Gaza : Israël annonce suspendre l’entrée de l’aide de l’Unicef en provenance d’Égypte après avoir déjoué «une tentative de contrebande»
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Le Engwe L20 3.0 Boost est un vélo électrique aux roues 20 pouces pensé pour être facile à manier comme à garer. Conforme aux normes françaises, il développe un moteur de 250 watts, aide au pédalage jusqu’à 25 Km/h et propose un cadre pliant pour ne pas être encombrant.

Le Engwe L20 3.0 Boost est une machine assez intéressante pour toute personne à la recherche d’un engin de loisir comme de transport quotidien. Autonome avec une assistance dépassant les 100 km sur une seule charge, il propose de se plier pour ne pas vous gêner au quotidien. Que ce soit sur un balcon, au fond d’un garage ou en mode multimodal en le positionnant dans un autre mode de transport, ce vélo compact offre en même temps de la robustesse et du confort.

Point clé de ce modèle : un moteur de moyeu qui propose 250 watts d’assistance avec un capteur de couple intégré. Ce dispositif vous aidera à atteindre la vitesse souhaitée naturellement et jusqu’à 25 Km/h. Une fonction Boost permettra en outre de pousser la puissance du moteur au maximum en atteignant 75 Nm de couple. Cela n’affectera pas la vitesse du vélo mais permettra de franchir un obstacle comme une côte sans avoir à redoubler d’efforts.

La présence d’un dispositif 7 vitesses Shimano permettra d’adapter le pédalage en toutes circonstances et de ménager vos efforts comme votre autonomie. En effet, suivant la puissance d’assistance enclenchée, l’autonomie du vélo ne sera pas la même. Établie sur trois niveaux, elle poussera votre trajet de 85 Km en mode maximum à 120 Km dans le mode le plus économique ou à 100 km sur la version intermédiaire. En laboratoire, le vélo atteint même 135 Km d’autonomie mais ce type de test n’est généralement pas très réaliste.

Malgré un poids élevé, 33 Kg avec sa batterie, le Engwe L20 3.0 Boost propose une approche multimodale intéressante. Plié il peut entrer dans un coffre de voiture ou se hisser dans un train pour effectuer un trajet en étapes. Son cadre bas permet un enjambement facile et son format compact de se faufiler facilement. C’est un engin qui peut se garer dans un espace contraint, par exemple sur son lieu de travail.
Ce sera également un bon vélo de balade, assez confortable avec ses doubles suspensions. Pas dédié à une pratique sportive, il pourra accompagner des virées sur routes et chemins. Avec des freins hydrauliques à disque, un éclairage complet avant et arrière avec témoin de frein, des pneus anti-crevaison, un klaxon, une selle sur suspension ergonomique et même un petit porte bagage, c’est un moyen de transport simple et complet qui peut aussi bien servir à de grands parcours qu’à aller chercher du pain.

Le chargeur livré est un modèle compact et rapide. La batterie amovible 13.5 Ah est rechargeable en 8A ce qui amène à faire le plein en 2 heures seulement. Combiné à une excellente autonomie, cela fait de ce modèle un vélo très adapté à un usage quotidien. Son ordinateur de bord, couplé à une application complète, prendra soin de noter vos kilomètres parcourus et de vous renseigner sur l’autonomie restante.

Le Engwe L20 3.0 Boost est proposé sur Geekbuying à 1399€ mais avec le code NNNGHBC il passe à 1299€ TTC en version noire ou dorée, avec une livraison gratuite effectuée depuis des entrepôts européens. Le montage de ce type de vélo est simple à la réception. Il s’agit de fixer le guidon avec une clé Allen fournie. Les pédales, pliantes pour un gain de place, sont déjà montées. Le temps nécessaire avant la première balade est uniquement contraint par une première charge complète de la batterie. Comptez une demi-heure avant de pouvoir donner votre premier coup de pédale.
Le vélo électrique Engwe L20 3.0 Boost en promo à 1299€ © MiniMachines.net. 2026

La mise à jour 8.2.20 des derniers produits Bose QuietComfort Ultra intra comme casque et autres enceintes Bose SoundLink ne passe pas bien. Comme un éditeur de logiciel qui décide de supprimer ou de modifier des fonctions, le fabricant a décidé de procéder à des changements techniques importants.

En février, Bose a décidé de déployer une nouvelle mise à jour technique de ses casques et enceintes. Plusieurs modèles sont concernés, comme les QuietComfort Ultra ou les enceintes Soundlink Flex, Micro, Plus et Max. Des produits Bluetooth assez haut de gamme avec beaucoup de fonctions avancées de gestion du son et de l’environnement. Parmi les points clés de cette mise à jour, des avancées techniques assez importantes. La prise en charge du format Lossless Audio pour un meilleur rendu sonore. Un nouveau procédé de gestion vocale pour un usage sur ordinateur est également de mise. Des évolutions évidemment appréciées car elles jouent sur de nouveaux services en plus des anciens ou sur la qualité des propositions existantes.

La FAQ de Bose indique toujours des fonctions qui ont disparu.
Mais dans le « package » de cette mise à jour, on retrouve quelques changements techniques qui vont bouleverser les habitudes des utilisateurs. Si vous avez acheté un casque Bose parce qu’il offrait la possibilité de basculer facilement d’un appareil Bluetooth à un autre en appuyant sur un bouton, cela n’est plus possible. Auparavant, on pouvait par exemple écouter la musique de son PC directement sur son casque et, si on le désirait, on pouvait basculer la source du PC vers son smartphone. Pour obtenir ce même résultat, il faut désormais utiliser… son application smartphone.

Problème, c’est lent. Lorsqu’on écoute de la musique sur son PC et qu’on reçoit un appel sur son smartphone, la possibilité de basculer le son simplement de l’un à l’autre était un gros point positif. Devoir ouvrir une application au lieu de décrocher son appel est évidemment impossible, la personne aura raccroché avant que vous puissiez le faire. Même constat pour la fonction qui permet de connaitre la charge de votre batterie. Désormais l’appareil ne donne plus cette indication en appuyant dessus. Il faut obligatoirement lancer l’application.

C’est un vrai souci pour de nombreux utilisateurs qui se retrouvent avec des appareils qui fonctionnent non pas moins bien mais différemment. L’achat d’un casque ou d’une enceinte peut être déterminé par de nombreux paramètres, dont la présence de ce type de fonction. Typiquement, pouvoir basculer entre plusieurs sources audio de manière naturelle est un gros point clé de ces produits Bose. Les voir disparaître enlève un argument d’achat important.
Il est impossible, chez Bose, de rebasculer un appareil de ce type vers une ancienne mise à jour. Le rétablissement de ces fonctions dépend donc surtout de la grogne des utilisateurs et des échos faits en ligne.

