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Il restaure sa Nissan GT-R crashée avec des pièces Nismo achetées sur Temu pour 6000€

Il restaure sa Nissan GT-R crashée avec des pièces Nismo achetées sur Temu pour 6000€

L’histoire paraît presque surréaliste : restaurer une Nissan GT-R accidentée avec des pièces Nismo commandées sur Temu, la plateforme chinoise réputée pour ses prix défiant toute concurrence. C’est pourtant le pari audacieux du YouTuber Saving Salvage, qui vient de documenter cette transformation pour le moins originale. Sa GT-R R35 de 2010, sévèrement endommagée à l’arrière, dormait dans son garage depuis deux ans, faute de budget pour des réparations classiques.

Le projet illustre parfaitement l’évolution du marché de l’aftermarket automobile, particulièrement depuis la pandémie. Les passionnés se sont massivement tournés vers les plateformes e-commerce pour satisfaire leur passion mécanique, donnant naissance à un nouveau segment économique. Entre les pièces officielles hors de prix et les alternatives chinoises aux performances incertaines, le choix devient cornélien pour tout propriétaire de sportive accidentée.

Des prix originaux qui donnent le vertige

La réalité du marché des pièces Nismo officielles fait rapidement déchanter les plus optimistes. Pour transformer sa GT-R 2010 en version Nismo 2024, modèle qu’il considère comme « l’une des voitures les plus belles de tous les temps », Saving Salvage a d’abord effectué ses recherches auprès des canaux officiels.

Le verdict financier est sans appel : le pare-chocs avant Nismo officiel s’affiche à environ 26 000 dollars, soit plus de 24 000 euros au cours actuel. Le kit de pare-chocs arrière ajoute 8 000 dollars supplémentaires, tandis que les sous-bassements en carbone représentent encore 6 000 dollars. Quant aux jantes spécifiques, elles culminent à 13 000 dollars.

Au total, la facture pour une transformation complète atteint donc 53 000 dollars, soit environ 49 000 euros, uniquement pour les pièces de carrosserie et les roues. Un montant qui dépasse largement la valeur de nombreuses GT-R d’occasion en bon état, rendant le projet économiquement irrationnel pour la plupart des propriétaires.

Cette tarification reflète la stratégie premium de Nissan sur sa division sport. Les pièces Nismo ne se contentent pas d’être des éléments esthétiques ; elles intègrent des technologies avancées, des matériaux composites de haute qualité et bénéficient d’un développement aérodynamique poussé. Chaque composant fait l’objet d’une homologation stricte et d’un contrôle qualité draconien, justifiant partiellement ces tarifs stratosphériques.

Il restaure sa Nissan GT-R crashée avec des pièces Nismo achetées sur Temu pour 6000€

Le pari Temu : 6000€ contre 49000€

Face à cette réalité tarifaire, Saving Salvage a pris une décision qui fait grincer des dents aux puristes : commander un kit Nismo complet sur Temu. Pour la modique somme de 6 000 dollars tout compris (hors jantes), soit douze fois moins que le prix officiel, il a obtenu l’ensemble des éléments de carrosserie nécessaires à sa transformation.

L’expérience Temu s’est révélée particulière dès la commande. Le délai de livraison de huit semaines complètes témoigne de la complexité logistique de ces pièces volumineuses expédiées depuis l’Asie. Cette attente contraste avec la disponibilité quasi-immédiate des pièces officielles chez les concessionnaires Nissan, mais le rapport qualité-prix semble compenser cet inconvénient majeur.

À réception, les premières impressions se révèlent mitigées. Visuellement, les pièces Temu reproduisent fidèlement l’esthétique Nismo, avec des lignes agressives et des détails stylistiques cohérents. La qualité plastique paraît correcte au premier regard, même si elle n’atteint pas le niveau de finition des composants d’origine.

Cependant, les problèmes apparaissent rapidement lors du montage. Le principal écueil concerne l’absence totale de perçages pour la fixation. Contrairement aux pièces officielles qui arrivent avec tous les points d’ancrage pré-positionnés, les éléments Temu nécessitent un perçage manuel pour chaque vis de fixation. Cette particularité transforme une opération de maintenance standard en véritable travail de carrosserie, réclamant outillage spécialisé et expertise technique.

Il restaure sa Nissan GT-R crashée avec des pièces Nismo achetées sur Temu pour 6000€

Installation : entre bricolage et ingéniosité

La phase d’installation révèle toute la complexité de ce projet alternatif. Saving Salvage a choisi de commencer par le pare-chocs arrière, élément moins visible et donc plus indulgent pour des approximations esthétiques. Le processus d’installation nécessite une approche créative, loin des standards professionnels habituels.

