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ViewDock Gen2 : un étrange MiniPC avec écran rabattable

Sale temps pour le financement participatif de minimachines, le ViewDock Gen2 brave pourtant la tempête avec une proposition assez spéciale. Certains pourraient même la qualifier d’osée. Il faut dire que la marque a un sacré passif.

ViewDock

ViewDock Gen1

Le ViewDock Gen2 est, comme son nom l’indique, la deuxième génération de cette minimachine. La première lancée l’année dernière déjà sur KickStarter est censée être terminée mais les retours de cette première campagne de financement participatif ne sont pas glorieux. L’idée du ViewDock de première génération était pourtant plus simple : il s’agissait d’un dock avec un petit écran 720P intégré . On le connectait en USB Type-C à son PC pour obtenir des ports supplémentaires et un affichage DisplayPort externe. Problème, alors que les envois ont débuté en aout dernier, certains n’ont toujours pas reçu leur appareil. D’autres se plaignent de soucis de compatibilité de l’affichage sur leur PC.

ViewDock Gen2

ViewDock Gen2

Que penser alors du lancement de cette seconde campagne de financement participatif, toujours sur Kickstarter du ViewDock Gen2 ? Un produit plus délicat à concevoir puisqu’il comporte non seulement un dock mais également… un MiniPC complet.

Cet engin est censé fonctionner sous processeur AMD Ryzen même si, pour le moment, aucune info précise n’est disponible. Pas moins de cinq puces différentes sont évoquées dans la communication de la marque. On retrouve les puces suivantes : Ryzen 9 6900HX, Ryzen 7 7735H, Ryzen 7 7840HS, Ryzen 7 8845H et Ryzen 5 7640H… C’est, comment dire, vague. D’autant plus que les informations égrenées sur la présentation du projet sont contradictoires. La marque mélange les affirmations concernant la présence d’une puce Zen3+ ou Zen4 ou indique une puce graphique Radeon 680M alors que certains processeurs évoqués sont équipés de circuits Radeon antérieurs.

Le reste du ViewDock Gen2 est plus classique avec deux ports SODIMM de DDR5-5600 pour un maximum de 64 Go de mémoire vive. Le stockage est confié à deux ports M.2 2280 en PCIe 4.0. Les entrailles du système sont refroidies activement par un ventilateur et un module sans fil Intel AX201 proposera du Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2. Le tout est enfermé dans un boîtier en aluminium de 17.5 cm de large pour 13.8 cm de profondeur et 5.1 cm d’épaisseur.

Pourquoi cette épaisseur ? Parce que le ViewDock Gen2 propose une vue. Pas sur la mer mais sur un écran qui se déploie sur une charnière frontale à 90° pour afficher des données vers l’avant. On retrouve un affichage de 4.5″ en 854 x 480 pixels qui pourra déployer un vrai signal vidéo depuis le PC. Cela reste une surface gadget et minimaliste vers laquelle on pourra certes étendre son bureau pour porter une application, mais pas grand-chose d’autre. L’avantage certain de cet écran est qu’il suffira à la machine pour un déploiement autonome. Pas besoin d’autres écrans pour une solution orientée réseau, par exemple. Même si tout le reste de la machine ne colle pas vraiment avec cet usage.

À droite de cet écran, une solution de charge sans fil Qi de 15 watts pour regonfler votre batterie de smartphone d’un simple geste. Là encore, il s’agit d’un gadget, des chargeurs de ce type se négocient facilement pour une quinzaine d’euros et le fait de positionner votre smartphone sur un engin qui chauffe n’a finalement pas grand intérêt.

La connectique embarquée est assez large avec une disposition assez classique : On retrouve, en façade, un double port USB 3.1 Type-A, un USB 3.2 Type-C, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage. A noter, à gauche, une indication de LED qui est en fait le bouton Reset de la machine accessible via un trombone déplié. Ce petit détail est un très grand classique des catalogues de MiniPC chinois noname. C’est une erreur reprise d’année en année par les fabricants qui ne comprennent pas que ce logo d’une flèche qui revient en arrière ne colle pas avec l’idée d’une LED témoin. Cela nous indique que le  travail fourni sur ce ViewDock Gen2 s’est probablement limité à ajouter l’écran et le chargeur sans fil par-dessus un MiniPC basique.

A l’arrière, le reste de la connectique est assez complet avec un USB 3.2 Gen2 Type-C, un DisplayPort, un HDI, deux USB 2.0 Type-A, deux Ethernet 2.5 Gigabit et l’entrée d’alimentation Jack.

Une petite erreur dans la présentation du ViewDock Gen2 ? 

