Homebridge est une solution logicielle open source permettant d’ajouter le support de HomeKit (la plateforme d’objets connectés d’Apple) à des produits qui ne le sont pas nativement. Par exemple, des caméras Ring d’Amazon sont ainsi accessibles et utilisables depuis l’application Maison (Home en anglais) d’Apple grâce à Homebridge.
Après trois ans de bêta, Homebridge commence à prendre en charge le standard Matter et passe pour l’occasion en version 2.0. L’app fait donc office de pont Matter, en plus de HomeKit. Les plugins Homebridge peuvent ainsi utiliser des produits Matter (et s’ouvrent notamment à l’écosystème Google). L’application Maison d’Apple est de son côté déjà compatible HomeKit et Matter.
Avant la migration, les développeurs mettent en garde : « Avant de faire une mise à jour, assurez-vous que le(s) plugin(s) que vous utilisez sont compatibles avec cette nouvelle version de Homebridge […] Node.js 18 et 20 ne sont plus pris en charge. Homebridge v2 nécessite Node.js 22 ou 24 ».
Comme le rapporte The Verge, le développeur voit deux principaux cas d’usage. Pour commencer, « combler le fossé dans la prise en charge des appareils HomeKit : Apple a commencé à utiliser Matter pour les nouveaux types d’appareils plutôt que de les ajouter directement à HomeKit. Les aspirateurs en sont un exemple récent : Apple a ajouté la prise en charge des aspirateurs à l’application Home, mais via Matter, et non via HomeKit. Notre objectif est de combler cette lacune afin que les plugins Homebridge puissent offrir toutes les fonctionnalités pour ces types d’appareils. Nous pensons que cet objectif est tout à fait réalisable et qu’il s’agit de la priorité immédiate ».
Deuxième cas d’usage : « Utiliser d’autres contrôleurs Matter avec les plugins Homebridge : cela permettrait d’accéder à vos plugins Homebridge depuis d’autres contrôleurs Matter, comme l’application Aqara par exemple. Il s’agit là d’un projet à plus long terme – il nécessitera des mises à jour individuelles des plugins pour être pris en charge. Il faut donc s’attendre à un déploiement progressif au fil du temps ».
L’année dernière, Apple et Google avaient fait plusieurs annonces autour de Matter afin de faciliter son adoption en vue d’en faire un standard avec l’adoption la plus large possible. Matter débarquait ainsi dans Google Home.
Homebridge est une solution logicielle open source permettant d’ajouter le support de HomeKit (la plateforme d’objets connectés d’Apple) à des produits qui ne le sont pas nativement. Par exemple, des caméras Ring d’Amazon sont ainsi accessibles et utilisables depuis l’application Maison (Home en anglais) d’Apple grâce à Homebridge.
Après trois ans de bêta, Homebridge commence à prendre en charge le standard Matter et passe pour l’occasion en version 2.0. L’app fait donc office de pont Matter, en plus de HomeKit. Les plugins Homebridge peuvent ainsi utiliser des produits Matter (et s’ouvrent notamment à l’écosystème Google). L’application Maison d’Apple est de son côté déjà compatible HomeKit et Matter.
Avant la migration, les développeurs mettent en garde : « Avant de faire une mise à jour, assurez-vous que le(s) plugin(s) que vous utilisez sont compatibles avec cette nouvelle version de Homebridge […] Node.js 18 et 20 ne sont plus pris en charge. Homebridge v2 nécessite Node.js 22 ou 24 ».
Comme le rapporte The Verge, le développeur voit deux principaux cas d’usage. Pour commencer, « combler le fossé dans la prise en charge des appareils HomeKit : Apple a commencé à utiliser Matter pour les nouveaux types d’appareils plutôt que de les ajouter directement à HomeKit. Les aspirateurs en sont un exemple récent : Apple a ajouté la prise en charge des aspirateurs à l’application Home, mais via Matter, et non via HomeKit. Notre objectif est de combler cette lacune afin que les plugins Homebridge puissent offrir toutes les fonctionnalités pour ces types d’appareils. Nous pensons que cet objectif est tout à fait réalisable et qu’il s’agit de la priorité immédiate ».
