Val d'Oise : un suspect placé en garde à vue quelques heures après le meurtre d'un homme le jour de son mariage

© ALF photo / stock.adobe.com

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Le MacBook Neo d’Apple est un ultraportable de 13 pouces qui s’intègre parfaitement bien dans un marché en crise. A 699€, 100€ de moins pour les étudiants, ce nouveau Mac se positionne parfaitement pour affronter les années qui viennent.
Le MacBook Neo n’est pas né en réaction à la crise des composants actuelle, il est dans les tuyaux depuis des années. C’est un changement assez important dans une politique toujours assez haut de gamme qui n’a jamais vraiment cherché à proposer des produits sur un segment accessible. Un changement qui a d’ailleurs mené immédiatement à une levée de boucliers chez certains puristes.
Mis en cause ? Les choix d’Apple sur certains postes, le recours à un SoC déjà employé dans ses iPhones par exemple, est presque considéré comme un outrage. Des choix techniques à rebrousse-poil des générations de Macbook précédents sont vus comme un retour en arrière. Il me semble que c’est mal comprendre la philosophie de ce nouveau produit.

Les lecteurs réguliers du blog auront compris que le titre de ce billet est provocateur. Aucune machine n’est parfaite ou plutôt il y a autant de solutions parfaites que de profils existants. Le « parfait » d’un utilisateur en rebutera un autre et annoncer que tel ou tel engin est parfait, c’est imposer son point de vue et ses usages à tout le monde. Le MacBook Neo n’a rien de parfait pour certains mais coche toutes les cases d’une utilisation particulière.
Nous sommes en 2026 et lorsque je me déplace en conférence de presse, j’embarque un ordinateur portable de 12.5″ équipé d’une puce qui a désormais 11 ans. Une véritable éternité en termes d’informatique. Il s’agit d’un processeur Intel Core M3-6Y30 double cœur épaulé par 4 Go de mémoire vive DDR3L et un petit stockage SSD SATA de 128 Go. Cette machine c’est un Xiaomi Notebook Air 12,5″, lancé par la marque en 2017. Il a pour moi tous les avantages possibles. Il est léger, son écran est très beau, il est fanless et son clavier bien que QWERTY est aussi pratique qu’agréable. Je l’ai payé 550€ en 2017 en l’important de Chine. En France, il aurait sans doute été proposé plus cher.
Apple lance un MacBook Neo qui colle admirablement bien à ce profil de portable. On retrouve un engin silencieux, dépourvu de ventilation, avec un clavier confortable, un bien plus bel écran, deux fois plus de mémoire, un processeur plus récent et une autonomie largement plus importante. Pour mon usage, et sur le papier, ce MacBook Neo est donc parfait. Il est proposé à 699€ ou 599€, si on est étudiant ou prof. Pas loin de mon Xiaomi donc, avec une garantie Apple locale.
Le plus étonnant dans l’annonce d’Apple pour ma part ne vient pas de la marque. Mais de mes contacts. Le nombre de messages, mails et autres alertes que j’ai pu recevoir mettant en avant sa philosophie Netbook est étonnant. L’idée que ce n’est pas le meilleur portable du marché dans le sens pas le plus puissant. Plutôt un engin suffisant pour accompagner n’importe qui au quotidien, est régulièrement mis en avant. Je suis parfaitement en phase avec cette idée. C’est évidemment une machine assez chère par rapport à un netbook de l’époque2. Mais en considérant le matériel embarqué, la philosophie est vraiment assez proche.

A bord de cette machine, un SoC de smartphone. L’A18 Pro, présent dans les iPhone 16 Pro. Est-ce un signe de faiblesse ? À en croire certains, oui. Mais je suppose que pour ceux-là, l’idée qu’ils se faisaient d’un MacBook « low-cost » était le doux rêve de pouvoir obtenir le dernier cri de la marque juste pour moins cher. Ce qui n’a évidemment aucun sens. Apple a décliné un SoC de smartphone dans un portable, est-ce que cela réduit son niveau de performances ? Pas le moins du monde. Les premiers tests et retours de l’engin montrent au contraire que la puce est devant le SoC M1 de la première génération d’Apple Silicon.
Et, c’est amusant car à l’époque de la sortie de ce M1, qualifié de révolutionnaire, la puce était alors parfaite pour un utilisateur classique. Elle était admirable, capable de prouesses extraordinaires par rapport à ce que proposait un Mac sous puce Intel. C’était il y a six ans maintenant. Le SoC qui équipe ce MacBook Neo est, quant à lui, sorti il y a seulement deux ans. Il est plus rapide en monocœur (beaucoup) et en multicœur (moins). Il a toujours dans le ventre assez de performances pour faire face aux usages du quotidien aisément. Il a surtout l’avantage d’avoir été déjà largement amorti par Apple, ce qui permet de le glisser dans une offre plus abordable. Je lis des gens critiquer le choix de cette puce alors qu’ils expliquent doctement qu’on peut aujourd’hui tout faire avec un iPhone. Une sorte de capharnaüm argumentaire toujours étonnant qui semble puiser ses sources dans un puits de mauvaise foi sans fond.

