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BYD en F1 ? Un projet loin d’être Bydon…

Pour paraphraser le président de la FIA Mohamed Ben Sulayem, ce serait “une étape suivante logique”. Selon des informations rapportées par le média Bloomberg, le géant chinois de la voiture électrique, BYD, étudierait une arrivée de taille en sport automobile, avec dans le viseur le WEC et surtout la F1. 

Après le retour en force des Etats-Unis, qui ont longtemps résisté à la F1, et qui maintenant sont au cœur du sport avec 3 courses et un constructeur (Cadillac), la FIA rêve évidemment de voir le pays du plus grand marché mondial s’engager sur la piste.

BYD, le nouveau géant

Jusqu’à présent, la présence des marques chinoises en sport auto a été discrète. Le cas le plus notable est celui de Lynk & Co qui s’est engagé et a gagné en WTCR. Mais les choses s’accélèrent : Xiaomi puis Yangwang ont lancé des supercars qui ont battu des records sur le Nürburgring, signe d’ambitions nouvelles. Le groupe Chery de son côté s’est tourné vers l’ACO et projette l’arrivée d’Exceed à l’horizon 2029.  

BYD, qui a pris le leadership du marché électrique à l’échelle mondiale devant Tesla, veut doper sa visibilité et surtout défier les grands constructeurs européens, américains et japonais, qui ont encore l’apanage de l’exposition en sports mécaniques.  « BYD examine plusieurs options à la suite de sa croissance rapide en dehors de son marché domestique et de l’évolution continue de la compétition automobile vers les moteurs hybrides » peut-on lire.

Reste à savoir quelle motorisation serait utilisée. Le géant chinois ferait-il le choix d’un bloc thermique déjà existant d’un autre constructeur ? Ou alors prendrait-il le risque de développer son propre moteur thermique ?

Une place chère à acquérir

La F1, en donnant encore plus de place à l’électrique, est évidemment une discipline qui intéresse BYD à la fois pour sa notoriété internationale et la vitrine technologique qu’elle propose. Reste que l’inscription d’une nouvelle écurie n’est pas une mince affaire, autant sur le plan financier (le ticket d’entrée qui dépasse les 500 millions plus le coût des investissements en infrastructures) que sur le plan politique (on l’a vu avec l’affaire Andretti).  

Racheter une écurie pourrait être une solution à la fois moins coûteuse et plus facilement adoubée par le paddock. A ce titre, les rumeurs pourraient rapidement se tourner vers Alpine, puisque l’écurie “française” est au centre de manœuvres d’actionnariat : Otro Capital a mis ses parts en vente, tandis que Christian Horner et Toto Wolff semblent prêt à poursuivre leur rivalité en tant que nouveaux actionnaires potentiels. Et dans tout cela, la présence de Renault est sujette à caution, étant donné le désengagement sportif qui a été amorcé par le groupe, avec l’arrêt du moteur F1 et le retrait du WEC fin 2026. 

Une nouvelle ère ?

Quoi qu’il en soit, l’arrivée de marques chinoises est logique, puisque le sport automobile a toujours reflté, d’une certaine façon, les nouveaux rapports de force de l’industrie. Au tournant des années 60/70, le renouveau industriel et technologique de la France s’est traduit par l’épopée Matra puis celle d’Alpine en rallye et de Renault en F1 avec le turbo.

Dans les années 70 et au début des années 80, la montée en gamme et en puissance de l’Allemagne se traduit par les succès de BMW en tourisme et en F1 ainsi que d’Audi en rallye. Puis, dans la seconde moitié des années 80, l’offensive était japonaise avec Honda en F1 et Toyota au Mans. La Chine, premier marché automobile du monde, a retrouvé sa place au calendrier de la F1 et veut désormais exister comme puissance du sport automobile.  

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Forum sur la sécurité des voitures autonomes aux États-Unis

La NHTSA réunit Waymo, Zoox et Aurora pour discuter de la sécurité et du déploiement des véhicules autonomes aux États-Unis.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) organise un forum national sur la sécurité des véhicules autonomes ce mardi, réunissant les dirigeants de Waymo, Zoox et Aurora. L’objectif : examiner les avancées des robotaxis tout en évaluant les risques et les obstacles réglementaires. Ce forum s’inscrit dans une démarche visant à accélérer le déploiement des véhicules autonomes tout en garantissant la sécurité des usagers.

