AMD Brings Ryzen Overclocking Driver to Linux
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AMD a annoncé ce mardi 20 octobre l'arrivée du FSR 4.1, sa technologie de mise à l'échelle dopée à l'IA, sur les Xbox Series X et S et sur les consoles portables ROG Xbox Ally.

Le fait que le TOPC TXA2 soit issu d’une marque peu connue ne change rien à l’affaire. La présence d’un processeur haut de gamme chez AMD, une puce capable d’orienter jusqu’à 160 Go de mémoire vers son circuit graphique, rend l’engin excessivement onéreux.

On retrouve ici un TOPC TXA2 proposé à 6399$ HT en version 192 Go de LPDDR5x-8533 avec 2 To de stockage et la facture s’alourdit à 6699$ HT en version 4 To. Des tarifs élevés qui forcent à faire confiance à un constructeur fort peu connu chez nous et qui ne garantit son MiniPC qu’une année. Ce qui est, au vu de l’investissement, un cap assez difficile à franchir. Le modèle est sans surprise celui de la plateforme AMD Ryzen AI Halo officialisée par AMD il y a quelques jours et pas mal éventée depuis quelques semaines.

Mais l’appareil a du potentiel, je ne sais pas dans quelle mesure c’est une création originale de la marque, mais ce châssis de 2,5 litres cache de petites surprises. Ainsi il est possible de glisser jusqu’à 4 ports M.2 2280 dans le boîtier. Deux sont en PCIe 4.0 x4 et les deux suivants en PCIe 4.0 x2. Un dispositif qui va permettre de stocker énormément de données en interne pour différents usages.
La connectique est également très complète, la façade avant de 18 cm de large expose deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-A et un lecteur de cartes SDXC en plus du bouton de démarrage et d’un jack audio combo 3.5 mm. Un module interne non détaillé fournira un signal Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4.
La partie arrière du TOPC TXA2 dévoile un port Ethernet 10 Gigabit AQC113 et un second en Ethernet 2.5 Gigabit i226, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un DisplayPort 2.1 en plus d’un second port USB4. L’engin pourra donc piloter quatre affichages en simultané. Le châssis de 18 cm de profondeur et 7.8 cm d’épaisseur est pensé pour être posé debout sur la tranche ou à plat avec une évacuation d’air chaud au-dessus de sa connectique. Je n’ai pas vu de port Antivol type Kensington Lock mais l’engin est assez encombrant et pèse 2.319 Kg.

Le TOPC TXA2 est mis en avant comme un engin dédié à l’IA mais aussi pour des usages créatifs ou ludiques plus classiques.
C’est typiquement le genre de modèle qui peut servir aussi bien de MiniPC de travail classique pour différentes tâches tout en étant capable de proposer le pilotage d’un IA locale. Mieux, avec sa double connectique réseau performante et son stockage interne de grande capacité, il peut se transformer en un outil réseau pour partager un LLM sur plusieurs postes. Reste à savoir si le dispositif de refroidissement mis en place est envisageable sur un bureau ou s’il faut vraiment déporter l’engin dans une autre pièce.

Le TOPC TXA2 propose en effet une ventilation assez conséquente qui assurera la dissipation de 140 Watts en usage de pointe et 120 Watts au long cours. Deux gros ventilateurs sont chargés d’évacuer la chaleur du processeur et deux autres sont placés également autour de la mémoire et des quatre unités de stockage pour les refroidir. On aura donc quatre ventilateurs et autant de sources de nuisance sonore à portée d’oreille.

Impossible de savoir si le châssis est réalisé en métal ou non, pas d’infos sur le bruit généré par l’ensemble, une garantie limitée d’une année seulement… Le MiniPC TOPC TXA2 à beau être moins cher que certains concurrents, il reste difficile d’investir dans un tel appareil. Avec 69$ de port en plus, cela nous fait un minimum de 6568 $ HT au départ de Chine. Soit, au cours du jour et après le change de Paypal qui est leur seul moyen de paiement, un investissement de plus de 6000€ HT et 7200 avec 20% de TVA…
AMD met à jour sa plateforme Ryzen AI Halo sous Ryzen AI Max+ PRO 495
TOPC TXA2 : un autre MiniPC suréquipé sous Gorgon Halo Ryzen AI Max+ Pro 495 © MiniMachines.net. 2026

Ryzen AI Halo sort en décalage du marché. Comme pour sa première plateforme AMD Ryzen Halo annoncée en janvier 2026 et lancée officiellement en mai de cette année. La nouvelle plateforme est annoncée après que de nombreux acteurs aient lancé eux-mêmes leurs machines avec des composants similaires.

Ryzen AI Halo est donc la vision AMDienne d’un MiniPC qui propose un duo de composants que nous croisons régulièrement chez d’autres depuis début septembre. A savoir une puce Gorgon Halo, le Ryzen AI Max+ PRO 495 et un maximum de 192 Go de mémoire vive LPDDR5x. Ces deux éléments offrent à l’utilisateur la possibilité de monter des modèles de LLM dans une mémoire vive qui sera largement attribuée au circuit graphique proposant 40 Compute Units RDNA 3.5 afin de proposer un traitement rapide.
Sur le papier donc, peu de différence avec la plateforme précédente, les machines sont d’ailleurs physiquement très semblables. Le passage du Ryzen AI Max+ 395 « Strix Halo » au Ryzen AI Max+ PRO 495 « Gorgon Halo » n’étant pas spectaculaire d’un point de vue puissance de calcul. La seconde puce n’étant qu’une optimisation de la première. AMD a juste changé un paramètre important. Strix Halo ne sait piloter « que » 128 Go de mémoire vive, la nouvelle puce prend désormais en charge 64 Go de plus. 64 Go qui ne serviront qu’aux utilisations d’IA locales. C’est d’ailleurs le Mantra d’AMD sur cette nouvelle plateforme.
L’idée du format MiniPC est ici d’ajouter un élément à son poste de travail classique ou d’en faire un engin de travail de base. Chez AMD on imagine ce genre d’engin connecté à un ensemble de postes afin que chacun puisse l’utiliser en réseau pour piloter des projets en mode purement local. C’est ce qui permet à ce type de machine très onéreuse de faire passer la pilule de leur tarif.

AMD met en avant la possibilité de lancer des modèles de LLM avec 300 milliards de paramètres directement sur cette minimachine en profitant d’une mémoire unifiée. Il met en avant une architecture plus souple et surtout capable d’accepter plus de mémoire que les solutions classiques. A savoir les cartes graphiques externes des PC traditionnels. Ces derniers proposent souvent des solutions avec énormément de puissance de calcul mais deux îlots de mémoire séparés. Le premier sert au système en pilotant le processeur. Le second est monté sur la carte graphique, est généralement ultra rapide avec l’emploi de GDDR mais n’est pas très important en capacité. Les cartes les plus puissantes ne proposant que très peu souvent plus de 32 Go et à des tarifs élevés.
La solution proposée par la plateforme Ryzen AI Halo est différente. Certes la mémoire est « partagée » entre le processeur et le circuit graphique, mais elle permet une distribution plus souple suivant les besoins. Avec 192 Go de mémoire vive, il est ainsi possible d’orienter 160 Go directement vers la puce Radeon 8060S et ses unités de traitement. L’enjeu ici n’est donc pas la vitesse de traitement pure mais la capacité à embarquer des modèles plus complexes et précis tout en continuant à utiliser son MiniPC de manière fluide. Cela permet d’éviter de devoir recourir à une utilisation externe d’un LLM dans les nuages et cela évite donc à la fois de payer ses tokens et de partager ses infos.