L’absence de points de fixation préétablis oblige à repenser entièrement la méthode de montage. Chaque vis doit être positionnée individuellement, avec un marquage précis pour éviter les perçages approximatifs qui compromettraient la tenue mécanique. Les grip bolts utilisés pour fixer le pare-chocs au châssis représentent une solution de fortune, efficace mais éloignée des systèmes de fixation d’origine.

Cette approche artisanale soulève des questions légitimes sur la sécurité routière. Les pièces de carrosserie ne sont pas uniquement décoratives ; elles participent à la structure passive du véhicule en cas d’impact. Des fixations approximatives pourraient compromettre l’intégrité de l’ensemble en cas d’accident, transformant un élément de protection en projectile dangereux.

Malgré ces contraintes, les premiers résultats visuels semblent encourageants. Le pare-chocs arrière Temu épouse correctement les formes de la GT-R, reproduisant l’agressivité esthétique de la version Nismo officielle. Les écarts de teinte et de finition restent acceptables pour un projet amateur, même si un œil expert décèlerait rapidement les différences.

L’expérience de Saving Salvage illustre parfaitement les défis du tuning économique moderne. Entre perfectionnisme technique et contraintes budgétaires, chaque passionné doit définir ses priorités. Pour certains, l’authenticité des pièces prime sur toute considération financière. Pour d’autres, l’essentiel réside dans le résultat visuel final, indépendamment de la provenance des composants.

Cette démarche s’inscrit dans une tendance plus large de démocratisation du tuning automobile. Les plateformes e-commerce chinoises ont bouleversé l’écosystème traditionnel, rendant accessibles des modifications autrefois réservées à une élite financière. Cette évolution divise la communauté automobile entre partisans de l’accessibilité et défenseurs de la qualité premium.

Le projet de transformation reste en cours, et la communauté automobile attend avec impatience le résultat final. L’installation complète du kit révélera les véritables performances de ces pièces alternatives, tant sur le plan esthétique que fonctionnel. Cette expérience pourrait influencer d’autres propriétaires de sportives, confrontés aux mêmes dilemmes financiers.

L’initiative de Saving Salvage dépasse le simple bricolage automobile pour devenir un véritable cas d’étude économique. Elle questionne les modèles tarifaires traditionnels de l’industrie automobile et explore les limites du rapport qualité-prix dans l’univers du tuning. Reste à déterminer si cette approche alternative peut réellement rivaliser avec les standards établis, ou si elle ne représente qu’une solution temporaire pour budgets serrés.

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Stellantis envisage des investissements chinois pour ses marques européennes

Stellantis discute avec Xiaomi et Xpeng pour des investissements européens, visant luxe, performance et véhicules électriques.

Stellantis explore actuellement de nouvelles voies pour renforcer ses activités européennes, touchées par des difficultés opérationnelles et financières. Selon Bloomberg, le constructeur automobile aurait engagé des discussions avec des acteurs majeurs du marché chinois, notamment Xiaomi et Xpeng Inc, afin d’envisager des investissements ou prises de participation dans certaines marques européennes du groupe, comme Maserati. Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large où Stellantis cherche à adapter sa stratégie face à un marché automobile mondial en pleine mutation.

Les responsables de Stellantis ont rencontré les dirigeants chinois pour discuter de potentielles réorganisations de ses opérations européennes. L’objectif serait de tirer parti du capital et de l’expertise technologique des entreprises chinoises pour soutenir le développement des marques de luxe et renforcer la compétitivité du groupe sur le segment premium. Toutefois, selon un porte-parole du groupe, aucune scission complète entre les branches américaines et européennes n’est à l’ordre du jour, et toute affirmation contraire serait infondée. Stellantis précise que ces discussions s’inscrivent dans le cadre de son activité normale et visent avant tout à offrir aux clients les meilleures options de mobilité, tout en explorant des partenariats stratégiques dans le secteur de l’automobile.

L’implication des constructeurs chinois

Le recours à des investissements chinois pourrait permettre à Stellantis de consolider sa présence sur le marché européen tout en accélérant sa transition vers les véhicules électriques et les modèles hybrides. Les entreprises chinoises ont démontré une capacité importante à innover dans les technologies de propulsion électrique et à établir des chaînes de production compétitives, des éléments essentiels pour les marques européennes de luxe et de performance. De plus, plusieurs constructeurs chinois ont déjà commencé à produire localement en Europe. Par exemple, Leapmotor a annoncé la construction de véhicules dans une usine de Stellantis en Espagne dans le cadre d’une coentreprise, une démarche qui illustre l’intérêt croissant des investisseurs chinois pour le marché européen.