Rencontre avec les leaders des robotaxis

La réunion réunira Tekedra Mawakana, co-PDG de l’unité d’Alphabet, Aicha Evans, PDG de Zoox, et Chris Urmson, PDG d’Aurora. La discussion portera sur l’avenir des véhicules autonomes et sur les actions potentielles de la NHTSA, notamment l’élaboration de directives sur le développement, les tests et le déploiement sécurisés de ces technologies aux États-Unis. La session d’une journée abordera également l’assistance à distance dans les robotaxis et la manière dont les régulateurs devraient évaluer leur performance par rapport aux véhicules conduits par des humains.

Le directeur de la NHTSA, Jonathan Morrison, a déclaré que l’agence souhaitait soutenir l’innovation dans les véhicules autonomes en raison de leurs avantages potentiels : réduire le nombre d’accidents et étendre la mobilité pour les personnes âgées et handicapées. « Nous adoptons une approche mesurée – en supprimant les barrières inutiles à cette technologie tout en maintenant une surveillance stricte de la sécurité », a-t-il précisé.

Sécurité et enquêtes en cours

Malgré l’enthousiasme pour les véhicules autonomes, la NHTSA reste vigilante. L’agence a ouvert plusieurs enquêtes sur des incidents impliquant des robotaxis, notamment les véhicules Waymo qui ont dépassé illégalement des bus scolaires à l’arrêt. « La technologie n’est pas parfaite. Nous ne serons pas timides lorsque nous détecterons un risque pour le public », a averti Jonathan Morrison.

Le National Transportation Safety Board collabore également aux investigations pour garantir que les véhicules autonomes respectent les normes de sécurité. Parallèlement, le Congrès américain discute d’une législation visant à faciliter le déploiement des véhicules autonomes sans contrôles humains, reflétant les divergences entre législateurs sur la régulation de cette technologie émergente.

Expansion des robotaxis sur les routes américaines

Les États-Unis atteignent un point de bascule pour la mobilité automatisée. L’industrie a dépassé l’ère des tests isolés et des programmes pilotes pour entrer dans une phase où les robotaxis et véhicules commerciaux circulent quotidiennement sur le réseau routier américain. Waymo, par exemple, opère dans plusieurs villes, dont Phoenix, San Francisco, Los Angeles, Austin, Atlanta et Miami. La société a parcouru plus de 200 millions de miles entièrement autonomes sur routes publiques, offrant 400 000 trajets hebdomadaires.

Tesla a également lancé des trajets en robotaxi à Austin en janvier, sans moniteurs de sécurité, renforçant les débats sur la régulation et la supervision de cette nouvelle génération de véhicules autonomes.

La NHTSA souligne l’importance de trouver un équilibre entre innovation technologique et protection des usagers. Les discussions du forum devraient permettre de clarifier les directives futures et d’identifier les bonnes pratiques pour le développement et le déploiement des véhicules autonomes, tout en examinant les technologies d’assistance à distance et les systèmes de sécurité embarqués.

Notre avis, par leblogauto.com

Le forum de la NHTSA illustre la volonté des autorités américaines de combiner innovation et sécurité dans le secteur des véhicules autonomes. Les PDG de Waymo, Zoox et Aurora apportent un retour direct sur les défis opérationnels et réglementaires. L’expansion rapide des robotaxis sur les routes américaines souligne l’urgence d’une législation claire et cohérente. Ce rendez-vous pourrait marquer un tournant dans la normalisation et l’évaluation des technologies de conduite autonome.

Crédit illustration : Zoox.

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Semi-conducteurs : la Chine alerte sur un risque de pénurie pour l’automobile

Le conflit entre Nexperia et sa filiale chinoise ravive le spectre d’une pénurie mondiale de semi-conducteurs, essentielle à l’industrie automobile.

