Vue lecture

☕️ Micron pousse le SSD jusqu’à 245 To



L’avantage des SSD sur les disques durs magnétiques traditionnels en matière de densité trouve une nouvelle incarnation éloquente avec l’annonce de la gamme 6600 ION NVMe de Micron : le fabricant états-unien décline en effet cette dernière sur des capacités de 30, 61, 122 et 245 To, le tout dans une enveloppe correspondant à celle du format 2,5 pouces utilisé sur les marchés grand public.

Ici, il n’est cependant pas question d’équiper des PC pour joueurs ou des stations de travail. Ces SSD, qui se déclinent en formats U.2 (15 mm d’épaisseur), E3.S 1T (7,5 mm) et E3.L, sont destinés au monde des datacenters, où ils permettent d’atteindre des capacités de stockage record à l’échelle de la baie ou du rack. Micron revendique ainsi 4,9 Po sur un U (à raison de 40 SSD au format U.2), ce qui permet d’envisager d’intégrer 176,9 Po sur un rack.

Dans sa fiche produit (PDF), Micron met cette promesse de densité et la consommation électrique associée en face de ce qu’autorisent les disques durs magnétiques. Le fabricant de mémoire revendique ainsi une densité 5,6 fois supérieure à celle des disques durs 44 To qui commencent à être disponibles. Côté consommation, il affiche 30 watts par SSD, soit 8,2 To par watt, qu’il compare aux 10 watts avalés par un disque 44 To. L’efficacité serait donc ici 1,9 fois supérieure.

La gamme 6600 affiche des performances de l’ordre de 14 Go/s en lecture séquentielle, soit la bande passante permise par l’interface PCI-Express 5.0 sur quatre lignes – crédit Micron

Sans surprise, Micron se garde bien de donner la moindre indication quant au prix de ces nouveaux modèles, dont le lancement intervient sur fond de tensions persistantes sur le marché de la mémoire (vive ou Flash). Rappelons que le groupe a pris la décision fin 2025 de mettre un terme à sa marque grand public Crucial même s’il affirme ne pas vouloir totalement délaisser le consommateur final.

  •  

☕️ Micron pousse le SSD jusqu’à 245 To



L’avantage des SSD sur les disques durs magnétiques traditionnels en matière de densité trouve une nouvelle incarnation éloquente avec l’annonce de la gamme 6600 ION NVMe de Micron : le fabricant états-unien décline en effet cette dernière sur des capacités de 30, 61, 122 et 245 To, le tout dans une enveloppe correspondant à celle du format 2,5 pouces utilisé sur les marchés grand public.

Ici, il n’est cependant pas question d’équiper des PC pour joueurs ou des stations de travail. Ces SSD, qui se déclinent en formats U.2 (15 mm d’épaisseur), E3.S 1T (7,5 mm) et E3.L, sont destinés au monde des datacenters, où ils permettent d’atteindre des capacités de stockage record à l’échelle de la baie ou du rack. Micron revendique ainsi 4,9 Po sur un U (à raison de 40 SSD au format U.2), ce qui permet d’envisager d’intégrer 176,9 Po sur un rack.

Dans sa fiche produit (PDF), Micron met cette promesse de densité et la consommation électrique associée en face de ce qu’autorisent les disques durs magnétiques. Le fabricant de mémoire revendique ainsi une densité 5,6 fois supérieure à celle des disques durs 44 To qui commencent à être disponibles. Côté consommation, il affiche 30 watts par SSD, soit 8,2 To par watt, qu’il compare aux 10 watts avalés par un disque 44 To. L’efficacité serait donc ici 1,9 fois supérieure.

La gamme 6600 affiche des performances de l’ordre de 14 Go/s en lecture séquentielle, soit la bande passante permise par l’interface PCI-Express 5.0 sur quatre lignes – crédit Micron

Sans surprise, Micron se garde bien de donner la moindre indication quant au prix de ces nouveaux modèles, dont le lancement intervient sur fond de tensions persistantes sur le marché de la mémoire (vive ou Flash). Rappelons que le groupe a pris la décision fin 2025 de mettre un terme à sa marque grand public Crucial même s’il affirme ne pas vouloir totalement délaisser le consommateur final.

