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Allons-nous bientôt faire revivre des espèces disparues ?

Mammouth laineux, tigre de Tasmanie, loup sinistre ou encore dodo. Ces espèces ont disparu, parfois depuis des millénaires. Une entreprise américaine a pourtant décidé de les faire revivre. Et pourrait même adapter les espèces actuelles. Cette démarche a un nom : la désextinction.

Il y a un peu plus d’un an, en avril 2025, une couverture du Time faisait le tour du monde. Le magazine proclamait le premier cas de résurrection d'une espèce. Le dire wolf, ou loup sinistre, disparu depuis plus de 10 000 ans, revenait parmi nous.

Stupéfaction immédiate et générale. D'autant que personne ne l’avait vu venir. D’autres médias emboîtent presque instantanément le pas au Time à coups de titres sensationnalistes. Certains d’entre eux restent néanmoins plus prudents. Il faut dire que la nouvelle est à peine croyable tant elle alimente depuis longtemps notre imaginaire collectif.

À l’origine de ce qui apparaît comme un véritable exploit : Colossal Biosciences, une startup américaine fondée en 2021 par George Church et Ben Lamm. Cette rencontre est celle de deux génies. Church, considéré comme l’un des pères de la biologie synthétique et professeur de génétique à Harvard, apporte à l’entreprise texane le génie de l’édition génomique. Lamm, entrepreneur en série, apporte celui du récit, pour ne pas dire celui de la mise en scène. En quelques années, l'entreprise a levé plus de 555 millions de dollars avec la promesse de faire revenir des espèces disparues grâce aux technologies de « désextinction ».

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Rendre la vue aux aveugles

Ce n’est plus de la science-fiction. Implants, thérapies géniques de la rétine… grâce à la science, des aveugles commencent à voir à nouveau. S’il reste encore du chemin pour que tous recouvrent une vision complète, l’espoir est immense. Et, déjà, s’ouvrent d’autres perspectives : celle d’une vue augmentée.

Alice Charton avait 87 ans quand elle a relu pour la première fois depuis des années. Une heure le matin, une heure l’après-midi. « Cela a littéralement changé ma vie », dit-elle. Ce qui lui a rendu la vue, c’est une puce de 2 millimètres implantée sous sa rétine – un implant photovoltaïque qui transforme la lumière infrarouge en signal électrique et court-circuite les photorécepteurs détruits par sa maladie.

En 2026, rendre la vue aux aveugles n’est plus une chimère de laboratoire. C’est une réalité enthousiasmante qui n’en est qu’à ses débuts. Plusieurs technologies distinctes avancent simultanément sur cette question. Certaines sont déjà dans des salles d’opération réelles. D’autres seront cliniques d’ici cinq ans. Les dernières redéfinissent ce que « voir » pourrait signifier.

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