La Chine a mis en garde contre un risque de nouvelle crise mondiale dans l’approvisionnement en semi-conducteurs, un composant crucial pour l’industrie automobile moderne. Selon le ministère chinois du Commerce, l’escalade du différend entre le fabricant de puces néerlandais Nexperia et sa filiale basée en Chine pourrait perturber la production mondiale, notamment celle des constructeurs automobiles qui dépendent fortement de ces composants électroniques.

Un différend industriel aux conséquences mondiales

L’alerte de Pékin intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le siège néerlandais de Nexperia et son entité chinoise. Les autorités chinoises évoquent la possibilité de “nouveaux conflits” susceptibles d’affecter la chaîne d’approvisionnement mondiale en semi-conducteurs. Ces composants électroniques sont indispensables dans l’industrie automobile contemporaine, où ils pilotent une multitude de systèmes embarqués, depuis la gestion du moteur jusqu’aux aides à la conduite, en passant par l’infodivertissement et les capteurs de sécurité.

La production automobile mondiale avait déjà été perturbée en octobre dernier lorsque la Chine avait imposé des contrôles à l’exportation sur les puces Nexperia fabriquées sur son territoire. Cette décision faisait suite à la saisie de l’entreprise par les autorités néerlandaises à sa société mère chinoise Wingtech. Les semi-conducteurs produits par Nexperia sont en effet largement utilisés dans les systèmes électroniques des véhicules, ce qui signifie qu’une perturbation dans leur fabrication ou leur distribution peut rapidement affecter l’ensemble de la filière automobile, des équipementiers aux constructeurs.

Même si la pénurie mondiale de puces électroniques s’est quelque peu atténuée après des discussions diplomatiques, les tensions internes à l’entreprise se sont intensifiées. Le siège de Nexperia aux Pays-Bas soutient la suppression du contrôle de Wingtech, tandis que l’unité chinoise réclame au contraire le rétablissement de cette gouvernance.

Tensions entre le siège néerlandais et la filiale chinoise

La situation s’est encore compliquée lorsque la branche chinoise chargée de l’assemblage et du conditionnement des puces a accusé le siège néerlandais d’avoir désactivé les comptes informatiques de tous les employés en Chine. Selon Pékin, cette décision aurait déclenché de nouveaux désaccords et rendu plus difficiles les négociations entre les différentes parties.

Dans un communiqué officiel, le ministère chinois du Commerce a estimé que ces actions avaient perturbé le fonctionnement normal de l’entreprise. Les autorités chinoises ont également averti que si cette situation devait conduire à une nouvelle crise mondiale de production de semi-conducteurs, la responsabilité incomberait aux Pays-Bas.

De son côté, l’entité néerlandaise de Nexperia n’a pas démenti la désactivation des comptes informatiques. Elle conteste toutefois l’affirmation selon laquelle cette décision aurait affecté la production dans l’usine d’assemblage et de test située dans la province du Guangdong, un site stratégique pour la fabrication et le conditionnement de ces composants électroniques utilisés dans l’électronique automobile.

Une impasse malgré les tentatives de médiation

Le différend s’inscrit dans une crise plus large entre les deux branches de l’entreprise. Après le retrait du contrôle de Wingtech en septembre, la filiale chinoise de Nexperia s’est déclarée indépendante de sa maison mère néerlandaise. Depuis lors, les deux entités se sont accusées mutuellement de mener des négociations de mauvaise foi.

Dans ce climat de défiance, le siège néerlandais a également suspendu l’approvisionnement en wafers – les plaquettes de silicium servant de base à la fabrication des semi-conducteurs – vers l’usine du Guangdong. Cette décision accentue les inquiétudes concernant l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Plusieurs gouvernements ont tenté de favoriser une résolution du conflit. Pékin, La Haye et Bruxelles ont ainsi engagé des démarches pour encourager une médiation entre les différentes parties. Toutefois, ces efforts n’ont pas permis pour l’instant de débloquer la situation.

La Chine estime notamment que les autorités néerlandaises n’ont pas fait suffisamment pour encourager un compromis. Pékin critique également les procédures judiciaires engagées à Amsterdam qui ont conduit au transfert des actions de Wingtech à un avocat néerlandais en octobre. Tant que ces procédures restent en cours, les tensions entre les deux camps risquent de persister.