Les premiers tests en ligne du Neo révèlent des capacités de calcul supérieures à celles d’un MacBook Air M1 en simple et multicœur. Ce qui revient à dire que le dépit quant à l’emploi d’une puce de smartphone pour équiper cet engin est purement théorique. Je devrais écrire cosmétique. Si Apple avait choisi de maquiller le nom de la puce employée en inventant une nouvelle gamme, pour ne pas dire qu’ils employaient une puce de smartphone, je suppose que bien moins de monde aurait grommelé sur ce choix. Même avec des performances identiques.
A côté de cet A18 Pro, le recours à 8 Go de mémoire vive. Mémoire unifiée au processeur et donc non évolutive. Là encore, des grincements de dents. Mais le choix de ces 8 Go est simplement le seul possible pour Apple cette année. 4 Go serait évidemment trop juste et 16 Go trop cher. Apple a choisi 8 Go car cela n’interdit absolument aucun usage logique du MacBook Neo. J’ai pu lire que cela empêchera des déploiements d’intelligence artificielle en local ou l’ouverture de multiples programmes créatifs sur l’engin. La réponse à ces critiques est assez simple.
L’objectif d’Apple n’est pas de se tirer une balle dans le pied en sortant un ordinateur portable à 699€ capable de concurrencer ses propres machines haut de gamme. C’est précisément de venir chercher un public différent. L’important pour le Neo c’est de permettre d’ouvrir plusieurs onglets dans son navigateur, un traitement de texte, un tableur et de suivre une éventuelle visioconférence en parallèle. De pouvoir faire de la retouche d’image, du montage vidéo, de la musique… Peut-être pas tout cela simultanément mais avec suffisamment de confort pour que cela soit agréable. Et les 8 Go embarqués sur MacOS devraient le permettre

Le stockage est limité à 256 Go. Une version du MacBook Neo est disponible en 512 Go pour 100€ de plus et offre en prime le TouchID pour sécuriser ses usages avec son empreinte digitale. 256 Go c’est assez peu, mais cela n’est pas incapacitant… Cela dépend fortement de vos usages. Pour un étudiant, un utilisateur classique qui va surtout générer du texte et envoyer des emails, en association avec un stockage en ligne, c’est largement suffisant. Sur mon Xiaomi, je n’ai jamais saturé les 128 Go de base avec ces usages-là. Et, il me restae toujours assez de place pour installer deux ou trois jeux et glisser quelques films. Encore une fois, cet espace limité dépend essentiellement de ce pour quoi le Mac est envisagé. Il forcera peut-être à mettre en place une sauvegarde automatique de ses données, ce qui ne sera pas forcément une mauvaise chose pour le public visé.
L’affichage est confié à une dalle de 13 pouces en 2 408 par 1 506 pixels. Un affichage confortable avec une densité de 219 pixels par pouce et une luminosité de 500 nits. Pas d’OLED ni d’AMOLED, on reste sur une dalle IPS Liquid Retina assez classique, sans rafraichissement prononcé ni fonctions haut de gamme. Ce qu’il faut pour un usage qui colle au reste de la machine. Apple ne promet pas de réglage colorimétrique pour la dalle mais l’enferme avec le reste des composants dans un châssis en aluminium.

Le point faible de cette machine est probablement sa connectique qui est vraiment décevante. Deux ports USB Type-C dont un seul en USB 3.0. Le second est en USB 2.0 et sera donc réservé à des usages basiques comme le branchement d’une souris. Le port USB 3.0 permettra de sortir un signal DisplayPort pour un écran secondaire en UltraHD 60 Hz maximum. Un jack audio combo 3.5 mm est également présent pour éviter de recourir systématiquement au Bluetooth pour un casque micro. Le reste de l’équipement est assez sobre : des enceintes stéréo Dolby Atmos, une webcam FaceTime FullHD et un module Wi-Fi6E et Bluetooth 6.0. Le clavier ne propose pas de rétroéclairage et le trackpad n’a pas tous les raffinements proposés par les Mac plus haut de gamme.
Enfin, gros point fort, une autonomie annoncée de 16 heures pour l’engin en lecture vidéo malgré un poids modeste de 1,23 kg. Cette autonomie demandera un examen approfondi et une vérification des usages possibles. Ce chiffre obtenu pour un usage de lecture de vidéo contraste avec 11 heures d’usage en navigation web. Avec une autonomie au-delà des 10 à 12 heures d’usage mixte, le MacBook Neo répondra sans doute à un cahier des charges d’étudiant ou de travailleur classique. La batterie est petite, elle propose 36.5 Wh quand un MacBook Air affiche 53.8 Wh et un Pro 72.4 Wh.

