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WEC / 6 Heures de Spa : l’Aston Martin Valkyrie encore plus forte en course ?

Elle était très bruyante. La voici désormais très performante. Un peu plus d’un an après ses débuts dans la catégorie Hypercar, l’Aston Martin Valkyrie LMH a démontré l’étendue de ses progrès lors des qualifications des 6 Heures de Spa-Francorchamps.

Les deux voitures engagées par l’équipe The Heart of Racing s’élanceront depuis les 6e et 7e positions sur la grille de départ, samedi à 14 heures. Marco Sorensen et Harry Tincknell ont notamment exploité astucieusement leurs pneumatiques tendres pendant la qualification de ce vendredi.

« L’objectif était de nous qualifier pour l’Hyperpole, nous confie Harry Tincknell, pilote de la voiture n°007 à propos de cette séance qui détermine les dix premières places au drapeau vert. Et à partir de là, le but était de voir jusqu’où nous pouvions aller ». 

Mais ce pourrait être tout aussi bien en course poursuit devant nous l’ex-pilote Ford : « Pendant les essais libres, nous avons vu que notre rythme en condition de course est l’un des plus rapides. Voire le plus rapide ». 

Le meilleur résultat d’une Aston Martin en championnat du monde d’endurance (WEC) était jusqu’ici une cinquième place, au Japon, en septembre dernier. « Je pense qu’on peut faire mieux, juge Harry Tincknell. Je l’espère en tout cas »

Des progrès sensibles

Pour mieux comprendre les améliorations apportées, rembobinons. L’an dernier, à la même époque, le pilote britannique nous dressait un premier état des lieux de la Valkyrie, alors à court de kilomètres : « Nous sommes très bien en entrée de virage. Nous avons un arrière très stable et nous pouvons vraiment entrer très fort dans des virages plutôt lents. »

Douze mois plus tard, l’Hypercar à la livrée British Racing Green a considérablement évolué. Parmi les gros gains enregistrés ces derniers mois figure l’électronique. Rappelons ici que le couple aux roues arrière est limité par le règlement et contrôlé en permanence par les organisateurs grâce à des capteurs. Se rapprocher au plus près de la puissance maximale grâce au logiciel sans jamais la dépasser est devenu un sujet clé de l’endurance moderne.

« Jusqu’au Mans en juin dernier, nous nous sommes concentrés sur la fiabilité, témoigne Alex Riberas, pilote de la n°009. Une fois que nous avons fini les 24 Heures sans problème majeur et coché cette case, nous avons poussé côté performance. »

Les Aston Martin au V12 atmosphérique avaient surpris dans la Sarthe, terminant aux 12e et 14e places à l’arrivée. Puis les performances de la Valkyrie ont décollé à partir de la manche d’Interlagos. La n°009 s’est qualifiée dans le top 10 pour la première fois à Austin (États-Unis), en août dernier. La fin de campagne fut particulièrement concluante, avec une 5e place à l’arrivée à Fuji (Japon) et une 7e position sous le damier à Bahreïn.

Photo : Aston Martin

Moins de surprises

« Nous n’avons plus de surprise en termes de réglage », confirme Alex Riberas. Aston Martin doit pourtant s’adapter à une nouvelle donne. Cette campagne 2026 est marquée par l’arrivée de la nouvelle gamme pneumatique pour piste sèche de Michelin. Le manufacturier intègre désormais 50 % de produits recyclés ou renouvelables dans son mélange. La mise en température est plus facile — domaine où l’Hypercar britannique peinait l’an dernier.

Engagée en WEC mais aussi dans le championnat nord-américain IMSA, Aston Martin THOR a éprouvé ces nouvelles gommes dès les 24 Heures de Daytona, en janvier, accumulant des données. Là où Ferrari, Peugeot, Alpine ou Genesis ont débuté en compétition il y a trois semaines lors de la manche d’ouverture à Imola.

« Pour moi, c’est un meilleur pneu, décrypte Alex Riberas. La montée en température a beaucoup progressé lorsque l’on sort des stands. Et la conduite est plus naturelle : on arrive à mieux combiner les actions. En entrée ou en sortie de virage, le pneu absorbe mieux l’énergie lorsque l’on mélange les forces longitudinales et latérales. La confiance dans la voiture est accrue. »

Et la confiance est souvent facteur de résultats. Aston en administrera-t-il la preuve à l’occasion de ces 6 Heures de Spa ?