Dans le listing des caractéristiques du produit sur Kickstarter, on peut lire « Pourquoi choisir SANJINZY ? » et cette simple phrase fait sens. La marque SANJINZY a plusieurs projets de financement participatif à son actif. Il est donc fort possible que le nom ViewDock soit ici juste un costume destiné à présenter ses produits en financement participatif. Qu’il s’agisse du dock écran de première génération ou de ce qui apparait ici clairement comme une extension sur mesure sur un MiniPC noname, il est fort probable que ce soit la même entité à l’œuvre derrière cette campagne. Les deux profils se ressemblent beaucoup. Ils sont basés tous deux à Hong-Kong, utilisent une adresse email @outlook.com et emploient les mêmes collaborateurs pour booster leurs campagnes.

Non pas que cela soit un problème en soi, mais SANJINZY n’a absolument aucune expérience en termes de MiniPC. En cas de panne, de bugs logiciels ou de problèmes de SAV ils passeront sans doute par un fabricant tiers, ce qui amènera sans doute des déconvenues. Au mieux un gros délai, au pire, aucune solution logicielle ou matérielle à un problème rencontré.

Dernier détail, les options gadget sont floues et vraiment pas données. Le ticket d’entrée pour ce joujou est de 554€ HT. Et pour ce prix, la fiche technique est très vague. Pas d’infos sur le processeur embarqué et donc sur les capacités réelles de l’engin. Pire encore, il s’agit d’un barebone livré sans mémoire vive ni stockage. C’est probablement parce qu’il faudra être très créatif dans son autojustification de cet achat à ce prix que ce modèle nu est vendu sous l’appellation « Creative Edition ».

Les versions équipées sont proposées à des prix encore plus salés : Le modèle 16/512 Go est à 770 € HT. La version 16 Go / 1 To à 866 € HT. Et enfin la version la plus haut de gamme en 32 Go / 1 To est à 1065 € HT. Pour tous ces tarifs, la qualité de la mémoire vive et la norme PCIe du SSD ne sont pas précisées. Cerise sur le gâteau, le Windows 11 associé est en version d’essai. Le plus drôle étant peut-être que le ViewDock Gen2 est censé être à moitié prix à ce tarif…  La livraison est censée se faire en août.

Source : Liliputing

ViewDock Gen2 : un étrange MiniPC avec écran rabattable © MiniMachines.net. 2026

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Dabao SBC : un SoC Baochip-1x RISC-V à 10$ en financement collaboratif

La carte de développement Dabao ressemble à un microcontrôleur classique de type Arduino ou ESP32 mais c’est un développement original et bien documenté. Pensée par Bunnie Huang, elle se base sur un SoC RISC-V Baochip-1x qui permettra un usage de microcontrôleur en offrant des options de sécurisation avancées.

Dabao

La SBC Dabao est une solution ultracompacte avec un unique port USB 2.0 Type-C et un ensemble de 20 GPIO. Son SoC RISC-V Baochip-1x est annoncé comme quasiment « Open Source ». Proposé à 9.5$ sur Crowdsupply, il devrait être disponible en juin de cette année.

Le SoC Baochip-1x sous infrarouge

Le SoC Baochip-1x sous infrarouge

 

Un élément intéressant a été mis en place pour vérifier la sécurité de ce SoC Baochip-1x. Pour s’assurer de la conformité des différents éléments d’un point de vue sécurité, l’accent a été mis sur la possibilité d’inspecter l’ensemble de la proposition. Rien de nouveau à priori si ce n’est que sur cette proposition Dabao, cet aspect a été poussé très loin. On retrouve en effet un Bootloader totalement OpenSource et un design de carte documenté et ouvert. Mais surtout, la puce Baochip-1x est montée de telle manière qu’il est possible de réaliser une inspection de son circuit. Avec le matériel adéquat et grâce au spectre infrarouge, un utilisateur pourra examiner la puce sans avoir à détruire le composant. L’idée étant de pouvoir vérifier que ce qui est gravé sur la puce correspond bien à 100% à ce qui est documenté.

Dabao

Bunnie Huang est un hacker hardware qui ne souhaitait pas faire de compromis sur son matériel et a donc pensé celui-ci pour être totalement transparent. Une approche « extrême » mais intéressante parce qu’elle montre encore une fois l’opacité de certains matériels. Cette approche permet aussi d’ouvrir la technologie au maximum. Les différents composants et logiciels sont ouverts et peuvent être partagés ou modifiés. De telle sorte qu’un utilisateur, un groupe ou une entreprise puissent établir à partir de ce design pour fabriquer leurs propres microcontrôleurs.

Certains points demeurent évidemment fermés mais ne sont pas problématiques. Ainsi des composants de gestion électriques sont achetés « tels quels » et montés sur le PCB. Ils ne sont pas documentés spécifiquement. Mais tout ce qui laisse transiter des données est ouvert et les informations les concernant sont déjà disponibles sur GitHub.

La puce du Dabao est gravée de manière originale.

