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Artemis 2 : succès du lancement de la première mission habitée vers la Lune depuis 1972

Pendant environ dix jours, les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, et le Canadien Jeremy Hansen s’aventureront jusqu’au satellite naturel de la Terre pour en faire le tour sans s’y poser, comme Apollo 8 en 1968.

© Joe Skipper / REUTERS

La mission Artemis 2 de la Nasa, à Cape Canaveral, le 1er avril 2026.
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Artemis 2 : revivez le décollage de la fusée qui a emporté 4 astronautes vers la lune

VIDÉO - La mission Artemis II a décollé peu après minuit à bord de la fusée Space Launch System au Cap Canaveral. Elle doit effectuer un survol de la Lune avant de revenir sur Terre.

© Steve Nesius / REUTERS

À 00h35, dans un épais nuage de fumée grisâtre, la fusée SLS (Space Launch System) s’est arraché de la surface de la Terre.
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NASA Launches Artemis II Astronauts Around the Moon

NASA's Artemis II mission has launched four astronauts around the moon and back, marking humanity's first crewed lunar voyage in 53 years and the first test flight of NASA's Orion capsule and Space Launch System (SLS) with people on board. Five minutes into the flight, Commander Reid Wiseman saw the team's target: "We have a beautiful moonrise, we're headed right at it," he said from the capsule. The Associated Press reports: Artemis II set sail from the same Florida launch site that sent Apollo's explorers to the moon so long ago. The handful still alive cheered this next generation's grand adventure as the Space Launch System rocket thundered into the early evening sky, a nearly full moon beckoning some 248,000 miles (400,000 kilometers) away. Artemis II commander Reid Wiseman led the charge into space with "Let's go to the moon!" accompanied by pilot Victor Glover, Christina Koch and Canada's Jeremy Hansen. It was the most diverse lunar crew ever with the first woman, person of color and non-U.S. citizen riding in NASA's new Orion capsule. Carrying three Americans and one Canadian, the 32-story rocket rose from NASA's Kennedy Space Center where tens of thousands gathered to witness the dawn of this new era. Crowds also jammed the surrounding roads and beaches, reminiscent of the Apollo moonshots in the 1960s and '70s. It is NASA's biggest step yet toward establishing a permanent lunar presence. Visit NASA's Artemis II Launch Day blog for the latest updates. Developing...

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Cadmium : la solution existe, les idéologues l’interdisent

C’est le grand paradoxe : les voix les plus alarmistes sont aussi celles qui refusent les solutions les plus prometteuses. Car celles-ci existent, et sont même déployées ailleurs, en dehors de l’Union européenne. Mais elles ne sont pas bio…

Alors que la « bombe sanitaire » a fait son grand retour dans l’espace médiatique avec le dernier rapport de l’Anses sur le cadmium publié le 25 mars, rares ont été les voix à résister à la tentation du sensationnalisme. Les titres alarmistes se sont emballés… et, dans leur sillage, les approximations se sont multipliées — souvent portées par des commentateurs qui n’ont manifestement pas ouvert l’étude.

Le Monde a ouvert le bal en prêtant à l’agence sanitaire des recommandations sur la limitation de la consommation de céréales, de pain ou de pâtes… qui n’y figurent pas. Du côté de Manuel Bompard, pas davantage de rigueur. Pour le député LFI, c’est sûr : le cadmium « a un rôle important dans l’augmentation des cancers du pancréas ». Aucune nuance, aucun conditionnel… et surtout, aucune cohérence avec le rapport, qui précise pourtant qu’aucune « étude ne permet de montrer clairement une association entre exposition par voie orale et cancer ». Quant à Benoît Biteau, il a ressorti son refrain habituel sur le bio, en passant sous silence le fait que l’Anses indique qu’« il n’est pas possible de conclure à une différence de concentration en cadmium entre les aliments bio et conventionnels ».

Au fond, peu importe le contenu du rapport : ce qui compte, c’est le récit. Un récit éminemment politique, où, selon les mots de Manuel Bompard, des « lobbys de l’agrochimie » empoisonneraient la population pour « servir les intérêts de l’oligarchie ». Rideau. Mais derrière cette mise en scène bien rodée, un élément clé est soigneusement ignoré, ou passé sous silence : la solution pourrait bien venir… de cette même agro-industrie que l’on désigne aujourd’hui comme coupable.

Métaux lourds dans nos assiettes : où en est-on vraiment ?

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Du sol à la plante

Pour comprendre les solutions qui s’offrent à nous, il faut d’abord intégrer une idée clé : l’imprégnation de la population ne dépend pas uniquement du cadmium ajouté aux sols via les engrais.

D’abord, parce que l’alimentation n’est pas la seule source d’exposition. Le tabac, par exemple, représente à lui seul une part non négligeable de l’imprégnation totale.

Ensuite, parce que la teneur en cadmium des sols dépend fortement de la géologie locale. Certains territoires, comme le Jura, présentent en effet naturellement des concentrations élevées, parfois supérieures à celles de terres agricoles pourtant régulièrement fertilisées avec des engrais phosphatés.