D’un point de vue physique, le boîtier de cette nouvelle version est totalement identique au précédent modèle. L’arrivée de la nouvelle puce ne bouleverse rien et le passage de 128 à 192 Go de mémoire soudée à la carte mère se fait qu’en changeant la densité des puces. La seule chose qui sera réellement différente sera le… tarif. Avec 192 Go de mémoire vive, ce type d’engin ne sera franchement pas donné.

La connectique du Ryzen AI Halo propose un usage plus orienté réseau que classique.
On l’a vu depuis le mois de septembre et les annonces en série de machines se basant sur cette plateforme, la facture est lourde. Le Minisforum MS-S1 MAX-P495 avec 192 Go de RAM est proposé à 7799€. Le GMKtec EVO-X5 Pro construit sur la même plateforme, démarre à 6249€. L’Acemagic F9A-PRO495 est lancé à 6399€. Quand au Framework Desktop Gorgon Halo il est entré en service à 8739€. Un panel de prix qui réserve évidemment ce type de machine à un usage professionnel.
Si on pose ces prix d’un côté de la balance et qu’on pose en face l’abonnement de plusieurs utilisateurs sur plusieurs années, le prix de revient de cette plateforme Ryzen AI Halo se lit de manière différente. Outre les soucis de sécurité réglés par un usage local de l’IA, la dépense mensuelle générée par l’utilisation d’une grande quantité de tokens absorbée par la machine rend la solution plus facilement rentable.
AMD de son côté propose un MiniPC Ryzen AI Halo qui sera, comme la version de mai 2026, sans doute quasi invisible. La marque n’a aucun intérêt à se transformer en constructeur, ce n’est pas son métier et c’est source de beaucoup de problèmes potentiels. C’est probablement pour cela que les engins tiers sont annoncés avant que la plateforme Ryzen AI Halo fasse son apparition officielle sur le site de la marque. Son objectif est d’inciter ses partenaires a acheter ses puces. Pas de jouer avec le feu en stockant des milliers de Gigaoctets de mémoire vive.
AMD met à jour sa plateforme Ryzen AI Halo sous Ryzen AI Max+ PRO 495 © MiniMachines.net. 2026
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Cet article a été réalisé en collaboration avec Cybertek

Avec la configuration Gungnir, Cybertek fait le choix d’une fiche technique unifiée autour de composants AMD. Une décision pragmatique qui vise à tirer pleinement parti des interactions poussées entre CPU, GPU et optimisations logicielles maison.
Cet article a été réalisé en collaboration avec Cybertek
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Présenté en Chine, le Colorful Mini Pro est une énième déclinaison de la formule Gorgon Halo avec l’ajout des 192 Go de mémoire LPDDR5 destinés à faire tourner de gros LLM en local.
Je ne vais pas vous refaire la recette, on a déjà croisé depuis l’IFA une belle série de machines du genre et ce modèle reprend le schéma d’implantation classique qui suit ces machines depuis les Strix Halo. À savoir la carte mère de base proposée par AMD pour implanter ce processeur et son prédécesseur. Une solution qu’on a croisée dans une bonne douzaine de modèles noname ou de grande marque depuis un an et que l’on vient de retrouver par exemple chez Chuwi avec son Unibox AI495 Pro.

La face avant du Colorful Mini Pro nous indique une implantation classique de ce type de modèle.
Pas de prix annoncé ni de détail quant à sa disponibilité réelle à l’international. Pas de nuance autre qu’esthétique pour un déploiement de ce modèle par rapport aux autres concurrents.

Le FEVM FA-EX9 annoncé en mai 2025 sous Strix Halo avec la même distribution connectique que le Colorful
Une seule chose est sûre, tout le monde se positionne ici en espérant quelques ventes tout en se tirant une balle dans le pied à moyen terme. Les 192 Go nécessaires à la création de ce type de machine participent à la problématique des prix et des disponibilités de la mémoire. Cette arrivée de nouveaux modèles Gorgon Halo devrait continuer à tendre le marché de la mémoire en le concentrant sur quelques modèles au profit d’une minorité d’acheteurs pouvant se les payer. Les utilisateurs ne cherchant qu’un engin basique se retrouvant le bec dans l’eau face à des produits sous-équipés ou vendus bien trop chers au vu de leur équipement.
Le Colorful Mini Pro sera donc juste 5% plus rapide qu’un même modèle sous Strix Halo de 2025 grâce à des fréquences processeur juste optimisées. Il saura par contre machouiller plus de données pour embarquer des LLM plus imposants avec 160 Go dédiés à la partie graphique et 32 Go pour le système. Enfin, si vous décidez de casser votre compte en banque pour obtenir l’engin avec ses 192 Go de mémoire vive.
Source : Notebookcheck
Colorful Mini Pro, un autre MiniPC Gorgon Halo générique © MiniMachines.net. 2026

Le Ryzen AI MAX+ Pro 495 « Gorgon Halo » est un petit monstre de performances qui a déjà fait sa place sur différents MiniPC annoncés à l’IFA 2026. Mais la puce tenterait également sa chance dans le monde des machines mobiles au travers de la production du fabricant chinois SixUnited.

Asus ROG Flow Z13 sous Strix Halo
La course n’est pas gagnée d’avance pour la puce Gorgon Halo. Avant elle, la gamme Strix Halo a totalement manqué le marché mobile. Les très rares solutions sous Ryzen comme l’incroyable Asus ROG Flow Z13 sous Ryzen AI MAX+ 395 ont fait un four. Il faut dire qu’à 2500€ pièce en version 32 Go / 1 To, ils ont échaudé le public avant même que la hausse des prix des composants ne se fasse sentir.
Pourquoi le fabricant SixUnited tente-t-il alors cette aventure d’une puce Gorgon Halo calibrée en 120W dans une machine mobile ? Un engin équipé, qui plus est, de 192 Go de mémoire vive ? Les raisons sont multiples. Il y a d’abord l’arrivée des portables RTX Spark de Nvidia qui rendent un peu les copains nerveux : AMD, Qualcomm et Intel ne savent pas encore comment ces nouveaux seront accueillis par les pros et le grand public. Une de leurs forces vient de leurs capacités de pilotage d’IA mises largement en avant par leurs partenaires. En face, chez Intel et AMD, on cherche des solutions pour répondre à cette proposition. La gamme Gorgon Point a été créée pour cet usage IA, disponible quasi universellement. Associée à 192 Go de mémoire vive, elle ne vise pas l’utilisateur lambda mais bien une utilisation d’agents et de LLM locaux.
Pour répondre à un Nvidia qui se positionne fortement sur ce marché en mobilité, AMD veut sans doute pousser les fabricants à se pencher sur son offre. La marque qui semble avoir répondu à cet appel est SixUnited. Une entreprise qui propose des portables en « marque blanche » que tout un chacun peut commander. Ce sont les portables généralement noname que l’on va retrouver soit revendus par des détaillants, soit par des petites marques qui proposent des engins en série.

