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Les constructeurs chinois reprennent leur marche en avant sur le marché électrique européen

Alors que les immatriculations globales en Europe affichent un léger repli de 1,2 % en février 2026, le segment électrique connaît une accélération spectaculaire de 24,4 %. Dans ce marché en pleine mutation, les constructeurs chinois tirent profit de l'effondrement du thermique pour regagner des parts de marché majeures.

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Marché automobile européen : l’électrique accélère

Les ventes automobiles progressent en Europe, portées par l’essor des véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Les ventes de voitures en Europe ont enregistré une légère progression en février, dans un contexte de transformation du marché automobile. Portées par la montée en puissance des véhicules électriques et hybrides rechargeables, les immatriculations reflètent une évolution des comportements d’achat, influencée par les politiques publiques et l’élargissement de l’offre de modèles.

Selon les données publiées par l’Association des constructeurs européens d’automobiles, les immatriculations de véhicules neufs ont augmenté de 1,7 % sur un an, atteignant 979 321 unités. Cette croissance reste modérée, mais témoigne d’une certaine résilience du secteur automobile européen. Les principaux marchés, notamment l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni, ont contribué à cette hausse, compensant un recul marqué en France, où les ventes ont chuté de près de 15 %.

Une progression tirée par les véhicules électriques

La dynamique du marché automobile repose désormais en grande partie sur les motorisations électrifiées. Les ventes de véhicules électriques à batterie et d’hybrides rechargeables ont fortement progressé, dépassant le déclin des motorisations thermiques traditionnelles, essence et diesel. Cette évolution s’explique notamment par la mise en place de dispositifs d’aides publiques favorisant l’achat de véhicules moins polluants.

En Allemagne, les immatriculations de véhicules électriques rechargeables ont bondi de 27 %, soutenues par un nouveau programme de subventions destiné aux ménages à revenus faibles et intermédiaires. En France, la tendance est similaire pour les modèles 100 % électriques, avec une hausse de 28 % de la demande. Dans le même temps, les ventes de voitures thermiques et hybrides classiques ont enregistré une baisse significative.

L’arrivée sur le marché de nouveaux modèles plus accessibles contribue également à cette croissance. Des véhicules comme la citadine électrique R5, le SUV de taille moyenne Elroq ou encore la berline compacte Dolphin illustrent l’élargissement de l’offre dans différents segments, de la voiture urbaine au véhicule familial. Sur les deux premiers mois de l’année, les véhicules électriques et hybrides rechargeables ont ainsi représenté plus d’un tiers des ventes totales de voitures particulières en Europe.

Des incertitudes économiques persistantes

Malgré ces signaux positifs, le marché automobile européen reste exposé à plusieurs facteurs d’incertitude. Si les volumes globaux se maintiennent, les perspectives de reprise pourraient être affectées par le contexte géopolitique et économique international.

Le déclenchement d’un conflit au Moyen-Orient, impliquant l’Iran, constitue un risque potentiel pour la demande automobile. Selon les analyses disponibles, cette situation pourrait entraîner une hausse de l’inflation et, par ricochet, une augmentation des taux d’intérêt. Un tel scénario pèserait sur le pouvoir d’achat des ménages et sur leur propension à investir dans des biens durables, comme un véhicule neuf.

Dans cette hypothèse, les prévisions de croissance du marché automobile européen pourraient être revues à la baisse. Une projection évoque même une contraction des ventes de l’ordre de 4 % à l’horizon 2026, alors qu’une progression de 2 % était initialement anticipée avant le début des tensions.

Une concurrence accrue sur le marché européen

L’essor des véhicules électriques profite également à de nouveaux acteurs, notamment les constructeurs automobiles chinois. Ces derniers gagnent progressivement des parts de marché en Europe, portés par une offre compétitive en matière de prix et de technologies embarquées.

Malgré l’instauration de droits d’importation par l’Union européenne sur les voitures électriques produites en Chine, leur adoption continue de progresser. Certains groupes ont même enregistré des performances notables en février, surpassant d’autres acteurs majeurs du marché. Les ventes combinées de certains constructeurs chinois ont ainsi atteint plus de 40 000 unités, représentant environ 4 % du marché européen.