Deuxième cas d’usage : « Utiliser d’autres contrôleurs Matter avec les plugins Homebridge : cela permettrait d’accéder à vos plugins Homebridge depuis d’autres contrôleurs Matter, comme l’application Aqara par exemple. Il s’agit là d’un projet à plus long terme – il nécessitera des mises à jour individuelles des plugins pour être pris en charge. Il faut donc s’attendre à un déploiement progressif au fil du temps ».
L’année dernière, Apple et Google avaient fait plusieurs annonces autour de Matter afin de faciliter son adoption en vue d’en faire un standard avec l’adoption la plus large possible. Matter débarquait ainsi dans Google Home.
Presque huit ans après Dav1d, VideoLAN remet le couvert avec Dav2d. Comme son nom l’indique, c’est une implémentation logicielle pour décompresser des vidéos AV2, le codec en cours de développement par l’Alliance for Open Media. Il prend donc la suite de Dav1d – qui est l’acronyme récursif de Dav1d is an AV1 decoder – pensé pour le codec AV1.
Dans la foire aux questions, il est précisé que Dav2d est toujours récursif, « mais c’est moins drôle que dav1d », reconnait l’équipe. Quoi qu’il en soit, Dav2d est proposé sous une licence très permissive : BSD 2-Clause ou « Simplified BSD License ».
Illustration : Flock
Sur le GitLab dédié de VideoLAN, il est indiqué que « dav2d est un décodeur AV2 multiplateforme, open source, axé sur la vitesse et la précision. Il est basé sur notre décodeur dav1d, très populaire. Il s’agit d’un projet encore préliminaire, qui ne devrait pas être utilisé en production, notamment parce que la spécification AV2 n’est pas définitive ». Ce projet de VideoLAN est réalisé dans « le cadre de son adhésion à l’Alliance for Open Media/AOM », en charge d’AV1 et AV2.
Les travaux ont débuté il y a quelques mois déjà, mais c’est encore une version très préliminaire en 0.0.1 (alias Merbanan). L’équipe cherche de l’aide, notamment des développeurs C et assembleur, ainsi que des testeurs… La FAQ se termine par un trait d’humour sur ce sujet : « Vous soucierez-vous de <mon architecture > ? De < mon OS > ? ». Réponse : « Oui, mais nous n’avons ni le temps ni les connaissances nécessaires. C’est pourquoi les correctifs et les contributions sont les bienvenus ».
AV1, pour rappel, a été lancé en 2018 et son adoption a pris du temps, notamment pour le navigateur Edge de Microsoft (version 121 en 2024) et les terminaux Apple (Mac avec puce M3, iPhone 15Pro et 16), comme le rappelle Lafibre.info dans son grand tableau récapitulatif des codecs populaires.
L’avantage d’AV1 est sa gratuité (pas de redevance, comme AV2), il peut être encapsulé dans des conteneurs tels que MP4, MKV ou même WebM. Il a donné naissance à AVIF pour AV1 Image File Format (un mélange entre les algorithmes de compression AV1 et du High Efficiency Image File Format ou HEIF).
Presque huit ans après Dav1d, VideoLAN remet le couvert avec Dav2d. Comme son nom l’indique, c’est une implémentation logicielle pour décompresser des vidéos AV2, le codec en cours de développement par l’Alliance for Open Media. Il prend donc la suite de Dav1d – qui est l’acronyme récursif de Dav1d is an AV1 decoder – pensé pour le codec AV1.
Dans la foire aux questions, il est précisé que Dav2d est toujours récursif, « mais c’est moins drôle que dav1d », reconnait l’équipe. Quoi qu’il en soit, Dav2d est proposé sous une licence très permissive : BSD 2-Clause ou « Simplified BSD License ».
Illustration : Flock
Sur le GitLab dédié de VideoLAN, il est indiqué que « dav2d est un décodeur AV2 multiplateforme, open source, axé sur la vitesse et la précision. Il est basé sur notre décodeur dav1d, très populaire. Il s’agit d’un projet encore préliminaire, qui ne devrait pas être utilisé en production, notamment parce que la spécification AV2 n’est pas définitive ». Ce projet de VideoLAN est réalisé dans « le cadre de son adhésion à l’Alliance for Open Media/AOM », en charge d’AV1 et AV2.
Les travaux ont débuté il y a quelques mois déjà, mais c’est encore une version très préliminaire en 0.0.1 (alias Merbanan). L’équipe cherche de l’aide, notamment des développeurs C et assembleur, ainsi que des testeurs… La FAQ se termine par un trait d’humour sur ce sujet : « Vous soucierez-vous de <mon architecture > ? De < mon OS > ? ». Réponse : « Oui, mais nous n’avons ni le temps ni les connaissances nécessaires. C’est pourquoi les correctifs et les contributions sont les bienvenus ».