Première pole position de Peugeot aux 6 Heures de Spa

Le Lion a aussi le sourire. La Peugeot n°94 s’élancera en pole position grâce à une nouvelle performance exceptionnelle du Danois Malthe Jakobsen en Hyperpole. C’est une première fois qu’une 9X8 s’élancera en tête au départ depuis le lancement du programme, en 2022. « Je suis très heureux pour toutes les personnes qui composent l’équipe, s’enthousiasmait le poleman. On a connu un début de saison compliqué et ces deux dernières années ont été difficiles. Nous avons montré que tout est possible et qu’il ne faut jamais abandonner. » La séance de Jakobsen avait pourtant mal commencé avec un demi-tête-à-queue en haut du Raidillon au début de la séance : « Heureusement, je n’ai rien heurté, rembobinait le pilote. Nous avons décidé immédiatement avec l’équipe de rentrer aux stands pour passer de nouveaux pneus et refaire une tentative de zéro. »

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Cette « Aston Martin » vendue 23 000$ est en réalité .. une Mazda MX-5 modifiée

Cette « Aston Martin » vendue 23 000$ est en réalité .. une Mazda MX-5 modifiée

Posséder une Aston Martin DB classique reste le rêve de nombreux passionnés d’automobile. Ces voitures incarnent un design intemporel et une prestance qui fascine les cinéphiles grâce à leurs apparitions dans la saga James Bond. Le problème ? Les prix atteignent facilement les six chiffres, rendant ces bijoux britanniques inaccessibles au commun des mortels. C’est précisément ce qui rend cette annonce sur Bring a Trailer si intrigante : une « Aston Martin » proposée à seulement 23 500 dollars.

Cette voiture cache pourtant un secret de taille. Sous cette carrosserie aux allures britanniques se dissimule en réalité une Mazda MX-5 Miata Sport de 2007, métamorphosée grâce à un travail de carrosserie sur mesure particulièrement soigné. Cette transformation audacieuse interroge : peut-on obtenir le style Aston Martin sans en payer le prix fort ?

Cette « Aston Martin » vendue 23 000$ est en réalité .. une Mazda MX-5 modifiée

Une transformation spectaculaire signée Simpson Design

Cette Mazda MX-5 n’a pas toujours arboré ces lignes aristocratiques. La métamorphose a été réalisée dans les années 2020 par Simpson Design, un atelier basé dans l’État de Washington spécialisé dans les modifications automobiles haut de gamme. L’équipe a entièrement repensé la carrosserie du roadster japonais en s’inspirant de l’Aston Martin DB4 GT Zagato, l’un des modèles les plus exclusifs de l’histoire automobile britannique.

La carrosserie en fiberglass de style Zagato reproduit fidèlement les proportions et les détails caractéristiques du modèle original des années 1960. Chaque élément a été pensé pour capturer l’essence du design britannique : la calandre emblématique, les phares ronds intégrés dans des nacelles élégantes, et surtout cette ligne de toit si particulière qui fait la signature des Zagato. Le travail de Simpson Design démontre une attention particulière aux détails, avec des proportions respectées malgré les contraintes imposées par la base technique de la MX-5.

La peinture vert clair choisie évoque immédiatement le célèbre British Racing Green, cette teinte traditionnellement associée aux voitures de course britanniques depuis l’époque où les couleurs nationales distinguaient les écuries en compétition. Cette couleur contraste avec le rouge Ferrari italien et renforce l’identité britannique de cette création. L’ensemble repose sur des jantes fil à rayons de 16 pouces avec fixation centrale, fidèles à celles équipant les DB4 GT Zagato d’époque, complétant parfaitement l’illusion visuelle.

Cette « Aston Martin » vendue 23 000$ est en réalité .. une Mazda MX-5 modifiée

Un habitacle soigné aux finitions premium

L’attention portée aux détails ne s’arrête pas à l’extérieur. L’habitacle a bénéficié d’une transformation complète pour coller à l’ambiance luxueuse d’une véritable Aston Martin. Les sièges baquets ont été retapissés en vinyle beige, une couleur qui rappelle les intérieurs cuir des GT britanniques d’époque. Cette teinte claire contraste élégamment avec la peinture extérieure et apporte une touche de raffinement à l’ensemble.

Le tableau de bord et la console centrale arborent des inserts en faux bois, un élément décoratif incontournable des voitures de luxe britanniques. Cette finition woodgrain, bien qu’artificielle, reproduit l’aspect chaleureux des essences nobles utilisées sur les Aston Martin authentiques. Le volant Nardi à jante bois constitue probablement l’élément le plus réussi de cette transformation intérieure. Surmonté d’un bouton de klaxon aux armes d’Aston Martin, il renforce considérablement l’illusion et procure sans doute des sensations de conduite plus nobles.