  •  

Google lance un nouveau bracelet Fitbit avec de l’IA sur abonnement

Gym Tonic 2.0
Google lance un nouveau bracelet Fitbit avec de l’IA sur abonnement

Le Fitbit Air est un nouveau bracelet de suivi de l’activité physique et sportive. Sans écran et relativement abordable, c’est un cheval de Troie vers le nouveau coach IA sur abonnement de Google.

Retour aux fondamentaux pour Fitbit. En 2012, le fabricant lançait un de ses premiers bracelets de suivi grand public, un simple moniteur d’activité porté au poignet. Ses successeurs ont connu un succès tel que le nom « Fitbit » est devenu synonyme de ce type de produit. L’entreprise a ensuite diversifié son catalogue avec des montres connectées et des bracelets équipés d’écran. 

Un bracelet à oublier au poignet

En 2021, Google se porte acquéreur de Fitbit et décide de déshabiller Pierre pour habiller Paul : les fonctionnalités et les algorithmes développées par Fitbit renforcent l’écosystème Google, notamment la famille Pixel Watch. Mais de son côté, la marque autrefois emblématique, perd peu à peu de son lustre sans toutefois rejoindre le fameux « cimetière Google ».

Le géant du web n’a pas complètement remisé Fitbit au placard : la marque a en effet lancé un tout nouveau produit original… enfin presque, puisqu’il rappelle les premiers temps de l’entreprise. Le Fitbit Air est en effet un module de suivi de l’activité, sans écran, qui se glisse dans un bracelet. Le boîtier, épais de 8,3 mm, pèse 5,2 grammes. Conçu en polycarbonate, il embarque un cardiofréquencemètre, des capteurs de saturation en oxygène (SpO2), un capteur de température qui mesure la température de la peau, ainsi qu’un moteur vibrant.

Ainsi armé, le Fitbit Air va relever la fréquence cardiaque (et même repérer les signaux de fibrillation auriculaire), compter le nombre de pas et les distances parcourues, mesurer la qualité du sommeil, détecter automatiquement un entraînement. Le module saura aussi vibrer au poignet pour vous réveiller. La batterie devrait assurer une autonomie jusqu’à 7 jours.

Le coach qui sait tout

Pour 99,99 euros, le Fitbit Air se situe plutôt dans la bonne moyenne de prix pour ce genre de produits (le Polar Loop, lui aussi sans écran, est vendu 180 euros). Mais ce qui distingue ce bracelet d’un autre, c’est — évidemment, pourrait-on dire — la présence envahissante de l’IA générative et de Gemini. L’appareil remplit des fonctions basiques gratuitement, mais les utilisateurs qui voudront aller plus loin sont fortement invités à souscrire à un abonnement Coach Google Health.

Dormez sur vos deux oreilles, Google vous regarde

Ce service a été dévoilé en octobre dernier, et il est disponible depuis sous la forme d’un aperçu public. Le lancement du Fitbit Air est son baptême du feu auprès du consommateur. Facturé 8,99 euros par mois, il est inclut dans les formules AI Pro et Ultra de Google.

Le porteur du Fitbit Air (ou d’une Pixel Watch) peut poser des questions à un bot santé, obtenir des programmes de remise en forme personnalisés en fonction de son style de vie, des infos plus détaillées sur le sommeil (tant il est vrai que cette mesure brute n’est pas très utile), une bibliothèque d’entraînements et de séances de pleine conscience, et « des informations proactives » sur le bien-être. Le coach peut par exemple remarquer que la variabilité de fréquence cardiaque s’est améliorée.

Le coach est accessible dans l’application mobile Android et iOS Google Health, qui remplacera l’app Fitbit (déshabiller Pierre…). Ce modèle « bracelet + IA sur abonnement » ne sort pas de nulle part : il a fait le succès de l’offre Whoop. Google se positionne donc sur ce marché du suivi de la santé facturé mensuellement, avant que d’autres ne se lancent à leur tour (tous les yeux sont tournés vers Apple).

Les fournisseurs IA s’intéressent également à la santé, comme on l’a vu en début d’année avec ChatGPT Santé. Mais le coach de Google a un avantage : il accède à une montagne de données mises à jour chaque jour par le bracelet, ce qui devrait lui éviter quelques uns des écueils des nouveaux LLM santé.

