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Escape From Tarkov reçoit une nouvelle monnaie de singe pour acheter des skins moches et le mode PvE

Il y a quelques jours, BattleState Games, qui développe Escape From Tarkov, a introduit une nouvelle monnaie de singe : les TarCoins. Si on peut, bien sûr, les acheter avec la carte bleue de maman, il est aussi possible d’en trouver en raid et de les ramener dans sa stash. Et c’est plutôt sympa sur le papier, car ils permettent d’acheter des choses jusqu’alors réservées à la boutique en ligne : des skins de merde, des voicelines, mais aussi des lignes supplémentaires de stash pour ceux qui n’auraient pas déjà l’édition Pigeon, ou encore le mode PvE, facturé d’habitude à 30 €. Pour cela, il faudra utiliser l’Expansions Hub, accessible directement depuis le menu du jeu. En revanche, impossible de trouver le prix de certains éléments, comme le mode PvE, en TarCoins. Comme on ne peut apparemment en looter qu’une dizaine lors d’un bon raid, uniquement en PvP, et qu’un simple cosmétique moche est affiché à 900 TarCoins, il est probable que ça vous coûtera plus cher en électricité qu’en payant directement pour l’accès.

Escape From Tarkov - Expansions Hub

Jusqu’à il y a quelques jours, les TarCoins pouvaient être revendus sur le Flee Market – avant l’apparition de l’Expansions Hub –, mais ce n’est désormais plus possible, sans doute pour éviter la prolifération des cheaters-goldfarmers, qui étaient déjà sur le coup. Maintenant, ils sont automatiquement transférés dans une réserve au retour de raid.

Est-ce que cela va changer la donne pour la majorité des joueurs ? Certainement pas. Mais dans quelques cas particuliers, cela pourrait être un petit plus pour quelques joueurs accros, mais restés bloqués sur l’édition de base parce qu’ils n’ont pas envie de mettre plus d’argent dans le jeu. Évidemment, cela ajoute aussi une couche de monétisation prédatrice que l’on voit sur bon nombre de jeux service. On ne va pas en faire tout un fromage, hein ?

BSG opinion on microtransactions in Tarkov back in 2017. Take a look how drastically it got changed.
byu/Borschik inEscapefromTarkov

Bon allez, on termine vite fait : Escape From Tarkov est disponible sur Steam à partir de 50 balles.

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Les autres licenciements de la semaine avec PB, notre mascotte rigolotte

Aie aie aie, on avait oublié que c’était la saison des licenciements ! On ne pouvait pas décemment mettre tous les fruits pourris dans le même panier, alors on a fait un article dédié à Microsoft et Arkane, mais d’autres studios ont aussi fait du ménage ces derniers jours…


Otherside Entertainment et la malédiction de l’immersive sim

Alors que le studio avait déjà licencié 17 personnes au début du mois de juin, on a appris que le studio de Warren Spector, qui vient de sortir l’immersive sim coopératif Thick as Thieves, avait dû se séparer de 18 salariés supplémentaires. Si les premiers travaillaient sur Argos: Riders on the Storm, un projet désormais annulé, les suivants étaient sur le dernier titre en date du studio. Certes, on peut lui reprocher un manque de contenu, mais il propose tout de même une très bonne expérience pour les 5 € demandés. Cela n’a manifestement pas suffi, et le studio a indiqué à nos confrères de Game Developer que l’engouement, bien qu’encourageant, ne permettait pas au studio de survivre en l’état. Ils déclarent également qu’il reste moins de 10 personnes pour maintenir Thick as Thieves, et qu’ils n’ont pas de projet de prochain jeu pour l’instant. Ça ne sent pas très bon pour le futur d’Otherside.