La raison pour laquelle SixUnited est pour le moment le seul à proposer cette combinaison Gorgon Point + 192 Go dans un ordinateur portable est précisément dans son statut. Le fabricant ne prend aucun risque en proposant son produit. La société a certes dû développer une carte mère et un châssis pour encaisser les besoins de la puce AMD mais cela reste une dépense interne auprès de ses salariés. La marque n’investira pas un euro en amont d’une commande ferme et si une société veut proposer un de ces portables Gorgon Halo avec autant de mémoire vive, il faudra qu’elle avance l’argent nécessaire en signant un contrat. Le fabricant Noname est également connu pour ses annonces fracassantes non suivies d’effet. Mettre en avant un rendu 3D pour vendre des modèles beaucoup moins haut de gamme.
Les grandes marques comme Lenovo, HP, Dell ou Asus, devraient de leur côté utiliser leur trésorerie pour acheter des processeurs très onéreux, un maximum de mémoire vive à des prix assez fous et enrober le tout dans un portable aux composants résolument premium. Des étapes nécessaires avant de produire, de stocker et de marketer ces machines pour enfin lancer les ventes. Un engagement lourd financièrement et sans garantie de résultat. Il a fallu plusieurs trimestres à Asus pour débarrasser ses étagères des quelques machines ROG Flow Z13 qui y étaient stockées. Un coût qui n’incite personne chez les grands fabricants à tenter l’aventure pour le moment.
C’est ainsi qu’on retrouve comme premier portable Gorgon Halo un modèle qui n’est même pas destiné à sortir sous son nom de production. Le SixUnited AXN88B sera proposé à des petites marques pour tâter le terrain, même si je doute que beaucoup soient intéressées. Il y aura peut-être quelques annonces pour se faire un peu de pub, mais je ne suis pas certain que des commandes fermes soient possibles.
Sur le papier, ce portable AXN88B semble être une reprise mobile d’un MiniPC tel qu’on en a découvert pendant l’IFA. Il propose un AMD Ryzen AI Max+ Pro 495 développant 16 cœurs et 32 threads Zen 5 et un circuit vidéo Radeon 8065S avec 40 unités de calcul RDNA 3.5. Une solution graphique excellente pour l’IA avec la possibilité d’avaler jusqu’à 160 Go de mémoire vive directement pour cet usage si vous intégrez 192 Go de mémoire vive LPDDR5x au total dans votre portable. Chose que promet la machine de SixUnited. On retrouve associé à cela un duo de ports M.2 2280 PCIe Gen 4 et le tout est intégré dans un châssis assez lourd : 2.1 Kg pour 1.83 cm d’épaisseur. Ce portable est un 16″ en 2560 x 1600 pixels à 120 HZ dont la dalle n’est pas détaillée. Ce qui suggère l’emploi d’une solution IPS et non pas OLED.
Equipé d’une batterie allant de 85 à 99.9 Wh, ce modèle verra son châssis utilisé pour différentes déclinaisons techniques. On y retrouvera une paire de ports USB 3.2 Gen2 Type-C, un USB 3.2 et un autre en USB 3.2 Gen2 Type-A, un HDMI 2.1, un lecteur de cartes MicroSDXC en UHS-II et un Ethernet 2.5 Gigabit. Une carte M.2 proposant du Wi-Fi7 et du Bluetooth 5.4 sera également intégrée.
Le gros problème de cette proposition et le pourquoi les grandes marques ne semblent pas vouloir plonger un orteil dans ce nouveau bain est la spécialisation de cette offre. Le portable de SixUnited n’a de sens que s’il est suréquipé. La puce coûte cher et n’intéressera personne avec moins de mémoire vive en ce moment. En 32 Go de RAM on est sur un prix plus léger mais avec une solution largement en deçà d’une combinaison plus classique comme un processeur AMD ou Intel et un chipset graphique Nvidia RTX pour tous les usages. Avec 192 Go de mémoire embarquée, le portable est parfait pour l’IA locale, mais pour cet usage uniquement. Pour tous les autres, il sera trop cher pour les performances proposées.
Autant sur un MiniPC, l’offre Gorgon Halo peut avoir de l’attrait, souvent parce que, justement, la personne travaille déjà avec un PC fixe ou un portable et veut ajouter des fonctionnalités d’IA locale déportées à son environnement. Mais sur un portable, la première recherche d’usage est la capacité à remplir différents rôles : du travail classique, de la création, du jeu, des usages média, du surf et tout type d’autres paramètres. Autant un utilisateur appréciera des capacités IA liées à un usage d’une puce spécialisée comme les NPU intégrés depuis quelques générations, autant il semble difficile de tout miser sur l’IA au détriment du reste.
L’offre a un impact sur le portefeuille vu les sommes à engager. Sur son confort visuel puisque l’écran 16 pouces ne propose pas une dalle au niveau des concurrents classiques dans ce même niveau de prix. Su le jeu avec une puce pas au niveau d’une solution graphique GeForce ou Radeon plus classique. Sur la création avec le même défaut que pour le jeu. Le problème de Gorgon Point aujourd’hui est vraiment lié à sa superspécialisation. Un point qui peut faire mouche pour un public de niche, mais je ne suis vraiment pas persuadé que ce public veuille investir au bas mot 3000 ou 4000€ dans un portable uniquement pour profiter d’un LLM local dans de bonnes conditions en mobilité.
Source : ITHome
AMD Ryzen AI 400 : une gamme rafraichie sous Zen 5 et RDNA 3.5
Gorgon Halo va tenter sa chance dans le monde portable © MiniMachines.net. 2026

Mise à jour du 28/09/2026 : Le prix du F9A-PRO495 est officialisé. Le MiniPC sous Ryzen AI Max+ Pro 495 avec 192 Go de LPDDR5 avec 2 To de stockage est prévu pour la fin du mois d’octobre à 6399 €. Un prix « promotionnel » avec 600€ de réduction pour son lancement. Comme les autres modèles du genre, la facture des modules de mémoire vive pour atteindre ce maximum de 192 Go explose totalement les tarifs.
Billet original du 10/09/2026 : Le F9A-PRO495 d’Acemagic embarque un processeur AMD Ryzen capable de piloter 192 Go de mémoire vive et c’est, comme nous l’avons vu avec le GMKtec EVO-X5 Pro et le Minisforum MS-S1 MAX-P495, sa principale évolution technique par rapport au précédent modèle.
À la toute fin du mois de juillet, la marque annonçait un F9A sous Ryzen AI Max+ 395 et 128 Go de mémoire vive. Retenant son frein pour annoncer la véritable évolution de son offre qui devait être annoncée comme les autres à l’IFA 2026. C’est donc pour le salon allemand que l’Acemagic F9A-PRO495 « Gorgon Halo » est présenté, même s’il s’agit d’une machine purement et simplement identique extérieurement.

