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Bug OpenClaw : quand l’agent IA efface les mails d’une directrice de Meta

Ce 23 février 2026, Summer Yue est au centre des discussions tech sur X. La responsable de l’alignement IA chez Meta a raconté comment son agent autonome OpenClaw lui a désobéi, supprimant sans autorisation des emails de sa boîte Gmail. Un incident qui soulève de sérieuses questions sur la fiabilité des agents IA.

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Panique en bourse : les marchés financiers ont-ils vraiment compris Claude Code Security ?

Le 20 février 2026, la société américaine Anthropic annonçait le lancement de Claude Code Security, une nouvelle brique de cybersécurité automatisée intégrée directement à son outil de génération de code. L’annonce a provoqué un vent de panique sur les marchés : les valeurs des grandes sociétés de cybersécurité ont vacillé, certains y voyant une rupture brutale du modèle existant. Pourtant, la réalité technique se révèle beaucoup plus nuancée.

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La dernière nouveauté Apple Music arrive sur Android (et personne ne comprend pourquoi)

Nouveauté de la bêta d'iOS 26.4, la fonctionnalité « Playlist Playground », qui génère des playlists avec de l'intelligence artificielle, a fait une arrivée surprise dans la version bêta d'Apple Music sur Android. Une première pour Apple qui réserve habituellement ses fonctions IA à ses propres appareils avec des modèles 100 % locaux.

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Sam Altman (OpenAI) et Dario Amodei (Anthropic) refusent de se tenir la main sur scène : un geste devenu viral

Lors du sommet sur l’impact de l’intelligence artificielle organisé en Inde du 16 au 20 février 2026, Sam Altman et Dario Amodei ont refusé de se serrer la main pendant un salut collectif. Une interaction qui relance l’attention autour de la rivalité entre OpenAI et Anthropic.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 7 de l’année 2026

[Alliancy] La CAIH dévoile un plan stratégique et lance un programme open source pour réduire la dépendance numérique des hôpitaux

✍ Tiago Gil, le jeudi 12 février 2026.

La centrale d’achat informatique hospitalière (CAIH) engage une nouvelle feuille de route sur cinq ans et initie le programme Alternative, destiné à bâtir un socle numérique souverain pour les systèmes d’information de santé.

[LeMagIT] L’Anssi réaffirme son engagement en faveur du logiciel libre (€)

✍ Valéry Rieß-Marchive, le mercredi 11 février 2026.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information vient de réitérer son engagement en faveur du logiciel libre. Dans la continuité d’une politique établie et confortée de longue date.

Et aussi:

[Républik IT] Les candidats aux Municipales vont-ils adopter le Logiciel Libre?

✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 11 février 2026.

L’APRIL relance son initiative «Pacte du Logiciel Libre» à l’occasion du prochain scrutin municipal.

Et aussi:

Voir aussi:

[ZDNET] LibreOffice dénonce le format OOXML

Le mercredi 11 février 2026.

The Document Foundation (TDF) intensifie sa critique contre Microsoft, accusant le géant américain de privilégier ses intérêts commerciaux au détriment de l’interopérabilité.

[Les Numeriques] “Le vibe coding tue l'open-source”: quand l'IA dévore ce qui la nourrit, les économistes sonnent l'alerte

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 9 février 2026.

Quand un développeur demande à Claude ou ChatGPT d’écrire du code, l’IA pioche dans des milliers de bibliothèques libres sans que l’humain ne lise jamais leur documentation. Résultat: les mainteneurs de ces projets open-source, qui vivent de la visibilité générée par les visites et les interactions, voient leur audience s’effondrer. Une étude économique chiffre ce paradoxe: l’IA qui accélère le développement logiciel asphyxie l’écosystème qui le rend possible.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 6 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Républik IT Le Média] Achats numériques de l'État: encore une circulaire pour de bonnes pratiques

✍ Bertrand Lemaire, le jeudi 5 février 2026.

Une nouvelle circulaire travaillée par trois ministères va être publiée pour fixer une doctrine d’achats numériques de l’État. Une de plus.

[Next] Le vibe coding met en danger l’open-source selon des économistes

✍ Martin Clavey, le mercredi 4 février 2026.

En générant du code à partir de multiples sources des logiciels libres, le vibe coding détourne en même temps nombre d’utilisateurs des personnes qui ont créé ces logiciels. Les financements, les rapports de bugs et les discussions s’amenuisent en parallèle à la destruction des communautés d’utilisateurs, constatent des chercheurs en économie.

Et aussi:

[clubic.com] Les logiciels de caisse libres sauvés par la loi de finances 2026

✍ Alexandre Boero, le mercredi 4 février 2026.

