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Résultat plus mauvais que prévu , Honda freine sur l’électrique

Honda n’échappe pas aux tourbillons du secteur automobile. Le constructeur prévoyait des résultats moins bons que les années passées. C’est maintenant des pertes qui sont annoncées. Le programme 0 series en fait les frais

Les attendus pour l’année fiscale qui se termine fin mars 2026 sont plus mauvais que prévu. Le constructeur projetait un résultat opérationnel divisé par deux et demi. C’est maintenant une perte à laquelle il faut s’attendre. Les résultats définitifs seront communiqués en mai prochain. 
La moto et les produits alliés sont depuis toujours un socle solide pour la marque. Des divisions en bonne santé, qui ne suffisent pas à pallier aux difficultés de la branche automobile. Plusieurs facteurs en sont la cause et conduisent la constructeur a réorienter sa stratégie. 

Made in USA et moteurs thermiques

Comme nombre de ses concurrents, Honda est impacté par les droits de douane aux États Unis. Même si 70% des véhicules vendus sont made in USA, son organisation, ou les usines au Canada, au Mexique et aux États Unis travaillent de concert est mise à mal. Honda veut tendre vers 90% de made in USA, mais en attendant, les droits de douane sont là. D’autre part, le marché est devenu électrico-hésitant. Détroit remet les gaz, sur fond de pertes importantes liés aux investissement dans l’électrique. Les 0 series annonçaient un renouveau avec des modèles tout électrique, entièrement conçus par Honda et destinés en priorité au marché américain. Les couts sont là, mais plus les perspectives. L’Acura RDX et les 0 series en font les frais. Le SUV au physique déroutant ne manquera à personne, mais on regrettera l’iconoclaste berline. 

Chine en quête d’autonomie

En Chine, Honda fait son mea-culpa.  Au delà de l’électrification, les véhicules y sont développés autour du logiciel (SDV), et les ADAS ou la conduite autonome ont une place centrale. Ces fonctions ont pris le pas sur les fonctions matérielles, l’économie ou la praticité qui font encore loi sur les autres marchés.  La marque n’a p.as suivi cette tendance. Elle entend revoir sa stratégie en Chine, mais aussi dans les pays voisins, dans lesquels l’influence chinoise s’accroit

Nouvelles orientations

Honda devrait décliner plus en détail de nouvelles orientations dans les prochains mois. Au delà de l’annonce phare, l’arrêt des SUV et berline 0 series, le constructeur donne quelques indications dans son communiqué. A cout terme, l’accent est plus que jamais mis sur l’hybride, notamment en Amérique et dans les pays d’Asie ou la marge de progression est importante. L’Inde devrait concentrer des investissements importants, tant pour son marché intérieur que pour l’exportation. C’est déjà le cas pour la moto. Les futurs modèles électriques feront l’objet d’une approche plus globale, avec une priorité donnée aux petits véhicules. Fini donc les 0 series américaines, les Ye chinoises et les N japonaises qui avancent avec leurs propres partitions. Les lendemains électriques sont au prix de ce recentrage.

Via Honda

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Essai Jaecoo 7 de 279 ch

Le marché français accueille un nouvel acteur chinois, Omoda & Jaecoo du groupe Chery. Il s’agit d’un constructeur dont les deux lignes de modèles ne sont vendues qu’à l’international depuis 2023. La filiale française a été créée cet été, quelques mois après l’arrivée de la marque en Europe en 2024. Nous avons pris le volant du Jaecoo 7, son SUV compact familial hybride rechargeable en région parisienne.

Des airs de Range Rover

Les nouveaux acteurs du marché venus de Chine s’imposent de plus en plus avec leurs modèles électrifiés. Quand on évoque l’industrie asiatique, on pense d’abord aux Japonais, puis aux Coréens. Avec l’implantation sérieuse de MG Motor ou de BYD en Europe, on n’attendait pas forcément de place pour un autre géant. À cette occasion, la marque nous a offert l’opportunité de prendre le volant du Jaecoo 7. Il s’agit d’un PHEV de 4,50 m. Oui, vous l’avez déjà remarqué comme nous, il a de gros airs de Range Rover. On a connu pire inspiration dans le genre.