On retrouve donc un boîtier identique, un format qui tient dans 2 litres, enrobé d’aluminium et qui cache un petit monstre technique. La puce est la même que chez les concurrents, pas de surprise de ce côté. On retrouve les 16 cœurs Zen 5 et leurs 32 Threads associés à un chipset graphique Radeon 8065S et ses 40 Compute Units à 3 GHz. Surtout on découvre une mémoire vive qui atteint 192 Go de mémoire LPDDR5-8533. C’est la principale nouveauté puisque AMD a ouvert ce processeur à la prise en charge de 64 Go de plus que l’ancien. Passer de 128 à 192 Go de mémoire permet au nouveau « 495 » d’orienter jusqu’à 160 Go vers la puce graphique. Ce qui autorise le déploiement de LLM plus importants en nombre de paramètres. Et c’est pratiquement son seul intérêt tant les différences de performances révèlent que le passage de la série « 395 » Strix Halo à la série « 495 » Gorgon Halo est plus une légère optimisation technique qu’autre chose.
AceMagic fait d’ailleurs un bilan assez clair de l’évolution proposée par la puce sur son F9A-PRO495 :
| Catégorie | SpécificationS | Ryzen AI MAX+ 395 |
Ryzen AI MAX+ PRO 495 |
Évolution |
|---|---|---|---|---|
| CPU | Architecture / Cœurs | Zen 5 / 16 cœurs – 32 threads | Zen 5 / 16 cœurs – 32 threads | Identique |
| Fréquence de base | 3,0 GHz | 3,1 GHz | ↑ +0,1 GHz | |
| Fréquence Boost | Jusqu’à 5,1 GHz | Jusqu’à 5,2 GHz | ↑ +0,1 GHz | |
| Cache L2 + L3 | 16 Mo + 64 Mo | 16 Mo + 64 Mo | Identique | |
| Mémoire | Capacité maximale | 128 Go | 192 Go | ↑ +64 Go |
| Vitesse mémoire | LPDDR5x-8000 | LPDDR5x-8533 | ↑ +533 MT/s | |
| Allocation maximale de VRAM | 96 Go | 160 Go | ↑ +64 Go | |
| Interface PCIe | Version / Nombre de lignes | PCIe 4.0 ×16 | PCIe 4.0 ×16 | Identique |
| NVMe RAID | RAID 0 / RAID 1 | RAID 0 / RAID 1 | Identique | |
| GPU intégré | Modèle / Architecture | Radeon 8060S RDNA 3.5 / 40 CU |
Radeon 8065S RDNA 3.5 / 40 CU |
Évolution optimisée Performances de niveau RTX 5060 |
| Fréquence GPU | 2 900 MHz | 3 000 MHz | ↑ +100 MHz | |
| Moteur IA (NPU) | Architecture NPU | XDNA 1 | XDNA 2 | NPU de nouvelle génération |
| Performances NPU | 50 TOPS | 55 TOPS | ↑ +5 TOPS | |
| Performances IA totales | Calcul IA total de la plateforme | ~126 TOPS | 131 TOPS | ↑ +5 TOPS |
| Support des LLM en local | Capacité des modèles IA | Modèle 70B en Q4 Jusqu’à 200B pour les modèles MoE |
Modèle 120B en Q4 Jusqu’à 300B pour les modèles MoE |
Prise en charge de modèles IA plus importants Jusqu’à +60 % |
100 MHz de plus par-ci, 100 MHz de plus par là. 5 TOPS de plus au total grâce à un NPU de seconde génération, l’évolution la plus significative est donc bien l’augmentation de la capacité de la mémoire vive et son changement de vitesse par le processeur. Si vous n’avez pas d’intérêt à exploiter des LLM plus lourds, on parle ici d’un passage de modèle 70B à 120B, le changement n’est donc pas forcément utile.

Pour le reste, on retrouve des classiques avec un double emplacement SSD M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 qui offre la particularité de proposer une fonction RAID 0 et RAID 1. La gestion du sans fil est confiée à un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 non détaillé mais probablement sur une base de chipset AMD. La connectique est assez large avec une distribution proposant deux USB4, trois USB 3.2 Gen2 Type-A, un HDMI 2.1 et un DisplayPort, une sortie OCuLink, deux Ethernet 2.5 Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. Une touche Copilot est également visible en façade.
Le refroidissement du F9A-PRO495 est assuré par une solution active non détaillée, la marque précise juste que le dispositif comprend pas moins de 5 caloducs pour distribuer la chaleur vers des ailettes. Le dissipateur processeur est en cuivre massif et il est coiffé par un ventilateur « turbine ». Une appellation qui n’inspire pas forcément la sérénité d’usage.
Enfin, le MiniPC propose, comme le modèle précédent, un jeu de quatre microphones en façade pour enregistrer vos ordres vocaux jusqu’à 3 mètres de distance. Il pourra même nativement y répondre grâce à une paire d’enceintes stéréo 2 W intégrées à la machine. L’ensemble mesure 15.85 cm de large comme de profondeur sur une épaisseur assez importante de 8.1 cm. Ce qui n’empêchera apparemment pas la possibilité de le monter en mode VESA au dos d’un écran4.
Pas de date précise ni de prix pour le moment pour ce F9A-PRO495.