Beaucoup de critiques sont apparues suite à cette annonce d’Apple. Certaines sont justifiées et en particulier celles sur la connectique de l’engin, tout de même réduite au minimum. D’autres, comme le fait que le MacBook Neo n’est pas livré avec un chargeur3, peuvent tout à fait s’entendre car cela cache forcément une dépense supplémentaire. Mais la majorité des remarques restent absolument hors sol.
Ma réflexion est toujours la même : pourquoi comparer cet engin aux modèles haut de gamme de la marque ? Un MacBook Air débute à 1199€ un MacBook Pro à 1899€. Loin, très loin des 699€/599€ de ce MacBook Neo. Je suis toujours surpris de voir combien certaines critiques tapent à côté du sujet en prenant pour point de départ le postulat que tout le monde va acheter un ordinateur pour faire de la création d’image, de la 3D, du montage vidéo UltraHD ou, désormais, lancer des IA génératives très gourmandes en local. La très grande majorité des ordinateurs du marché servent à surfer, écrire des mails et des fichiers textes, jouer un peu et regarder des vidéos. Calquer son usage propre pour définir ce qui est bon ou mauvais m’apparaît assez contre-productif.
Imaginez-vous entrer chez un vendeur de cycles avec l’envie de vous payer un vélo pour faire des balades le Week-End. Et qu’un autre client du magasin sorte alors d’un rayon et vous explique alors que le vélo à 699€ que vous visez ne serait pas assez bon pour vous parce que le pédalier est également intégré à un autre vélo d’une gamme différente. Pointant alors du doigt un modèle à 1899€ bien meilleur, avec un équipement haut de gamme tout à fait prêt pour la compétition. Je suppose que vous le regarderiez bizarrement. Tellement bizarrement que personne n’aurait en réalité l’audace de vous proposer de dépenser 1900€ si vous annoncez en avoir 700 à disposition.
C’est exactement la même chose pour ce MacBook Neo. Venir expliquer à quelqu’un qui avait jusqu’alors le budget pour un PC entrée ou milieu de gamme de type Chromebook que son MacBook Neo n’est pas assez bon parce qu’équipé d’un SoC de smartphone n’a absolument aucun sens. Bien sûr, personne ne serait contre le fait d’avoir plus de performances. Personne ne rechignerait à profiter d’un MacBook haut de gamme. Mais pas au point de dépenser de l’argent qu’il n’a pas.
Le MacBook Neo ne promet rien de particulier si ce n’est ce que tout étudiant attend. Pouvoir prendre un engin en main le matin, saisir ses cours, suivre des conférences, travailler du texte, pouvoir créer des illustrations, surfer, regarder un film, suivre ses finances, monter un bout de film. Le tout sans que la machine ne le lâche au milieu de la journée faute de batterie.

Le MacBook Air est par exemple vendu comme une machine de montage vidéo
Cet usage est simple, il n’a rien de la « noblesse créative » si chère aux Mac habituels et à leurs utilisateurs. Apple ne promet pas que vous serez le nouveau pape de la French Touch, pas le grand reporter en vogue ou un vidéaste accompli. Il promet juste de faire bien des tâches assez classiques. Tout en permettant d’en faire plus au besoin sans problèmes. Si vous regardez la manière qu’a Apple de présenter le MacBook Air ou le Pro vous aurez des écrans mettant en avant des capacités de montage vidéo, de calcul lourd ou de créativité débridée. Ici, c’est beaucoup plus sobre. C’est également beaucoup moins cher.

Le casque de cette jeune fille est à 579€, son MacBook Neo pour étudiante lui sera proposé à 599€
Cette image de l’engin dans une chambre de jeune fille est assez parlante. Le casque posé sur les délicates oreilles coûte presque aussi cher que l’engin pour une étudiante. Avec 20€ d’écart entre les deux, ces prix relativisent l’offre d’Apple. Est-ce que le portable est vraiment pas cher ou le casque vraiment trop ? Une chose est sûre, depuis des mois que cette rumeur d’un portable Apple Low-Cost circule, les grandes marques de PC sont aux aguets.
D’autant plus qu’avec la situation actuelle, Apple peut franchement profiter de son MacBook Neo pour gagner de belles parts de marché. Alors que le reste du secteur se creuse la cervelle pour essayer de voir comment continuer à proposer leurs gammes classiques, Apple débarque avec une offre simple et claire. Le MacBook Neo n’est probablement pas la meilleure machine possible, mais dans les temps troublés et incertains qui arrivent, ce sera un repère facile à suivre.
Apple a les moyens de réserver la mémoire et le stockage nécessaires à la production longue de cette machine. Ils vont assurément gagner moins d’argent qu’avec leurs machines Air et Pro. Mais quelle aubaine pour le futur ! Ces engins que les étudiants vont acheter par choix et non pas par dépit sont des chevaux de Troie parfaits pour la marque. Avec cet entrée de gamme qui fera plaisir aux utilisateurs, au contraire d’un Chromebook ou d’un portable Windows entrée de gamme. Car il faut voir ce que propose le secteur pour un étudiant qui a 599€ en poche : un Chromebook Lenovo de 14″, en FullHD, avec un Core i3-N305, 8 Go de mémoire et 256 Go de stockage eMMC ne fait pas beaucoup rêver. En face, un Neo parait vraiment être beaucoup plus adapté.
Il y a quelques jours, je vous parlais de Gartner et de son annonce de la fin des PC à 500$. Un prix HT assez symbolique aux US. L’arrivée de ce portable vendu 599$ HT outre atlantique va sérieusement rebattre les cartes du marché. Tout simplement parce qu’Apple vient de détruire l’analyse de Gartner. Le prix de cette machine est de 499$ HT pour un étudiant aux US. Ce qui va non seulement donner un coup de fouet aux ventes mais obliger les vendeurs de PC à s’aligner. Comment continuer a vendre des PC sous Windows 11 avec une telle concurrence ? Et comment laisser Apple seul sur ce terrain spécifique ? C’est impossible car la marque pourrait devenir la référence d’une génération entière de nouveaux étudiants. Génération à même de se laisser attraper par MacOS et… ne plus en revenir.