Face à cette concurrence, les constructeurs européens accélèrent leur transition vers l’électrique. Plusieurs marques prévoient le lancement de nouveaux modèles à des tarifs plus accessibles, autour de 25 000 euros, afin de répondre à la demande croissante. Par ailleurs, les stratégies industrielles s’inscrivent dans le long terme, avec une part croissante de véhicules électriques dans les gammes à venir d’ici la fin de la décennie.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression du marché automobile européen reste fragile, mais la transition vers l’électrique s’affirme comme une tendance structurelle. Les politiques de soutien et l’arrivée de modèles plus abordables jouent un rôle déterminant dans cette évolution. Toutefois, les incertitudes économiques et géopolitiques pourraient rapidement freiner cette dynamique. Enfin, la montée en puissance des constructeurs chinois impose une pression concurrentielle accrue sur les acteurs historiques européens.

Crédit illustration : leblogauto.com.

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GAC démarre la production sa seconde voiture électrique en Europe

Début production GAC Aion UT à Graz (Magna)

À peine arrivé en Europe, le constructeur GAC a démarré sa production sur place. Après le SUV Aion V, voici donc la berline compacte Aion UT qui commence à sortir des chaînes de production en Autriche.

Encore indisponible en France, Guangzhou Auto (GAC) a lancé son offensive européenne à l’occasion du salon de Munich à l’automne 2025. Son offre comportera des modèles hybrides rechargeables électriques, issus de ses marques Trumpchi, Hyptec et Aion. Contrairement à ses compatriotes, il n’a pas tardé à commencer sa production sur le sol européen. Dès le mois de novembre 2025, les premiers exemplaires du SUV Aion V sortaient de l’usine autrichienne de Magna, à Graz.

Le second modèle vient lui aussi de quitter les chaînes. Il s’agit de la berline compacte Aion UT qui entend rivaliser avec les MG 4, VW ID.3, Renault Megan ou BYD Dolphin. Longue de 4,27 m et dotée d’un coffre de 440 litres, elle revendique une autonomie de 430 km en cycle WLTP. Son tarif reste encore inconnu, mais il devrait être assez agressif. La UT est en effet vendue à moins de 12500 euros en Chine.

Magna partenaire des constructeurs chinois

Après avoir connu une période faste, l’usine Magna de Graz doit faire face à l’arrêt de la production des Jaguar i-Pace et Fisker Ocean, qui sera bientôt suivi de celui des BMW Z4 et Toyota Supra. Le Mercedes Classe-G a beau battre des records de vente, il ne remplit pas à lui seul une usine capable de produire 200 000 voitures par an. L’équipementier canadien a donc largement ouvert ses portes aux constructeurs chinois.

Outre GAC, le site assemble ainsi les véhicules de Xpeng : G6, G9 et P7+. Pour l’heure, il ne s’agit que d’assemblage de CKD (Complete Knocked Down). Toutes les pièces arrivent de Chine. En soi, cela permet aux constructeurs de contourner les taxes à l’importation des véhicules électriques. Mais le site est capable de faire bien plus. Il pourra donc également être exploité pour satisfaire aux exigences de taux de production locale qui seront bientôt mis en place.

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Tesla Cybercab : un nouveau design de poignée pour répondre aux défis de la sécurité

Alors que le prototype du Cybercab lève le voile sur la vision autonome de Tesla, un détail ergonomique a attiré l’attention : l’abandon du bouton d'ouverture électrique au profit d'une nouvelle poignée hybride. Une évolution qui répond directement aux polémiques sur la sécurité des systèmes d'ouverture actuels.

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Lucid Cosmos et Earth : SUV électriques plus abordables et performants

Lucid dévoile les grandes lignes de ses prochains Cosmos et Earth, deux crossovers électriques abordables sous 50 000 $, alliant autonomie, performance, recharge rapide et efficacité.