Les enjeux financiers et stratégiques

Stellantis a récemment annoncé des charges exceptionnelles de 22,2 milliards d’euros, impactant ses ambitions en matière de véhicules électriques. Cette décision fait suite à un assouplissement des objectifs d’émissions en Europe, permettant aux moteurs à combustion de rester en circulation plus longtemps. Dans ce contexte, l’exploration d’investissements étrangers apparaît comme un levier pour stabiliser les finances et maintenir la compétitivité de ses marques haut de gamme, tout en diversifiant les sources de financement pour la transition énergétique. La discussion avec Xiaomi et Xpeng souligne également l’importance stratégique des partenariats technologiques, permettant à Stellantis de rester à la pointe de la personnalisation, du luxe et de la performance automobile face à la concurrence mondiale.

Perspectives pour Maserati et autres marques

Si ces négociations aboutissent, elles pourraient ouvrir la voie à une redéfinition du portefeuille de marques de Stellantis, avec un accent particulier sur le segment premium et le luxe. Maserati, emblématique de la performance italienne, pourrait bénéficier de ces investissements pour renforcer ses capacités d’innovation et ses gammes de véhicules électriques ou hybrides. L’ouverture à des partenaires chinois pourrait également accélérer le développement de nouvelles motorisations et technologies embarquées, favorisant la personnalisation et l’exclusivité qui caractérisent le marché du luxe automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Les discussions entre Stellantis et des constructeurs chinois reflètent une stratégie prudente pour sécuriser le futur financier et technologique des marques européennes. L’approche vise à combiner capital, expertise et innovation, sans envisager de scission complète. Maserati et d’autres marques premium pourraient tirer parti de ces partenariats pour accélérer leur transition vers le luxe électrifié. Ce type d’accord souligne également la montée en puissance des acteurs chinois sur le marché européen.

Crédit illustration : Stellantis.

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Voitures autonomes : Nuro lance ses tests à Tokyo

La startup Nuro teste ses voitures autonomes à Tokyo, un marché stratégique où robotaxis, IA et mobilité électrique s’affrontent.

La course mondiale à la voiture autonome s’intensifie. La startup américaine spécialisée dans la conduite automatisée Nuro a lancé ses premiers tests à Tokyo, marquant ainsi sa première implantation internationale. Basée à Mountain View en Californie, l’entreprise déploie désormais sa technologie d’intelligence artificielle dans l’une des métropoles les plus complexes au monde en matière de mobilité urbaine.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à se positionner sur le marché émergent des véhicules autonomes commercialisés. Soutenue par plusieurs acteurs majeurs de la technologie et de l’industrie automobile, Nuro ambitionne de rivaliser avec les principaux opérateurs de robotaxis déjà engagés dans cette compétition technologique et industrielle.

La capitale japonaise devient ainsi un terrain d’expérimentation pour les systèmes de conduite autonome de nouvelle génération. Dans un contexte où l’innovation automobile mêle désormais performance technologique, électrification et intelligence artificielle, les tests réalisés dans les rues de Tokyo représentent une étape stratégique pour la startup américaine.

Tokyo, laboratoire mondial de la conduite autonome

Pour Nuro, l’arrivée au Japon marque une étape importante dans son développement. L’entreprise a déployé une poignée de véhicules de test dans la capitale et a ouvert un bureau local afin de commencer la collecte de données nécessaires à l’amélioration de ses systèmes d’autonomie.

Le choix de Tokyo n’est pas anodin. Cette mégapole constitue un environnement particulièrement exigeant pour les technologies de conduite automatisée. Les rues y sont souvent étroites, sinueuses et très fréquentées, avec une circulation à gauche et de nombreux véhicules évoluant dans un espace urbain dense.

Pour Andrew Chapin, directeur des opérations de Nuro, cette complexité représente un véritable test pour les capacités d’adaptation de l’intelligence artificielle embarquée. Les systèmes de conduite autonome de la startup sont conçus pour analyser leur environnement et réagir en temps réel, afin d’assurer la sécurité et la fluidité des déplacements.

L’objectif affiché par l’entreprise est d’atteindre l’autonomie de niveau 4. Ce niveau correspond à des véhicules capables de conduire seuls dans certaines conditions définies, sans intervention humaine permanente. Une étape clé dans l’évolution des technologies automobiles et dans la transformation de la mobilité urbaine.

Une concurrence mondiale entre géants de la technologie

Le marché de la conduite autonome attire de nombreux acteurs technologiques et industriels. Nuro entend notamment rivaliser avec les entreprises déjà bien implantées dans ce domaine, dont Waymo et Zoox.