Ce changement met la focale sur l’évolution du marché MiniPC depuis un an. Le haut de gamme était constitué de machines capables de « tout faire », plus ou moins abordables et généralement assez compactes. On est passé à des outils tellement fortement spécialisés qu’ils n’intéressent plus qu’une partie des utilisateurs d’IA locales. Ce changement s’explique pour beaucoup par la hausse des tarifs des composants et de la mémoire. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre.
Vendre un MiniPC avec ce type de processeurs Ryzen, qu’il s’agisse du 395 ou du 495, est devenu très compliqué avec 32 Go de mémoire « seulement ». Les machines haut de gamme n’existaient pas en 16 Go il y a un an. Les 16 Go de mémoire étaient réservés aux solutions très entrée de gamme. En août 2025, un MiniPC sous Intel N150 avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage se négociait neuf entre 190 et 200 €. Les machines plus performantes étaient souvent livrées d’office avec 32 Go de mémoire et proposaient des options pour les acheter en 64 Go.
Aujourd’hui, avec 32 Go de mémoire vive, un processeur haut de gamme comme le Ryzen AI 9 HX 470, un MiniPC se négocie autour des 1000 €. Et c’est assez difficile à vendre. Beaucoup plus difficile qu’il y a un an quand le même MiniPC ne dépassait pas les 600€… La solution pour les fabricants est donc de pousser l’achat vers des solutions de niche comme cet Acemagic F9A-PRO495. L’idée est, depuis un an, de se dire que les amateurs d’IA locale ont finalement assez peu de choix. Acheter ce type d’engin reste rentable et intéressant pour eux, ils permettent des services que les autres modèles ne peuvent pas fournir. L’alternative est dans les propositions de marques équipées de puces Nvidia ou dans les PC de bureau avec de grosses cartes graphiques. Des PC encore plus onéreux.
Très logiquement, les marques préfèrent proposer des engins survitaminés et gonflés à bloc en mémoire vive coûteuse, même s’ils ont une faible quantité de clients potentiels. Il est plus facile de vendre un produit ayant un usage ultra niche, précis et avec peu de concurrence que des MiniPC qui se heurtent désormais à des propositions plus classiques du côté des portables et des PC de bureau. Moins de clients potentiels mais un marché beaucoup plus captif.
Acemagic F9A-PRO495 : le MiniPC Ryzen AI Max+ Pro 495 à 6399€ © MiniMachines.net. 2026
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Nous en avions parlé en mars dans l’article « AMD mise tout sur RADV » : Maintenant qu’AMD a remplacé son pilote graphique AMDVLK sous Linux par le pilote RADV de chez Mesa, il est techniquement possible de faire de même sous Windows, unifiant les solutions graphiques sur un pilote libre quel que soit le système…
RADV est le pilote graphique libre fournissant la prise en charge de l’accélération 3D via Vulkan sous Linux. Il est développé communautairement chez Mesa.
Et cette fois-ci, c’est Valve qui mise tout sur RADV : l’éditeur de la plate-forme de jeu vidéo Steam finance des travaux explorant la faisabilité de RADV sous Windows !