Lucid Cosmos et Earth : une nouvelle stratégie d’accessibilité

Le constructeur automobile américain Lucid Motors élargit sa gamme avec deux nouveaux crossovers électriques baptisés Lucid Cosmos et Lucid Earth. Ces modèles marquent une étape stratégique importante pour la marque, historiquement positionnée sur des véhicules haut de gamme comme la Lucid Air ou le SUV Lucid Gravity.

Avec cette nouvelle offre, Lucid vise clairement un segment plus grand public du marché des véhicules électriques. L’objectif est de proposer des crossovers alliant technologie avancée, confort et performances, tout en rendant l’accès à la mobilité électrique plus abordable. Les deux modèles reposent sur une toute nouvelle plateforme baptisée Midsize EV, conçue pour optimiser les coûts de production et améliorer l’efficacité globale.

Le positionnement tarifaire constitue un élément central de cette stratégie. Les prix annoncés débuteront sous la barre des 50 000 dollars, soit un niveau nettement inférieur aux modèles actuels de la marque. Cette baisse tarifaire est rendue possible par une rationalisation des coûts industriels et l’introduction de nouvelles solutions techniques, tout en conservant l’ADN technologique de Lucid.

Performance électrique, autonomie et recharge rapide

Malgré leur positionnement plus accessible, les Cosmos et Earth conservent des caractéristiques techniques ambitieuses. Le modèle Cosmos, en particulier, met l’accent sur l’efficacité énergétique et les performances globales. Il offre une autonomie d’environ 300 miles, soit près de 480 kilomètres, grâce à une batterie d’une capacité de 69 kWh.

L’un des points forts majeurs réside dans la capacité de recharge rapide. Lucid annonce qu’il est possible de récupérer plus de 200 miles d’autonomie en seulement 14 minutes, un atout significatif dans l’usage quotidien et les longs trajets. Cette performance place ces crossovers parmi les véhicules électriques les plus rapides à recharger dans leur catégorie.

La plateforme Midsize EV affiche également un rendement énergétique remarquable, estimé à environ 4,5 miles par kWh. Cette efficacité témoigne d’un travail approfondi sur l’optimisation des systèmes électriques, de l’aérodynamique et de la gestion énergétique. Dans un contexte où l’autonomie et la consommation sont des critères déterminants pour les acheteurs de véhicules électriques, ces caractéristiques renforcent l’attractivité du Cosmos et de l’Earth.

Technologies embarquées et polyvalence d’usage

Au-delà des performances pures, Lucid met en avant des fonctionnalités avancées destinées à améliorer l’expérience utilisateur. Les deux crossovers prennent en charge la recharge bidirectionnelle, incluant des usages de type véhicule-à-domicile (V2H) et véhicule-à-véhicule (V2V). Cette technologie permet d’utiliser le véhicule comme source d’énergie mobile, capable d’alimenter un logement ou un autre véhicule en cas de besoin.

La différenciation entre les deux modèles repose également sur leur positionnement d’usage. Le Cosmos privilégie une approche orientée vers l’efficacité, l’espace intérieur et la dynamique de conduite, tandis que l’Earth adopte un caractère plus aventurier, susceptible de séduire les conducteurs recherchant polyvalence et capacités d’adaptation à différents environnements.

La réduction des coûts de production constitue un autre levier clé de cette nouvelle gamme. Lucid introduit un nouveau moteur électrique baptisé Atlas, plus compact et plus léger que l’ancienne unité Zeus. Ce moteur utilise environ 30 % de pièces en moins et contribue à une réduction globale des coûts de production estimée à 37 %. Cette optimisation industrielle permet à la marque de proposer des véhicules plus accessibles sans compromettre les standards technologiques.

En combinant efficacité énergétique, innovations techniques et positionnement tarifaire compétitif, Lucid cherche à renforcer sa présence sur le marché des crossovers électriques, un segment en forte croissance à l’échelle mondiale. Cette stratégie pourrait permettre à la marque de toucher une clientèle plus large tout en conservant une image associée à la performance et au luxe technologique.