La société Waymo, filiale d’Alphabet, mène également des essais sur les routes japonaises depuis avril 2025. Elle s’appuie sur un partenariat avec un opérateur de taxi local afin de tester ses robotaxis dans des conditions réelles. D’autres programmes pilotes de moindre envergure existent également dans la région de Tokyo.

Malgré cette concurrence, Nuro estime que son approche diffère. L’entreprise met en avant le développement d’une plateforme d’autonomie universelle, capable d’être adaptée à différents types de véhicules et d’applications dans l’écosystème automobile.

La startup bénéficie également du soutien de partenaires technologiques et industriels de premier plan. Parmi eux figurent Nvidia et Toyota, deux acteurs majeurs dans le développement de solutions liées à l’intelligence artificielle et aux systèmes avancés de mobilité.

Cependant, le Japon reste confronté à un défi réglementaire. La législation actuelle impose toujours la présence d’un conducteur humain derrière le volant, quel que soit le niveau d’autonomie du véhicule. Ce cadre juridique limite encore l’expansion à grande échelle des robotaxis dans l’archipel.

Robotaxis et mobilité électrique : la stratégie d’Uber

Le développement de la voiture autonome s’accompagne d’une transformation plus large du secteur de la mobilité. L’année dernière, Uber a annoncé une collaboration avec Nuro et Lucid afin de proposer des trajets sans conducteur dans la région de la baie de San Francisco.

Ce projet s’inscrit dans une ambition industrielle importante. Uber vise à terme une flotte de 100 000 véhicules autonomes équipés de technologies de puces développées par Nvidia. Parmi eux, 20 000 robotaxis devraient être alimentés par les technologies combinées de Lucid et Nuro. Le déploiement de cette flotte est prévu à partir de 2027.

Parallèlement, les constructeurs automobiles traditionnels poursuivent leurs propres développements. Nissan travaille ainsi avec la startup britannique Wayve pour préparer la nouvelle génération de son système d’assistance à la conduite ProPilot.

Selon le constructeur japonais, cette technologie vise à rivaliser avec les systèmes avancés de conduite automatisée proposés par Tesla. Toutefois, ces systèmes restent actuellement classés au niveau 2 d’autonomie, ce qui signifie que le conducteur doit rester prêt à reprendre le contrôle du véhicule.

Nissan prévoit également d’introduire des voitures pilotes à Tokyo d’ici la fin de l’année 2026. Ces véhicules seront exploités avec des opérateurs de sécurité à bord afin de tester les services de transport autonome avant une éventuelle commercialisation à plus grande échelle.

Notre avis, par leblogauto.com

L’arrivée de Nuro à Tokyo illustre l’accélération mondiale des expérimentations autour de la voiture autonome. La capitale japonaise offre un environnement urbain particulièrement exigeant pour tester ces technologies. Malgré l’avance de certains concurrents comme Waymo, plusieurs acteurs cherchent encore à imposer leur plateforme d’autonomie. Le cadre réglementaire japonais reste toutefois un élément clé qui pourrait ralentir le déploiement commercial des robotaxis.

Crédit illustration : Nuro.

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Scandale du périscolaire : sur fond d’élections municipales, le collectif des parents a été reçu à l’Élysée

Alors que les effroyables révélations se poursuivent, SOS périscolaire demande des «mesures nationales», à commencer par une uniformisation du processus de signalement. Il dit avoir été entendu.

© François Bouchon / Le Figaro

Le collectif SOS Périscolaire espère que son combat aboutira à des «mesures nationales, fortes et concrètes».
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WRC Safari Rally Kenya 2026 : Katsuta historique !

Ce rallye du Kenya 2026 fut éprouvant pour les mécaniques. A ce petit jeu là, le grand vainqueur est Takamoto Katsuta qui, avec son copilote Aaron Johnston, a remporté l’édition 2026 au volant de sa Toyota Yaris.

Pour Adrien Fourmaux, le coup passe encore tout prêt. Allez, tiens bon la barre matelot, ce sera pour bientôt ! Le Française termine à 27 secondes du vainqueur. Derrière, c’est la Berezina avec Pajari (4e Toyota) à 4 minutes 26 ! Lappi sur Hyundai est à plus de 6 minutes, ensuite on est au-delà des 11 minutes. C’est dire si l’épreuve fut rude.

Solberg et Ogier furent longtemps en tête devant Katsuta. Toyota perdait presque déjà Evans à la 13e spéciale, et dès la 14e ce sont Ogier et Solberg qui devaient jeter l’éponge sur la section de liaison pour soucis mécanique. Côté Hyundai, Neuville avait déjà perdu tout espoir.