Ce Jaecoo 7 n’entend pas pour autant passer trop inaperçu, avec sa calandre géante à barrette. Le logo de Jaecoo reprend tout bonnement le nom de la marque en toutes lettres. Nul besoin donc de mettre sa photo dans Google Images pour deviner de quoi il s’agit. Son regard se distingue par une signature lumineuse sophistiquée intégrant des damiers, alors que les feux principaux pourraient être pris pour des antibrouillards. Les poignées sont escamotables, les ailes larges, avec des roues qui ont presque l’air un peu petites. L’arrière plutôt moderne exhibe fièrement deux sorties d’échappement.

Le plein d’équipements modernes

À bord, le nouveau constructeur n’a clairement pas attendu une première génération « brouillon » avant de tutoyer les fameux standards européens. On se retrouve dans une ambiance plutôt agréable et moderne. On est assis dans des sièges de bonne facture ne manquant pas de moelleux. La banquette accueille généreusement deux passagers, et comme toujours, le troisième qui occuperait la place du milieu sera bien moins à l’aise. L’habitacle baigne dans la lumière, peu importe la météo, grâce à un grand toit panoramique dépassant le mètre carré.

Très sincèrement, la qualité de finition tient plutôt la route. Le dessin plutôt épuré de la planche de bord donne un sentiment d’espace et de zénitude. L’instrumentation se compose de deux écrans, dont une grande dalle verticale tactile de 14,8 pouces. On a même droit à un affichage tête haute. On adore les détails comme les poignées de contre-porte avec vis apparentes, à l’image d’un véhicule de baroudeur. L’équipement s’avère parfaitement complet, avec sièges ventilés, chauffants, chargeur à induction 50 W, vitrages acoustiques (seulement à l’avant). On s’y perd un peu dans les menus de l’écran, il faut bien le reconnaître. Apple CarPlay permet d’avoir quelques repères, avec nos applis préférées. Tous les ADAS attendus sont là, et personnalisables pour limiter les alertes agaçantes.

Bien plus qu’un simple hybride rechargeable

Notre Jaecoo 7 hybride rechargeable offre pléthore de modes. Pour faire simple, il y a tout d’abord un100 % électrique, actif jusqu’à la vitesse vertigineuse de 145 km/h. Dans le meilleur des cas, son autonomie peut atteindre les 90 km selon le protocole WLTP. Pour cela, il faut choisir le mode Initial, le seul qui descend la batterie (18,4 kWh) jusqu’à 15 %. Sinon, le mode hybride garde 25 % de charge, pour assurer le compromis le plus intéressant pour la consommation de carburant. Dans notre utilisation, on a effectivement dépassé les 70 km avant que le thermique ne vienne s’inviter pour de bon.

Le 4 cylindres turbo de 143 ch sert d’abord de générateur pour maximiser la traction électrique jusqu’à environ 80 km/h. Au-delà, il peut aussi entraîner les roues en parallèle du bloc électrique. Ce dernier finit par laisser complètement la main au thermique à haute vitesse. Dans la pratique, on sent à peine l’intervention du moteur à combustion interne, sauf bien sûr lors des fortes charges. Ce qui nous importe au final, c’est la consommation. Malheureusement, l’ordinateur de bord n’affiche la moyenne que sur les derniers 50 km. Mais selon nos projections, batterie presque vide, donc dans la situation la plus défavorable, elle atteint péniblement les 6 litres aux 100 km, un record.