Reste que cela pose explicitement la question de la propriété de ce type d’appareil. Est-ce qu’il s’agit bien du client final, celui qui a acheté un objet pour des fonctions spécifiques ? Ou est-ce que Bose est toujours l’architecte logiciel et le véritable chef d’orchestre des usages possibles de l’objet ? Les mises à jour des appareils Bluetooth sont plus que poussées en avant par les marques et leurs applications avec finalement fort peu de détails au sujet des fonctionnalités qui vont changer. Avoir un déploiement plus précis et pourquoi pas des fonctions « à la carte » poussées par les applications serait un grand point positif pour ces appareils.
Apparemment, vous êtes assez nombreux à avoir acheté un casque Bose QuietComfort ou une enceinte Soundlink dans les bons plans et à être déçus par ce changement de fonctionnement. Il serait intéressant que la marque s’intéresse à ses retours et considère ses clients plus comme des propriétaires de leurs appareils que comme des locataires de leurs produits.
A qui appartiennent vraiment les produits Bose ? © MiniMachines.net. 2026

Le nouveau BRIX BRU9-386H semble être le fer de lance d’une nouvelle gamme de MiniPC Panther Lake chez Gigabyte. Ce nouveau modèle ne sort pas forcément au moment le plus favorable et il sera assez couteux d’en tirer tout le parti. Mais cela reste un appareil assez impressionnant d’un point de vue compacité et usages.

Gigabyte BRIX BRU9-386H
Le BRIX BRU9-386H propose d’embarquer un Core Ultra 9 386H dans un boîtier de 11.26 cm de large, par 11.94 cm de profondeur et 3.44 cm d’épaisseur. Un châssis compact et peu épais pour cette puce Intel qui déploie 16 cœurs dans une formule 4 P, 8 E et 4 LPE pour 16 Threads au total et un TDP de base de 25 Watts que la marque permettra d’exploiter à 28 watts. Une puce qui propose 4 cœurs Xe dans un circuit graphique Intel à 2.5 GHz et un NPU 50 TOPS.

Autour de cette base, on retrouvera plusieurs éléments intéressants. D’abord, la présence de deux espaces de stockage avec deux slots M.2 2280 NVMe PCIe. Le premier en Gen5x4 et le second en Gen4x4. Un troisième port M.2 2230 embarquera une carte réseau RTL8922AE proposant du Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4. Ensuite, la possibilité de monter 96 ou 128 Go de mémoire vive à bord. La carte mère supportera les deux normes SODIMM et CSODIMM. Dans le premier cas, elle pourra additionner deux barrettes de 48 Go en 5600 MHz. Dans le second, deux barrettes de 64 Go en 6400 MHz. De quoi effectuer de nombreux travaux différents.
Le reste est plus classique avec une très large connectique promettant quatre sorties vidéo, de l’Ethernet 2.5 Gigabit piloté par un chipset Intel I226LM et une ribambelle de ports avant et arrière.

On imagine que ce modèle est clairement pensé pour une intégration VESA. Il sera d’ailleurs livré avec un support VESA 75×75 et 100×100. Son bouton de démarrage est situé sur le haut du châssis, dans l’angle droit, de manière à pouvoir être facilement manipulé par 90 % de la population2. L’aspiration par les côtés et l’évacuation de l’air chaud par l’arrière permettront de refroidir le processeur. Un support Antivol type Kensington Lock offrira de quoi sécuriser l’appareil et empêcher son ouverture.

Pas de date de disponibilité ni de prix pour le moment. Il est vraisemblable d’espérer des versions déclinées dans d’autres puces Panther Lake à terme, mais pour le moment aucune trace chez le fabricant d’autres versions Panther Lake. Avec autant de mémoire vive et de stockage possibles, l’appareil semble tourné vers des usages entreprise et probablement un accent sur l’IA. Sauf que, encore une fois, le montant à débourser pour ajouter 128 Go de mémoire dans ce BRIX BRU9-386H est aujourd’hui totalement contre productif et qu’il sera encore une fois plus pertinent d’attendre des jours meilleurs avec un recours à des outils en ligne.
Comme beaucoup d’acteurs professionnels me le confirment en ce moment. Il n’y a aucune urgence à changer de matériel. Toute l’industrie a revu ses plans d’évolutions techniques à la baisse ou a même stoppé toute ambition d’évolution pourtant programmée pour cette année. Un industriel qui devait changer son parc dans ses laboratoires en 2026 a complètement revu son plan à plus long terme. La seule nuance entre le premier trimestre 2025 et ce premier trimestre 2026 vient de la gestion technique du parc existant.
En 2025, les machines jugées obsolètes étaient remplacées facilement avec plusieurs politiques. Certaines étaient offertes ou vendues au personnel de l’entreprise. D’autres écoulées chez un brocker sans trop se poser de questions. En 2026, les machines en panne sont identifiées, analysées et réparées avant d’être renvoyées au travail. L’entreprise ne se débarrasse plus des engins bons pour la réforme mais les désosse pour en inventorier les composants. Mémoire vive, stockage mais également alimentation, carte mère, carte Wi-Fi, et autres composants sont classés et un travail d’inventaire des pièces fonctionnelles est tenu. Ce qui était remplacé systématiquement il y a un an est désormais encadré dans une gestion plus classique.
Les prix à la hausse de l’ensemble des machines ont fait évoluer les mentalités. Certains postes techniques qui se contentaient d’être des logisticiens de matériel informatique ont retrouvé leur raison première avec un vrai travail de réparation et d’optimisation des coûts. Les « petits bobos techniques » liés à une machine sous Windows posant des soucis de bugs ou autres sont d’abord traités de manière logicielle avant de déclencher un éventuel changement matériel. Bref, la hausse des prix a changé la manière dont certaines sociétés gèrent leurs ressources informatiques. On est passé en quelques mois du tout jetable ou remplaçable à une gestion beaucoup plus sage de ce poste de dépense. L’anticipation de la durée de la crise des composants et de la montée continue des prix a fait réaliser à beaucoup de monde que leur gestion informatique n’était pas du tout optimisée.
Le BRIX BRU9-386H de Gigabyte, comme beaucoup d’autres appareils du genre, va se positionner sur un marché dans lequel très peu de monde aura envie d’investir.
| BRIX BRU9-386H | Détails |
|---|---|
| Dimensions | 112.6 x 34.4 x 119.4 mm (W x H x D), design châssis slim |
| Carte mère | 105 mm x 114.49 mm |
| Processeur (CPU) | Intel Core Ultra 9 386H, 16 cœurs (4P + 8E + 4 LPE), 28W |
| Mémoire (RAM) | 2 x SO-DIMM DDR5 jusqu’à 5600 MHz (max 96 Go) ou 2 x CSO-DIMM DDR5 jusqu’à 6400 MHz (max 128 Go) |
| Réseau (LAN) | 2.5GbE (Intel I226LM) |
| Wi-Fi | Realtek Wi-Fi 7 RTL8922AE |
| Graphiques | Intel Graphics, 2.5 GHz, 40 TOPs |
| Sorties vidéo | 2 x HDMI 2.1 (7680×2160 @60Hz, FRL, CEC) 2 x USB4 Type-C (DisplayPort 2.1) |
| Audio | Realtek ALC245 |
| Slots d’extension | 1 x M.2 2280 PCIe Gen5x4 1 x M.2 2280 PCIe Gen4x4 1 x M.2 2230 (Wi-Fi & Bluetooth) |
| Ports avant | 1 x Jack casque 2 x USB 3.2 Gen2 Type-A 1 x USB4 |
| Ports arrière | 2 x HDMI 1 x USB4 1 x USB 3.2 Gen2 Type-C (Power Delivery IN) 1 x USB 3.2 Gen2 Type-A 1 x USB 2.0 Type-A 1 x RJ45 |
| Ports latéraux | 1 x Kensington Lock |
| Alimentation | Entrée : AC 100–240V Sortie : DC 28V/5A, 140W (USB-C PD) |
| VESA | Compatible VESA 75 x 75 mm et 100 x 100 mm |
| Systèmes supportés | Windows 11 64 bits, Ubuntu 25.10 |
| Température | Fonctionnement : 0°C à +35°C Stockage : -20°C à +60°C |
| NPU | Jusqu’à 50 TOPS |
BRIX BRU9-386H : un MiniPC Gigabyte sous Panther Lake © MiniMachines.net. 2026
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Tout le matériel MSI va suivre la hausse actuelle des prix : ordinateurs portables, PC de bureau, cartes graphiques. Tout ce qui embarque un peu de mémoire, du stockage ou même un processeur, va être revu à la hausse. Et pas qu’un peu. Pour MSI qui prévient ses investisseurs, la note grimpera de 13 à 30% d’ici cet été. Avec pour résultat, un recul du marché PC qui reculerait de 10 à 20% en 2026.
MSI met en cause la hausse de la mémoire vive et la baisse de ses stocks de réserve. Comme beaucoup d’autres marques, je suppose que MSI a fait des achats massifs dès les premiers signes d’une augmentation des prix en septembre. Mais aujourd’hui le constructeur ne compte plus que sur un à deux mois de stock. Un constat fait par d’autres marques plus rapidement, notamment les leaders de cette industrie qui écoulent beaucoup plus de matériel et qui ont vu leur stock fondre plus vite.
Pour MSI, ce stock n’est plus que d’un à deux mois seulement. Ensuite, les prix vont s’envoler. Les fournisseurs en mémoire du constructeur ne s’engagent plus sur un prix stable ni même sur de la disponibilité. Ce qui mène à un effet boule de neige. Non seulement la mémoire vive est plus chère, mais les livraisons ne suivent plus. Ce qui entraîne une surenchère de la part des constructeurs pour obtenir de la mémoire vive et donc à proposer plus que le prix demandé pour avoir leur quota. Ce qui amenuise encore la disponibilité et… la boucle est bouclée.