Dans un secteur aussi stratégique que celui des semi-conducteurs, une telle impasse pourrait avoir des conséquences directes sur l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs dépendent en effet de plus en plus de l’électronique embarquée pour leurs modèles, qu’il s’agisse de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

La crise entre Nexperia et sa filiale chinoise rappelle à quel point la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs reste fragile. L’industrie automobile dépend fortement de ces composants pour ses systèmes électroniques et ses technologies embarquées. Une perturbation durable pourrait rapidement se traduire par des ralentissements de production chez les constructeurs. Le dossier illustre aussi la dimension géopolitique croissante des technologies liées à l’automobile.

Crédit illustration : Reuters.

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Un trailer et une démo pour confirmer que WILL: Follow the Light sent toujours bon

WILL: Follow the Light, c’est ce walking sim développé par le petit studio TomorrowHead, qui promet de nous emmener sur les mers nordiques pour un beau voyage rempli de petites énigmes environnementales. On vous en avait parlé il n’y a pas si longtemps, lors du Steam Néo Fest, le mois dernier. Entre temps, une nouvelle démo d’une durée d’un peu moins d’une heure et un court trailer de gameplay ont été révélés. Et si ce dernier est un peu décevant, puisqu’il ne propose que des séquences issues de la démo, poser les mains sur le jeu à nouveau s’est avéré plutôt positif.

Capture d'écran nº 0

Fort d’une proposition immersive aux paysages dépaysants et aux graphismes honorables (excluant, avec tout le respect dû aux artistes 3D, les modèles des personnages), WILL: Follow the Light semble trouver ses plus grands atouts dans son ambiance visuelle et sonore. Se retrouver seul en mer sur son petit bateau à moteur a son charme, et ce notamment grâce à une soundtrack d’excellente facture. En ce qui concerne l’exploration terrestre, elle est ponctuée de puzzles, notes à lire ou encore journaux audio à écouter. Une narration classique, mais dont on n’a pas de raison de se plaindre.

Capture d'écran nº 6

En tout cas, si la démo a réussi à faire quelque chose, c’est nous donner envie de reprendre la mer pour y découvrir de nouvelles îles à parcourir. Un bilan donc plutôt encourageant pour le titre, qui livrera sans doute plus d’émotion et un périple moins calme dans sa version finale (ce qui ne le rendra pas moins horrifiant pour tout amateur d’action). Quoi qu’il en soit, vous êtes maintenant prévenus et pouvez, si le jeu vous intéresse, vous rendre sur sa page Steam afin de le mettre en wishlist ou encore de tester la démo par vous-même.

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Conflit au Moyen-Orient : les exportations automobiles asiatiques menacées

La guerre contre l’Iran pourrait perturber les exportations de voitures asiatiques vers le Moyen-Orient, un marché clé pour la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée.

La guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, entrée dans son septième jour vendredi, pourrait perturber fortement les exportations automobiles asiatiques vers le Moyen-Orient. Cette région représente un marché stratégique pour de nombreux constructeurs automobiles, notamment en Chine, en Inde, en Corée du Sud et au Japon. Les tensions géopolitiques actuelles menacent le transport maritime via le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour l’acheminement des véhicules vers les pays du Golfe.

Les constructeurs automobiles asiatiques expédient chaque année des voitures d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vers le Moyen-Orient. Cependant, face aux craintes d’attaques potentielles de Téhéran, le trafic maritime sur cette route stratégique est fortement perturbé. Cette situation crée des incertitudes logistiques pour les industriels de l’automobile, qui dépendent largement de ces routes commerciales pour exporter leurs véhicules neufs vers des marchés en pleine croissance.

Le Moyen-Orient, marché clé pour la Chine

Le Moyen-Orient est devenu le deuxième plus grand marché étranger pour les véhicules fabriqués en Chine. Cette région prend une importance croissante pour les constructeurs automobiles chinois, qui cherchent à compenser la faiblesse de la demande sur leur marché domestique.

En 2025, les fabricants chinois ont expédié 8,32 millions de voitures à l’étranger. Parmi ces exportations automobiles, 1,39 million d’unités – soit environ un sixième – ont été destinées aux pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ces chiffres proviennent de l’Association chinoise des voitures particulières.