  •  

Google lance un nouveau bracelet Fitbit avec de l’IA sur abonnement

Gym Tonic 2.0
Google lance un nouveau bracelet Fitbit avec de l’IA sur abonnement

Le Fitbit Air est un nouveau bracelet de suivi de l’activité physique et sportive. Sans écran et relativement abordable, c’est un cheval de Troie vers le nouveau coach IA sur abonnement de Google.

Retour aux fondamentaux pour Fitbit. En 2012, le fabricant lançait un de ses premiers bracelets de suivi grand public, un simple moniteur d’activité porté au poignet. Ses successeurs ont connu un succès tel que le nom « Fitbit » est devenu synonyme de ce type de produit. L’entreprise a ensuite diversifié son catalogue avec des montres connectées et des bracelets équipés d’écran. 

Un bracelet à oublier au poignet

En 2021, Google se porte acquéreur de Fitbit et décide de déshabiller Pierre pour habiller Paul : les fonctionnalités et les algorithmes développées par Fitbit renforcent l’écosystème Google, notamment la famille Pixel Watch. Mais de son côté, la marque autrefois emblématique, perd peu à peu de son lustre sans toutefois rejoindre le fameux « cimetière Google ».

Le géant du web n’a pas complètement remisé Fitbit au placard : la marque a en effet lancé un tout nouveau produit original… enfin presque, puisqu’il rappelle les premiers temps de l’entreprise. Le Fitbit Air est en effet un module de suivi de l’activité, sans écran, qui se glisse dans un bracelet. Le boîtier, épais de 8,3 mm, pèse 5,2 grammes. Conçu en polycarbonate, il embarque un cardiofréquencemètre, des capteurs de saturation en oxygène (SpO2), un capteur de température qui mesure la température de la peau, ainsi qu’un moteur vibrant.

Ainsi armé, le Fitbit Air va relever la fréquence cardiaque (et même repérer les signaux de fibrillation auriculaire), compter le nombre de pas et les distances parcourues, mesurer la qualité du sommeil, détecter automatiquement un entraînement. Le module saura aussi vibrer au poignet pour vous réveiller. La batterie devrait assurer une autonomie jusqu’à 7 jours.

Le coach qui sait tout

Pour 99,99 euros, le Fitbit Air se situe plutôt dans la bonne moyenne de prix pour ce genre de produits (le Polar Loop, lui aussi sans écran, est vendu 180 euros). Mais ce qui distingue ce bracelet d’un autre, c’est — évidemment, pourrait-on dire — la présence envahissante de l’IA générative et de Gemini. L’appareil remplit des fonctions basiques gratuitement, mais les utilisateurs qui voudront aller plus loin sont fortement invités à souscrire à un abonnement Coach Google Health.

Dormez sur vos deux oreilles, Google vous regarde

Ce service a été dévoilé en octobre dernier, et il est disponible depuis sous la forme d’un aperçu public. Le lancement du Fitbit Air est son baptême du feu auprès du consommateur. Facturé 8,99 euros par mois, il est inclut dans les formules AI Pro et Ultra de Google.

Le porteur du Fitbit Air (ou d’une Pixel Watch) peut poser des questions à un bot santé, obtenir des programmes de remise en forme personnalisés en fonction de son style de vie, des infos plus détaillées sur le sommeil (tant il est vrai que cette mesure brute n’est pas très utile), une bibliothèque d’entraînements et de séances de pleine conscience, et « des informations proactives » sur le bien-être. Le coach peut par exemple remarquer que la variabilité de fréquence cardiaque s’est améliorée.

Le coach est accessible dans l’application mobile Android et iOS Google Health, qui remplacera l’app Fitbit (déshabiller Pierre…). Ce modèle « bracelet + IA sur abonnement » ne sort pas de nulle part : il a fait le succès de l’offre Whoop. Google se positionne donc sur ce marché du suivi de la santé facturé mensuellement, avant que d’autres ne se lancent à leur tour (tous les yeux sont tournés vers Apple).

Les fournisseurs IA s’intéressent également à la santé, comme on l’a vu en début d’année avec ChatGPT Santé. Mais le coach de Google a un avantage : il accède à une montagne de données mises à jour chaque jour par le bracelet, ce qui devrait lui éviter quelques uns des écueils des nouveaux LLM santé.

  •  
❌