AV1, pour rappel, a été lancé en 2018 et son adoption a pris du temps, notamment pour le navigateur Edge de Microsoft (version 121 en 2024) et les terminaux Apple (Mac avec puce M3, iPhone 15Pro et 16), comme le rappelle Lafibre.info dans son grand tableau récapitulatif des codecs populaires.
L’avantage d’AV1 est sa gratuité (pas de redevance, comme AV2), il peut être encapsulé dans des conteneurs tels que MP4, MKV ou même WebM. Il a donné naissance à AVIF pour AV1 Image File Format (un mélange entre les algorithmes de compression AV1 et du High Efficiency Image File Format ou HEIF).
« Pour être tout à fait clair : Notepad++ n’a jamais sorti de version pour macOS », explique, sur son site, Don Ho, le mainteneur de Notepad++ qui a créé le projet en 2003.
Depuis le début, Notepad++ n’est officiellement distribué que sous forme d’une version pour Windows. Un fork existe pour Linux mais il est diffusé sous le nom de Notepadqq. L’information d’un fork pour Mac commençait à circuler depuis quelques jours, renvoyant vers l’url Notepad-plus-plus-mac.org.
Mais l’utilisation du même nom pour le désigner a fait réagir Don Ho. Si le code de l’éditeur de texte est libre (sous licence GPL), Don Ho affirme que le propriétaire du projet pour Mac utilise la marque Notepad++(le nom) sans autorisation.
Il s’en était déjà ému dans une discussion sur le GitHub du projet en publiant la réponse qu’il avait faite au créateur du nouveau projet pour Mac, Andrey Letov. « C’est une bonne chose que vous essayiez de porter Notepad++ sur macOS ; cela pourrait aider de nombreux utilisateurs de Mac. Cependant, non seulement moi, mais aussi beaucoup d’autres ( https://github.com/notepad-plus-plus/notepad-plus-plus/issues/17982#issuecomment - 4345058243) trouvons que votre site web et votre dépôt GitHub sont trompeurs, car ils utilisent tous deux la marque Notepad++(https://data.inpi.fr/marques/FR5133202 ) et le logo caméléon », lui expliquait-il en ajoutant que le problème n’était pas le portage en soi mais l’utilisation du nom officiel.
Depuis peu, le site Notepad-plus-plus-mac.org qui portait le projet renvoie vers un nouveau site web nommé NextPad.org, domaine créé ce lundi 4 mai. Et le projet a été entièrement renommé « Nextpad++ for Mac » sur le site.
« Pour être tout à fait clair : Notepad++ n’a jamais sorti de version pour macOS », explique, sur son site, Don Ho, le mainteneur de Notepad++ qui a créé le projet en 2003.
Depuis le début, Notepad++ n’est officiellement distribué que sous forme d’une version pour Windows. Un fork existe pour Linux mais il est diffusé sous le nom de Notepadqq. L’information d’un fork pour Mac commençait à circuler depuis quelques jours, renvoyant vers l’url Notepad-plus-plus-mac.org.
Mais l’utilisation du même nom pour le désigner a fait réagir Don Ho. Si le code de l’éditeur de texte est libre (sous licence GPL), Don Ho affirme que le propriétaire du projet pour Mac utilise la marque Notepad++(le nom) sans autorisation.
Il s’en était déjà ému dans une discussion sur le GitHub du projet en publiant la réponse qu’il avait faite au créateur du nouveau projet pour Mac, Andrey Letov. « C’est une bonne chose que vous essayiez de porter Notepad++ sur macOS ; cela pourrait aider de nombreux utilisateurs de Mac. Cependant, non seulement moi, mais aussi beaucoup d’autres ( https://github.com/notepad-plus-plus/notepad-plus-plus/issues/17982#issuecomment - 4345058243) trouvons que votre site web et votre dépôt GitHub sont trompeurs, car ils utilisent tous deux la marque Notepad++(https://data.inpi.fr/marques/FR5133202 ) et le logo caméléon », lui expliquait-il en ajoutant que le problème n’était pas le portage en soi mais l’utilisation du nom officiel.