Le Baochip-1x est gravé en 22 nm par TSMC, un graveur prestigieux qui a accepté de proposer ses services pour la solution Dabao grâce à un montage particulier. Pour ne pas que les prix s’envolent, les puces gravées utilisent un partenaire tiers qui s’appelle Crossbar. Cette société paye les « masques » qui vont servir à projeter l’image du SoC sur les wafers chez TSMC. 
Crossbar a de la place « perdue » sur le design de ses propres puces et intègre donc le wafer du Baochip-x1 sur son propre masque. Lors de la production, les puces sont gravées ensemble pour optimiser la place perdue. Les puces sont cependant totalement différentes même si elles proviennent du même masque. Chacune d’elle est découpée et traitée à part. Cette méthode, assez standard dans l’industrie, permet de tirer les coûts vers le bas puisqu’une partie des frais de gravure de Crossbar est payée par la solution Dabao.

La puce Baochip-1x proposera un cœur Vexriscv cadencé à 350 MHz associée à une unité de gestion de mémoire. Quatre cœurs PicoRV32s de gestion d’entrées et sorties à 700 MHz.  4 MiB de mémoire ReRAM ECC et 2 MiB de SRAM. L’ensemble propose une signature de boot ainsi qu’un chiffrement des données pris en charge matériellement.  Le tout est piloté par le système d’exploitation Xous.

D’ores et déjà bouclé, le financement de cette carte Dabao a reçu le soutien de plus de 700 personnes sur Crowdsupply. Étonnant pour un produit vraiment très spécialisé, mais il est vrai qu’en plus d’être une solution de développement RISC-V très abordable, ce Baochip-X1 est une vraie curiosité qui doit intéresser électroniciens et collectionneurs.

 

  • Baochip-1x mostly-open RTL SoC
    • 350 MHz Vexriscv RV32-IMAC CPU core with MMU
    • 4x 700MHz PicoRV RV32-EMC CPU cores with BIO register extensions
    • 4MiB of fast on-chip RRAM
    • 2MiB of on-chip SRAM + 256k of I/O SRAM
    • Cryptographic accelerators
    • Physical attack hardening countermeasures
    • On-chip ring oscillator-based TRNG
    • Fully open source & reproducible bootloader
    • Rust-based Xous OS featuring virtual memory for process isolation
    • USB high speed device via USB type C connector
    • IRIS inspectable
  • Dabao evaluation board

Source : CNX Software

Dabao SBC : un SoC Baochip-1x RISC-V à 10$ en financement collaboratif © MiniMachines.net. 2026

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Abxylute M4 : une excellente idée pour jouer sur smartphone

Abxylute M4

Mise à jour : la manette est désormais en vente pour 42.95€ sur le site du fabricant dans différents coloris. Je n’ai pas de code promo mais les frais de port sont gratuits pour la France.

Billet d’origine du 15/11/2025 : Le Abxylute M4 se positionne à l’arrière d’un smartphone placé en mode horizontal. Il déploie en dessous de la diagonale de son écran les éléments classiques d’une console de jeu mobile.

Abxylute M4

Avec le Abxylute M4, on retrouve en quelques secondes deux mini joysticks analogiques, une croix directionnelle et des boutons ABXY. Sous chaque index, deux paires de gâchettes sont idéalement positionnées. Le dispositif va permettre de jouer confortablement en évitant de manipuler l’écran et donc de cacher ce qu’il s’y passe.

Une fois la partie terminée, il suffira de détacher l’accessoire qui se fixe magnétiquement à tout smartphone proposant une charge magnétique. Le dispositif propose en effet un anneau qui va se connecter à ce dispositif pour se fixer à l’appareil. Un usage simple, direct et sans fil puisque la petite manette embarque simplement un module de dialogue en Bluetooth 5.3. Autoalimenté par une batterie 300 mAh qui lui offrira 12 heures d’autonomie en jeu après chaque recharge. Cela veut dire que la manette pourra, par ailleurs, être employée avec d’autres appareils en la gardant en main : tablette posée sur une table, mais aussi PC portable par exemple. La liaison Bluetooth assurant désormais une connexion quasi universelle.

La manette Abxylute M4 mesure 7.5 cm de haut pour 7 cm de large et 1.5 cm d’épaisseur, elle pèse juste 56 g et se rechargera en USB Type-C, bien entendu. Elle est proposée en plusieurs coloris : blanc, noir, orange et dans une livrée très Nintendo GameCube.

La marque Abxylute ne nous est pas étrangère et le produit proposé sur Kickstarter me laisse froid. L’idée est suffisamment simple et bonne pour que l’on voie des clones apparaitre en boutique un jour ou l’autre. La marque n’est d’ailleurs pas spécialement connue pour être une grande innovatrice. Il est possible que cet objet soit en réalité un produit commercial rebadgé pour l’occasion. S’il est proposé à un prix abordable en financement participatif (34€ HT), je préfère passer mon tour pour le moment.

Abxylute M4 : une excellente idée pour jouer sur smartphone © MiniMachines.net. 2026

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