Puissance au rendez-vous

La puissance ? Elle est confortable. Avec les 204 chevaux et les 310 Nm de couple du bloc électrique, on peut compter au mieux sur 279 chevaux, qui assurent un 0 à 100 km/h en seulement 8,5 s. Autant vous dire qu’il ne manque pas de réactivité quand on appuie sur le champignon, et peut-être même un peu trop sur revêtement humide, avec une motricité malheureusement plutôt perfectible dans ces conditions. Rien de bien grave, mais il faut reconnaître que cela peut surprendre en quelques occasions. On regrette aussi une pédale de frein inconstante, la maladie de beaucoup de PHEV, dans le but d’optimiser la régénération.

Ce Jaecoo 7 sait néanmoins bien se tenir quand on le bouscule un peu. Son comportement routier, même sur le mouillé comme le jour de notre essai, s’avère assez rassurant. On en connaît certes de plus incisifs sur le segment. On en a aussi de moins rigoureux, et de plus « molassons » en la matière. On l’aurait presque oublié, on peut recharger notre Jaecoo 7, même si cela prend un peu de temps. Le constructeur communique étrangement sur un 30 à 80 % (contre 10 ou 20 habituellement) en 20 minutes en DC (40 kW et 6,6 kW en AC). On adore l’option V2L, qui permet d’alimenter des objets du quotidien pour agrémenter un barbecue improvisé, par exemple.

Prix canons

On ne va pas tourner autour du pot, à 35 990 €, les concurrents ne peuvent pas suivre, surtout que l’équipement est complet. Les plus exigeants peuvent rajouter 2 000 € pour être full options. Il faut toutefois ajouter un malus au poids, autour de 1 700 €. Les autres dépassent largement les 40 000 euros, qu’ils soient français ou étrangers, avec des performances et des prestations parfois inférieures. La garantie ? 7 ans ou 150 000 km. D’ici la fin de l’année, la marque vise 130 points de vente, pour mettre tout le monde à moins de 45 minutes. Pour vous donner une idée de l’ambition de ce nouvel acteur chinois, Hyundai, plutôt bien établi, en compte un peu plus de 200.

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Zeekr 7GT : prix et versions annoncés pour l’Espagne

Zeekr dévoile les prix de la 7GT en Espagne pour 2026, avec trois versions électriques compétitives dans le segment premium.

Zeekr a officialisé les prix et les détails techniques de son nouveau fastback électrique 7GT pour le marché espagnol. La marque, filiale du groupe chinois Geely, prévoit un lancement au deuxième trimestre de 2026 avec un prix de départ attractif de 45 990 €. Ce modèle vise directement la concurrence des véhicules électriques premium chinois, notamment la BYD Seal, et s’inscrit dans la stratégie de Zeekr de proposer des véhicules haut de gamme à des tarifs compétitifs pour le marché européen. Cette annonce illustre la montée en puissance des constructeurs chinois dans le secteur des véhicules électriques et leur volonté de concurrencer les marques établies sur le segment des berlines et fastbacks électriques.

Trois versions adaptées à différents profils d’acheteurs

La gamme Zeekr 7GT se décline en trois versions distinctes pour répondre aux attentes variées des consommateurs. La version de base Core Business Edition est équipée d’un moteur électrique arrière de 310 kW (421 ch) et d’une batterie LFP de 75 kWh. Cette configuration permet une autonomie WLTP de 519 km et un 0 à 100 km/h en seulement 5,3 secondes, offrant un équilibre entre performance et efficacité énergétique.

La Long Range Launch Edition conserve le même moteur mais augmente la capacité de la batterie à 100 kWh, ce qui permet d’atteindre jusqu’à 655 km d’autonomie WLTP. Cette version cible les conducteurs souhaitant des trajets longue distance sans compromis sur la performance, tout en maintenant un excellent rapport qualité-prix.

Enfin, la version haut de gamme Privilege Launch Edition est dotée d’un double moteur avec transmission intégrale, développant 475 kW (646 ch) et 710 Nm de couple. Elle accélère de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et propose une autonomie WLTP de 558 km. Cette configuration positionne le 7GT comme un concurrent direct des modèles hautes performances tels que la Tesla Model 3 Long Range, tout en restant compétitif sur le marché européen.