A bien regarder cette machine, on peut voir quelque chose de très évident en filigrane. Le MacBook Neo sort assez cabossé par la crise des composants actuels. Je suis prêt à parier que si l’engin était sorti en mars 2025, il aurait été mieux équipé en mémoire et en stockage. Son prix aurait sans doute été le même mais son équipement aurait été plus abouti.
La marge de réserve est énorme pour faire progresser ce nouveau modèle : tant au niveau de son SoC que le reste de ses composants. Sa batterie, son clavier, sa webcam dépourvue des fonctions plus avancées. Apple n’a qu’a ajouter quelques détails et il pourra relancer ce modèle l’année prochaine sans faire le moindre effort. Le port USB 2.0 qui devient USB 3.0. L’ajout d’enceintes supplémentaires ou d’un rétroéclairage clavier et nous voilà avec un « Neo 2027 » prêt à l’emploi. Renouvelant naturellement l’intérêt de la gamme.

Je suppose qu’Apple n’a pas décidé de lancer cette gamme au hasard. C’est à la fois un excellent moyen de vendre des machines à un nouveau public, et une superbe solution pour pousser les utilisateurs à choisir un iPhone plutôt qu’autre chose. En attendant, son premier modèle de portable Low-Cost rebat clairement les cartes d’un marché en pleine déconfiture côté PC. Et cela risque de durer un bon moment.
La crise que nous connaissons actuellement sur les composants mémoire et stockage a transformé ce Neo. Cela devait être un portable d’étudiant « entrée de gamme », c’est devenu une solution de sauvetage du marché. Un premier pas pour Apple qui pose intelligemment un jalon dans ce secteur plus abordable sans torpiller le reste de son offre. Le MacBook Neo est taillé pour la majorité des usages et des utilisateurs. Il doit correspondre à 95% des usages du quotidien de la majorité des utilisateurs. Je ne parle pas des créatifs et autres professionnels de l’image ou du son, pas plus que des joueurs et autres utilisateurs qui aiment tirer parti de la dernière goutte de performances d’un PC. Mais, sérieusement, aujourd’hui, si vous aviez à choisir un portable pour un étudiant en 2026 ? Il faudrait que le reste du marché se dynamise sérieusement face à cette offre pour que vous préfériez conseiller un portable « Windows ».
Le MacBook Neo est en vente à 699€ sur Amazon avec une livraison gratuite au 12 mars.
Les étudiants pourront profiter de l’offre à 599€ sur le MacBook Store.
MacBook Neo : la minimachine parfaite d’Apple pour 2026 © MiniMachines.net. 2026

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Le MiniPC Panther Lake de FEVM se déploie dans un châssis inconnu, un format qui ressemble assez à ce que l’on pourrait obtenir en enfermant une carte mère de portable dans un boitier de MiniPC.
FEVM est une marque chinoise qui propose autant des designs originaux que des modèles issus de constructeurs tiers. Son MiniPC Panther Lake est pour le moment trop flou pour être détaillé puisque la seule source est un tweet assez évasif.

Le boîtier mesure 16.9 cm de large pour 10.8 cm de profondeur et 19 mm d’épaisseur. C’est compact et surtout très peu épais. Pourtant, à l’intérieur, on retrouve un dispositif assez complet avec des puces Panther Lake Intel Core Ultra 300 Series au TDP de 55 watts. Le tout est refroidi très activement par un duo de ventilateurs tel qu’on aurait pu le trouver dans un ordinateur portable classique.

Les images du MiniPC Panther Lake ne montrent aucune aération visible. Pas d’ouvertures pour faire circuler l’air, je suppose que tout se passe en dessous de l’engin. La finesse de la minimachine rime également avec de la connectique en mode « pieuvre ». Des ports sont visibles sur trois ou quatre côtés de l’engin suivant les versions.

Plusieurs modèles semblent en effet exister, le premier avec deux ports USB3 sur le côté droit du MiniPC. Le second avec un port OCuLink sur le côté gauche en plus des deux USB. Le troisième avec rien à gauche mais un USB et un OCuLink à droite… Tout le reste de la connectique est identique avec des ports Thuinderbolt 4, 5 USB, jack audio combo 3.5 mm, deux Ethernet en 10 et 2.5 Gigabit, des sorties HDMI et DisplayPort et une entrée d’alimentation au format Jack assez incongrue sur ce design. Le châssis semble être construit en aluminium.

Il est possible que ce design soit signé FEVM ou qu’il sorte des usines d’un fabricant tiers, auquel cas il devrait être déployé par d’autres marques. Je ne suis pas certain que ce format soit le plus pertinent sur le marché. Le côté « 19 mm » d’épaisseur est sympathique, mais si on doit le poser sur un support pour le laisser s’aérer par en dessous tout en exploitant une connectique avec des câbles de chaque côté, cette finesse ne sera finalement appréciable que « sur le papier ».
Je préfère un boîtier un peu plus épais, avec une connectique plus centralisée vers l’arrière et l’avant et surtout une ventilation qui ne s’étouffera pas sur elle-même. Avec cette épaisseur, un autre point m’inquiète. Le châssis mesure 16.9 cm de large et embarque deux ventilateurs qui doivent logiquement se déployer de part et d’autre d’un système de dissipation avec caloduc. Cela ne laisse que peu de place pour évoluer. J’ai bien peur que ce dispositif embarque de la mémoire soudée et des ventilateurs très peu épais. Des modèles qui peuvent vite monter dans les tours et faire beaucoup de bruit pour dissiper un engin au TDP de 55 watts non limité par le fait d’être sur batterie.
Enfin, le fait d’avoir trois versions de la même machine sur quatre images me laisse à penser qu’il s’agit surtout de concepts 3D pour le moment et non pas d’un produit fini. Aucune mention de mémoire ou de stockage a été faite autour de ce modèle à l’heure actuelle, ce qui va dans le sens d’un produit encore dans les labos, la marque communiquera probablement sur le prix du produit et ses capacités à l’approche de sa sortie. FEVM est d’ailleurs assez mal distribué en Europe, son MiniPC Strix Halo FA-EX9 basé sur une carte mère générique n’a, par exemple, jamais été disponible à l’export hors de Chine.
Un MiniPC Panther Lake dans un nouveau format pour FEVM © MiniMachines.net. 2026