Les cartes graphiques entrée de gamme ne vont pas connaitre une hausse de tarifs, elles vont disparaitre.
MSI prévoit ce qui s’apparente plus à du « Damage Control » qu’à des contre-mesures. Faute d’avoir la moindre contre-mesure à pouvoir proposer. La production de cartes graphiques va s’orienter par exemple sur les modèles les plus haut de gamme. Il est plus simple de vendre une GeForce RTX 5070, 5080 ou 5090 à 30% plus cher que son prix précédent en 2025 qu’une RTX 5050. Ces modèles plus haut de gamme dégagent également de meilleures marges.
C’est donc un autre constructeur, MSI, qui s’ajoute à la déjà longue liste de marques faisant face au même problème. Ce n’est d’ailleurs pas réellement une surprise puisque MSI comme HP, Dell, Acer, Samsung, Lenovo et Asus fonctionnent exactement sur le même principe. Ils assemblent des produits fabriqués par d’autres et sont donc touchés de la même manière. Tant que l’offre en termes de mémoire vive ne sera pas améliorée, que la majorité de la production mémoire s’orientera vers les serveurs IA, la situation ne bougera pas. Conséquence logique de cette problématique, les constructeurs vont à leur tour changer de cible. MSI indique donc qu’il va s’intéresser lui aussi aux serveurs pour fournir des solutions aux centres de données…
Comme anticipé depuis début décembre 2025, les conséquences sur le marché informatique de ces pénuries et hausses vont avoir des impacts sur le temps long. Et ces impacts vont à leur tour entrainer des hausses. Un emballement qui n’a aucune visibilité de ralentissement en 2027 et très peu en 2028.
Source : Digital Trends
MSI : vers une hausse de tarifs des PC et cartes graphiques © MiniMachines.net. 2026

La carte de développement Dabao ressemble à un microcontrôleur classique de type Arduino ou ESP32 mais c’est un développement original et bien documenté. Pensée par Bunnie Huang, elle se base sur un SoC RISC-V Baochip-1x qui permettra un usage de microcontrôleur en offrant des options de sécurisation avancées.

La SBC Dabao est une solution ultracompacte avec un unique port USB 2.0 Type-C et un ensemble de 20 GPIO. Son SoC RISC-V Baochip-1x est annoncé comme quasiment « Open Source ». Proposé à 9.5$ sur Crowdsupply, il devrait être disponible en juin de cette année.

Le SoC Baochip-1x sous infrarouge
Un élément intéressant a été mis en place pour vérifier la sécurité de ce SoC Baochip-1x. Pour s’assurer de la conformité des différents éléments d’un point de vue sécurité, l’accent a été mis sur la possibilité d’inspecter l’ensemble de la proposition. Rien de nouveau à priori si ce n’est que sur cette proposition Dabao, cet aspect a été poussé très loin. On retrouve en effet un Bootloader totalement OpenSource et un design de carte documenté et ouvert. Mais surtout, la puce Baochip-1x est montée de telle manière qu’il est possible de réaliser une inspection de son circuit. Avec le matériel adéquat et grâce au spectre infrarouge, un utilisateur pourra examiner la puce sans avoir à détruire le composant. L’idée étant de pouvoir vérifier que ce qui est gravé sur la puce correspond bien à 100% à ce qui est documenté.

Bunnie Huang est un hacker hardware qui ne souhaitait pas faire de compromis sur son matériel et a donc pensé celui-ci pour être totalement transparent. Une approche « extrême » mais intéressante parce qu’elle montre encore une fois l’opacité de certains matériels. Cette approche permet aussi d’ouvrir la technologie au maximum. Les différents composants et logiciels sont ouverts et peuvent être partagés ou modifiés. De telle sorte qu’un utilisateur, un groupe ou une entreprise puissent établir à partir de ce design pour fabriquer leurs propres microcontrôleurs.
Certains points demeurent évidemment fermés mais ne sont pas problématiques. Ainsi des composants de gestion électriques sont achetés « tels quels » et montés sur le PCB. Ils ne sont pas documentés spécifiquement. Mais tout ce qui laisse transiter des données est ouvert et les informations les concernant sont déjà disponibles sur GitHub.

Le Baochip-1x est gravé en 22 nm par TSMC, un graveur prestigieux qui a accepté de proposer ses services pour la solution Dabao grâce à un montage particulier. Pour ne pas que les prix s’envolent, les puces gravées utilisent un partenaire tiers qui s’appelle Crossbar. Cette société paye les « masques » qui vont servir à projeter l’image du SoC sur les wafers chez TSMC.
Crossbar a de la place « perdue » sur le design de ses propres puces et intègre donc le wafer du Baochip-x1 sur son propre masque. Lors de la production, les puces sont gravées ensemble pour optimiser la place perdue. Les puces sont cependant totalement différentes même si elles proviennent du même masque. Chacune d’elle est découpée et traitée à part. Cette méthode, assez standard dans l’industrie, permet de tirer les coûts vers le bas puisqu’une partie des frais de gravure de Crossbar est payée par la solution Dabao.