Il y a parfois une justice : les jeux pourris aussi se cassent la gueule

Depuis sa sortie en accès anticipé, nous n’avons pas reparlé du MMOFPS PIONER. Tout simplement parce que c’était nul à chier. Un feeling de merde, des graphismes et des mécaniques de gameplay d’un autre temps, des animations ridicules et des dialogues chiants comme la mort à n’en plus finir. Et ça, c’est sans compter les nombreux bugs, les crashs qui faisaient perdre sa progression ou les nombreuses maintenances empêchant de lancer le jeu. Il était pourtant très prometteur, mais il nous avait suffi de quelques heures pour nous rendre compte de l’arnaque. Évidemment, nous n’avons pas été les seuls à trouver ça pourri, et malgré des pics de 800 joueurs simultatnés, PIONER ne fait pas assez rentrer d’argent dans les caisses du studio russe GFA Games. Si l’on en croit Insider Gaming, les problèmes auraient fait surface en avril, quand on avait appris que le studio était criblé de dettes. Fin mai, une requête judiciaire a été envoyée à Moscou pour le placer en faillite, mais aucune mesure ne semble avoir été prise depuis. Si on ne parle pas de licenciement direct, c’est tout simplement parce que ce sont les salariés qui sont partis d’eux-mêmes, car ils n’étaient plus payés. Sympa.

Quand des playtests provoquent des licenciements, il faut se poser les bonnes questions

Il y a quelques jours, Game Developer révélait que les britaniques de Red Rover Interactive, qui travaillent sur le très décevant Enginefall, entamaient une restructuration. Bien qu’ils aient été soutenus par le géant Krafton à hauteur de 15 millions de dollars en 2024, ils ne parviennent pas à s’en sortir. Des postes en Grande-Bretagne et en Norvège vont sauter pour tenter de sauver le convoi, qui a du mal à rester sur les rails. Lors des différents playtests, on avait trouvé l’expérience certes originale, mais particulièrement ratée. Le feeling de free-to-play asiatique des années 2010, la boucle de gameplay déséquilibrée et les visuels datés ne nous avaient pas franchement impressionnés. Comme ce sont des playtests, impossible d’avoir les chiffre de fréquentation. Mais il faut croire que les résultats ne sont pas très satisfaisants s’ils resserrent la vis dès maintenant, alors qu’une date de sortie en accès anticipé n’a toujours pas été précisée. Si vous voulez vous faire votre propre avis, il est toujours possible de demander un accès depuis la page Steam du jeu.

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#Mise à jour 6# Vague de 3 200 licenciements chez Xbox : id Software décapité, Arkane en mauvaise voie

La nouvelle est tombée un peu plus tôt dans l’après-midi : Microsoft va se séparer de 3 200 postes côté jeu vidéo d’ici à mi-2027 (environ 20 % de la masse salariale), dont 1 600 immédiatement. C’est Asha Sharma, actuelle CEO de la branche Xbox, qui l’a annoncé via un mémo partagé à tous les salariés (et au monde entier en même temps, a priori). On savait déjà que des licenciements étaient prévus, mais on ne savait pas qu’ils allaient être d’une telle ampleur. Par ailleurs, cela intervient dans un plan encore plus global de « rationalisation » au sein du groupe, puisque c’est un total de 6 400 personnes qui finiront à la porte de la firme de Redmond dans moins d’un an.

Bon nombre de studios sont salement touchés, notamment id Software, d’après Jason Schreier, malgré la sortie imminente du premier – et probablement dernier – DLC pour DOOM: The Dark Ages : Revelations. Pareil chez Obsidian, selon Gautoz d’Origami, qui serait l’un des studios les plus charcutés, et dont les salariés restant seraient regroupés autour de Grounded 2. La situation est différente pour Arkane à Lyon, puisque contrairement à certains de ses copains qui sont en passe d’être revendus ou de redevenir indépendants, la direction est entrée en consultation avec les partenaires sociaux pour « examiner les options stratégiques possibles ». En effet, grâce à un droit du travail français décrit comme « plus rigoureux » par nos amis américains, ils ne peuvent pas se débarrasser des gens en un claquement de doigts. Cela promet de longs mois d’hésitation entre revente, découpage et licenciements, mais ça ne sent pas très bon pour leur projet d’immersive sim en TPS, Marvel’s Blade.