Big damage for our championship leaders, who retire for the day after damage on Sleeping Warrior#WRC | #SafariRallyKenya 🇰🇪 pic.twitter.com/smznDKyGZx

— FIA World Rally Championship (@OfficialWRC) March 14, 2026

Le secret de Katsuta ? Savoir durer…

Katsuta a alors récupéré la tête du rallye et a porté son avance sur Fourmaux à 1 minute 25. On se disait qu’il allait devoir serrer les dents. Il a su gérer son avance qui a tout de même fondu de 1 minute dimanche. Toutefois, à l’arrivée, c’est bien le Japonais qui décroche là sa première victoire en WRC !

Takamoto Katsuta rejoint l’unique vainqueur japonais de rallye WRC : Kenjirō Shinozuka (vainqueur du Dakar aussi). Il est le 82e pilote vainqueur d’une manche WRC depuis le début du championnat en 1973.

A noter que Solberg et Ogier ont pu repartir et Solberg accroche la dernière place du top 10. Solberg remporte la power stage devant Ogier, Evans, Neuville et Fourmaux.

WE DID IT🥇 @OfficialWRC #SafarirallyKenya
Huge thanks to everyone ❤@AaronJ_CoDriver pic.twitter.com/3tCSe8YcoX

— Takamoto Katsuta (@TakamotoKatsuta) March 15, 2026

Top 10 du rallye du Kenya 2026

On notera les WRC2 à partir de la 5e place, preuve de la rugosité de l’édition 2026.

POSCAR No.DRIVERCO-DRIVERCAR
1# 18Takamoto KATSUTAAaron JOHNSTONGR Yaris Rally1
2# 16Adrien FOURMAUXAlexandre CORIAi20 N Rally1
3# 5Sami PAJARIMarko SALMINENGR Yaris Rally1
4# 4Esapekka LAPPIEnni MÄLKÖNENi20 N Rally1
5# 21Robert VIRVESJakko VIILOFabia RS
6# 20Gus GREENSMITHJonas ANDERSSONGR Yaris
7# 23Fabrizio ZALDIVARMarcelo DER OHANNESIANFabia RS
8# 22Andreas MIKKELSENJørn LISTERUDFabia RS
9# 25Diego DOMÍNGUEZRogelio PEÑATEGR Yaris
10# 99Oliver SOLBERGElliott EDMONDSONGR Yaris Rally1
11# 1Sébastien OGIERVincent LANDAISGR Yaris Rally1

Au championnat du monde, Evans conserve la tête mais voit Solberg gratter 5 points. Suivent Katsuta à 11 points et Fourmaux à 19 points. Prochaine épreuve en Croatie du 10 au 12 avril 2026.

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Nouveau moteur « Turbo 100 » : que change vraiment ce bloc essence sur les Peugeot 208 et 2008 ?

Peugeot introduit un nouveau moteur essence baptisé Turbo 100 sur les citadines et SUV urbains de sa gamme. Ce trois-cylindres de nouvelle génération arrivera d’abord sur la 208 en mars 2026, puis sur la 2008 en mai. Il intègre de nombreux composants inédits et plusieurs évolutions techniques.

Un nouveau moteur essence pour la 208 et la 2008

Le constructeur Peugeot annonce l’arrivée d’un nouveau moteur essence nommé « Turbo 100 ». Ce bloc sera proposé sur la Peugeot 208 à partir de mars 2026, puis sur la Peugeot 2008 à partir de mai 2026.

Il s’agit d’un moteur trois cylindres de 1 199 cm³ (tiens tiens 1.2) développant 101 ch (74 kW) à 5 500 tr/min. Le couple maximal atteint 205 Nm dès 1 750 tr/min.

Selon le constructeur, ce moteur correspond à une troisième génération de ce bloc essence. Environ 70 % de ses composants sont nouveaux, notamment le turbocompresseur, le système d’injection, les pistons ou encore le bloc-cylindres.

Un turbocompresseur à géométrie variable

Le Turbo 100 adopte un turbocompresseur à géométrie variable. Cette technologie vise à améliorer la réponse du moteur à bas régime.

Dans les faits, elle doit permettre d’obtenir des reprises plus rapides et de faciliter les accélérations, notamment en circulation urbaine ou lors de dépassements.

Un système d’injection haute pression

Le nouveau moteur intègre également un système d’injection directe haute pression fonctionnant à 350 bar.