Depuis peu, le site Notepad-plus-plus-mac.org qui portait le projet renvoie vers un nouveau site web nommé NextPad.org, domaine créé ce lundi 4 mai. Et le projet a été entièrement renommé « Nextpad++ for Mac » sur le site.
Les messages RCS entre iPhone et Android seront très bientôt chiffrés de bout en bout. De quoi assurer une bien meilleure sécurisation des messages texte échangés entre plateformes.
Mise à jour 11/05 — Apple a livré la version finale d’iOS 26.5, et détaille les opérateurs prenant en charge le RCS avec chiffrement de bout en bout (une fonction en bêta). Aucun français dans le lot, mais en Europe plusieurs opérateurs sont déjà au diapason, dont Orange en Belgique (ainsi que Proximus et Telenet), Magenta en Autriche, T-Mobile en République tchèque, 1&1, O2 et Deutsche Telekom en Allemagne, ou encore Cosmote en Grèce.
Image : Apple
Du côté de Google, on rappelle aujourd’hui que l’E2EE est disponible dans l’app Messages sur les appareils Android depuis des années. Les utilisateurs sauront qu’une conversation avec un correspondant iOS est chiffrée de bout en bout quand chacun verra une icône de cadenas. Sur Android comme sur iOS, le chiffrement est activé par défaut et il sera progressivement déployé automatiquement « pour les nouvelles conversations RCS comme pour les discussions existantes ».
Article original, 5/05 — Le chemin a décidément été bien long pour le RCS. Le protocole de communication (Rich Communication Services) standardisé par le GSMA est en passe de supplanter le vieillissant SMS. Ses avantages sont nombreux : conversations de groupe, images et vidéos haute définition, statut de lecture, partage de géolocalisation, etc.
La longue route
Google le propose sur Android depuis 2016 (depuis 2019 en France) via l’app Messages, en parallèle des SMS. La démocratisation du protocole a cependant été freinée par Apple, qui a développé et soutenu son propre protocole propriétaire, iMessage. Celui-ci ne fonctionne qu’entre appareils du constructeur — ce sont les fameuses bulles bleues, en opposition aux bulles vertes des SMS.
Les messages échangés dans ce format offrent peu ou prou les mêmes fonctionnalités que le RCS, exception faite de tout son versant purement commercial. Comme l’expliquait l’Association Française pour le développement des services et usages Multimédias Multi-opérateurs (A2FM) l’an dernier, les annonceurs aiment le RCS pour son taux élevé d’ouverture (80 % en moyenne) mesurable pour chaque campagne. Par ailleurs, un message RCS publicitaire « ne nécessite pas d’obtenir de la part de ses clients un consentement spécifiquepour le RCS (si vous avez déjà son consentement pour le SMS) ». Bien pratique…
Il existe bien une composante commerciale d’iMessage, mais elle est bien moins appuyée que le RCS et surtout, elle reste sous le contrôle d’Apple. Sous la pression de la Chine et de l’UE, le constructeur a toutefois cédé avec iOS 18.4, en avril 2025 : les RCS ont désormais droit de cité dans l’app Messages (d’iOS), avec leurs atouts mais toujours dans des bulles vertes.
Il restait cependant un gros problème à résoudre : le chiffrement de bout en bout (E2EE). Entre appareils Google, les messages RCS sont bien chiffrés E2EE grâce à une surcouche maison. Aucun tiers ne peut accéder aux échanges, à l’exception, bien sûr, des correspondants, comme une conversation iMessage. Mais ce n’était pas le cas pour des RCS entre un iPhone et un smartphone Android.
Enfin tranquille
Quelques semaines avant iOS 18.4, la GSMA avait publié les spécifications 3.0 du profil universel du RCS qui ajoutent, entre autres nouveautés, l’intégration du chiffrement de bout en bout basé sur le protocole MLS (Messaging Layer Security). « Ces procédures garantissent que les messages et autres contenus, tels que les fichiers, restent confidentiels et sécurisés lorsqu’ils circulent entre les clients », indiquait Tom Van Pelt, directeur technique de l’association.
La publication des specs est une chose, leur mise en œuvre en est une autre. Il a donc fallu prendre son mal en patience mais enfin, nous y sommes… ou presque. Après des tests dans la version bêta d’iOS 26,4, le RCS E2EE va être officiellement disponible avec la version finale d’iOS 26.5.