Plusieurs constructeurs automobiles dominent ces flux d’exportations. Parmi les principaux acteurs figurent Chery Automobile, BYD, SAIC Motor, Changan Automobile et Geely. Ces marques représentent une part importante de la production automobile chinoise destinée à l’exportation.

Les coentreprises chinoises de constructeurs étrangers jouent également un rôle majeur dans ce commerce international. Les marques Kia, Hyundai Motor et Toyota figurent ainsi parmi les dix principaux exportateurs de voitures vers le Moyen-Orient, selon les données de l’institut de recherche automobile Gasgoo, spécialisé dans la chaîne d’approvisionnement du secteur automobile en Chine.

L’Inde renforce sa présence automobile

L’Inde constitue également un acteur important dans les exportations de voitures vers les marchés du Moyen-Orient. En 2025, le pays a exporté des véhicules d’une valeur totale de 8,8 milliards de dollars. Selon les données douanières disponibles, environ 25 % de ces exportations automobiles ont été destinées aux pays du Golfe, principalement l’Arabie saoudite.

Parmi les constructeurs les plus exposés à ce marché figure Hyundai Motor. Le constructeur sud-coréen expédie depuis l’Inde une part significative de sa production automobile vers la région. En 2025, la moitié de ses expéditions mondiales depuis l’Inde, soit environ 1,8 milliard de dollars, ont été destinées aux pays du Golfe.

Toyota présente également une forte exposition à ce marché régional. Sur les 470 millions de dollars d’exportations réalisées depuis l’Inde l’année dernière, environ deux tiers – soit plus de 300 millions de dollars – ont été envoyés vers le Moyen-Orient.

D’autres constructeurs automobiles participent à ces flux commerciaux. Maruti Suzuki envoie moins de 15 % de ses exportations en valeur vers la région du Golfe. Sur un total de 3,2 milliards de dollars d’exportations en 2025, les véhicules destinés à cette zone ont représenté environ 457 millions de dollars. Nissan Motor, pour sa part, affiche une exposition d’environ 318 millions de dollars depuis l’Inde, soit 38 % de ses exportations automobiles totales sur la même période.

Corée et Japon également exposés

La Corée du Sud constitue un autre acteur majeur dans le commerce automobile international vers le Moyen-Orient. En 2025, les exportations totales de voitures sud-coréennes ont atteint un niveau record de 72 milliards de dollars. Parmi ce total, 5,3 milliards de dollars de véhicules ont été envoyés vers le Moyen-Orient, soit une progression de 2,8 % par rapport à l’année précédente, selon l’Association coréenne du commerce international.

Les constructeurs Hyundai Motor et Kia sont particulièrement présents sur ces marchés. En 2025, les exportations de Hyundai vers le Moyen-Orient et l’Afrique ont représenté 8 % de ses ventes en gros mondiales, qui ont atteint 4,14 millions d’unités. Cela correspond à environ 317 000 voitures expédiées vers ces régions.

Kia affiche une proportion similaire. Le constructeur a envoyé 8 % de ses ventes en gros mondiales de 2025 vers le Moyen-Orient et l’Afrique, sur un total de 3,1 millions d’unités vendues.

Le Japon reste également très présent dans la région. En 2025, Toyota a exporté 320 699 véhicules depuis le Japon vers le Moyen-Orient, soit une hausse de 5,4 % par rapport à l’année précédente. Ces volumes représentent un peu plus de 15 % des exportations totales du constructeur, qui ont dépassé les deux millions d’unités sur l’année.

Toutefois, les tensions géopolitiques pourraient déjà avoir un impact sur la production et la logistique. Selon des informations rapportées par le Nikkei, Toyota prévoit de produire près de 40 000 véhicules de moins destinés aux marchés du Moyen-Orient en raison des inquiétudes liées à la situation dans la région et aux contraintes logistiques associées.