Mais surtout, entre le sol et notre organisme, il y a une étape décisive : la plante. Car, pour finir dans nos assiettes, le cadmium doit d’abord être absorbé par les racines, puis incorporé aux organes qui nous nourrissent. Des processus qui reposent sur des transporteurs protéiques spécifiques — notamment un canal impliqué dans le transport du manganèse — qui permettent successivement l’assimilation racinaire, le transport par la sève, puis le transfert dans les organes de réserve, comme les grains de nos céréales.

Un véritable parcours d’obstacles… qui varie fortement selon les espèces, en fonction de l’équipement protéique qui les caractérise. Certaines plantes, comme le chou, l’épinard ou la pomme de terre, accumulent plus facilement le cadmium. D’autres, comme le maïs grain ou les légumineuses, en limitent le transfert vers les parties consommées, le métal restant en grande partie bloqué dans les racines.

Faut-il pour autant modifier nos habitudes alimentaires ? Contrairement à ce qui a pu être affirmé dans les colonnes du Monde, ce n’est pas la position de l’Anses, qui précise qu’« il n’est pas pertinent de formuler des recommandations » ciblant certains aliments ou fréquences de consommation spécifiques.

Mais cette variabilité ouvre en réalité une autre perspective, bien plus intéressante : non pas changer ce que nous mangeons, mais agir sur ce que nous cultivons.

Les apports de la sélection variétale

Car la différence ne se joue pas seulement entre espèces. Même au sein d’une même culture, toutes les variétés ne se valent pas. Pour le blé, par exemple, les chercheurs ont identifié un gène clé — Cdu1 — impliqué dans la capacité de la plante à piéger le cadmium dans ses racines. Certaines variétés possèdent une version particulièrement efficace de ce gène, qui limite fortement le transfert du métal vers les grains.

De quoi ouvrir des pistes très concrètes. À court terme, les agronomes ont déjà développé des outils d’aide à la décision, comme Bléssûr, qui classe les variétés de blé dur cultivées en France selon leur propension à accumuler le cadmium (mais aussi d’autres métaux comme le plomb, le nickel ou l’arsenic). Un levier simple : choisir les bonnes variétés pour réduire l’exposition.

Mais le potentiel va bien au-delà. Cette diversité génétique autour du gène Cdu1 ouvre la voie à de véritables programmes de sélection variétale. Une approche qui a déjà porté ses fruits au Canada, et qui pourrait être déployée en France dans les années à venir.

L’idée ? Passer au crible les variétés existantes pour identifier les allèles les plus protecteurs, puis constituer des bases de données robustes sur leur capacité d’accumulation. L’objectif étant d’orienter la création de nouvelles variétés naturellement peu accumulatrices de cadmium.

Reste un obstacle de taille : les méthodes de sélection classiques sont longues, et il faut souvent 10 à 15 ans pour aboutir à une nouvelle variété. D’où une question qui s’impose : et si l’on accélérait le mouvement… grâce aux outils de la génétique moderne ?

Les promesses des biotechnologies

CRISPR-Cas9. Derrière ce nom un peu austère se cache l’une des révolutions les plus prometteuses de l’amélioration génétique. Le principe ? Des « ciseaux moléculaires » programmables, capables de cibler, couper et modifier l’ADN avec une précision inédite. Depuis leur mise au point en 2012 par les prix Nobel Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier, les applications se multiplient à grande vitesse.

Et le cadmium pourrait bien en bénéficier directement. Ces outils permettent en effet d’introduire, en une seule génération, des versions favorables de gènes dans des variétés agricoles déjà performantes… et ce, sans passer par des années de croisements hasardeux.

En Chine, le problème du cadmium dans le riz est déjà en train d’être résolu grâce à ces techniques. Depuis 2017, des équipes utilisent CRISPR-Cas9 pour désactiver les transporteurs responsables de l’entrée du cadmium dans les grains. Les résultats sont probants : des concentrations inférieures à 0,05 mg/kg dans le riz brun, contre 0,33 à 2,90 mg/kg pour les variétés classiques. Une avancée concrétisée en novembre 2023, avec la certification de la première variété de riz à faible teneur en cadmium, Xizi-3.

Tout n’est pas si simple pour autant, car les transporteurs du cadmium jouent aussi un rôle dans l’absorption du manganèse, indispensable au bon développement de la plante. Les désactiver complètement peut donc pénaliser les rendements. Mais là encore, la recherche avance. Plutôt que de supprimer ces gènes, certaines équipes ont choisi d’en moduler l’expression, en ajustant leur régulation pour limiter l’entrée du cadmium sans perturber les fonctions essentielles. D’autres stratégies, comme la surexpression du gène OsHMA3 — qui piège le cadmium dans les racines — montrent des résultats encore plus intéressants : plus de 90 % de réduction du cadmium dans les grains, confirmée au champ sur plusieurs sites et plusieurs années, sans impact sur les rendements. Et pour le blé — la culture qui nous concerne directement en France ? Le transfert de connaissances depuis le riz est déjà en marche. En 2025, une première équipe a utilisé CRISPR pour désactiver TaNRAMP5, l’équivalent, chez le blé, du gène clé identifié dans le riz. Résultat : une baisse de 33 % du cadmium dans les grains.