La puce Baochip-1x proposera un cœur Vexriscv cadencé à 350 MHz associée à une unité de gestion de mémoire. Quatre cœurs PicoRV32s de gestion d’entrées et sorties à 700 MHz. 4 MiB de mémoire ReRAM ECC et 2 MiB de SRAM. L’ensemble propose une signature de boot ainsi qu’un chiffrement des données pris en charge matériellement. Le tout est piloté par le système d’exploitation Xous.
D’ores et déjà bouclé, le financement de cette carte Dabao a reçu le soutien de plus de 700 personnes sur Crowdsupply. Étonnant pour un produit vraiment très spécialisé, mais il est vrai qu’en plus d’être une solution de développement RISC-V très abordable, ce Baochip-X1 est une vraie curiosité qui doit intéresser électroniciens et collectionneurs.
Source : CNX Software
Dabao SBC : un SoC Baochip-1x RISC-V à 10$ en financement collaboratif © MiniMachines.net. 2026

Une solution Minisforum MS-03-S356H qui devrait être plus accessible avec un processeur Intel « Panther Lake » Core Ultra 7 356H à son bord. Pour le moment peu de détails sur cette minimachine puisque, mis à part l’annonce de sa puce, peu d’informations ont fuité.

Minisforum MS-03
Le Cpre Ultra 7 356H est une solution 16 cœurs composée de 4 cœurs P et 8 Coeurs E et 4 cœurs LPE avec une fréquence maximale de 4.7 GHz et un circuit graphique Intel Xe3 sur 4 cœurs. Son NPU maison propose 50 TOPS. Une puce au TDP de 70 watts. C’est la seule certitude concernant l’engin, le reste est assez spéculatif.

Le Minisforum MS-01 propose le même design de châssis
La forme du boîtier, par exemple, rappelle fortement le MS-01 de la marque. Châssis qui mesure de 19.5 cm de large comme de profondeur pour 4.25 cm d’épaisseur et qui pourrait proposer un port PCIe 4.0 x8 avec un Riser pour pouvoir ajouter une carte graphique externe demi-format. Il est fort possible que le constructeur propose une solution très orientée vers un format barebone pour lutter contre la crise de composants actuelle.

Le Minisforum MS-01
On pourrait ainsi obtenir un MS-03 avec boîtier, carte mère et processeur, mais vide de mémoire vive et de stockage, avec la possibilité de monter une carte graphique. Un moyen de créer une minimachine adaptée à ses besoins assez facilement en réutilisant des composants existants ou en piochant parmi les offres les plus intéressantes au gré des promotions.
Sources NotebookCheck et Minisforum
Minisforum MS-03 : un nouveau MiniPC Panther Lake © MiniMachines.net. 2026

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Mise à jour du 13/03/2026 : la manette Stadia Bluetooth n’est plus prise en charge par le site de Google. L’éditeur de Stadia a décidé de supprimer son système pour des raisons assez étranges et l’adresse https://stadia.google.com/controller/index_fr.html mène désormais vers une page vide. Si vous avez mis la main sur une de ces manette Stadia entre temps, il reste une solution assez simple.
Christopher Klay a tout simplement copié le site de Google et l’a basculé sur Github. Vous pouvez donc retrouver l’ensemble des procédures ci-dessous mais depuis un point de départ différent. Au lieu de cliquer chez Google, vous allez démarrer sur cette page : https://christopherklay.github.io/stadiacontroller/
Billet d’origine du 26/01/2023 : Cette manette Stadia Bluetooth est une excellente surprise, elle clôt un chapitre douloureux pour Google. Mais le géant s’en tire finalement avec les honneurs.

Comme vous le savez, Google a mis fin à l’aventure Stadia. Le service a été fermé et le moteur de recherche a remboursé les investissements faits dans le service. Si à l’annonce de ce changement j’avais craint que les périphériques soient abandonnés par la marque, il n’en est finalement rien. Au contraire, Google montre exactement la bonne marche à suivre pour assurer une transition de « fin de service » pour sa manette.
En général, les constructeurs ne s’embarrassent pas trop de leurs produits quand ils débranchent leurs services. On l’a vu récemment pour Arlo qui a annoncé l’abandon du suivi de sécurité de ses premières caméras mais les exemples sont légion. On se souvient de Sonos qui avait voulu rendre obsolète logiciellement des produits pour arranger ses chiffres de vente. La procédure est souvent toujours la même, le service est arrêté, les produits deviennent obsolètes voire dangereux. Certains constructeurs, trop rares malheureusement, décident de proposer une ouverture Open Source de leur code afin de permettre à d’éventuelles personnes intéressées d’adapter leurs matériels plutôt qu’il ne parte à la poubelle. Google a fait une démarche alternative en transformant la manette de sa solution en une Stadia Bluetooth. Une manette qui bascule d’un protocole orienté vers les produits de la marque en une manette compatible avec tous les produits employant un système de communication plus ouvert.
C’est évidemment une bonne chose mais c’est d’autant plus exemplaire que Google propose une mise à jour étape par étape de la manette avec un guide très clair. Cela permet vraiment à tout un chacun de profiter de la manette Stadia Bluetooth et n’est donc pas juste une excuse marketing de la part de la marque. J’ai vu de nombreux fabricants proposer des mises à jour réservées à une poignée d’utilisateurs tant les compétences techniques et logicielles en jeu étaient élevées. Si il faut savoir lancer des outils de programmation pour reprendre en main un produit vendu au grand public, c’est qu’il y a un problème quelque part.
Au contraire, la méthode déployée par Google est parfaite. Elle se fait en quelques étapes bien documentées et explicites et ne nécessite aucun téléchargement d’outils complexes. tout se passe simplement dans son navigateur en se connectant à cette adresse : https://christopherklay.github.io/stadiacontroller/

On arrive alors sur une page, déployée dans de nombreuses langues, qui propose d’effectuer la transition du protocole de base vers un Bluetooth plus universel. Pour commencer, il faut avoir une manette chargée à portée de main, un câble USB Type-C pour connecter la manette à votre PC et quelques minutes devant soi. En cliquant sur le bouton « Passer en mode Bluetooth » l’opération débute.

Un premier écran vérifie ce que vous voulez faire avec la manette. Cliquez sur « commencer ».

Acceptez les conditions d’utilisation puis cliquez à nouveau sur « Commencer ».

Vous devez alors brancher votre manette chargée sur votre PC à l’aide du câble USB Type-C. Vous pouvez utiliser celui de votre kit ou n’importe quel autre du moment qu’il transporte les données. Cliquez sur « continuer ».

Vous devez ensuite autoriser votre navigateur à vérifier qu’il détecte bien la manette en cliquant sur le bouton bleu.

Une fenêtre affiche la tentative de connexion du navigateur à la manette. Cliquez sur « Connexion ».

Normalement votre navigateur confirme la bonne prise en charge de la manette. Cliquez sur « Étape suivante ».

Il faut alors « déverrouiller » la manette. En réalité, la basculer en mode « développeur ». Mais je suppose que Google a préféré utiliser cette terminologie pour ne pas faire peur aux néophytes. On débranche la manette du câble USB. Puis on la rebranche en maintenant appuyé la touche « … ». Il ne reste plus alors qu’à presser simultanément quatre boutons pour pouvoir passer à l' »étape suivante ».

Votre système réagit alors en indiquant la bonne prise en charge de la manette, mais lui découvre un nouveau nom.

Le système demande ensuite votre autorisation pour télécharger la mise à jour vers la manette. Cliquez sur le bouton.

Le système vous demande de confirmer le produit visé, cliquez sur « Connexion ».

Le téléchargement débute et ne prend que quelques instants.

Une fois le téléchargement terminé, le système vous demande de passer à nouveau à l’ « Étape suivante ».

Il faut alors intaller la mise à jour que vous venez d’injecter dans le périphérique afin d’en faire une Stadia Bluetooth. Cliquez sur « Autoriser Chrome à installer ».

Encore une fois le système vous demande la cible et vous indique cette tentative de manipulation de votre matériel. Cliquez sur « Connexion ».

