi de cette douloureuse entrée pour devenir un acteur reconnu en France sur le secteur des portables.

PC Low-Cost

Quel rapport avec les PC Low-Cost ? Il est assez simple. Le commerce a besoin de ces PC à « 500$ » pour faire vivre leur espace commercial informatique. Sans eux, impossible de vendre l’ensemble des autres éléments de l’offre. Écrans, imprimantes, câbles, souris, claviers, manettes et autres accessoires. Les grands distributeurs, ceux qui sont les premiers à demander aux marques des machines à bas prix, feront tout ce qui sera nécessaire pour continuer à faire vivre leur rayon informatique. Ils gagnent peu avec leurs machines mais se rattrapent en général avec les accessoires supplémentaires. Cette démarche-là a absolument besoin d’un prix d’appel. 

On l’a vu, depuis des années, les fabricants informatiques proposent des formules « à la carte » aux revendeurs. Des machines « exclusives » qui sont composées a partir de composants « communs ». Une version d’un 15 pouces sort chez une marque, elle est alors déclinée avec différents processeurs, plus ou moins de mémoire et de stockage et des options variées. Certains distributeurs jouent sur la mémoire vive, d’autres sur la capacité de stockage. On peut ainsi retrouver de subtiles variations du même ordinateur de base avec une définition d’écran plus ou moins élevée, un système d’exploitation ou non et autres changements pour coller au prix demandé par le distributeur.

Je reste persuadé que certaines enseignes vont tout faire, tous les sacrifices possibles, pour continuer à proposer en rayon des machines abordables. Pas par choix véritable ou goût des petites marges mais parce que ne pas le faire rimerait avec la perte d’une grande partie de leur offre et de leur chiffre d’affaires. Et si les grandes marques ne veulent pas proposer les PC dont ils ont besoin, certaines plus petites verront là une opportunité pour venir s’installer dans les rayons. Pour se faire un nom. Et croyez moi, certaines piaffent d’impatience. Ces marques savent que vendre à marge quasi nulle a un coût, mais que ce coût est inférieur à une campagne de publicité internationale pour exister face aux géants du marché.

Vers une certaine dégadgetisation du marché

Ces dernières années, on a vu des marques ne plus savoir quoi faire pour justifier leurs tarifs : des gadgets sont apparus à la pelle. LEDs à foison, débauche de haut-parleurs, double protection biométrique avec caméra infrarouge et lecteur d’empreintes, pavés tactiles gigantesques, châssis ultra-fins… Les machines ont justifié la fin de la baisse de leurs tarifs en ajoutant de plus en plus de fonctions ou de gadgets externes à leur usage premier.

La course à un affichage de plus en plus rapide est un très bon exemple de ce mouvement. En quelques années, le moindre portable est passé de 60 à 120, 240 ou 265 Hz. Ce qui est très positif à prix constant mais moins apprécié quand les prix s’envolent. L’utilisateur lambda qui cherche un PC à bas coût préfèrera toujours garder son budget intact plutôt qu’acheter une double paire de haut-parleurs, des LEDs qui clignotent, un écran 180 Hz et une double solution biométrique qu’il ne configurera même pas.

Je suppose qu’en ce moment même, une armée d’ingénieurs taille dans les gadgets du monde portable pour réduire la note. Cela passera par des éléments très secondaires et probablement d’autres aspects plus importants des machines mais pas forcément primordiaux de celles-ci. Une légère hausse de la coque, quelques millimètres qui permettront un assemblage moins couteux et une intégration de batteries plus épaisses moins chères à l’achat. La probable disparition des claviers rétroéclairés qui avaient commencé à faire leur apparition sur les portables les plus abordables. Une réduction des surfaces tactiles et autres modifications qui vont tendre vers des engins plus simples et plus abordables. Si une bonne partie du public sera plus sensible à la facture d’un PC low-cost qu’au nombre de gadgets qui serotn embarqués sur son voisin proposé à 100€ de plus, les premiers qui vont réclamer ce mouvement seront les revendeurs eux-même.

