À quelque mois des élections législatives de mi-mandat, tous les sondages font état, outre-Atlantique, d’un mécontentement croissant sur le pouvoir d’achat.
Chaque nouvelle pression inflationniste risque en particulier de repousser le moment où interviendra une nouvelle baisse des taux d’intérêt, appelée de ses vœux par Donald Trump.
TÉMOIGNAGES - Ce mardi 3 mars, au moins 25 000 Français étaient de passage dans la région et s’étaient signalés via le réseau Fil d’Ariane, selon le ministère des Affaires étrangères.
La France commence à affréter des vols pour rapatrier ses ressortissants « les plus vulnérables » présents dans les zones touchées par la guerre contre l’Iran.
Les métaux précieux sont chahutés par le conflit au Moyen-Orient. Ils sont délaissés par les investisseurs au profit de l’énergie et du dollar, valeurs jugées plus stratégiques.
Ces bateaux avaient passé le détroit d’Ormuz avant les premières frappes israélo-américaines en Iran samedi, une artère désormais fermée par les Gardiens de la révolution iraniens. Ils ont reçu pour consigne de se mettre à l’abri.
En Asie, à la Bourse de Séoul, où reprenaient les échanges après un lundi férié, l’indice Kospi a terminé sur une chute de 7,24%. À Tokyo, l’indice vedette Nikkei a chuté de 3,06% et l’indice hongkongais Hang Seng a terminé en baisse de 1,12%.
De son côté, la Banque de France assure suivre avec «grande attention» l’évolution des marchés financiers et de l’énergie, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
DÉCRYPTAGE - La fermeture des aéroports de Dubaï, Doha et Abu Dhabi, devenus des hubs de correspondance très fréquentés, provoque une grande pagaille dans les airs. Entre l’Europe et l’Asie, le couloir de passage devient de plus en plus étroit.
DÉCRYPTAGE - Les cours de l’or noir sur les marchés s’envolent ce lundi, le conflit au Moyen-Orient faisant redouter un risque de choc pétrolier. Beaucoup d’automobilistes commencent déjà à se ruer vers les stations-service.
ENTRETIEN - Les tensions autour de l’Iran font planer un risque de choc énergétique aux répercussions mondiales, prévient Sébastien Jean, professeur au CNAM et directeur associé de l’Initiative géoéconomie et géofinance de l’Ifri.
En ce qui concerne plus particulièrement le gaz, les stocks européens sont à un niveau suffisant pour finir l’hiver à un niveau adéquat, et il n’y a pas besoin de prendre des mesures d’urgence, a affirmé une porte-parole de la Commission.
Déjà en très forte progression ce lundi matin en raison de la guerre en Iran, le prix du gaz européen explosait après l’annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar.
Les marchés sont plombés par l’incertitude et la hausse des prix du pétrole, face à l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran et aux représailles de Téhéran sur plusieurs pays du Moyen-Orient.
La référence européenne du TTF néerlandais a grimpé jusqu’à 22% lundi matin, les marchés redoutant des perturbations des exportations de gaz naturel liquéfié depuis le Golfe, notamment en provenance du Qatar.
Vers 08H00 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’affichait en hausse de plus de 20%, après avoir bondi de 22%, à 38,885 euros. (Image d’illustration)
Le conflit engagé par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran devrait faire flamber les cours du pétrole à l’ouverture du marché dans la nuit de dimanche à lundi et pourrait secouer l’économie mondiale s’il perdure.
Les frappes en Iran paralysent l’espace aérien au Moyen Orient, entraînant l’annulation de plusieurs milliers de vols. Le Figaro a récolté le témoignage de ces voyageurs bloqués par la situation.
«Environ 4218 vols» étaient attendus samedi dans les pays du Moyen-Orient et «966 d’entre eux ont été annulés, soit 22,9%», a indiqué Cirium, société d’analyses spécialisée dans l’aviation. Dimanche, 716 vols ont été supprimés, sur 4.329 prévus à destination du Moyen-Orient, selon la même source.