L’installation démarre, cela dure un peu plus longtemps avec une barre de progression. Evidemment, il ne faut pas débrancher votre manette ni éteindre votre machine. Patientez simplement 30 à 40 secondes.

L’écran final indique que l’opération est terminée. Votre manette Stadia Bluetooth est désormais opérationnelle. Cela a été simple et efficace.

Google vous précise les modalités d’usage avec un petit guide en deux simples images. L’association se fait en pressant deux boutons : celui au logo Stadia au centre en bas et le bouton Y. Une fois en mode association, la manette pourra être connectée en Bluetooth sur un PC, une tablette, un smartphone ou autre.

Un dernier écran vous indique le sens des couleurs de la LED lumineuse située sous le bouton Stadia.
La manette n’est plus en vente aujourd’hui mais elle est apparue par dizaines sur les sites de petites annonces. J’ai acheté la mienne pour moins de 15€ frais de port compris dans la foulée de mon billet précédent3. Elle m’a été vendue sans la boite à ce tarif mais avec son chargeur.
Pour ce prix c’est une solution d’excellente facture avec une bonne prise en main, une finition douce et agréable et un design pas vilain qui peut s’oublier sans problème sur une table basse ou près d’un téléviseur. On est loin des designs agressifs et des plastiques entrée de gamme des modèles à 20€ neufs.
L’objet propose une approche très classique du format. Double joysticks classiques, croix directionnelle à gauche, boutons ABXY à droite. Un mélange entre les propositions XBOX de Microsoft et PlayStation de Sony. L’amplitude des joystick est convaincante et la réactivité de l’ensemble tout à fait efficace. La croix directionnelle est peut être un peu trop « douce » à mon goût et accroche parfois assez mal au pouce. Il faut apprendre à la dompter mais les ordres et les angles sont tous accessibles facilement.
Les gâchettes arrière sont efficaces, progressives, elles permettent de doser assez justement les efforts a mener en jeu. Le format est un peu grand pour un enfant mais reste tout à fait acceptable pour un adolescent ou un adulte. Cela fait une excellente seconde manette de jeu ou un bon support pour des titres en multijoueurs à plusieurs devant l’écran. Le câble USB Type-C livré, qui sert à recharger le périphérique, permet toujours de la relier à une machine pour jouer. La fonction Bluetooth vient s’ajouter en plus.
Et la prise casque audio 3.5 mm située sous la manette est toujours fonctionnelle, du moins en mode filaire. Via une connexion Bluetooth, la fonction est désactivée. Par possible donc de s’en servir pour écouter un contenu à distance comme un répéteur de signal audio.
Sur le site gamepad-tester la Stadia Bluetooth est parfaitement authentifiée et montre l’étendue de sa précision de contrôle. Après divers tests, j’en conclus à une excellente solution de jeu pour tout type de plateforme.
La manette est intéressante parce qu’on est censé pouvoir l’obtenir à bon prix. Comme je le disais plus haut, il y a quelques jours encore on la trouvait à moins de 15€ sur LeBonCoin. Cependant aujourd’hui beaucoup se sont dit qu’ils allaient revendre leur kit au prix fort maintenant que le service n’existe plus. On retrouve donc des ensembles à tous les tarifs. Si une version manette Stadia avec Chromecast Ultra est encore abordable à 40 ou 50€ si vous avez un intérêt pour la solution de streaming de Google. Trouver des manettes seules est moins facile qu’il y a une semaine.

On trouve néanmoins des kits à petit prix. Des manettes seules à 15 euros et des duos pour une trentaine d’euros. Cela reste acceptable au vu de la qualité du dispositif. Si les prix sont trop importants pour le moment pour vous, n’hésitez pas a revenir plus tard sur ce type d’annonce. Elles ont tendance à rapidement baisser et a entrainer les autres. Certaines annonces passent ainsi de 60 à 40 puis 35 euros en quelques jours. Des vendeurs partent très loin lors de la mise en vente en se basant sur le prix de la Chromecast Ultra et en ajoutant le tarif d’une manette de PS5 neuve. Cela donne des tarifs d’occasion qui dépassent les 100 euros.
Dans tous les cas, la réaction de Google est exemplaire. Faire d’un fiasco comme son service de streaming de jeu, un modèle à suivre en termes de réhabilitation matérielle est à mettre à son crédit. La marque aurait légalement pu abandonner les produits à leur sort et en faire des objets inutiles qui auraient fini à la poubelle, comme je le craignais. Elle a pris le parti de faire l’inverse et de proposer à ses clients de les exploiter avec un nouveau protocole. Mieux, elle a pris le temps de mettre les formes dans cette transition au travers d’un site web très accessible.
Cette manette Stadia Bluetooth est un exemple à garder en tête lors de la future annonce d’un produit déclaré désormais « obsolète » par un fabricant. À la fin d’un service, tout un chacun est en droit d’exiger le support de ses produits au travers d’une transition de cette qualité. Ce n’est pas inscrit dans la loi bien sûr, mais c’est bien le moins que l’on puisse attendre d’une société qui va par ailleurs affirmer dans sa communication des actions écologiques en soutien à notre environnement.
Manette Stadia Bluetooth : Comment la débloquer en 2026 © MiniMachines.net. 2026

Le Chuwi CoreBook Plus, un portable 16 pouces, montre la même falsification de processeur que pour le CoreBookk X. Une découverte après un contrôle directement auprès d’un revendeur qui rend délicate la position de la marque. Loin d’une erreur de la part d’un sous-traitant, cette double falsification fait plutôt état d’un système.
Le 6 mars dernier, le Chuwi CoreBook X était épinglé pour son emploi d’un processeur AMD Ryzen 5 5500U à la place d’un Ryzen 5 7430U plus cher et plus performant. Aujourd’hui, c’est au tour du CoreBook Plus de montrer exactement le même « défaut ». Notebookcheck a voulu en avoir le cœur net et a désossé un de ces appareils pour vérifier ce qu’il embarque.

Le Chuwi Corebook Plus indique bien un Ryzen 5 7430U sur son étiquette
La problématique est exactement la même avec un BIOS et une fiche technique qui font mention d’un Ryzen 7430U, des logiciels de tests qui relèvent également cette puce une fois lancés sur le système. Mais, en démontant l’appareil et en regardant directement les indications laissées par AMD sur le processeur, il s’agit bel et bien d’un Ryzen 5 5500U. La fiche technique du produit, comme l’étiquette mentionnant ses caractéristiques, font bien état du processeur le plus performant.

Le gestionnaire des tâches de Windows 11 indique également la puce
La seule solution pour vérifier la présence d’un de ces processeurs mal étiquetés sur une machine demande donc un examen physique de la puce. Aucun moyen logiciel n’est fiable puisque le BIOS AMI de ces engins est manifestement trafiqué pour indiquer de fausses valeurs. Dans le gestionnaire des tâches de Windows, avec des outils spécialisés ainsi que dans le BIOS, tout est maquillé pour laisser croire qu’il s’agit d’un processeur plus rapide.

L’ouverture du boîtier n’est pas la chose la plus aisée pour le consommateur lambda.
Seule l’ouverture du châssis du CoreBook Plus, la dépose de son système de refroidissement permettent de lire le numéro OPN laissé par le fondeur d’AMD sur la puce.