L’automne arrive, mettons nos cartes graphiques AMD bien au chaud auprès de nos pilotes libres…
Cette dépêche est aussi l’occasion de détailler l’implication de Valve dans Mesa ainsi que la présence grandissante de Mesa dans le marché des pilotes graphiques, qui s’étend désormais bien au-delà de Linux !
Pour simplifier la rédaction et la lecture, cette dépêche fait le choix éditorial d’appeler « pilote graphique » un pilote qui implémente des interfaces de programmation graphique (Vulkan, DirectX, OpenGL, etc.), et pas seulement un pilote impliqué dans le pilotage d’une carte graphique. Ainsi l’expression « pilote graphique » est utilisée pour être distinguée du « pilote noyau » (ou KMD, Kernel Mode Driver) qui s’interface directement avec le matériel mais ne fournit pas d’interface de programmation graphique comme Vulkan et les autres.
Vulkan est une API graphique multiplateforme utilisée pour accélérer des applications graphiques comme des jeux vidéo, les effets de composition de votre bureau, des applications de rendu 3D comme Blender, ou encore pour accélérer le calcul (Vulkan compute peut faire tourner des moteurs de LLM sur votre machine, par exemple).
À l’origine, le pilote Vulkan maison de chez AMD était AMDVLK, il était utilisé sous Linux et sous Windows. Initialement propriétaire, la version Linux avait été ensuite libérée.
Mais si vous utilisez Vulkan sous Linux, vous utilisez RADV, pas AMDVLK. Que s’est-il donc passé ?
En 2016, s’impatientant de cette libération promise qui ne venait pas encore, David Airlie — contributeur à Mesa — avait initié avec Bas Nieuwenhuizen le projet RADV, un compétiteur pour AMDVLK. Phoronix décrivait la situation ainsi en 2016 :
Plusieurs mois avant même la publication officielle de la spécification Vulkan, AMD avait annoncé qu’ils lanceraient dans un premier temps un pilote Linux Vulkan à code source fermé, qui serait ensuite ouvert. Plus de six mois se sont écoulés depuis la sortie de Vulkan 1.0, mais ce pilote Linux Vulkan n'a toujours pas été libéré, et AMD n'a pas non plus indiqué quand cette mise à disposition du code pourrait effectivement avoir lieu.
En l'absence de pilote Radeon Vulkan open source, David Airlie et Bas Nieuwenhuizen ont entrepris de développer leur propre pilote Radeon Vulkan « communautaire », au moins à titre de solution provisoire et éventuellement pour faire pression sur AMD afin qu’ils publient leur pilote Vulkan officiel. Bas Nieuwenhuizen est un contributeur indépendant, tandis que David Airlie est le responsable du sous-système DRM et un développeur chez Red Hat qui participe depuis longtemps aux efforts de développement de pilotes Linux AMD/ATI open source.
-- https://www.phoronix.com/review/radeon-vulkan-radv (30/08/2016)
David avait écrit à l’époque sur son blog :
J'attendais qu'un pilote open source fasse son apparition quand je me suis rendu compte que je ferais mieux de le développer moi-même. Après en avoir discuté avec Bas, nous avons décidé de voir jusqu'où nous pouvions aller.
-- https://airlied.livejournal.com/81460.html (20/07/2016)
RADV vient de souffler sa 10ème bougie, et RADV a remplacé AMDVLK sous Linux et s’attaque désormais à Windows…
Comme rapporté dans la précédente dépêche « La pile graphique d’AMD sous Linux est désormais complètement libre », AMD avait annoncé le 21 mai 2025 que la version 25.10.1 de la suite Radeon Software for Linux serait la dernière à livrer des composants logiciels propriétaires. À l’époque AMD avait dit que « le pilote Vulkan de Mesa », (et donc, RADV) « sera officiellement pris en charge », et qu’ils abandonnaient les « pilotes OpenGL et Vulkan propriétaires ». On pouvait alors se demander ce qui adviendrait d’AMDVLK, si « le pilote propriétaire » devait s’entendre au sens de « le pilote à code fermé », ou dans le sens de « le pilote de chez AMD ».
L’histoire a montré que RADV a totalement remplacé AMDVLK sous Linux.
Grâce au travail préliminaire de Collabora et aux investissements de Valve pour poursuivre ces efforts, RADV pourrait bientôt être disponible sous Windows…
En juillet 2024 Faith Ekstrand avait proposé une requête de fusion à Mesa pour porter le pilote RADV sous Windows. Faith est un développeur de chez Collabora.
Quelques mois plus tard en octobre 2024 Faith Ekstrand avait présenté l’avancement de son travail lors de sa conférence « A little Windows with your Mesa » [pdf] lors de l’XDC (X.Org Developer's Conference). Une démonstration technique montrant une démo Vulkan tourner sous Windows 11 avec RADV avait été présentée.
Il s’agissait donc de faire fonctionner RADV sur WDDM (Windows Driver Display Model) au lieu du DRM (Direct Rendering Manager) de Linux.
Ce n’était qu’une démonstration, le code n’a jamais été fusionné dans Mesa, et la discussion n’avait pas bougé depuis. Cela prouvait pourtant que oui, cela était tout à fait faisable, et que si AMD le souhaitait, il leur suffisait de contracter avec Collabora.
C’est ce que vient de faire… non pas AMD, mais Valve, l’éditeur de la plate-forme de jeu vidéo Steam.
Comme le rapporte Phoronix :
Valve finance des ingénieurs de Collabora pour mener des travaux exploratoires préliminaires visant à porter le pilote open source Radeon Vulkan « RADV » sous Microsoft Windows.
-- https://www.phoronix.com/news/Valve-Sponsors-RADV-Windows (29/07/2026)
Le développeur Louis-Francis Ratté-Boulianne a rendu public ces travaux préliminaires dans un article sur le blog de Collabora intitulé « Cracking Windows Open: Porting RADV to WIN32 », Ouvrir une brèche vers Windows : porter RADV sur WIN32.
Louis-Francis précise que cette nouvelle expérimentation est fondée sur le travail déjà réalisé par Faith en 2024. Le projet est désormais à un niveau d’avancement élevé : le jeu Counter-Strike 2 (distribué, édité et développé par Valve) tourne déjà !
Dozen (aussi connu comme VulkanOn12 chez Microsoft) est un pilote Mesa implémentant Vulkan sur DX12 (DirectX 12). Il est donc déjà possible d’utiliser un pilote libre Vulkan sous Windows, mais il est moins avancé que RADV, et il requiert le pilote propriétaire DX12 de la carte graphique, donc ici le pilote d’AMD. RADV s’interface directement avec le pilote noyau AMD sans intermédiaire graphique, permettant de bénéficier de tous les avantages de RADV déjà disponible sous Linux, dès lors que ce pilote Windows implémente des interfaces compatibles, sans dépendre des interfaces DX12 (contrôlées par Microsoft) ou du niveau d’implémentation du pilote DX12 d’AMD.
Le niveau de libération de la pile Vulkan sur AMD sous Windows peut donc être comparé ainsi :
| Implémentation | RADV | Dozen | AMDVLK |
|---|---|---|---|
| Vulkan | libre | libre | propriétaire |
| Intermédiaire (DX12) | propriétaire | ||
| Pilote noyau (KMD) | propriétaire | propriétaire | propriétaire |
David Airlie et Bas Nieuwenhuizen ne sont pas les seules personnes ayant travaillé ou travaillant sur RADV, Samuel Pitoiset en est aussi un développeur incontournable. Samuel Pitoiset a été embauché par Valve en 2015 et est membre de la « Valve Linux driver team ». Samuel était en 2024 et en 2025 le plus gros contributeur Mesa (7.87% des commits de l’année en 2024, 6.78% en 2025).
Samuel participe aussi au développement d’ACO (Amd COmpiler), le compilateur de shader (code qui s’exécute sur la carte graphique. Principalement développé par Daniel Schürmann, le compilateur ACO a remplacé LLVM dans RADV (pilote Vulkan), et petit-à-petit, a aussi remplacé LLVM dans RadeonSI (pilote OpenGL) et dans RustiCL (pilote OpenCL). Daniel a été recruté par Valve en 2019.
Valve est un contributeur majeur de Mesa, finançant le travail de très nombreux développeurs. Il est difficile de suivre la carrière de chacun mais voici rassemblées quelques informations glanées ici ou là :
| Contributeur Mesa | Relation avec Valve | Période documentée | Spécialité | Références |
|---|---|---|---|---|
| Samuel Pitoiset | Emploi | 2016 → aujourd’hui | RADV, ACO, NIR | 1 2 3 |
| Andres Rodriguez | Emploi | au moins 2016 | RADV, RadeonSI, AMDGPU, DRM | 1 2 3 |
| Keith Packard | Contrat (Indépendant) | au moins 2017 → 2018 | RADV, ANV, DRM, affichage | 1 2 |
| Pierre-Loup Griffais | Emploi | au moins 2017 → aujourd’hui | RADV, Vulkan, Proton, Steam | 1 2 3 |
| Timothy Arceri | Emploi | 2017 → période ultérieure | RadeonSI, GLSL, OpenGL | 1 2 |
| Connor Abbott | Emploi | 2017 → période ultérieure | NIR, compilation, RADV, Turnip | 1 2 3 |
| Daniel Schürmann | Contrat (Indépendant) | 2018 → au moins 2025 | RADV, ACO, NIR | 1 2 3 |
| Tony Wasserka | Emploi | 2020 → au moins 2024 | RADV, Vulkan | 1 2 |
| Martin Roukala | Contrat (Indépendant) | 2020 → aujourd’hui | Mesa CI, tests, infrastructure | 1 2 3 |
| Hans-Kristian Arntzen | Contrat (Indépendant) | au moins 2020 → aujourd’hui | RADV, Vulkan, VKD3D-Proton | 1 2 3 |
| Andrés Gómez | Sous-traitance (Igalia) | au moins 2020 → au moins 2021 | Mesa CI, RADV, ANV, DXVK | 1 2 |
| Timur Kristóf | Contrat (Indépendant) | au moins 2021 → aujourd’hui | RADV, ACO, NIR | 1 2 |
| Natalie Vock | Contrat (Indépendant) | 2022 → aujourd’hui | RADV, ACO, NIR, ray tracing | 1 2 3 4 |
| Charlie Turner | Sous-traitance (Igalia) | au moins 2022 | Mesa CI, tests, RADV, ANV | 1 2 |
| Dhruv Mark Collins | Sous-traitance (Igalia) | 2022 → aujourd’hui | Turnip, Adreno, Vulkan | 1 2 |
| Robin Kertels | Contrat (Indépendant) | au moins 2022 → aujourd’hui | KosmicKrisp, Vulkan, DXVK | 1 2 3 |
| Alyssa Rosenzweig | Contrat (Indépendant) | 2023 → 2024 | Panfrost, PanVK, AGX, NIR, compilation | 1 2 3 4 |
| Rhys Perry | Contrat (Indépendant) | au moins 2024 → 2026 | RADV, ACO, NIR, ray tracing | 1 2 3 |
| Mike Blumenkrantz | Contrat (Indépendant) | au moins 2024 → aujourd’hui | Zink, RADV, Vulkan, infrastructure | 1 2 3 |
| Anna Maniscalco | Emploi | au moins 2024 → aujourd’hui | Turnip, Vulkan, Adreno | 1 2 3 |
| Mohamed Ahmed | Emploi | au moins 2024 → aujourd'hui | NVK, Nouveau, Vulkan | 1 2 3 |