Le Mind Graphics 2 embarque une solution graphique RTX 5060 Ti, il vient remplacer le premier modèle qui proposait une solution GeForce RTX 4060. Les deux extensions sont connectées à un MiniPC particulier via un port propriétaire.

Lors de la présentation du concept Khadas Mind en 2023, je me demandais pourquoi quelqu’un irait s’enfermer dans l’écosystème proposé ? La solution Mind Graphics 2 montre de manière très claire toute la problématique de cette solution. Pour reprendre brièvement le concept de cette minimachine, on a affaire à un MiniPC de base avec une connectique limitée : deux Thunderbolt 4, un HDMI 2.1, deux USB 3.2 Gen2 Type-A. Un boîtier qui propose sur sa partie inférieure un connecteur spécifique. Connecteur qui va lui permettre de se poser sur un dock qui lui offrira une interface basique avec USB, HDMI, Ethernet et autres. Il pourra également se positionner au dos d’un écran propriétaire pour le transformer en tablette et s’utiliser comme un portable avec un simple clavier. Ou se poser sur un boîtier plus imposant qui lui servira alors de dock graphique.

Sur la page du produit, la marque ne fait explicitement pas l’emphase sur ce connecteur propriétaire. Aucune image de celui-ci n’est proposée. On reste dans un flou artistique concernant la connexion avec ses accessoires. Tout se fait « comme par magie ».

Khadas Mind Graphics 2
Sur le papier, l’idée est séduisante, le côté « un seul PC pour trois usages différents » est intéressant. Le problème est qu’il s’agit à chaque fois d’accessoires propriétaires et que la connexion utilise un connecteur inconnu du marché.

Et aujourd’hui, après le lancement d’un Khadas Mind sous Core Ultra en 2024 et une version Panther Lake en début d’année, voici le Mind Graphics 2. La seconde génération de dock graphique de ce produit particulier. Et c’est aussi là que le piège du propriétaire se referme. Le prix de ce dock graphique sous GeForce RTX 5060 ti avec 16 Go de mémoire GDDR7 est de 1 349$ HT soit environ 1400€ avec 20% de TVA. Sachant qu’on trouve des cartes graphiques GeForce RTX 5060 Ti 16 Go à 589€ TTC en France et qu’un dock externe en USB4 coute entre 200 et 300€, cela fait entre 800 et 900€ pour obtenir un boitier « noname ». Une solution compatible avec tout type de machine, MiniPC comme portable ou PC de bureau, évolutif avec une carte graphique équivalente en performances.

Il est tout mimi le concept
Le boitier Khadas Mind Graphics 2 a certes des avantages, il propose une paire d’enceintes intégrées, deux micros, un lecteur d’empreintes et une connectique censée venir épauler l’absence de connecteur de base du MiniPC de la marque : HDMI 2.1b, DisplayPort 2.1b, USB Type-A et Type-C, lecteur de cartes SDXC, Ethernet 2.5 Gigabit et jack audio combo 3.5 mm. Mais sur n’importe quel autre MiniPC classique, ces connecteurs sont fournis par défaut sur le châssis de base.
Il propose également une vraie connexion PCIe 4.0 x8 plus rapide que les connecteurs OCuLink ou Thunderbolt 4. Mais le prix à payer est cet enfermement dans un concept qui vous lie entièrement aux prix exigés par la marque. Le bénéfice proposé par le système Khadas d’un module exploitable avec d’autres accessoires propriétaires est toujours bien présent, cependant il se paye désormais au prix fort et dans une plage évolutive limitée. La puce GeForce RTX 5060 Ti est très intéressante, mais si vous recherchez une puce graphique plus performante, vous passerez votre tour. Des versions en 5070, 5080 ou 5090 ne sont pas prévues au programme pour le moment. Pour rappel, de 2023 à 2026, seule la version 4060 a été proposée. Il est fort possible que seul le 5060 soit disponible dans les années à venir.
En règle générale, j’évite tous les enfermements techniques. Ne serait-ce que pour des raisons de compatibilité. Mais avec la crise actuelle des composants, il est plus que possible que certaines marques souffrent énormément financièrement parlant. Si, pour une raison ou une autre, un constructeur avec un matériel propriétaire venait à disparaître, votre parc serait alors condamné à l’obsolescence.
Le Khadas Mind Graphics 2 débarque sous RTX 5060 Ti © MiniMachines.net. 2026

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Le Thinkpad T14 Gen 7 et le Thinkpad T16 Gen 5 sont deux nouveaux portables annoncés au MWC 2026. En plus des traditionnelles évolutions techniques, le constructeur s’est fait un point d’honneur d’apporter le plus grand soin à la réparabilité de ces machines.

