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Une première fusée commerciale privée lancée depuis l’Europe : “Une ère nouvelle”

Samedi 5 septembre, la start-up allemande Isar Aerospace a réussi le lancement, depuis la Norvège, de sa fusée Spectrum, qui a pu placer cinq satellites en orbite. C’est une première pour l’industrie spatiale européenne, fort en retard sur ses concurrents.

© Isar Aerospace/Franziska Kegel/REUTERS

La fusée de l’entreprise allemande Isar Aerospace est lancée dans l’espace depuis une base à Andoya, en Norvège, le 5 septembre 2026.
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L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

Espace politique
L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

Le Sommet international sur l’espace va se dérouler cette semaine. Si la fusée allemande Spectrum a bien réussi son lancement ce week-end en Norvège, des tensions entre la France et l’Allemagne montrent qu’il n’est pas sûr que l’Europe veuille s’assurer une réelle autonomie spatiale. Donald Trump, lui, a interdit aux entreprises états-uniennes de participer au sommet, alors même que la régulation de l’espace doit y être évoquée.

Ce week-end, Isar Aerospace a réussi le lancement de sa fusée Spectrum depuis la base d’Andøya (Norvège), ainsi que le placement en orbite de cinq satellites. Mais le succès de Spectrum n’est pas forcément le symbole du futur de l’Europe spatiale qui doit être discuté lors du Sommet international sur l’espace organisé les 9 et 10 septembre prochains à Paris.

« Nous sommes entrés dans l’histoire », s’est enorgueillie l’entreprise allemande sur le réseau social d’Elon Musk. « Dès notre deuxième vol, nous sommes devenus la première entreprise spatiale commerciale européenne à mettre des satellites en orbite. La mission « Onward and Upward » a décollé avec succès et a déployé ses charges utiles en orbite. Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’aérospatiale européenne ». C’est incontestablement un succès pour cette entreprise du « new space » allemand qui réussit donc l’exploit d’envoyer des satellites depuis le continent européen et ouvre une possibilité complémentaire à Ariane 6 face au géant états-unien SpaceX.

Pressions de Trump, défection allemande

Politiquement, c’est un peu plus compliqué que ça. Emmanuel Macron avait annoncé en juin dernier ce sommet international de l’Espace en exhortant l’Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial. Et il espérait pouvoir compter sur le soutien du chancelier allemand Friedrich Merz pour relancer le leadership du duo européen en y annonçant, main dans la main, la signature d’une déclaration commune des pays européens incluant des critères de préférence européenne pour le prochain budget spatial européen.

Mais le dirigeant allemand a fait savoir très tardivement qu’il ne coprésidera pas ce sommet. « À ce stade, le chancelier ne peut pas participer » en raison des « contraintes politiques », a affirmé l’Élysée à l’AFP ce week-end. Les ministres allemands de la Défense, Boris Pistorius, et de l’Espace, Dorothee Bär, devraient être cependant présents, mais l’absence du chancelier met un doute sur l’entente franco-allemande sur le sujet.

Cette défection fait suite à la pression que Donald Trump a exercée sur le bon déroulement du sommet. En effet, une semaine avant la tenue de l’événement, Politico a appris que la Maison Blanche a indiqué par téléphone à des entreprises de son pays comme SpaceX, Stoke Space, K2 Space et Astra, que leur participation à ce sommet pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne. L’administration de Donald Trump reprocherait à la France de ne pas s’être concertée avec les États-Unis pour organiser ce sommet, ainsi que de « pratiques anticoncurrentielles ».

Ces pressions ont poussé SpaceX, Blue Origin, Stoke Space et Starcloud à annuler leurs venues même si le ministre Philippe Baptiste a réagi sur X en affirmant que « la porte est grande ouverte » aux scientifiques, entreprises et administrations états-uniennes. Ce week-end, parmi une floppée d’images générées par IA, Donald Trump a réaffirmé de façon brutale sa volonté d’imposer l’égémonie de son pays dans l’espace :

Mais ces jeux d’influence pourraient aussi expliquer la défection du dirigeant allemand. Selon les Echos, l’Allemagne voudrait garder la porte grande ouverte au recours à SpaceX et à d’autres entreprises états-uniennes.

Régulation de la pollution lumineuse ?