| Mary Guillemard | Contrat (Indépendant) | 2025 → aujourd’hui | NVK, Vulkan | 1 |
| Thomas Andersen | Contrat (Indépendant) | au moins 2025 → aujourd’hui | NVK, Vulkan | 1 2 |
| Danylo Piliaiev | Sous-traitance (Igalia) | au moins 2025 → aujourd’hui | Turnip, Adreno, Vulkan | 1 |
| Job Noorman | Sous-traitance (Igalia) | au moins 2025 → aujourd’hui | Turnip, NIR, compilateur | 1 |
| Autumn Ashton | Emploi | au moins 2025 → aujourd’hui | NVK, RADV, Vulkan, DXVK, VKD3D-Proton | 1 2 3 |
| Marek Olšák | Emploi | 2026 → aujourd’hui | RADV, RadeonSI, Gallium3D | 1 2 |
| Louis-Francis Ratté-Boulianne | Sous-traitance (Collabora) | au moins 2026 → aujourd’hui | RADV, Vulkan, WDDM | 1 2 |
La liste est très certainement incomplète, car d’autres personnes comme Louis-Francis Ratté-Boulianne peuvent travailler sur des missions de Valve sans travailler directement pour Valve. Ces personnes travaillent pour d’autres entités intermédiaires comme Collabora ou Igalia et les relations et le détail des missions ne sont pas forcément publiques ou faciles à trouver.
Dans cette table, la période documentée tente de retranscrire les périodes de contrat. Par exemple il est connu que Charlie Turner a travaillé pour Valve sur la CI (Intégration Continue) de Mesa en 2022 et nous savons aussi qu’il travaillait déjà sur ce même projet en 2021 sans qu’il soit évident si c’était déjà à la demande de Valve ou non.
Igalia et Collabora sont des sous-traitants et intégrateurs spécialisés dans le développement de solutions libres (pas seulement graphiques).
Si un même pilote Vulkan peut fonctionner à la fois sur Linux et Windows, d’autres pilotes pour d’autres API ou d’autres matériels peuvent-ils suivre le même chemin ?
Il est déjà possible d’utiliser une solution Mesa pour OpenGL sous Windows, grâce au pilote GLON12 développé par Microsoft chez Mesa. GLON12 convertit à la volée les appels OpenGL vers la solution propriétaire DirectX 12, et l’on peut déjà tester cette solution grâce à pal100 qui empaquette ces pilotes pour Windows. Cela dit, c’est fragile. La rédaction a testé, et les versions actuelles ont des bugs d’affichage assez sérieux (au moins avec le pilote propriétaire AMD sous-jacent), il faut remonter à 2024 pour avoir un rendu correct.
Il existe aussi chez Mesa le pilote Zink traduisant les appels OpenGL vers Vulkan, et donc jusqu’à maintenant, vers AMDVLK sous Windows. Mais si RADV devenait une solution sérieuse sous Windows, alors Mesa pourrait fournir OpenGL sous Windows en prenant en charge toute la pile d’exécution depuis OpenGL, s’arrêtant seulement à la limite du pilote noyau Windows, sans aucun logiciel intermédiaire tiers.
Là encore, RADV sous Windows permettrait aussi d’utiliser une solution libre pour DirectX ! Il existe plusieurs pilotes DirectX écrits pour convertir les appels Direct3D vers Vulkan initialement développés pour être exécutés dans Wine ou Proton sous Linux. Ces pilotes DirectX sont donc déjà écrits pour tourner dans un environnement Windows. Bien qu’ils soient moins testés sur un véritable Windows que dans un environnement Wine, ils existent. RADV serait la dernière brique pour court-circuiter entièrement les pilotes propriétaires graphiques sous Windows.
La couche la plus basse, le pilote noyau AMD, resterait propriétaire.
Voici ce qui est déjà faisable sous Linux, et ce qui serait bientôt réalisable sous Windows :
| API | Solution possible Windows (aussi possible sous Linux) |
|---|---|
| Vulkan | RADV |
| OpenGL | Zink sur RADV |
| Direct3D 12 | vkd3d sur RADV |
| Direct3D 9 à 11 | DXVK sur RADV |
| Direct3D 8 | D3D8-to-D3D9 sur DXVK sur RADV |
| OpenCL | RustiCL Zink sur RADV |
Pour OpenGL et OpenCL utiliser Zink sur RADV n’est pas la solution recommandée sous Linux (mieux vaut utiliser RadeonSI et RustiCL), mais techniquement ça marche, c’est pourquoi on sait que ça pourrait aussi marcher sous Windows.
Donc grâce à Zink, Mesa pourrait fournir OpenGL sur les systèmes qui auraient RADV mais pas RadeonSI. De même pour OpenCL.
Voici un tableau plus général des opportunités que propose ou pourrait proposer l’écosystème libre (si RADV sur Windows devient viable) :
| API | Solution recommandée Linux | Solution possible Windows et Linux | Autre solution possible Windows |
|---|---|---|---|
| Vulkan | Mesa RADV | Mesa RADV | Mesa Dozen (VulkanOn12) |
| OpenGL | Mesa Gallium3D avec Mesa RadeonSI | Mesa Zink sur Mesa RADV | Mesa GLON12 (OpenGLOn12) |
| Direct3D 12 | vkd3d sur Mesa RADV | vkd3d sur Mesa RADV | vkd3d sur Mesa Dozen |
| Direct3D 9 à 11 | DXVK sur Mesa RADV | DXVK sur Mesa RADV | DXVK sur Mesa Dozen |
| Direct3D 8 | D3D8-to-D3D9 sur DXVK sur Mesa RADV | D3D8-to-D3D9 sur DXVK sur Mesa RADV | D3D8-to-D3D9 sur DXVK sur Mesa Dozen |
| OpenCL | Mesa RustiCL avec Mesa RadeonSI | Mesa RustiCL avec Mesa Zink sur Mesa RADV | Microsoft OpenCLOn12 avec Mesa CLOn12Compiler |
Valve est d’abord une plate-forme de vente de jeux vidéo. Ce qui leur importe le plus, c’est que vous puissiez leur acheter des jeux (développés par eux ou par n’importe qui). À ce titre, il importe à Valve que le maximum de jeux fonctionne sur votre machine, quelle que soit votre machine. Valve peut donc, si nécessaire, décider de fournir à ses utilisateurs ses propres pilotes, distribués avec Steam.
En participant au développement de RADV sous Linux et Windows, Valve se donne le pouvoir de contrôler la qualité de la pile logicielle d’exécution des jeux qu’ils vendent, jusqu’au pilote graphique inclus.
Pour macOS, la solution n’est pas à voir du côté de RADV (les derniers macs n’ont plus de cartes graphiques AMD de toute façon), mais du côté de MolktenVK et KosmicKrisp, des pilotes libres convertissant les appels Vulkan vers l’API Metal de macOS.
Sur macOS Vulkan est déjà disponible grâce à MoltenVK, une implémentation libre traduisant Vulkan pour l’API propriétaire Metal de macOS. Valve a investi dans MoltenVK. Cela permet par exemple à Valve de faire tourner leur jeu Dota2 sur macOS et pouvoir continuer à le vendre aux utilisateurs de macOS sans se soucier de l’obsolétisation d’OpenGL sur macOS par Apple. Valve avait poussé à ce que MoltenVK soit libéré, ce qui fut fait en 2018 grâce à un travail conjoint de Valve, de The Brenwill Workshop (la société à l’origine de MoltenVK), LunarG et Khronos. LunarG est un autre sous-traitant spécialisé dans les solutions graphiques et Vulkan libres. Khronos est le consortium à but non lucratif définissant le standard Vulkan. Le code source de MoltenVK est hébergé par Khronos directement.
KosmicKrisp est lui un pilote Mesa qui fait de même (convertir Vulkan vers Metal) mais de façon intimement spécialisée pour les puces AGX que l’on trouve dans les ordinateurs Apple M1, M2, etc. (aussi appelé « Apple Silicon »).
Pour les utilisateurs Linux utilisant une carte Intel ou Nvidia, il y a déjà chez Mesa le pilote Vulkan officiel ANV développé par Intel, et le pilote expérimental NVK pour Nvidia. Il y a des connexions : Faith Ekstrand avait initié NVK chez Collabora et Collabora est connu pour travailler avec Valve… RADV pour AMD avait été initié en réutilisant du code d’ANV d’Intel… Tout cet écosystème est tissé de liens profonds que ce soit en termes de relations personnelles ou de mutualisation de code.
Pour les utilisateurs Windows utilisant une carte Intel ou Nvidia, rien n’est à l’horizon du côté de chez Mesa, excepté Dozen. Il faut donc utiliser les pilotes graphiques propriétaires de chez Intel et Nvidia (que ce soit le pilote Vulkan propriétaire directement, ou le pilote DX12 propriétaire comme sous-couche à Dozen). La situation est donc pour le moment la même qu’avec AMD sous Windows jusqu’à ce que RADV devienne utilisable pour le grand public.
Si on se concentre uniquement sur l’API Vulkan, voici ce que pourrait proposer l’écosystème libre dans un futur proche :
| Système | Matériel AMD | Matériel Intel | Matériel Nvidia | Matériel Apple |
|---|---|---|---|---|
| Linux | Mesa RADV | Mesa ANV | Mesa NVK | Mesa Asahi |
| Windows | Mesa RADV | Mesa Dozen | Mesa Dozen | |
| macOS | Khronos MoltenVK | Khronos MoltenVK | Khronos MoltenVK | Mesa KosmicKrisp |
C’est une très bonne nouvelle. Vulkan avait été conçue pour devenir « l’API graphique universelle », sauf qu’au final le marché était resté très divisé : DX12 sur Windows, Metal sur macOS, Vulkan ailleurs (et ne parlons même pas des consoles…). La présence de Vulkan sous Windows dépendant entièrement du bon-vouloir des fabricants de carte graphiques, et ni Apple ni les fabricants de carte graphiques n’ont jamais développé un pilote Vulkan pour macOS…
Pour un distributeur de jeu vidéo comme Valve c’est excellent : ça signifie que si nécessaire, le jeu peut être distribué avec RADV sur Windows et Linux pour les utilisateurs de cartes graphiques AMD, et MoltenVK ou KosmicKrisp sur macOS afin de fournir une expérience Vulkan finement contrôlée, et autres combinaisons sus-mentionnées. Cela permet de contrôler et donc d’assurer au maximum la compatibilité d’un jeu.
Pour les développeurs et éditeurs de jeu, le bénéfice est le même. Si nécessaire, il devient possible d’indiquer au distributeur un pilote libre à intégrer avec le jeu.
Pour le joueur, il peut utiliser lui-même une autre option s’il la préfère ou en a besoin.
Ainsi, que ce soit avec des solutions propriétaires ou libre, Vulkan est déjà disponible quasiment partout, et le devient désormais encore plus souvent sous forme de pilote libre, grâce à Khronos et Mesa.
- Dis Mesa, tu veux faire quoi cette nuit ?
- La même chose que chaque nuit, Vulkan, tenter de conquérir le MONDE !
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La Vastarmor Radeon RX 9060 XT low profile a presque tout pour plaire. Elle est compacte et peut s’intégrer dans un châssis Mini-ITX. Elle propose un chipset graphique puissant, une ventilation conséquente et propose même 16 Go de mémoire GDDR6 intégrée.