Plusieurs évolutions techniques sont mentionnées :

  • un système de calage des soupapes destiné à réduire les frottements internes,
  • de nouvelles têtes de pistons,
  • un fonctionnement selon le cycle Miller avec un taux de compression élevé.

Selon les informations communiquées, ces éléments ont pour objectif d’améliorer l’efficacité thermique de la combustion et de maîtriser la consommation ainsi que les émissions.

Une chaîne de distribution et de nouveaux composants

Pour la distribution, le moteur adopte une chaîne plutôt qu’une courroie. Cette solution est présentée comme visant une durabilité plus élevée.

Le bloc-moteur, les pistons et les segments ont également été redessinés afin de contribuer à la robustesse du moteur et à une consommation d’huile maîtrisée.

Plus de 3 millions de kilomètres d’essais

Durant sa phase de développement, le moteur Turbo 100 a été soumis à des essais d’endurance.

Le constructeur indique avoir réalisé plus de 30 000 heures de tests sur banc reproduisant différentes situations de conduite. Les prototypes équipés de ce moteur ont également parcouru plus de 3 millions de kilomètres, certains dépassant les 200 000 kilomètres.

Les modèles concernés bénéficieront par ailleurs du programme de garantie du constructeur pouvant atteindre huit ans ou 160 000 km.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce nouveau moteur Turbo 100 est en fait un 1.2 PureTech. L’illustration donnée ne laisse aucun doute avec la chaîne qui passe dans le carter d’huile. De plus, c’est le même visuel qui avait été diffusé pour l’introduction de la chaîne sur le 1.2 PureTech.

On est donc ici sur une évolution normale d’un moteur. Cependant, la réputation du 1.2 PureTech fait qu’il vaut mieux continuer de l’appeler Turbo 100. Les parcs d’occasion fourmillent de véhicules « invendables » rien qu’avec l’appellation « maudite » alors qu’il y a de très très bonnes affaires à réaliser, pour peut de suivre l’entretien par la suite.

Pour autant, avec 70 % de composants modifiés, on a hâte de voir ce que donne cette nouvelle mouture du 3 cylindres turbo essence. Au final, c’est un moteur déjà connu, mais en version « dégonflée » à 100 chevaux. De quoi tourner la page Puretech définitivement ?

Preuve que Peugeot a confiance dans cette nouvelle évolution, « Les modèles équipés du nouveau moteur Turbo 100 bénéficieront d’un programme d’entretien allégé, avec une seule révision tous les 2 ans / 25 000 km (au lieu d’une révision tous les 1 an / 20 000 km), accompagnée d’un contrôle intermédiaire annuel ».

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Chine : ventes auto en chute après la fin des subventions

En Chine, les ventes automobiles chutent de 15 % en février après la fin des subventions, malgré une forte progression des exportations.

Le marché automobile chinois a connu un net recul en février. Les ventes de véhicules ont chuté de 15 %, un recul marqué qui s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs, dont la suppression progressive des subventions publiques et l’impact saisonnier du Nouvel An lunaire. Cette période de congés, traditionnellement moins dynamique pour les concessions et les chaînes d’assemblage, a accentué le ralentissement déjà perceptible sur la demande intérieure.

Selon les données publiées par l’Association chinoise des fabricants d’automobiles, les livraisons en gros ont atteint environ 1,8 million d’unités au cours du mois. Cette contraction du marché intervient dans un contexte où l’industrie automobile chinoise cherche à maintenir son dynamisme, notamment sur les segments les plus innovants comme les véhicules électriques et hybrides rechargeables, souvent associés à la performance technologique et à la montée en gamme.

La fin des subventions pèse sur la demande

La suppression progressive des aides gouvernementales destinées à soutenir l’achat de véhicules constitue l’un des principaux facteurs de cette baisse. Pendant plusieurs années, ces incitations financières ont joué un rôle majeur dans la croissance du marché automobile chinois, en particulier dans le développement des voitures à nouvelle énergie.

En février, les livraisons de véhicules électriques et d’hybrides rechargeables ont ainsi reculé de 14 %, pour s’établir à environ 765 000 unités. Ce repli illustre un ralentissement de la demande pour ces modèles pourtant au cœur de la stratégie industrielle du pays.

Dans un marché où l’innovation, la performance énergétique et les technologies de pointe sont devenues des arguments de vente majeurs, la disparition progressive de ces aides semble peser sur les décisions d’achat. Les consommateurs, confrontés à des prix plus élevés pour les modèles électrifiés, pourraient temporiser avant d’investir dans un nouveau véhicule, qu’il s’agisse d’une berline premium, d’un SUV familial ou d’un modèle haut de gamme doté d’options de personnalisation avancées.