L’analyse de Gartner est linéaire

Pour Gartner, les machines sous les 500$ vont disparaître parce que ce marché ne serait plus rentable. C’est assez vrai, proposer un ordinateur portable moderne avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage sous Windows avec une puce Intel ou AMD issue des deux dernières générations derrière parait difficile. Il faut compter dans ces 500$ HT la marge du distributeur, celle du fabricant et de l’éventuel grossiste. Il faut également compter le transport et, évidemment, la fabrication de l’engin. Cela ne laisse pas beaucoup de possibilités pour manœuvrer sur les prix.

Mais, et on l’a déjà vu en action, le marché ne fonctionne pas tout entier comme cela. Sur le segment des MiniPC, segment peut-être le plus agile de l’offre informatique avec une production quasiment à flux tendu et souvent vendue en direct par les marques, la réaction a été rapide. À la suite de la hausse des prix de la mémoire, les fabricants ont immédiatement proposé des engins de type barebone. Une manière de passer entre les gouttes du problème en enlevant mémoire et stockage de l’équation. Puis, assez vite, sont apparues des variantes de leurs machines plus classiques. Des modèles qui ont fait entrer notamment des puces de générations passées. Des processeurs qui avaient disparu des radars ces dernières années chez AMD comme chez Intel sont revenus sur le devant de la scène. 

Les minimachines livrées auparavant systématiquement avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage ont rapidement été déclinées en 12 et 8 Go de RAM. Leur SSD a changé également, passant à 256 ou même 128 Go. Bref, le marché a fait un truc étrange pour les fabricants classiques, il est allé à l’envers. Aujourd’hui, une marque comme Geekom propose un MiniPC avec un processeur lancé il y a 3 ans par AMD, avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage, pour moins de 400€. Si aucune grande marque ne veut proposer ce genre de prix, ce type de constructeur se fera une joie de venir prendre leur place dans les rayons d’un supermarché.

Les fabricants de MiniPC ont été très rapides car ils fabriquent leurs machines en petites séries et pour certains n’ont pas beaucoup d’état d’âme quant à la perception de leur marque. Qu’on considère certaines de leurs machines comme dépassées ne leur fait ni chaud ni froid. Ces engins sont leur seule ressource et ils feront tout pour la faire vivre. Des grands noms du secteur comme HP, Lenovo, Dell, Acer ou Asus ont une gamme plus large de produits et vendent parfois du service. Pour une marque « noname », ne plus vendre de MiniPC abordable signifie simplement disparaitre.

Des bouleversements importants sur le marché des PC low-cost 

L’ensemble de ces éléments me laisse à penser que le marché du PC low-cost va être bouleversé ces prochaines années. Mais loin de disparaître, il peut rebattre des cartes. L’actualité nous fait découvrir un portable MacBook Neo qui sera facturé à partir de 599€ pour un étudiant et 699€ pour un acheteur classique. Apple y déploie les stratégies nécessaires pour baisser la note : puce ancienne, mémoire et stockage en baisses, ajustements techniques. Rien n’empêchera les constructeurs de PC de faire exactement la même chose maintenant que la marque à la pomme a ouvert la voie.

Et ils n’auront d’ailleurs pas d’autres choix. Comment vendre des portables entrée de gamme au-dessus des 500€ à des étudiants si Apple propose une solution à 599€. Je ne vais pas comparer le Macbook Neo à d’autres engins qui n’existent pas encore en réplique dans le monde PC mais il me parait difficile de croire que le marché classique sous Windows va pouvoir gagner à prix égal ou légèrement inférieur. Surtout avec un Windows 11 si délabré.

Le marché des PC low-cost qui disparaitrait serait une fuite en avant importante du secteur tout entier. Certes les prix vont bouger, largement à la hausse. Mais en jouant sur différents postes, les PC Low-cost vont continuer à y exister. Les constructeurs n’ont d’ailleurs pas réellement le choix, toute l’industrie tient sur un certain volume de fabrication et de vente. Arrêter l’entrée de gamme aurait des conséquences sur ce volume en ralentissant énormément le segment, ce qui affecterait également le prix de fabrication des segments plus haut de gamme. Et le public comme les entreprises ne suivraient plus. Un ralentissement trop important de la production aurait un impact monstrueux sur l’ensemble du secteur et mettrait en péril la solidité des marques les mieux établies.