Thinkpad T14 Gen 7
Le Thinkpad T14 Gen 7 est la nouvelle version d’un des grands classiques du monde professionnel. Un engin acheté en masse par des groupes comme des PME pour sa robustesse et l’ensemble de ses fonctionnalités. C’est également un engin pensé pour être réparé. C’était déjà le cas de la génération précédente, mais ce nouveau modèle atteint des sommets.
Lenovo s’est associé à iFixit pour proposer un engin pensé pour la réparabilité. Il hérite d’un score de 10/10 selon les critères du site de guides et conseils en réparation. Cette nouvelle gamme déployée sous processeurs Intel Core Ultra et AMD Ryzen AI PRO 400 emploie des composants spécifiques pour parvenir à ce résultat.

On retrouve par exemple la fameuse mémoire LPCAMM2 que la marque emploie depuis 2024 et qui permet d’intégrer une belle capacité dans un encombrement minimal avec la possibilité de la faire évoluer. Le reste de la machine est plus classique, son SSD est au format M.2 2280 NVMe par exemple et c’est donc la manière dont est agencé l’engin qui permet de décrocher un si beau score.

Le clavier se retire facilement, par exemple, la coque inférieure se dévisse sans souci. De quoi accéder à l’ensemble des composants classiques avec un tournevis classique. La batterie n’est pas scellée et peut être échangée en un tournemain, sans outil particulier, grâce à un système qui la retient en place de manière simplement mécanique.

Le ventilateur intégré est dissociable du dissipateur et des ailettes sans avoir à tout démonter. Le reste du dispositif peut bien sûr être dévissé et échangé en cas de besoin ou pour le dépoussièrer.

Mais le point primordial est sans doute le fait que la majorité des ports ne sont pas soudés sur la carte mère. Ils sont connectés avec des systèmes indépendants. Cela permet de pouvoir les changer en cas de besoin très facilement. Quelques vis à retirer pour ôter leur protection et on peut défaire les connecteurs physiques avec un système de port qui rappelle celui d’un SSD M.2. Ce type de port est souvent une cause de pannes importante, tout simplement parce qu’ils sont en première ligne d’accidents classiques. Les jambes qui se prennent dans un câble de recharge, par exemple. Ou la manipulation récurrente d’un port pour connecter plusieurs types d’accessoires. Le fait de pouvoir, en quelques minutes, échanger la prise est une excellente nouvelle, les services en charge pourront les remplacer sans avoir à échanger toute la carte mère. Le coût d’un de ces connecteurs sera sûrement plus acceptable.

Ce n’est pas très compliqué à concevoir, un acheteur informatique dans un grand groupe aujourd’hui se pose toujours naturellement la question. Quelle machine acheter pour améliorer son parc. Ici, la réponse est évidente. Si un groupe dispose de quelques dizaines ou centaines d’unités mobiles, un engin comme ce Thinkpad T14 Gen 7 est l’évidence. Il permettra de limiter le temps d’immobilisation en cas de panne, de faire face rapidement aux problèmes les plus courants, de réparer les petits bobos techniques sans passer par la case « retour fournisseur ». Tout cela a du sens économiquement parlant car cela coute cher aux entreprises, même si les machines sont sous garantie.

C’est évidemment un investissement important, ce type d’engin est plus cher qu’une solution classique. Mais suivant les profils d’utilisateurs, le jeu en vaudra sans doute la chandelle. Comment vont répondre les concurrents de Lenovo à cette approche ? Il est possible que cela entraine des modifications chez eux. Si cette décision pousse les groupes à préférer Lenovo à HP ou Dell, ces deux derniers reverront peut-être à leur tour leurs machines sous le même angle. Et cela pourrait être très bénéfique pour tous les autres utilisateurs.

Car les Thinkpad T14 Gen 7 vont rejoindre tôt ou tard les autres modèles pro de la gamme sur le marché de l’occasion. Ils seront alors proposés à plus petit prix avec un matériel tout à fait exploitable. Et, en cas de batterie un peu faible, de port un peu lâche ou de stockage un peu mou, il sera possible de retrouver un engin comme neuf très facilement.
Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable © MiniMachines.net. 2026

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Si vous êtes à la recherche d’un aspirateur robot-serpillière autonettoyant avec une base automatique capable de le recharger, de vider la poussière, de changer son eau sale pour de l’eau propre et d’éviter les obstacles, le Narwal Freo Z10 Ultra est une solution qui coche toutes les cases.

Ce modèle de robot aspirateur propose une aspiration puissante de 18000 Pa et des balais extensibles pour nettoyer les plinthes et les coins. Il dispose d’une station de vidage automatique pour enchaîner les nettoyages sans intervention. Ses serpillères automatiques permettent de venir à bout des tâches classiques et la station pourra les sécher avec de l’air chaud pour éviter de les laisser macérer. Il se programme facilement via une application et reste compatible avec les assistants vocaux.