De quoi construire des solutions très compactes et performantes avec une connectique en 8 broches peu gourmande et ce profil très bas, elle occupe toujours deux slots mais pourra se positionner dans des boîtiers de formats réduits. Parfait pour des solutions de salon, des PC ITX ou même d’anciennes machines de constructeurs à l’espace réduit.

Ultra compacte !
La Vastarmor Radeon RX 9060 XT low profile propose 32 Compute Units dans une fréquence maximale en boost de 3040 MHz et une consommation en légère baisse avec 140W de TGP contre 160W pour ce type de circuit graphique AMD habituellement. Un mode boost permettra de pousser la carte à 155W au détriment de votre circuit auditif et de votre santé mentale puisque les trois ventilateurs seront alors en mode turbine d’avion expérimental. Un autre usage consistera à jouer avec le FSR 4.1 d’AMD pour obtenir des compromis entre vitesse d’affichage et qualité. On parle d’un Cyberpunk 2077 à plus de 100 images par seconde ou de Crimson Desert à 70 images. Forza Horizon 6 tourne à presque 100 ips en mode ulltra nativement. Des titres comme Horizon Zero Down ou Doom the Dark Ages tournent en 1440P haute qualité sans avoir besoin du FSR à un bon tythme/
Les performances sont donc bonnes, sans être au niveau d’une RX 9060 XT classique, elles s’en rapprochent toujours à moins de 10% près. Le test vidéo montre une solution tout à fait apte en jeu en 1440P dans des titres récents avec l’emploi du FSR 4.1 en mode qualité pour les titres les plus gourmands.

Ni la boite, ni la carte Vastarmor ne proposent de logos de certification CE, UKCA ou FCC pour le moment, ce qui veut dire que la carte restera proposée uniquement en Chine.
La Radeon Vastarmor se comporte bien, propose une bonne alternative low-profile, mais ne dit ni son tarif ni son schéma de distribution. Le vidéaste reçoit régulièrement des produits en tout début de production parce que cela fait de la publicité peu chère. Mais certains produits ne sont pas du tout destinés au public occidental. D’autres s’avèrent être en série très limitée. D’autres ne disent pas leur tarif parce que celui-ci est extravagant. C’est souvent le cas des séries limitées.
J’ai un gros doute sur la réelle disponibilité en masse de ce modèle et quant à son prix, je l’imagine très pimenté. Les RX 9060 XT en 16 Go de GDDR6 classiques se négocient autour des 570€ aujourd’hui dans des marques comme Gigabyte. J’imagine que ce modèle low-cost avec la même quantité de mémoire sera proposé sur un petit segment à un prix encore plus élevé du fait de la rareté de son format. La distribution devrait être avant tout chinoise et les importations seront limitées à ceux qui accepteront de payer la carte à un tarif encore plus important.
A quand une carte low profile performante réellement disponible sur le marché international ? La réponse ne va pas vous plaire mais au vu des disponibilités mémoire, les solutions de ce type, très « niche », ne sont pas au programme. Les marques préfèrent mettre leurs ressources dans des produits de masse plutôt que sur des secteurs plus compliqués. On peut les comprendre, la période est difficile et il semble peu stratégique d’enfermer ses maigres ressources dans des produits plus difficiles à mettre en avant et à vendre quand le marché est tout entier à la hausse.
La carte Vastarmor Radeon RX 9060 XT low profile testée en vidéo © MiniMachines.net. 2026