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

PC low-cost : Gartner prédit la fin de l’entrée de gamme en 2028 © MiniMachines.net. 2026

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Ouvrir un compte chez Fortuneo peut vous rapporter jusqu’à 250 euros : voici la marche à suivre [Sponso]

Cet article a été réalisé en collaboration avec Fortuneo

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Highguard était bien la suite spirituelle de Concord : les serveurs fermeront le 12 mars

Dans un post publié hier sur X, les développeurs de Highguard ont annoncé qu’ils allaient finalement débrancher la prise des serveurs dès le 12 mars prochain. Il y a quinze jours, on vous parlait du licenciement de la majorité de l’équipe, suite à la réception catastrophique du titre, et du nombre de joueurs trop faible pour soutenir le studio financièrement. Si la courbe était tombée sous les 2 000 à ce moment-là, c’est encore quatre fois moins à l’heure où l’on écrit cette news. Lors du NoScope #83 de lundi dernier, on évoquait nos doutes sur la pérennité du titre, et il n’aura pas fallu attendre longtemps pour connaître la date de fin. Au final, le jeu n’aura duré qu’un mois et demi au total. Certains commentateurs estiment donc qu’il a fait mieux que Concord, avec ses deux semaines de vie, mais il faut tout de même noter que contrairement à son mentor, Highguard n’était pas facturé 40 €, mais un putain de free-to-play !

Highguard server closure

Malgré l’arrêt des serveurs la semaine prochaine, les derniers développeurs de chez Wildlight Entertainment (moins de 20, selon GamesIndustry.biz) ont tout de même voulu proposer une dernière mise à jour. Cela ressemble à une sorte de baroud d’honneur, qui fera sans doute plaisir aux quelques centaines de joueurs restants. Ça nous semble avoir autant d’intérêt que de repeindre la coque d’un bateau pendant qu’il coule, à moins qu’ils tentent désespérément de redorer leur image, dans le cas où leur studio, présenté comme indépendant, ne serait pas dissous. Mais difficile de croire à sa survie, alors que l’investisseur principal qui s’est révélé être Tencent – elle a bon dos, l’indépendance – a retiré ses billes il y a deux semaines.

Si vous souhaitez tester Highguard, il va falloir se dépêcher de se rendre sur sa page Steam, car souvenez-vous, les serveurs seront coupés le 12 mars.

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Accenture Acquires Ookla, Downdetector As Part of $1.2 Billion Deal

Accenture is acquiring Downdetector parent company Ookla from Ziff Davis in a $1.2 billion deal to bolster its network analytics and visibility tools for telecoms, hyperscalers, and enterprises. "The deal, which will transfer all of Ziff Davis's Connectivity division to Accenture, includes Ookla's Speedtest, Ekahau, and RootMetrics," notes The Register reports: "Modern networks have evolved from simple infrastructure into business-critical platforms," said Accenture CEO Julie Sweet in a canned statement. "Without the ability to measure performance, organizations cannot optimize experience, revenue, or security." Ookla is meant to let them do just that. Data captured at the network and device layer are used to enhance fraud prevention in banking, smart homes monitoring, and traffic optimization in retail, Accenture said. Ookla's platform, which lets user's test their own connectivity speed, captures more than 1,000 attributes per test, and provides the foundation for those analytics, Accenture said.

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Charter Gets FCC Permission To Buy Cox, Become Largest ISP In the US

An anonymous reader quotes a report from Ars Technica: Charter Communications, operator of the Spectrum cable brand, has obtained Federal Communications Commission permission to buy Cox and surpass Comcast as the country's largest home Internet service provider. Charter has 29.7 million residential and business Internet customers compared to Comcast's 31.26 million. Buying Cox will give Charter another 5.9 million Internet customers. The FCC approved the deal on Friday, but the companies still need Justice Department approval and sign-offs from states including California and New York. Opponents of Charter's $34.5 billion acquisition told the FCC that eliminating Cox as an independent entity will make it easier for Charter and Comcast to raise prices. But the FCC dismissed those concerns on the grounds that Charter and Cox don't compete directly against each other in the vast majority of their territories. FCC Chairman Brendan Carr's primary demand from companies seeking to merge has been to eliminate diversity, equity, and inclusion (DEI) programs and policies. In a press release (PDF), the Carr-led FCC said that "Charter has committed to new safeguards to protect against DEI discrimination," and that Charter's network-expansion plans will bring "faster broadband and lower prices" to rural areas. The merger was approved one day after Charter sent a letter to Carr outlining its actions to end DEI. Charter offers broadband and cable service in 41 states, while Cox does so in 18 states.