Équipement et technologies embarquées

L’équipement de série du Zeekr 7GT comprend un écran multimédia de 15 pouces, un tableau de bord numérique de 13 pouces, une pompe à chaleur, la capacité V2L, un régulateur de vitesse adaptatif et des systèmes ADAS avancés pour la sécurité et l’assistance à la conduite. Les versions Long Range et Privilege ajoutent des fonctionnalités premium comme un affichage tête haute de 35,5 pouces, un système audio haut de gamme et un intérieur en cuir ventilé et massant, soulignant le positionnement « premium accessible » de la marque.

Cette combinaison de technologies et de performances place la Zeekr 7GT dans une catégorie stratégique, capable de séduire les consommateurs européens à la recherche de véhicules électriques alliant autonomie, puissance et confort intérieur.

Une stratégie tarifaire agressive en Europe

Avec un prix de départ inférieur à 46 000 € pour 421 ch, la 7GT se positionne comme une alternative compétitive face aux modèles chinois importés et aux berlines électriques européennes. La version Long Range avec 655 km d’autonomie met la pression sur des concurrents tels que la BYD Seal et la Tesla Model 3 Long Range, en offrant une proposition de valeur très attractive pour les acheteurs européens.

Si Zeekr maintient cette stratégie tarifaire et continue de proposer des équipements premium à prix compétitif, la 7GT pourrait s’imposer comme un véhicule « premium accessible » et créer une pression significative sur les marques allemandes dans le segment des berlines électriques haut de gamme. Le marché européen pourrait ainsi voir un renforcement de la concurrence et une diversification des offres électriques accessibles aux consommateurs.

Notre avis, par leblogauto.com

La Zeekr 7GT démontre que les constructeurs chinois visent une percée stratégique en Europe avec des modèles électriques premium à prix compétitif. Les trois versions offrent un équilibre entre autonomie, puissance et équipements technologiques, répondant aux attentes des différents profils d’acheteurs. Le positionnement tarifaire agressif pourrait perturber le segment des berlines électriques, mettant la pression sur les marques européennes traditionnelles. Enfin, la combinaison performance, confort et autonomie renforce le potentiel de la 7GT comme modèle phare pour Zeekr sur le marché espagnol et européen.

Crédit illustration : Zeekr.

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Renault abandonne définitivement l’essence et le diesel en Europe d’ici 2030 et pousse dans l’électrique

Le groupe Renault a présenté ce 10 mars 2026 un nouveau plan stratégique qui prévoit l’arrêt des ventes de voitures essence et diesel en Europe d’ici 2030. Le constructeur mise désormais sur l’électrification et une nouvelle génération de technologies. Ce virage s’accompagne de nombreux lancements de modèles et d’un repositionnement sur certains marchés internationaux.

Un objectif : arrêter les ventes de modèles thermiques en Europe

Le plan stratégique 2026-2030 du constructeur français prévoit un changement majeur. D’ici 2030, la marque Renault compte cesser de vendre des voitures à essence ou diesel en Europe.

Aujourd’hui, 40 % des modèles vendus par Renault en Europe restent encore purement thermiques. L’objectif est désormais d’atteindre 100 % de ventes électrifiées en Europe à l’horizon 2030.

Hors d’Europe, la marque vise 50 % de ventes électrifiées.

Cette stratégie marque une évolution par rapport à la feuille de route annoncée en 2021. À l’époque, Renault visait 100 % de véhicules entièrement électriques en Europe. Le nouveau plan inclut désormais les motorisations hybrides.

Les hybrides maintenus après 2030

Le groupe explique que la progression du marché électrique a été plus lente que prévu ces dernières années.

Par ailleurs, l’Union européenne a assoupli en décembre son objectif d’électrification pour 2035, en autorisant l’utilisation de véhicules hybrides.