La loi de finances 2026, enfin votée, rétablit l’auto-attestation des logiciels de caisse, après un an de mobilisation. Les éditeurs de solutions libres peuvent enfin respirer.

Et aussi:

Voir aussi:

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Air Canada obligée de rembourser un client après une hallucination de l'IA de son service client

En février 2024, une cour canadienne a obligé Air Canada à partiellement rembourser le billet d'avion acheté par l'un de ses clients. Le client avait demandé au bot du support client les conditions dans lesquelles Air Canada rembourse les billets d'avion achetés en urgence lorsqu'un proche décède. Or, le bot a répondu en hallucinant une politique de remboursement qui n'existe pas.

Air Canada a proposé un bon d'achat de 200 dollars canadiens à son client, qui l'a refusé et a porté l'affaire devant un tribunal. Air Canada a combattu la plainte, en argumentant que le client aurait dû se référer aux pages expliquant la politique de remboursement plutôt qu'aux propos du bot. Le juge n'a manifestement pas été réceptif à l'argument, considérant que les propos du bot ont la même valeur juridique que les pages rédigées par des humains.

Suite à ce jugement, Air Canada a semble-t-il rapidement arrêté son bot, dont la mise en place a pourtant été coûteuse. Le bot avait pour objectifs de diminuer les coûts du service client et d'améliorer la qualité du service rendu.

Air Canada must honor refund policy invented by airline’s chatbot
Air Canada appears to have quietly killed its costly chatbot support.
Ars TechnicaAshley Belanger

De mon point de vue, ce qui est intéressant dans cette anecdote est la confiance déraisonnable qu'Air Canada a accordé à son bot. Il est documenté, y compris dans la littérature scientifique, que les IA basées sur des large language models comme ChatGPT sont susceptibles d'hallucinations. Elles ont tendance à inventer des informations qui n'existent pas. Or, Air Canada a semble-t-il fait comme si cette limite, pourtant documentée, n'existait pas, ou était suffisamment mineure pour ne pas poser de problème.

Sur Threads, Gergely Orosz évoque une anecdote similaire dans ces deux posts.

I enjoy hearing companies use GenAI / LLMs as experiments (that can fail!) to improve developer productivity.

Lately, I'm hearing more stories of even large companies where leadership is treating it as a (desperate) solution that must succeed in increasing productivity.

Like there's ~$10B company, losing money big time, where they are pushing devs to dump what they know into the wiki; and hope their internal LLM can scoop it up and e.g. launch new features in new regions, autonomously, and without the need to have a dev involved.

Ugh.

En français :

J'aime bien entendre les entreprises utiliser les IA génératives / les LLM comme des expérimentations (qui peuvent échouer !) pour améliorer la productivité des développeurs.

Dernièrement, j'entends de plus en plus d'histoires de grandes entreprises dont les dirigeants traitent les IA génératives comme une solution (désespérée) qui doit réussir à tout prix à améliorer la productivité.

Par exemple, il y a une entreprise de 10 milliards de dollars qui perd beaucoup d'argent et qui pousse les développeurs à déverser tout ce qu'ils savent dans le wiki, en espérant que leur LLM interne puisse récupérer ces informations et, par exemple, lancer de nouvelles fonctionnalités dans de nouvelles régions [du monde], de manière autonome et sans avoir besoin d'impliquer un développeur.

Ugh.

Quiconque ayant déjà demandé à une IA générative de générer du code informatique sait que le code généré doit être revu méticuleusement. Souvent, c'est du code qui ressemble à du code qui tourne, mais qui ne tourne pas. Ou c'est du code qui tourne, mais qui ne fait pas ce qu'il est censé faire.

Comme pour Air Canada et son bot de service client, croire qu'une technologie aussi sujette à halluciner puisse servir à développer de nouvelles fonctionnalités sans intervention humaine relève de la pensée désidérative. Les IA génératives seront peut-être capables d'écrire du code fiable à 100 %, ou de ne pas halluciner des politiques de remboursement qui n'existent pas. Mais dans sa forme actuelle, la technologie n'en est pas capable.

Comme je l'écrivais l'été dernier, les IA génératives méritent mieux que des paniques morales.

#136 - Les IA génératives méritent mieux que des paniques morales
Ou pourquoi il est important de correctement poser le débat public sur les IA génératives
Olivier Simard-CasanovaOlivier Simard-Casanova

Mais elles ne méritent pas non plus d'être traitées comme des solutions miracles, en oubliant leurs limites pourtant largement documentées. Le risque est alors de commettre des erreurs parfois coûteuses, pourtant faciles à éviter. Je présume qu'Air Canada ne sera pas la seule organisation à prendre ce genre de décision.

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