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« Il y a des moyens plus simples pour gagner 2,8 milliards » : le patron de Netflix se confie sur l’échec Warner Bros pour la première fois

Quelques jours après l'abandon de Netflix dans la course au rachat de Warner Bros. Discovery (le groupe a touché 2,8 milliards de dollars de pénalités), Ted Sarandos, le co-CEO de Netflix, s'est entretenu avec Bloomberg. Il revient sur les coulisses de ce renoncement historique qu'il ne considère pas comme un échec.

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Silicon Valley's Ideas Mocked Over Penchant for Favoring Young Entrepreneurs with 'Agency'

In a 9,000-word expose, a writer for Harper's visited San Francisco's young entrepreneurs in September to mockingly profile "tech's new generation and the end of thinking." There's Cluely founder Roy Lee. ("His grand contribution to the world was a piece of software that told people what to do.") And the Rationalist movement's Scott Alexander, who "would probably have a very easy time starting a suicide cult..." Alexander's relationship with the AI industry is a strange one. "In theory, we think they're potentially destroying the world and are evil and we hate them," he told me. In practice, though, the entire industry is essentially an outgrowth of his blog's comment section... "Many of them were specifically thinking, I don't trust anybody else with superintelligence, so I'm going to create it and do it well." Somehow, a movement that believes AI is incredibly dangerous and needs to be pursued carefully ended up generating a breakneck artificial arms race. There's a fascinating story about teenaged founder Eric Zhu (who only recently turned 18): Clients wanted to take calls during work hours, so he would speak to them from his school bathroom. "I convinced my counselor that I had prostate issues... I would buy hall passes from drug dealers to get out of class, to have business meetings." Soon he was taking Zoom calls with a U.S. senator to discuss tech regulation... Next, he built his own venture-capital fund, managing $20 million. At one point cops raided the bathroom looking for drug dealers while Eric was busy talking with an investor. Eventually, the school got sick of Eric's misuse of the facilities and kicked him out. He moved to San Francisco. Eric made all of this sound incredibly easy. You hang out in some Discord servers, make a few connections with the right people; next thing you know, you're a millionaire... Eric didn't think there was anything particularly special about himself. Why did he, unlike any of his classmates, start a $20 million VC fund? "I think I was just bored. Honestly, I was really bored." Did he think anyone could do what he did? "Yeah, I think anyone genuinely can." The article concludes Silicon Valley's investors are rewarding young people with "agency". Although "As far as I could tell, being a highly agentic individual had less to do with actually doing things and more to do with constantly chasing attention online." Like X.com user Donald Boat, who successfully baited Sam Altman into buying him a gaming PC in "a brutally simplified miniature of the entire VC economy." (After which "People were giving him stuff for no reason except that Altman had already done it, and they didn't want to be left out of the trend.") Shortly before I arrived at the Cheesecake Factory, [Donald Boat] texted to let me know that he'd been drinking all day, so when I met him I thought he was irretrievably wasted. In fact, it turned out, he was just like that all the time... He seemed to have a constant roster of projects on the go. He'd sent me occasional photos of his exploits. He went down to L.A. to see Oasis and ended up in a poker game with a group of weapons manufacturers. "I made a bunch of jokes about sending all their poker money to China," he said, "and they were not pleased...." "I don't use that computer and I think video games are a waste of time. I spent all the money I made from going viral on Oasis tickets." As far as he was concerned, the fact that tech people were tripping over themselves to take part in his stunt just confirmed his generally low impression of them. "They have too much money and nothing going on..." Ever since his big viral moment, he'd been suddenly inundated with messages from startup drones who'd decided that his clout might be useful to them. One had offered to fly him out to the French Riviera. The author's conclusion? "It did not seem like a good idea to me that some of the richest people in the world were no longer rewarding people for having any particular skills, but simply for having agency."