Dans ce contexte, Renault prévoit de maintenir des modèles hybrides en Europe après 2030, tout en poursuivant sa transition vers l’électrification.

Le constructeur adopte ainsi une orientation différente de celle de son concurrent Stellantis, qui envisage de relancer certains modèles à essence et diesel.

36 nouveaux modèles prévus d’ici 2030

Le plan stratégique, baptisé « futuREady », a été conçu par le nouveau directeur général François Provost.

Il succède au plan « Renaulution », lancé par son prédécesseur Luca de Meo, période marquée notamment par le lancement de la Renault 5 électrique.

Entre 2026 et 2030, le groupe prévoit :

  • 36 nouveaux modèles
  • dont 16 modèles 100 % électriques

C’est davantage que sur la période 2021-2025, durant laquelle 32 modèles avaient été lancés.

En Europe, 12 nouveaux modèles Renault doivent arriver sur le marché.

Une expansion ciblée hors d’Europe

La stratégie internationale repose sur trois régions prioritaires :

  • Inde
  • Corée du Sud
  • Amérique latine

Pour ces marchés, 14 des 36 nouveaux modèles seront développés.

Le groupe continue en revanche à rester absent des marchés américain et chinois.

Renault vise plus de 2 millions de véhicules vendus par an d’ici 2030, contre 1,6 million actuellement.
La part des ventes hors Europe devrait atteindre 50 %, contre 38 % aujourd’hui.

Batteries rapides et nouveaux véhicules logiciels

Le constructeur annonce également plusieurs objectifs technologiques.

Parmi eux :

  • des batteries rechargeables en 10 minutes
  • des moteurs électriques sans terres rares
  • des technologies développées en Europe

Renault prévoit aussi de lancer dès 2026 son premier véhicule « défini par logiciel ».

Le premier modèle sera une version utilitaire électrique du Renault Trafic, fabriquée à Sandouville.

Notre avis, par leblogauto.com

Le plan présenté par Renault confirme l’accélération de l’électrification du constructeur, tout en introduisant une dose de pragmatisme avec le maintien des hybrides après 2030. Cette évolution reflète un marché européen de l’électrique dont la progression s’est révélée plus lente qu’anticipé.

Dans le même temps, la stratégie contraste avec celle d’autres groupes comme Stellantis, qui envisagent de relancer certains modèles thermiques, illustrant les ajustements en cours dans l’industrie face à l’incertitude de la transition énergétique.

Glossaire technique

Véhicule électrifié
Catégorie qui regroupe plusieurs technologies : voitures hybrides, hybrides rechargeables et 100 % électriques.

Voiture hybride
Véhicule combinant un moteur thermique et un moteur électrique. L’énergie peut être récupérée au freinage ou provenir d’une batterie rechargeable selon les versions.

Moteur sans terres rares
Type de moteur électrique conçu sans métaux dits rares utilisés dans certains aimants. L’objectif est de réduire la dépendance à certaines matières premières. Ces éléments ne sont pas rares sur Terre, mais sont peu concentrés. Ils sont énergivores à raffiner.

Véhicule défini par logiciel (Software Defined Vehicle)
Voiture dont les principales fonctions sont pilotées par un système logiciel évolutif. Les fonctionnalités peuvent être mises à jour à distance, comme sur un smartphone. Le logiciel est la pierre angulaire du véhicule.

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Volvo EX60 : une forte demande pousse la production

Le SUV électrique Volvo EX60 séduit l’Europe, forçant une augmentation de production en Suède pour répondre à la demande client.

Volvo Cars prépare une montée en production de son nouveau SUV entièrement électrique EX60 pour 2026, en réponse à une demande client très soutenue. Le constructeur suédois souligne que l’accueil réservé à ce modèle sur les marchés domestiques et clés européens, tels que la Suède et l’Allemagne, dépasse largement ses prévisions initiales. Cette dynamique illustre l’essor des véhicules électriques haut de gamme et le rôle stratégique que joue l’EX60 dans la transition énergétique de Volvo, tout en mettant en avant la capacité de l’entreprise à adapter ses volumes de production à la demande réelle.