Aucun doute sur la falsification du processeur
Ce numéro est clair, il s’agit de la référence 100-000000375 qui correspond bien à un Ryzen 5 5500U. Un Ryzen 5 74320U devrait être estampillé 100-000001471. Chuwi ou un sous-traitant ont donc bien intégré un processeur qui ne correspond pas du tout à la puce mise en avant dans sa documentation, sa publicité et son emballage. Le BIOS a ensuite été maquillé volontairement pour faire disparaitre ce changement. Le CoreBook Plus est sorti des chaînes de production sous l’entière responsabilité de la marque.

Outre la différence de performance qui tourne entre 15 et 20% en défaveur du 5500U, la pratique est déloyale pour le consommateur comme pour la concurrence. L’acheteur est lésé car il croit faire une bonne affaire mais aurait peut être choisi une autre machine si cet investissement lui avait été présenté honnêtement. Le concurrent qui propose un vrai Ryzen 5 7430U dans son PC ne peut quant à lui pas lutter en termes de tarifs face à cette fraude.
Si les machines concernées restent parfaitement exploitables, cela ne permet pas de faire un choix éclairé et trompe l’utilisateur sur son investissement. Le fait que la pratique soit répétée sur deux machines qui, bien que proches, ont eu droit à des aménagements différents, pose réellement un problème. Si on pouvait prétexter l’erreur pour la première, le fait de recourir à cette solution à de multiples reprises entâche beaucoup plus fortement la réputation de Chuwi : le doute n’est plus permis. Qu’il s’agisse de fraude ou de négligence dans ses obligations de contrôle, la pratique est à fuir.

L’étiquette du Chuwi CoreBook Plus indique bien un Ryzen série 7000
En cas d’achat sur le territoire français ou en Europe, un utilisateur peut contacter le vendeur afin d’obtenir une compensation financière. Je doute que Chuwi fasse le nécessaire pour échanger ses portables, aussi je n’espère pas un retour d’un engin concerné. Mais la loi est de votre côté et comme il y a clairement eu tromperie sur la marchandise, vous pouvez exiger une compensation. Attention toutefois, cela nécessitera une certitude concernant la puce embarquée et donc un démontage en règle. Si vous constatez des performances en dessous de ce qu’est susceptible de proposer un Ryzen 5 7430U sur votre PC Chuwi, cela peut éventuellement valoir le coup de procéder à la dépose des éléments et à la vérification de la puce.

Aujourd’hui, ce CoreBook Plus est présent sur de nombreuses places de marché en France à des prix très bas. Chez Darty par exemple, un vendeur le propose à 329€ avec un « Ryzen 7430U », 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage. Pas cher pour un ordinateur portable de 16 pouces IPS en 1920 x 1200 pixels. Le doute de la puce embarquée est donc plausible. Cette baisse de tarif est d’ailleurs peut-être liée à la découverte de ce « petit » problème.

Le BIOS AMI a été modifié
Cette mésaventure devrait inciter les entreprises qui proposent des BIOS à réfléchir à toute méthode de protection contre les altérations de leurs logiciels. Par exemple avec un système de clé publique intégrée dans le BIOS et qui serait modifiée en cas de manipulation hasardeuse. Clé qu’on pourrait ensuite vérifier sur le site de l’éditeur du BIOS. Il faut tout de même se rendre compte que cette possibilité offerte aux marques de pratiquer ce type de maquillage met en péril l’ensemble de l’écosystème. Avec un BIOS passoire, un fabricant peu scrupuleux peut attirer à lui une clientèle à la recherche du prix le plus bas au détriment des fabricants plus honnêtes.
À plus long terme, une fois que le pot aux roses est découvert, les utilisateurs vont se dire que l’achat d’une machine équipée de telle marque de BIOS sera à proscrire. Il semble donc opportun de certifier d’une manière ou d’une autre qu’un BIOS indique correctement les éléments intégrés dans chaque machine. Et si c’est techniquement impossible, de garantir que toute altération soit indiquée par un système de contrôle efficace accessible au consommateur.
Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur
Attention : le Chuwi CoreBook Plus est également équipé d’une fausse puce Ryzen 7430U © MiniMachines.net. 2026

Ce Dell 14, DC14250 de son petit nom, est un ordinateur 14 pouces à la fiche technique sans fausse note. Il propose un processeur correct, de la mémoire vive et un stockage suffisant au vu de l’usage visé et un affichage correct.

Ordinateur familial, PC pour étudiant, machine mobile, le Dell 14 ne promet pas la lune. Son processeur Intel Core 5 120U est une solution 10 cœurs comprenant 2 Coeurs Performances et 8 cœurs Efficaces de génération Raptor Lake (2024). C’est une puce basse consommation avec un TDP de 15 watts et un mode Turbo grimpant à 55 Watts. Si on le compare à un plus classique Intel N150, l’entrée de gamme des MiniPC aujourd’hui, cette puce proposera le double en performances simple cœur et 65% de capacités en plus en multicoeur. Cela en plus d’une meilleure gestion de la mémoire vive grâce à un double canal et d’autres éléments techniques importants comme le doublement de la mémoire cache L3. Son circuit graphique sera largement devant avec une puce Intel Graphics cadencée à 1.3 GHz et déployant 80 unités d’exécution.

Dell 14 : image de laptopmedia
Associé à cette puce, 16 Go de mémoire vive DDR5-5200 montée sur deux slots SODIMM. Le portable de Dell permet un accès facile à ses composants. Il offrira donc la possibilité de faire facilement évoluer la mémoire avec un processeur qui en acceptera 96 Go au maximum. Le stockage est de son côté confié à un port M.2 22xx de 512 Go NVMe PCIe Gen4. Impossible de répondre aux questions spécifiques sur le format et la marque du SSD. La situation actuelle rend cette information impossible à prévoir. Dans tous les cas, la machine proposera une compatibilité M.2 2230 et M.2.2280 par défaut. Le module embarqué pour la partie sans fil sera soit un Intel AX211 en Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2, soit un RTL8852BE Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2. Elle aussi sera amovible.
La batterie interne est une solution intéressante. Il s’agit d’une 54 Wh sur 4 cellules qui offre plus de 10H30 d’autonomie en lecture vidéo. Cela revient à dire que la machine offrira de 7 à 8 heures en usage mixte. Pas parfait mais facilement compensable avec une charge rapide qui permet de regonfler la batterie à 80% de sa capacité en une petite heure sur secteur. Dell a choisi un bloc secteur 65W sur une prise Jack mais il sera possible de recharger l’appareil avec un bloc PowerDelivery… A condition de laisser l’appareil en veille.

La connectique est très correcte avec les éléments classiques de ce genre de machine. Le Dell 14 propose à gauche une sortie HDMI 1.4, un USB 3.2 Type-A et un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort et PowerDelivery. Côté gauche on retrouve un lecteur de cartes SDXC, un jack audio combo 3.5 mm, un USB 3.2 Type-A et un Antivol type Kensington Lock.

Dell 14 en QWERTY, le modèle livré sera en AZERTY avec un Windows 11 en Francais
Le clavier est en AZERTY, pas comme sur l’image. Il est de type chiclets et propose un rétroéclairage complet. En haut à droite, on peut voir un lecteur d’empreintes mémoire pour s’authentifier facilement sous Windows 11. Le pavé tactile est grand et confortable. L’ensemble est intégré dans un châssis de 31.4 cm de large pour 22.61 cm de profondeur et 18.07 mm d’épaisseur à son point le plus haut. Le Dell 14 pèse 1.54 Kg au total avec un châssis 100% ABS.