Contrairement à certaines transformations radicales, cette MX-5 a conservé ses équipements de confort modernes. La climatisation d’origine reste fonctionnelle, tout comme l’autoradio de série, garantissant un usage quotidien confortable. Cette approche pragmatique distingue cette réalisation des pure replica parfois inconfortables, offrant le meilleur des deux mondes : le style classique et le confort contemporain.

Cette « Aston Martin » vendue 23 000$ est en réalité .. une Mazda MX-5 modifiée

Les limites de l’illusion face à la réalité technique

Malgré la qualité indéniable du travail réalisé, cette MX-5 transformée présente des limites évidentes qui trahissent ses origines japonaises. La différence de dimensions constitue l’obstacle le plus difficile à surmonter. La Mazda MX-5 NC (troisième génération) mesure environ 4 mètres de long, soit près de 30 centimètres de moins qu’une véritable DB4 GT Zagato. Cette différence de gabarit se remarque immédiatement, particulièrement au niveau des proportions générales.

L’absence de lunette arrière représente probablement l’indice le plus flagrant. Les véritables DB4 GT Zagato possédaient une fenêtre arrière caractéristique, élément impossible à reproduire sur la base d’un roadster. Cette particularité, combinée à la hauteur réduite de la MX-5, donne un aspect légèrement « écrasé » à l’ensemble, reconnaissable par tout connaisseur des modèles Aston Martin authentiques.

Sous le capot, les différences deviennent encore plus évidentes. Alors que les DB4 GT Zagato originales développaient leur puissance grâce à un moteur 6 cylindres en ligne de 3,7 litres capable de produire plus de 300 chevaux, cette MX-5 conserve son moteur 4 cylindres de 2,0 litres d’origine. Avec ses 166 chevaux et 140 lb-ft de couple, les performances restent dans la moyenne des roadsters modernes, loin des prestations d’une véritable Aston Martin de compétition.

La boîte automatique 6 rapports complète cette mécanique japonaise, transmission qui équipait certaines versions de MX-5 NC mais qui ne correspond pas aux boîtes manuelles des GT Zagato d’époque. Ces éléments techniques, bien que parfaitement fonctionnels, rappellent constamment les origines modestes de la base utilisée.

Cette « Aston Martin » vendue 23 000$ est en réalité .. une Mazda MX-5 modifiée

Un marché de niche aux prix attractifs

Cette MX-5 transformée s’inscrit dans un marché de niche particulièrement intéressant. Avec un prix de départ fixé à 23 500 dollars lors de la vente aux enchères, elle représente une alternative financièrement accessible pour les amateurs du style Aston Martin. Pour mettre ce montant en perspective, une véritable DB4 GT Zagato se négocie aujourd’hui entre 15 et 20 millions de dollars, les 19 exemplaires produits étant devenus des objets de collection inestimables.

L’historique de la voiture rassure sur son état général. Avec seulement 26 000 miles au compteur (environ 42 000 kilomètres), dont 1 600 ajoutés sous la propriété actuelle, cette MX-5 présente un kilométrage raisonnable pour son âge. Le titre de propriété de l’Oregon est parfaitement en règle, éliminant les risques administratifs souvent associés aux véhicules modifiés.

Quelques détails techniques méritent d’être mentionnés : les phares antibrouillard ne sont pas fonctionnels, élément purement esthétique de la transformation. Cette précision souligne l’honnêteté du vendeur concernant les aspects décoratifs de la modification. L’odomètre numérique conservé témoigne du respect des équipements d’origine là où cela restait cohérent.

Cette approche de la collection automobile démocratise l’accès aux codes esthétiques des grandes marques de prestige. Pour un budget équivalent à une voiture neuve de gamme moyenne, il devient possible de rouler dans quelque chose d’unique qui attire immanquablement les regards et suscite la curiosité.

Cette Mazda MX-5 déguisée en Aston Martin illustre parfaitement l’ingéniosité des passionnés d’automobile face aux contraintes budgétaires. Bien qu’elle ne puisse tromper les connaisseurs ni rivaliser avec l’authenticité d’une véritable DB4 GT Zagato, elle offre une expérience visuelle et émotionnelle unique à un prix dérisoire comparé aux originales. Cette création témoigne de la passion automobile et de la créativité nécessaires pour rendre accessible, même partiellement, l’univers des supercars britanniques légendaires.

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