Si le sommet est notamment un enjeu économico-politique pour l’Europe, il doit aussi être le lieu de discussion concernant la régulation de l’espace. Notamment, comme l’expliquent les chercheurs Fabien Malbet et Julien Milli, il pourrait être l’occasion de créer un cadre international contraignant pour limiter le nombre de satellites et leur impact, singulièrement concernant la pollution lumineuse. Mais la désertion des acteurs états-uniens risque de mettre du plomb dans l’aile à ces discussions.

Enfin, le sommet officiel doit faire face à l’organisation d’un contre-sommet organisé par la CGT ces mardi 8 et mercredi 9 septembre [PDF] où la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, interviendra ainsi que des scientifiques et divers représentants de partis de gauche français. Il y sera aussi question de la « profitabilité au détriment de la souveraineté » ou de la« compétitivité par la baisse des budgets de la recherche ».

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L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

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L’Europe avance sur son autonomie spatiale, Donald Trump joue les trouble-fête

Le Sommet international sur l’espace va se dérouler cette semaine. Si la fusée allemande Spectrum a bien réussi son lancement ce week-end en Norvège, des tensions entre la France et l’Allemagne montrent qu’il n’est pas sûr que l’Europe veuille s’assurer une réelle autonomie spatiale. Donald Trump, lui, a interdit aux entreprises états-uniennes de participer au sommet, alors même que la régulation de l’espace doit y être évoquée.

Ce week-end, Isar Aerospace a réussi le lancement de sa fusée Spectrum depuis la base d’Andøya (Norvège), ainsi que le placement en orbite de cinq satellites. Mais le succès de Spectrum n’est pas forcément le symbole du futur de l’Europe spatiale qui doit être discuté lors du Sommet international sur l’espace organisé les 9 et 10 septembre prochains à Paris.

« Nous sommes entrés dans l’histoire », s’est enorgueillie l’entreprise allemande sur le réseau social d’Elon Musk. « Dès notre deuxième vol, nous sommes devenus la première entreprise spatiale commerciale européenne à mettre des satellites en orbite. La mission « Onward and Upward » a décollé avec succès et a déployé ses charges utiles en orbite. Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’aérospatiale européenne ». C’est incontestablement un succès pour cette entreprise du « new space » allemand qui réussit donc l’exploit d’envoyer des satellites depuis le continent européen et ouvre une possibilité complémentaire à Ariane 6 face au géant états-unien SpaceX.

Pressions de Trump, défection allemande

Politiquement, c’est un peu plus compliqué que ça. Emmanuel Macron avait annoncé en juin dernier ce sommet international de l’Espace en exhortant l’Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial. Et il espérait pouvoir compter sur le soutien du chancelier allemand Friedrich Merz pour relancer le leadership du duo européen en y annonçant, main dans la main, la signature d’une déclaration commune des pays européens incluant des critères de préférence européenne pour le prochain budget spatial européen.

Mais le dirigeant allemand a fait savoir très tardivement qu’il ne coprésidera pas ce sommet. « À ce stade, le chancelier ne peut pas participer » en raison des « contraintes politiques », a affirmé l’Élysée à l’AFP ce week-end. Les ministres allemands de la Défense, Boris Pistorius, et de l’Espace, Dorothee Bär, devraient être cependant présents, mais l’absence du chancelier met un doute sur l’entente franco-allemande sur le sujet.

Cette défection fait suite à la pression que Donald Trump a exercée sur le bon déroulement du sommet. En effet, une semaine avant la tenue de l’événement, Politico a appris que la Maison Blanche a indiqué par téléphone à des entreprises de son pays comme SpaceX, Stoke Space, K2 Space et Astra, que leur participation à ce sommet pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne. L’administration de Donald Trump reprocherait à la France de ne pas s’être concertée avec les États-Unis pour organiser ce sommet, ainsi que de « pratiques anticoncurrentielles ».

Ces pressions ont poussé SpaceX, Blue Origin, Stoke Space et Starcloud à annuler leurs venues même si le ministre Philippe Baptiste a réagi sur X en affirmant que « la porte est grande ouverte » aux scientifiques, entreprises et administrations états-uniennes. Ce week-end, parmi une floppée d’images générées par IA, Donald Trump a réaffirmé de façon brutale sa volonté d’imposer l’égémonie de son pays dans l’espace :

Mais ces jeux d’influence pourraient aussi expliquer la défection du dirigeant allemand. Selon les Echos, l’Allemagne voudrait garder la porte grande ouverte au recours à SpaceX et à d’autres entreprises états-uniennes.