Des exportations automobiles en forte progression

Malgré la faiblesse de la demande domestique, l’industrie automobile chinoise peut s’appuyer sur un levier de croissance important : les exportations. En février, celles-ci ont bondi de 52 %, témoignant de la capacité des constructeurs à se développer sur les marchés internationaux.

Plusieurs groupes chinois accélèrent leur expansion mondiale. BYD poursuit notamment son implantation sur de nouveaux marchés, en particulier en Amérique du Sud et au Royaume-Uni. De son côté, Geely a pénétré 13 nouveaux marchés l’an dernier, parmi lesquels le Brésil et l’Afrique du Sud.

Cette stratégie d’internationalisation permet aux constructeurs de compenser en partie la faiblesse de la demande intérieure. Elle illustre aussi la montée en puissance de l’industrie automobile chinoise sur la scène mondiale, notamment dans les segments technologiques liés à l’électrification et à la performance énergétique.

La Chine, nouvelle base mondiale d’exportation

La Chine ne sert pas uniquement de plateforme pour les marques locales. Les constructeurs étrangers y voient également une base industrielle stratégique pour produire et exporter leurs modèles.

Honda prévoit ainsi de commencer à exporter vers le Japon des véhicules fabriqués en Chine, une première pour un constructeur automobile japonais. Cette décision souligne le rôle croissant des usines chinoises dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, capables de produire des modèles destinés à différents marchés.

Volkswagen bénéficie également de cette dynamique. Les opérations du groupe en Anhui ont obtenu une concession de l’Union européenne permettant d’exporter le Cupra Tavascan sans s’acquitter d’un droit de douane de 21 %. Cette exemption est toutefois conditionnée à un prix minimum d’importation ainsi qu’à un quota d’exportation.

Dans un secteur où l’innovation technologique, la personnalisation des véhicules et la montée en gamme constituent des leviers majeurs de compétitivité, la Chine confirme son rôle central dans l’industrie automobile mondiale. Même si la demande intérieure montre des signes de ralentissement, la capacité d’exportation et l’expansion internationale des constructeurs pourraient atténuer les effets de cette baisse à court terme.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des ventes en Chine en février confirme la sensibilité du marché automobile aux politiques publiques de soutien. La fin progressive des subventions semble peser directement sur la demande, y compris pour les véhicules électriques. En parallèle, la forte croissance des exportations montre que les constructeurs chinois et les groupes internationaux misent de plus en plus sur la Chine comme plateforme industrielle mondiale. L’évolution de la demande intérieure dans les prochains mois sera déterminante pour mesurer l’impact durable de ces changements.

Crédit illustration : leblogauto.com.

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Porsche en Chine : le luxe allemand bousculé par les voitures électriques locales

En Chine, les ventes de Porsche chutent fortement face à l’essor des voitures électriques locales et à l’évolution rapide des attentes des automobilistes.

Pendant des décennies, le grondement caractéristique d’une voiture de sport Porsche incarnait un symbole de réussite pour les nouveaux riches chinois. La marque allemande représentait alors l’archétype du luxe automobile occidental : performance, design soigné et prestige. Mais cette image semble aujourd’hui perdre de son influence face à une nouvelle génération de véhicules électriques silencieux et technologiques produits par des constructeurs chinois.

Autrefois considéré comme l’un des marchés les plus stratégiques du constructeur, le marché chinois a enregistré une forte baisse des ventes. En 2025, les immatriculations de Porsche ont chuté de 26 % dans le pays, soit plus du double du recul observé au niveau mondial. Les volumes ont également été divisés par plus de deux par rapport au pic atteint en 2021. Avec un peu moins de 42 000 unités écoulées l’an dernier, la Chine n’est désormais plus que le troisième marché de la marque, derrière les États-Unis et l’Allemagne.

La tendance négative s’est poursuivie au début de l’année suivante. Les livraisons de janvier ont reculé d’environ 33 % sur un an, selon des données compilées par Bloomberg Intelligence et le China Automotive Technology and Research Center. Cette baisse souligne la difficulté croissante pour un constructeur premium européen de maintenir sa position dans le premier marché automobile mondial.

Un marché automobile chinois en pleine transformation

Le ralentissement des ventes ne relève pas seulement d’un cycle économique. Il reflète un changement plus profond dans les préférences des consommateurs chinois. Le prestige traditionnel associé aux marques européennes – héritage, qualité de fabrication et design – semble progressivement perdre de son attrait.

Dans l’automobile, les véhicules électriques locaux dotés de technologies avancées deviennent un nouveau symbole de luxe et d’innovation. Ce phénomène dépasse le secteur automobile : dans la mode, la beauté ou la joaillerie, des marques chinoises gagnent également du terrain face aux grandes griffes internationales.