On ne va pas vous mentir : ça nous ferait franchement chier qu’un studio aussi mythique qu’Arkane ferme ses portes, et on souhaite bon courage à toute l’équipe pour traverser cette nouvelle épreuve.

Édit du 07/07 : Nos confrères de Gamekult rapportaient ce matin qu’id Software aurait perdu plus de la moitié de ses effectifs (136, a priori), en particulier les personnes de l’équipe technique. Comme ils le soulignent, cette décision serait d’une bêtise crasse, car l’id Tech 8 (qui anime notamment DOOM: The Dark Ages ou Indiana Jones et le Cercle Ancien) rivalise largement avec l’Unreal Engine 5, tout en étant bien mieux optimisé. Microsoft aurait tout au contraire plutôt intérêt à le développer pour ne pas être dépendant d’un autre moteur et ainsi l’utiliser dans ses autres studios, comme ils l’avaient initié chez MachineGames.

Édit du 08/07 : Jason Schreier a publié un article ce matin à propos d’Obsidian : un quart du staff s’est fait dégager, la suite d’Avowed a été annulée tout comme d’autres projets non annoncés, et le studio se concentrera sur un nouvel épisode de Fallout aux côtés des équipes de Bethesda Game Studios.

Édit du 09/07 : Gamesbeat et Video Games Chronicle ont publié des articles sur les réactions des ex-employés d’id Software, franchement choqués par la décision. On apprend que le studio travaillait sur un jeu inspiré de John Wick, sur un nouveau Perfect Dark et sur une proposition multi/coop sur la licence DOOM. Aucune information ne permet pour l’instant de dire si tout part à la benne. En revanche, on sait dorénavant que le studio comptait 185 employés avant le départ des 136 annoncés hier. Il ne reste donc qu’une cinquantaine de personnes chez id Software, qui deviendrait un studio de support, et ils abandonneraient donc l’id Tech au profit de l’Unreal Engine (comme Halo Studios) pour rationaliser les coûts. Sans doute la pire décision possible jamais entreprise par Microsoft.

Édit du 10/07 : Dans un article publié hier, nos confrères de This Week in Videogames infirment l’abandon de l’id Tech et la bascule à l’Unreal Engine. Selon eux, ce sont des spéculations faites par d’anciens membres du studio qui n’auraient pas la vue globale du sujet. Même si des profils très techniques liés à l’id Tech ont été supprimés aux États-Unis, il s’avère que le studio de Frankfort, dont le rôle est uniquement de travailler sur le moteur, n’a pas du tout été affecté par les licenciements, probablement grâce à la protection des emplois proche de celle du droit français. Il y a donc un espoir de voir perdurer le mythique moteur, notamment dans la prochaine production de MachineGames, le troisième volet de la série Wolfestein, et pourquoi pas sur d’autres « licences phares », telles que décrites par la direction de Bethesda.

Édit du 11/07 : Les développeurs restants chez id Software tentent de faire du damage control en publiant un communiqué sur X. Ils expliquent que, malgré les 136 licenciements, leur équipe est désormais de taille comparable à celle qui avait développé DOOM 2016, et qu’ils continuent à travailler sur « les jeux et la technologie qui ont défini le studio depuis 35 ans ». Ils nous donnent rendez-vous à la Quakecon en août prochain.

Édit du 11/07 (bis) : Dans une vidéo publiée le 10 juillet, Jason Schreier indique que malgré l’annulation d’Avowed 2, un petit groupe de développeurs continuerait tout de même à travailler dessus, en attendant d’être réaffecté au prochain jeu Fallout. L’hypothèse du journaliste est qu’ils espèrent peut-être avoir suffisamment avancé pour que Microsoft accepte d’achever le projet à moindre coût.

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