Ce qui ouvre de nombreuses perspectives. Les chercheurs ont déjà identifié chez le blé au moins six grandes familles de transporteurs impliqués dans la gestion du cadmium, pour la plupart mises en évidence par analogie avec le riz. Autrement dit, la feuille de route est tracée. Comme le souligne le biologiste Stephan Clemens dans sa revue de référence : « Il est urgent de transférer les connaissances acquises sur Arabidopsis et le riz à d’autres cultures majeures comme le blé ou la pomme de terre ».

Les cibles sont identifiées, les outils disponibles, et le pipeline scientifique est en place. Reste un obstacle de taille, qui pourrait être moins technique… que réglementaire.

Cadmium : l’agriculture est-elle la seule en cause ?

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Des freins réglementaires

Japon, États-Unis, Brésil, Argentine, Australie, Canada… Partout, ou presque, les cadres réglementaires ont été adaptés pour exempter les plantes éditées (sans ADN étranger) du carcan OGM. En Chine, les lignes directrices publiées en 2022 prévoient un délai d’approbation d’un à deux ans pour les cultures CRISPR, contre six ans pour les OGM transgéniques classiques. Le résultat donne à l’échelle mondiale plusieurs variétés issues de CRISPR (soja, maïs, blé, riz) avançant déjà vers des autorisations de mise sur le marché.

En Europe, le rythme est tout autre. Depuis l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de 2018, les plantes éditées sont, par défaut, assimilées à des OGM, y compris lorsqu’elles sont génétiquement indiscernables de mutations naturelles. Certes, la Commission européenne a proposé en juillet 2023 un nouveau cadre pour les NGT (nouvelles techniques génomiques), avec une procédure allégée pour certaines plantes. Mais à ce jour, le texte n’est toujours pas adopté.

Conséquence très concrète : une modification ciblée comme le knockout de TaNRAMP5 dans le blé — qui relèverait d’une procédure simplifiée dans la plupart des pays hors Union — ne peut pas être testée en plein champ en France.

Pendant que la Chine avance, avec du riz édité affichant des niveaux inférieurs à 0,05 mg/kg de cadmium… l’Europe, elle, continue de débattre.

À l’heure même où l’Anses appelle à développer des variétés moins accumulatrices de cadmium, le paradoxe est éloquent : les courants politiques qui dénoncent une « bombe sanitaire » sont aussi ceux qui s’opposent le plus fermement aux NGT. On agite le risque… tout en freinant les outils les plus efficaces pour le réduire.

Comble de l’ironie : ces mêmes acteurs érigent l’agriculture biologique en solution, alors que son cahier des charges exclut par principe les techniques d’édition génomique — y compris si elles venaient à être validées par la réglementation européenne.

Pendant ce temps, tandis que certains pointent du doigt l’agro-industrie, c’est précisément de ce côté-là que se développent aujourd’hui les réponses innovantes au problème du cadmium.

Face à un risque sanitaire aussi bien documenté, notre continent ne peut plus se payer le luxe de l’idéologie. Il serait temps d’accepter de chasser le cadmium de nos assiettes grâce à la science et à l’innovation, qui restent nos meilleurs alliés.

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Venezuela : Washington lève les sanctions contre la présidente par intérim, Delcy Rodriguez

Trois mois après la capture du président Nicolas Maduro, cette décision a été saluée par la dirigeante de facto comme « un pas dans la voie de la normalisation et du renforcement des relations ».

© JUAN BARRETO / AFP

La présidente par intérim Delcy Rodriguez avec le secrétaire américain à l’énergie Chris Wright au palais présidentiel de Miraflores, à Caracas, le 11 février 2026.
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Le premier procès de Luigi Mangione, accusé du meurtre d’un patron d’assurance santé américain, fixé en septembre

Ce premier procès, relevant de l’État de New York, se tiendra avant un autre, prévu devant un tribunal fédéral dont la date, susceptible de changement, est pour le moment fixée au mois d’octobre.

© Shannon Stapleton / REUTERS

Luigi Mangione assiste à une audience probatoire dans l’affaire du meurtre du PDG d’UnitedHealthcare, Brian Thompson, à la Cour suprême de Manhattan, à New York, le 18 décembre 2025. 
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EN DIRECT, Artemis-2 : lancement réussi de la première mission habitée vers la Lune depuis Apollo-17, en 1972

La fusée Space Launch System de la NASA a décollé jeudi à 0 h 35 avec à son bord quatre astronautes. Cette mission de neuf jours autour de notre satellite naturel est une première depuis cinquante-trois ans. L’objectif, édicté par Donald Trump et l’agence spatiale américaine, est le retour des humains sur la Lune en 2028.

© Chris O'Meara/AP

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