La release candidate d’iOS 26.5 confirme en effet la présence de la fonction, certes encore en bêta, mais qui sera livrée au grand public dans quelques jours. Le chiffrement de bout en bout effectif dépendra ensuite de sa prise en charge par les opérateurs, mais en ce qui concerne la France, l’attente ne devrait pas être trop longue : les opérateurs de l’Hexagone ont en effet été assez rapides à activer le RCS sur iPhone.
L’E2EE sera activé par défaut pour le RCS, avec un bouton pour le désactiver dans les réglages de l’app Messages.
L’Universal Profile 3.0 du RCS contient également des nouveautés concernant la communication avec les entreprises : liens profonds plus souples, copie du texte dans le presse-papier de l’appareil, possibilité de s’abonner ou se désabonner d’un service via un message, amélioration des codecs pour les messages audio.
Selon le dernier bilan de l’AF2M, 738 enseignes ont utilisé le RCS for Business en 2025 (+ 75 %) et pas moins de « 200 millions de messages RCS ont été envoyés sur l’année ». Le SMS promotionnel (publicité, marketing direct, drive-to-store) reste largement en tête avec 6,2 milliards de messages.
Les messages RCS entre iPhone et Android seront très bientôt chiffrés de bout en bout. De quoi assurer une bien meilleure sécurisation des messages texte échangés entre plateformes.
Mise à jour 11/05 — Apple a livré la version finale d’iOS 26.5, et détaille les opérateurs prenant en charge le RCS avec chiffrement de bout en bout (une fonction en bêta). Aucun français dans le lot, mais en Europe plusieurs opérateurs sont déjà au diapason, dont Orange en Belgique (ainsi que Proximus et Telenet), Magenta en Autriche, T-Mobile en République tchèque, 1&1, O2 et Deutsche Telekom en Allemagne, ou encore Cosmote en Grèce.
Image : Apple
Du côté de Google, on rappelle aujourd’hui que l’E2EE est disponible dans l’app Messages sur les appareils Android depuis des années. Les utilisateurs sauront qu’une conversation avec un correspondant iOS est chiffrée de bout en bout quand chacun verra une icône de cadenas. Sur Android comme sur iOS, le chiffrement est activé par défaut et il sera progressivement déployé automatiquement « pour les nouvelles conversations RCS comme pour les discussions existantes ».
Article original, 5/05 — Le chemin a décidément été bien long pour le RCS. Le protocole de communication (Rich Communication Services) standardisé par le GSMA est en passe de supplanter le vieillissant SMS. Ses avantages sont nombreux : conversations de groupe, images et vidéos haute définition, statut de lecture, partage de géolocalisation, etc.
La longue route
Google le propose sur Android depuis 2016 (depuis 2019 en France) via l’app Messages, en parallèle des SMS. La démocratisation du protocole a cependant été freinée par Apple, qui a développé et soutenu son propre protocole propriétaire, iMessage. Celui-ci ne fonctionne qu’entre appareils du constructeur — ce sont les fameuses bulles bleues, en opposition aux bulles vertes des SMS.
Les messages échangés dans ce format offrent peu ou prou les mêmes fonctionnalités que le RCS, exception faite de tout son versant purement commercial. Comme l’expliquait l’Association Française pour le développement des services et usages Multimédias Multi-opérateurs (A2FM) l’an dernier, les annonceurs aiment le RCS pour son taux élevé d’ouverture (80 % en moyenne) mesurable pour chaque campagne. Par ailleurs, un message RCS publicitaire « ne nécessite pas d’obtenir de la part de ses clients un consentement spécifiquepour le RCS (si vous avez déjà son consentement pour le SMS) ». Bien pratique…
Il existe bien une composante commerciale d’iMessage, mais elle est bien moins appuyée que le RCS et surtout, elle reste sous le contrôle d’Apple. Sous la pression de la Chine et de l’UE, le constructeur a toutefois cédé avec iOS 18.4, en avril 2025 : les RCS ont désormais droit de cité dans l’app Messages (d’iOS), avec leurs atouts mais toujours dans des bulles vertes.
Il restait cependant un gros problème à résoudre : le chiffrement de bout en bout (E2EE). Entre appareils Google, les messages RCS sont bien chiffrés E2EE grâce à une surcouche maison. Aucun tiers ne peut accéder aux échanges, à l’exception, bien sûr, des correspondants, comme une conversation iMessage. Mais ce n’était pas le cas pour des RCS entre un iPhone et un smartphone Android.