Pour Porsche, cette mutation intervient alors que le constructeur fait face à plusieurs défis globaux. La marque a récemment revu à la baisse ses ambitions dans l’électrification et a abandonné un projet visant à produire ses propres batteries. Cette décision a perturbé la planification de certains modèles et pesé sur les marges.

Par ailleurs, un futur SUV positionné au-dessus du Cayenne, initialement prévu comme modèle 100 % électrique, sera finalement proposé uniquement avec des motorisations thermiques et hybrides. Dans le même temps, Porsche a réduit son réseau de concessions en Chine et fermé son réseau de recharge pour véhicules électriques dans le pays.

Des concurrents chinois électriques et très technologiques

Comme de nombreux constructeurs étrangers, Porsche se retrouve confronté à une nouvelle génération de concurrents nationaux capables de proposer des voitures électriques très équipées à des prix nettement plus compétitifs.

Un exemple emblématique est la berline Maextro S800, développée grâce à un partenariat entre Huawei Technologies et le constructeur public JAC Group. Ce modèle a récemment dépassé en ventes plusieurs berlines de luxe internationales, dont la Porsche Panamera, la BMW Série 7 et la Mercedes-Maybach Classe S.

Proposée à partir d’environ 708 000 yuans, soit près de 40 % de moins que la Panamera, cette grande berline coupé est disponible en version entièrement électrique ou hybride rechargeable. Elle se distingue par un intérieur très technologique comprenant un tableau de bord à triple écran, un projecteur cinéma de 40 pouces, des sièges en cuir et des portes à ouverture automatique. L’ensemble est complété par un système d’infodivertissement avancé et des aides à la conduite de dernière génération.

Un autre rival notable provient du secteur technologique. Xiaomi a lancé la berline sportive SU7, rapidement surnommée le « Taycan chinois » en raison de sa ressemblance avec la voiture électrique de Porsche. La version SU7 Ultra, dévoilée fin 2025, propose des performances comparables à celles de la Taycan Turbo tout en affichant un tarif nettement inférieur.

Fiscalité et stratégie : des défis supplémentaires pour Porsche

L’environnement réglementaire chinois ajoute une difficulté supplémentaire pour le constructeur allemand. Une modification récente de la taxe de 10 % sur les véhicules ultra-luxueux a abaissé le seuil d’application à 900 000 yuans. Cette mesure concerne désormais une grande partie de la gamme Porsche, notamment les modèles Cayenne, Panamera et Taycan.

Le système de personnalisation de la marque, qui repose sur de nombreuses options à forte marge – finitions intérieures, peintures spéciales ou jantes sur mesure – peut également faire franchir ce seuil fiscal. Un véhicule dont le prix de base reste sous la limite peut ainsi devenir taxable dès lors que le client ajoute plusieurs équipements.

Malgré ces difficultés, Porsche ne compte pas abandonner le marché chinois. En 2024, le constructeur a inauguré un centre de recherche et développement de 10 000 m² à Shanghai. Cette structure bénéficie d’une certaine autonomie par rapport au siège allemand et travaille notamment sur un système d’infodivertissement spécifiquement adapté au marché chinois, dont le lancement est prévu à la mi-2026.

Parallèlement, la marque poursuit le développement de nouveaux modèles. Un Cayenne entièrement électrique doit être lancé prochainement, tandis que deux nouveaux SUV à motorisations essence et hybrides rechargeables sont prévus d’ici la fin de la décennie. Porsche étudie également la possibilité de concevoir des modèles spécifiquement destinés au marché chinois.

Malgré ces initiatives, certains analystes du secteur automobile estiment que la position de la marque devient de plus en plus fragile. La forte concurrence locale et la guerre des prix sur le marché chinois ont considérablement réduit l’écart d’équipements entre les véhicules premium et ceux proposés à des tarifs nettement plus bas. Dans ce contexte, la seule valeur de la marque pourrait ne plus suffire à maintenir un positionnement tarifaire élevé.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation de Porsche en Chine illustre la transformation rapide du marché automobile chinois, désormais dominé par l’innovation technologique et l’électrification. Les constructeurs locaux profitent d’une forte avance dans les logiciels, l’infodivertissement et les systèmes d’assistance à la conduite. Pour un constructeur premium européen, l’enjeu est désormais de concilier son image historique de performance avec des attentes technologiques très élevées. Les investissements en R&D et l’adaptation des modèles au marché chinois seront déterminants pour la suite.

Crédit illustration : Porsche.

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