Notre avis, par leblogauto.com

Lucid Motors franchit une étape importante en élargissant son offre vers un segment plus accessible, sans renier son positionnement technologique. Les Cosmos et Earth conservent les fondamentaux de la marque en matière d’efficacité énergétique et d’autonomie. La réduction des coûts grâce à une nouvelle plateforme et à un moteur optimisé constitue un levier crédible pour démocratiser les véhicules électriques premium. Reste à observer si cette stratégie permettra à Lucid de gagner en volumes face à une concurrence déjà bien implantée sur le segment des crossovers électriques. A suivre pour l’intégralité des détails et images de ces Cosmos et Earth.

Crédit illustration : Lucid.

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Les voitures électriques de Sony ne prendront pas la route

Afeela 1

La décision était dans l’air depuis l’annonce par Honda de l’annulation de sa grande berline et de son grand SUV électrique de la gamme Zero. Les choses sont désormais officielles, le programme de véhicules électriques de Sony est, lui aussi, arrêté.

Voilà sans doute un des plus gros gâchis de ces dernières années. L’association entre Sony et Honda laissait pourtant entrevoir l’arrivée sur le marché de véhicules attractifs. Imaginez : l’association du savoir faire de Sony en matière de divertissement, de communication, d’écrans, de capteurs avec celles de Honda en matière de prestations régaliennes de l’automobile, de production ou de qualité.

Hélas, tout cela ne verra pas le jour. La semaine dernière, Honda annonçait l’arrêt de trois programmes de véhicules électriques : Acura RSX, Honda Zero Saloon et Honda Zero SUV. Cette gamme Zero annoncée à grands renforts de concepts cars au CES de Las Vegas illustrait la prise de conscience du constructeur japonais envers le véhicule électrique. Mieux, il marquait sa volonté de proposer des modèles sur des bases neuves en faisant référence aux fondamentaux de la marque via les trois termes “mince, léger, sage” (thin, light, wise). De ce programme, il ne reste que le SUV Zero Alpha plus compact.

Du côté de Sony, tout a commencé par le prototype Vision S présenté au CES en 2020. À cette époque, le groupe japonais indique vouloir montrer les possibilités d’application de ses savoirs-faire dans le secteur automobile. Il n’y aurait aucune ambition de produire un véhicule complet. Mais le prototype, conçu par Magna, ne trompe personne. Il est trop abouti pour n’être qu’un simple exercice de communication. Le lancement de la division Sony Mobility début 2022 est d’ailleurs très rapidement suivie de la création de la coentreprise Sony Honda Mobility.

La berline Afeela 1 présentée en 2025 devait arriver sur le marché cette année, suivie en 2028 par le SUV montré il y a quelques mois. Ces deux modèles partageant leur plateforme, mécanique, batteries ainsi que leur usine de production avec les véhicules de la gamme Zero, ils sont directement victimes du choix de Honda.

Notre avis, par Leblogauto.com

Nos regrets vis-à-vis du projet automobile de Sony remontent en réalité beaucoup plus loin. La décision du jour n’est que le coup de grâce porté à un véhicule mal né. Dès sa présentation en janvier 2025 à Las Vegas, l’Afeela 1 a interpellé par le manque d’ambition technologique. Présentée comme un challenger dans le segment premium électrique, la berline japonaise affiche des caractéristiques d’un autre âge. Avec sa batterie de 91 kWh son autonomie n’atteint qu’un petit 480 km. Pire, sa charge se contente de 150 kW. Le tout emballé dans une carrosserie sans aucune originalité lui permettant de sortir du lot. En particulier face à une concurrence chinoise aux dents acérées.

D’ailleurs, Sony avait sans doute pris conscience du fait que sa voiture était hors marché. Son lancement prévu en 2026 était en effet limité à la Californie et au Japon.

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Offre de lancement, prix, caractéristiques : tout savoir la SolarVault 3 Pro Max, la nouvelle batterie de Jackery [Sponso]

Cet article a été réalisé en collaboration avec Jackery

Réduire sa facture d’électricité, mieux gérer sa consommation d’énergie et viser l’indépendance énergétique : voilà le pari de Jackery avec sa nouvelle génération de batterie, dont la SolarVault 3 Pro Max est actuellement disponible à la précommande.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Jackery

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