Ce modèle, lancé en 2025, propose un écran de 14″ en 1920 x 1200 pixels 60 Hz de type IPS et à la luminosité de 300 nits. Il s’agit de caractéristiques très standard et Dell ne précise pas d’indice colorimétrique. Ce qui me laisse à penser que l’engin ne sera pas idéal pour des usages de travaux graphiques à vocation pro. Sa webcam HD propose un microphone simple pour un passage d’appel.

Le tout est proposé aujourd’hui à 499€ sur Amazon. Ce prix, compte tenu de la situation actuelle sur les composants, est assez bon. Ce n’est pas la machine de l’année et, à vrai dire, elle ne me fait pas bondir au plafond. Mais si vous cherchez un portable sobre, efficace et compact pour des usages complets, c’est un engin qui fera l’affaire. Avec cet équipement, le Dell 14 peut venir à bout d’énormément de tâches : bureautique, web, retouche d’image, modélisation 3D, montage vidéo léger, programmation et même jeux peu gourmands. Si la vocation première de type de matériel est surtout une exploitation assez élémentaire, cela n’empêchera pas de lancer des programmes assez lourds pour autant. Le risque étant, au pire, de devoir patienter un peu pendant l’exécution et un peu plus pendant les tâches de rendu les plus lourdes.
Dell 14 : un 14″ IPS Core 5 120U 16/512 Go à 499€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

La validation Steam Machine, comme la validation Steam Deck est un élément très important pour les joueurs et donc, par extension, pour les studios de développement. Dans l’immensité du catalogue de titres disponibles sur Steam, avoir le droit au macaron « compatible Steam Deck » ou « Steam Machine » est un moyen efficace de sortir du lot.

Les joueurs vont repérer ces pastilles et faire leurs emplettes en fonction. Si on possède un Steam Deck aujourd’hui, cet adoubement technique permet tout simplement de ne voir que les jeux qui tourneront sur sa console PC. Cela ne veut pas dire que d’autres ne seront pas exploitables, mais cela rassure évidemment sur la possibilité de les prendre en charge. Ce travail de validation, assez titanesque au vu de l’étendue du catalogue, a pris pas mal de temps. Aujourd’hui, c’est un sésame indispensable dans cet écosystème particulier.
Papers Please est un jeu vidéo, disponible sur Steam, où votre rôle en tant que joueur est de déterminer si une personne a le droit d’entrer dans un pays fictif. L’analyse de documents met à l’épreuve le joueur qui se retrouve face à des situations morales compliquées. Ce travail particulier, c’est en gros ce que va faire Valve avec la validation Steam Machine. Mais avec beaucoup moins d’états d’âme.

L’idée de base est de vérifier l’expérience du joueur face à la console. Sur le Steam Deck par exemple, on vérifie que les écrans sont lisibles, que l’interface est exploitable mais aussi que les performances sont suffisantes. Parmi les points clés de cette validation, la prise en compte des interfaces. Cela se traduit sur le Deck par les contrôles de la console. Sur la Steam Machine, ce rôle sera relié à la manette spécifiquement développée par Valve. Cela ne veut pas dire qu’il sera impossible de piloter un jeu avec une manette de jeu standard ou même un clavier. Mais, pour que le jeu ait cette validation, il devra forcément être compatible avec la manette de Valve.

Pour s’assurer de cette compatibilité sur la Steam Machine, Valve va suivre un protocole qu’il communiquera aux studios de développement. Le premier pas passera toujours par un test « Steam Deck » qui orientera le jeu testé vers diverses autres étapes pour déterminer comment il sera jugé. Un jeu vérifié sur Steam Deck et validé sera forcément compatible Steam Machine.
Un jeu uniquement qualifié de « jouable » pour des raisons de lisibilité ou de définition liée à l’écran particulier de la console portable aura également droit à son label Steam Machine. Si un jeu est qualifié de jouable pour d’autres raisons, comme une difficulté à le maitriser sans clavier et souris par exemple, il passera forcément en jouable sur la console de salon. Si le jeu n’est pas compatible SteamOs il deviendra logiquement non supporté par les deux appareils. S’il est compatible SteamOS mais refuse de se lancer sur la console portable, alors, il sera testé sur la Steam Machine.
Les rares jeux qui demanderont un test spécifique s’intéresseront au plus facile à mesurer : les performances. Valve impose une mesure minimum de fluidité de 30 images par seconde en FullHD pour passer le test. Ce qui assurera à la machine des capacités suffisantes pour proposer une interface native fluide et des possibilités de génération d’images en FSR. Encore une fois, cela ne condamne pas certains jeux à ne pas pouvoir s’installer sur la console, mais leur interdira juste la validation du catalogue Steam.

Ce passage au crible a un but évident, ne pas avoir à refaire tout le travail de validation de l’éditeur. Avec cette méthode, Valve va pouvoir établir un catalogue de compatibilité immédiatement disponible pour une bonne partie de son parc. Connaissant le goût pour la statistique de la plateforme, il est plus que probable que les raisons d’un rejet de vérification de certains jeux ont été documentées depuis le lancement du Deck. Il fallait notifier aux studios la raison de l’échec de validation afin de proposer une éventuelle correction. Autrement dit, avec les éléments déjà en possession par Valve, des milliers de jeux seront indiqués comme compatibles le jour de la disponibilité de la nouvelle console.
Aujourd’hui Valve indique que plus de 25 000 titres ont droit à une compatibilité « jouable avec le Steam Deck ». Cela veut dire que la Steam Machine sortira d’office avec 25 000 titres compatibles de la même manière. C’est évidemment un atout majeur pour la plateforme qui met en avant un catalogue énorme face aux produits concurrents. Un atout également pour les joueurs qui peuvent piocher dans une foule de titres qu’une vie entière ne suffirait pas à compléter. Un argument massue pour les studios et éditeurs qui vont avoir toujours plus de mal à regarder à côté de ces périphériques. Avec l’ouverture de SteamOS sur des produits tiers, il va bientôt être aussi rentable de développer des versions de jeux pour SteamOS que de le faire pour des consoles classiques.
La Steam Machine en mode « Papers Please » © MiniMachines.net. 2026

Le « project cyberdeck » de Rabbit n’existe pas. Enfin, le projet existe, le produit, non. Pour le moment ce « netbook » est surtout un peu de 3D glissée dans des images pour appâter l’investisseur.
L’objectif de ce « project cyberdeck » serait de construire une sorte de netbook « basique » permettant de piloter des applications de « vibe coding ». Autrement dit, de piloter des IA distantes à l’aide de prompts. Ce type de machine a un autre nom, il s’agit d’un terminal.

