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Immigration : ce que prépare Édouard Philippe pour la présidentielle 2027

EXCLUSIF - Algérie, regroupement familial… Le maire réélu du Havre, qui mûrit son projet dans l’espoir de s’imposer comme le candidat de la droite et du centre, se dit prêt au « rapport de force » mais soutient l’immigration de travail.

© Sébastien SORIANO

« Il n’y a aucune raison de laisser perdurer un état du droit qui laisserait penser qu’on a une relation particulière avec l’Algérie », indique Édouard Philippe au Figaro, au sujet du traité franco-algérien de 1968.
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Pas-de-Calais : la nouvelle maire RN fait retirer une plaque en hommage à Georges Ibrahim Abdallah

Militant communiste, il avait été condamné en 1987 à la perpétuité pour complicité d’assassinats de diplomates américain et israélien et relâché en juin dernier.

© ANWAR AMRO / AFP

Le militant libanais pro-palestinien Georges Ibrahim Abdallah, 74 ans, donne une conférence de presse à son arrivée dans le village de Kobayat, au Liban, le 25 juillet 2025, après avoir passé plus de 40 ans en prison en France. 
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Marine Tondelier accusée de racisme par le nouveau maire LFI de La Courneuve Aly Diouara

La secrétaire nationale des écologistes avait dénoncé des propos de l’ancien maire de Sarcelles François Pupponi, à l’égard de son successeur, Bassi Konaté. « Dans pas longtemps, on parlera de ton racisme Marine », a répondu le nouvel édile de La Courneuve Aly Diouara.

© BERTRAND GUAY / AFP

Secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier à l’hôtel Matignon à Paris, le 11 mars 2026.
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«Une ville, un peuple, un maire» : accusé par un député RN d’avoir repris un slogan nazi, le maire LFI de La Courneuve supprime son message

«Quand c’est pourri, c’est toujours LFI», a accusé Julien Odoul (RN) après la publication sur X d’une vidéo par l’édile de la ville de Seine-Saint-Denis.

© JULIEN DE ROSA / AFP

Le nouveau maire élu La France insoumise (LFI) de La Courneuve, Aly Diouara, lors de la séance inaugurale du nouveau conseil municipal à l’hôtel de ville de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le 28 mars 2026.
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830 millions de dollars : l’immense data center de Mistral aux portes de Paris prend forme

Mistral a annoncé ce lundi 30 mars 2026 avoir levé 830 millions de dollars sous forme de dette pour financer la construction d'un data center en Essonne, à Bruyères-le-Châtel. Le site, équipé de milliers de puces Nvidia de dernière génération, doit entrer en service d'ici à la fin du deuxième trimestre 2026.

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«Scandaleux» : le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko déplore que l’Élysée n’ait pas condamné les propos tenus sur CNews

Visé par des propos polémiques sur la chaîne d’informations, le premier maire LFI de France assure que sa ville «vit très mal» les attaques dont il est l’objet et est «mise au ban» de la société.

© Benoît TESSIER / REUTERS

Après des propos polémiques le visant sur CNews, Bally Bagayoko dénonce une «responsabilité scandaleuse, y compris par rapport à la population de Saint-Denis».
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Guillaume Tabard : «Présidentielle 2027, l’émulation par le projet avant l’union des candidatures pour le “socle commun”»

CONTRE-POINT - Comme pour Macron en 2017, c’est la nouveauté ou la force d’une offre qui permettra de créer un espace entre LFI et le RN, et d’enclencher une dynamique.

© Castel Franck/ABACA / Castel Franck / Stevens Tomas/ABACA / Stevens Tomas / Castel Franck/ABACA / Castel Franck

La pression monte en vue d’une candidature unique, alors qu’Édouard Philippe a confirmé sa « détermination », que Bruno Retailleau maintient son ambition et que Gabriel Attal s’apprête à dévoiler ses intentions.
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«Dehors les drapeaux européens»: Fraîchement élu, le maire de Carcassonne retire le drapeau de l’UE du fronton de la mairie

«Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français», a écrit dans un message publié sur X l’élu Rassemblement national, suivi d’une vidéo dans laquelle on le voit plier le drapeau européen.

© Figaro Live

Le nouveau maire de Carcassonne retire le drapeau européen sur le fronton de la mairie
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Éric Ciotti au Figaro : « À Nice, s’est incarné l’avenir de la droite »

ENTRETIEN EXCLUSIF - Pour son premier entretien accordé à la presse nationale depuis sa victoire municipale, le président de l’UDR vante son alliance avec le RN qu’il considère comme la seule alternative à la reconduction d’un pouvoir macroniste en 2027.

© VALERY HACHE / AFP

Éric Ciotti, président de l’UDR, le 27 mars lors de son installation à la mairie de Nice, dans les Alpes-Maritimes.
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«Je dois protéger ma famille» : dans les Côtes-d’Armor, un maire élu au premier tour démissionne après des actes de vandalisme

Élu, attaqué, puis contraint de partir. À Moncontour (Côtes-d’Armor), le maire Olivier Pellan a démissionné moins de deux semaines après son élection, après des dégradations visant son domicile et sa voiture, sur fond de tensions autour d’une subvention à une école privée.