Inspiré de faits réels.
Un des points clés de ce modèle réside dans sa capacité à reconnaitre plusieurs centaines d’objets du quotidien et à adapter son comportement en fonction. Le robot ne foncera pas tête baissée sur une chaussette égarée, un Playmobil ou pire… mais cherchera plutôt à le contourner. CE QUI EST UNE EXCELLENTE CHOSE.
Il pourra aspirer les cheveux longs sans enchevêtrement, les poils d’animaux et les débris classiques. Il sait naviguer sur les tapis en relevant ses serpillères ou en insistant sur une tâche récalcitrante. L’appareil dispose d’une fonction de cartographie pour être plus efficace au bout d’un seul passage et peut respecter toute interdiction de zone pour éviter par exemple de réveiller un enfant en s’approchant de sa chambre certains jours.

Geekbuying propose le Narwal Freo Z10 Ultra à 599€ dans une offre très complète avec différents accessoires offerts. Assez pour intéresser Erwan qui me demande un code pour le payer moins cher. Avec le code NNNFRNZ10U à ajouter dans votre panier, l’engin tombe à 549€. L’engin est stocké en Pologne. À noter que les accessoires seront livrés plus tard.

La machine seule, sans serpillères supplémentaires, est également disponible sur Amazon au même prix de 549€.
L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Je ne suis que de très loin le monde console, mais ce que l’on appelle désormais Project Helix a retenu un peu mon attention. La rumeur voulant que cette nouvelle génération de salon chez Microsoft puisse lancer des jeux PC.

La rumeur courait depuis un moment, elle est désormais validée. Il y a encore énormément d’inconnues autour de son annonce mais l’essentiel est là, il s’agira d’une minimachine compatible avec le catalogue de jeux PC.
Asha Sharma, à la tête de la division XBox chez Microsoft, explique que la console dont le nom de code est Project Helix sera parfaitement capable de faire tourner des jeux PC. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agira d’un PC. Pas plus qu’elle embarquera un système Windows capable de lancer autre chose que des jeux. Il s’agit plutôt de proposer une réplique à la Steam Machine de Valve qui conserverait l’accès au catalogue XBox.
Je lis partout une traduction des propos de Mme Sharma qui reprend en substance que l’engin pourrait fonctionner comme un PC. Mais ce n’est pas exactement ce qu’elle a dit. La traduction de son message est plutôt : « Le projet Helix […] vous permettra de jouer à vos jeux Xbox et PC. » Ce qui ne veut pas dire que ces jeux seront exactement les mêmes que ceux de votre PC classique. J’en doute même fortement.
La toile bruisse déjà de la rumeur inquiète de l’interface de Windows sur son écran piloté à la manette. Ou de la possibilité de profiter de son catalogue de jeux Steam sur sa console Project Helix, rien de tout cela n’est certain.

Je n’imagine pas les équipes de XBox apporter un Windows dans les salons au sein d’une console. Je vois plutôt une approche totalement différente, liée à des partenariats avec les éditeurs. On imagine mal la lourdeur de l’écosystème Windows dans son salon. Les mises à jour, les problèmes d’installations qui se marchent dessus, les fichiers qui s’accumulent et un système qui perd en performances au fil des mois. Cela n’aurait aucun sens.
Le plus logique pour moi serait que XBox promette de lancer les jeux PC d’un catalogue que la marque aurait soigneusement choisi. Et non pas de la totalité des jeux du monde PC. Une approche de curation de jeux à mi-chemin entre l’offre de Valve avec le Steam Deck et celle de Nvidia avec le GeForce Now. Microsoft pourrait proposer aux joueurs un magasin de jeux PC compatibles Project Helix au travers d’une interface maison. Cela éviterait de devoir aller chercher ses jeux un peu n’importe où ou même de les déployer depuis un stockage externe. La console garderait le contrôle du catalogue de jeux installés et pourrait ainsi non seulement piloter une interface de lancement adaptée mais proposer les meilleurs réglages et surtout piloter les mises à jour.
Si je parle de GeForce Now, c’est pour le côté quasi universel de l’offre de Nvidia. On imagine mal Project Helix demander aux joueurs de racheter leurs licences de jeu PC pour les lancer sur la console. Ils pourraient toutefois faire ce que propose Nvidia avec son offre Cloud. Relier son compte XBox avec des services tiers comme ceux de Steam, Ubisoft, Blizzard et Epic Games3 pour certifier que les licences ont bien été acquises par le joueur avant de le laisser télécharger la licence équivalente sur les serveur XBox. Ainsi, la console aurait à sa disposition un catalogue de jeux assez vaste et garderait la main sur l’optimisation et la mise à jour des titres déployés.
On ne sait rien sur les spécifications de la console Project Helix pour le moment. Et, il semble actuellement difficile de faire un pari technique. Valve a mis en pause sa propre Steam Machine à cause de l’impact actuel de la hausse des prix. Dans ce contexte, le développement de ce produit doit pour le moment se projeter à moyen et long terme. Asha Sharma a indiqué que la suite du projet passe par des négociations avec les studios pour la GDC, la semaine prochaine.
Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine © MiniMachines.net. 2026

Le site Notebookcheck a eu une assez mauvaise surprise en ouvrant un Chuwi Corebook X4. Le marketing de la marque comme les outils de vérification embarqués sont formels, l’engin est vendu avec un Ryzen 5 74030U. Une puce « Barcelo R » lancée en 2023 par AMD de génération Zen 3. Seulement, après ouverture du châssis et examen complet de la puce, sa référence mène plutôt à un Ryzen 5 5500U. Un processeur « Lucienne » lancé en 2021 moins performant.