Jesse Lyu a déjà un Mac…
L’idée de ce produit est simple, elle vient du PDG génial et ultra-charismatique de Rabbit, Jesse Lyu. Sans grande surprise, après son développement totalement raté d’une IA pour son gadget de poche qui a floppé de manière spectaculaire, il a compris que dans une ruée vers l’or, ce qui était le plus rentable n’était pas de chercher des pépites mais de vendre des pelles.
Il a donc pivoté comme on dit dans les startups en échec. Au lieu de travailler à concevoir l’agent IA promis avec son assistant, agent en totale concurrence avec des petites boîtes comme Google, Anthropic ou OpenAI ne disposant que de tout petits budgets, il a décidé de changer son fusil d’épaule.
L’idée est donc assez simple. Rabbit s’est dit que de plus en plus d’utilisateurs vont utiliser des IA de développement. Claude Code, en premier lieu. Pour ces utilisateurs, l’usage d’un PC puissant n’est pas important, ce qu’il faut c’est leur fournir un engin qui les accompagne partout pour qu’ils puissent « prompter » au sortir de leur douche. Ou prompter après un petit café. Parfois on prompte de manière impromptue, vous savez, c’est comme une crampe. Ça vous vient au cerveau, on se connecte à une IA distante et on lui file les droits sur ses fichiers et dossiers pour qu’elle puisse faire joujou avec. Apres on regrette parfois. Mais c’est le Far West un peu le vibe-coding. Hein, bro.

project cyberdeck
Quelle aubaine en tout cas pour Rabbit. Grâce aux bons mots-clés on va pouvoir créer un « project cyberdeck » qui ne sera rien d’autre qu’un cœur de smartphone et un écran assemblés avec un clavier pour permettre de se connecter à son IA depuis n’importe où. On enferme le tout avec une charnière dans un pseudo netbook et on peut enfin vendre des pelles aux chercheurs d’or.
Jesse Lyu détaille son projet autour d’une recherche personnelle sur Engadget. Adepte lui même du Vibe Coding (Surprised Pikachu), il aurait cherché un portable de ce type mais n’aurait rien trouvé à son goût sur le marché. C’est sûr qu’en ayant en ligne de mire les fabuleux VAIO Picturebook de Sony hélas disparus, l’état du marché netbook actuel a dû lui apparaitre un peu maladroit.
Sony a lancé des ultra-ultraportable VAIO pendant quelques courtes années. Le VAIO Picturebook est l’une d’entre elles, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises lors de la présentation de différents modèles de netbooks comme le GPD Pocket. Il s’agit d’une gamme d’ordinateurs portables de 8 pouces qui a donné des machines quasi mythiques malgré leurs défauts. Pour beaucoup, cela a été l’âge d’or esthétique et technique des ultra-portable pendant quelques années. D’une finition exemplaire, avec des trouvailles incroyables pour l’époque, ils étaient cependant pilotés par des systèmes peu adaptés et équipés de composants discutables3. Ce qui ne les a pas rendus très populaires car ils étaient vendus à des tarifs horriblement chers. Sony a rapidement jeté l’éponge et les netbooks low-cost les ont enterrés sans fleurs ni couronne.
Le Project Cyberdeck de Rabbit a donc pour ambition de renouveler ce genre. En proposant un engin haut de gamme dans sa conception. Il est décrit comme un mélange entre les Rabbit R1, le VAIO Picturebook et la Nintendo DS sur Engadget. Un engin avec un écran, un clavier et pas moins de quatre ports USB Type-C pour le brancher sur des écrans et périphériques externes.
Pour le moment, Rabbit serait sur une phase de recherche de composants et de design, ce qui laisse toute amplitude à Jesse Lyu pour changer son discours et se laisser porter au fil des modes et des bons mots-clés à apporter à sa communication. Quelques points sont tout de même, semble-t-il, « établis ». La puce embarquée serait une solution ARM dont les performances seraient proches de celles d’un Raspberry Pi 5. On parle ici de performances décentes pour divers usages locaux donc, mais toujours en ligne de mire une solution essentiellement décentralisée. Pas question d’embarquer une IA pilotée par un ARM Cortex A76 avec quatre cœurs. Même épaulé par 16 Go de mémoire vive, on serait loin du compte du minimum nécessaire pour un travail déconnecté.
L’idée serait surtout de ne pas sentir de ralentissement lorsqu’on se connecterait à une IA tierce sans dépasser un budget maximal pour pas que l’utilisateur n’hésite à s’équiper. Cette puce ARM permettrait donc juste de piloter les outils de la startup mis en place dans RabbitOS. Le gros du budget irait donc dans le reste de l’engin. Divers éléments sont en cours de réflexion. Par exemple un clavier qui serait un « 40% », c’est-à-dire un dispositif occupant 40% de la taille d’un clavier standard. Avec un ensemble de touches mécaniques « low profile » et aux mécanismes interchangeables.
Un écran en cours d’examen est une dalle de 7 pouces OLED haut de gamme. Un affichage dont le rafraichissement atteindrait 165 Hz et la luminosité 815 nits. Des éléments techniques qui peuvent poser quelques petits désagréments d’autonomie sur un engin de cette taille car ils peuvent être gourmands et beaucoup trop tirer sur la batterie forcément limitée sur ce type de machine.
Vous l’aurez compris, le Project Cyberdeck tel qu’il existe aujourd’hui est surtout un discours d’intention. Une manière d’attirer les regards en empilant promesses et mot clé. Rien n’est réel pour le moment. Jesse Lyu le reconnait lui-même. L’idée est de parler IA et d’égrener des éléments à la mode comme les « cyberdecks » ou le « vibe coding ». Le CEO de Rabbit étant confiant sur les capacités de ses équipes de produire un engin très rapidement une fois l’ensemble des éléments calés. Ce qui sous-entend très fortement le lancement d’un financement participatif pour réunir la somme nécessaire à ce développement.
Je n’y toucherais pas même avec un bâton.

Je ne suis pas certain que Jesse Lyu ait bien compris la leçon du Rabbit R1. Au premier jour de la présentation de son projet, alors que l’encre électronique de son communiqué de presse n’était pas encore sèche, la moitié de la planète tech avait compris que l’idée d’un assistant personnel IA en plus de son smartphone dans sa poche était complètement idiot. Qui allait vouloir acheter un appareil aux compétences limitées entrant en concurrence frontale avec l’appareil déjà présent et indispensable qu’est le smartphone ? Qui allait s’encombrer d’un engin forcément encombrant, qui faisait tout mal, sur la promesse irréalisable et d’ailleurs non tenue d’un agent conversationnel capable de vous épauler au quotidien ? Le marché n’a pas suivi le Rabbit R1 parce que le moindre smartphone proposait ou allait proposer la même chose.
Qui va acheter un « project cyberdeck » alors qu’il possède déjà un ordinateur portable ? Vous allez me dire que cela peut intéresser le public des gens à la recherche de reconnaissance ou les acheteurs de NFT assez limités pour tomber dans un nouveau panneau. Mais cela ne fait pas vraiment un gros marché. Pour se connecter à une IA en ligne un smartphone, une tablette ou n’importe quel PC suffit.
Pour que ce projet aboutisse, il faudrait pouvoir remplacer dans une certaine mesure un des éléments existant. Et donc être un vrai netbook. Un engin avec assez de ressources pour ne pas dépendre d’un second appareil. Cela veut dire un système d’exploitation abouti, une solution de calcul assez puissante pour le piloter et des composants annexes qui suivent.
Autrement dit, je reste persuadé qu’il y aurait aujourd’hui de quoi refaire un vrai engin à l’image du Sony Picturebook. Proposez au marché un engin sous Linux avec un processeur abordable et compétent, un peu de mémoire et de stockage évolutifs, un écran et un clavier correct pour un prix acceptable avec des distributions localisées et vous en vendrez des tonnes. Essayez de vendre un ersatz de machine qui s’avère être un terminal en doublon avec un autre qui restera indispensable et vous irez droit dans le mur.
Rabbit R1 : une IA pas au point dans un appareil entrée de gamme
Au secours, Rabbit revient avec un netbook « project cyberdeck » © MiniMachines.net. 2026