© shocky / stock.adobe.com

Photo d’illustration. 
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Quand la Chine tente de “pêcher” Taïwan

Les manœuvres étaient visibles depuis l’espace. À Taïwan, la Chine a un plan : annexer sans combattre. Un patient travail de sape, pour, enfin, finaliser l’œuvre de Mao.

Depuis fin décembre 2025, d’étranges figures apparaissaient en mer de Chine, au large de Shanghai. Deux énormes lettres L inversées, presque aussi longues que l’île de Taïwan, étaient détectées par des satellites. Quelques semaines plus tard, c’était un rectangle qui se formait dans les eaux chinoises, puis, début mars, deux lignes parallèles. Ces figures étaient composées de près de 2 000 bateaux de pêche chinois qui manœuvraient avec rigueur et de façon coordonnée, puis restaient ainsi en place plus de 24 heures. Un phénomène étonnant, tant il est rare de voir des milliers de bateaux s’aligner ainsi sur des centaines de kilomètres.

À quoi bon peuvent servir de telles manœuvres ? La réponse est en réalité connue. Ces figures sont l’expression de la mise en place d’un blocus naval d’un type assez particulier, cherchant à entraver la liberté de circulation maritime par la saturation des eaux, sans avoir à recourir à la force militaire. Pratique car, officiellement, ces bateaux de pêche sont bien civils. Pourtant, Taïwan a raison d’observer ces exercices d’un œil inquiet, car la Chine semble bien se préparer à pouvoir bloquer un jour les accès portuaires de l’île.

Les pêcheurs de guerre chinois

J’approfondis

La réunification de la Chine : une priorité pour Xi Jinping

Xi Jinping a fait de la réunification de la Chine un objectif stratégique central. Récupérer Taïwan lui offrirait un poste avancé en mer de Chine et un accès plus libre au Pacifique. Son pays fait face à un corridor de territoires et d’îles relativement hostiles ou alliés aux États-Unis : Corée du Sud, Japon (une grande base américaine se situant à Okinawa), Philippines et l’île américaine de Guam. Sur le plan économique, la Chine mettrait également la main sur les chaînes de valeur des semi-conducteurs qui dominent le marché mondial : Taïwan dispose en effet de plus de 70 % de parts de marché dans leur fonderie, et même 90 % pour les systèmes les plus avancés.

Par ailleurs, Xi espère également finaliser l’œuvre de Mao Zedong et marquer l’histoire du régime. Le Grand Timonier avait établi le principe « d’une seule Chine » et appelait de ses vœux la « libération » de l’île, dans une lettre ouverte dévoilée le 6 octobre 1958. Intitulée « Message aux compatriotes taïwanais », elle est rééditée le 1er janvier 1979, posant clairement le principe d’une réunification concrète. Mais Xi Jinping va encore plus loin dans son discours du 2 janvier 2019, dans lequel il affirme que l’indépendance de l’île constituerait un « terrible désastre », et n’exclut pas de recourir à la force si nécessaire.

Cette unification de la Chine répond également à des symboliques beaucoup plus anciennes. Depuis le Grand État Yuan (créé par Kubilai Khan), premier régime à parvenir à l’objectif souhaité, tous les suivants ont partagé cet idéal. La crédibilité de l’État chinois repose sur sa capacité à assurer l’unité administrative de ce territoire immense, en dépit de la diversité des langues et des cultures. Dans l’imaginaire collectif local, ainsi que dans la propagande de Pékin, le fait de contrôler l’ensemble du « monde chinois » est un symbole important de légitimité.

Celle-ci est d’autant plus précieuse que l’économie du régime s’essouffle, contrairement à la perception que l’on peut en avoir vue d’Europe. Pourtant, depuis la répression des manifestations démocratiques de la place Tiananmen en juin 1989, Pékin tente d’établir un nouveau contrat social : le peuple renonce à la démocratie, mais en échange, le pouvoir lui assure une amélioration continue de ses conditions de vie grâce à la croissance et au développement économiques.

Mais ça coince désormais. Les marges de rattrapage par rapport aux Occidentaux diminuent. La croissance ralentit dans un contexte de crise immobilière, d’inflation faible et de tensions avec l’Occident. Et surtout, le sentiment de stagnation du niveau de vie, voire de déclassement économique et social des nouvelles générations, devient prédominant. Cela se traduit par un fort pessimisme, d’après une étude de Scott Rozelle (chercheur à l’université de Stanford) de septembre 2024 : alors qu’entre 2004 et 2014, 61,6 % des Chinois considéraient que l’effort était récompensé, ils ne sont plus que 28,3 % à le penser en 2023 et, surtout, sont persuadés que cette calcification sociale est liée à des causes structurelles. Ce pessimisme s’est récemment traduit par une expression en vogue à partir de 2023 : « garbage time », signifiant que les individus ne peuvent plus améliorer leurs conditions.