Une demande européenne exceptionnelle

À peine un mois après la présentation publique du SUV, les carnets de commandes sur les principaux marchés européens affichent des volumes significativement supérieurs aux projections internes. En Suède seulement, plus de 3 000 commandes ont été enregistrées, facilitées par l’offre Care, pensée pour offrir simplicité, transparence et précision, ainsi que trois ans de recharge à domicile gratuite.

Cette première vague de commandes est d’autant plus remarquable que les marchés américains n’ont pas encore ouvert leurs carnets. Les commandes pour les États-Unis sont prévues plus tard ce printemps, ce qui pourrait encore amplifier la demande globale pour le modèle électrique de Volvo. Comparativement au SUV EX30, présenté en 2023, le rythme de commandes pour l’EX60 est nettement plus soutenu, malgré un positionnement prix plus élevé, ce qui démontre l’attractivité des SUV électriques premium auprès des consommateurs européens.

Une production suédoise renforcée

Pour répondre à cette demande inédite, Volvo Cars prévoit d’augmenter la production de l’EX60 dans son usine de Torslanda en Suède. L’entreprise met en place une montée en cadence prudente et progressive afin de garantir une production de haute qualité. Le constructeur est actuellement en discussions avec les syndicats locaux pour maintenir l’usine ouverte une semaine supplémentaire en été, une première dans l’histoire de l’entreprise.

Erik Severinson, directeur commercial de Volvo Cars, a commenté : « Que tant de clients aient commandé l’EX60 dès le premier mois a dépassé nos attentes, et c’est un bon ‘problème’ à avoir. Nous sommes très encouragés par cette demande forte et nous révisons nos plans de production pour 2026, alors que la production pour les clients débutera le mois prochain. »

Cette approche illustre la stratégie industrielle de Volvo, combinant innovation technologique et adaptation flexible des volumes de production pour répondre à la demande sur un marché automobile en rapide évolution.

Performances et technologie de l’EX60

Le SUV électrique EX60 se distingue par son autonomie de premier plan et sa capacité de recharge rapide, comparable à un arrêt traditionnel pour faire le plein ou prendre un café. Son positionnement tarifaire est aligné avec celui du modèle hybride rechargeable XC60 le plus vendu de la marque, renforçant l’accessibilité relative du véhicule tout en offrant des performances électriques avancées.

Volvo précise que les chiffres d’autonomie sont préliminaires et basés sur les standards WLTP, obtenus dans des conditions de test spécifiques. L’autonomie réelle peut varier selon le niveau de charge, les spécifications du véhicule, la température extérieure, l’état de la batterie, les conditions météorologiques, la topographie, le style de conduite et la vitesse. De même, les temps de charge dépendent de la température, de l’état de la batterie et de l’installation de charge, avec des tests réalisés sur des bornes de 400 kW.

Cette transparence sur les performances et la recharge illustre la volonté de Volvo Cars de renforcer la confiance des consommateurs dans ses SUV électriques et d’accompagner la transition vers des véhicules zéro émission sur les marchés européens et internationaux.

Notre avis, par leblogauto.com

La forte demande pour l’EX60 souligne l’attrait croissant des SUV électriques premium en Europe. L’augmentation de production à Torslanda démontre la capacité de Volvo Cars à répondre rapidement aux besoins du marché tout en maintenant la qualité. La comparaison avec l’EX30 confirme que les clients privilégient désormais autonomie, recharge rapide et positionnement tarifaire attractif. Enfin, l’ouverture prochaine des carnets américains pourrait amplifier cette dynamique et renforcer la présence de Volvo sur le segment électrique mondial.

Crédit illustration : Volvo.

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Batteries solides : pourquoi Suzuki investit-il maintenant ?