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Duolingo Grows, But Users Disliked Increased Ads and Subscription Pushes. Stock Plummets Again

Friday was "a horrible day" for investors in Duolingo, reports Fast Company. But Friday's one-day 14% drop is just part of a longer story. Since last May, Duolingo's stock has dropped 81%. Yes, the company faced a social media backlash that month after its CEO promised they'd become an "AI-first" company (favoring AI over human contractors). And yes, Duolingo did double its language offerings using generative AI. But more importantly, that summer OpenAI showed how easy it was to just roll your own language-learning tool from a short prompt in a GPT-5 demo, while Google built an AI-powered language-learning tool into its Translate app. And yet, Friday Duolingo's shares dropped another 14%, after announcing good fourth quarter results but an unpopular direction for its future. Fast Company reports: On the surface, many of the company's most critical metrics saw decent gains for the quarter, including: — Daily Active Users: 52.7 million (up 30% year-over-year) — Paid Subscribers: 12.2 million (up 28% year-over-year) — Revenue: $282.9 million (up 35% year-over-year) — Total bookings: $336.8 million (up 24% year-over-year) The company also reported its full-year 2025 financials, revealing that for the first time in its history, it crossed the $1 billion revenue mark for a fiscal year. But the Motley Fool explains that Duolingo's higher ad loads and repeated pushes for subscription plans "generated revenues in the short term, but made the Duolingo platform less engaging. Ergo, user growth decelerated while revenues rose." Thursday Duolingo announced a big change to address that, including moving more features into lower-priced tiers. Barron's reports: D.A. Davidson analyst Wyatt Swanson, who rates Duolingo stock at Neutral, posited that the push to monetize "led to disgruntled users and a meaningful negative impact to 'word-of-mouth' marketing." Duolingo has guided for bookings growth between 10% and 12% in 2026, compared with the 20% rate the company would have expected to see "if we operated like we have in past years...." If stock reaction is any indication, investors are concerned about Duolingo's new focus.

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OpenAI Fires an Employee For Prediction Market Insider Trading

An anonymous reader quotes a report from Wired: OpenAI has fired an employee following an investigation into their activity on prediction market platforms including Polymarket, WIRED has learned. OpenAI CEO of Applications, Fidji Simo, disclosed the termination in an internal message to employees earlier this year. The employee, she said, "used confidential OpenAI information in connection with external prediction markets (e.g. Polymarket)." "Our policies prohibit employees from using confidential OpenAI information for personal gain, including in prediction markets," says spokesperson Kayla Wood. OpenAI has not revealed the name of the employee or the specifics of their trades. Evidence suggests that this was not an isolated event. Polymarket runs on the Polygon blockchain network, so its trading ledger is pseudonymous but traceable. According to an analysis by the financial data platform Unusual Whales, there have been clusters of activities, which the service flagged as suspicious, around OpenAI-themed events since March 2023. Unusual Whales flagged 77 positions in 60 wallet addresses as suspected insider trades, looking at the age of the account, trading history, and significance of investment, among other factors. Suspicious trades hinged on the release dates of products like Sora, GPT-5, and the ChatGPT Browser, as well as CEO Sam Altman's employment status. In November 2023, two days after Altman was dramatically ousted from the company, a new wallet placed a significant bet that he would return, netting over $16,000 in profits. The account never placed another bet. The behavior fits into patterns typical of insider trades. "The tell is the clustering. In the 40 hours before OpenAI launched its browser, 13 brand-new wallets with zero trading history appeared on the site for the first time to collectively bet $309,486 on the right outcome," says Unusual Whales CEO Matt Saincome. "When you see that many fresh wallets making the same bet at the same time, it raises a real question about whether the secret is getting out." [...] Though this is the first confirmed case of a large technology company firing an employee over trades in prediction markets, it's almost certainly not the last. Opportunities for tech sector employees to make trades on markets abound. "The data tells me this is happening all over the place," Saincome says.

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