Face à cet essoufflement économique et social, et à l’incapacité du Parti communiste à garantir une hausse continue et régulière du niveau de vie, il est indispensable pour le régime de trouver un ressort de légitimité complémentaire auprès de son peuple. C’est pourquoi Xi Jinping fait appel au patriotisme dans ses discours, et mène une politique axée sur la puissance nationale, à travers le concept de « grand renouveau national », qui implique en premier lieu la réunification. Dans son discours d’ouverture du 19e Congrès du PCC, en octobre 2017, il a fait de ce thème le fondement même de la nouvelle dynamique insufflée par le pouvoir : « L’histoire a prouvé et prouvera que, sans la direction du PCC, le renouveau national ne sera qu’une chimère ». Il fixe l’objectif de faire de son pays, d’ici à 2049, la première « puissance globale » au monde. En définitive, l’accélération de Xi Jinping à l’égard de la question taïwanaise repose avant tout sur la nécessité de renforcer le régime (pseudo) communiste chinois, et son pouvoir personnel, dans un contexte de fragilisation du contrat social.

Une stratégie d’épuisement

Pour imposer sa souveraineté sur Taïwan, la Chine mène, depuis plusieurs années, une stratégie d’épuisement, fondée sur des exercices maritimes et aériens réguliers ainsi que sur une guerre informationnelle intense. Les incursions aériennes quasi quotidiennes visent à tester les forces taïwanaises et leurs réactions, à collecter du renseignement et à pousser la population à l’erreur pour légitimer une guerre ouverte ou un blocus strict. Pékin organise des exercices navals pour parvenir à ce dernier objectif avec sa milice maritime, composée de chalutiers dont les équipages sont réservistes. Quant aux nombreuses manœuvres de Pékin à proximité de Taïwan, elles visent à intimider, afin d’abaisser les forces morales des Taïwanais et de les contraindre à négocier. Enfin, dans l’espace informationnel, Pékin déploie des narratifs prochinois, s’ingère dans les élections et diffuse des fake news pour favoriser les candidats favorables à la Chine continentale et manipuler les opinions publiques en sa faveur, dans l’espoir d’une réunification pacifique.

De fait, une invasion militaire de Taïwan serait extrêmement complexe à réaliser pour l’APL (Armée populaire de libération), en raison des coûts humains exorbitants qu’entraînerait l’opération amphibie nécessaire, mais aussi à cause de la géographie montagneuse de l’île favorisant une résistance asymétrique, et enfin du niveau technologique avancé de son armée (dépenses à 3,3 % du PIB prévues en 2026), comme du risque majeur d’affrontement direct avec les États-Unis. En outre, l’idée d’une défaite, avec la perte de crédibilité qu’elle entraînerait, est élevée et probablement inacceptable pour le PCC. Ce scénario ne semble donc pas, à ce stade, le plus probable.

En revanche, un blocus strict et durable pourrait être décidé afin de forcer Taïwan à ouvrir les négociations. Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) a simulé, en juillet 2025, plusieurs scénarios de blocus de l’île via la milice maritime et les garde-côtes. Malgré tout, un blocus entraînerait forcément une escalade militaire, avec des pertes se comptant en milliers, et Taïwan ne pourrait résister sans aide directe de l’armée américaine. Une stratégie « à l’ukrainienne », à savoir un soutien important avec la fourniture d’armes mais sans implication directe des États-Unis dans le conflit, ne fonctionnerait pas en raison de la disproportion entre la masse de l’APL et celle de l’armée taïwanaise.

Une invasion peu probable à court terme

De fait, Pékin est confrontée à un dilemme : la solution pacifique s’éloigne tandis que l’option militaire reste extrêmement risquée. L’idée qui fait donc son chemin est celle d’un contrat proposé aux Taïwanais fondé sur « un pays, deux systèmes », sur le modèle de Hong Kong. Taïwan pourrait rejoindre la Chine sur le plan administratif, tout en conservant son propre système économique et juridique. Mais un sondage d’août 2025 révèle que 84 % des personnes interrogées s’opposent à cette formule.

Il est donc probable qu’à court et moyen termes, la Chine poursuive, voire accentue, sa stratégie d’épuisement à coups d’incursions aériennes et maritimes fréquentes, de lutte d’influence dans le champ informationnel et, éventuellement, de provocations et d’entraves à la circulation autour de l’île, pour l’affaiblir économiquement et moralement. À suivre de très près…

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90 personnalités de droite et du centre, dont Maud Bregeon et Vincent Jeanbrun, appellent à une candidature unique pour 2027

Une semaine après les élections municipales et à un an de la présidentielle, quelque 90 personnalités politiques de droite et du centre ont appelé à «un sursaut d’unité» et «une candidature unique» à l’élection de 2027, dans La Tribune dimanche.

© Benoit Tessier / REUTERS

Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement.
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