Le constructeur japonais Suzuki annonce l’acquisition de l’activité batteries solides de la société Kanadevia. L’opération, prévue pour le 1er juillet 2026, vise une technologie de batteries en développement depuis 2006. Elle pourrait permettre de stocker davantage d’énergie tout en améliorant la sécurité.

Suzuki acquiert l’activité batteries solides de Kanadevia

Le 4 mars 2026, Suzuki a annoncé avoir conclu un accord avec Kanadevia (Hitachi Zosen) pour acquérir son activité dédiée aux batteries lithium-ion à l’état solide.

L’entreprise japonaise, basée à Osaka, travaille sur cette technologie depuis 2006. L’opération doit être finalisée le 1er juillet 2026.

Une fois l’acquisition effective, Suzuki prévoit de poursuivre le développement de ces batteries solides dans le cadre de sa stratégie visant à proposer des solutions de mobilité durables et accessibles.

Contrairement à Toyota ou d’autres constructeurs, il s’agit de la première incursion officielle de Suzuki dans ce domaine technologique.

Une technologie de batterie différente du lithium-ion classique

Les batteries lithium-ion solides se distinguent des batteries traditionnelles par leur composition interne.

Dans cette technologie, l’électrolyte liquide est remplacé par un matériau solide. Ce changement permet d’augmenter la densité énergétique, c’est-à-dire la quantité d’énergie pouvant être stockée dans un volume donné.

Concrètement, une batterie peut ainsi stocker plus d’énergie à taille équivalente.

Un procédé de fabrication à sec

Les batteries développées par Kanadevia reposent sur un procédé de fabrication à sec.

Selon les informations communiquées, cette méthode permet notamment :

  • d’éviter toute fuite de liquide
  • d’offrir une résistance aux environnements difficiles
  • d’assurer un fonctionnement sur une large plage de températures

Ces caractéristiques rendent ces batteries adaptées à certaines applications spécifiques, notamment dans l’aérospatiale ou dans des environnements sous vide à haute température.

Une technologie encore en développement

La technologie des batteries solides fait l’objet de recherches depuis plusieurs années dans l’industrie du stockage d’énergie. Elle est souvent présentée comme une évolution possible des batteries lithium-ion actuelles, notamment en raison d’une densité énergétique plus élevée et d’un risque d’incendie réduit.

Avec cette acquisition, Suzuki se positionne sur un domaine technologique encore en développement dans le secteur automobile.

Batteries solides : une technologie encore en développement

Les batteries solides, ou batteries lithium-ion à électrolyte solide, reposent sur un principe différent de celui des batteries lithium-ion conventionnelles. Dans ces dernières, l’électrolyte — le matériau qui permet la circulation des ions entre les électrodes — est liquide. Dans une batterie solide, cet élément est remplacé par un matériau solide. On parle alors aussi de batterie tout état solide.

Ce changement de conception permet notamment d’augmenter la densité énergétique. Autrement dit, une batterie peut stocker davantage d’énergie dans un volume et/ou un poids équivalent. Ce point est souvent présenté comme un enjeu important pour les systèmes électriques, car il peut permettre d’améliorer l’autonomie à taille de batterie identique.

La structure solide de l’électrolyte peut aussi modifier certains aspects liés à la sécurité et à la résistance aux conditions d’utilisation. L’absence de liquide limite notamment les risques de fuite et peut améliorer la tenue dans des environnements difficiles ou soumis à des variations importantes de température. Les batteries solides peuvent également être percées sans emballement thermique.

Une technologie non encore mûre.

Ces caractéristiques expliquent que ce type de batterie soit étudié pour différentes applications techniques, notamment dans l’aérospatiale ou dans des environnements sous vide et à haute température. Dans le secteur automobile, la technologie reste en phase de développement et fait l’objet de recherches depuis plusieurs années.

Des batteries solides existent dans le grand public. Cependant, elles ont encore des limitations et leur coût les limite à certaines applications.

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