Notre avis, par leblogauto.com

Les données montrent à quel point le Moyen-Orient est devenu un marché stratégique pour l’industrie automobile asiatique. Les volumes exportés par la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon illustrent l’importance de cette région pour la croissance internationale des constructeurs. La dépendance au transport maritime via le détroit d’Ormuz constitue toutefois un point de fragilité pour la chaîne logistique. Si les tensions géopolitiques se prolongent, elles pourraient perturber durablement les flux d’exportation et les stratégies commerciales des constructeurs.

Crédit illustration : BBC.

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Alpina : une page d’histoire se tourne avec ce XB7 Manufaktur en série limitée

Alpina change de philosophie

Constructeur à part entière à partir de 1983, Alpina voit son destin basculer début 2022 quand est conclu un accord d’acquisition par BMW. Le préparateur assure son avenir, mais perd son indépendance, face à une recomposition rapide du monde automobile où les « artisans » sont évidemment en délicatesse.

L’intégration d’Alpina va s’achever en 2026, se traduisant par sa mutation en griffe de luxe de la firme bavaroise, en lieu et place du constructeur historique, qui avait su proposer sa touche si personnelle aux BMW, basée sur la puissance et l’élégance. Depuis 1er janvier 2026, BMW ALPINA opère en tant que sous-marque du groupe BMW, avec pour ambition de concurrencer Mercedes-Maybach. Cela s’est déjà traduit par un changement de logo.

La XB7 Manufaktur, premier modèle Alpina produit hors du site historique de Buchloe, tire sa révérence avec une édition spéciale limitée à 120 exemplaires pour les États-Unis et le Canada, au prix de 181 550 $ – soit 24 000 $ de plus que la XB7 standard. 

Raffinement et badges spéciaux : le combo du modèle spécial

Ce modèle se distingue par ses finitions mates, proposées dans des teintes “historiques” vert Frozen ALPINA ou bleu Frozen ALPINA, clins d’œil vers le passé, au même titre que les jantes forgées de 23 pouces au design “Classic” et l’autocollant de profil, inspiré des années 1980, qui joue aussi son rôle rétro. 

Outre sa peinture mate, cette édition spéciale se distingue également par un logo Manufaktur discret, gravé au laser sur les montants B et un badge supplémentaire sur le hayon. Le style Shadowline complet est appliqué, avec du noir brillant qui va de la calandre jusqu’aux embouts d’échappement. 

Outre les logos exclusifs, l’habitacle est toujours revêtu de cuir Merino intégral Tartufo, avec un logo ALPINA vert et bleu ornant les appuie-têtes avant. Tous les modèles sont équipés d’une suspension pneumatique à deux essieux, de sièges capitaine en deuxième rangée et d’un système audio Bowers & Wilkins Diamond Surround Sound. Cerise sur le gâteau, vous aurez deux sacs week-end en cuir, confectionnés à la main et assortis à l’intérieur. 

Des capacités, et pas que pour accélérer


Sous le capot, le V8 biturbo 4,4 l dérivé du BMW S68 reçoit une hybridation légère 48 V pour délivrer 631 ch et 800 Nm, transmis aux quatre roues par une boîte automatique à huit rapports signée Alpina. BMW annonce un 0 à 100 km/h en 4,2 s, tandis que la suspension pneumatique à deux essieux ajuste la hauteur sur environ 8,1 cm, avec stabilisation active du roulis, direction intégrale et capacité de remorquage proche de 3 400 kg. 

Un peu de patience pour les vraies nouveautés

La production à Spartanburg débutera en septembre, et les premières livraisons sont prévues pour le quatrième trimestre. Une fois le 120e exemplaire assemblé, cette génération sera retirée du catalogue. Pour la première vraie nouveauté Alpina sous l’ère BMW, il faudra attendre encore un peu. 

Un successeur basé sur la deuxième génération du X7 (G67) est attendu plus tard dans la décennie sous le nom de G69. Au lieu d’une unique version V8, comme c’était le cas jusqu’à présent, un moteur six cylindres serait également prévu. Que les puristes soient prévenus : un projet électrifié est également dans les cartons.

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Rappel massif chez Ford : 1,74 million de véhicules concernés

Ford rappelle 1,74 million de véhicules aux États-Unis pour un problème de caméra de recul affectant plusieurs SUV et modèles Lincoln.