Régulation de la pollution lumineuse ?

Si le sommet est notamment un enjeu économico-politique pour l’Europe, il doit aussi être le lieu de discussion concernant la régulation de l’espace. Notamment, comme l’expliquent les chercheurs Fabien Malbet et Julien Milli, il pourrait être l’occasion de créer un cadre international contraignant pour limiter le nombre de satellites et leur impact, singulièrement concernant la pollution lumineuse. Mais la désertion des acteurs états-uniens risque de mettre du plomb dans l’aile à ces discussions.

Enfin, le sommet officiel doit faire face à l’organisation d’un contre-sommet organisé par la CGT ces mardi 8 et mercredi 9 septembre [PDF] où la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, interviendra ainsi que des scientifiques et divers représentants de partis de gauche français. Il y sera aussi question de la « profitabilité au détriment de la souveraineté » ou de la« compétitivité par la baisse des budgets de la recherche ».

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☕️ France2030 : 18 millions d’euros pour relancer la recherche sur la fission nucléaire



L’État français a décidé de rebooster sa recherche dans le nucléaire de fission en lançant un nouveau programme de recherche sur le thème financé par le plan d’investissement public France 2030. Dans son communiqué de presse annonçant la création de ce programme, le CNRS l’ancre dans une « volonté d’accompagner la transition énergétique ».

Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

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Le programme est doté de 18 millions d’euros sur six ans et est piloté par le CNRS en collaboration avec le CEA.

Réacteur nucléaire
Réacteur centrale nucléaire. Nicolas HIPPERT, Unsplash

L’idée du programme semble de réactiver une recherche sur le nucléaire en perte de vitesse, avec la volonté de :

  • Produire de nouvelles connaissances fondamentales ;
  • Renforcer les infrastructures expérimentales indispensables à ces recherches ;
  • Former une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans l’énergie nucléaire.

La moitié des 18 millions d’euros partira directement dans le financement de personnels de recherche, notamment de contrats doctoraux et postdoctoraux (les postes de chercheurs titulaires étant très peu financés sur des programmes de recherche de ce genre en France).

L’autre moitié du financement servira aux équipements et infrastructures scientifiques « comme des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux ou des laboratoires de radiochimie ».

Concernant les objectifs de recherche, le programme se donne l’ambition de produire des données fondamentales sur les processus nucléaires mais aussi d’analyser le comportement du corium, « un mélange de matériaux formé lorsqu’un cœur de réacteur fond durant un accident ». Les chercheurs devront aussi aller à la découverte du devenir des noyaux radioactifs (pour comprendre comment gérer leur fin d’utilisation).

Enfin, le programme prévoit le développement de « nouveaux matériaux capables de résister durablement aux fortes irradiations auxquelles sont soumis les réacteurs nucléaires ».

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Sophie Adenot est en combinaison : suivez en direct sa 3e sortie spatiale, inédite

sophie adenot

Sophie Adenot se prépare à effectuer sa troisième sortie spatiale en l'espace de trois semaines. Si les deux premières EVA ont eu lieu avec l'Américain Anil Menon, cette nouvelle intervention hors de la Station spatiale internationale (ISS) aura lieu avec Jessica Meir. L'occasion de boucler quelques premières.

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Duo 100 % féminin, 1ère EVA dirigée : suivez en direct la 3e sortie de Sophie Adenot hors de l’ISS

sophie adenot

Sophie Adenot se prépare à effectuer sa troisième sortie spatiale en l'espace de trois semaines. Si les deux premières EVA ont eu lieu avec l'Américain Anil Menon, cette nouvelle intervention hors de la Station spatiale internationale (ISS) aura lieu avec Jessica Meir. L'occasion de boucler quelques premières.

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Duo 100 % féminin, 1ère EVA dirigée : suivez en direct la 3e sortie de Sophie Adenot hors de l’ISS

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Trois EVA en trois semaines : Sophie Adenot dirige pour la première fois une sortie spatiale

sophie adenot

Sophie Adenot se prépare à effectuer sa troisième sortie spatiale en l'espace de trois semaines. Si les deux premières EVA ont eu lieu avec l'Américain Anil Menon, cette nouvelle intervention hors de la Station spatiale internationale (ISS) aura lieu avec Jessica Meir. L'occasion de boucler quelques premières.

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