Enfin tranquille
Quelques semaines avant iOS 18.4, la GSMA avait publié les spécifications 3.0 du profil universel du RCS qui ajoutent, entre autres nouveautés, l’intégration du chiffrement de bout en bout basé sur le protocole MLS (Messaging Layer Security). « Ces procédures garantissent que les messages et autres contenus, tels que les fichiers, restent confidentiels et sécurisés lorsqu’ils circulent entre les clients », indiquait Tom Van Pelt, directeur technique de l’association.
La publication des specs est une chose, leur mise en œuvre en est une autre. Il a donc fallu prendre son mal en patience mais enfin, nous y sommes… ou presque. Après des tests dans la version bêta d’iOS 26,4, le RCS E2EE va être officiellement disponible avec la version finale d’iOS 26.5.
La release candidate d’iOS 26.5 confirme en effet la présence de la fonction, certes encore en bêta, mais qui sera livrée au grand public dans quelques jours. Le chiffrement de bout en bout effectif dépendra ensuite de sa prise en charge par les opérateurs, mais en ce qui concerne la France, l’attente ne devrait pas être trop longue : les opérateurs de l’Hexagone ont en effet été assez rapides à activer le RCS sur iPhone.
L’E2EE sera activé par défaut pour le RCS, avec un bouton pour le désactiver dans les réglages de l’app Messages.
L’Universal Profile 3.0 du RCS contient également des nouveautés concernant la communication avec les entreprises : liens profonds plus souples, copie du texte dans le presse-papier de l’appareil, possibilité de s’abonner ou se désabonner d’un service via un message, amélioration des codecs pour les messages audio.
Selon le dernier bilan de l’AF2M, 738 enseignes ont utilisé le RCS for Business en 2025 (+ 75 %) et pas moins de « 200 millions de messages RCS ont été envoyés sur l’année ». Le SMS promotionnel (publicité, marketing direct, drive-to-store) reste largement en tête avec 6,2 milliards de messages.
Au mois de mars, Microsoft admettait que l’intégration à marche forcée de l’IA dans Windows 11 repoussait de plus en plus d’utilisateurs. Retour aux fondamentaux donc, avec plusieurs mises à jour visant à « intégrer l’IA où elle a le plus de sens », stabiliser le système d’exploitation et améliorer les performances. Un programme très ambitieux sur lequel l’éditeur fait un point d’étape, avec les premières réalisations concrètes.
Microsoft veut faire amende honorable. L’éditeur a fini par entendre la grogne des utilisateurs de Windows 11 qui, depuis des années, réclament des améliorations et des gains de performance, quand l’entreprise s’est souvent contentée de leur servir des fonctions IA mi-cuites. Après avoir essuyé une énième volée de critiques acerbes, Microsoft a finalement décidé de prendre le problème à bras le corps en amorçant la pompe aux améliorations.
La première salve a été distribuée aux utilisateurs inscrits au programme Windows Insiders — complètement remanié pour l’occasion. Le groupe fait un premier bilan des nouveautés à commencer par l’outil Windows Update, souvent accusé de n’en faire qu’à sa tête au plus mauvais moment (comprendre : installer une mise à jour en plein milieu d’un travail important).
Ainsi, durant la configuration initiale d’un PC, les insiders ont désormais la possibilité d’ignorer immédiatement les mises à jour. On arrive ainsi plus rapidement sur le bureau de l’ordinateur, tandis que les mises à jour s’installeront plus tard (ou tout de suite s’il le faut).
Image : Microsoft
Autre changement appréciable : une option permet de choisir le jour où les mises à jour devront s’installer. L’utilisateur peut repousser l’échéance jusqu’à 35 jours… Et même au-delà, puisque la « pause » de Windows Update peut être prolongée autant de fois que nécessaire, de 35 jours en 35 jours.
Image : Microsoft
Les nouvelles versions de pilotes, de .NET et de firmwares vont se synchroniser avec la mise à jour mensuelle de sécurité et de maintenance de Windows, pour faire en sorte qu’un seul redémarrage soit requis chaque mois pour que son PC soit à jour. « Les mises à jour se téléchargeront en arrière-plan, puis attendront une installation coordonnée et un redémarrage », explique Microsoft. Il restera possible d’activer l’option de réception des mises à jour en avance, et de lancer une mise à jour manuellement.