Ford fait face à une nouvelle campagne de rappel d’ampleur aux États-Unis. Le constructeur automobile américain doit rappeler environ 1,74 million de véhicules en raison d’un problème lié au système de caméra de recul, un équipement devenu indispensable dans les voitures modernes. Selon l’autorité américaine de sécurité routière, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), deux défauts distincts pourraient entraîner un mauvais affichage de l’image lorsque le véhicule passe en marche arrière.

Un problème technique sur plusieurs modèles Ford

Le premier rappel concerne environ 850 000 véhicules des gammes Ford Bronco et Ford Edge. D’après les informations communiquées par la NHTSA, le problème serait lié à un module informatique intégré au système d’affichage du véhicule.

Ce composant électronique, qui gère notamment la diffusion de l’image de la caméra de recul sur l’écran central du tableau de bord, pourrait surchauffer dans certaines conditions. Lorsque cela se produit, le module peut s’éteindre de manière inattendue. Dans ce cas, l’image de la caméra arrière ne s’affiche plus lorsque le conducteur enclenche la marche arrière.

La caméra de recul est aujourd’hui un élément clé des systèmes d’aide à la conduite et de sécurité active. Elle permet au conducteur de visualiser l’arrière du véhicule lors des manœuvres de stationnement ou lors des déplacements à faible vitesse. Une défaillance de ce dispositif peut donc réduire la visibilité du conducteur et compliquer certaines manœuvres.

Un second rappel pour inversion d’image

Le second rappel annoncé par le régulateur américain concerne environ 890 000 véhicules supplémentaires. Cette campagne touche plusieurs SUV de la marque, notamment les Ford Escape et Ford Explorer, mais aussi deux modèles de la marque premium Lincoln : les Corsair et Aviator.

Dans ces véhicules, le problème identifié est différent. Selon la NHTSA, l’image affichée sur l’écran central du système multimédia peut se retourner ou s’inverser lorsque la marche arrière est engagée. Autrement dit, la caméra fonctionne, mais l’image affichée au conducteur n’est pas correcte.

Une image inversée peut provoquer une confusion lors des manœuvres, car la représentation visuelle de l’environnement arrière ne correspond plus à la réalité. Cela peut rendre plus difficile l’évaluation des distances ou la détection d’obstacles derrière le véhicule.

Ford travaille sur une solution

Pour l’instant, Ford indique travailler à l’élaboration d’une solution technique pour corriger ces deux problèmes. Toutefois, le constructeur n’a pas encore annoncé de correctif définitif pour les véhicules concernés par ces rappels.

Les propriétaires des modèles concernés devraient être informés par le constructeur une fois qu’une solution sera disponible. Comme dans toute campagne de rappel, l’intervention technique sera réalisée par le réseau de concessionnaires de la marque.

Ces nouveaux rappels s’inscrivent dans une série plus large pour le constructeur basé à Dearborn, dans l’État du Michigan. Depuis le début de l’année, Ford a déjà lancé 17 campagnes de rappel aux États-Unis. Selon les données de la NHTSA, ces opérations concernent au total plus de 7,3 millions de véhicules.

À titre de comparaison, le deuxième constructeur ayant enregistré le plus de rappels cette année est Hyundai Motor, avec cinq campagnes touchant environ 700 000 véhicules. L’écart souligne l’ampleur des opérations actuellement menées par Ford pour corriger différents problèmes techniques identifiés sur certains de ses modèles.

Dans un contexte où les véhicules intègrent de plus en plus d’électronique, de capteurs et de systèmes d’aide à la conduite, les rappels liés aux logiciels, aux modules informatiques ou aux systèmes d’affichage deviennent de plus en plus fréquents dans l’industrie automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel massif montre l’importance croissante des systèmes électroniques dans les véhicules modernes, notamment pour les aides à la conduite comme la caméra de recul. Les deux défauts identifiés concernent l’affichage de l’image, un élément crucial lors des manœuvres. Le volume de véhicules concernés souligne aussi l’ampleur potentielle d’un problème technique lorsqu’il touche un composant partagé par plusieurs modèles. Reste désormais à voir quelle solution technique Ford mettra en place pour corriger ces anomalies.

Crédit illustration : Ford.

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