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck
Il semble qu’il y ait une véritable volonté de triche de la part du constructeur. Le Chuwi Corebook X présente tous les signes d’un maquillage logiciel avec un BIOS qui reporte cette puce à l’utilisateur et qui trompe les utilitaires classiques de vérification comme CPU-Z. Il faut ouvrir et débarrasser la puce de son système de refroidissement pour voir apparaitre la référence physique de la puce sur sa surface. On peut lire alors l’OPN de la puce, son Ordering Part Number qui est en quelque sorte un « numéro de série » permettant de l’identifier. Celui-ci est indiqué « 100-000000375 » ce qui veut bien dire qu’il s’agit physiquement d’un Ryzen 5 5500U et non pas un Ryzen 5 7430U.

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U. Source : Notebookcheck
Points communs entre les deux puces, le même nombre de cœurs, de Threads et une dépense énergétique identique de 15 W. Suffisamment de similarités pour que l’utilisateur final n’y voie alors que du feu. Comme les outils d’inspection classiques sont trompés par le système, l’utilisateur lambda pourra passer à côté de la supercherie facilement. Peu d’acheteurs vont faire l’effort d’ouvrir leur ultraportable pour vérifier.

Pour sa défense, le constructeur semble mettre en avant de mauvais arguments. Le premier évoque des lots différents lors de la production. Ce qui sous entend une livraison de 5500U au lieu de 7430U… Cela ne tient pas la route une seule seconde. Si les deux sont compatibles sur le socket de la carte mère, la marque sait pertinemment ce qu’elle achète et ce qu’elle injecte dans ses machines. Si elle ne le sait pas, c’est peut-être encore pire.

Le Chuwi Corebook X
Le second est que Chuwi n’aurait pas de responsabilité envers ce changement. Sous-entendu, « c’est la faute de notre sous traitant ». Rengaine bien connue mais ô combien injustifiable. D’abord ce scénario d’une fabrication tierce ne dédouane en rien la responsabilité de la marque qui signe le produit. Ensuite et surtout, cela suggère une absence totale de contrôle qualité indépendante du fabricant chez qui on sous-traite ? Cela veut dire qu’il peut employer n’importe quelle puce, n’importe quelle mémoire vive ? Toute sous-marque de stockage ? Voire, faire n’importe quoi avec le système d’exploitation ? Ne pas surveiller les agissements d’un sous-traitant mais lui apporter sa signature en caution n’est jamais une bonne ligne de défense.
Une partie du prix payé aux marques pour leur matériel est alloué à la confiance qu’on leur porte. Chuwi vient de faire dévisser la sienne de plusieurs crans sur le marché informatique. Tout cela est d’autant plus regrettable que la différence de prix entre les deux puces ne doit pas dépasser quelques dollars sur le marché particulier où s’approvisionne Chuwi.

L’engin a été massivement « testé » par différents médias et vidéastes. La machine en question a été testée par Notebookcheck en septembre 2025 et c’est en mars 2026 qu’elle est identifiée comme ayant ce problème de processeur. Lors de ce test, aucun problème particulier de puissance processeur n’a été détecté. Le 5500U semblait alors offrir des « performances solides pour des usages de tous les jours ».

La machine se plaçait pourtant largement en dessous de la moyenne des Ryzen 5 7430U avec 59.1 points sur le score de performance du site contre 67.5 points de moyenne pour la puce. Évidemment, il est très difficile de savoir s’il s’agit du processeur qui pose problème ou plutôt de la mémoire vive, du système, de sa ventilation ou autre. Surtout, il est quasi impossible de se douter que la puce puisse être en cause avec un BIOS et des outils indiquant la bonne référence.
Mais c’est tout de même extrêmement étrange que dans la foule de testeurs qu’il y a eu de cette machine, personne n’ait relevé la faiblesse de son processeur. La majorité des tests préférant juste évoquer le résultat d’un benchmark sans contexte (je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les benchmarks ?) ce qui n’indique finalement rien de précis et de concluant. Evidemment, il est possible que la majorité des machines recues aient bien été livrées avec la bonne puce… Mais j’ai du mal à croire que Chuwi puisse envoyer à Notebookcheck le « mauvais » processeur et à un vidéaste qui survole les produits la bonne référence.

J’ai depuis longtemps évoqué les « errements » de la marque en terme de choix de processeurs sur ses ordinateurs portables. Par exemple ici avec le Corebook X 2022 Intel, celui de 2020 ou celui de 2021… Mettant ainsi en avant une technique parfois positive mais souvent avec des effets secondaires de choix de puces anciennes pour alimenter ses engins. A tel point que j’ai fini par « laisser tomber » l’actualité de ces modèles en 2023. Après l’apparition d’un engin sous Core i3-1215U. L’extrait ci-dessus explique mes raisons quant à ce choix.
Je soulignais alors le manque de rigueur du constructeur dans ses approvisionnements. Un manque qui s’est d’ailleurs traduit par le passé par des changements de fabrications non documentés et assez pernicieux. Cela a été le cas quand nous avons découvert il y a trois ans que leur gamme de MiniPC Herobook vendus pendant des années comme des engins fanless étaient devenus ventilés… Sans avertir les consommateurs.
Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur © MiniMachines.net. 2026