Image : Microsoft
Dans le même ordre d’idée, le menu de démarrage va toujours présenter les options « Extinction » et « Redémarrage », sans avoir à installer les mises à jour en attente (les options pour les installer avant une extinction ou un redémarrage restent disponibles). Au chapitre des petites améliorations bienvenues, relevons l’ajout de la classe de périphériques dans le descriptif d’une mise à jour du pilote (affichage, audio, batterie, extensions, etc.).
L’Explorateur de fichiers, outil indispensable du quotidien s’il en est, est encore en chantier. Des améliorations de fond sont apportées à l’architecture pour « réduire les blocages, améliorer la réactivité, peaufiner l’expérience et obtenir des gains de performances constants ». Cela devrait se traduire par une plus grande stabilité de l’accueil, un lancement plus rapide, et moins de transitions brusques.
Microsoft travaille également sur la réduction du bruit dans Windows 11, autrement dit toutes ces petites choses qui cherchent à attirer l’attention de l’utilisateur sans raison. La distinction entre les widgets et le flux Discover va être plus importante, et l’éditeur promet des réglages « plus apaisés » pour choisir ce que l’on souhaite voir ou pas. Le nombre de widgets par défaut va aussi être réduit au seul module météo sur l’écran de verrouillage.
Les widgets et le flux Discover avant et après. Image : Microsoft
Les widgets font aussi partie d’un gros travail d’optimisation de la mémoire pour qu’ils consomment moins, et mieux. D’autres composants du système d’exploitation vont y avoir droit. Microsoft concentre également son tir sur l’accélération du lancement des applications et de certains éléments de l’interface, à l’image du menu Démarrer, de la recherche ou du centre de notifications.
Enfin, chose promise chose due, l’entreprise a aussi réduit la voilure sur les fonctions IA. Le bouton « Copilot » a disparu des applications Photos et Capture d’écran, tandis que le Notepad a été remplacé par un intitulé plus clair, un bouton « Outils d’écriture ».
Tous ces changements sont en phase de déploiement au sein des principaux canaux (Beta et Experimental) de Windows Insiders, avant une disponibilité pour le grand public. Le travail sur la personnalisation de la barre des tâches, que l’on va pouvoir positionner sur les côtés ou en haut de l’écran, est encore en cours ; on devrait avoir des nouvelles courant mai.
Open ModelSphere est un outil de modélisation et de gestion de modèles, qui combine les fonctionnalités de modélisation de processus, de données et UML, tout en offrant un environnement de gestion de modèles des plus flexibles. Il est aussi possible de générer des diagrammes via du code ou base de données.
Parce qu’il a été conçu en Java, Open ModelSphere peut être installé sur la plupart des plateformes, soit Windows, Linux et Unix.
Open ModelSphere permet aux utilisateurs de construire leurs modèles plus facilement, à partir de zéro ou via rétro-ingénierie provenant d’une variété de sources (SGBDR ou autres sources non-relationnelles comme Java).
Les utilisateurs peuvent choisir entre plusieurs systèmes cibles SQL, comme Oracle, Informix, SQL Server de Microsoft, Sybase et DB2 UDB. Ensuite, ils peuvent facilement employer le processus de génération pour mettre leurs bases de données à jour.
Open ModelSphere propose également une fonction de génération de rapport en format HTML améliorée, permettant une personnalisation du contenu et du format.
Il offre une documentation API ouverte qui facilite l’intégration de la solution Open ModelSphere dans les environnements de développement existants.
Grace à la notion de plugin, des fonctionnalités peuvent être ajoutées à l’application.
Historique
Au début des années 1990, des professeurs et des étudiants de l’Université Laval ont lancé le développement d’un outil CASE (Génie Logiciel Assisté par Ordinateur) qui allait devenir le produit commercial Silverrun. Ce n’est qu’en 2008 que l’entreprise a pris le virage de l’innovation ouverte en libérant le code source du logiciel. Il est rare qu’un logiciel de cette trempe soit libéré. De la documentation utilisateur et technique existe.
Énormément de patrons de programmation et de concepts sont employés par l’application qui est une vraie mine d’or pour tout développeur.
Pour ces raisons, j’ai décidé de faciliter l’usage de l’application en lui permettant de fonctionner avec Java 11 et Gradle. Si vous avez du temps, il ne faut pas hésiter à y participer.